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l'avarice des sentiments ⊹ jonas

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porcelain skin
APARECIUM : 02/07/2017
HIBOUX : 328
CREDITS : killer from a gang (av), jojo the best (gifs), astra (sign)
AVATAR : queen kane
DOUBLE COMPTE : lionel
PSEUDO : .wings (lau)
AGE : vingt trois ans, plus vraiment une enfant, pas encore une véritable adulte
SANG : pur, toujours et c'est une éternelle tradition
ANCIENNE MAISON : de vert et d'argent, bien qu'elle n'ait jamais réellement été une vipère
SITUATION : mariée, et mère d'une petite fille d'un an, Pansy
IDÉOLOGIE : pas vraiment du côté du Lord, pas vraiment de l'Ordre, neutre, pour son enfant
MÉTIER : mère au foyer, ne pouvant rien faire d'autre que d'élever l'héritière
ROLE PLAY : jonas (1/3)


MessageSujet: l'avarice des sentiments ⊹ jonas Lun 24 Juil 2017 - 9:37

 
- L'AVARICE DES SENTIMENTS -
jonas & millie
Cela fait quelques jours, que tu as craqué et crié au visage de ton mari. Depuis, votre relation s'est d'avantage dégradée, si bien que rester dans la même pièce était devenu encore plus compliqué. Avec le recul, tu réalisais que tu avais été trop impulsive et que cela t'avait porté préjudice. Mais tu n'avais su retenir le flot de paroles incessantes sortant de tes lèvres. C'était comme si, cela t'avait délivré d'un poids énorme. Tu as cependant de la chance d'être encore là, et d'avoir encore ta fille. Il te l'a dit, tu es une bonne mère, sans ça, tu doutes que tu sois encore entre ces murs. Votre altercation à interpeller tout les habitants de la maison, mais comme bonne femme que tu es, tu as menti, trouvé des excuses pour qu'ils oublient et te lâche avec ça. Tu la sentis, son regard alors que de tes lippes sortait des mots résonnant faux.

Tu soupires dans ton lit, fixant le plafond, pensive. Il avait raison sur un point, vous étiez tous les deux dans la même galère et se tirer dans les pattes était inutile, au contraire. Mais tu n'avais su te contrôler. Dire que tu regrettais serait mentir, tout ces mots tu les retenais depuis bien trop longtemps. Dans le fond, tu as toujours été une vraie peste, se cachant sous des airs d'ange. Tu peux remercier tes parents pour ça. Greengarce, qu'ils disaient tous à l'école. Ce n'était pas faux, et surtout pas volé. Tu finis par te lever, quittant le confort de tes draps en soie pour prendre une douche rafraîchissante. Tu te préparas ensuite, te glissant dans des vêtements confortables qui t'ont été offerts par Hestia. S'ils n'étaient pas d'elle, ils pourraient ressembler à des vêtements moldus. Pas de longues robes aujourd'hui, pas de masque d'indifférence avec du maquillage. Juste un jeans que tu tournes au niveau des chevilles et une chemise bleue, s'accordant avec tes yeux. Pas d'artifices, juste toi au fond, une envie de simplicité. De plus, tu n'as personnes à voir aujourd'hui, ni tes parents, ni des connaissances, ni lui, et tu ne penses pas voir Jonas. Il t'évite vraiment depuis, et il en a totalement le droit.

