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(nevena) OBLIVIATE

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OLLIVANDER'S ❖ WAND MASTER
APARECIUM : 07/08/2017
HIBOUX : 69
CREDITS : faust (avatar) et AROVVS (icon).
AVATAR : ben whishaw.
PSEUDO : alex.
AGE : celui que tous appellent mr. ollivander n'est encore âgé que de trente-six ans.
SANG : pur, comme ses ancêtres. il ne reste pourtant que lui.
ANCIENNE MAISON : les bleu et bronze l'ont accueilli à poudlard.
SITUATION : une flèche russe s'est plantée dans son coeur.
IDÉOLOGIE : s'il s'agit encore d'un secret, garrick appartient à l'ordre du phénix. il a infiltré les mangemorts pour mieux les déjouer.
MÉTIER : illustre fabricant de baguettes. ses baguettes sont souvent imitées, mais jamais égalées.
ROLE PLAY : #996633


MessageSujet: (nevena) OBLIVIATE Mar 29 Aoû 2017 - 17:08

L’été anglais est à son zénith, baignant les rues étroites de Londres de sa lumière généreuse et aveuglante. Un vent frais caresse timidement la chevelure de la jeune femme, tandis que son vis-à-vis s’émerveille un instant à la vue d’un autobus rouge qui passe près d’eux, et manque de les écraser. Un éclat de rire s’échappe des lèvres du fabriquant de baguettes, tandis que son regard se perd dans celui de la sorcière. Il ne dit rien un instant, avant de reprendre une gorgée de Pimm’s : “Nevena Karkaroff, tu es incroyable.” dit-il à l’affirmative, tantôt admiratif tantôt taquin envers celle dont le nom s’accorde si mal à sa personne. Le temps s’étiole et peu à peu, Garrick oublie presque la raison première de leur escapade. Il se sent effervescent ; cela fait à présent des heures qu’ils s’aventurent dans les rues animées de la capitale moldue, et qu’ils s’arrêtent pour admirer les curiosités les plus insolites pour eux qui sont nés bien loins des sans-magie. L'anonymat a quelque chose de fascinant pour un homme d'habitude reconnu de tous. Après plusieurs minutes de marche, et une bouteille de plus dans l’estomac, celui que beaucoup appellent déjà monsieur Ollivander attire sa complice dans un parc, et trébuche avant de s’affaler dans l’herbe avec une certaine nonchalance. Il toise à nouveau Nevena du regard, et un tas de souvenirs lui reviennent alors. “C’est drôle, lorsque je t’ai rencontrée, je n’aurais jamais pu deviner le sang qui coule dans tes veines, pourtant j’ai souvent l’oeil pour ces choses-là.” lui souffle-t-il tendrement tandis qu’il réajuste une mèche de ses cheveux et lui verse un énième verre d’un geste maladroit, renversant le liquide au milieu de Hyde park. “Et dire que je me souviens encore t’avoir attribuée la toute première baguette que j’aie conçue.” Il se sent nostalgique et fier de celle qui se tient fce à lui. De naturel attentif et serein, le voilà qui joue nerveusement avec la baguette qu’il a confectionnée pour elle, et qui pend de sa poche. Il s’efforce tant bien que mal d’éviter le sujet des fiançailles de Neva et Priam et, assis près d’elle, il ne peut s’empêcher de s’extasier devant celle dont il a fait la rencontre il y a déjà si longtemps, et qui est à présent une femme. C’est vrai, elle est devenue une femme, et celui qui pensait rester imperméable au charme du sexe opposé se surprend à l’observer avec envie coupable. Une envie qu’il n’avait jusqu’à présent connu qu’auprès d’un autre. Un autre dont il est contraint de se séparer.

La petite fille qu'il a un jour pris dans ses bras lui semble si loin, et à la fois si proche de la Nevena de 1982. Il le sait,  à l’instar d’une commodité, d'un objet, elle s’apprête à être vendue pour un peu plus que le prix d'une de ses baguettes. Une idée qui ne laisse pas le britannique de glace, mais sur laquelle il n’a visiblement aucun droit de regard. A cette pensée, Garrick est pris d’un hoquet. Il rapproche son visage du sien et, avec une douceur toute masculine, il passe ses doigts derrière la nuque de l’ancienne Gryffondor. Il vient finalement poser un baiser sur ses lippes. Une seconde. Puis deux. Puis trois passent, avant qu'il ne s’éloigne brusquement d’elle. Il secoue ses boucles brunes et l’observe honteux, soudainement confus par sa propre réaction. “Neva, j-je...
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though she be but little, she is fierce
APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 452
CREDITS : bonnie + ☆☆☆ Beerus
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : prongs
PSEUDO : electralungs
AGE : vingt-quatre ans.
SANG : d’une pureté irréprochable, les karkaroff n’aiment que trop chanter à qui veut l’entendre que, jamais, ô grand jamais, un moldu n’est venu souiller leurs veines. même elle, malgré ses batifolages douteux, n’a pas encore osé l’affront de mettre un bâtard au monde.
ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serdaigle, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : fiancée contre son gré, fidélité tout le temps bafouée
IDÉOLOGIE : l'insolence suprême de la neutralité
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : garrick, intrigue, topic commun


MessageSujet: Re: (nevena) OBLIVIATE Mer 30 Aoû 2017 - 14:29

OBLIVIATE
garrick & nevena
Oh how fast the evening passes
cleaning up the champagne glasses.
we told you this was melodrama
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Un sourire naît sur son visage éclairé par le soleil. Une bouteille du vin le moins cher trouvé à l’épicerie du coin dans la main, elle avance en pas de danse au bord de la route. Sa robe virevolte autour d’elle dans un tourbillon de couleurs sous les regards curieux, parfois désapprobateurs, des passants. Elle n’y fait pas attention, ses yeux à elle sont tournés vers le ciel d’un bleu azur. L’été s’est enfin installé, pour son plus grand plaisir ; elle a beau être originaire de Saint-Pétersbourg, elle n’a jamais apprécié le froid. Elle se laisse bercer par les rayons du soleil au gré d’une musique imaginaire restée coincée dans sa tête, lorsque soudain une paire de bras la ramène tituber sur le trottoir, quelques secondes à peine avant le passage d’un des traditionnels autobus rouges londoniens. Un éclat de rire retentit à côté d’elle et elle pose enfin les yeux sur son compagnon, hilare. Plutôt qu’une réprimande, c’est un compliment qui sort de sa bouche. Après une dernière pirouette achevée dans une révérence exagérée, elle répond de son air le plus distingué. « - C’est ce que j’ai déjà entendu dire. » Elle se laisse à son tour saisir par le rire, avant de se remettre à arpenter les rues de la capitale, s’arrêtant de temps à autre pour pointer du doigt une invention moldue à son partenaire. Elle se sent euphorique, trop heureuse de pouvoir se changer les idées. L’annonce de ses fiançailles l’avait rendue morose. Elle lève sa bouteille et avale encore quelques gorgées du liquide ; elle n’a pas assez bu si elle parvient encore à penser à lui. De toutes les personnes que son père aurait pu lui dégoter… Cette espèce de Némésis, ennemis dans la vie, ennemis sur le terrain de Quidditch. Elle ne se rappelle pas avoir déjà entendu autre chose que des insultes fuser entre eux, et on s’attend à présent à ce qu’elle l’épouse, à ce qu’elle passe le restant de ses jours à ses côtés, à le supporter lui et les enfants qu’il sera supposé lui faire. Non, elle trouvera un moyen de faire annuler ces noces. Au fond d’elle une petite déception, elle aurait pensé qu’une autre proposition lui serait faite. Mais elle avait eu tort.

