AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez| .

Fallen through the broken ice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatar
APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1371
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Fallen through the broken ice Dim 1 Oct 2017 - 22:12



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

Il avait fallut que Jon insiste un peu avant que Ludovic accepte d'aller se coucher ce soir là. Non pas qu'il n'avait pas sommeil, au contraire, ce devait bien être à cause de ses yeux fatigués qui se fermaient tout seuls et de son incapacité à tenir sa tête vraiment droite qui avaient convaincu le britannique de le mettre au lit, mais il n'avait pas réellement eut envie d'aller dormir. Il aurait préféré continuer à regarder encore et encore tous ces films que lui avaient apporté son vieil ami, à discuter avec lui de l'incroyable Wonder Woman, de cette étrange série britannique avec une boite bleue ou simplement débattre encore du bon goût indéniables de la cuisine française par rapport à la cuisine anglaise, mais non. Ils avaient beau avoir tenu particulièrement longtemps éveillé, ils durent bien se résoudre à aller se coucher, le maigrichon tenant, de plus, bien moins les veilles nocturnes que son vieil astronome préféré. Pourtant, si l'on dit que le sommeil est bénéfique pour la santé, cette fois, l'inverse aurait sans doute été bien plus bénéfique.

Il s'était endormi avec une certaine insouciance malgré une petite crainte tenace au fond du ventre, ne tardant pas à plonger dans le champ des rêves. Il n'aurait pas été bien capable de dire de quoi il rêva cette nuit-là, mais si les choses avaient d'abord bien commencées, ponctuées de tignasses brunes, elles tournèrent bien vite au cauchemar. Ce n'étaient que des impressions fugaces, des réminiscences de souvenirs frais qui tournèrent sans qu'il ne parvienne à comprendre comment, vers un malaise bien plus grand et une peur brutale qui le tira du sommeil.

Se réveillant en sursaut, haletant, l'échevelé resta un instant interdit dans le noir. Ne sachant pas exactement si ce qu'il avait vu en songes était réel ou non. Il avait beau savoir que ce n'était que le fruit de son esprit, il ne parvenait pas à empêcher cette angoisse sourde de lui nouer les entrailles. Il avait l'impression, non, la certitude que quelque chose n'allait pas, qu'il était arrivé quelque chose à Linda. Foutaises sans doutes. Ce n'était qu'un rêve, mais il eut beau chercher à s'en convaincre il ne parvenait pas à se calmer. Machinalement, fouillant les alentours à la recherche de la silhouette réconfortante de sa compagne, le maigrichon ne se crispa que davantage en ne sentant sous ses doigts que la froidure plate d'une place vide. C'était vrai qu'elle n'était plus là, qu'elle était partie loin, pour il ne savait où, mais bien assez loin pour qu'il ne parvienne plus le moins du monde à percevoir son esprit. Couvert de sueurs froides, le maigrichon se recroquevilla sur lui-même, assit parmi les draps, se frottant le visage des mains sans parvenir à se calmer. Et s'il avait raison ? S'il n'avait pas rêvé ?

N'y tenant plus, le français sortit du lit, se relevant bientôt pour commencer à déambuler à travers la maison, silhouette boiteuse dans la nuit. Ce n'était rien, rien qu'un cauchemar, mais cette idée le tarauda toute la soirée.


***
Ce furent les bruits de la rue qui tirèrent l'échevelé de ses ruminations. Dehors, le capharnaüm familier enflait à mesure que le soleil se levait. Une nouvelle journée commençait, paisible, bruyante, planté face à une fenêtre, le maigrichon presque livide, ses traits creusés et gonflés de fatigue, fixait le vide, sa baguette à la main. Il l'avait prise après un petit moment d'hésitation avant de se poster ainsi, devant la fenêtre, comme guettant quelque chose qu'il n'aurait pas été à même de voir venir. Nerveusement, ses doigts jouaient avec le bois piquant du morceau de sapin, pianotant sur la garde comme s'il ne savait pas vraiment ce qu'il aurait dut en faire. Il aurait dut aller à la porte peut-être, pour monter la garde, ou face à la cheminée, afin d'atteindre Linda, ou encore dehors, très loin, à la recherche du QG des Mangemorts auquel on l'avait arraché. Mais il restait là, immobile, face à cette fenêtre ouverte sur rien, attendant que quelque chose lui apporte enfin la réponse à ses problèmes. Et ce quelque chose, justement, ne tarda pas à se manifester dans le salon sous la forme d'une conscience tout juste éveillée.

A peine le sorcier avait-il sentit l'autre sortir du sommeil qu'il s'était animé, plus mécaniquement qu'un automate. Le britannique se levait, l'échevelé se faisait droit, le britannique tournait à gauche, le français tournait à droite... Il suivit ainsi ses gestes en miroir malgré la cloison et la porte qui les séparait, comme s'il avait voulu garder toujours la même distance entre eux ou le fuir, ne s'approchant enfin vers le britannique que lorsque ce dernier fit de même vers la porte résolument fermée.

Silencieux, Ludovic se tassa en douceur à côté de la porte, se fondant contre le mur par une habitude et un savoir-faire on ne pouvait plus remarquable tandis que l'anglais tentait d'ouvrir la porte récalcitrante. Il attendit encore, laissa tout son temps à l'autre homme pour parvenir enfin à faire bailler le battant, lui laissa encore tout son temps pour entrer à son tour dans la cuisine et même le laisser faire ses affaires ; le chercher ? Cuisiner ? Qu'en savait-il ? Tout ce qu'il savait, c'était qu'il avait commencé à relever sa main, toujours en douceur, ciblant à l'aveugle avec application la conscience affairée avant de tirer.

Le stupefix rompit l'air avec un fracas assourdissant qui secoua tout juste les paupières de celui qui l'avait lancé. Un coup de tonnerre, un choc, un corps inerte venait de s'étaler au sol, face contre terre. Ludovic relâcha le bras. Immobile, ses prunelles baissées vers le corps comme s'il cherchait à en considérer l'état malgré l'obscurité. Il était mort ? Non, sans doute pas. Vivant alors, puisqu'il ne pouvait pas en être autrement. Avançant toujours aussi lentement, le brun se rapprocha de sa victime, sa baguette toujours fermement serrée à la main. Qu'allait-il en faire maintenant ? Le tuer ? Pour de bon ? Faisant craquer ses articulations, le sac d'os s'accroupit au-dessus du corps, le saisissant au col avant d'essayer de le trainer vers l'arrière. Trop lourd. Il dut s'y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir à tirer l'astronome là où il le voulait, et dut s'escrimer bien plus encore pour parvenir à le hisser sur une chaise. Bien. Que faire maintenant ? De nombreuses secondes s'écoulèrent encore avant que le français ne cherche de quoi attacher son prisonnier, s'attardant un petit instant sur une bobine de fils trouvés dans un tiroir avant de faire apparaitre le nécessaire d'un coup de baguette. Le britannique bien attaché, il se redressa, semblant une nouvelle fois contempler son oeuvre avant de se retourner pour s'en aller vers le salon, ne s'étonnant qu'à peine de trouver la porte grande ouverte sur son passage. Bien, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.

***
Il fallait bien une heure au français pour mettre la main sur toute la panoplie d'armes cachées à travers la maison par Oswin ; une longue heure de silence, boitillements et efforts pénibles pour rassembler le tout sur la table de la cuisine. Il s'amusa ensuite une autre heure durant à tout ordoner et présenter soigneusement sur la surface plane. Tous les couteaux se trouvaient alignés au millimètre près, classés par taille et par tranchant passant des lames effilées soigneusement entretenues par l'Auror aux couteaux de cuisines émoussés qui servaient d'habitude de couverts, mais aussi de petites choses plus surprenantes comme sa bobine de ficelle, une paire de chaussettes, un poids qu'il avait trouvé dans la salle de sport de Linda, un pieu taillé à la hâte dans un barreau de chaise, quelques clous et punaises de tableau ainsi que toutes les boites d'allumettes qu'il avait pu dénicher et un grand saladier rempli d'eau. Il avait aussi posé très soigneusement en petite ligne toutes les armes à feu qu'il avait pu trouver, s'employant encore à les ouvrir une par une pour en retirer les balles qu'il avait posé droites sur la table comme autant de petits monolithes, déposant les armes vides juste à côté, le canon parallèle aux balles, avec une précision digne d'un elfe face à un sac de riz. Sans oublier sa baguette bien sûr, posée elle-aussi avec la même rigueur mais bien plus près de lui au bord de la table et perpendiculaire à tous les autres objets dangereux dont il aurait pu se servir. Les mains désormais légèrement tâchées de graisse, le maigrichon s'employait encore à décharger ses outils, jouant avec l'un des vieux revolvers d'Oswin de gestes quelque peu maladroit qui parvenaient tout de même à leur fin lorsqu'il perçu le britannique sortir de sa torpeur.