Tes pieds nus rencontrent le sol alors que tu te diriges dans la chambre de ta fille, baguette en main. À peine, tu ouvres la porte que tu entends gazouiller, et enfin un grand sourire naît sur ton visage. D'un coup de baguette, tu ouvres la fenêtre, venant prendre ton trésor entre tes bras. Elle tend ses bras vers toi, et tu ne peux que craquer devant sa bouille d'innocence. C'est fou comme elle ressemble à son père, elle a tout de lui si bien qu'il lui est impossible de la renier. Et il ne le fera jamais, car s'il y a bien une chose que tu as compris, c'est qu'il l'aime. Elle n'est pas simplement l'héritière à ses yeux, comme tu le pensais. Tu t'occupes d'elle, la changeant et l'habillant simplement. Tu la laisses en body aujourd'hui, personne ne viendra vous déranger et tu souhaites lui donner des moments de simplicités, et pas uniquement le strict de la vie de sang-pur. Tu ne veux pas qu'elle prenne la grosse tête, mais qu'elle reste simplement ton enfant. Tu t'installes ensuite avec elle sur son tapis, faisant léviter quelques jouets, souriant en la voyant essayer de les attraper. Elle est en âge de prononcer ses premiers mots, et de se mettre à marcher. Tu aimes cette période, la voir évoluer et ainsi pouvoir commencer à s'exprimer. Vous restez un moment comme ça, toute les deux, à jouer ensembles dans votre bulle, en oubliant ainsi le monde qui vous entoure.

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APARECIUM : 09/07/2017
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CREDITS : wildbeast.
AVATAR : douglas booth.
DOUBLE COMPTE : un brun alcoolique, le tristement connu sirius black.
PSEUDO : SCHREAVE (leslie).
AGE : vingt-sept années.
SANG : pureté proclamée.
ANCIENNE MAISON : vipère colorée de vert et d'argent.
SITUATION : marié et père d'une jolie petite pansy, il assure ainsi la pureté de sa lignée.
IDÉOLOGIE : mangemort, la marque des ténèbres est imprimée sur sa peau diaphane.
MÉTIER : langue-de-plomb.
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MessageSujet: Re: l'avarice des sentiments ⊹ jonas Mer 26 Juil 2017 - 11:35



l'avarice des sentiments

Une poignée de jours, c’était le temps qu’il lui avait fallu pour décolérer. Plus ou moins. La colère était toujours là, profondément enraciné en Jonas, mais au moins la douleur s’était elle émoussée. Le choc était passé, bien que n’en étant pas moins douloureux. Les mots que sa femme lui avait craché à la figure demeuraient ancrés dans sa mémoire de même que le regard empli de haine qu’elle avait posé sur lui et dont il doutait de pouvoir un jour l’oublier. Au moins avait-elle tenu sa promesse de ne pas ébruiter leur conflit et l’humiliation qui pourrait d’écouler d’un si piteux mariage. Bien sûr, la rumeur avait malgré tout enfler. Jonas ne s’en était pas étonné le moins du monde, compte tenu du raffut auquel Millie s’était laissée allé. Elle avait déversé sa haine sur lui sans se soucier de baisser le volume en contraste avec lui qui s’était comme toujours appliqué à garder le contrôle de sa personne alors même qu’il se sentait lui-même au bord de l’explosion.

Il avait tenu bon, demandant simplement à Millie de lui ficher la paix durant quelques jours, décision qu’elle avait, bien heureusement, respecté. Plusieurs jours s’étaient écoulés sans qu’ils ne rentrent en confrontation directe. Si Jonas ne l’avait jamais ouvertement ignorée devant les autres, peu désireux qu’il était de se donner ouvertement en spectacle, il s’était cependant employé à lui adresser la parole le moins possible. Il avait ouvertement fuit son contact, le tout toujours avec élégance. Il ne s’était adressé avec elle que lorsqu’il s’en trouvait forcé et s’en était porté exagérément bien. En évitant de se confronter ouvertement à elle, il parvenait presque à oublier toute la haine qu’il lui inspirait et qui l’avait tant déstabilisé. Il lui en voulait encore beaucoup et doutait beaucoup de voir un jour cette colère émoussée, mais au moins parvenait-il à l’apprivoiser. C’était l’une de ses grandes forces dans un monde qui ne manquait jamais de le mettre à l’épreuve : il avait toujours sut prendre sur lui de sorte à affronter les épreuves semées sur son chemin la tête froide.