Le niveau de sa bouteille descend plus vite que ce qui serait raisonnable. Marcher droit devient un défi, surtout avec sa jambe blessée, et la prenant sans doute en pitié, le fabricant de baguettes finit par l’attirer dans un coin de Hyde Park, où tous deux s’affalent dans l’herbe d’une manière plutôt disgracieuse. Nevena arrache machinalement des brins d’herbe, son regard suivant avec intérêt les vagabondages de quelques écureuils. Après quelques minutes passées ainsi dans le silence, elle sent les yeux de son compagnon se poser sur elle. Ses paroles la rendent nostalgique, elle attrape volontiers le verre qu’il lui tend, verre à moitié vide après que son contenu s’est déversé autour d’eux. « - C’est drôle, lorsque je t’ai rencontré, j’ai tout de suite pu deviner le sang qui coule dans tes veines. » reprend-elle en l’imitant. « - Je crois que l’écriteau sur la porte m’a mise sur la piste. » ajoute-t-elle d’un air taquin, désireuse d’éloigner sa famille du centre de la conversation. Elle sait que le nom est bien mal taillé pour elle, souvent pour le meilleur, mais parfois pour le pire. Le sujet de leur rencontre l’amène naturellement à parler de sa baguette, une création Ollivander. Elle sourit en le voyant s’en emparer, et son regard suit les tours qu’il lui fait exécuter. « - Mais tu savais sûrement quel genre de personne j’allais devenir lorsqu’elle m’a choisie. » murmure-t-elle alors que sa main s’approche d’elle pour remettre en place une mèche de ses cheveux. Étrangement cette proximité la trouble. Elle tourne légèrement la tête avant d’ajouter. « - Dis-moi quels secrets elle révèle à mon sujet. » Il en sait sans doute plus sur elle que n’importe qui grâce à ce simple objet, et aux treize années durant lesquelles ils ont gardé le contact. Il a été son premier ami en Angleterre, ce pays étranger, elle ne peut s’empêcher de se demander comment il la voit à présent. L’hésitation et le manque de confiance de la gamine sont sans doute encore là, mais elle est plus féroce, plus sauvage, et ses courbes sont celles d’une femme. Une femme qui ne vaut pas plus que du bétail aux yeux de sa famille, elle le sait depuis longtemps. Mais lui… pendant un moment elle a eu le ridicule espoir qu’il la regarde avec la même envie qui transparaissait parfois dans ses yeux. Un soupire s’échappe de ses lèvres et elle s’apprête à se reculer pour mettre une distance plus convenable entre eux, lorsque la main de l’homme se pose délicatement sur sa nuque, attirant son visage contre le sien. Un court baiser, qu’elle a attendu longtemps mais qui arrive trop tard. Une douce caresse, elle veut y goûter encore, le ramener à elle et l’embrasser à son tour. Mais déjà de piètres excuses sont balbutiées avec maladresse, et la rage qu’elle a trop longtemps laissée s’accumuler menace d’exploser. « - Tu.. tu quoi, Garrick ? » Le prénom a un goût étrange après l’empreinte laissée par ses lèvres contre les siennes ; mais comment est-elle supposée l’appeler ? Sûrement pas Mr Ollivander, il ne l’était pas encore au moment de leur rencontre, pas vraiment. « - T’arrives trop tard. » assène-t-elle sèchement, reprenant de ses mains sa précieuse baguette. À son tour de calmer ses nerfs en triturant l’objet. Elle aimerait se lever, s’en aller pour marquer son mécontentement, mais elle a peur que ses jambes ne la portent pas bien loin après tout cet alcool ingurgité. Se ridiculiser devant lui est la dernière chose dont elle a besoin à cet instant. « - T’aurais dû faire ça avant que je ne me retrouve vendue à ce pauvre goujat. Peut-être que je n’en serais pas là. » Les larmes sont proches à la mention de son charmant fiancé, mais elle se contient, soutenant le regard de l’autre sorcier. Elle est injuste, dans le fond elle sait qu’il n’y est pour rien, que si elle doit être en colère contre quelqu’un ce n’est certainement pas lui, mais la tristesse, la frustration, la rage amplifiées par la boisson rendent ses mots aussi aiguisés que des poignards.  



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Are you lost enough? Have another drink, get lost in us, This is how we get notorious, Cause I don't know If they keep tellin' me where to go I'll blow my brains out to the radio ▬ Cause we are young and we're ashamed
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MessageSujet: Re: (nevena) OBLIVIATE Jeu 31 Aoû 2017 - 13:31

Il observe sans un mot la jeune fille s’asseoir près de lui. Spectacle époustouflant qu’il avait presque oublié durant son absence. Il pose les yeux sur elle comme il l’a fait durant bien des années ; avec bienveillance. L’odeur de l'alcool est divine, parfumée, pourtant le verre qu’il tient entre les doigts lui semble un instant flou. Il sent le breuvage s’écouler et lui réchauffer tendrement la gorge, mais déjà il n’en sent plus le goût. S'il est visiblement ivre, il y a une lueur dans son regard, égarée depuis bien longtemps dans son décolleté, avant de se perdre à nouveau sur le paysage moldu qui les entoure. Les apparences ; l’ancien serdaigle a fondé sa vie sur les apparences ! Se montrer courtois envers quiconque fait une apparition à la boutique signifie qu'il ne peut jamais révéler son véritable visage à la plèbe. L’objet qu’il tient entre ses mains doit passer avant tout. Auprès de Nevena il se sent pourtant capable d’être lui-même, ou du moins plus qu’avec d’autres, car il est des secrets qu’il se garde de partager, même avec ceux qu’il considère comme ses proches. Ses véritables amis.

