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Fallen through the broken ice

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Ludovic Descremps

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1431
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Fallen through the broken ice Dim 1 Oct 2017 - 22:12



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

Il avait fallut que Jon insiste un peu avant que Ludovic accepte d'aller se coucher ce soir là. Non pas qu'il n'avait pas sommeil, au contraire, ce devait bien être à cause de ses yeux fatigués qui se fermaient tout seuls et de son incapacité à tenir sa tête vraiment droite qui avaient convaincu le britannique de le mettre au lit, mais il n'avait pas réellement eut envie d'aller dormir. Il aurait préféré continuer à regarder encore et encore tous ces films que lui avaient apporté son vieil ami, à discuter avec lui de l'incroyable Wonder Woman, de cette étrange série britannique avec une boite bleue ou simplement débattre encore du bon goût indéniables de la cuisine française par rapport à la cuisine anglaise, mais non. Ils avaient beau avoir tenu particulièrement longtemps éveillé, ils durent bien se résoudre à aller se coucher, le maigrichon tenant, de plus, bien moins les veilles nocturnes que son vieil astronome préféré. Pourtant, si l'on dit que le sommeil est bénéfique pour la santé, cette fois, l'inverse aurait sans doute été bien plus bénéfique.

Il s'était endormi avec une certaine insouciance malgré une petite crainte tenace au fond du ventre, ne tardant pas à plonger dans le champ des rêves. Il n'aurait pas été bien capable de dire de quoi il rêva cette nuit-là, mais si les choses avaient d'abord bien commencées, ponctuées de tignasses brunes, elles tournèrent bien vite au cauchemar. Ce n'étaient que des impressions fugaces, des réminiscences de souvenirs frais qui tournèrent sans qu'il ne parvienne à comprendre comment, vers un malaise bien plus grand et une peur brutale qui le tira du sommeil.

Se réveillant en sursaut, haletant, l'échevelé resta un instant interdit dans le noir. Ne sachant pas exactement si ce qu'il avait vu en songes était réel ou non. Il avait beau savoir que ce n'était que le fruit de son esprit, il ne parvenait pas à empêcher cette angoisse sourde de lui nouer les entrailles. Il avait l'impression, non, la certitude que quelque chose n'allait pas, qu'il était arrivé quelque chose à Linda. Foutaises sans doutes. Ce n'était qu'un rêve, mais il eut beau chercher à s'en convaincre il ne parvenait pas à se calmer. Machinalement, fouillant les alentours à la recherche de la silhouette réconfortante de sa compagne, le maigrichon ne se crispa que davantage en ne sentant sous ses doigts que la froidure plate d'une place vide. C'était vrai qu'elle n'était plus là, qu'elle était partie loin, pour il ne savait où, mais bien assez loin pour qu'il ne parvienne plus le moins du monde à percevoir son esprit. Couvert de sueurs froides, le maigrichon se recroquevilla sur lui-même, assit parmi les draps, se frottant le visage des mains sans parvenir à se calmer. Et s'il avait raison ? S'il n'avait pas rêvé ?

N'y tenant plus, le français sortit du lit, se relevant bientôt pour commencer à déambuler à travers la maison, silhouette boiteuse dans la nuit. Ce n'était rien, rien qu'un cauchemar, mais cette idée le tarauda toute la soirée.


***
Ce furent les bruits de la rue qui tirèrent l'échevelé de ses ruminations. Dehors, le capharnaüm familier enflait à mesure que le soleil se levait. Une nouvelle journée commençait, paisible, bruyante, planté face à une fenêtre, le maigrichon presque livide, ses traits creusés et gonflés de fatigue, fixait le vide, sa baguette à la main. Il l'avait prise après un petit moment d'hésitation avant de se poster ainsi, devant la fenêtre, comme guettant quelque chose qu'il n'aurait pas été à même de voir venir. Nerveusement, ses doigts jouaient avec le bois piquant du morceau de sapin, pianotant sur la garde comme s'il ne savait pas vraiment ce qu'il aurait dut en faire. Il aurait dut aller à la porte peut-être, pour monter la garde, ou face à la cheminée, afin d'atteindre Linda, ou encore dehors, très loin, à la recherche du QG des Mangemorts auquel on l'avait arraché. Mais il restait là, immobile, face à cette fenêtre ouverte sur rien, attendant que quelque chose lui apporte enfin la réponse à ses problèmes. Et ce quelque chose, justement, ne tarda pas à se manifester dans le salon sous la forme d'une conscience tout juste éveillée.

A peine le sorcier avait-il sentit l'autre sortir du sommeil qu'il s'était animé, plus mécaniquement qu'un automate. Le britannique se levait, l'échevelé se faisait droit, le britannique tournait à gauche, le français tournait à droite... Il suivit ainsi ses gestes en miroir malgré la cloison et la porte qui les séparait, comme s'il avait voulu garder toujours la même distance entre eux ou le fuir, ne s'approchant enfin vers le britannique que lorsque ce dernier fit de même vers la porte résolument fermée.

Silencieux, Ludovic se tassa en douceur à côté de la porte, se fondant contre le mur par une habitude et un savoir-faire on ne pouvait plus remarquable tandis que l'anglais tentait d'ouvrir la porte récalcitrante. Il attendit encore, laissa tout son temps à l'autre homme pour parvenir enfin à faire bailler le battant, lui laissa encore tout son temps pour entrer à son tour dans la cuisine et même le laisser faire ses affaires ; le chercher ? Cuisiner ? Qu'en savait-il ? Tout ce qu'il savait, c'était qu'il avait commencé à relever sa main, toujours en douceur, ciblant à l'aveugle avec application la conscience affairée avant de tirer.

Le stupefix rompit l'air avec un fracas assourdissant qui secoua tout juste les paupières de celui qui l'avait lancé. Un coup de tonnerre, un choc, un corps inerte venait de s'étaler au sol, face contre terre. Ludovic relâcha le bras. Immobile, ses prunelles baissées vers le corps comme s'il cherchait à en considérer l'état malgré l'obscurité. Il était mort ? Non, sans doute pas. Vivant alors, puisqu'il ne pouvait pas en être autrement. Avançant toujours aussi lentement, le brun se rapprocha de sa victime, sa baguette toujours fermement serrée à la main. Qu'allait-il en faire maintenant ? Le tuer ? Pour de bon ? Faisant craquer ses articulations, le sac d'os s'accroupit au-dessus du corps, le saisissant au col avant d'essayer de le trainer vers l'arrière. Trop lourd. Il dut s'y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir à tirer l'astronome là où il le voulait, et dut s'escrimer bien plus encore pour parvenir à le hisser sur une chaise. Bien. Que faire maintenant ? De nombreuses secondes s'écoulèrent encore avant que le français ne cherche de quoi attacher son prisonnier, s'attardant un petit instant sur une bobine de fils trouvés dans un tiroir avant de faire apparaitre le nécessaire d'un coup de baguette. Le britannique bien attaché, il se redressa, semblant une nouvelle fois contempler son oeuvre avant de se retourner pour s'en aller vers le salon, ne s'étonnant qu'à peine de trouver la porte grande ouverte sur son passage. Bien, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.

***
Il fallait bien une heure au français pour mettre la main sur toute la panoplie d'armes cachées à travers la maison par Oswin ; une longue heure de silence, boitillements et efforts pénibles pour rassembler le tout sur la table de la cuisine. Il s'amusa ensuite une autre heure durant à tout ordoner et présenter soigneusement sur la surface plane. Tous les couteaux se trouvaient alignés au millimètre près, classés par taille et par tranchant passant des lames effilées soigneusement entretenues par l'Auror aux couteaux de cuisines émoussés qui servaient d'habitude de couverts, mais aussi de petites choses plus surprenantes comme sa bobine de ficelle, une paire de chaussettes, un poids qu'il avait trouvé dans la salle de sport de Linda, un pieu taillé à la hâte dans un barreau de chaise, quelques clous et punaises de tableau ainsi que toutes les boites d'allumettes qu'il avait pu dénicher et un grand saladier rempli d'eau. Il avait aussi posé très soigneusement en petite ligne toutes les armes à feu qu'il avait pu trouver, s'employant encore à les ouvrir une par une pour en retirer les balles qu'il avait posé droites sur la table comme autant de petits monolithes, déposant les armes vides juste à côté, le canon parallèle aux balles, avec une précision digne d'un elfe face à un sac de riz. Sans oublier sa baguette bien sûr, posée elle-aussi avec la même rigueur mais bien plus près de lui au bord de la table et perpendiculaire à tous les autres objets dangereux dont il aurait pu se servir. Les mains désormais légèrement tâchées de graisse, le maigrichon s'employait encore à décharger ses outils, jouant avec l'un des vieux revolvers d'Oswin de gestes quelque peu maladroit qui parvenaient tout de même à leur fin lorsqu'il perçu le britannique sortir de sa torpeur.

— Ah, enfin, railla-t-il le regard aussi vide que fixe avec un étrange sourire au visage, j'ai cru que tu n'allais pas te réveiller avant la nuit. Le maigrichon sourit un peu plus, s'amusant lui-même de ce que cela aurait été si son vieil ami était resté dans le cirage toute la semaine avant de reprendre aussitôt d'un ton un peu plus sérieux, posant sa dernière arme sur la table pour la troquer contre sa baguette. Bonjour Jon, bien dormi ?

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Jon Lakenstridge

APARECIUM : 03/04/2016
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PSEUDO : Jon Lakenstridge
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SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
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IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 5 Oct 2017 - 21:03



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


La soirée s'était peu à peu éternisée, passant bien trop vite au goût du bon vieux britannique qui pourtant ne se lassa ni de la belle héroïne en justaucorps ni même de ce cette écharpe bien trop longue que se trainait ce Docteur si prenant. Apparemment, vu comment Ludovic se montrait attentif, lui aussi avait quelque peu apprécié cet après-midi téléfilms comme Jon aimait les appeler. De quoi grignoter, des gâteaux, des couvertures, voilà la parfaite soirée ! Que demander de plus hein ?
Malgré tout, aussi investi qu'il pouvait être, le sorcier n'était pas un surhomme et ce besoin gênant bien que naturel qu'était celui de dormir revenait sans cesse le hanter. C'est pourquoi il dut bien un jour se résoudre à devoir aller se coucher, mais avouons le, plus que pour sa santé c'était sur celle de son meilleur ami qu'il veillait. Alors imaginez seulement le mal qu'il eut à le convaincre de ne serait-ce qu'il était l'heure d'aller se reposer un peu ! Jon avait bien eu l'habitude avec son fils des caprices et crises au coucher, mais en général il était toujours possible de dialoguer ou commercer avec lui : un chapitre de plus puis dodo, un dernier épisode et au lit, le dessert de son père s'il acceptait de fermer l'oeil... Mais avec Ludovic, c'était presque pire !
Quelle que fut la difficulté de cette épreuve, le Poufsouffle finit pourtant par s'en sortir et, enfin, pu aller se coucher avec plaisir il fallait bien le dire. Bien qu'il ait prit quelques affaires pour se changer et se mettre à l'aise, il n'eut pas vraiment le temps de se préparer qu'il tombait déjà comme une masse dans le lit, s'y endormant rapidement, sourire aux lèvres, avec cette impression d'avoir retrouvé une petite part de lui-même.
Il avait tant craint ne plus jamais revoir Ludovic, il avait déjà perdu tant de proches qu'il pensait bien que Ludovic avait rejoint cette longue liste... Lorsque sa famille il y a quelques années annonça son enterrement sans même avoir de corps à honorer, en lui demandant par la même occasion de venir témoigner. Discourir sur un cercueil vide... Quelle idée idiote. Pourtant il accepta, ayant encore du mal à encaisser l'information sur le moment. Mais lorsque vint le soir, alors là, toute la pression redescendit et il se souvint d'avoir maudit bien des noms et d'avoir pleuré de longues heures. C'était comme... Accepter sa mort. Mais il n'était pas mort, il ne pouvait pas l'être. Il en était certain.
Quand, quelques mois plus tôt, Linda l'avait contacté, lui annonçant de but en blanc que le français se trouvait dans les prisons du ministère, Jon avait tout simplement été abasourdi. Tout s'était tellement enchainé vite après... Le voir, là, perdu dans cette cellule, puis ici dans cet appartement même où il se trouvait présentement. Son regard fuyant, ces paroles qui avaient blessé Jon, son comportement fuyant... Il n'avait pas l'impression que cet homme était son Ludovic. Oh bien sûr, il avait l'habitude des changements, il connaissait Ludovic, ses départs précipités et ses retours inattendus. Entre temps il changeait encore et sans cesse, lui aussi sans doutes, mais là... C'était plus que du changement. Mais là... Là !
Il avait retrouvé son ami, celui qu'il connaissait et avec qui il avait grandit. Et maintenant qu'il était persuadé qu'au fond il restait toujours de celui qui l'avait fait grandir, il était prêt à faire la route à ses côtés et ce autant de fois qu'il le faudrait.

***

Jon s'était réveillé tranquillement et de plutôt bonne humeur malgré son engourdissement du à sa somnolence. Il resta un bon moment dans son lit, trainant avec délice dans les énormes lits trop confortable de l'Auror avant que ne vienne le réveiller sa raison et son sens du devoir. Après tout, il avait un ami à occuper aujourd'hui, mais surtout, une belle journée à passer en compagnie d'un homme qu'il n'avait que trop peu vu !
Un doux sourire aux lèvres, les yeux presque fermés tant ils étaient plissés, l'astronome s'étira longuement avant de se relever, se décidant enfin à commencer cette nouvelle journée sans avoir la moindre idée de l'heure qu'il était. En tous cas, si le noir de sa chambre ne l'aidait pas à savoir, son estomac capricieux lui lui donnait déjà une réponse plus précise : l'heure de manger. Doucement amusé bien qu'encore engourdit par le sommeil, il sortit de sa chambre le pas trainant en direction du salon.

Puis, un éclair rouge. Et le noir.

Un intense mal de crâne perfora les tempes de l'écrivain tandis qu'il reprenait lentement conscience, lui faisant froncer les sourcils et grincer des dents alors quand, dans un geste de réflexe, il tâcha de lever les bras pour se prendre la tête dans les mains. Impossible.
Quoi ?
Yeux toujours plissés sous la douleur, il les ouvrit pourtant de quelques millimètres à peine, la lumière l'aveuglant sans pitié en lui permettant à peine de comprendre qu'il était tout simplement... Entièrement encordé à une chaise.

- Que... Mais qu'est-ce que...

D'un geste un peu plus brusque, il tenta de se défaire de ses liens en sautant légèrement de la chaise, la soulevant quelque peu mais sans grand effet : il était vraiment attaché. Jon se forçait à ouvrir un peu plus les yeux pour distinguer les formes autour de lui quand une voix bien connue prit la parole à quelques centimètres de lui d'un tout presque guilleret.

- Ludovic ? lâcha le jaune et noir totalement confus. Bien d... Mais de quoi tu parles ? Qu'est-ce qu'il se passe ? C'est quoi tout ça ? Ludo ! Pourquoi je suis attaché ?!
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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 5 Oct 2017 - 21:30



Fallen through the broken ice
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16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

Petit à petit, presque trop lentement au gout du français, le britannique reprit conscience, devenant bientôt suffisamment alerte pour secouer sa chaise en tirant un sursaut de sourcil un peu inquiet à son ravisseur. Il n'aurait pas fallut qu'il tombe et se fasse mal aussi bêtement ou bien qu'il se brûle avec les cordes ou se torde les poignets. Non non, il avait besoin d'un Jon en grande forme, mais peut-être pas aussi grande que celle dont il fit preuve en le questionnant sur sa situation. Il paniquait, c'était normal, et, au moins, cette réaction avait tout d'encourageant pour la suite.

- Chut, chut chut chut, souffla-t-il donc doucement en mettant un index devant sa bouche comme pour reprendre un enfant ou calmer un animal inquiet. Tout va bien, tout va bien se passer, affirma-t-il sans avoir écouté le moindre mot.

Il resta ainsi quelques secondes, continuant à tapoter ses lèvres de son index en signe de silence et soufflant ce petit ordre doux de se taire. Il fallait qu'il l'eduque après tout, tout serait à refaire. Fermant les yeux un bref instant, l'échevelé se borna à ne pas répondre tant qu'il n'eût pas obtenu le silence qu'il escomptait, espérant ne pas avoir à élever la voix pour le faire ; ce ne fut qu'a ce moment là qu'il reprit la parole de ce même ton très calme et léger, presque enjoué.