— Ah, enfin, railla-t-il le regard aussi vide que fixe avec un étrange sourire au visage, j'ai cru que tu n'allais pas te réveiller avant la nuit. Le maigrichon sourit un peu plus, s'amusant lui-même de ce que cela aurait été si son vieil ami était resté dans le cirage toute la semaine avant de reprendre aussitôt d'un ton un peu plus sérieux, posant sa dernière arme sur la table pour la troquer contre sa baguette. Bonjour Jon, bien dormi ?

Code par Melody  |  Gif : Gracepoint

_________________
If we keep pretending well
Perhaps others will be heroes in our name. Perhaps we will both be stories. And may those stories never end. by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t551-le-plus-beau-voyage-est-celui-qu-on-n-a-pas-encore-fait

avatar
APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 96
CREDITS : Myself
AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 5 Oct 2017 - 21:03



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


La soirée s'était peu à peu éternisée, passant bien trop vite au goût du bon vieux britannique qui pourtant ne se lassa ni de la belle héroïne en justaucorps ni même de ce cette écharpe bien trop longue que se trainait ce Docteur si prenant. Apparemment, vu comment Ludovic se montrait attentif, lui aussi avait quelque peu apprécié cet après-midi téléfilms comme Jon aimait les appeler. De quoi grignoter, des gâteaux, des couvertures, voilà la parfaite soirée ! Que demander de plus hein ?
Malgré tout, aussi investi qu'il pouvait être, le sorcier n'était pas un surhomme et ce besoin gênant bien que naturel qu'était celui de dormir revenait sans cesse le hanter. C'est pourquoi il dut bien un jour se résoudre à devoir aller se coucher, mais avouons le, plus que pour sa santé c'était sur celle de son meilleur ami qu'il veillait. Alors imaginez seulement le mal qu'il eut à le convaincre de ne serait-ce qu'il était l'heure d'aller se reposer un peu ! Jon avait bien eu l'habitude avec son fils des caprices et crises au coucher, mais en général il était toujours possible de dialoguer ou commercer avec lui : un chapitre de plus puis dodo, un dernier épisode et au lit, le dessert de son père s'il acceptait de fermer l'oeil... Mais avec Ludovic, c'était presque pire !
Quelle que fut la difficulté de cette épreuve, le Poufsouffle finit pourtant par s'en sortir et, enfin, pu aller se coucher avec plaisir il fallait bien le dire. Bien qu'il ait prit quelques affaires pour se changer et se mettre à l'aise, il n'eut pas vraiment le temps de se préparer qu'il tombait déjà comme une masse dans le lit, s'y endormant rapidement, sourire aux lèvres, avec cette impression d'avoir retrouvé une petite part de lui-même.
Il avait tant craint ne plus jamais revoir Ludovic, il avait déjà perdu tant de proches qu'il pensait bien que Ludovic avait rejoint cette longue liste... Lorsque sa famille il y a quelques années annonça son enterrement sans même avoir de corps à honorer, en lui demandant par la même occasion de venir témoigner. Discourir sur un cercueil vide... Quelle idée idiote. Pourtant il accepta, ayant encore du mal à encaisser l'information sur le moment. Mais lorsque vint le soir, alors là, toute la pression redescendit et il se souvint d'avoir maudit bien des noms et d'avoir pleuré de longues heures. C'était comme... Accepter sa mort. Mais il n'était pas mort, il ne pouvait pas l'être. Il en était certain.
Quand, quelques mois plus tôt, Linda l'avait contacté, lui annonçant de but en blanc que le français se trouvait dans les prisons du ministère, Jon avait tout simplement été abasourdi. Tout s'était tellement enchainé vite après... Le voir, là, perdu dans cette cellule, puis ici dans cet appartement même où il se trouvait présentement. Son regard fuyant, ces paroles qui avaient blessé Jon, son comportement fuyant... Il n'avait pas l'impression que cet homme était son Ludovic. Oh bien sûr, il avait l'habitude des changements, il connaissait Ludovic, ses départs précipités et ses retours inattendus. Entre temps il changeait encore et sans cesse, lui aussi sans doutes, mais là... C'était plus que du changement. Mais là... Là !
Il avait retrouvé son ami, celui qu'il connaissait et avec qui il avait grandit. Et maintenant qu'il était persuadé qu'au fond il restait toujours de celui qui l'avait fait grandir, il était prêt à faire la route à ses côtés et ce autant de fois qu'il le faudrait.

***

Jon s'était réveillé tranquillement et de plutôt bonne humeur malgré son engourdissement du à sa somnolence. Il resta un bon moment dans son lit, trainant avec délice dans les énormes lits trop confortable de l'Auror avant que ne vienne le réveiller sa raison et son sens du devoir. Après tout, il avait un ami à occuper aujourd'hui, mais surtout, une belle journée à passer en compagnie d'un homme qu'il n'avait que trop peu vu !
Un doux sourire aux lèvres, les yeux presque fermés tant ils étaient plissés, l'astronome s'étira longuement avant de se relever, se décidant enfin à commencer cette nouvelle journée sans avoir la moindre idée de l'heure qu'il était. En tous cas, si le noir de sa chambre ne l'aidait pas à savoir, son estomac capricieux lui lui donnait déjà une réponse plus précise : l'heure de manger. Doucement amusé bien qu'encore engourdit par le sommeil, il sortit de sa chambre le pas trainant en direction du salon.

Puis, un éclair rouge. Et le noir.

Un intense mal de crâne perfora les tempes de l'écrivain tandis qu'il reprenait lentement conscience, lui faisant froncer les sourcils et grincer des dents alors quand, dans un geste de réflexe, il tâcha de lever les bras pour se prendre la tête dans les mains. Impossible.
Quoi ?
Yeux toujours plissés sous la douleur, il les ouvrit pourtant de quelques millimètres à peine, la lumière l'aveuglant sans pitié en lui permettant à peine de comprendre qu'il était tout simplement... Entièrement encordé à une chaise.

- Que... Mais qu'est-ce que...

D'un geste un peu plus brusque, il tenta de se défaire de ses liens en sautant légèrement de la chaise, la soulevant quelque peu mais sans grand effet : il était vraiment attaché. Jon se forçait à ouvrir un peu plus les yeux pour distinguer les formes autour de lui quand une voix bien connue prit la parole à quelques centimètres de lui d'un tout presque guilleret.

- Ludovic ? lâcha le jaune et noir totalement confus. Bien d... Mais de quoi tu parles ? Qu'est-ce qu'il se passe ? C'est quoi tout ça ? Ludo ! Pourquoi je suis attaché ?!
Fiche codée par < NyxBanana >
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t614-plus-tard-je-serais

avatar
APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1371
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 5 Oct 2017 - 21:30



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

Petit à petit, presque trop lentement au gout du français, le britannique reprit conscience, devenant bientôt suffisamment alerte pour secouer sa chaise en tirant un sursaut de sourcil un peu inquiet à son ravisseur. Il n'aurait pas fallut qu'il tombe et se fasse mal aussi bêtement ou bien qu'il se brûle avec les cordes ou se torde les poignets. Non non, il avait besoin d'un Jon en grande forme, mais peut-être pas aussi grande que celle dont il fit preuve en le questionnant sur sa situation. Il paniquait, c'était normal, et, au moins, cette réaction avait tout d'encourageant pour la suite.

- Chut, chut chut chut, souffla-t-il donc doucement en mettant un index devant sa bouche comme pour reprendre un enfant ou calmer un animal inquiet. Tout va bien, tout va bien se passer, affirma-t-il sans avoir écouté le moindre mot.

Il resta ainsi quelques secondes, continuant à tapoter ses lèvres de son index en signe de silence et soufflant ce petit ordre doux de se taire. Il fallait qu'il l'eduque après tout, tout serait à refaire. Fermant les yeux un bref instant, l'échevelé se borna à ne pas répondre tant qu'il n'eût pas obtenu le silence qu'il escomptait, espérant ne pas avoir à élever la voix pour le faire ; ce ne fut qu'a ce moment là qu'il reprit la parole de ce même ton très calme et léger, presque enjoué.