Il joue avec les longs cheveux de la sorcière, et demeure un instant immobile tandis qu’il écoute ses paroles avec attention, laissant échapper un énième éclat de rire à sa dernière phrase. Le rictus sur son visage traduit un étrange malaise, une expression qu’il ne réserve qu’à peu à la mention de son nom. “Cet écriteau est toute ma vie.” se surprend-il à souligner avant de reconcentrer son attention sur sa comparse, car il n’aime pas être le sujet des conversations. Il préfère se focaliser sur Nevena. Les Ollivander sont tous capables d’empathie, et Garrick n’y coupe pas. Il dispose d’une sensibilité émotionnelle particulière dont il aime faire usage avec ses proches. “Ce n’est pas tant que j’ai prédit celle que tu serais, je t’ai simplement attribué la baguette qui appartiendrait à la femme que j’imaginais en toi.” Il prend une pause tout en la ramenant contre lui, ne jetant pas un regard à la baguette dont il se souvient comme toutes les autres qu’il a conçues et vendues à prix coûtant. Il a changé depuis sa première rencontre avec la jeune Karkaroff. Certains diront qu’il s’est fait plus sage, d’autres qu’il a vendu son âme, cependant aucun n’oseraient remettre en question l’éclosion fulgurante de son talent pour la fabrication de baguettes. “Le noir de l’ébène est trompeur, car il n’y a rien de sombre en son propriétaire idéal. L’expérience m’aura appris que le bois d’ébène s’accorde le mieux aux sorciers originaux, qui ont le courage d’être eux-mêmes et n’ont pas peur d’affirmer leurs idées. Le coeur de ta baguette, quant à lui, fait partie d’un des éléments magiques les plus rares. Si son allégeance est difficilement acquise, mais une fois fait, la plume de phoenix demeure fidèle à son maître. C’est comme si elle ne faisait plus qu’une avec ce dernier… ou cette dernière.” Une pause. “Quoiqu’il en soit je suis heureux qu’elle te convienne.” dit-il calmement, tout en lui adressant un clin d’oeil. Il pourrait passer des heures à commenter son choix, mais il se contente de s'arrêter là de peur de l'endormir avec ses explications.

Les mots se déversent de la bouche de sa jeune amie, et son visage se crispe et se ternit. Il a le rire qui se retient, un rire sombre, empli de mélancolie et de tristesse. Perdu dans ses pensées, le silence s’installe avant même qu’il ne s’en rende compte. Lentement, sa gorge se noue, et la culpabilité pèse lourd sur ses épaules d’Atlas. Il pourrait froncer les sourcils, lui tourner le dos, mais il se contente de se tenir face à elle. Il pose sur elle un regard doux, tendre. Emplit des années d’affection qu’il éprouve pour elle depuis la toute première fois où elle est entrée à la boutique. T’arrives trop tard, pense-t-il en faisant écho à ses paroles. Ainsi donc elle s’attendait à ce qu’il la fréquente, voire même à ce qu’il demande sa main. Garrick reste un instant interdit. Lui-même n’avait encore jamais songé à s’engager avec quiconque. Il avait pensé à se marier un jour, certes, mais l’idée de passer à l’action ne lui avait pas effleuré l’esprit. Pas avec Mykew à ses côtés. A présent cependant, Mykew ne semble plus faire partie du tableau, et la russe se tient face à lui et ne le laisse pas de glace. “Tu es si jeune, ma Neva… J-e… Je ne pensais pas que tu t’intéresserais à… quelqu'un comme moi.” S’il a lui-même longtemps éprouvé des sentiments pour elle, il se pensait bien trop âgé pour être son compagnon. Il y a aussi l’ombre des mangemorts qui plane sur sa tête, et qui le tient toujours éloigné d’elle d’une certaine façon. Ce même voile sombre qui l’a séparé de Gregorovitch, et qui menace de briser ce qui existe entre Nevena et lui, et donc il ignore encore la nature. Elle mentionne finalement son propre fiancé et le coeur du britannique se brise. “Le monde magique, et en particulier les sang purs, ne sont pas tendres avec les femmes. Ils ne sont pas tendres avec toi.” note-t-il, visiblement mal à l’aise. Il accepte pourtant sa colère sans rétorquer davantage. Lui-même ayant grandi dans un univers purement masculin n’a jamais véritablement pris le temps de s’intéresser à la question de la place du sexe opposé en société, mais il a conscience du sort qui l’attend elle, la sublime. “Nous aurions pu avoir une histoire bien différente, ceci dit je n’étais pas seul... Jusqu’à récemment. Puis, j’imagine en effet que personne ne peut défaire tes fiançailles.” Il se pince la lèvre inférieure et, à la vue des larmes qui perlent sa joue, il les essuie dans une caresse à la douceur infinie. Il se surprend aussi lui-même. Jusqu’à présent il n’avait avoué à quiconque sa relation, et parler de sa fin le déstabilise. Il dépose ensuite un deuxième baiser sur ses lèvres juvéniles, et pose délicatement ses doigts son bras encore nu de toute marque. “Ton fiancé est un mangemort, tout le monde le sait. L’idée que tu t’intègres à son milieu me ronge de l’intérieur. Ce n’est pas toi. Ce ne le sera jamais, n’est-ce pas ?” Il plonge ses iris émeraude dans les siennes, attendant une réponse de sa part, puis il approche son bassin du sien. La proximité entre eux fait battre son coeur dans une cavalcade folle. A cet instant il la désire, il le sait, et son désir lui brûle la langue. “Je veux prendre soin de toi, Neva. Me racheter. Je voudrais te protéger des disciples de tu-sais-qui. Toujours. Je pourrais facilement les intégrer pour le faire.
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ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serdaigle, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
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MessageSujet: Re: (nevena) OBLIVIATE Sam 2 Sep 2017 - 21:44