- Il faut qu'on parle tous les deux, commença-t-il en baissant la main pour commencer à jouer distraitement avec un couteau. Seul à seul, tête à tête, poursuivit-il en mettant son arme sur la tranche et grattant les dents du métal de l'ongle. Mais je sais, je savais que tu ne voudrais pas m'écouter si je ne te faisais pas comprendre que je suis très sérieux, expliqua-t-il, triturant encore l'outil avant de le remettre à sa place pour croiser ses mains sur ses genoux et se pencher légèrement en avant. Tu vois, j'ai énormément réfléchi ces derniers jours, enfin... autant que j'ai pu, railla-t-il. J'ai réfléchi à propos de toi, de moi, de ma famille et tout ça, à propos de ma relation avec Linda et à propos de ce qui lui arriverait si je mourrais ou si quelqu'un me trouvait ici. Enfin, j'ai beaucoup réfléchi en somme et j'en suis arrivé à la conclusion toute simple que, tôt ou tard, vous finiriez tous par mourir... et pas de votre belle mort si tu vois ce que je veux dire, il se gratta la barbe une seconde avant de reprendre, presque gêné, comme s'il s'apprêtait à énoncer une vérité particulièrement dure à avaler. Parce que, soyons honnêtes, tu es un sang de bourbe, c'est pratiquement ton devoir de mourir. En tous cas, le jour où le seigneur des Ténèbres montera au pouvoir soit sûr que ses hommes de main se feront une joie de venir vous décimer toi et ta famille, s'égara-t-il quelque peu, parlant de tout cela comme de la plus parfaite évidence. Mais je ne crois pas vraiment en tout ça, affirma-t-il. Je penses que ce n'est pas de ta faute si tu es né comme tu es, tout comme ce n'est pas de ma faute si je suis né bâtard. Non, expliqua-t-il encore, là où tu as eut tord, c'est quand tu as épousé ta femme et, plus encore, quand tu as mis ton fils en danger en le faisant naître... dit-il cherchant ses mots sans en trouver de meilleur. Et bien, bâtard, par ta faute. Mais ne t'en fait pas, s'empressa-t-il d'ajouter, ce n'est pas grave, ça ne le serra que si tu laisse la situation comme cela. Parce que, tu comprends, tu as fais ton fils comme il est il faut bien t'en occuper, mais si tu reste de ton côté, surtout si tu fais parti de l'ordre, les mangemorts ne se poseront pas la question avant de te tuer et probablement lui aussi par la même occasion. Tu vois pourquoi c'est si sérieux ? demanda-t-il, attendant à peine la réponse. Je n'ai pas envie que tu meurs ou que Rory n'ait pas d'avenir parce que tu étais trop fier pour admettre ta nature, mais rassure-toi, affirma-t-il avec un sourire complice et une brève tape sur le genou attaché de Jon,  je vais remédier à ça.

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Jon Lakenstridge

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 5 Oct 2017 - 23:16



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


A peine Jon avait-il commencé à lancer ses questions, son ton paniqué tentant de garder un semblant de sang-froid plus ou moins vainement, que l'autre ne tarda pas à réagir. Soudain bien plus réveillé, le mutmag écarquilla les yeux d'une manière tout à fait spectaculaire lorsque l'autre lui intima de se taire d'un simple geste du doigt, mais pas même un "non non" mimé du doigt, même pas non, simplement en collant son index sur ses lèvres.
L'homme aurait facilement pu se débarrasser de ce doigt à vrai dire : le mordre, l'avaler, le lécher... Mais il fut tellement stupéfait qu'actuellement la seule chose sur laquelle son cerveau pouvait se concentrer était le n'importe quoi de cette situation.
Est-ce que Ludovic venait vraiment de lui dire "chut" sur le même ton que celui qu'on utilisait avec un enfant ?
Sa fierté piqué au vif, Jon ne réagit pourtant pas plus, paralysé non plus par le sort mais par sa propre incompréhension de la situation dans laquelle il se trouvait. Obligé de se tenir au silence, le brun ne se rebella pas lorsque le Serdaigle reprit la parole comme s'il allait là commencer une discussion tout à fait sérieuse... Mais ne pouvait-il pas le détacher avant ? Bouche bée, le né moldu n'interrompit pas l'autre mais plus ce dernier continuait plus le britannique avait du mal à en croire ses oreilles. Mourir ? Leur relation ? Mais où voulait-il en venir ?!
Les yeux rivés sur Ludovic sans pouvoir s'en détourner, le sorcier ne remarqua pas même la quantité d'armes impressionnante déposée sur la petite table qui pourtant n'était pas très loin de lui. Pendu aux lèvres de son interlocuteur, il essayait de trouver un sens à ses mots, une logique derrière tout ça, quelque chose de cohérent mais... Rien ne l'était. Et petit à petit, ses sourcils continuaient de se froncer alors que son regard lui se teintait d'une peur qui allait croissante.
Mais si Jon était jusque là totalement éberlué, c'est bien ce que le français dit ensuite qui le perdit totalement. Voldemort ? Sang de bourbe ? Destiné à mourir ?!

Comme s'il venait de se prendre une violente gifle, ou bien même comme s'il commençait réellement à vouloir fuir cet homme qu'il se mettait à craindre, l'écrivain se recula dans sa chaise, se collant le plus possible au dos de celle-ci tandis que l'envie de fuir et faire taire de telles horreurs grandissait rapidement en lui.

- Mais qu'est-ce que tu racontes...? souffla-t-il à peine, les yeux ronds, encore hébété. C'est quoi ces conneries encore ?! rajouta-t-il plus fort, la colère peignant bien vite ses traits. Mon fils un bâtard ?! Tu te fous de moi là ! Je ne te permets pas de traiter mon fils de bâtard !

Il cracha le mot tant ce dernier le dégoutait... Bâtard... Son fils ?!
La peur persistait encore, mais désormais c'était surtout la rage qui ressortait, la rage de voir sa famille traitée de la sorte, la rage d'entendre de telles absurdités, la rage de le voir si persuadé par ces dernières.

- La prise de pouvoir de Voldemort et des Mangemorts ? Tu parles sérieusement là ?! Mais écoute toi un peu bon sang qu'est-ce qu'il te prend ?! Il fit une pause, incrédule, souffle court en cherchant dans le regard de l'autre quelque lueur sensée qui aurait pu le guider. En vain. Personne ne va tuer personne, Rory et Emy vont et iront très bien et ces tarés n'arriveront jamais à plus que de flanquer la peur à tout le monde !

Comment en était-il arrivé à là ?
Si sa voix aboyait presque tant il s'emportait, son regard, lui, en demeurait clairement tremblant, incertain, terrorisé. Ca, ce n'était pas Ludovic. Quel que soit le point auquel on change, on ne passait jamais d'un extrême à l'autre.
Ludovic, le porte-parole même de la défense Mutmags à son époque, celui capable de défier n'importe quel dernière année juste pour l'avoir traité lui, Jon, de "sang de bourbe" dans un couloir... C'était lui ?

- "Sang de bourbe"... T'es vraiment sérieux là ? souffla bien plus faiblement le sorcier les yeux brillants. T'as l'impression que ça te ressemble ...?
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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Sam 7 Oct 2017 - 20:46



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 2 Février 1982

A peine l'astronome avait-il reprit la parole que ses protestations tirèrent un sourire nerveux au français. Un petit quelque chose d'incontrôlable et de tendu, mais qui traça cette ligne familière de bonne humeur sur son visage, il s'en doutait oui, il savait comment il réagirait, mais cette ligne se tordit légèrement lorsque le père de famille lui ordonna de ne pas traiter son fils comme ça. Bon, d'accord, il avait peut-être fait preuve d'un certain manque de tac en employant ce mot, mais il ne savait pas tellement comment nommer les autres membres de son espèce autrement que comme les bâtards qu'ils étaient. Des sang-mêlés, c'était comme des croisements douteux entre un phénix et un rat, entre une étoile et un ver de terre, il était bien difficile de les traiter avec un autre nom que celui qu'il avait employé, mais peut-être que l'astronome trouverait, un jour.

Cependant, le britannique ne s'arrêta pas à ça, sans laisser l'occasion à son ravisseur d'en placer une, il continua à lui crier dessus, arguant à mi-mot qu'il était impossible que Voldemort prenne le pouvoir et que personne n'allait mourir ; à, ça. Ludovic secoua gentiment la tête à la négative, retrouvant un peu de ce sourire, cette fois plus bienveillant, celui de quelqu'un qui sait que vous ne comprendrez rien avant longtemps. Ce n'était pas grave, il s'occuperait de tout ça, s'arrangerait pour que Jon accepte enfin d'entendre la vérité. Aussi, lorsque le britannique s'arrêta enfin, soufflant à mi-voix une sorte de supplique ou d'espoir que tout ce qu'il venait de dire était faux, qu'il n'avait fait que rêver tous ses mots, la réponse de l'échevelé se fit-elle sans appel :

— Là n'est pas la question, ce que je viens de te dire ça ne vient pas de ce que je pense, c'est vrai, fit-il avant de se redresser pour s'appuyer contre la table, poursuivant tout aussi sérieusement sans plus chercher à fixer à l'aveugle l'anglais dans les yeux. Tu n'as aucune idée de ce dont ils sont capable, de leur force, de leur nombre... L'Ordre ne pourra rien faire contre eux, quant au ministère, il lâcha un bref rire étouffé, tu n'as pas envie de savoir ce que je pourrais te dire quant au ministère. C'est une question de temps, d'endurance. Peut-être que tu as raison, concéda-t-il avec un bref mouvement des sourcils, peut-être qu'ils n'arriveront à rien et que leur révolution s'arrêtera là où elle est, mais si tu te trompe... Cela aurait pu n'être rien si toi et Linda n'avaient pas fait les malins. Rejoindre l'Ordre, une promotion... énonça-t-il en roulant des yeux d'exaspération, qu'elle idée, fit-il encore avant de planter les yeux en direction de ceux du Pousfouffle presque sans hésiter. Ils ne vont plus te lâcher maintenant. Il vont vouloir faire de toi un exemple. Laisse faire les choses et dans quelques temps tu verra des Mangemorts traquer les membres de l'Ordre dans les rues pour les exécuter en public, et encore, ça ce sera pour ceux qui n'ont pas le sang trop sale ni trop pur. Linda, le jour où le ministère tombera, je sais qu'elle ne cédera pas, qu'elle ne voudra pas se rallier au lord et j'en connais qui seraient ravi de la violer, la tuer, lâcha-t-il avec un regard encore plus éteint sur ces deux derniers mots avant de continuer. Mais j'ai le temps pour elle, il y aura bien plusieurs mois avant que la situation ne devienne trop urgente, je finirais par la convaincre de laisser tomber. Pour l'instant c'est toi qui me préoccupe, expliqua-t-il, croisant de nouveau les mains. Ils savent qui tu es, que tu es mon ami, que je te connais et que tu connais l'Ordre sans doute. Ils n'ont pas de certitudes pour l'instant, mais il ne faudra pas longtemps avant qu'ils cherchent un nouveau moyen d'atteindre l'Ordre et, le jour où ils penseront à toi, j'ai peur qu'ils fassent bien pire que tuer ta femme et ton fils. Et toi... c'est pour ça qu'il faut qu'on parle, que tu comprenne ce que tu as fait quand tu es devenu époux et père. Tu les as mis en danger, toi seul. Peut-être que Emy le comprend maintenant, peut-être que c'est pour ça qu'elle t'en veut autant. Il faut que tu me fasse confiance. Si tu fais tout ce que je te dis, tout se passera bien, pour toi et pour ta famille et si jamais j'avais tord et que les mangemorts se retrouvaient mis en déroute, ne t'en fait pas, j'ai aussi prévu ça. Alors ? Tu veux bien m'écouter ou pas ?

Le brun attendit un instant une éventuelle réponse qui ne vint pas, se contentant de hocher brièvement la tête avant de se redresser sur sa chaise et de reprendre, très professionnel :

— Dans ce cas tu verra, c'est assez simple, je vais te confier aux mangemorts. Comme prisonnier d'abord, mais tu verra, il finirons par prendre soin de toi. Si tu travaille suffisamment bien, ils te considéreront peut-être même assez pour te donner quelques tâches un peu valorisantes, t'inclure dans certains projets. En tous cas je ferais en sorte que tu sois bien traité et que tout se passe bien. D'ici quelques temps, quelques années au pire, ils accepteront de prendre ton fils comme disciple, de lui assurer un avenir, ils pourront peut-être même t'aider un peu pour reconquérir Emmelyne. Il faudra seulement que tu fasse profile bas, que tu fasse tout ce qu'ils te diront sans te plaindre et que tu comprenne où est ta place. Je ne dis pas qu'ils oublieront que tu es un sang de bourbe, mais tu pourras te montrer suffisamment utile et serviable pour eux pour qu'ils abandonne l'idée de te tuer. Si tu reste sage et que tu fais ce que je te dis, si tu survis aussi, tu verra que tout ira pour le mieux et, même si tu meurs, je m'assurerais que Rory ne soit pas livré à lui-même, mais que les Mangemorts acceptent de le prendre comme disciple pour qu'il puisse avoir un bon avenir aux ordres du Lord.

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Jon Lakenstridge

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mar 10 Oct 2017 - 23:08



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


La réponse que lui accorda Ludovic sans la moindre hésitation ne fit que perdre un peu plus l'astronome dont la mine se fit encore plus déconfite qu'elle ne l'était déjà en sentant que le sol se dérobait petit à petit sous ses pieds. Mais quand bien même un sentiment d'horreur, de déception et de trahison colorait le coeur du britannique, il ne put s'empêcher de serrer la mâchoire, grinçant des dents le regard noir malgré son incrédulité quant à la réponse somme toutes très approximative de son "ami". Il ne lui répondait pas. Il évitait la question, il fuyait. Il savait comment Ludovic fuyait, et là, il le faisait et avec brio ! Pas une seule once de culpabilité, il devait se sentir protégé, mais le fait que cette absurdité soit "vraie" ou non ne lui disait pas si c'était ce que pensait intimement le français. Pourquoi s'esquiver ? Qu'avait-il à cacher ? A gagner de lui parler comme ça ?
Cela n'avait absolument aucun sens !
Mais loin de s'arrêter à là, Ludovic se mit en tête de continuer, parlant et parlant cette fois de la défaite supposément imminente de l'Ordre et du Ministère qui ne valaient rien face aux Mangemorts selon les dires du legilimen... Comme s'il savait tout, comme s'il se croyait tout permis. Il ne faisait que parier et il y avait des parieurs de tous côtés, certains avaient raison, d'autre avaient tord. Et Jon ne pouvait décidément pas lui céder ce point là. Alors, oui certes, il ne dit rien et n'interrompit pas l'homme. Il l'écouta même le visage sombre et le foudroyant du regard, car bien qu'il ne pouvait croire que le Ministère cèderait face à pareils monstres, il ne pariait pas de même pour l'Ordre et savait la menace qu'un fou avec une baguette représentait. Alors toute une armée...
Lorsque l'ancien Serdaigle maudit ses proches "d'avoir fait les malins", Jon serra les poings, se retenant de le frapper au visage en sachant pertinemment pourtant qu'il était fermement attaché. Faire les malins ? En temps de guerre ? Tout ce qu'ils avaient fait était vivre et tenter de retrouver cet imbécile qui venait l'insulter gratuitement et sans raison ! Si quelqu'un avait fait le malin c'était cet écervelé de Descremps plus qu'eux ! Aller se fourrer dans les affaires Mangemorts... Qui de sensé aurait seulement effleuré cette idée ?
Et si cette partie là indigna généreusement Jon pour qui cette situation commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs, la suite cette fois le refroidit visiblement pour une simple et bonne raison : il n'avait pas tord. Si les Mangemorts venaient à vouloir retrouver Ludovic, à vouloir toucher Linda, s'ils voulaient simplement se venger, il était en bonne position sur la liste. Mutmag, membre de l'Ordre, meilleur ami de leur prisonnier échappé et proche de la Directrice des Aurors... Et son fils ? Et sa famille ?

La peur anima le regard de l'homme qui pourtant ne dit rien, se forçant à garder une attitude droite, tête haute, digne. Il ne pouvait pas faiblir, pas lui donner raison... Mais ce danger là... Il n'y avait jamais songé.
Mais Emmeline n'avait rien à voir là dedans. Emmeline ne pouvait pas y avoir pensé, c'était trop vieux, trop récent à la fois, c'était tout autre chose ! Emmeline n'en avait rien, son fils non plus, et il n'était certainement pas coupable d'avoir épousé ou enfanté qui que ce soit !
Mais malgré ces mots qui tournaient désormais en boucle dans l'esprit torturé du britannique, il ne pouvait s'empêcher d'avoir cette vision, cette image, de Mangemorts débarquant à Poudlard, chez lui, chez sa femme, les emmenant à travers une pluie d'éclairs rouges et émeraudes alors que les cris résonnaient de partout. Et les yeux de l'homme s'humidifièrent encore un peu, se gorgeant de larmes alors que sa seule envie était présentement de courir pour prendre son fils et sa femme dans les bras et les emmener loin, loin d'ici.

Le silence qui suivit ramena difficilement mais sûrement l'attention de l'astronome sur son interlocuteur qui leva un regard rouge sur ce dernier, partagé entre confusion et supplication. Il paru pourtant se paralyser lorsque, plein de bonne volonté, Ludovic lui annonça presque joyeusement qu'il comptait le livrait aux Mangemorts comme l'on rendait un otage preuve de sa bonne foi. Bouche bée, yeux ronds, si le coeur du brun s'arrêta de battre une seconde ce ne fut que pour mieux repartir à la chamade cette fois, totalement paniqué face à l'attitude tout à fait sérieuse et posée de celui qui se disait son ami. Quelques années ? Rory ? Comme disciple au bout de ... Quelques années ?!

- Si je survis ? Si je meurs ?! Mais t'es totalement barge ma parole ! gronda Jon en se tendant de tout son possible en avant sur sa chaise. Personne ne touchera à Rory ! Tu m'entends ?! Personne ! Et encore moins pour en faire un de ces tarés : Comment tu peux seulement... Nom d'un chien, m*rde ! Ludo ! Jon grinça des dents en secouant rageusement sa chaise pour mieux s'approcher du français comme si cela l'aiderait à le convaincre. C'est quoi ces histoires hein ? Me conduire chez les Mangemorts ? Et puis quoi encore ! Mets ma tête sur une pique si tu désires tant me voir mort, ça sera plus rapide ! Et puis ces quoi ces expressions ? "Sang de bourbe"... Il secoua la tête. Mais c'est que t'y crois en plus à tes conneries ! Qu'est-ce qui te prends de penser soudainement à ça comme si c'était la fin du monde ? Ca t'éclate ? Ca te fais plaisir d'imaginer qu'on va tous finir dominés par des nazis en capes noires qui iraient violer nos femmes pour rire ?! Explique moi ! Vas-y ! D'où ça te vient cette foutue idée hein ? cracha-t-il. Le Lord ! Le Loooooooord ! railla-t-il en ridiculisant le surnom donné par ses disciples, son propre visage déformé par la rage. On dirait l'un d'entre eux tiens. Tu vas aussi me frapper si je l'appelle par son nom ? Il avisa l'autre, comme attendant une réponse d'un air un peu fou avant de souffler bassement : Voldemooort... Une seconde, il observa sa réaction. Oh non ! Et si je le traitait d'Hitler, de trouduc, tu me lancerait un Avada ?