- Il faut qu'on parle tous les deux, commença-t-il en baissant la main pour commencer à jouer distraitement avec un couteau. Seul à seul, tête à tête, poursuivit-il en mettant son arme sur la tranche et grattant les dents du métal de l'ongle. Mais je sais, je savais que tu ne voudrais pas m'écouter si je ne te faisais pas comprendre que je suis très sérieux, expliqua-t-il, triturant encore l'outil avant de le remettre à sa place pour croiser ses mains sur ses genoux et se pencher légèrement en avant. Tu vois, j'ai énormément réfléchi ces derniers jours, enfin... autant que j'ai pu, railla-t-il. J'ai réfléchi à propos de toi, de moi, de ma famille et tout ça, à propos de ma relation avec Linda et à propos de ce qui lui arriverait si je mourrais ou si quelqu'un me trouvait ici. Enfin, j'ai beaucoup réfléchi en somme et j'en suis arrivé à la conclusion toute simple que, tôt ou tard, vous finiriez tous par mourir... et pas de votre belle mort si tu vois ce que je veux dire, il se gratta la barbe une seconde avant de reprendre, presque gêné, comme s'il s'apprêtait à énoncer une vérité particulièrement dure à avaler. Parce que, soyons honnêtes, tu es un sang de bourbe, c'est pratiquement ton devoir de mourir. En tous cas, le jour où le seigneur des Ténèbres montera au pouvoir soit sûr que ses hommes de main se feront une joie de venir vous décimer toi et ta famille, s'égara-t-il quelque peu, parlant de tout cela comme de la plus parfaite évidence. Mais je ne crois pas vraiment en tout ça, affirma-t-il. Je penses que ce n'est pas de ta faute si tu es né comme tu es, tout comme ce n'est pas de ma faute si je suis né bâtard. Non, expliqua-t-il encore, là où tu as eut tord, c'est quand tu as épousé ta femme et, plus encore, quand tu as mis ton fils en danger en le faisant naître... dit-il cherchant ses mots sans en trouver de meilleur. Et bien, bâtard, par ta faute. Mais ne t'en fait pas, s'empressa-t-il d'ajouter, ce n'est pas grave, ça ne le serra que si tu laisse la situation comme cela. Parce que, tu comprends, tu as fais ton fils comme il est il faut bien t'en occuper, mais si tu reste de ton côté, surtout si tu fais parti de l'ordre, les mangemorts ne se poseront pas la question avant de te tuer et probablement lui aussi par la même occasion. Tu vois pourquoi c'est si sérieux ? demanda-t-il, attendant à peine la réponse. Je n'ai pas envie que tu meurs ou que Rory n'ait pas d'avenir parce que tu étais trop fier pour admettre ta nature, mais rassure-toi, affirma-t-il avec un sourire complice et une brève tape sur le genou attaché de Jon,  je vais remédier à ça.

Code par Melody  |  Gif : Gracepoint

_________________
If we keep pretending well
Perhaps others will be heroes in our name. Perhaps we will both be stories. And may those stories never end. by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t551-le-plus-beau-voyage-est-celui-qu-on-n-a-pas-encore-fait

avatar
APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 96
CREDITS : Myself
AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 5 Oct 2017 - 23:16



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


A peine Jon avait-il commencé à lancer ses questions, son ton paniqué tentant de garder un semblant de sang-froid plus ou moins vainement, que l'autre ne tarda pas à réagir. Soudain bien plus réveillé, le mutmag écarquilla les yeux d'une manière tout à fait spectaculaire lorsque l'autre lui intima de se taire d'un simple geste du doigt, mais pas même un "non non" mimé du doigt, même pas non, simplement en collant son index sur ses lèvres.
L'homme aurait facilement pu se débarrasser de ce doigt à vrai dire : le mordre, l'avaler, le lécher... Mais il fut tellement stupéfait qu'actuellement la seule chose sur laquelle son cerveau pouvait se concentrer était le n'importe quoi de cette situation.
Est-ce que Ludovic venait vraiment de lui dire "chut" sur le même ton que celui qu'on utilisait avec un enfant ?
Sa fierté piqué au vif, Jon ne réagit pourtant pas plus, paralysé non plus par le sort mais par sa propre incompréhension de la situation dans laquelle il se trouvait. Obligé de se tenir au silence, le brun ne se rebella pas lorsque le Serdaigle reprit la parole comme s'il allait là commencer une discussion tout à fait sérieuse... Mais ne pouvait-il pas le détacher avant ? Bouche bée, le né moldu n'interrompit pas l'autre mais plus ce dernier continuait plus le britannique avait du mal à en croire ses oreilles. Mourir ? Leur relation ? Mais où voulait-il en venir ?!
Les yeux rivés sur Ludovic sans pouvoir s'en détourner, le sorcier ne remarqua pas même la quantité d'armes impressionnante déposée sur la petite table qui pourtant n'était pas très loin de lui. Pendu aux lèvres de son interlocuteur, il essayait de trouver un sens à ses mots, une logique derrière tout ça, quelque chose de cohérent mais... Rien ne l'était. Et petit à petit, ses sourcils continuaient de se froncer alors que son regard lui se teintait d'une peur qui allait croissante.
Mais si Jon était jusque là totalement éberlué, c'est bien ce que le français dit ensuite qui le perdit totalement. Voldemort ? Sang de bourbe ? Destiné à mourir ?!

Comme s'il venait de se prendre une violente gifle, ou bien même comme s'il commençait réellement à vouloir fuir cet homme qu'il se mettait à craindre, l'écrivain se recula dans sa chaise, se collant le plus possible au dos de celle-ci tandis que l'envie de fuir et faire taire de telles horreurs grandissait rapidement en lui.

- Mais qu'est-ce que tu racontes...? souffla-t-il à peine, les yeux ronds, encore hébété. C'est quoi ces conneries encore ?! rajouta-t-il plus fort, la colère peignant bien vite ses traits. Mon fils un bâtard ?! Tu te fous de moi là ! Je ne te permets pas de traiter mon fils de bâtard !

Il cracha le mot tant ce dernier le dégoutait... Bâtard... Son fils ?!
La peur persistait encore, mais désormais c'était surtout la rage qui ressortait, la rage de voir sa famille traitée de la sorte, la rage d'entendre de telles absurdités, la rage de le voir si persuadé par ces dernières.

- La prise de pouvoir de Voldemort et des Mangemorts ? Tu parles sérieusement là ?! Mais écoute toi un peu bon sang qu'est-ce qu'il te prend ?! Il fit une pause, incrédule, souffle court en cherchant dans le regard de l'autre quelque lueur sensée qui aurait pu le guider. En vain. Personne ne va tuer personne, Rory et Emy vont et iront très bien et ces tarés n'arriveront jamais à plus que de flanquer la peur à tout le monde !

Comment en était-il arrivé à là ?
Si sa voix aboyait presque tant il s'emportait, son regard, lui, en demeurait clairement tremblant, incertain, terrorisé. Ca, ce n'était pas Ludovic. Quel que soit le point auquel on change, on ne passait jamais d'un extrême à l'autre.
Ludovic, le porte-parole même de la défense Mutmags à son époque, celui capable de défier n'importe quel dernière année juste pour l'avoir traité lui, Jon, de "sang de bourbe" dans un couloir... C'était lui ?

- "Sang de bourbe"... T'es vraiment sérieux là ? souffla bien plus faiblement le sorcier les yeux brillants. T'as l'impression que ça te ressemble ...?
Fiche codée par < NyxBanana >
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t614-plus-tard-je-serais

avatar
APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1371
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Sam 7 Oct 2017 - 20:46



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

A peine l'astronome avait-il reprit la parole que ses protestations tirèrent un sourire nerveux au français. Un petit quelque chose d'incontrôlable et de tendu, mais qui traça cette ligne familière de bonne humeur sur son visage, il s'en doutait oui, il savait comment il réagirait, mais cette ligne se tordit légèrement lorsque le père de famille lui ordonna de ne pas traiter son fils comme ça. Bon, d'accord, il avait peut-être fait preuve d'un certain manque de tac en employant ce mot, mais il ne savait pas tellement comment nommer les autres membres de son espèce autrement que comme les bâtards qu'ils étaient. Des sang-mêlés, c'était comme des croisements douteux entre un phénix et un rat, entre une étoile et un ver de terre, il était bien difficile de les traiter avec un autre nom que celui qu'il avait employé, mais peut-être que l'astronome trouverait, un jour.