Aussi immature qu’il puisse paraître parfois, il avait au moins le mérite de disposer d’un self-control émérite dont il ne manquait jamais de faire la démonstration. D’autres que lui auraient d’ores et déjà laissés éclater leur frustration, mais Jonas n’était pas ainsi. Par un miracle quelconque, il parvenait à garder sous clés toutes les émotions dévastatrices sous lesquelles il ployait et donnait de ce fait l’impression d’être un garçon équilibré. Une part de lui vivait dans la peur constante que son masque se fissure un jour, laissant découler sur le sol un véritable torrent de colère, de frustration et de ressentiment. Avec une certaine amertume, il ne pouvait s’empêcher de songer alors que c’était précisément ce qui était arrivé à Millie. Après tant de temps à passer à conserver en elle toutes ses émotions, elle les avait laissé rejaillir de la pire façon qui soit, en faisant bien des dégâts sur son passage.

N’ayant jamais eut tendance à faire la grasse matinée, Jonas était debout depuis plusieurs heures lorsqu’il se résolu non sans une certaine tension à faire un tour par la chambre de sa fille. La dernière fois qu’il s’était risqué à s’approcher ainsi d’elle, il n’avait pas manqué de se prendre un savon monumental et ne tenait pas franchement à ce que cela se reproduise. Pour autant, il était chez lui et rien ne justifiait qu’il marche ainsi sur des œufs. Vêtu simplement d’un pantalon et d’une chemise immaculée, il referma une main sur la poignée de la chambre de sa fille qu’il tourna. Il passa ensuite prudemment sa tête dans l’entrebâillement. Sans surprise, Millie était là, à jouer avec la petite. Jonas se racla la gorge pour attirer l’attention de sa femme. « Je peux entrer ou tu tiens d’abord à procéder à une inspection ? » Lança-t-il, laissant surgir une pointe de rancune, l’expression passablement inexpressive comme à l’accoutumée.

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MessageSujet: Re: l'avarice des sentiments ⊹ jonas Mar 8 Aoû 2017 - 13:39

 
- L'AVARICE DES SENTIMENTS -
jonas & millie
La tête ailleurs, totalement concentrée sur ta fille et des rêves de futur, tu n'as pas remarqué que vous étiez observés. Ce n'est que lorsqu'il s'adresse à toi que tu le remarques. Te mordant la langue, tu le fixes « Pas devant la petite. » Il était hors de question de se disputer devant elle et ainsi, la perturber. Étant dans une période de croissance, l'équilibre familial était essentiel pour elle. « Mais oui, tu peux entrer. » Après votre dernière dispute, il est inutile pour toi de lui bloquer l'accès à la chambre. Il n'avait pas compris dans un sens, pourquoi tu t'étais énervée, mais il était inutile de revenir là-dessus. Ton regard retourne vers ton ange et tu souris, voyant entre ses mains un des cubes qui flottaient en l'air. Elle est habille, tu présent en elle des gênes de joueuse de Quidditch, mais tu ne lui imposera rien dans le futur, elle aura le droit d'y jouer ou non. Hors de question de la, brider comme toi, tu l'as été. Tu la laisses se faire les dents sur l'objet, après tout si ce n'est pas ça, ça sera autre chose. Puis tu retournes ton regard vers ton mari qui est maintenant dans la pièce « Je croyais que tu travaillais aujourd'hui. » Aucunes reproches, juste une phrase. Tu n'imposeras pas une discussion alors que clairement, entre vous, ce n'est pas ça. Ça ne l'a jamais été d'ailleurs, mais depuis ton éclatement, c'est pire.

Pansy s'exprime, elle gazouille, elle rit, c'est une enfant qui évolue rapidement, et ça te rend fier de voir cela. Elle n'a pas encore remarqué la présence de Jonas, mais lorsque ses yeux se posent enfin sur sa silhouette, son visage s'éclaire. Tu n'es pas jalouse dans cette histoire, vous êtes tout deux ses parents, il n'y a aucune concurrence entre vous. Bien sûr, il y a toujours une histoire de fierté, mais Pansy, c'est votre résultat commun. Elle commence à ramper vers lui, trottant joyeusement. Elle ne marche pas encore, ça lui arrive pourtant de se mettre debout, mais uniquement lorsqu'elle s'accroche à quelque chose. Et tu souris, doucement, un sourire sincère. Tu n'interfères pas dans l'histoire, laissant à Jonas la possibilité de s'en occuper un peu. Oh certes, il n'est pas comme toi, mais tu peux voir lorsqu'il est avec elle, un homme que tu ne connais pas vraiment. Quelque chose dans son regard qui s'efface lorsqu'il te regarde toi.