OBLIVIATE
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Petite poupée de porcelaine prête à se briser à n’importe quel moment. C’est ce qu’elle a l’impression d’être en sa présence, elle se sent étouffer sous la tendresse qu’il lui offre. Elle voudrait lire l’envie dans son regard, la convoitise qu’on réserve aux choses précieuses dans les musées ; au lieu de quoi, elle ne récolte que des yeux affectueux, derrière lesquels se cache sans doute la pitié qu’il accorderait à un animal blessé. Jusque dans ce baiser qui lui a échappé. À peine une légère caresse déposée avec toute la délicatesse dont le monde est capable, une esquisse qui effleure ses lèvres. Elle n’a pas l’habitude d’être aimée ainsi. Elle se rappelle le corps d’une ennemie, collé contre le sien dans le plus grand des secrets, l’interdit et la colère faisant vibrer son être. Elle se rappelle les inconnus sans visage qui partagent souvent son lit pour atténuer sa solitude. Des noms qui se mélangent dans son esprit, des histoires qui ressemblent à des pages blanches. Pourtant, c’est à présent qu’elle se sent le plus seule, écrasée par le poids du chagrin. L’alcool joue dangereusement avec ses émotions, et comme souvent, c’est la colère qui l’emporte. Elle ferait une bonne vipère, le Choixpeau lui-même le lui a avoué, elle a du venin à dispenser. Et elle ne s’en prive pas ; pourtant tout ce qu’elle semble recevoir en retour est cette inlassable gentillesse, cette bienveillance qui l’a aidée à devenir la femme qu’elle est à présent, mais qu’elle est bien loin de mériter ce soir là.

Il s’étonne de son intérêt pour lui, et elle aussi. Elle ne l’a jamais avoué à haute voix, refoulant la petite étincelle dans le coin de sa tête réservé aux fantasmes irréalistes. Lorsqu’ils se sont rencontrés, le fabricant de baguettes était bien trop jeune pour prendre le rôle d’une figure paternelle dans sa vie, et bien trop différent de Cheslav et Igor pour qu’elle lui attribue une affection fraternelle. Les limites ont toujours été floues, mais ce n’était pas dérangeant tant que son âge basculait du côté de l’innocence. « - Je ne vois pas ce qu’il y a de si inconcevable à cela. » finit-elle par répondre. Elle peut l’avouer à présent, qu’elle s’est laissée bercée par les illusions ces dernières années. « - C’est bien toi qui m’as tout juste embrassée. Tu t’attendais peut-être à ce que je te repousse ? » Toujours ce ton accusateur. Et elle l’a repoussé, d’une certaine manière ; parce qu’il arrive trop tard, parce qu’il n’arrive pas comme elle l’aimerait. Elle ne veut pas être celle qu’on embrasse sans conviction. La passion ou rien, elle ne veut pas vivre à moitié.

Mais c’est bien cela qu’on demande d’elle avec ce mariage arrangé, un mariage pour le sang. Elle n’est pas la première sur qui cela tombe - pourquoi sa mère aurait-elle épousé son père si on ne l’y avait pas forcée ? -, et sans doute pas la dernière. Chez les sangs purs, le corps d’une femme n’est rien d’autre qu’une machine destinée à fabriquer des héritiers. Cette pensée lui donne la nausée, encore plus depuis qu’elle peut donner un nom et un visage à son promis. Le seul fait de l’imaginer poser un doigt sur elle la rend malade. Elle doit laisser perler l’une de ces larmes qu’elle tente de contenir, car la main de Garrick vient l’essuyer sur sa joue avec douceur. Un aveu de faiblesse au milieu de la rage qui bouillonne, et pourtant lui reste calme, s’exprime d’un ton égal. Elle voudrait le voir aussi révolté qu’elle, qu’il lui prouve que son sort lui importe. « - Et c’est tout ce que ça te fait ? » L’insolence remonte, la lionne rugit. « - Le monde est comme ça alors je devrais me taire et porter ses gosses ? » Elle est injuste avec lui, il serait bien la dernière personne à lui souhaiter d’être malheureuse. Mais elle a du mal à contenir tous les sentiments néfastes qui se sont accumulés. Elle se revoit impuissante pendant qu’on officialise leurs fiançailles, un sourire collé sur le visage et l’envie de mourir plantée en plein coeur. « - Si tu crois que je vais les laisser me mener jusqu’à l’autel… » Tu te trompes. Des myriades d’idées se sont déjà bousculées dans son esprit pour faire annuler les noces, mais elle doit être assez subtile pour ne pas faire entendre ouvertement qu’elle est responsable du sabotage. C’est ce qu’elle voudrait lui dire, mais quelque chose dans ses dernières paroles la laisse interdite. Je n’étais pas seul. Elle a beau fouiller dans les tréfonds de sa mémoire, elle ne se souvient pas d’une personne à ses côtés, ni même de la mention d’une personne à ses côtés. En sait-elle si peu à son sujet ? Dans le silence qui s’éternise, un autre semblant de baiser vient être déposé sur ses lèvres, mais elle l’arrête cette fois-ci. « - Je ne veux pas être ton lot de consolation Garrick. » Son ton est froid, son air le met au défi, et sa peau est prise de frissons lorsqu’il vient caresser son avant bras. Un avant bras vierge qu’elle peut exposer fièrement ; pas la moindre trace de cette horrible marque. Et pourtant il ose douter d’elle. « - Est-ce que je n’ai pas le courage d’être moi-même et la force d’affirmer mes idées ? » lui rétorque-t-elle en reprenant les mots qu’il lui avait dits précédemment. « - Je pensais que tu me ferais confiance après tout ce temps, que toi mieux que personne saurais que jamais je ne pourrais les rejoindre. » Elle a peut-être l’insolence de rester neutre dans cette guerre parce que la gamine au fond d’elle arrive encore à espérer que sa famille n’est pas perdue, mais elle connaît les lignes qu’elle ne peut franchir. Jamais elle n’embrassera ces idéaux stupides fondés sur la haine. « - Et je n’ai pas besoin qu’on prenne soin de moi. » Son regard est féroce, planté dans les iris émeraude de son compagnon qui ne semblent plus la quitter. Elle ignore les battements de son coeur qui résonnent à l’intérieur d’elle lorsqu’il s’approche dangereusement, elle s’empêche de se demander quel goût auraient ses lèvres si elle pouvait y goûter pour de vrai. « - Tu n’as pas besoin de te sentir responsable pour moi. » Et d’aller te faire tuer pour moi. Même s’il ne l’écouterait pas, dévoué comme il l’est, et l’idée de le perdre lui est insupportable. « - Ce n’est pas toi qui m'as vendue alors arrête de penser à ce que tu crois devoir faire. » Son visage s’approche du sien, sa voix n’est qu’un murmure, un souffle contre son oreille, la liqueur laissant toute la témérité d’une lionne se libérer. « - Qu’est-ce que tu veux vraiment ? »