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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mer 11 Oct 2017 - 23:03



Fallen through the broken ice
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On avait beau faire des efforts, il y avait des choses qu'on ne pouvait pas cacher à un legilimen, fut-il aveugle. Le petit changement d'attention, soudain plus soutenue, la respiration accélérée qui transformait l'esprit, soudain plus affairé, en sapin de noël et les images furtives, d'autant plus présentes alors qu'on essayait de ne pas y penser ; il n'en fallait pas plus pour que le sorcier sache qu'il avait touché juste. Jon savait qu'il avait raison, inconsciemment peut-être, il savait qu'il avait bel et bien mis sa famille en danger. Le «pourquoi» le britannique n'en avait sans doute pas la véritable raison, mais son ravisseur trouvait là un bon levier pour lui faire comprendre ce qu'il en était. Il aurait dut y penser, Jon était un Poufsouffle, la protection de ses proches était bien ce qui comptait le plus pour lui et donc se trouvait être la meilleure approche pour lui faire entendre raison. Peut-être aurait-il dut insister sur ce point, lui envoyer certaines images pour le persuader de ce qui arriverait s'il s'obstinait à poursuivre dans cette voie sans se résoudre enfin à faire des efforts pour prendre soin des siens. Était-ce immoral de procéder ainsi ? De faire un peu avec son meilleur ami ce que les mangemorts lui avaient fait, à savoir repousser sa résistance jusqu'aux dernières limites, jusqu'au point de rupture de ses faiblesses. Peut-être l'etait-ce oui, mais il lui fallait bien aussi faire ce que son vieil ami avait toujours fait : les protéger, tous, même si cela devait être contre leur grès.

Toutefois, Ludovic n'eût clairement pas l'occasion de se prêter à ce jeu là, le britannique reprenant bientôt la parole sur un ton beaucoup plus agressif, l'accusant en vrac de folie et de tentative d'assassinat. Était-ce de la folie que de faire simplement preuve de bon sens ? Que de savoir admettre que certaines situations nécessitaient des solutions qu'on pouvait croire atroce mais qui n'en restaient pas moins nécessaires ? Non, Jon ne comprenait pas, rien de plus, raison pour laquelle le maigrichon ne parut pas le moins du monde troublé durant les premières secondes, à peine fronça-t-il les sourcils lorsqu'il se fit traiter de fou, n'y tenant pas réellement compte, mais heurté tout de même par l'insulte. Non, ce qui fit changer son attitude, outre le ton de plus en plus agressif du sang de bourbe, ce fut lorsque ce dernier l'accusa de prendre plaisir à tout ça, de croire en cette espèce de «fin du monde» comme il le disait, comme s'il avait pu seulement s'amuser de cette situation, la souhaiter, qu'est-ce qu'il en savait ? Comme s'il pouvait prendre plaisir à ce qu'il comptait faire, comme s'il avait pu prendre plaisir de tout ce qu'il avait eut à vivre, de ces blessures, de ces tortures, comme s'il souhaitait voir encore plus de sang et de morts dans les rues. C'était Jon qui ne s'entendait plus ! Mais le point de rupture, celui où Ludovic sentit son assurance s'étioler à toute vitesse, ce fut lorsque le britannique commença à parler du Lord, à s'en moquer d'une façon tout à fait horripilante qui fit se tendre l'infirme dans un réflexe profond et insoupçonné. Il ne devait pas faire ça, il ne devait pas parler du seigneur des Ténèbres comme ça. Cependant, tout cela n'était rien comparé à ce qui suivit, à ce moment où le père de famille poussa l'audace à prononcer le nom du grand mage noir, le faisant comme une bravade, comme s'il n'y avait derrière ça qu'une simple peur d'un fantôme et ce qu'il abordait autour, l'accusant d'être comme eux tous, comme les mangemorts, d'être de ceux qui frappent avant de parler, d'être de ceux qui se collaient fidèlement aux bottes de leur maitre... Jon n'avait même pas fini de parler que le français s'était déjà relevé, furieux, pour asséner un grand coup de poing dans la tête du britannique.

— La ferme ! Beugla-t-il, sentant déjà les larmes lui monter aux yeux, la ferme abrutis ! Répéta-t-il en armant de nouveau son bras, se retenant tout juste d'ajouter un nouveau coup de poing à ses paroles. Tu sais pas ce que tu fais pas vrai ? Grinça le maigrichon en s'approchant au plus près de son vieil ami, au point de se mettre presque à genoux devant lui alors qu'il lui avait saisi le col, tirant de toutes ses forces pour mettre son visage à sa hauteur. Tu ne sais pas hein, tu ne sais pas qu'il veut y mettre un tabou sur son nom, pas vrai ?! Tu ne sais même pas ce que c'est qu'un tabou sang de bourbe que tu es ! Prononce encore son nom, vociféra l'échevelé en plantant les ongles dans la peau du britannique pour lui tenir la mâchoire serrée. Prononce encore son nom, une seule fois, et tu le verra chez toi, tu le verra devant toi avec ses mangemorts, avec toute sa puissance et ses sorts et là, là, crois moi, ça sera la toute dernière chose que tu verra. Tu crois que ça m'amuse de faire ça ? demanda encore le français, prenant une voix beaucoup plus profonde et posée, serrant sa prise encore plus fort. Tu crois que ça m'a amusé de me faire... commença-t-il sans parvenir à le dire, de vivre ce que j'ai vécu. Tu crois que ça m'a amusé de faire ce que j'ai fait ?! Tu crois que ce que je fais, là maintenant, ça m'amuse peut-être, mais tu ne comprend pas. Tu ne comprends pas que ce que je fais là c'est pour toi, c'est pour vous, vous tous, pour vous sauver, vous aider, parce que le monde change, parce que la chute est inéluctable et qu'au moment où ça arrivera, les crétins comme toi qui croyaient qu'il suffisait de faire comme si pour empêcher ce qui devait arriver ce sont les premiers à tomber. Je le dis pour toi, je le fais pour toi, ne redis jamais ça, ordonna le brun en détachant avec soin chacune de ses syllabes.

Il resta ainsi une seconde, sentant sous ses ongles les sillons qu'il avait tracé dans la peau de Jon, avant de le relâcher et de se redresser, son assurance plus éventée qu'il n'y paraissait. Nerveusement, l'échevelé commença à faire quelques pas au hasard, se frottant le visage en cherchant à retrouver son calme alors que ses mains commençaient à trembler.

— Tu as peur, c'est normal. C'est même bien. Quand tu as peur, tu vie plus longtemps, ton corps fait ce qu'il peut pour vivre plus longtemps. Mais tu n'as pas de raison d'avoir peur, ça va bien se passer. Si tu coopère avec eux, ils ne penseront peut-être même pas à te blesser. Ce sont des gens plus civilisés qu'il n'y paraît, si tu accepte... de faire l'effort de comprendre, ils seront ravis de t'accueillir, ils ne te feront pas la moindre égratignure. Je n'ai fait que... prévoir, prévoir le pire et le meilleur. Je savais que tu ne voudrais pas faire cet effort là, de te mettre à leur place ou à la mienne, de voir les choses comme elles sont. Je ne peux pas t'en vouloir, j'ai fait pareil et beaucoup de personnes dehors feront la même chose, mais certaines leçons doivent être apprises ainsi, il y a certaines choses que tu ne peux pas comprendre avant d'avoir vécu le pire et d'en être revenu. Voit ça comme... la leçon d'un maitre d'école. Parfois le bâton est la meilleure solution pour corriger un enfant qui ne veut pas voir ses erreurs. Tu as peur, mais c'est normal. Tu verra, tu en rira après.

Se rasseyant à sa place, l'air déjà plus fatigué, l' infirme appuya son front contre ses doigts une seconde avant de reprendre, à nouveau calme.

— Quelqu'un devrait venir bientôt, un mangemort que je connais depuis longtemps. Quand il sera là, on partira avec lui et tu rejoindra l'armée du Lord. Si tu refuse, que tu t'obstine, alors tant pis, je te laisserai tranquille. Mais ne compte pas sur moi pour te laisser tomber comme ça. Et si tu ne veux pas être raisonnable ton fils et ta femme le seront peut-être et j'espère que le moment venu ton fils saura se montrer suffisamment fort pour convaincre les autres de t'épargner et te sauver là où tu refuse de faire quoi que ce soit pour lui.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Dim 15 Oct 2017 - 23:18



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


Le poing du Français fusa sans même qu'il ne s'en rendre compte, coupant net Jon dans son discours qui se tût instantanément, hébété par cette soudaine réaction qu'il, pourtant, venait de prédire. Le souffle coupé, il n'entendit même pas Ludovic lui hurler de se la fermer tant il s'absenta, choqué, totalement imperméable au monde qui l'entourait. A la place, un sifflement strident perçait ses oreilles alors que son esprit n'arrivait pas à faire naitre ne serait-ce que l'ombre d'une pensée, trop occupé à essayer de saisir ce qu'il venait de se passer.
Est-ce que Ludovic venait vraiment de le frapper ?
Peu à peu, le sifflement s'affaiblit, se mêlant doucement aux paroles noyées de larmes de l'homme qui attira lentement un regard peu réactif de la part de l'astronome. Une figure abstraite qui parlait. Que disait-elle ? Qui était-elle ? Ces questions effleurèrent une seconde l'esprit de Jon avant que les réponses à ces dernières ne s'imposent d'elles-mêmes dans sa tête. C'était bien lui, Ludovic, qui le regardait avec haine à l'instant même alors qu'il ne le voyait même pas. Soudainement, l'autre s'approcha du Londonien qui fut brutalement saisit par le col ce qui lui fit écarquiller les yeux sous la surprise tout en le forçant à, enfin, prêter attention à ce qu'on lui disait. Un tabou ? Il fronça les sourcils, la nouvelle insulte qui suivit le touchant encore une fois droit au cœur sans que pourtant il ne réplique rien, le souffle rendu court par ce retournement de situation quelque peu brutal. Son cœur s'affolant de manière incontrôlable, ce fut encore pire lorsque l'autre lui saisit durement la mâchoire pour lui éviter de détourner le regard. Mais s'il y avait bien une chose que Jon ne pouvait faire actuellement, c'était bien détourner le regard. Les yeux exorbités plantés dans ceux de l'ancien Serdaigle, nerveux et brillants de panique, il avait les pupilles rivées sur ce regard fou et enragé que lui adressait l'autre, comme s'il ne le voyait plus, comme s'il ne l'avait jamais vu lui, Jon Lakenstridge, mais qu'il n'était plus que l'une de ces innombrables personnes qui avaient allumé la rage du Français. Mais le pire, c'était surtout cette main. Cette main qui le tenait à la gorge, cette main qui le menaçait, cette main qui le rappelait à de très mauvais souvenirs qui le faisaient se débattre, sauter sur sa chaise, tirer, pousser, arracher presque ses bras de ces liens qui le retenaient prisonnier de cette menace, de cette main qui d'une seconde à l'autre en viendrait à l'étouffer. Bientôt, des gémissements difficilement contrôlés échappèrent au britannique. Il ferma la bouche, grinça des dents, supplia intérieurement Dieu de faire cesser cette situation alors que des glapissements de peur remontaient dans sa gorge.  
Non. Non, il ne comprenait pas. Ou plutôt si, mais ce qui résultait de tout cela était une seule et unique chose : Ludovic était perdu.

Alors, il le lâcha, lui permettant enfin de reprendre son souffle tandis que la tête du Poufsouffle retombait mollement en avant. Jon ferma les yeux, prenant volontairement de plus lentes et profondes inspirations, la peur et l'anxiété toujours aussi présentes en lui qui assimilait encore difficilement ce qui venait de se passer.

- Je ne te suivrais pas dans ta folie. gronda Jon avec lassitude, les yeux humides et la voix éraillée. Et jamais ni Emmy ni Rory ne t'y suivront non plus.

Et sans jamais relever la tête vers l'autre, Jon fronça les sourcils, sentant rapidement l'émotion grimper en lui en serrant sa gorge et lui faisant monter les larmes aux yeux, et quand bien même il les retint aussi longtemps que possible, advint bien le moment où il craqua et où les larmes salées coulèrent en silence sur ses joues malgré toute la déception et la colère qui l'habitaient encore.


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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mar 17 Oct 2017 - 17:26



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Ludovic eut bien un peu de mal à tenir sa prise alors que le britannique se débattait, mais, par chance pour lui, ce n'était pas sa main la plus faible qui tenait fermée la mâchoire de son vieil ami. Aussi n'eut-il pas à lâcher, ni même à réellement se soucier de ce qui se passait. Il ne se rendait pas compte de l'agitation qui prenait sa victime, il ne se rendait même pas tout à fait compte que Jon aurait pu se considérer comme une victime dans cette situation. Tout ce qu'il voyait, si l'on pouvait dire, c'était que l'homme ligoté à cette chaise avait proféré un mot qui aurait pu les mettre dans la situation inextricable qu'il cherchait à tout prix à éviter. Heureusement, mis à part le courroux du maigrichon, rien ne vint troubler l'air, pas de sort, pas de mangemort, pas d'attaque, pour le moment ils étaient encore tranquilles.

Laissant là sa prise, Ludovic se redressa bientôt, lâchant le britannique pour s'écarter de quelques pas, la respiration déjà plus sifflante alors que les paroles du britannique continuaient à lui secouer l'esprit. Qu'il ait pu croire qu'il avait seulement pris son pied à... mais l'astronome ne lui laissa pas davantage le temps de ruminer, lâchant quelques mots de plus que l'échevelé aurait tout à fait pu ne pas entendre s'ils n'avaient pas été si profondément catégoriques. Jamais, voilà, le mot était là. "Cela n'arrivera jamais", "jamais je ne rejoindrais les mangemorts", "jamais je ne me résoudrait à admettre que Voldemort ait raison et que je puisse avoir tord". N'importe lequel des bourreaux du seigneur des Ténèbres aurait vu là le point de départ des conversations sérieuses, mais le français, lui, n'avait pas vraiment retenu ce mot là.

— Folie ?
reprit-il, d'un ton doucement incrédule, comme on aurait pu l'employer en relevant là la plus inattendue des insultes. C'est ça que tu penses ? fit-il encore en se retournant pour faire face au britannique, le volume de sa voix montant d'un cran avant de s'enflammer tout à fait. C'est de la folie peut-être de vouloir te protéger ? C'est de la folie de vouloir faire de mon mieux pour que tu ne finisse pas raide mort en un claquement de doigt ?! C'est de la folie tout ça ? Hein ?! Pendant des années, gronda-t-il, vous m'avez traité d'inconscient, tous, de malade, de fou, de dégénéré, j'en passe et des meilleures. Pendant des années je suis passé pour le bouffon de service et je ne vous ai rien demandé ! Pour une fois, fit-il, appuyant ses mots d'un geste des doigts comme pour mettre les choses au clair, pour une toute petite fois dans ma vie, j'essaye enfin d'être quelqu'un de responsable, de faire ce pour quoi vous me croyez tous incapable. J'essaye de vous aider, de vous protéger, de faire ce qu'il faut pour qu'on soit tous en sécurité et toi, toi, tu me traite de fou ? s'étrangla le brun, une seconde, aussi incrédule que blessé. Je ne suis pas fou, c'est clair ?! hurla-t-il soudain, s'approchant de quelques pas instables et brutaux pour hurler une nouvelle fois, bien plus près de l'anglais. Je. ne. suis. pas. fou ! Je ne le suis pas. C'est clair ? Tu n'as aucune idée, mais alors aucune idée de ce par quoi je suis passé pour être là, alors je ne veux plus jamais, jamais, insista-t-il, t'entendre dire que je suis fou, c'est compris ? asséna-t-il en passant son poids d'un pied sur l'autre comme dans une danse d'impatience, hésitant à se taire avant que les mots ne finissent par sortir par eux-même. Linda, elle, affirma-t-il, Linda elle sait. Elle a une petite idée de ce que j'ai vu, de ce qu'il y a là, fit-il en tapant sa tempe de l'index comme s'il avait voulu y enfoncer un clou. Parce qu'elle l'a vu, parce que je lui ai montré, mais toi tu n'en a aucune idée ! Toi tu ne sais rien, toi... toi tu vois une loque. Tu me regarde et tu me plains, tu parle avec moi, tu joue avec moi, comme si j'étais un gamin, comme si j'étais un attardé qui a besoin de soins. Je ne suis pas malade, renchérit-il. Je ne suis pas fou, je n'ai pas besoin de ta pitié, je n'ai pas besoin que tu fasse comme si tout allait bien alors que je sais alors que je le vois dans ta tête, cracha le sorcier en désignant le visage de l'anglais de son index, que tu ne me fais pas confiance. C'est pour ça, c'est pour ça tu comprends, qu'il faut que je le fasse, que je te confie aux mangemorts. Si tu pouvais comprendre, si tu pouvais seulement faire l'effort de prendre conscience de ce qu'est le monde maintenant, peut-être que tout pourrait être comme avant, qu'on pourrait s'entendre comme avant et peut-être que là tu pourrais comprendre que c'est pas moi qui ait un problème.