Tu lui laisses un moment, quittant la pièce pour préparer son biberon. Aucune nourrice, pas d'elfes de maisons, rien, juste toi pour en prendre soin. C'est égoïste dans un sens, mais ça le serait plus si tu avais une réelle vie de couple. Mais ce n'est qu'une façade, un artifice, un masque pour que la famille Parkinson paraisse parfaite en tout point. S'ils savaient, tous ces gens, à quel point ils pouvaient se tromper sur eux. À quel point, tout est faux. Tu retiens un soupir, marche noble et sans hésitation. Ton regard se fait froid quand des elfes de maisons croise ta route. Tu les fusilles du regard, ces êtres misérables qui n'ont aucune utilité dans le monde, hormis vous servir. Ils s'écrasent devant toi, ils tremblent. Tu parais douce, mais tu es une véritable peste en dessous de ton visage de porcelaine. Et tes lippes s'étirent en un rictus satisfait. Une fois dans la cuisine, tu traces directement pour faire ce biberon, le visage lisse de toute expression. Et dès que tout est prêt, tu récupères et quittes la cuisine, attrapant deux pommes au passage. Tu n'as pas faim, mais il faut te mettre quelque chose dans l'estomac. Le sens inverse de ton chemin te parait plus long, mais tu ne cours pas. Vu l'heure, tu risques de croiser Phanès et tu ne veux pas lui donner matière à critiquer Jonas à nouveau. Certes, c'est compliqué entre vous, mais il est ton mari, et c'est le minimum de.. Le protéger ? Non, il est assez grand pour ça. Tu rentres à nouveau dans la chambre, et la scène te parait irréelle encore. Un sourire naît sur tes lèvres, persuadée qu'il ne le verra pas.

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MessageSujet: Re: l'avarice des sentiments ⊹ jonas Mar 8 Aoû 2017 - 16:26



l'avarice des sentiments

« Pas devant la petite. » Il a envie d'en rire Jonas, mais son rire se meurt, ne parvenant pas à se frayer un chemin entre ses lèvres serrées. Son expression est dure, tendue. La présence de Millie l'indispose. Il ne parviens pas à oublier, l'enfant oublié. Il ne parviens pas à faire abstraction de leur dernière et première dispute. Dès qu'il pose les yeux sur le visage de sa femme, il la revoit cette fameuse nuit, les traits déformés par une colère sourde, le regard suintant de dégoût. Elle le déteste et ça le blesse, ça le blesse vraiment. Il essaie de la dissimuler cette douleur, cette morsure, sans être sûr d'y parvenir. Il a envie de rétorquer à sa femme que, d'eux deux, elle est celle qui ne parviens pas à cadenasser ces émotions. Il a envie de la blesser, de la remettre à sa place. Il se contrôle cependant et ne cille même pas. « Mais oui, tu peux entrer. » Il ne lui demandait guère sa permission, ce qu'il s'abstenu à nouveau de dire à voix haute dans un effort tout bonnement monstrueux. Il exécrait la façon qu'avait Millie de sous entendre que d'eux deux, elle était celle qui aimait Pansy, qui la chérissait, alors même qu'il avait dut la forcer à l'avoir, cet enfant. Sans lui, il n'y aurait pas eut de bébé à pouponner, rien que ce mariage glacé qui leur fendait le coeur à l'un comme à l'autre.