Cependant, le britannique ne s'arrêta pas à ça, sans laisser l'occasion à son ravisseur d'en placer une, il continua à lui crier dessus, arguant à mi-mot qu'il était impossible que Voldemort prenne le pouvoir et que personne n'allait mourir ; à, ça. Ludovic secoua gentiment la tête à la négative, retrouvant un peu de ce sourire, cette fois plus bienveillant, celui de quelqu'un qui sait que vous ne comprendrez rien avant longtemps. Ce n'était pas grave, il s'occuperait de tout ça, s'arrangerait pour que Jon accepte enfin d'entendre la vérité. Aussi, lorsque le britannique s'arrêta enfin, soufflant à mi-voix une sorte de supplique ou d'espoir que tout ce qu'il venait de dire était faux, qu'il n'avait fait que rêver tous ses mots, la réponse de l'échevelé se fit-elle sans appel :

— Là n'est pas la question, ce que je viens de te dire ça ne vient pas de ce que je pense, c'est vrai, fit-il avant de se redresser pour s'appuyer contre la table, poursuivant tout aussi sérieusement sans plus chercher à fixer à l'aveugle l'anglais dans les yeux. Tu n'as aucune idée de ce dont ils sont capable, de leur force, de leur nombre... L'Ordre ne pourra rien faire contre eux, quant au ministère, il lâcha un bref rire étouffé, tu n'as pas envie de savoir ce que je pourrais te dire quant au ministère. C'est une question de temps, d'endurance. Peut-être que tu as raison, concéda-t-il avec un bref mouvement des sourcils, peut-être qu'ils n'arriveront à rien et que leur révolution s'arrêtera là où elle est, mais si tu te trompe... Cela aurait pu n'être rien si toi et Linda n'avaient pas fait les malins. Rejoindre l'Ordre, une promotion... énonça-t-il en roulant des yeux d'exaspération, qu'elle idée, fit-il encore avant de planter les yeux en direction de ceux du Pousfouffle presque sans hésiter. Ils ne vont plus te lâcher maintenant. Il vont vouloir faire de toi un exemple. Laisse faire les choses et dans quelques temps tu verra des Mangemorts traquer les membres de l'Ordre dans les rues pour les exécuter en public, et encore, ça ce sera pour ceux qui n'ont pas le sang trop sale ni trop pur. Linda, le jour où le ministère tombera, je sais qu'elle ne cédera pas, qu'elle ne voudra pas se rallier au lord et j'en connais qui seraient ravi de la violer, la tuer, lâcha-t-il avec un regard encore plus éteint sur ces deux derniers mots avant de continuer. Mais j'ai le temps pour elle, il y aura bien plusieurs mois avant que la situation ne devienne trop urgente, je finirais par la convaincre de laisser tomber. Pour l'instant c'est toi qui me préoccupe, expliqua-t-il, croisant de nouveau les mains. Ils savent qui tu es, que tu es mon ami, que je te connais et que tu connais l'Ordre sans doute. Ils n'ont pas de certitudes pour l'instant, mais il ne faudra pas longtemps avant qu'ils cherchent un nouveau moyen d'atteindre l'Ordre et, le jour où ils penseront à toi, j'ai peur qu'ils fassent bien pire que tuer ta femme et ton fils. Et toi... c'est pour ça qu'il faut qu'on parle, que tu comprenne ce que tu as fait quand tu es devenu époux et père. Tu les as mis en danger, toi seul. Peut-être que Emy le comprend maintenant, peut-être que c'est pour ça qu'elle t'en veut autant. Il faut que tu me fasse confiance. Si tu fais tout ce que je te dis, tout se passera bien, pour toi et pour ta famille et si jamais j'avais tord et que les mangemorts se retrouvaient mis en déroute, ne t'en fait pas, j'ai aussi prévu ça. Alors ? Tu veux bien m'écouter ou pas ?

Le brun attendit un instant une éventuelle réponse qui ne vint pas, se contentant de hocher brièvement la tête avant de se redresser sur sa chaise et de reprendre, très professionnel :

— Dans ce cas tu verra, c'est assez simple, je vais te confier aux mangemorts. Comme prisonnier d'abord, mais tu verra, il finirons par prendre soin de toi. Si tu travaille suffisamment bien, ils te considéreront peut-être même assez pour te donner quelques tâches un peu valorisantes, t'inclure dans certains projets. En tous cas je ferais en sorte que tu sois bien traité et que tout se passe bien. D'ici quelques temps, quelques années au pire, ils accepteront de prendre ton fils comme disciple, de lui assurer un avenir, ils pourront peut-être même t'aider un peu pour reconquérir Emmelyne. Il faudra seulement que tu fasse profile bas, que tu fasse tout ce qu'ils te diront sans te plaindre et que tu comprenne où est ta place. Je ne dis pas qu'ils oublieront que tu es un sang de bourbe, mais tu pourras te montrer suffisamment utile et serviable pour eux pour qu'ils abandonne l'idée de te tuer. Si tu reste sage et que tu fais ce que je te dis, si tu survis aussi, tu verra que tout ira pour le mieux et, même si tu meurs, je m'assurerais que Rory ne soit pas livré à lui-même, mais que les Mangemorts acceptent de le prendre comme disciple pour qu'il puisse avoir un bon avenir aux ordres du Lord.

Code par Melody  |  Gif : Gracepoint

_________________
If we keep pretending well
Perhaps others will be heroes in our name. Perhaps we will both be stories. And may those stories never end. by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t551-le-plus-beau-voyage-est-celui-qu-on-n-a-pas-encore-fait

avatar
APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 96
CREDITS : Myself
AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mar 10 Oct 2017 - 23:08



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


La réponse que lui accorda Ludovic sans la moindre hésitation ne fit que perdre un peu plus l'astronome dont la mine se fit encore plus déconfite qu'elle ne l'était déjà en sentant que le sol se dérobait petit à petit sous ses pieds. Mais quand bien même un sentiment d'horreur, de déception et de trahison colorait le coeur du britannique, il ne put s'empêcher de serrer la mâchoire, grinçant des dents le regard noir malgré son incrédulité quant à la réponse somme toutes très approximative de son "ami". Il ne lui répondait pas. Il évitait la question, il fuyait. Il savait comment Ludovic fuyait, et là, il le faisait et avec brio ! Pas une seule once de culpabilité, il devait se sentir protégé, mais le fait que cette absurdité soit "vraie" ou non ne lui disait pas si c'était ce que pensait intimement le français. Pourquoi s'esquiver ? Qu'avait-il à cacher ? A gagner de lui parler comme ça ?
Cela n'avait absolument aucun sens !
Mais loin de s'arrêter à là, Ludovic se mit en tête de continuer, parlant et parlant cette fois de la défaite supposément imminente de l'Ordre et du Ministère qui ne valaient rien face aux Mangemorts selon les dires du legilimen... Comme s'il savait tout, comme s'il se croyait tout permis. Il ne faisait que parier et il y avait des parieurs de tous côtés, certains avaient raison, d'autre avaient tord. Et Jon ne pouvait décidément pas lui céder ce point là. Alors, oui certes, il ne dit rien et n'interrompit pas l'homme. Il l'écouta même le visage sombre et le foudroyant du regard, car bien qu'il ne pouvait croire que le Ministère cèderait face à pareils monstres, il ne pariait pas de même pour l'Ordre et savait la menace qu'un fou avec une baguette représentait. Alors toute une armée...
Lorsque l'ancien Serdaigle maudit ses proches "d'avoir fait les malins", Jon serra les poings, se retenant de le frapper au visage en sachant pertinemment pourtant qu'il était fermement attaché. Faire les malins ? En temps de guerre ? Tout ce qu'ils avaient fait était vivre et tenter de retrouver cet imbécile qui venait l'insulter gratuitement et sans raison ! Si quelqu'un avait fait le malin c'était cet écervelé de Descremps plus qu'eux ! Aller se fourrer dans les affaires Mangemorts... Qui de sensé aurait seulement effleuré cette idée ?
Et si cette partie là indigna généreusement Jon pour qui cette situation commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs, la suite cette fois le refroidit visiblement pour une simple et bonne raison : il n'avait pas tord. Si les Mangemorts venaient à vouloir retrouver Ludovic, à vouloir toucher Linda, s'ils voulaient simplement se venger, il était en bonne position sur la liste. Mutmag, membre de l'Ordre, meilleur ami de leur prisonnier échappé et proche de la Directrice des Aurors... Et son fils ? Et sa famille ?