S'arrêtant là, Ludovic déglutit un instant, se frottant le visage du bras avant de reprendre la parole, calmement.

— C'est normal d'avoir peur, mais tout ira bien, tu verra.

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Jon Lakenstridge

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mar 17 Oct 2017 - 21:31



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


Contrairement à son aîné, Jon ne releva pas la tête lorsque ce dernier l'interpela, surpris par ce mot qu'il avait employé et que le britannique savait pertinemment déplacé. Il ne leva pas le regard, il ne bougea, il ne fit que déglutir et froncer un peu plus les sourcils comme pour ne pas entendre ce qui allait suivre. Il savait ce qu'il allait dire. Il savait ce qu'il avait dit lui même, ce n'était pas une surprise et oui, il était coupable. Et plus l'autre parlait, plus il sentait cette boule dans son ventre se former et lui peser. Il voulait le protéger, il voulait l'aider, mais si avant Ludovic s'y prenait déjà d'une manière fort maladroite, aujourd'hui c'était pire que tout. Sa logique tordue et déformée n'avait plus de sens que celle de voir les Mangemorts en tant que nouveaux puissants de Grande-Bretagne, comme s'il n'y avait que ça... Les Mages Noirs, le seigneur des Ténèbres, tout cela lui avait bien trop trotté dans l'esprit pour bien trop longtemps. Ludovic était passé à travers bien des épreuves et il était le premier à le reconnaître et le respecter pour cela... Mais aujourd'hui, quand bien même il aurait cru ne jamais pouvoir penser cela, Ludovic avait plié.
Mais ce qui fut réellement dur dans les mots que le français adressa à son ancien ami ce fut lorsqu'il dit tout haut qu'il avait conscience de la manière dont les gens le voyaient, le traitaient de fous, incluant tout naturellement Jon dans le lot... Et cela lui serra le coeur. Grinçant des dents sans pourtant en relever la tête ou même réagir autrement, lui ne l'avait pourtant jamais traité de la sorte. Il avait toujours fait attention à ne pas traiter le Serdaigle de fou, lui qui était déjà si seul à l'école, lui qui se sentait déjà si différent... Il n'y avait même jamais songé, pour lui, c'était même le parfait inverse. Mais combien de fois ne l'avait-il pas entendu ! Dans les couloirs, à douze ans, à trente-trois, Descremps le fou, l'original... Et combien de fois n'avait-il pas élevé la voix jusqu'à parfois en venir aux poings pour défendre l'autre sans qu'il ne le sache jamais !
Il avait été des premiers à être là pour lui et le serait resté encore longtemps, et croyez le que ces quelques mots qu'il avait soufflé lui avaient coûté cher, bien plus que quelques secondes de temps. Jamais..! Jamais il n'aurait aimé prononcer ces sons là, pas en face de Ludovic, pas pour lui... Et il regrettait, oh oui ! Qu'importe les cris de l'homme qui s'emportait face à lui, qu'importe ce qu'il lui disait présentement, il s'en voulait déjà bien assez, mais non seulement pour l'avoir traité de fou, mais aussi car il le pensait encore maintenant.
Il ne l'écoutait plus, retenant simplement des sanglots qui secouaient son buste irrégulièrement et dans un silence presque parfait, mais quand bien même on aurait pu l'entendre renifler en tendant l'oreille, les cris rageurs de l'autre couvraient sans mal ses propres maladresses. Mais il ne voulait pas écouter, il ne voulait pas entendre ni même répondre à tout cela. La seule chose qu'il voulait, c'était que le sorcier cesse ses histoires, que cette blague s'arrête le plus tôt possible ou, qu'au moins, il puisse retourner chez lui pour serrer sa famille, les seules personnes qu'il lui restait, dans ses bras.

- Assez... souffla-t-il, à peine audible, bien trop couvert par Ludovic qui continuait encore et encore. Je t'en prie...

Il plissa encore plus les yeux, étouffant ses émotions en vain alors que n'importe qui d'un peu attentif aurait aisément remarqué son état.
Mais, enfin, Ludovic se tut, terminant sur cette phrase qu'il avait déjà dite et redite comme s'il l'avait sagement apprise et se complaisait à la répéter... c'était absurde. Tout était absurde, comment seulement...

- Je n'ai jamais cru que tu étais fou... murmura à peine l'anglais d'une voix pleine d'émotions, la tête toujours basse sans se préoccuper que l'autre l'entendait ou non. Jamais...


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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mar 17 Oct 2017 - 22:54



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
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— Foutaises.

La réponse était tombée comme un couperet, droite et sèche, sans même que le français ait vraiment à y réfléchir, mais, après tout, c'était bien le propre d'une dispute que de ne plus parvenir à réfléchir, de dire des choses sans queues ni têtes, des choses qui pesaient sur le coeur depuis des années et qu'on ne disait jamais parce qu'on savait pertinemment qu'au fond, les petits défauts ne valaient pas la peine d'être remarqués, jusqu'au jour où la colère nous faisait fouiller dans nos mémoires entachées de rancœur la moindre erreur, le moindre faux pas, qui aurait pu justifier qu'on veuille reprocher des choses à l'autre ; une implacable mécanique dont on apercevait tout juste le départ et dont la fin semblait toujours trop loin. Foutaises donc, c'était le mot, car quand bien même Jon aurait pu être un saint, jamais le français ne l'aurait cru.

— Je le sais, qu'est-ce que tu crois ? reprit l'échevelé d'un ton très calme et très froid. Je le vois. Je ne suis peut-être pas toujours bon pour deviner ce que vous pensez ou ce à quoi vous rêvez, mais je sais quand vous mentez, je sais quand vous croyez ou non en ce que vous dites. Vous croyez que je ne fais jamais attention quand vous le dites, qui le ferait de toute façon ? "T'es complétement malade", "Non mais t'es fou ou quoi ?"... récita-t-il. C'est seulement une façon de parler, mais je les ai compté moi, à chaque fois que vous l'avez dit. Je les ai tous entendu quand vous aviez peur, quand vous étiez surpris, quand vous étiez en colère contre moi ou que vous n'y faisiez pas attention. C'était pour rigoler pas vrai ? Qui s'en soucierait hein ? Mais moi je m'en fiche pas. Je le sais quand vous le dites, je sais quand vous vous le dites. Vous vous dites que je suis fou parfois, quand je parle sans m'arrêter, quand j'explique toutes ces choses qui vous font rêver. J'avais de la chance avant, parce que tout ça, tous ces "il est fou" c'était toujours suivit d'un mais, poursuivit-il sans se rendre compte que, peu à peu sa voix s'étiolait. "Il est fou oui, mais il a quelque chose qui fait que ce n'est pas vraiment de la folie, qui fait que c'est magique et qu'on a envie de croire ce qu'il dit". Je sais ce que vous pensiez de moi, et c'était comme si... chercha-t-il, j'étais plus que ça. Comme si à force ce mot là, il pouvait avoir moins de poids, être moins vrai. Je les entendais, tout le temps, mais je faisais semblant de ne pas y faire attention, parce que qui s'en préoccupe de savoir s'il est fou ou non ? Les gens normaux ils le font pas ça. Il faut être fou pour avoir peur de l'être. Je sais qu'il y avait... cette sorte de fascination pour ce que je disais parfois qui faisais que j'avais l'impression... d'être plus de choses que ce que j'étais, mais maintenant il n'y a plus rien. Maintenant vous n'écoutez plus vraiment ce que je dis, maintenant vous pensez à ce que j'étais avant, vous cherchez les différences, vous n'écoutez même plus ce que je pourrais vouloir vous dire et quand vous le faites, il y a seulement... quoi ? L'espoir que ce soit le signe que je suis comme avant. Je le suis pas, concéda-t-il, j'ai... ajouta-t-il aussitôt sans vraiment parvenir à trouver ses mots, j'ai changé d'avis c'est tout. J'ai changé d'opinion, ça se fait, ça arrive, et je sais que si vous me laissiez une chance, je pourrais vous montrer que cette idée là aussi elle a du bon, que cette idée aussi elle peut vous faire rêver, mais vous ne voulez même pas m'écouter. C'est comme si... comme si je me faisais concurrence à moi-même. Vous voulez que je sois comme avant alors vous ne m'écoutez même pas, vous me le rappelez tout le temps que je suis plus... que je suis plus que fou et dès que j'essaye, dès que je fais la moindre tentative pour être comme avant je vous entends... douter, avoir peur, comme si ce que je disais c'était une atrocité alors que non, non, c'est juste... la vérité. Comment tu veux que je vive là-dedans ? demanda-t-il, alignant plus soigneusement les yeux avec ceux de Jon. Comment tu veux que j'existe si vous ne me laissez même pas respirer ? Vous passez votre temps à faire comme si rien avait changé, à faire comme si j'étais malade ou à penser que j'ai des problèmes et vous finissez même par croire, parce que oui, oui tu l'as cru là ce que tu viens de dire, tu l'as cru ce mot et tu y crois encore ; vous finissez par croire que je suis fou. Comment tu veux que je fasse avec ça ? Comment tu veux que j'arrive à vous faire confiance si c'est pas moi mais une ombre que vous voulez ? Je suis pas plus fou que vous, je suis pas... anormal, j'ai pas muté. J'ai simplement... compris que je m'étais trompé, que j'avais fait une erreur, et vous m'en voulez de vouloir me corriger ? De vouloir avancer ? Je ne veux pas que tu me dises que je suis fou, je ne veux pas que tu me dises que tu ne me l'as jamais dis, parce que si, tu me l'as dis. Parce que t'y crois aussi, t'y a cru et tu y croira encore à l'avenir, je le sais. Parce que t'es humain et parce que tout le monde fini par le croire un jour. Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais que je n'en veux pas de ça, de cette... fausse amitié pour la forme. De cette fausse gentillesse alors que c'est pas moi qui vous intéresse. Moi aussi je veux que les choses soient comme avant, moi aussi je veux qu'on puisse se parler ensemble comme on le faisait avant, qu'on ait de nouveau cette complicité qu'on avait, mais je ne peux pas remonter le temps, je ne peux pas faire comme si je n'avait pas vu la vérité. J'ai bien compris que vous accepteriez jamais de me croire alors peut-être qu'il faut que je vous montre, peut-être qu'il faut que je vous emmène aussi à la vérité pour que vous la compreniez vous-même et que tout redevienne comme avant, mais vous n'avez pas confiance en moi. Vous avez peur de ça et c'est normal. C'est normal la peur. C'est la peur qui nous amène aux plus grandes découvertes, c'est elle qui fait qu'on comprend les choses les plus évidentes et les plus complexes. Alors je n'ai pas envie de vous faire souffrir, je n'ai pas envie que vous souffriez et que vous ayez peur, mais si c'est le seul moyen pour que vous compreniez enfin que tout ce que vous faites, toutes ces luttes là, ça ne sert à rien, alors oui, je le ferais. Je le ferais parce que je dois le faire, parce qu'il faut que je vous protège, quand bien même vous me prenez pour un fou. Je vous aime Jon, conclut-il, tout aussi calmement que pour le reste de son discours. Toi, Linda, mon père, ma mère, Rian... je vous aime. Et toi tu sais que quand ça arrive il faut tout faire pour protéger ceux qu'on aime, même si sur le moment ils ne comprennent pas pourquoi.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 19 Oct 2017 - 22:35



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


Il ne le croyait pas... Quelle surprise.
Jon ne bougea pas d'un pouce alors que l'autre lui crachait que ces quelques syllabes qu'il venait de souffler n'étaient que "foutaises", trop las pour réagir, trop las pour s'indigner, trop las pour y croire. C'était comme si tous les mots que le français prononçait ne l'atteignaient pas, s'adressaient à quelqu'un d'autre. Comme si il n'était pas vraiment là dans cette cuisine attachée à cette chaise mais loin, bien loin de quoi que ce soit qui pouvait encore lui déplaire comme un enfant capricieux qui refusait e voir la volonté en face. Mais ici, plus qu'un caprice, c'était seulement... Un abandon. Cela le dépassait, il ne pouvait pas, non, il ne pouvait plus supporter ça. Les amitiés étaient faites pour durer et pour traverser les épreuves ensembles, mais là c'en était trop. Il avait déjà donné, il avait déjà baissé la tête pour foncer dans le tas et chercher Ludovic qu'importe si c'était au milieu des enfers où dans sa propre tête, c'était bon maintenant. Il ne voulait plus faire d'efforts, plus pour ça, c'était terminé.
Il abandonnait.

Ludovic parlait de lui comme du plus malheureux et incompris des hommes... Peut-être était-ce le cas qu'en savait-il ? Après tout, il n'était pas dans sa tête, lui, et combien de fois le coeur du Londonien ne s'était pas serré en pensant au sort qu'avait connu Ludovic ? Mais que ce soit vrai ou non, ce discours ne faisait que faire grincer un peu plus des dents l'astrophile qui avait l'idiote sensation d'être tout simplement oublié. Et alors ? Qu'importe s'il l'avait peut-être dit une fois et pensé une autre fois, tout le reste ne comptait-il pas ? Qu'est-ce qu'il s'en fichait que Ludovic aime un jour sauter partout et l'autre préfère somnoler sur le divan ! Il y avait au fond de toutes personnes un fond, un quelque chose qui ne changeait pas, et si la veille il était certain de l'avoir retrouvé aujourd'hui il savait que c'était fichu.
Mais ça, évidemment, Ludovic l'oubliait. Il l'omettait, préférant expulser, crier sur Jon comme pour toutes ces fois où il n'avait pas pu hurler, où il avait du se taire et faire comme si. Ce n'était rien l'amour après tout, une dispute et c'est fini, était-ce ainsi que le Serdaigle voyait les choses ?
En tous cas, cela le dépassait et ne faisait monter en lui que plus d'agacement et de déception au fur et à mesure qu'il s'exprimait.

Oui, il en avait assez. De se battre pour quelqu'un, quelqu'un qui ne voulait pas lui pardonner, quelqu'un qui ne voulait pas l'écouter, quelqu'un qui ne le voyait pas. Pourquoi forcer si personne ne voulait de ses excuses ? De ses efforts ? Ni Ludovic ou sa copine, ni son fils, ni sa femme, personne.
Alors oui, voilà, il laissait tomber. Ils avaient gagné, il avait perdu. Il avait sans doutes été bien trop naïf de croire que les amitiés éternelles n'existaient pas que dans les livres, qu'avec suffisamment de travail et de volonté on pouvait tout atteindre... Merci mes chers amis pour cette belle remise en question.

- Et bien si t'as tant changé que cela... Peut-être que nous n'avons plus rien à faire ensemble. Peut-être que l'on ne devrait plus être amis.

Jon déglutit, serrant les poings en se retenant d'ajouter quoi que ce soit. Il devait être fort, il l'avait dit, c'était trop tard pour reculer.
Quand bien même cela lui brisait le cœur d'y penser.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Lun 23 Oct 2017 - 10:21



Fallen through the broken ice
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Soufflant et inspirant profondément, le français tachait au mieux de se remettre de ses propres paroles encore jamais prononcées auparavant, encore jamais articulées. Il y avait encore bien des choses à dire bien sûr, les aveux, en général, ne montraient que la plus petite part d'une fibre sentimentale, ils grossissaient, aplanissaient le trait de ces ressentis complexes que l'on tentait d'exprimer, ils leur faisait perdre leur couleur, leur essence, pour ne laisser d'eux au fond que les excuses que l'on se trouvait pour justifier qu'on ait pu avoir des émotions. Certains trouvaient les confidences salvatrices, voyaient en elle un moyen de soulager leur conscience et de soulager leur peine, nous tous sans doute pouvons parfois avoir ce sentiment de se sentir plus léger ou serein après avoir déballé tout son linge sale face à quelqu'un, mais si ce petit soulagement avait permis à la voix fixée dans les hurlement du français de retomber dans des tonalités plus posées et profondes, il ne suffit pas à le faire se sentir suffisamment bien pour laisser ce qu'il venait de dire derrière lui.

Il y avait là de vieilles craintes, de vieux tourments d'autant plus pénibles qu'ils étaient anciens, de ce genre de choses que l'on se dit ne jamais pouvoir perdre même après trente ans de thérapie, le genre de choses qui bâtissent une personnalité et qui se transforment en un socle solide qu'on ose jamais regarder. Donc non, Ludovic ne se sentait pas mieux de s'être «plaint», il ne se sentait pas mieux d'avoir avoué toutes ses peurs et tous ses espoirs à l'anglais ; la peur de le perdre, l'espoir de le retrouver. S'il l'avait fait c'était seulement parce qu'une part de lui, dont le train avait été lancé par une braise de colère, avait eut la folle idée que ces quelques paroles suffiraient à ce que le britannique comprenne enfin que s'il se trouvait ici, pieds et poings liés, ce n'était pas pour lui nuire, mais parce qu'il l'aimait, parce qu'il tenait à lui suffisamment pour tout faire afin de ne pas le perdre. Il lui avait dit, cette chose impensable pour lui, cet aveux qu'il ait pu avoir pour un homme un attachement tout aussi fort si ce n'est plus, bien que différent, que celui qu'il avait pu connaître pour toutes ces personnes qui lui tenaient à coeur. Il lui avait tout dit, avait laissé ainsi sans barrière ses espérances tomber dans une oreille qu'il n'aurait pas cru sourde et espérait maintenant, à défaut de se sentir mieux, que le retour qu'il en aurait lui donnerait une petite raison de croire que ce plan fou et dangereux qu'il avait élaboré le temps d'une nuit et d'un début de journée avait une chance de réussir. Aussi la chute fut-elle rude lorsque la réponse vint, d'autant plus éloignée de ce qu'il avait souhaité et d'autant plus blessants qu'il avait cru en ce qu'il disait.