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MessageSujet: Re: (nevena) OBLIVIATE Dim 3 Sep 2017 - 23:43

L’alcool fait ce qu’il sait faire de mieux ; il les emporte en son sein vers un monde meilleur. Un monde insouciant qui disparait au gré de leur conversation. Les minutes s’égrènent et leurs regards se font plus sérieux. Il n’y a bientôt plus de place pour ce rire à la saveur particulière, celui dont la russe a le secret. Ne reste plus que le silence pesant, qui flotte dans l’éther, mais le britannique ose encore se perdre dans l’ambre délicat de ses yeux. Elle a tort, il n’éprouve pas tant de pitié pour elle, plutôt de l’admiration et de la compassion. Ils sont essentiellement tous deux fermement noués au destin qu’on a choisi pour eux ; lui avec les baguettes, et elle avec son terrible fiancé. Il sait pourtant qu’il y a bien plus encore que ces deux éléments dans leurs vies. Il apprécie la complexité de la sublime, il la chérit depuis leur première rencontre, aussi comprend-t-il sa colère lorsqu’elle hausse le ton. Il comprend sa détresse aussi, il veut la panser. “Je t’ai embrassée parce que j’en avais envie, assez égoïstement j’en conviens. L'envie en soi existe depuis un certain temps, l’alcool a aidé à faire le reste.” La commissure de ses lèvres s’étire en un sourire timide, qui s’esquisse sur son visage. Il reprend une gorgée de Pimm’s avant de poursuivre: “Ce qu’il y a d’inconcevable ? Je ne sais pas. Pour être honnête je ne pensais pas être assez bien pour toi.” Il y a aussi le fait qu’il n’avait encore jamais embrassé de femme avant elle. Neva est la première, et peut-être même la dernière. Un fantasme qui prend vie et qui le laisse un instant sans voix. Les poumons manquent d’air et il ne reprend qu’après une pause, haletant: “Il me faut du temps pour exprimer mes sentiments. Il m’a fallu toutes ces années pour enfin oser t’embrasser. Si ce baiser m’a plu, quelque chose en moi essaye de me dissuader de regoûter à tes lèvres, justement parce que tu n’es pas un lot de consolation, tu es beaucoup plus.” Il l’écoute à nouveau et se perd dans ses explications. La lionne rugit et le corbeau ne reste pas de glace: “Je n’ai jamais dit cela, Neva ! Tu es une femme libre. Tu peux faire ce que bon te semble.” Un silence. “Je te fais entièrement confiance, et je veux te soutenir par la même occasion, comme tu l’as fait lorsque mon grand-père est parti.” Il se souvient encore de l’épaule sur laquelle il s’est posé. Elle était là pour lui, c’est à son tour de lui rendre la monnaie. “Je me sentirai toujours responsable de toi, Neva.” Il plante ses iris dans les siennes, et les mots se déversent de ses lippes sans qu’il ne puisse les contrôler. Il se surprend à rougir.

Coupable, le mot qui résonne en son crâne. Il fouille sa poche et en sort une lettre chiffonnée, dont le sceau est clairement reconnaissable ; c’est celui d’un mangemort: “C’est trop tard, je suis déjà convié. Je veux savoir ce qu’ils te réservent, pour t’aider à mieux les déjouer.” Il la serre contre lui et quelques instants plus tard ils ont quitté le monde moldu et se retrouvent au milieu de la boutique où il a grandi, assis sur l’illustre bureau oú il a fait ses débuts. Cherchant à éviter son regard, Garrick se baisse, embrasse ses cuisses et multiplie ses baisers. Puis, il approche lentement ses lèvres de son entre-jambe et, avec une douceur insolente, il lui effleure la peau de sa barbe brune, insufflant en elle un frisson lancinant. Dans un va-et-vient machinal, infernal, il faufile ses doigts derrière son dos puis sous elle, ne s’arrêtant qu’après les spasmes et hoquets de la jeune femme. Le corps qu’il parcourt, il apprend tout juste à le connaître. A genoux face à elle, il pose à nouveau ses doigts d’homme sur ses cuisses, avant de finalement s’introduire en elle avec la dextérité d’un amant.
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AGE : vingt-quatre ans.
SANG : d’une pureté irréprochable, les karkaroff n’aiment que trop chanter à qui veut l’entendre que, jamais, ô grand jamais, un moldu n’est venu souiller leurs veines. même elle, malgré ses batifolages douteux, n’a pas encore osé l’affront de mettre un bâtard au monde.
ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serdaigle, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : fiancée contre son gré, fidélité tout le temps bafouée
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MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
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MessageSujet: Re: (nevena) OBLIVIATE Jeu 7 Sep 2017 - 14:39