La peur anima le regard de l'homme qui pourtant ne dit rien, se forçant à garder une attitude droite, tête haute, digne. Il ne pouvait pas faiblir, pas lui donner raison... Mais ce danger là... Il n'y avait jamais songé.
Mais Emmeline n'avait rien à voir là dedans. Emmeline ne pouvait pas y avoir pensé, c'était trop vieux, trop récent à la fois, c'était tout autre chose ! Emmeline n'en avait rien, son fils non plus, et il n'était certainement pas coupable d'avoir épousé ou enfanté qui que ce soit !
Mais malgré ces mots qui tournaient désormais en boucle dans l'esprit torturé du britannique, il ne pouvait s'empêcher d'avoir cette vision, cette image, de Mangemorts débarquant à Poudlard, chez lui, chez sa femme, les emmenant à travers une pluie d'éclairs rouges et émeraudes alors que les cris résonnaient de partout. Et les yeux de l'homme s'humidifièrent encore un peu, se gorgeant de larmes alors que sa seule envie était présentement de courir pour prendre son fils et sa femme dans les bras et les emmener loin, loin d'ici.

Le silence qui suivit ramena difficilement mais sûrement l'attention de l'astronome sur son interlocuteur qui leva un regard rouge sur ce dernier, partagé entre confusion et supplication. Il paru pourtant se paralyser lorsque, plein de bonne volonté, Ludovic lui annonça presque joyeusement qu'il comptait le livrait aux Mangemorts comme l'on rendait un otage preuve de sa bonne foi. Bouche bée, yeux ronds, si le coeur du brun s'arrêta de battre une seconde ce ne fut que pour mieux repartir à la chamade cette fois, totalement paniqué face à l'attitude tout à fait sérieuse et posée de celui qui se disait son ami. Quelques années ? Rory ? Comme disciple au bout de ... Quelques années ?!

- Si je survis ? Si je meurs ?! Mais t'es totalement barge ma parole ! gronda Jon en se tendant de tout son possible en avant sur sa chaise. Personne ne touchera à Rory ! Tu m'entends ?! Personne ! Et encore moins pour en faire un de ces tarés : Comment tu peux seulement... Nom d'un chien, m*rde ! Ludo ! Jon grinça des dents en secouant rageusement sa chaise pour mieux s'approcher du français comme si cela l'aiderait à le convaincre. C'est quoi ces histoires hein ? Me conduire chez les Mangemorts ? Et puis quoi encore ! Mets ma tête sur une pique si tu désires tant me voir mort, ça sera plus rapide ! Et puis ces quoi ces expressions ? "Sang de bourbe"... Il secoua la tête. Mais c'est que t'y crois en plus à tes conneries ! Qu'est-ce qui te prends de penser soudainement à ça comme si c'était la fin du monde ? Ca t'éclate ? Ca te fais plaisir d'imaginer qu'on va tous finir dominés par des nazis en capes noires qui iraient violer nos femmes pour rire ?! Explique moi ! Vas-y ! D'où ça te vient cette foutue idée hein ? cracha-t-il. Le Lord ! Le Loooooooord ! railla-t-il en ridiculisant le surnom donné par ses disciples, son propre visage déformé par la rage. On dirait l'un d'entre eux tiens. Tu vas aussi me frapper si je l'appelle par son nom ? Il avisa l'autre, comme attendant une réponse d'un air un peu fou avant de souffler bassement : Voldemooort... Une seconde, il observa sa réaction. Oh non ! Et si je le traitait d'Hitler, de trouduc, tu me lancerait un Avada ?

Fiche codée par < NyxBanana >
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t614-plus-tard-je-serais

avatar
APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1371
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mer 11 Oct 2017 - 23:03



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

On avait beau faire des efforts, il y avait des choses qu'on ne pouvait pas cacher à un legilimen, fut-il aveugle. Le petit changement d'attention, soudain plus soutenue, la respiration accélérée qui transformait l'esprit, soudain plus affairé, en sapin de noël et les images furtives, d'autant plus présentes alors qu'on essayait de ne pas y penser ; il n'en fallait pas plus pour que le sorcier sache qu'il avait touché juste. Jon savait qu'il avait raison, inconsciemment peut-être, il savait qu'il avait bel et bien mis sa famille en danger. Le «pourquoi» le britannique n'en avait sans doute pas la véritable raison, mais son ravisseur trouvait là un bon levier pour lui faire comprendre ce qu'il en était. Il aurait dut y penser, Jon était un Poufsouffle, la protection de ses proches était bien ce qui comptait le plus pour lui et donc se trouvait être la meilleure approche pour lui faire entendre raison. Peut-être aurait-il dut insister sur ce point, lui envoyer certaines images pour le persuader de ce qui arriverait s'il s'obstinait à poursuivre dans cette voie sans se résoudre enfin à faire des efforts pour prendre soin des siens. Était-ce immoral de procéder ainsi ? De faire un peu avec son meilleur ami ce que les mangemorts lui avaient fait, à savoir repousser sa résistance jusqu'aux dernières limites, jusqu'au point de rupture de ses faiblesses. Peut-être l'etait-ce oui, mais il lui fallait bien aussi faire ce que son vieil ami avait toujours fait : les protéger, tous, même si cela devait être contre leur grès.

Toutefois, Ludovic n'eût clairement pas l'occasion de se prêter à ce jeu là, le britannique reprenant bientôt la parole sur un ton beaucoup plus agressif, l'accusant en vrac de folie et de tentative d'assassinat. Était-ce de la folie que de faire simplement preuve de bon sens ? Que de savoir admettre que certaines situations nécessitaient des solutions qu'on pouvait croire atroce mais qui n'en restaient pas moins nécessaires ? Non, Jon ne comprenait pas, rien de plus, raison pour laquelle le maigrichon ne parut pas le moins du monde troublé durant les premières secondes, à peine fronça-t-il les sourcils lorsqu'il se fit traiter de fou, n'y tenant pas réellement compte, mais heurté tout de même par l'insulte. Non, ce qui fit changer son attitude, outre le ton de plus en plus agressif du sang de bourbe, ce fut lorsque ce dernier l'accusa de prendre plaisir à tout ça, de croire en cette espèce de «fin du monde» comme il le disait, comme s'il avait pu seulement s'amuser de cette situation, la souhaiter, qu'est-ce qu'il en savait ? Comme s'il pouvait prendre plaisir à ce qu'il comptait faire, comme s'il avait pu prendre plaisir de tout ce qu'il avait eut à vivre, de ces blessures, de ces tortures, comme s'il souhaitait voir encore plus de sang et de morts dans les rues. C'était Jon qui ne s'entendait plus ! Mais le point de rupture, celui où Ludovic sentit son assurance s'étioler à toute vitesse, ce fut lorsque le britannique commença à parler du Lord, à s'en moquer d'une façon tout à fait horripilante qui fit se tendre l'infirme dans un réflexe profond et insoupçonné. Il ne devait pas faire ça, il ne devait pas parler du seigneur des Ténèbres comme ça. Cependant, tout cela n'était rien comparé à ce qui suivit, à ce moment où le père de famille poussa l'audace à prononcer le nom du grand mage noir, le faisant comme une bravade, comme s'il n'y avait derrière ça qu'une simple peur d'un fantôme et ce qu'il abordait autour, l'accusant d'être comme eux tous, comme les mangemorts, d'être de ceux qui frappent avant de parler, d'être de ceux qui se collaient fidèlement aux bottes de leur maitre... Jon n'avait même pas fini de parler que le français s'était déjà relevé, furieux, pour asséner un grand coup de poing dans la tête du britannique.