"Peut-être qu'on ne devrait plus être amis."

À peine la phrase avait-elle prit sens dans sa petite boîte crânienne que le sac d'os s'était senti se décomposer de l'intérieur, se vider, ce transformer de cette façon propre que produisent les mots qui blessent et vous changent un état d'être en une fraction de seconde. Une phrase enfantine pourtant, avec un sens enfantin, mais qui suffisait à détruire quelqu'un plus que trois ans d'atrocités, cinq ans d'éloignement, n'auraient jamais pu le faire. Jon, l'abandonner ? Son Jon, l'abandonner ? Tant bien que mal, il essayait de faire coexister ces deux morceaux de phrase incompatibles pour en saisir la réalité, improbable et pourtant si, c'était bien ce que son meilleur ami venait de dire, précisément ce qu'il venait de lui dire craindre.

Lâchant un léger soupir à peine audible et qui ne parvint pas beaucoup à renvoyer de l'air dans ses poumons à contre-coup, la bouche légèrement ouverte d' incrédulité, le teint livide, le brun bafouilla en son fort intérieur toutes les raisons pour lesquelles il savait que cet aveu était une mauvaise idée, que cette suggestion était impensable. Il n'avait pas le droit de faire ça, pas après ce qu'il lui avait dit, pas après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Il ne pouvait pas l'abandonner comme ça, simplement parce qu'il n'était pas encore d'accord avec ce qu'ils disaient. Il ne pouvait pas... Et si cette phrase tournait en boucle dans sa tête égarée, si le brun pensait de toutes forces à dire non, à supplier, à faire tout son possible pour que son vieil ami refuse à cette idée, l'incrédulité et un certain réflexe serdaigle lui faisaient se demander pourquoi ; pourquoi Jon faisait ça, pourquoi maintenant, pourquoi justement après tous ses aveux et si, peut-être, il n'avait pas tord de dire ça. Peut-être qu'effectivement ils n'avaient plus rien en commun, peut-être que leur rencontre n'avait été que le fruit d'un hasard désastreux et qu'ils auraient été tous deux plus heureux à ne s'être jamais rencontrés. Mais si cette idée, au moins aussi atroce que celle de perdre Jon, passait en fond dans son esprit derrières toutes ces protestations silencieuses et ces innombrables suppliques muettes que le français adressait à son prisonnier, les mots qui sortirent de sa bouche, eux, parurent sortir de nul part, d'une autre tête, d'un autre corps, de celui qui avait prit le contrôle de sa volonté alors que cette dernière était occupée à essayer de démêler toute cette situation.

— Peut-être, oui.


Ce fut tout ce qu'il parvint à lâcher. Et quand bien même cela faisait deux mots, il eut bien du mal à n'en prononcer ne serait-ce que le quart avant que sa voix ne se brise complètement, broyée par un sanglot qui se fit un malin plaisir de l'envahir à la seconde même où il eut fini se parler. Même de l'extérieur on aurait pu voir cette petite seconde où il se fit souffler comme un château de carte avant de sembler perdre toute densité pour n'être plus qu'un t'as de chiffons tenu en l'air par une sorte de miracle magique. En une seconde après ses mots, il avait sentit les larmes lui monter aux yeux, tout son être se nouer comme dans une volonté commune de le retourner de l'intérieur pour le vider comme un lapin et l'abandonner derrière. Ludovic leva aussitôt une main à ses yeux, tentant de retenir le flot de larmes, avant de tourner les talons et de s'enfuir aussi vite et dignement que possible dans un bref «excuse-moi» purement conventionnel.

Laissant la porte se claquer derrière lui, l'échevelé se plaqua contre le mur, sentant aussitôt sa contenance exploser en lourdes larmes silencieuses. Il n'aurait pas eut l'impression d'avoir déjà vécu ce moment là dans sa jeunesse, il n'aurait jamais cru pouvoir pleurer autant à l'idée de se faire abandonner par celui qu'il considérait comme son seul et véritable ami. Il sanglotait pourtant, toutes vannes ouvertes, tachant de faire la chose aussi discrètement que possible malgré les inspirations bruyantes qu'il devait prendre entre deux cahots de pleurs. Ça allait passer, ça allait passer, c'était seulement un mauvais moment à passer. Ludovic sanglota ainsi un petit moment avant de retrouver suffisamment de courage pour s'efforcer à se calmer. Inspirant profondément, les yeux encore largement humides, le brun retourna dans la cuisine, forçant un peu pour réussir à rouvrir la porte en songeant qu'il n'avait plus le choix maintenant, qu'il devrait bien prendre soin de Jon quand bien même ce dernier ne voulait plus de lui. Il savait d'avance que cela allait être difficile, mais il s'y étais préparé.

— Est-ce que tu connais XXX ? demanda le français, se rapprochant du sorcier anglais en récupérant sa chaise pour s'asseoir face à lui. C'est un philosophe sorcier qui à étudié la valeur du sang dans l'objectif de redonner au sang pur sa vraie valeur dans la société magique, expliqua-t-il en s'installant confortablement, gardant les yeux baissés qu'il essuya encore discrètement, on va apprendre à le connaître tous les deux, expliqua le sorcier avant de se lancer dans une longue leçon, de ce ton professoral qu'il n'avait plus eut l'habitude d'utiliser. Chapitre un, les origines de la magie...

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mer 25 Oct 2017 - 11:19



Fallen through the broken ice

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


Prononcer cette phrase avait été un véritable arrachement pour Jon. Ces mots ne lui appartenaient pas, ce n'est pas ce qu'aurait dit Jon Lakenstridge, Poufsouffle depuis la première heure et qui tenait aux siens plus qu'à toute autre chose. Ce n'est pas ce qu'il aurait dit, ce n'était pas ce que son coeur lui disait de faire. Oui mais voilà : son coeur était blessé. Briser ce par quoi tout passait chez l'ancien astronome revenait à l'abandonner à une sombre logique qu'il ne désirait pas lui même, celle de sa tête, celle de la raison. Celle qui lui aurait fait perdre tout espoir une bonne vingtaine de fois, celle-ci qui l'aurait conduit à s'éloigner tant de fois et tellement plus tôt de Ludovic, mauvaise fréquentation qu'il était. Sa tête qui lui rappelait "Et toi ? Qu'as-tu à y gagner ? Pourquoi continuer ? Tu ne lui dois plus rien, tu as fait tout ce que tu pouvais, maintenant va.". Il n'avait rien à y gagner, plus aujourd'hui en tous cas. Ludovic n'était pas de ceux qui rendaient au centuple les choses qu'on lui donnait, il avait d'autres personnes aujourd'hui, lui, il avait grandit. Ludovic était faible, fou, totalement embrigadé par ces Mangemorts avec qui il était resté des années et des années... Et lui n'y pouvait rien. Il n'était pas dieu, ne pouvait faire des miracles, il n'était pas psychiatre ou médicomage, il n'était rien. Sans pouvoir, sans capacités, que cherchait-il en restant à ses côtés ? L'aider ? Et comment ? En lui montrant des cassettes vidéos ?
A la bonne heure...
"Tu es ridicule. Ca ne rime plus à rien. Qu'est-ce que tu cherches à faire ? Pourquoi tu t'accroches autant ? Il est fou. Il n'y a plus rien à sauver, tu te  brûlerais les ailes à essayer."
Mais c'est Ludovic. Je ne peux pas le laisser comme ça, c'est juste...
"Tu l'aimes hein ? Les sentiments... Ce n'est pas avec de bons sentiments que l'on gagne une guerre, l'amour rend aveugle, tu te bornes à une promesse que tu t'es faite seul il y a trente ans, tu as l'impression que ton "ami" en fait de même lui ?"
Non mais...
"Non. Il est fou. Arrête de lutter, c'est pathétique, tu finiras par y perdre la vie. Tu dois avancer maintenant. Cela me désole de te le dire, mais peut-être que..."

- ... l'on ne devrait plus être amis.


Le visage noyé de larmes silencieuses, voici ce que venait de prononcer Jon sans vraiment que ce soit ses propres mots. Une conclusion bien sombre d'un débat intérieur, une phrase presque toute faite qu'il convenait de dire dans ce genre de situations pour, peut-être, voir enfin la lumière au bout du tunnel. La tête molle, toujours baissé sur son torse qui commençait à se tremper de larmes, il ne vit rien de la réaction de Ludovic mais ce qui suivit lui fit d'autant plus mal qu'un coup de couteau dans le coeur. Alors que lui avait dit cela presque par résignation, en espérant de tout son être que l'autre l'en empêcherait, s'indignerait, hausserait la voix en énumérant par ordre alphabétiques toutes les raisons pour lesquelles il ne voulait pas l'abandonner, Ludovic se contenta d'acquiescer, soufflant presque imperceptiblement que oui, ils le devraient peut-être. Le coeur de Jon s'arrêta une seconde, la respiration coupée, les yeux toujours fermés pour tenter vainement d'amoindrir ses pleurs, ce ne fut que lorsque le français sorti brutalement de la pièce que l'astronome reprit une profonde et soudaine inspiration comme après une trop longue apnée, levant enfin la tête vers le ciel pour laisser échapper sa douleur, pleurant et pleurant avec plus de force encore sans jamais sembler pouvoir s'arrêter.
Ludovic était d'accord. Ludovic s'en fichait. Il avait eu raison, Ludovic n'avait plus rien pour lui. Qui était-il alors si même son meilleur ami fou et torturé ne voulait plus de lui ? Plus de famille, plus d'amis, plus de Ludovic... Son monde s'effondrait, alors est-ce qu'il valait encore la peine de résister ? Son père l'avait toujours détesté, sa mère partie bien trop tôt était la seule à toujours le soutenir alors que sa femme et son fils eux même se détournaient de lui en se mettant à le craindre ! Linda, Ludovic, ses amis à leur tour préféraient l'éviter alors à quoi bon ? Qui est-ce qui tenait encore à lui dans ce monde ?
Personne.
Respirant et gémissant de plus en plus fort, il fit pourtant de son mieux pour rester discret et ne pas trop se laisser aller sachant que Ludovic reviendrait à un moment ou à un autre. Mais il en avait assez, blessé par cette preuve qui détruisait l'une des dernières choses qu'il lui restait et pour quoi il s'était battu si longtemps, plus rien n'avait de sens. Il voulait juste... En finir.

Alors, Ludovic revint comme prévu, faisant taire par la même occasion Jon qui baissa à nouveau la tête, yeux fermés et sourcils froncés, se faisant discret pour ne pas attirer l'attention de l'homme mais aussi en espérant qu'il ne se remette pas à lui parler tandis que son propre visage était encore totalement détrempé. Mais évidemment, le français ne pouvait pas se tenir tranquille, et pire que le plus ennuyeux des professeurs d'histoire de la magie, se mit à lui réciter ce qu'il semblait avoir pompé tout bonnement dans un livre pas très consultable... Mais ne pouvait-il pas se taire pour une fois ?!

- Je t'en prie arrête... S'il te plait... Tais toi... souffla bassement Jon. Arrête de parler s'il te plait. S'il te plait, arrête de dire ça... La ferme bon sang !

Et nuls doutes que, s'il avait pu, Jon aurait tout fait pour s'empêcher d'entendre une seconde de plus l'homme réciter ces imbécilités auxquelles il ne voulait croire.

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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Dim 5 Nov 2017 - 17:14



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Machinalement, les yeux baissés, comme si être aveugle ne suffisait pas à lui empêcher le risque de croiser le regard de l'anglais, Ludovic avait commencé à énoncer la philosophie de ce sorcier sang pur dont Phanès Parkinson lui avait tant vanté les mérites, commençant par expliquer en quoi les moldus et sang de bourbe avaient abâtardi le sang des sorciers au point que les sangs purs eux-même en pâtissent. Il fallait que les explications pouvaient sembler un peu confuses ou alambiquées, mais elles avaient un sens certain dans la petite boite crânienne de l'échevelé qui les ressortait sans peine comme s'il les avait récité toute sa vie et les agrémentaient même de ses propres exemples issus d'autres lectures ciblés ou d'explications de mangemorts plus ou moins soucieux de sa bonne "nouvelle" éducation. Cela incluait en partie, des comparaisons avec une colonie de fourmis où chaque ouvrière avait sa place déterminée dirigé par la seule reine et où la moindre intrusion d'un individu d'une race extérieur devait être exterminée sous peine de provoquer des désastres dans la colonie. Cela incluait aussi des rapports étroits entre la magie et les relations, se basant sur une théorie farfelue, mais étrangement documentée, comme quoi un moldu couchant avec une sorcière et réciproquement, faisait grandement baisser la puissance magique de la sorcière ou du sorcier. D'autres théories également concernant des aberrations produites par ce genre de "croisements contre nature" et une liste sans fin des innombrables raisons politiques, magiques, sociales... qui faisaient qu'il valait mieux purifier le sang de chacun à partir de maintenant. Tant d'arguments choisis et expliqués qui ne firent pas grand effet au britannique. Ce dernier semblant à peine écouter – mais qu'est-ce que cela pourrait faire à l'échevelé – ne tarda pas à lui dire de se taire, répétant cet ordre tant et si bien que le maigrichon fini par y concéder. Il s'interrompit dans sa récitation, hésitant un instant, le brun se tordit les doigts sur ses genoux, gardant les yeux baissés avant de reprendre la parole, tâchant de se montrer toujours aussi déterminé.

— Oui, je comprends, tu dois être fatigué, s'expliqua le brun. Je vais faire à manger, ensuite on ira se reposer, poursuivit-il. Il faudra que tu me montre comment on peut mettre... un film ça te changera les idées.

Et sans plus laisser le temps à son vieil ami de répondre, l'échevelé se redressa, mollement, pour se diriger vers cette invention merveilleuse qu'on appelait frigidaire. Un bon repas, un film, ils pourraient peut-être faire comme si à la longue.

***

Vautré sur la table de la cuisine, la tête dans les armes et un couteau fermement serré dans sa main, Ludovic dormait à poing fermés. Il n'avait même pas senti le sommeil lui tomber dessus. Le repas laborieusement terminé, il s'était rassi en face de l'anglais, reprenant son discours où il l'avait laissé avant d'être une nouvelle fois interrompu, n'ayant pas même le temps de parler plus de quelques instants. Quelque peu vexé, l'échevelé avait pourtant concédé une nouvelle pause, silencieuse, restant assis là face au britannique à attendre un signe, un mot, une impression que l'astronome était prêt à ce qu'il reprenne la parole. Naturellement, rien ne vint, Jon semblait définitivement butté à ne rien entendre et à ne plus l'écouter. Le maigrichon ne s'était pas découragé pourtant, attendant encore, patient comme une pierre, jusqu'à ce qu'une étrange sensation cotonneuse ne lui tombe dessus, surgissant de nul part. Il n'avait pas l'habitude de ce genre de choses, étant plutôt du genre à les provoquer qu'à les vivres, aussi ne parvint-il pas à opposer la moindre résistance à cette cheminée qui tentait de l'assommer. Fermant bientôt les yeux, il s'assoupit presque soudainement, sur lui-même d'abord, assit, avant de glisser contre la table, la tête sur ses bras croisés, ne produisant plus un son ou un geste sinon une petite respiration sifflante et laborieuse. De fil en aiguille, il avait ramassé un des poignards qui trainaient sous ses doigts, fronçant les sourcils et s'y accrochant comme si sa vie en dépendait, un vieux réflexe. Il dormait lourdement, mais pas totalement indifférent à ce qui se passait alentour, stressé comme il l'était, il remuait la tête de temps à autre à chaque fois qu'il entendait un bruit et paraissait vouloir parfois se réveiller en furie pour lancer des avadas de tous côtés dès que la moindre chose semblait envahir son espace vitale, qu'il s'agisse d'une mouche d'une ombre. Il se serrait vu roupiller ainsi face à un prisonnier d'importance, il en aurait eut honte, mais il était pour l'heure bien au-delà de tout ça. Ce ne fut qu'après plusieurs heures qu'il entendit frapper à la porte, suffisamment fort pour le tirer du sommeil, surtout lorsque le britannique se mit à appeler à l'aide.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mar 7 Nov 2017 - 21:55


   

   
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Ludovic Descremps • Morgan Winterfield
Pour une fois, les ragots et autre croyances populaires avaient juste, car l'Hiver arrivait vite dans le nord, tant et si bien qu'on pouvait croire qu'il n'y avait que deux saisons : un automne couvrant les derniers rayons d'un soleil encore estival, puis l'hiver qui abattait, lui, pluie et vents sur les landes écossaises. Qu'importe où l'on se trouve, quel nom marquait vos papiers ou quel sang coulait dans vos veines, l'hiver n'épargnait personne, pas même les sangs purs ruinés dans leur grand manoir en manque d'entretien. Enfin, grand... Pas tant que cela, toujours moins que ce que en dirait son propriétaire non pas tant par volonté de vanter ses mérites, mais plus pas réelle ignorance de la taille réelle de son bien.
Le froid pénétrait partout, sous les portes, par l’entrebâillement des fenêtre, entre les lattes de bois et il grimpait et grimpait, s'agrippant à vous tel un animal paniqué qui planterait ses griffes désespérées en vous sans plus vous lâcher, mais pas pour vous attaquer ou vous dévorer, mais simplement pour échapper à ce froid qui lui colle à la peau et rentre en lui au point d'en faire geler ses os. Une sensation agaçante qui, une fois installée, semblait ne plus jamais partir et qui pouvait durer si longtemps qu'on finissait par en oublier la sensation du soleil chaud sur sa peau.
Oui, le froid n'épargnait pas le manoir des Winterfield qui ne recelait aujourd'hui plus qu'une ou deux âmes, à l'occasion, et son propriétaire s'il n'était pas déjà mort aurait sans doutes craint cet ennemi ci. Mais quand le froid vous a déjà envahi au point de chasser de votre corps toute parcelle de chaleur, jusqu'à ce que la mort ne vienne pour vous bercer à jamais, vous ne craignez alors plus la neige.