Ignorant tant bien que mal la masse phénoménale de ressentiment qu'il éprouvait à l'encontre de sa femme, Jonas pénétra davantage dans la pièce en refermant doucement la porte derrière lui. Il ressentait un besoin fulgurant d'intimité, terrifié qu'il était à l'idée d'exposer le caractère calamiteux de son mariage. La nurserie était sobrement décorée et demeurait sans conteste aucun la plus chaleureuse des pièces contenue dans la demeure familiale. La petite chambre douillette détonnait furieusement avec l'ambiance froide venue se nicher dans chacun des coins du manoir. Jonas traversa la pièce de sa démarche tranquille et gracieuse, tâchant de dissimuler toutes ses insécurités dans le processus. Il n'avait pas envie de montrer à Millie combien sa présence l'indisposait. Il était chez lui et n'avait à éprouver de malaise en présence de personne. Il décida de focaliser son attention sur Pansy, assise auprès de Millie. La petite fille irradiait comme toujours une innocence telle qu'elle en devenait troublante dans un monde aussi infiniment glacé que le leur. « Je croyais que tu travaillais aujourd'hui. » Il s'immobilise un instant, la regarde à peine. Il n'a pas envie de se heurter à son regard, effrayé et énervé qu'il est à l'idée d'y revoir tout ce dégoût brulant. Il ne l'ignore pas, non, mais répugne à l'observer plus que de raison. « Ce n'est pas le cas. » Il n'était pas d'humeur bavard, Jonas et ne se sentait guère l'envie de prétendre le contraire. Ils n'avaient plus à faire semblants tous les deux, plus dans l'intimité. La crise de Millie avait au moins eut le mérite de briser de façon bien nette ses vagues illusions quant à ce mariage imparfait.

Détournant son attention, Jonas s'accroupit lentement en prenant soin de ne pas trop plisser ses vêtements, le tout afin de se mettre plus ou moins à la hauteur de sa fille. Quelques secondes s'écoulèrent encore avant que Pansy ne prenne conscience de sa présence. Dès qu'elle le vit, son joli petit visage de poupée s'illumina et Jonas lui-même sentit ses traits s'adoucir légèrement. La vue de la mine réjouie de sa petite fille eut le mérite d'occulter tout le reste. Il y avait sur le visage du bébé une joie pure, honnête et au delà de cela, une forme d'amour telle qu'elle en désarçonnait presque Jonas. Alors même qu'il était bien loin de lui témoigner l'affection qu'elle méritait, sa fille l'aimait de cet amour furieusement instinctif et elle le regardait avec une adoration qui n'était pas sans être tout ce à quoi il avait un jour aspirer. Et doucement, le garçon se métamorphose. Son corps se détend, de même que ses traits faciaux, traits figés par des années de contrôle, de mensonges et de faux-semblants. Sa fille a le don d'atteindre une partie primitive de sa personne, de par le lien étroit établi dès sa naissance entre leurs deux coeurs. Elle trotte vers lui et il l'y encourage, tendant les bras vers elle. Il ne se laisse pas totalement aller, bien sûr, mais le changement n'en demeure pas moins flagrant. Il n'entend pas même Millie partir, mais ressent son absence et n'en éprouve que plus de confort encore. Libéré du regard des autres (outre celui de la gamine), il finit par attraper Pansy avec une douceur inédite, laissant la fillette se lover un instant contre son torse et déposant même un baiser sur le bout de son nez.

Il est brièvement subjugué, Jonas. Subjugué d'avoir participé à la création d'un être aussi foncièrement parfait. Aussi immaculé, exempté de noirceur de toute sorte. Sa fille est pure, plus pure que n'importe quoi d'autre en ce monde. Sa fille. Son sang. La fillette gazouille, minuscule contre son corps encore un peu trop tendu. Avec une tendresse inattendue, il lui dépose un nouveau baiser sur la joue. Elle sent bon, de cette odeur relative à tous les nourrissons. Lorsqu'il entend la porte s'ouvrir derrière lui et découvre Millie dans l'embrasure, un sourire cornant ses lèvres, il tiens encore la petite dans ses bras et rougit presque, comme embarrassé à l'idée de dévoiler une facette plus délicate, plus humaine, de sa personnalité cadenassée. Croisant le regard de sa femme, il détourne rapidement les yeux, remarquant le biberon entre ses mains. Il se tourne à nouveau vers Pansy, encore installée sur ses cuisses, qui l'observe de ses grands yeux. Sans la quitter des yeux, il libère un de ses bras, le tendant en arrière dans la direction de Millie. « Je vais la nourrir » là encore, il ne lui demande pas son avis. Il ne sait pas franchement d'où lui viens cette envie soudaine de pouponner, de faire l'étalage de son aptitude à prendre soin de sa fille, mais peu importe.