— La ferme ! Beugla-t-il, sentant déjà les larmes lui monter aux yeux, la ferme abrutis ! Répéta-t-il en armant de nouveau son bras, se retenant tout juste d'ajouter un nouveau coup de poing à ses paroles. Tu sais pas ce que tu fais pas vrai ? Grinça le maigrichon en s'approchant au plus près de son vieil ami, au point de se mettre presque à genoux devant lui alors qu'il lui avait saisi le col, tirant de toutes ses forces pour mettre son visage à sa hauteur. Tu ne sais pas hein, tu ne sais pas qu'il veut y mettre un tabou sur son nom, pas vrai ?! Tu ne sais même pas ce que c'est qu'un tabou sang de bourbe que tu es ! Prononce encore son nom, vociféra l'échevelé en plantant les ongles dans la peau du britannique pour lui tenir la mâchoire serrée. Prononce encore son nom, une seule fois, et tu le verra chez toi, tu le verra devant toi avec ses mangemorts, avec toute sa puissance et ses sorts et là, là, crois moi, ça sera la toute dernière chose que tu verra. Tu crois que ça m'amuse de faire ça ? demanda encore le français, prenant une voix beaucoup plus profonde et posée, serrant sa prise encore plus fort. Tu crois que ça m'a amusé de me faire... commença-t-il sans parvenir à le dire, de vivre ce que j'ai vécu. Tu crois que ça m'a amusé de faire ce que j'ai fait ?! Tu crois que ce que je fais, là maintenant, ça m'amuse peut-être, mais tu ne comprend pas. Tu ne comprends pas que ce que je fais là c'est pour toi, c'est pour vous, vous tous, pour vous sauver, vous aider, parce que le monde change, parce que la chute est inéluctable et qu'au moment où ça arrivera, les crétins comme toi qui croyaient qu'il suffisait de faire comme si pour empêcher ce qui devait arriver ce sont les premiers à tomber. Je le dis pour toi, je le fais pour toi, ne redis jamais ça, ordonna le brun en détachant avec soin chacune de ses syllabes.

Il resta ainsi une seconde, sentant sous ses ongles les sillons qu'il avait tracé dans la peau de Jon, avant de le relâcher et de se redresser, son assurance plus éventée qu'il n'y paraissait. Nerveusement, l'échevelé commença à faire quelques pas au hasard, se frottant le visage en cherchant à retrouver son calme alors que ses mains commençaient à trembler.

— Tu as peur, c'est normal. C'est même bien. Quand tu as peur, tu vie plus longtemps, ton corps fait ce qu'il peut pour vivre plus longtemps. Mais tu n'as pas de raison d'avoir peur, ça va bien se passer. Si tu coopère avec eux, ils ne penseront peut-être même pas à te blesser. Ce sont des gens plus civilisés qu'il n'y paraît, si tu accepte... de faire l'effort de comprendre, ils seront ravis de t'accueillir, ils ne te feront pas la moindre égratignure. Je n'ai fait que... prévoir, prévoir le pire et le meilleur. Je savais que tu ne voudrais pas faire cet effort là, de te mettre à leur place ou à la mienne, de voir les choses comme elles sont. Je ne peux pas t'en vouloir, j'ai fait pareil et beaucoup de personnes dehors feront la même chose, mais certaines leçons doivent être apprises ainsi, il y a certaines choses que tu ne peux pas comprendre avant d'avoir vécu le pire et d'en être revenu. Voit ça comme... la leçon d'un maitre d'école. Parfois le bâton est la meilleure solution pour corriger un enfant qui ne veut pas voir ses erreurs. Tu as peur, mais c'est normal. Tu verra, tu en rira après.

Se rasseyant à sa place, l'air déjà plus fatigué, l' infirme appuya son front contre ses doigts une seconde avant de reprendre, à nouveau calme.

— Quelqu'un devrait venir bientôt, un mangemort que je connais depuis longtemps. Quand il sera là, on partira avec lui et tu rejoindra l'armée du Lord. Si tu refuse, que tu t'obstine, alors tant pis, je te laisserai tranquille. Mais ne compte pas sur moi pour te laisser tomber comme ça. Et si tu ne veux pas être raisonnable ton fils et ta femme le seront peut-être et j'espère que le moment venu ton fils saura se montrer suffisamment fort pour convaincre les autres de t'épargner et te sauver là où tu refuse de faire quoi que ce soit pour lui.

Code par Melody  |  Gif : Gracepoint

_________________
If we keep pretending well
Perhaps others will be heroes in our name. Perhaps we will both be stories. And may those stories never end. by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t551-le-plus-beau-voyage-est-celui-qu-on-n-a-pas-encore-fait

avatar
APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 96
CREDITS : Myself
AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Dim 15 Oct 2017 - 23:18



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


Le poing du Français fusa sans même qu'il ne s'en rendre compte, coupant net Jon dans son discours qui se tût instantanément, hébété par cette soudaine réaction qu'il, pourtant, venait de prédire. Le souffle coupé, il n'entendit même pas Ludovic lui hurler de se la fermer tant il s'absenta, choqué, totalement imperméable au monde qui l'entourait. A la place, un sifflement strident perçait ses oreilles alors que son esprit n'arrivait pas à faire naitre ne serait-ce que l'ombre d'une pensée, trop occupé à essayer de saisir ce qu'il venait de se passer.
Est-ce que Ludovic venait vraiment de le frapper ?
Peu à peu, le sifflement s'affaiblit, se mêlant doucement aux paroles noyées de larmes de l'homme qui attira lentement un regard peu réactif de la part de l'astronome. Une figure abstraite qui parlait. Que disait-elle ? Qui était-elle ? Ces questions effleurèrent une seconde l'esprit de Jon avant que les réponses à ces dernières ne s'imposent d'elles-mêmes dans sa tête. C'était bien lui, Ludovic, qui le regardait avec haine à l'instant même alors qu'il ne le voyait même pas. Soudainement, l'autre s'approcha du Londonien qui fut brutalement saisit par le col ce qui lui fit écarquiller les yeux sous la surprise tout en le forçant à, enfin, prêter attention à ce qu'on lui disait. Un tabou ? Il fronça les sourcils, la nouvelle insulte qui suivit le touchant encore une fois droit au cœur sans que pourtant il ne réplique rien, le souffle rendu court par ce retournement de situation quelque peu brutal. Son cœur s'affolant de manière incontrôlable, ce fut encore pire lorsque l'autre lui saisit durement la mâchoire pour lui éviter de détourner le regard. Mais s'il y avait bien une chose que Jon ne pouvait faire actuellement, c'était bien détourner le regard. Les yeux exorbités plantés dans ceux de l'ancien Serdaigle, nerveux et brillants de panique, il avait les pupilles rivées sur ce regard fou et enragé que lui adressait l'autre, comme s'il ne le voyait plus, comme s'il ne l'avait jamais vu lui, Jon Lakenstridge, mais qu'il n'était plus que l'une de ces innombrables personnes qui avaient allumé la rage du Français. Mais le pire, c'était surtout cette main. Cette main qui le tenait à la gorge, cette main qui le menaçait, cette main qui le rappelait à de très mauvais souvenirs qui le faisaient se débattre, sauter sur sa chaise, tirer, pousser, arracher presque ses bras de ces liens qui le retenaient prisonnier de cette menace, de cette main qui d'une seconde à l'autre en viendrait à l'étouffer. Bientôt, des gémissements difficilement contrôlés échappèrent au britannique. Il ferma la bouche, grinça des dents, supplia intérieurement Dieu de faire cesser cette situation alors que des glapissements de peur remontaient dans sa gorge.  
Non. Non, il ne comprenait pas. Ou plutôt si, mais ce qui résultait de tout cela était une seule et unique chose : Ludovic était perdu.

Alors, il le lâcha, lui permettant enfin de reprendre son souffle tandis que la tête du Poufsouffle retombait mollement en avant. Jon ferma les yeux, prenant volontairement de plus lentes et profondes inspirations, la peur et l'anxiété toujours aussi présentes en lui qui assimilait encore difficilement ce qui venait de se passer.

- Je ne te suivrais pas dans ta folie. gronda Jon avec lassitude, les yeux humides et la voix éraillée. Et jamais ni Emmy ni Rory ne t'y suivront non plus.

Et sans jamais relever la tête vers l'autre, Jon fronça les sourcils, sentant rapidement l'émotion grimper en lui en serrant sa gorge et lui faisant monter les larmes aux yeux, et quand bien même il les retint aussi longtemps que possible, advint bien le moment où il craqua et où les larmes salées coulèrent en silence sur ses joues malgré toute la déception et la colère qui l'habitaient encore.


Fiche codée par < NyxBanana >
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t614-plus-tard-je-serais

avatar
APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1371
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Hier à 17:26



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

Ludovic eut bien un peu de mal à tenir sa prise alors que le britannique se débattait, mais, par chance pour lui, ce n'était pas sa main la plus faible qui tenait fermée la mâchoire de son vieil ami. Aussi n'eut-il pas à lâcher, ni même à réellement se soucier de ce qui se passait. Il ne se rendait pas compte de l'agitation qui prenait sa victime, il ne se rendait même pas tout à fait compte que Jon aurait pu se considérer comme une victime dans cette situation. Tout ce qu'il voyait, si l'on pouvait dire, c'était que l'homme ligoté à cette chaise avait proféré un mot qui aurait pu les mettre dans la situation inextricable qu'il cherchait à tout prix à éviter. Heureusement, mis à part le courroux du maigrichon, rien ne vint troubler l'air, pas de sort, pas de mangemort, pas d'attaque, pour le moment ils étaient encore tranquilles.