Silencieux, installé comme à son habitude dans l'un des plus hauts salons de son manoir, Morgan préparait calmement quelque mixture qui lui servirait bientôt. Il y avait parmi celles-ci, sagement en rang sur son bureau dans des bouteilles de soda moldu, quelques répulsifs, contre les cafards, les rats, les gnomes, des potions classiques qui n'avaient rien de bien compliqué. Il avait pris l'habitude d'en faire, non pas pour son plaisir ce n'était qu'une tare de plus ennuyante et longue à exécuter, mais pour aider Abigaelle, sa bonne, dans sa lutte contre les nuisibles. Il se sentait toujours paiculièrement idiot de faire cela et seulement cela pour l'aider, elle qui en faisait tant. Mais quoi alors ? Il allait prendre un balais et faire la poussière ? Bien sûr que non. Sur le sol se trouvait un plus gros pot en argile, large et lourd, une forte odeur de pourriture s'en échappait et cachait aujourd'hui celle du vampire alors qu'elle était d'habitude plutôt réservée aux dragonnes en chaleur afin de les attirer efficacement et éviter ainsi les attaques des mâles un peu trop impétueux. A côté, précieusement rangées dans des cagettes adaptées, se trouvaient des potions de soin pour cicatriser, se revigorer, du poussos, un verre de pur-feu traînait sur la table abandonné depuis on ne sait trop quand et quelques pilules brunes s'éparpillaient sur le plan de travail entre les cuillères et les fioles de dosage. Et évidemment, Morgan. Regard vide, inexpressif, il regardait à peine son chaudron tandis qu'il ajoutait à sa mixture tel ou tel ingrédient. Des gestes précis, mécaniques, sans joie ni colère. On découpe, on pile, on vérifie le feu puis on écrase, trois pincées dans le chaudron et on passe à l'ingrédient suivant. Un silence total, pas une perturbation dans l'air, pas un nuage de buée ne se formait autour du visage de l'écossais qui grinçait des dents dans le mutisme le plus parfait et, pour un peu, on aurait pu croire qu'il n'était pas vivant mais simplement l'une de ces nouvelles figurines articulées qui se mouvaient toutes seules.
Son ballet muet s'interrompit pourtant lorsque sonna enfin l'horloge qu'il attendait tant. Levant à peine les yeux vers elle, le visage toujours aussi figé, sa main s'arrêta brutalement en plein dans son geste, comme pétrifié sur place alors que le vampire scrutait les aiguilles de son libérateur avec une attention toute particulière. Il s'était promis de ne pas y aller trop souvent, il savait où cela conduisait et même si, bien sûr, l'optique de se satisfaire quand bon lui semblait, de ressentir cette chaleur si rare l'envahir l'espace de quelques secondes, même si toutes ces sensations là pouvaient être terriblement enivrantes lorsqu'elles advenaient il savait pertinemment qu'en profiter trop souvent ne pouvait que lui nuire. Il ne devait pas laisser sa soif le commander, il ne pouvait plus se le permettre et cela le rongeait affreusement. Alors il attendait. Un jour, deux, puis trois... Le quatrième jour, il n'en pouvait généralement plus, il tournait alors en rond pire qu'une bête en cage, irritable à souhait avec quiconque qui s'obstinait un peu trop auprès de lui, mais parfois il résistait. Quand ce n'était pas le jour, quand ce n'était pas l'heure, il attendait que vienne son temps, et ce temps était enfin arrivé.

Il ne fallut pas longtemps au vampire pour rejoindre la rue de son calice. Attrapant rapidement sa baguette et son manteau au passage, c'est à peine s'il adressa un au revoir à la seule qui partageait la demeure avec lui avant de transplaner direction Londres.
Son pas s'accélérait plus il se rapprochait de celui qu'il était venu chercher, mélange de hâte et de colère contenue. Il évita comme à son habitude les ruelles trop surveillées, les caméras tous les dix mètres ou les commerces un peu trop à l’affût. C'était un quartier tranquille, et le problème dans les quartiers tranquille c'est qu'il est difficile d'y passer discrètement. Alors il faisait de son mieux, mais il savait que le jour où la fouineuse d'Auror qui servait de copine à son calice déciderait de vérifier qui rendait visite à son protégé, il ne faudrait alors pas longtemps avant de trouver sa trace. Heureusement, Morgan arriva rapidement à l'appartement, mais pour une fois, il sentit dés l'entrée quelque chose de différent.
Ne s'y attardant pourtant pas, c'est avec lenteur que le sorcier leva la main pour cogner durement contre la porte de quatre coups secs et assurés comme il en avait l'habitude, s'attendant déjà à ce que Ludovic ne lui ouvre dans l'instant, lui qui devait attendre devant la porte depuis qu'il descendait la rue... Mais cela n'arriva pas.

- Ludovic ? héla le vampire plus fortement en vérifiant tout de même autour de lui que personne ne venait. Ludovic qu'est-ce que tu fous ? Je sais que t'es là!

Une seconde passa avant que l'homme ne cogne à nouveau contre la porte, plus brutalement cette fois et avec plus d'insistance.

- Ludovic ! Viens ouvrir c'est moi ! Je...

Mais tandis qu'il allait reprendre de plus belle, une voix étouffée, discrète mais présente sembla lui parvenir, le stoppant immédiatement dans son boucan.
Quelqu'un était avec Ludovic ? Quelqu'un avait touché à Ludovic ? Cela expliquerait pourquoi il n'était pas venu lui ouvrir comme d'habitude... mais alors, qui ?
Déglutissant difficilement, Morgan chassa la crainte qui investissait déjà son être pour se concentrer sur les odeurs qu'il percevait... Ludovic était là, c'était certain, il reconnaîtrait son odeur entre milles qu'importe combien de fois il changerait de régime alimentaire ! Mais de là à dire si quelqu'un était avec lui...
Il ne sentait rien, il ne voyait rien. Ludovic Ludovic Ludovic Ludovic... L'odeur de son sang lui occupait totalement l'esprit, plus il essayait de la chasser plus elle revenait en force en lui faisant doucement sortir les crocs et sourire malgré lui. Oh oui, Ludovic était là.
Mais quelqu'un d'autre aussi.

Comme une douche froide, le Mangemort revint à la réalité, hésitant une seconde quant à ce qu'il devait faire... Rester ? Attendre ? Apprendre ce que Ludovic avait encore fait et à tous les coups finir par devoir se battre avec quelqu'un ? Il n'était pas en état ! Il était seul et, si quelqu'un avait pu se débarrasser de Ludovic aussi facilement, qu'est-ce que lui pourrait y faire ?
Ce n'étaient pas ses affaires, il devait faire demi-tour et vite s'il voulait partir ! Se retourner, marcher vers la sortie, et descendre la rue... Se retourner...

L'idée faisait lentement le chemin vers l'esprit du cadavre jusqu'à ce que n'apparaisse enfin le fameux français tout aussi décoiffé et misérable que d'habitude, et, allez savoir par quel miracle, mais cette simple vision sembla tout à fait faire oublier au mage noir la raison de sa peur quelques secondes plus tôt. A la place, il bondit dans l'appartement, regardant tout autour de lui pour être certain de ne pas être pris à revers, tout à fait sur ses gardes.

- Qui est là ? aboya-t-il à l'intention de Ludovic, lui coulant un regard sombre lourd de menace. J'ai entendu quelqu'un, qui est là? répéta-t-il en s'approchant alors du brun, plus agressif. Réponds, est-ce que quelqu'un est venu ? Est-ce qu'on t'a retenu ici ? Est-ce que...

Mais cette fois, il s'interrompit. Refermant la bouche en grinçant des dents pour planter son regard dans celui absent de son calice et humer profondément son odeur. Oui, c'était bien Ludovic. Le seul, le vrai. Les potions de polynectars avaient une terrible odeur tout à fait repoussante, et là, le français sentait seulement... Lui même.
Alors, il ferma les yeux, sentant cette simple odeur en serrant les poings pour se forcer à se calmer : avec réussite.

- Qui est là? répéta une dernière fois Morgan plus bas, les yeux levés sur l'homme qui lui causait déjà bien des malheurs.  


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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Dim 12 Nov 2017 - 13:12



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 5 Février 1982

A peine le français avait-il ouvert les yeux que cette pulsion dévorante, cette affreuse sensation du manque, avait germé au fond de sa gorge. Son sang pulsait plus fort, son rythme respiratoire se faisait plus saccadé alors que sa peau le picotait. Même cotonneux, encore à moitié endormi, il ne mit pas longtemps à comprendre ce que cette sensation indiquait, comprendre que Morgan approchait. Pourtant, cette fois-ci ce ne fut pas sa première priorité, loin de là, car si son envie d'être mordu peinait un peu à s'éveiller le cri d'appel à l'aide du britannique eut tôt fait de le faire s'activer en sursaut. Il venait tout juste d'entendre la voix du père de famille lui vriller les tympans que l'échevelé s'était rué sur lui, se relevant en panique, poussant la table dans un crissement par un geste un peu brusque qui fit tomber et rouler quelques balles à terre. Se jetant sur son captif, lui tombant dessus plutôt — le terme aurait été plus exacte — Ludovic s'empressa de coller ses mains sur la bouche du britannique pour le faire taire, sans se soucier de savoir s'il pouvait encore respirer ou non avec ses doigts pressés contre sa bouche et son nez.

— Chut ! s'affola le français, les yeux écarquillés d'angoisse, alors qu'il tâchait de relâcher sa peur dans ce mot presque craché au visage de sa victime. La ferme, chut, chut, tais-toi, souffla-t-il encore. Tais-toi sinon tu es un homme mort.

Il resta ainsi quelques secondes avant de tourner la tête, cherchant ce qu'il aurait pu faire pour empêcher l'anglais de révéler sa présence. Son regard tomba sur le torchon qu'il avait abandonné sur la table, papillonnant des yeux alors que l'atmosphère redevenait sombre avant même qu'il se rende compte qu'elle avait été plus claire, le brun lâcha une seconde sa prise pour ramasser le torchon, retournant aussitôt près de l'anglais pour le nouer autour de sa bouche, comme lui mettant un mors. De l'autre côté de l'appartement, l'écossais s'impatientait, il en était certain. Il fallait qu'il se dépêche pour que le vampire n'ait pas de soupçons quant à la présence du britannique, pourtant, son torchon attaché, il ne partit pas aussitôt ouvrir la porte, mais retourna plutôt s'agenouiller en face de l'ancien Poufsouffle.

— Ecoute bien, commença-t-il, s'efforçant de parler calmement malgré l'urgence et la peur qu'on percevait sans peine dans son ton. Quelqu'un va venir, mais il ne faut pas que tu lui fasse confiance, c'est clair ? C'est un... ami à moi, il va t'aider, mais il ne faut pas que tu lui fasse confiance, sinon il pourrait te tuer. Un mot de travers et il pourrait te tuer, c'est clair ? Alors tu ne lui dis rien, tu ne le regarde pas dans les yeux, tu ne le provoque pas, tu me laisse parler et tout va bien se passer, d'accord ? C'est pour toi que je fais ça, c'est pour t'aider, assura le français avant de se relever, pivotant vers la porte. C'est pour t'aider, répéta-t-il pour lui-même, cherchant à s'encourager alors que son corps entier semblait soudain refuser de se mouvoir.

Ludovic hésita un instant avant de parvenir à faire le premier pas, il ramassa sa baguette et un pieu qu'il glissa dans son dos à sa ceinture, il aurait suffit que Morgan les aperçoive pour qu'il lui fasse passer à nouveau l'un des pires quart d'heure de sa vie, mais il ne pouvait pas prendre de risques avec Jon enfermé dans la cuisine. Inspirant profondément, le brun se dirigea d'un bon pas, quoique déséquilibré, vers la porte, forçant un moment alors qu'elle refusait de s'ouvrir. Le français insista, grognant et murmurant quelques justifications pour que le battant pivote. Il y parvint finalement, débouchant dans le couloir et refermant derrière lui pour filer tout droit, suivant le chemin habituel pour passer de la cuisine à l'entrée avant de percuter brutalement un mur qui n'aurait pas dut se trouver là. L'infirme recula, se frottant le visage avec douleur, tâchant de retrouver sa route à tâtons. Morgan allait le tuer, l'engueuler, pour te ce temps qu'il avait perdu à ne pas lui ouvrir. Tendu, presque fébrile, le maigrichon parvint finalement à ouvrir la porte d'entrée au vampire, se coulant aussitôt derrière le battant pour laisser le mage noir entrer en furie dans l'appartement. Comme à son habitude, il ne fallut pas longtemps à l'écossais pour qu'il prenne possession des lieux, manquant d'écraser son calice derrière la porte alors qu'il s'engouffrait dans l'entrée, rugissant.

Ludovic ne rétorqua rien, s'effaçant complétement devant cette présence bouillonnante tant d'inquiétude que de colère, il prit le temps de refermer la porte, mais n'eut pas l'occasion de faire grand chose de plus que le vampire s'approchait dangereusement de lui, lui posant des questions brutales et directes qui le firent aussitôt reculer, terrifié. Il se retrouva rapidement bloqué par la porte contre laquelle il se pressa, acculé. Baissant aussitôt les yeux par réflexe, les brun se recroquevilla sur lui même, tressaillant à chaque petit pique de colère du mage noir sans parvenir à prononcer le moindre mot ou la moindre opposition à la rage de ce petit sorcier qui lui nouait les entrailles de terreur. Il sentait des sueurs froides commencer à lui couler dans le dos alors que le regard pesant du voyant semblait vouloir le transpercer de part en part pour découvrir son secret. Ludovic se tut, s'efforçant de ne pas lever les yeux vers la cuisine, on avait beau être aveugle, certains réflexes étaient des plus difficiles à perdre.

— P... Personne, répondit le français, sentant ses prunelles glisser d'une façon infime du côté de la cuisine jusqu'au sol.

Il fallait faire mieux que ça, bien mieux que ça pour que le vampire n'aille pas chercher son protégé bâillonné. Inspirant profondément, le maigrichon s'efforça de se calmer, il releva un peu la tête sans pour autant parvenir à lever les yeux, faisant de son mieux pour rassembler un peu de courage afin de parler.

— Je... je me suis endormis, avoua-t-il, je ne t'ai pas entendu frapper, fit-il encore, mais... il n'y a personne je te le jure.

L'échevelé déglutit légèrement, de plus en plus terrifié tant par la certitude que ses bobards ne feraient pas long feu auprès d'une créature capable de percevoir les battements de votre coeur que par la proximité beaucoup trop grande du mage noir qui empiétait sur son espace vital et réduisait de seconde en seconde la petite bulle de sécurité qu'il veillait toujours à conserver.

— On... on devrait, hasarda-t-il en déglutissant de manière plus appuyée pour faire onduler la peau de sa gorge, penchant légèrement la tête d'une façon plus qu'explicite bien que toujours aussi angoissé. Tu ne crois pas ?

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Lun 13 Nov 2017 - 0:02


   

   
Fallen through the broken ice
Ludovic Descremps • Morgan Winterfield
Penché légèrement sur le français qui le craignait de la moindre parcelle de son être, d'une attitude d'apparence calme et posée alors que son regard et son ton laissaient paraître là tout autre chose, Morgan attendit la réponse avec patience, jouant toujours de cette position dominante qu'il avait face à son calice sans même s'en rendre compte. Avec patience oui, peut-être, mais intérieurement il avait simplement envie de foudroyer sur place cet homme qui ne lui donnait pas confiance.
Personne ? Ludovic se serait tout bêtement... Endormi ?

Il n'y croyait pas. En même temps, qui le croirait ? Mais il ne paraissait pas tant mentir que ça si l'on excluait déjà sa peur panique qu'il avait rien qu'à  voir le Vampire qu'était Morgan. Malgré tout, il ne pouvait le croire. C'était trop suspect. Il était persuadé d'avoir entendu quelqu'un, quelque chose, une voix qu'il n'avait pas reconnue sur le moment et qui ne lui revenait toujours pas. En plus de cela, Ludovic avait tardé lui qui d'habitude se faisait toujours réveiller par ses "ulta-sens" comme il aimait les appeler et l'attendait chaque fois au garde à vous derrière la porte. Et évidemment, maintenant qu'il avait terrorisé Ludovic il était impossible d'écouter son coeur pour savoir s'il lui mentait ou non... Bon sang, il faudrait un jour qu'il apprenne à se contrôler un peu plus !
Les lèvres pincées, Morgan coula à peine un regard peu crédule à son calice lorsque celui-ci lui demanda de le mordre au plus vite sans, comme d'habitude, utiliser le mot. Et si le mage noir était de mauvais poil, cette petite phrase lui tira un rictus en coin tout à fait méprisant. Il ne l'accepterait donc jamais ?

- Non, je ne vois pas de quoi tu parles. répondit-il simplement en se redressant, se retournant lentement pour se diriger pas à pas vers le salon comme il en avait l'habitude. Mordre. C'est simple comme verbe non ? Quatre petites lettres, "mords moi"... "Mords moi"... répéta-t-il dans un murmure en se retournant à nouveau en toisant l'autre du regard. Si c'est de ça dont tu voulais parler il va falloir le demander clairement. Parce que, comprends-le, je ne suis pas d'humeur à jouer à tes petits jeux aujourd'hui et je ne te crois pas lorsque tu me dis qu'il n'y avait personne. Alors te connaissant, soit tu es doublement stupide ce matin, soit tu as assuré tes arrières et je ne trouverais rien. Donc je vais faire comme si je n'avais rien entendu avant de rentrer ici mais ne me fais pas le malin avec moi c'est compris ?