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MessageSujet: Re: l'avarice des sentiments ⊹ jonas Mer 11 Oct 2017 - 1:33

 
- L'AVARICE DES SENTIMENTS -
jonas & millie
Tu te mords les lèvres, mais loin de toi l'envie de le contrarier. Tu t'approches et glisse le biberon de la petite dans sa main, la frôlant au passage. Tu fais semblant de rien, mais ce contact te fait te mordre la langue un instant. Il te rappelle trop la dernière fois que vous vous êtes touchés, avant même que tout explose. Que tu n'exploses, dévoilant ton vrai visage. Tu n'as pas su te contrôler, mais dire que tu regrettes serait mentir. Tout dévoiler t'avait fait un bien fou, mais votre relation déjà chaotique en avait pris un gros coup. Tu t'éloignes de lui, mettant de la distance entre vous alors que le seul être innocent de la pièce t'observe. Tu souris doucement à ta fille, mais tu restes en retrait. C'est la première fois que tu vois Jonas ainsi, alors tu ne veux pas briser le moment. Bien sûr, tu sais qu'au fond, tu ne devrais pas rester dans cette pièce. Mais ta curiosité est piquée au vif, elle te ronge.

Il est doux, ses traits son apaisés, il ne ressemble pas au Jonas que tu affrontes tous les jours. Il ne ressemble pas à cet être que tu as épousé il y a déjà trois ans. Trois ans, c'est long pour toi, jonglant entre cette obligation et l'homme que tu aimes. Enfin, tu ne sais même plus si tu l'aimes. Le voir te mettre au pied du mur t'irrites au plus haut point. Choisir entre s'enfuir et abandonner Pansy, ou rester pour elle et être malheureuse.. Ce n'est même pas négociable. Tu préfères cent fois souffrir d'une union désastreuse que d'abandonner ton propre enfant. Et tu aurais aimé qu'il comprenne tout ça. Tu te dis que c'est en partit pour ça que tu as explosé devant Jonas, mais tu te voiles les yeux en partie. Tu es exactement ce que tes parents voulaient que tu sois. Une parfaite Greengrass, une parfaite petite sang-pur. Tu es une peste, tu ne l'as jamais nié. Pourtant, de temps en temps, tu rêves à être n'importe qui d'autre.

Tu finis par quitter la pièce, ressentant le besoin de respirer. Et puis, ce n'est pas comme si ta présence était indispensable à ce moment précis. Tu sais parfaitement qu'après avoir mangé, ton ange s'endormira dans les bras de Jonas, et que celui-ci la couchera dans son lit et l'observera longuement. C'est ce que tu fais toi, et vu le peu dont tu as eu la chance d'être témoin, il risque de t'imiter. Tes pas te mènent donc au jardin où tu peux enfin sentir la brise s'échouer sur tes bras. Tes pieds foulent l'herbe, la fraîcheur te fait frissonner. Mais tu t'avances encore, t'enfonçant dans le silence imperturbable du jardin des Parkinson. Tu te souviens de la première fois que tu es venue, le jour de tes fiançailles. Tu avais fui dans ce jardin, paniqué par le moment donné. Tu n'étais pas restée longtemps seule. Et tu avais espéré à ce moment-là, que ton futur n'allait pas être aussi pénible que ce que ton imagination avait créer dans ton esprit. Pauvre idiote, c'était bien pire. Quoi que tu t'estimais heureuse, qu'il n'ait jamais levé la main sur toi. Jonas avait beau être ce qu'il était, il avait au moins la qualité de ne pas être violent. Tu ne pouvais pas en dire autant pour certaines de tes connaissances. Toujours voir du positif, même dans les pires moments, hein ? L'heure passe, tu ne sais pas trop. Le ciel est voilé, les nuages assombrissent le ciel. Il va pleuvoir, mais tu ne rentres pas. Tu attends cette pluie, comme si elle allait effacer les erreurs commises dans le passé.


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