Laissant là sa prise, Ludovic se redressa bientôt, lâchant le britannique pour s'écarter de quelques pas, la respiration déjà plus sifflante alors que les paroles du britannique continuaient à lui secouer l'esprit. Qu'il ait pu croire qu'il avait seulement pris son pied à... mais l'astronome ne lui laissa pas davantage le temps de ruminer, lâchant quelques mots de plus que l'échevelé aurait tout à fait pu ne pas entendre s'ils n'avaient pas été si profondément catégoriques. Jamais, voilà, le mot était là. "Cela n'arrivera jamais", "jamais je ne rejoindrais les mangemorts", "jamais je ne me résoudrait à admettre que Voldemort ait raison et que je puisse avoir tord". N'importe lequel des bourreaux du seigneur des Ténèbres aurait vu là le point de départ des conversations sérieuses, mais le français, lui, n'avait pas vraiment retenu ce mot là.

— Folie ?
reprit-il, d'un ton doucement incrédule, comme on aurait pu l'employer en relevant là la plus inattendue des insultes. C'est ça que tu penses ? fit-il encore en se retournant pour faire face au britannique, le volume de sa voix montant d'un cran avant de s'enflammer tout à fait. C'est de la folie peut-être de vouloir te protéger ? C'est de la folie de vouloir faire de mon mieux pour que tu ne finisse pas raide mort en un claquement de doigt ?! C'est de la folie tout ça ? Hein ?! Pendant des années, gronda-t-il, vous m'avez traité d'inconscient, tous, de malade, de fou, de dégénéré, j'en passe et des meilleures. Pendant des années je suis passé pour le bouffon de service et je ne vous ai rien demandé ! Pour une fois, fit-il, appuyant ses mots d'un geste des doigts comme pour mettre les choses au clair, pour une toute petite fois dans ma vie, j'essaye enfin d'être quelqu'un de responsable, de faire ce pour quoi vous me croyez tous incapable. J'essaye de vous aider, de vous protéger, de faire ce qu'il faut pour qu'on soit tous en sécurité et toi, toi, tu me traite de fou ? s'étrangla le brun, une seconde, aussi incrédule que blessé. Je ne suis pas fou, c'est clair ?! hurla-t-il soudain, s'approchant de quelques pas instables et brutaux pour hurler une nouvelle fois, bien plus près de l'anglais. Je. ne. suis. pas. fou ! Je ne le suis pas. C'est clair ? Tu n'as aucune idée, mais alors aucune idée de ce par quoi je suis passé pour être là, alors je ne veux plus jamais, jamais, insista-t-il, t'entendre dire que je suis fou, c'est compris ? asséna-t-il en passant son poids d'un pied sur l'autre comme dans une danse d'impatience, hésitant à se taire avant que les mots ne finissent par sortir par eux-même. Linda, elle, affirma-t-il, Linda elle sait. Elle a une petite idée de ce que j'ai vu, de ce qu'il y a là, fit-il en tapant sa tempe de l'index comme s'il avait voulu y enfoncer un clou. Parce qu'elle l'a vu, parce que je lui ai montré, mais toi tu n'en a aucune idée ! Toi tu ne sais rien, toi... toi tu vois une loque. Tu me regarde et tu me plains, tu parle avec moi, tu joue avec moi, comme si j'étais un gamin, comme si j'étais un attardé qui a besoin de soins. Je ne suis pas malade, renchérit-il. Je ne suis pas fou, je n'ai pas besoin de ta pitié, je n'ai pas besoin que tu fasse comme si tout allait bien alors que je sais alors que je le vois dans ta tête, cracha le sorcier en désignant le visage de l'anglais de son index, que tu ne me fais pas confiance. C'est pour ça, c'est pour ça tu comprends, qu'il faut que je le fasse, que je te confie aux mangemorts. Si tu pouvais comprendre, si tu pouvais seulement faire l'effort de prendre conscience de ce qu'est le monde maintenant, peut-être que tout pourrait être comme avant, qu'on pourrait s'entendre comme avant et peut-être que là tu pourrais comprendre que c'est pas moi qui ait un problème.

S'arrêtant là, Ludovic déglutit un instant, se frottant le visage du bras avant de reprendre la parole, calmement.

— C'est normal d'avoir peur, mais tout ira bien, tu verra.

Code par Melody  |  Gif : Gracepoint

_________________
If we keep pretending well
Perhaps others will be heroes in our name. Perhaps we will both be stories. And may those stories never end. by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t551-le-plus-beau-voyage-est-celui-qu-on-n-a-pas-encore-fait

avatar
APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 96
CREDITS : Myself
AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Hier à 21:31



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


Contrairement à son aîné, Jon ne releva pas la tête lorsque ce dernier l'interpela, surpris par ce mot qu'il avait employé et que le britannique savait pertinemment déplacé. Il ne leva pas le regard, il ne bougea, il ne fit que déglutir et froncer un peu plus les sourcils comme pour ne pas entendre ce qui allait suivre. Il savait ce qu'il allait dire. Il savait ce qu'il avait dit lui même, ce n'était pas une surprise et oui, il était coupable. Et plus l'autre parlait, plus il sentait cette boule dans son ventre se former et lui peser. Il voulait le protéger, il voulait l'aider, mais si avant Ludovic s'y prenait déjà d'une manière fort maladroite, aujourd'hui c'était pire que tout. Sa logique tordue et déformée n'avait plus de sens que celle de voir les Mangemorts en tant que nouveaux puissants de Grande-Bretagne, comme s'il n'y avait que ça... Les Mages Noirs, le seigneur des Ténèbres, tout cela lui avait bien trop trotté dans l'esprit pour bien trop longtemps. Ludovic était passé à travers bien des épreuves et il était le premier à le reconnaître et le respecter pour cela... Mais aujourd'hui, quand bien même il aurait cru ne jamais pouvoir penser cela, Ludovic avait plié.
Mais ce qui fut réellement dur dans les mots que le français adressa à son ancien ami ce fut lorsqu'il dit tout haut qu'il avait conscience de la manière dont les gens le voyaient, le traitaient de fous, incluant tout naturellement Jon dans le lot... Et cela lui serra le coeur. Grinçant des dents sans pourtant en relever la tête ou même réagir autrement, lui ne l'avait pourtant jamais traité de la sorte. Il avait toujours fait attention à ne pas traiter le Serdaigle de fou, lui qui était déjà si seul à l'école, lui qui se sentait déjà si différent... Il n'y avait même jamais songé, pour lui, c'était même le parfait inverse. Mais combien de fois ne l'avait-il pas entendu ! Dans les couloirs, à douze ans, à trente-trois, Descremps le fou, l'original... Et combien de fois n'avait-il pas élevé la voix jusqu'à parfois en venir aux poings pour défendre l'autre sans qu'il ne le sache jamais !
Il avait été des premiers à être là pour lui et le serait resté encore longtemps, et croyez le que ces quelques mots qu'il avait soufflé lui avaient coûté cher, bien plus que quelques secondes de temps. Jamais..! Jamais il n'aurait aimé prononcer ces sons là, pas en face de Ludovic, pas pour lui... Et il regrettait, oh oui ! Qu'importe les cris de l'homme qui s'emportait face à lui, qu'importe ce qu'il lui disait présentement, il s'en voulait déjà bien assez, mais non seulement pour l'avoir traité de fou, mais aussi car il le pensait encore maintenant.
Il ne l'écoutait plus, retenant simplement des sanglots qui secouaient son buste irrégulièrement et dans un silence presque parfait, mais quand bien même on aurait pu l'entendre renifler en tendant l'oreille, les cris rageurs de l'autre couvraient sans mal ses propres maladresses. Mais il ne voulait pas écouter, il ne voulait pas entendre ni même répondre à tout cela. La seule chose qu'il voulait, c'était que le sorcier cesse ses histoires, que cette blague s'arrête le plus tôt possible ou, qu'au moins, il puisse retourner chez lui pour serrer sa famille, les seules personnes qu'il lui restait, dans ses bras.