Souriant faussement au brun, le vampire se redressa en grinçant des dents, ne tardant pas à perdre son attitude pseudo agréable pour lancer un regard noir à l'autre non sans s'arrêter lourdement sur cette gorge qui l'appelait déjà avant de détourner rageusement le regard. Sa voix avait posée bien que grave, mais il avait bien conscience de son état. A son regard manquait cette lueur de réactivité si indescriptible, ses gestes devenaient brouillons, un peu nerveux, et sans même s'en rendre compte il humait l'air avec insistance. Il sentait le manque lui tordre l'estomac et le rendre à fleur de peau. Il avait beau vouloir se controler, ce n'était pas lorsque la soif de sang se faisait sentir qu'il y parviendrait de quelque façon.
Agacé par ce manque de crédibilité, il comptait bien sur l'idiotie de son calice pour ne pas qu'il s'en rende compte et, de toutes manières, la meilleure façon pour détourner l'attention c'était bien de changer de sujet.

- Alors dis moi, reprit-il en se séparant nonchalamment de sa veste, tu l'as encore fourrée ta bourgeoise depuis la dernière fois ? Remarque, elle doit être sacrément douée vu qu'elle s'est fait tous les mecs du ministère. Il jeta son blouson dans un coin au sol avant de s'étirer de tout son long en se grattant négligemment le menton. Enfin, je m'en fiche. Tant qu'elle se casse d'ici assez pour que je puisse venir me pointer je trouve que c'est la parfaite compagne.

Il se retourna, pénétrant tranquillement dans le salon avant de se jeter sur l'un des canapés, étirant ses jambes et posant ses pieds sur la table basse, et, le regard vide, il resta silencieux un étonnamment long moment, semblant presque se perdre dans ses pensées comme s'il en reprendrait jamais la parole.

- J'ai eu un nouveau boulot l'autre jour, la même réserve de dragons où nous travaillions avant. Avec Hesper. Silence. Ca m'a fait tout drôle d'y remettre les pieds après tant d'années.

Un nouveau temps passa sans qu'il ne rajoute rien avant d'esquisser une grimace et de se frotter vigoureusement le visage, agacé par son comportement sans vraiment comprendre pourquoi. Ce devait être la soif qui lui faisait dire ça, plus capable d'aligner deux phrase correctement le Morgan.

- J'sais pas pourquoi je te raconte ça, tout...

Mais à peine eut-il le temps de commencer sa phrase qu'une porte claqua brutalement derrière lui, le faisant sursauter et se retourner d'un bond pour apercevoir la porte de la cuisine grande ouverte et des pieds visibles de l’entrebâillement tandis que des gémissement étouffés s'échappaient de la salle.

- Mais que...?

Refroidi, tout à fait réveillé, le mage noir fut sourd aux protestations de Ludovic alors qu'il s'avançait déjà à grandes enjambées vers la cuisine, saisissant même plutôt brutalement l'autre par les cheveux pour le tirer avec lui voir ce qui se trouvait dans cette mystérieuse cuisine.

- Je le savais que tu me cachais quelque chose... Je le savais. Je te l'ai dit que tu ne devais pas faire le malin avec moi mais tu as quand même essayé !

Sans même se préoccuper de quoi que ce soit qu'aurait pu dire son calice, Morgan termina le chemin pour découvrir au bout quelque chose qui le laissa muet de surprise : Jon Lakenstridge.
Et Jon Lakenstridge qui le regardait avec désespoir en plus, sautillant sur sa chaise, attaché et bâillonné, tentant malgré tout d'articuler quelques mots incompréhensibles.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Lun 13 Nov 2017 - 22:35



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
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Le regard pesant du vampire semblait le liquéfier de l'intérieur, augmenter son angoisse de seconde en seconde, il fit pourtant de son mieux pour résister à cette furieuse envie de se trahir, de trahir la présence de Jon par un mauvais coup d'oeil ou un mauvais aveux. Mentir aux mangemorts c'était mal, au mieux cela ne lui promettait qu'une sale correction et au pire c'était trahir ceux en qui il avait confiance, mais un ami vaut bien ces sacrifices, surtout que, à bien y réfléchir, il ne mentirait pas longtemps, seulement quelques minutes, le temps de calmer Morgan avec une ou deux morsures. Cependant, pour l'heure, c'était plutôt lui qui avait bien besoin de sentir les crocs du vampire dans sa chaire. Car à peine le monstre avait-il prononcé le «mot interdit» que la pulsation sanguine de l'échevelé s'était accélérée. C'était incroyable la force que pouvait avoir un mot, un simple mot et la vision du brun devenait légèrement plus trouble, son souffle plus précipité, alors que sa peau le picotait comme une brûlure tenace, ténue, un mot et le manque se faisait plus fort, plus présent, plus urgent, un mot et le français sentait qu'il aurait très bien pu vendre le peu de dignité qu'il lui restait pour simplement répondre à ce besoin, assouvir cette envie avec laquelle l'ecossais prenait plaisir à jouer. Alors non, il ne le prononcerait pas, et il espérait sincèrement que le vampire ne l'obligerait pas à le faire ce jour-là, il n'avait pas besoin de ça.

Emboîtant le pas de son maître, le calice boitilla, tête basse, vers le salon, s'assurant tout juste que la créature ne le surveillait pas avant de jeter une brève attention à la cuisine. Jon était toujours là, silencieux, plutôt tranquille. Tout irait bien, il n'entendrait rien, ne verrait rien, il fallait seulement se faire un peu discret. Puis, quand le vampire serait rassasié, là ils parleraient. C'était un plan parfait, tout à fait parfait, cela allait bien se passer... ou pas.

Distrait, Ludovic ne revint à son nouvel invité que lorsque ce dernier reprit la parole, abordant un sujet pour le moins... délicat. Par réflexe, le français se figea, indigné par le terme employé par le mage noir. «Fourré» ? Il ne connaissait pas bien le mot en anglais, mais il l'avait suffisamment entendu dans la bouche de Morgan pour savoir ce qu'il signifiait. Un mot encore, un simple mot, et le manque fut chassé par une colère profonde, viscérale, qui le fit grincer des dents et serrer les poings. Mais ce n'était pas le pire encore, car le nabot ne tarda pas à ajouter quelque chose de bien plus indignant qui mis d'autant plus le maigrichon hors de lui. «Retire ça», ce fut l'ordre qu'il retint tout juste de laisser partir, ça et le coup de poing monumental qu'il se serait fait un plaisir de coller dans la mâchoire de ce prétentieux qui se croyait tout permis simplement parce qu'un drogué avait besoin de lui. Il se retint pourtant, ne pouvant pas se permettre de pareille rébellion avec quelqu'un sous sa responsabilité dans la pièce d'à côté. Il devait garder son calme, se tempérer, pour ne pas risquer d'attirer des problèmes à Jon en plus de se faire tabasser, mais tout cela allait se venger, oh oui, cela allait sérieusement se venger.

L'échevelé se contenta donc de grincer encore un peu plus des dents, suivant encore le mangemort qui prit ses aises comme un sans gêne. Une chance que l'infirme ne le voyait pas ou cela aurait pu accentuer encore plus sa colère, mais il passa à côté sans rien deviner des pieds chaussés posés sur une table qui ne lui appartenait pas et vint s'asseoir à côté du vampire, légèrement en retrait, attendant comme à son habitude que le suceur de sang se décide à faire le premier pas et, comme d'habitude ce dernier ne risquait pas de se presser.

Ludovic attendit donc, se préparant à encaisser d'autres sarcasmes ou des platitudes du genre de sa santé ou de son parfum plus savoureux maintenant qu'il mangeait mieux, mais le sujet vira sur quelque chose de tout à fait différent qui fit l'effet d'un très lointain fantôme à l'échevelé. Hesper ? Le refuge ? Depuis combien de temps n'y avait-il pas repensé ? L'avait-il seulement fait ? Baissant les yeux, troublé par une ancienne mélancolie, nostalgie peut-être, le brun se laissa prendre à ces paroles, se remémorant les lieux comme ils s'en souvenait, se remémorant les personnes, la tranquillité, le havre de paix qu'il avait trop vite quitté. Aussitôt, des dizaines de questions lui surgissent à l'esprit : est-ce que c'était comme avant ? Est-ce que les fauteuils étaient toujours la ? Les lits ? Les dragons ? Et les gens ? Y avait-il toujours ceux qui avaient travaillé avec lui, avaient-ils changés ? Tant de questions auxquelles le français n'espérait pas de réponse, qu'il n'espérait pas même pouvoir poser. Il ne posait plus de question, les sangs mêlés ça n'avait pas à poser de questions, mais alors que l'ecossais semblait parti dans une conversation plus agréable que d'habitude, un brusque claquement sortit le maigrichon de ses pensées. Il se plaqua aussitôt contre le canapé, craignant l'explosion d'un sortilège, mais ne réagit pas plus que ça, comme distrait ou figé. Il avait l'habitude également, de ne pas bouger malgré les bruits de destruction. Cependant, ce n'était pas une explosion et sans doute aurait-il mieux valut, mais la porte qui s'était ouverte, une information que l'infirme ne comprit pas, pas même lorsque le vampire le saisit par les cheveux.

- Arrête ! hurla-t-il subitement, suppliant.

Mais peine perdue, autant voler son os à un molosse, le maigrichon fut obligé de suivre, affolé, ses deux mains accrochée sur celle du vampire qui ne voulait pas le lâcher et le traînait, dans une douleur abominable tant sous ses cheveux que dans ses jambes et son corps brisé qui n'arrivait plus à suivre. Ludovic patinait, cherchait un appuis à donner à ses pieds, cherchait à suivre le rythme pour ne pas se faire arracher le crâne en essayant de ne pas casser ce qui lui restait de genoux, mais le vampire continuait, hurlant des réprimandes qui firent enfin réagir le français.

[color#336666]- C'est pas ce que tu crois ! [/color]gémit-il, paniqué alors que la poigne de son agresseur le tenait à genoux dans la cuisine, pas très loin de Jon. Je voulais... je ne voulais pas lui faire du mal, expliqua-t-il, haletant tant de peur panique que de douleur. Je voulais... je voulais te le dire, après... Après que tu sois calmé. Je veux l'aider, je veux l'aider ! hoqueta-t-il encore. Lâche-moi s'il te plait, supplia l'infirme, les larmes aux yeux, les mains toujours plaquées sur celle du vampire. C'est pas ce que tu crois, c'est pas ce que tu crois... répéta-t-il en boucle comme une incantation pour se maintenir en vie. Lâche-moi je t'en supplie... gémit-il encore une fois.

Contre toute attente, le mage noir fini par lui concéder sa liberté, le repoussant comme un brin de paille dans une tornade pour le balancer droit contre un obstacle mou que l'échevelé n'identifia pas tout de suite, trop occupé à tenter de s'enfuir d'un air terrifié. Il n'y parvint qu'à grand peine, dérapant sur son ancien collègue alors qu'il prenait appuis sur Jon pour tenter de se relever. Toute fois, aussitôt fut-il parvenu à se remettre sur ses pieds qu'il se retourna pour faire face au mangemort, préférant se mettre entre lui et son vieil ami plutôt que de détaler à toutes jambes, au moins pour un temps, car il ne tint pas longtemps cette position de pilier, ne tardant pas à reculer contre la table de la cuisine pour s'y appuyer comme s'il avait voulu se cacher dessous, répondant dans le même temps et en vitesse au mage noir.

- Je... je voulais que tu m'aide à le faire entrer au service du Lord. C'est un sang de bourbe, il a parfois travaillé pour moi quand j'étais dans l'ordre, menti le sac d'os, cherchant à réduire la gravité de la situation de l'astronome. Si le Lord l'apprend, s'il sait ce qu'il a fait contre lui, ils vont le tuer. C'est un sang de bourbe, répéta-t-il, comme si ces deux mots suffisaient à tout expliquer. Je voulais... je voulais lui faire rejoindre les mangemorts pour le protéger avant que le Lord ne sache qui il est et ce qu'il a fait. Je me suis dis... je me suis dis aussi que comme ça tu pourrais me faire retourner au manoir, pour que je veille sur lui, comme ça on serait ensemble tout le temps, comme avant, souffla-t-il, ne parlant pas vraiment de Jon, Le Lord serait content si on revenait à lui avec une nouvelle recrue et ça mettrait Jon a l'abri, ça mettrais sa famille à l'abri. Il a besoin de nous tu sais, il a besoin de la protection du Seigneur des Ténèbres, ils vont le tuer sinon et je ne veux pas qu'il se fasse tuer, conclut-il, à bout de souffle en tournant brièvement les yeux vers Jon avant de mettre la main sur l'un des poignards sur la table, baissant bientôt docilement la tête en espérant de tout coeur ne pas avoir à s'en servir.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Mar 14 Nov 2017 - 22:21


   

   
Fallen through the broken ice
Ludovic Descremps • Morgan Winterfield
Et la voici, la bonne vieille excuse qu'il avait du entendre des dizaines et des dizaines de fois ! Tout le monde l'utilisait, à toutes les sauces possibles et inimaginables, et il lui paraissait que c'était aussi l'excuse favorite du sang-mêlé.
De quoi lui hérisser les poils.
Grinçant des dents, tout à fait surpris de voir un spectacle si inattendu dans la cuisine de l'Auror, Morgan fixa le prisonnier avec stupeur. Jon Lakenstridge ? N'était-il pas un ami de Ludovic ? Mais qu'est-ce qu'il faisait là bon sang ?! Rapidement, les connexions se firent, les liens, les conséquences... Un membre de l'Ordre, ami de Ludovic, cible privilégiée, il l'avait vu lui, ce sale sang de bourbe savait désormais qu'ils connaissaient Ludovic et lui. Qu'est-ce qu'il avait entendu ? Qu'est-ce que Ludovic lui avait dit ? Pourquoi ?!

- Ah ouais ? gronda Morgan en levant la main, portant sans trop de mal la masse qu'il tirait par les cheveux pour l'amener à son visage. C'est pas ce que je crois ? Et c'est quoi alors ? Un Botruc à poils longs  peut-être ? Hein ? Réponds !

Il aboya son dernier ordre qui ne le fit qu'encore plus grincer des dents lorsqu'il eut pour seule réponse des gémissements, pleurs et autres supplications qui avaient le don de lui taper sur le système. Agacé, le Vampire jeta mollement son poids sur cet invité inattendu, foudroyant ce dernier du regard qui cessa de se tortiller une seconde, sans doutes impressionné par le mage noir, avant que Morgan ne fasse lentement rouler sa tête pour tâcher de se détendre... Un minimum. Ne pas s'énerver, il se l'était déjà dit et se le répétait sans cesse. Mais la soif le rendait irritable et il avait de moins en moins de patience pour toutes ces gamineries que son calice lui faisait subir... Alors, il devait se raisonner par d'autres moyens comme en se répétant par exemple que casser quelques os au français ne servirait pas à grand chose sinon le faire souffrir lui aussi. Ah... Les joies d'être vampire.
Lorsque le sang-mêlé reprit enfin la parole en balbutiant quelques mots paniqués, l'Ecossais baissa un regard noir vers lui sans pour autant l'interrompre, l'écoutant de plus en plus abasourdi parce que l'autre tentait de lui expliquer avant de lâcher un rire nerveux qui grimpa doucement en puissance.

- Le ramener au Lord ? Lui ? T'es taré mon pôv' vieux, la vie d'homme au foyer te réussi pas...!

Il rit, secouant doucement la tête en jetant un regard tout à fait incrédule au pauvre bâillonné qui gémissait du mieux qu'il pouvait. C'était ridicule, totalement impensable.

- C'est impossible. répondit Morgan sur un ton sans appel, redevenu parfaitement sérieux. On ne le ramènera pas chez les Mangemorts, c'est pas une animalerie. La seule raison pour laquelle toi t'es encore en vie c'est que j'ai bousillé tout mon crédit pour sauver tes petites cou*lles de merdeux. Lui, il tiendra pas une semaine. Non d'ailleurs. Lui, il est mort.

Il laissa passer un temps, observant sombrement l'homme attaché avant de souffler un nouveau rire en secouant doucement la tête, ne parvenant tout simplement pas à croire à ce qu'il venait d'entendre... Retourner chez les Mangemorts. Et puis quoi encore ?