OBLIVIATE
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Ils sont bien loin les éclats de rire, mélodies enivrantes, peut-être plus encore que la liqueur qui coule à flots. Les événements s’enchaînent à une célérité folle, trop folle pour son esprit délicieusement embrumé. Une soirée loin de tout, loin de son triste destin scellé par des promesses qui la dépassent, c’est ce que le sorcier lui avait promis. Et c’est elle qui en a choisi le décor, sur les pavés du Londres sans magie. Un endroit tout particulièrement approprié. Ici, elle n’est pas Karkaroff, celle dont les épaules ploient sous le poids des attentes qu’on place en elle, ni même Nevena, la gamine insolente au caractère rebelle, un peu dérangeante et dont on ne sait trop que faire. Une femme, libre de danser dans les rues ou de se laisser bercer dans les bras d’un amour inassouvi. Le carmin n’a pas d’importance, le seul cristal est celui de son rire ; mais le soleil mort à l’horizon l’a emporté avec lui et la nuit, grave, s’est installée de droit. Lorsqu’elle plonge son regard dans les émeraudes elle n’y décèle plus la lueur amusée, admirative. Un camaïeu de verts pour exprimer une compassion qui lui fait mal au coeur. Le sorcier sait, il connaît  les secrets qu’elle essaie d’enterrer dans cet univers là. Ils prennent de la place, s’installent autour d’eux, et refusent de disparaître même lorsqu’elle porte encore le verre à ses lèvres. Alors ses aveux ne parviennent pas à l’apaiser. Tous les mots qui se déversent des lippes masculines, elle les attend depuis trop longtemps pour pouvoir les savourer.. Elle en a rêvé, avec honte et égoïsme, et ses fantasmes ont placé la barre trop haut pour la réalité de la soirée. Tout est terne, des couleurs délavées, trop usées. Mais il a raison sur un point, leurs histoires - ou même leur histoire, douloureux singulier d’un passé jamais advenu et d’un futur improbable - aurait pu prendre une tournure différente. Jusqu’au temps qui se joue d’elle, jamais le bon moment, et à défaut de pouvoir blâmer l’élément sur lequel elle n’a aucune prise, elle déverse sa frustration sur son partenaire. « - Ce n’est pas ton baiser qui est égoïste, c’est le moment que tu as choisi, en connaissance de cause. » Pas seul. Les mots résonnent en boucle dans son esprit, terrible symphonie qui la rend amère. Qui est cette personne dans son coeur à propos de laquelle elle n’a jamais entendu ne serait-ce que la moindre rumeur ? Elle n’ose le demander. La jalousie est maladive, mais pas naturelle. L’alcool rouvre des blessures d’enfant, la peur de l’abandon et le besoin d’amour. Ses mots sont des armes et la culpabilité la ronge lorsque son compagnon se montre bienveillant alors qu’elle-même est exécrable. « - C’est drôle, parce que tu es sans doute trop bien pour moi. » Le ton se fait doux pour la première fois depuis la caresse de ses lèvres. Elle ne tente pas de se dévaloriser, énonce juste un fait dont elle est persuadée. Le fabricant de baguettes, elle ne l’admire pas que pour son talent. Pas de cérémonies, de Monsieur Ollivander. Juste Garrick, un homme dont elle apprend à voir le coeur. « - Et moi je suis à cours de temps. Au moment où on parle ma… belle mère, aussi folle que son fils, doit être en train de choisir les couleurs des cartons d’invitation. » Soupir las, l’étau se resserre et elle n’a pas encore vu l’ombre d’une échappatoire. Les tentatives d’explication continuent à se déverser des lèvres du sorcier. Toujours ce côté protecteur qui prend le dessus. La mention de son grand père la ramène des années en arrière ; jamais elle ne l’avait vu si fragile, c’était elle le pilier à ce moment là. Malgré tout, elle ne le comprend pas, pas vraiment. Nevena, elle n’est pas du genre à se poser des questions trop longtemps ou à aller contre son coeur. Peut-être qu’elle fonce droit dans le mur, qu’il lui brisera le coeur parce que tout indique qu’aller vers lui, c’est avancer à contre courant. Mais ses deux derniers mots produisent plus de magie que n’importe quelle baguette qu’il a jamais forgée. À cours de mots, l’alcool lui ôtant toute once de raison qui aurait pu lui rester, elle relève la tête vers lui pour enfin goûter à ses lèvres, vraiment y goûter. Un baiser qui n’en est pas que l’esquisse, que le sorcier lui rend, accélérant ainsi les battements de son organe vital. Sa main vient trouver la joue masculine, caressant sa barbe du bout des doigts. Ce qui serait pire que d’être séparée de lui, ce serait de n’avoir jamais connu cette sensation qu’il lui procure.

Lorsqu’ils sont à bout de souffle et que leurs lèvres finissent par se quitter, elle voit Garrick plonger la main dans sa poche pour en tirer un morceau de papier, l’air déterminé. Le sceau parfaitement reconnaissable la glace d’horreur ; elle lui arrache le parchemin des mains et s’apprête à répliquer, mais le monde semble tanguer autour d’elle. Le décor se modifie, les arbres sont remplacés par des étalages de baguettes, elle n’est plus assise dans l’herbe mais sur un illustre bureau, en bois lui aussi. La reconnaissance du lieu est instantanée, mais elle l’oublie bien vite. Ses baisers lui électrifient la peau ; elle en fait tomber le maudit bout de papier et ses mains vont se perdre dans les boucles brunes. La douceur insoutenable ne fait qu’aiguiser son désir ; à chaque soupir qu’elle laisse échapper, elle le veut plus près, et lorsqu’il est enfin en elle, elle disparaît dans une bulle où l’univers s’arrête à leurs deux corps. Ses mains parcourent le sien avec envie, impatience, s’arrêtant pourtant à chaque endroit pour en imprimer le toucher. Sa bouche cherche la sienne, elle n’a jamais assez de l’embrasser, s’accroche à lui comme s’il risquait de disparaître. C’est comme de découvrir que pendant tout ce temps, elle a dansé avec le mauvais partenaire, elle n’a jamais été aimée comme ça, et elle non plus, elle n’a jamais éprouvé de sentiment si intense à l’encontre d’un autre. Le temps ne les atteint plus, fini les trop tard, il leur glisse dessus sans qu’elle ne le remarque, chaque minute passée si près d’un paradis inconnu. Apothéose, puis le néant lorsqu’il la relâche. Les spasmes la laissent vidée, elle se sent étrangement vulnérable. « - Je… » murmure à peine audible, puis le silence. Elle a peur de rompre le charme, peur de lever les yeux vers un océan de regret, une fois la réalisation de ce qu’ils viennent de faire installée. Elle se sent presque timide à côté de lui, sa peau brûle d’en être éloignée. Les secondes sont des éternités sans rien pour les combler. « - D’habitude c’est le moment où je récupère mes affaires et je m’en vais. » Un élan de sincérité, parce qu’elle ne sait pas quoi faire d’autre. Elle relève vers lui un regard incertain. « - Mais avec toi je n’ai pas envie de m’enfuir. » Elle récupère le parchemin égaré sur le sol avec quelques vêtements jetés à la va-vite. Elle le lui rend et sa main reste dans la sienne. « - Laisse-moi être avec toi. »



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AGE : celui que tous appellent mr. ollivander n'est encore âgé que de trente-six ans.
SANG : pur, comme ses ancêtres. il ne reste pourtant que lui.
ANCIENNE MAISON : les bleu et bronze l'ont accueilli à poudlard.
SITUATION : une flèche russe s'est plantée dans son coeur.
IDÉOLOGIE : s'il s'agit encore d'un secret, garrick appartient à l'ordre du phénix. il a infiltré les mangemorts pour mieux les déjouer.
MÉTIER : illustre fabricant de baguettes. ses baguettes sont souvent imitées, mais jamais égalées.
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MessageSujet: Re: (nevena) OBLIVIATE Ven 8 Sep 2017 - 21:09