- Assez... souffla-t-il, à peine audible, bien trop couvert par Ludovic qui continuait encore et encore. Je t'en prie...

Il plissa encore plus les yeux, étouffant ses émotions en vain alors que n'importe qui d'un peu attentif aurait aisément remarqué son état.
Mais, enfin, Ludovic se tut, terminant sur cette phrase qu'il avait déjà dite et redite comme s'il l'avait sagement apprise et se complaisait à la répéter... c'était absurde. Tout était absurde, comment seulement...

- Je n'ai jamais cru que tu étais fou... murmura à peine l'anglais d'une voix pleine d'émotions, la tête toujours basse sans se préoccuper que l'autre l'entendait ou non. Jamais...


Fiche codée par < NyxBanana >
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t614-plus-tard-je-serais

avatar
APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1371
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Hier à 22:54



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

— Foutaises.

La réponse était tombée comme un couperet, droite et sèche, sans même que le français ait vraiment à y réfléchir, mais, après tout, c'était bien le propre d'une dispute que de ne plus parvenir à réfléchir, de dire des choses sans queues ni têtes, des choses qui pesaient sur le coeur depuis des années et qu'on ne disait jamais parce qu'on savait pertinemment qu'au fond, les petits défauts ne valaient pas la peine d'être remarqués, jusqu'au jour où la colère nous faisait fouiller dans nos mémoires entachées de rancœur la moindre erreur, le moindre faux pas, qui aurait pu justifier qu'on veuille reprocher des choses à l'autre ; une implacable mécanique dont on apercevait tout juste le départ et dont la fin semblait toujours trop loin. Foutaises donc, c'était le mot, car quand bien même Jon aurait pu être un saint, jamais le français ne l'aurait cru.

— Je le sais, qu'est-ce que tu crois ? reprit l'échevelé d'un ton très calme et très froid. Je le vois. Je ne suis peut-être pas toujours bon pour deviner ce que vous pensez ou ce à quoi vous rêvez, mais je sais quand vous mentez, je sais quand vous croyez ou non en ce que vous dites. Vous croyez que je ne fais jamais attention quand vous le dites, qui le ferait de toute façon ? "T'es complétement malade", "Non mais t'es fou ou quoi ?"... récita-t-il. C'est seulement une façon de parler, mais je les ai compté moi, à chaque fois que vous l'avez dit. Je les ai tous entendu quand vous aviez peur, quand vous étiez surpris, quand vous étiez en colère contre moi ou que vous n'y faisiez pas attention. C'était pour rigoler pas vrai ? Qui s'en soucierait hein ? Mais moi je m'en fiche pas. Je le sais quand vous le dites, je sais quand vous vous le dites. Vous vous dites que je suis fou parfois, quand je parle sans m'arrêter, quand j'explique toutes ces choses qui vous font rêver. J'avais de la chance avant, parce que tout ça, tous ces "il est fou" c'était toujours suivit d'un mais, poursuivit-il sans se rendre compte que, peu à peu sa voix s'étiolait. "Il est fou oui, mais il a quelque chose qui fait que ce n'est pas vraiment de la folie, qui fait que c'est magique et qu'on a envie de croire ce qu'il dit". Je sais ce que vous pensiez de moi, et c'était comme si... chercha-t-il, j'étais plus que ça. Comme si à force ce mot là, il pouvait avoir moins de poids, être moins vrai. Je les entendais, tout le temps, mais je faisais semblant de ne pas y faire attention, parce que qui s'en préoccupe de savoir s'il est fou ou non ? Les gens normaux ils le font pas ça. Il faut être fou pour avoir peur de l'être. Je sais qu'il y avait... cette sorte de fascination pour ce que je disais parfois qui faisais que j'avais l'impression... d'être plus de choses que ce que j'étais, mais maintenant il n'y a plus rien. Maintenant vous n'écoutez plus vraiment ce que je dis, maintenant vous pensez à ce que j'étais avant, vous cherchez les différences, vous n'écoutez même plus ce que je pourrais vouloir vous dire et quand vous le faites, il y a seulement... quoi ? L'espoir que ce soit le signe que je suis comme avant. Je le suis pas, concéda-t-il, j'ai... ajouta-t-il aussitôt sans vraiment parvenir à trouver ses mots, j'ai changé d'avis c'est tout. J'ai changé d'opinion, ça se fait, ça arrive, et je sais que si vous me laissiez une chance, je pourrais vous montrer que cette idée là aussi elle a du bon, que cette idée aussi elle peut vous faire rêver, mais vous ne voulez même pas m'écouter. C'est comme si... comme si je me faisais concurrence à moi-même. Vous voulez que je sois comme avant alors vous ne m'écoutez même pas, vous me le rappelez tout le temps que je suis plus... que je suis plus que fou et dès que j'essaye, dès que je fais la moindre tentative pour être comme avant je vous entends... douter, avoir peur, comme si ce que je disais c'était une atrocité alors que non, non, c'est juste... la vérité. Comment tu veux que je vive là-dedans ? demanda-t-il, alignant plus soigneusement les yeux avec ceux de Jon. Comment tu veux que j'existe si vous ne me laissez même pas respirer ? Vous passez votre temps à faire comme si rien avait changé, à faire comme si j'étais malade ou à penser que j'ai des problèmes et vous finissez même par croire, parce que oui, oui tu l'as cru là ce que tu viens de dire, tu l'as cru ce mot et tu y crois encore ; vous finissez par croire que je suis fou. Comment tu veux que je fasse avec ça ? Comment tu veux que j'arrive à vous faire confiance si c'est pas moi mais une ombre que vous voulez ? Je suis pas plus fou que vous, je suis pas... anormal, j'ai pas muté. J'ai simplement... compris que je m'étais trompé, que j'avais fait une erreur, et vous m'en voulez de vouloir me corriger ? De vouloir avancer ? Je ne veux pas que tu me dises que je suis fou, je ne veux pas que tu me dises que tu ne me l'as jamais dis, parce que si, tu me l'as dis. Parce que t'y crois aussi, t'y a cru et tu y croira encore à l'avenir, je le sais. Parce que t'es humain et parce que tout le monde fini par le croire un jour. Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais que je n'en veux pas de ça, de cette... fausse amitié pour la forme. De cette fausse gentillesse alors que c'est pas moi qui vous intéresse. Moi aussi je veux que les choses soient comme avant, moi aussi je veux qu'on puisse se parler ensemble comme on le faisait avant, qu'on ait de nouveau cette complicité qu'on avait, mais je ne peux pas remonter le temps, je ne peux pas faire comme si je n'avait pas vu la vérité. J'ai bien compris que vous accepteriez jamais de me croire alors peut-être qu'il faut que je vous montre, peut-être qu'il faut que je vous emmène aussi à la vérité pour que vous la compreniez vous-même et que tout redevienne comme avant, mais vous n'avez pas confiance en moi. Vous avez peur de ça et c'est normal. C'est normal la peur. C'est la peur qui nous amène aux plus grandes découvertes, c'est elle qui fait qu'on comprend les choses les plus évidentes et les plus complexes. Alors je n'ai pas envie de vous faire souffrir, je n'ai pas envie que vous souffriez et que vous ayez peur, mais si c'est le seul moyen pour que vous compreniez enfin que tout ce que vous faites, toutes ces luttes là, ça ne sert à rien, alors oui, je le ferais. Je le ferais parce que je dois le faire, parce qu'il faut que je vous protège, quand bien même vous me prenez pour un fou. Je vous aime Jon, conclut-il, tout aussi calmement que pour le reste de son discours. Toi, Linda, mon père, ma mère, Rian... je vous aime. Et toi tu sais que quand ça arrive il faut tout faire pour protéger ceux qu'on aime, même si sur le moment ils ne comprennent pas pourquoi.

Code par Melody  |  Gif : Gracepoint

_________________
If we keep pretending well
Perhaps others will be heroes in our name. Perhaps we will both be stories. And may those stories never end. by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t551-le-plus-beau-voyage-est-celui-qu-on-n-a-pas-encore-fait

Fallen through the broken ice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Fallen Galaxy
» Happy B-Day Fallen !
» Earthquake Relief Where Haiti Wasn’t Broken
» I WALK THIS EMPTY STREET ON THE BOULEVARD OF BROKEN DREAMS - 20 JUILLET, 18H34
» « Boulevard of Broken Dreams »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
war of wands :: discovering london :: homes and apartments-