Le crépuscule les enveloppe dans son manteau charbonneux, ne laissant que la faible lueur d'un lampadaire pour les éclairer. Du haut de ses vingt-quatre ans, Nevena lui a déjà tant appris. Il balaye les lieux du regard une dernière fois avant de replonger dans celui de la sorcière. Sans elle, il n'aurait jamais connu cet autre monde qu'ils parcourent ensemble. Un univers au sein duquel la magie n'existe pas, et qui parvient à les fasciner tous deux au plus haut point. Lui-même le reconnait, il ignorait tout des moldus avant que Nevena le convie à ce qui est devenu leur promenade semestrielle. La confection de baguettes l'occupe déjà bien assez pour qu'il ne se penche de lui-même sur une galaxie qui, de son point de vue de sang-pur qu'il n'aime pas tant mettre en avant auprès des clients, est à mille années lumière de l'idée qu'il se fait de lui-même ; un être profondément magique jusque dans son sang, qu'aucun moldu n'est encore venu souillé. Curiosité malsaine ou simple passe-temps, encore est-il qu'il s'est, avec le temps, attaché à ces étranges individus qui se déplacent en véhicules motorisés et qui sont parvenus à gagner la lune sans l'aide de créature fantastique. Il esquisse un sourire au moment où il se remémore à nouveau que c'est bien l'enfant Karkaroff qui les a menés jusqu'à cet endroit. Elle, dont la famille s'éloigne d'autant plus de ce qu'ils qualifient eux-mêmes de sous-individus, d'erreurs de la nature prêtes à mettre à feu et à sang l'intégralité du monde magique par simple peur de ce qui est différent. Nevena est un autre genre de Karkaroff, et la découvrir chaque fois un peu plus intrigue et attire le maître des baguettes, tant et si bien qu'il ne peut que déplorer le triste futur qui l’attend. Il échange avec elle un baiser, quand bien même il a conscience de l'impossibilité de leur union. Les raisons sont multiples et difficilement confrontables, songe-t-il tout en observant l'imposant diamant qui lui enserre le doigt. La taille du joyau fait écho aux enjeux qui pèsent sur ses épaules, elle qui n'est qu'un pion de plus sur l’échiquier de son père.

"Il n'y aura jamais de moment propice. Tu découvriras bientôt la vie de famille, et moi... Eh bien je retournerai à mes baguettes." Il étouffe un rire amer. Ainsi leurs deux cauchemars sont sur le point de se matérialiser. Elle avec son abominable fiancé, et lui avec la boutique. À cette idée, son coeur manque un battement. Déjà lorsque les sorciers commençaient à l'appeler monsieur Ollivander, il craignait de se voir dévorer par l'Histoire qu'il porte à travers le statut d'orfèvre de ses ancêtres. Le départ de Mykew dans son existence n'a fait que renforcer la terreur qui s'est immiscé en lui. Il l'écoute avec attention et sans interruption, comme il sait si bien le faire. Il veut qu'elle sache qu'elle n'est pas seule, et fait attention à chacun de ses mots. Elle manque de temps, songe-t-il. Il est vrai que ses fiançailles approchent à grand pas. Elle est sur le point d'être vendue pour une bagatelle qui l'enrage et lui intime une colère dont il n'a pas l'habitude. "Tu veux t'enfuir ?" Demande-t-il, sincère. Elle sait qu'il est lié au Chemin de Traverse comme un condamné, mais elle peut encore s'échapper des mangemorts et des Karkaroff. Elle est libre. "Je peux t'aider." Dit-il en songeant à sa récente intégration à l'Ordre. Il évite pourtant le sujet avec habileté. Il sait qu'il ne peut pas se vendre. L'enthousiasme transparait par tous les pores de sa peau, et trahit l'état d'ébriété dans lequel il se trouve. L'alcool lui monte à la tête et colore ses joues d'une teinte violacée. Garrick se sent ailleurs, et peine à articuler. Il affiche un regard mélancolique, mais un rire sonore s'échappe des jardins. Le voilà saoul et en compagnie d'une femme, comme son grand-père l'a longtemps souhaité. Si seulement Nevena savait qu'elle est la première femme sur laquelle ses lèvres se sont couchées. Les baisers se multiplient si bien qu'il croit s'évader un instant, loin de ses propres démons. Pris par un désir encore inexploré pour la jeune femme, il la serre contre lui et ils transplanent jusqu'à son appartement. Soupir. À cet instant le temps semble s’être arrêté, et un monde de possibles se présentent à eux. Ils partagent ensemble une passion forte, vraie, qu’il n’avait jusque lors connu qu’auprès de ce qui lui semble être un spectre d’autant plus réel. Haletant, le sorcier a honte de prendre tant de plaisir entre les hanches étroites de Nevena, comme s’il n’y avait qu’eux à Londres, comme si rien ne les séparerait plus. Mensonge. La réalité le rattrape et il l’invite calmement à s’asseoir près de lui, le corps encore chaud de leurs ébats. La commissure de ses lèvres s’étire en un sourire confiant, mais intérieurement il se sent dans l’oeil de la tempête. Il tend le bras et, en un coup de baguette, un service à thé s’élève dans les airs, se remplit et se dirige vers eux. “Je te l’ai dit, je prendrai toujours soin de toi. Je vais me rendre chez les mangemorts pour m’en assurer.” Il porte ses doigts à son visage et caresse doucement sa peau de porcelaine avant d’ajouter, quelque peu confus mais conscient de la vulnérabilité de l’ancienne gryffondor: “Je suis aussi saoul, et je… Je pense que l’idée que tu te fais de moi est relativement erronée. Ce que nous venons de partager était pur et tellement vrai ! Mais...” Une pause, un hoquet. “Je n’oublie pas ma promesse, je t’abandonnerai pas, cependant je préfère que tu saches que je ne peux pas remplacer ton fiancé. T-tu, tu mérites de vivre auprès d’un homme qui puisse te faire honneur. Je ne m'attends pas à ce que tu comprennes, Neva, mais j’en suis incapable.” Il porte une main à ses lèvres dans l'espoir de l'apaiser.
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ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serdaigle, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
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MessageSujet: Re: (nevena) OBLIVIATE Jeu 14 Sep 2017 - 0:09

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Le corps encore brûlant de leurs ébats amoureux, ses baisers et ses caresses partout sur elle qui la survoltent de décharges électriques. Il est loin d’être le premier homme à qui elle s’offre ainsi, et pourtant chaque seconde avec lui suscite en elle un plaisir jusque là insoupçonné. Le diamant à son doigt cesse de la tracasser, elle passe des éternités pendues aux lèvres qu’elle apprend tout juste à connaître ; et pourtant déjà celles-ci se dérobent. Les lippes du fabricant de baguettes ne sont plus qu’un souvenir, abandonnant derrière elles un goût dont elle se languit déjà. L’air ambiant fait frissonner son corps presque fiévreux lorsqu’il s’éloigne d’elle, retour brutal à la réalité, bulle de douceur qui éclate, la laissant plus vulnérable qu’elle ne l’a jamais été. Les confessions s’échappent sans qu’elle ne puisse les retenir, sans même qu’elle ne le veuille. Il lui est si facile d’être elle-même aux côtés de Garrick, il a toujours su l’accepter comme elle est, sans vouloir la mouler d’après une image rêvée, une illusion imaginée. Peut-être est-ce pour cette raison qu’elle a commencé à l’initier à ses petites escapades de l’autre côté de la ville. Une magie plus pure que le cristal a beau couler dans ses veines, elle a parfois l’impression que ces individus sans pouvoir peuvent en révéler plus à son sujet que le nom qu’elle porte. Il lui fait signe de le rejoindre et naïve, elle se glisse à ses côtés, se fiant au sourire qui illumine ses lèvres sans se douter un seul instant qu’il ne lui faudra que quelques secondes pour envoyer son univers voler en éclats. Elle se sent encore timide, entoure ses jambes de ses bras et pose sa tête penchée sur ses genoux. L’ambre de ses yeux brille encore, elle l’observe pendant qu’il agite sa baguette dans les airs, commandant vers eux un service à thé. Elle n’est pas habituée à de telles situations Nevena, les regards tendres, les sourires chaleureux, l’envie de rester auprès d’une même personne n’ont jamais été pour elle. Son esprit vagabonde, elle se perd dans les fantaisies d’une gamine, se demande à quoi ressemblerait son quotidien si elle pouvait vivre aux côtés d’un homme qu’elle aime vraiment. Elle n’aurait plus besoin de tous ces inconnus pour se sentir exister, pour combler le vide d’une famille oubliée, d’une passion perdue, de l’amour qui se dérobe. Elle pourrait se satisfaire des seules émeraudes à présent posées sur elle, et cette simple pensée la terrifie. La douce main du sorcier vient se poser sur sa joue rosée, comme un geste de réconfort dont elle n’a pas encore conscience d’avoir besoin. Son esprit plane, perdu entre la liqueur et les émotions qui s’y bousculent, les paroles qui remplissent l’espace entre eux ont du mal à s’insinuer jusqu’à elle, à faire s’envoler son dernier voile de protection. Lorsque les mots finissent par la percuter, c’est dans une violence infinie, elle se sent comme transpercée de toute part, la confiance qu’elle avait placée en lui complètement déchirée. Ses yeux ne cachent pas la douleur lorsqu’elle les relève vers le sorcier. L’image idyllique qu’elle contemplait quelques instants à peine auparavant prend des allures de cauchemar. « - Qu’est..qu’est-ce que tu racontes ? » La voix qui se brise dans un faible murmure. Elle essaie de faire sens des paroles qui se déversent des lippes du sorcier mais elle en est incapable. Lui qui l’a embrassée dans le secret d’une nuit moldue, lui qui l’a rassurée en lui promettant qu’elle n’était pas pour lui qu’un moyen pour se consoler, lui enfin qui les a menés jusque ici pour laisser la passion se déchaîner. « - Tu te moques de qui ? Vrai et pur mais ça ne te suffit pas ? » Blessée. Elle lui a ouvert son coeur et à présent elle le regarde en balancer les morceaux. Son corps se recule instinctivement alors que la main masculine tente de se poser sur ses lèvres. « - Tu m’as juste… utilisée, et c’est tout ? Merci Neva, j’ai apprécié mais je ne suis pas l’homme qu’il te faut. » La vérité c’est qu’elle a l’habitude d’être celle qui utilise les autres d’après une entente tacite ; deux corps qui dansent ensemble pour la soirée avant de se dire au revoir. Pourquoi avoir pensé qu’il pourrait un jour en être autrement ? Elle sent son corps trembler sous la rage, et la tristesse. La tasse de thé va s’écraser sur le sol dans un mouvement involontaire mais elle ne lui accorde pas un seul regard. L’ambre fixe toujours les émeraudes, les fusille de sa colère noire. Elle se sent humiliée, brisée par la personne en qui elle avait sans doute le plus confiance au monde. C’est honteuse qu’elle tente de rassembler ses affaires et d’instaurer une distance entre les deux corps. « - J’ai une nouvelle pour toi : ce que tu viens de faire c’était en aucun cas me protéger alors tu peux arrêter. » La voix tremble, une pause pour se ressaisir, elle ne peut pas craquer maintenant, pas devant lui. Le regarder devient insupportable, ses yeux divaguent vers le parchemin qu’il tient toujours. « - Je n’ai pas besoin de toi, je sais exactement ce qu’ils me veulent. Pour certains me voir tomber dans le rang de ma famille, épouser un goujat, faire de beaux héritiers. Pour d’autres…. tu connais le sort des traîtres. » Froide comme le marbre, pas la moindre émotion pour appuyer l’idée de sa propre mort. Petite gamine stupide, elle sait qu’elle a attiré la colère de certains mages noirs. Toute lionne qu’elle est, elle a peur ; mais ça lui ferait beaucoup trop mal de se confier à Garrick, comme s’il ne venait pas de trahir l’amour qu’elle lui porte. « - Vas te faire tuer chez eux si ça t’amuse, mais laisse-moi en-dehors de ça. Si tu crois que tu peux te racheter tu te trompes. Je peux prendre soin de moi toute seule. » Le venin de la vipère pour cacher la vulnérabilité, la gorge qui se serre et la vision qui se trouble sous les larmes qui menacent de couler. Quelque part sous les débris, elle regrette chaque mot qu’elle vient de lui cracher à la figure mais elle ne peut pas les reprendre, comme il ne peut pas reprendre cette soirée. Elle jette un dernier regard sur la pièce qui ne sera jamais la même, s’arrête un peu trop longtemps sur cet amant maudit d’un soir avant de laisser la porte claquer derrière elle. L’air nocturne ne l’apaise pas, elle a du mal à respirer lorsque les sanglots se saisissent d’elle, impitoyables. Elle titube sur quelques pas, avant de se laisser tomber, épave d’alcool et de chagrin, contre la façade aussi grise qu’elle d’un des bâtiments de la rue. Les mains tremblantes, plusieurs minutes s’écoulent dans le noir, secoué uniquement par les pleurs qui ne savent pas s’arrêter, jusqu’à ce qu’un bâton de nicotine incandescent puisse être porté à ses lèvres, vaine tentative pour apaiser l’océan qui la submerge.



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