- La protection du Seigneur des Ténèbres... T'es sacrément atteint pour penser qu'il protège qui que ce soit si ce n'est lui ! Et encore plus une saleté de sang de bourbe sorti d'on ne sait où ramené par l'un de ses larbins sans importance dont il s'est même débarassé en l'abandonnant sur le paillasson du Ministère une pancarte au cou ! Il sur-articula les derniers mots, la voix plus grondante sur ces quelques syllabes alors que son ton montait peu à peu. T'es rien pour lui ! Rien ! Même pas de la merde de goule alors qu'est-ce que tu veux qu'il fasse de toi ? Tu pues, t'es laid à en faire fuir les dragons, tu casses tout ce que tu touches et la seule chose pour laquelle t'es bon c'est d'aller te jeter du haut de la falaise en espérant que ton cadavre sera suffisant pour permettre aux autres de passer par dessus ! Tu penses pas que "notre Lord" en a d'autres des comme ça ? Plutôt que... Toi ? Il esquissa une grimace de dégoût, soupirant en se frottant les yeux. Je suis rien pour lui non plus. On est que des pions. Ton pote là, il sera pas protégé une seconde du Lord quand bien même il serait prêt à descendre toute sa famille à coup d'Avada... souffla-t-il plus bas les yeux rivés sur l'étranger comme ne pouvant les détacher de ce deuxième corps chaud bien moins difficile à contenter que le calice qui lui servait d'habitude.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Jeu 16 Nov 2017 - 7:31



Fallen through the broken ice
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Son cuir chevelu le picotant affreusement alors que le vampire avait faillit le scalper à la main, Ludovic s'efforçait de tenir bon face à la menace. Négocier avec Morgan était toujours une affaire très compliquée et, même si la situation actuelle devait être parmi les pire qu'il avait imaginé, il savait qu'obtenir gain de cause serait avant tout une histoire de persévérance... et, ironiquement, un concours de sang froid. Aussi s'appliqua-t-il a ne pas trop prendre la mouche lorsque le mage noir lui jeta une première pique qui avait un côté blessant autant parce qu'elle rabaissait plus encore sa propre considération pour ses capacités intellectuelles que parce qu'elle lui rappelait que, depuis pratiquement un mois désormais, la seule chose qu'il avait fait avait été de se la couler douce en se faisant entretenir par sa compagne. Cependant, si cette remarque fit mouche, l'échevelé ne réagit pas davantage que par un léger grincement de dent et un air plus rageur et sombre, ayant rapidement affaire à d'autres insultes d'autant plus mordantes qu'elles étaient adressées au seigneur des Ténèbres plus qu'à sa propre personne.

Réagissant au quart de tour comme un chien à son sifflet, le français se redresse soudain, reprenant même un peu d'assurance pour se remettre devant Jon lorsque le Mangemort assura qu'il était déjà mort. Lui vivant, jamais personne ne toucherait à un cheveu de cet anglais. Mais si les paroles de l'ecossais le répugnaient il dut attendre un long moment avant de trouver une petite occasion d'y répliquer.

- Tu as tord ! rétorqua-t-il, rugissant aussi fort que le vampire, essayant même de dépasser sa voix. Le Lord n'est pas comme ça ! Peut-être que oui, au début, c'est toi qui m'a aidé, mais il m'aime maintenant, il me l'a dit ! Je suis comme son ombre, la meilleure de ses ombres et si toi tu n'as plus de crédit moi j'en ai crois moi ! Parce que moi je l'aide à gérer les traîtres comme toi ! Je l'aide à savoir qui est un pion et en qui il peut avoir confiance. C'est de la faute de gens comme toi s'il est comme ça ! S'il est obligé de faire régner l'ordre par la terreur ! Parce qu'aucun de vous ne croit en lui alors il est obligé de vous faire peur pour le bien de son projet ! Mais son projet lui, il est grand, il est juste et il aurait pu se faire sans qu'aucune personne ne meurt, c'est de votre faute ! Votre faute ! À vous, les «pions» ! S'il y a la guerre c'est à cause de vous ! Le Lord, lui, il est bon et juste, il comprend les choses mieux que personne, il se sait ce qui est bon pour notre monde et notre aire, il sait pourquoi les sangs purs doivent régner et il sait que ça ne pourra pas se faire sans prendre aussi soin des impurs et des sangs mêlés. Le Lord il m'a déjà promis d'épargner Linda, il en a fait serment ! Il protégera Jon aussi, il protégera tous ceux qui se ralieront à la cause, il protégera tous ceux qui sont plus fidèles que ses mangemorts avares de pouvoir qui ne sont que de faux sangs purs ! C'est ce qu'il veut, nous protéger, il ne voulait pas faire la guerre, mais elle était inévitable pour secouer les consciences, pour faire réagir les sangs purs oisifs et tous les imposteurs qui infectent le ministère ! Il voudra de Jon, assura le français en braquant un doigt sur sa victime. Parce que Jon est loyal et qu'il sait reconnaître les causes justes. Il voudra de Jon parce qu'il ne rechigne pas à la tâche et parce que je lui présenterais. Toi tu n'es plus rien, toi il t'aurait déjà tué si je n'avais pas été là, accusa le français. Il t'aurait tué si ça n'avait pas impliqué que je meurs aussi, mais il ne t'as pas tué pour me protéger, moi ! Alors ne vient pas me dire que le Lord n'aide personne, parce que c'est faux ! Seulement vous devez mériter ce privilège et, parfois, quand je vous vois, je me dis que vous ne méritez même pas de nettoyer ses chiottes ! Le Lord sauvera Jon, il prendra soin de moi, de nous tous, il nous protégera ! Tout ce que toi tu as à faire c'est nous ramener au QG, pour que je montre au Lord que j'ai réussi son épreuve, que je lui suis resté fidèle malgré le fait qu'il ait voulu me faire croire qu'il m'avait abandonné. Parce que c'était une épreuve, tu m'entends ?! C'était obligé que ce soit une épreuve parce qu'il ne m'aurait jamais abandonné, parce qu'il a besoin de moi, parce que oui, moi, je lui suis fidèle au point de sauter dans un gouffre, parce que moi je sais que les causes valent plus que les Hommes ! Sa cause vaut plus que les Hommes !

Ludovic s'interrompit une seconde, cherchant autour de lui les effets que son discours avait produit. Il ne s'attendait pas à grand chose, pas même à une prise de conscience, mais il espérait au moins avoir un peu secoué la bêtise des deux anglophones. Non, peine perdu, ils ne semblaient pas du tout l'avoir compris ou même entendu

- Mais écoutez-moi merde ! rugit-il à pleins poumons.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Dim 19 Nov 2017 - 2:36


   

   
Fallen through the broken ice
Ludovic Descremps • Morgan Winterfield
Un sourire tordu étira les lèvres de l'écossais alors que le sang-mêlé reprenait à côté de lui, avec plus de ferveur cette fois, son argumentation sans espoirs aux yeux du vampire. Il savait ce qu'il disait, il savait ce qu'il pensait. Ludovic n'avait aucune idée de l'envers du décors, et il avait encore moins de chances de faire changer le quarantenaire.
Mais évidemment, pour Ludovic, il avait tord, toujours lui qui avait tord, toujours Ludovic qui savait tout. Cette foutue tête de mule qui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez savait cela, et autre chose, et plus encore, plus que le vampire ne pourra jamais en apprendre... Evidemment ! Quelle insolence...
Morgan grinça des dents, perdant peu à peu son sourire moqueur pour laisser alors place à une grimace de plus en plus frustrée. Plus l'homme parlait, plus il tapait sur les nerfs de son vampire qui gardait malgré tout le regard rivé sur la pauvre victime qui se tortillait encore sur sa chaise, plus il parlait et plus grand vampire se sentait blessé dans son égo, sa fierté lui hurlant à lui en vriller les tympans, de réagir, de se révolter contre ces informations et arguments qui n'avaient absolument aucun sens. C'était faux. Comment pouvait-il croire cela ? Comment pouvait-il seulement oser le dire ?! Lui ? Cette espèce de loque sans but ni volonté, plus important que lui ? Ludovic, plus important que Morgan Winterfield ? Plus apprécié ? Meilleur Mangemort ? Meilleur sous-fifre du Lord, Seigneur des Ténèbres et de n'importe quoi de sombre et inquiétant capable de faire peur aux enfants pas assez sage ? Il l'aimait ? Et lui ne serait même pas bon à "nettoyer ses chiottes" ?!

- La ferme ! aboya Morgan en donnant un violent coup de poing dans le mur derrière lui qui frémit de manière inquiétante tandis que l'un des carreaux craqua sombrement.

La main tremblante, le poing serré, les doigts plantés dans sa paume, la mâchoire crispée... Morgan coula un regard noir en direction du français, le regardant une fraction de seconde d'un air sombre avant de brutalement lui prendre le crâne pour l'aplatir et le bloquer contre la table, forçant de manière importante sur le pauvre crâne du sorcier tout en prenant bien soin de ne pas le lui éclater par erreur bien que ce ne fut pas l'envie qui manqua.

- T'es vraiment qu'un vieux fou si tu penses que le Lord tient à toi à ce point. Il t'a abandonné, c'est pas clair ?! Il força encore un peu sur le crâne de l'autre, se penchant doucement pour lui susurrer à l'oreille : Il t'a promis de protéger ta copine hein ? En lui collant sur le dos ce pervers de Yaxley ? C'est comme ça qu'il s'y prend ? Tu sais ce qu'il lui a fait au moins, à ta blonde ? Réponds, tu sais ?! Il avait à nouveau crié cet ordre, mais plutôt que d'attendre la réponse il reprit, toujours aussi furieux : Ton ami là, s'il vient, personne ne pourra le protéger ! Au milieu de mages noirs tous plus touchés les uns que les autres, personne ne peut protéger personne ! Je t'ai protégé toi, et est-ce que t'étais en sécurité hein ? Est-ce que tu serais capable de me dire droit dans les yeux qu'on ne t'a pas fait de mal ? Qu'on t'a traité comme un être humain ?! Il cessa sa pression sur le crâne, se saisissant alors de la tignasse de l'homme pour le tirer tout entier en arrière en prenant bien garde à toujours rester derrière lui pour qu'il tente quoi que ce soit. Et tu penses qu'un ordre du Lord changera quoi que ce soit ?! Ha ! Il contrôle une armée de hyènes affamées, il pourra gueuler tant qu'il le veut, ces "pions" comme tu les appelles n'en feront toujours qu'à leur tête comme ils en ont fait avec toi. Alors, rajouta-t-il en chuchotant, tout près de l'homme, humant l'odeur de ce dernier avec délice alors qu'il mourait d'envie de l'égorger là, tout de suite, pour se repaître de son sang, tu imagines comment ils vont agir avec ton ami ? Un sang de bourbe de l'Ordre, ils vont tous s'en donner à coeur joie surtout pour une crème comme lui ! Un vrai dessert, un plaisir que de le torturer, et toi qui veut tellement le protéger lui et tout ce beau monde de cette gentille famille parfaite à laquelle tu tiens tant, est-ce que t'es seulement capable d'imaginer qu'on touche à tes protégés ?

Il avait murmuré ces derniers mots, tenant encore sa prises quelques instants en se retenant de peu de mordre dans cette chaire si fraiche et attirante qui le narguait présentement, avant d'enfin le libérer au moins tout aussi brutalement qu'il l'avait saisit, se tournant alors vers le prisonnier qui commença à s'agiter en comprenant que venait son tour tandis que le vampire lui saisissait doucement le menton pour mettre en valeur son cou.

- Un vrai plaisir que de sentir sa peur... Je comprends tout à fait que ça sera l'attraction de l'année chez les Mangemorts... susurra-t-il d'un ton mielleux.

Il jeta un regard presque provocateur à Ludovic alors qu'il s'approchait de la gorge de l'homme qui paniquait désormais totalement, battant des jambes et hurlant dans son bâillon en espérant une réaction. Mais Morgan n'en démordit pas, continuant sur sa lancée en entrouvrant doucement la bouche pour mieux humer son odeur avant de poser une main sur sa cuisse, l'autre tenant son menton, et de lécher lentement la base du cou du prisonnier.


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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Sam 25 Nov 2017 - 19:01



Fallen through the broken ice
Fallen through the broken ice
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Le craquement lourd qui rompit l'air n'eut pas grand mal à faire frissonner le français, à le faire reculer même, portant une main angoissée à sa ceinture pour en récupérer son pieu qu'il serra de toutes ses forces dans sa main. Cela allait mal finir, le vampire était furieux, cela allait très mal finir. Prêt à réagir, Ludovic ouvrit un peu plus ses sens, cherchant à localiser son assaillant avant qu'il n'attaque, trop tard hélas, il n'eut même pas le temps de réagir que le mage noir lui avait écrasé la tête contre la table. Sonné, un sifflement persistant dans l'oreille, le français lâcha un gémissement plaintif, manquant lâcher son arme alors qu'il essayait de ranger ses jambes hors de portée d'un éventuel coup de pied. Il aurait bien voulu crier, mais la pression sur son crâne s'accentua, l'élançant comme si une troupe de trolls jouaient au quidditch avec sa tête. Le maigrichon se débattit, en vain et pas longtemps, à peine tenta-t-il de redresser le chef qu'il eut l'impression que son squelette allait s'ouvrir comme un oeuf, aussi se contenta-t-il d'attendre et de fermer les yeux, espérant que le mangemort le relâcherait avant qu'il ne se soit évanouit. Après tout, il ne pouvait pas le tuer non ?

Ludovic gémit à nouveau en sentant la pression s'accentuer sur son crâne, le faisant gratter la surface de la table par un réflexe bien inutile. Il n'allait quand même pas le tuer ? Pourtant, le sac d'os croyait presque sentir la table se déformer légèrement sous son crâne, à moins que sa caboche même ne plie sous la force qui la maintenait. Quelque soit le sens dans lequel il le voyait, l'un des deux, le support ou la masse, finirait par se briser et il était fort peu probable que cela soit la table. Et durant tout ce temps, le vampire lui criait dans les oreilles, des mots et des paroles rageuses que le maigre ne parvenait pas tellement à retenir avec le sifflement de ses oreilles, sa migraine et l'odeur poisseuse de sang qui remontait dans ses narines. Il entendait bien quelques choses insupportables à entendre, comme le nom d'Easton, les histoires de fausses promesses du Lord... mais il n'arrivait pas à réagir autrement qu'en grattant le bois de ses ongles, comme s'il comptait creuser un trou sous la surface pour s'échapper. Enfin, le vampire le relâcha, laissant filer son pauvre crâne avant de le tirer vers l'arrière pour continuer à vociférer. Le brun lâcha un bref souffle soulagé, préférant ne pas lutter davantage par crainte que le mage noir ne décide de lui fracasser la tête contre un mur. Lutter ne servait à rien de toute façon, ni face à Morgan ni face à tous les autres mangemorts.  Au lieu de ça, le brun se rendit, laissant l'écossais disposer de lui, lui abandonnant sa gorge alors qu'un frisson d'impatience lui picotait la chaire en sentant l'haleine brulante du vampire lui effleurer la peau. "Vas-y", "vas-y", c'était tout son être qui hurlait ça au monstre. Il n'attendait que ça, depuis une semaine au moins, il n'attendait que ce moment là, mais si son flux sanguin augmentait aux susurrations du vampire, ce n'était pas tant par cette envie puissante de sentir ses crocs passer son épiderme, mais par cette peur et cette révolte croissante qui venait à mesure que le vampire assurait que tout ce qu'il allait faire c'était mettre en danger ses proches, l'accuser d'être incapable de les protéger. Qu'en savait-il ? Que croyait-il savoir des forces qui lui restait pour protéger les siens ? Le français frissonna de nouveau, de colère plutôt, s'animant dans l'idée de faire ravaler ses paroles à ce mage noir, de lui prouver de quoi il était capable, avant de se faire balancer à terre sans ménagement.

S'étalant contre le sol, l'infirme mit un moment avant de retrouver son équilibre et se rappeler d'où il se trouvait dans cette cuisine. Localiser Jon, localiser le vampire... sa tête pulsant encore de la pression qui avait faillit la fendre, il peinait à retrouver ses esprits. Que faisait-il d'abord ? L'écossais ? Il n'avait pas pour habitude de le laisser ainsi sans raison, pas sans avoir fini de lui faire la leçon. Toujours par terre, peinant à se redresser alors que, même assis, la tête lui tournait, le maigrichon tendit l'oreille saisissant quelques mots qui lui glacèrent le sang, sans qu'il parvienne pour autant à comprendre ce que l'autre était en train de faire. Maudits yeux ! Tendu comme un chien aux arrêts le sorcier hésita encore un instant avant de parer au plus pressé et de plonger son esprit sans ménagement en plein dans celui de son ancien ami.

Les sensations apparurent dans la seconde qui suivie, étonnamment fortes et puissantes par rapport à ce dont le legilimen avait l'habitude. Pour un peu, il aurait eut l'impression d'être entrer dans cette tête comme une main dans un gant, de pouvoir en bouger les bras et les jambes comme une marionnette, mais il ne s'interrogea pas beaucoup là-dessus et se révolta plutôt en sentant la prise autour de sa mâchoire, la main posée sur sa cuisse et cette langue rapeuse et écœurante lécher sa gorge. Il ne prit même pas le temps de se demander ce que cela voulait dire qu'un rugissement lointain parvint à ses oreilles alors que le français se relevait en trombe, fonçant droit sur le mage noir pour lui tomber dessus et lui planter son pieu dans le dos.

Ludovic reprit conscience alors que sa main se trouvait couverte de sang, presque comme s'il l'avait enfoncé dans la plaie du mangemort en même temps que l'arme de bois. Il avait cessé de crier, une affreuse sensation rapeuse dans la gorge, mais il tenait toujours bon, sa main libre agrippée à l'épaule du vampire pour l'empêcher de s'écarter. Il aurait pu s'éloigner, laisser sa victime ainsi en priant pour qu'elle ne tente pas de le tuer pour ce qu'il avait fait, mais il n'en fit rien, remettant sa paume poisseuse sur l'arme pour ne l'enfoncer que davantage entre les côtes du mort vivant. Il avait beau se dire qu'il n'aurait pas dut faire ça, c'était comme si ce geste était le dernier qu'il savait faire. Poignarder, encore et encore, jusqu'à ce qu'il entende un léger craquement alors que le morceau de bois devenait trop large pour se glisser entre les os. Il ne savait pas bien où il avait taper, mais il y avait enfoncé son pieu si loin qu'il devait rester moins de quelques centimètres de l'objet hors de la plaie, même lui, en se trouvant derrière la créature, aurait eut bien du mal à extraire le pieu de sa victime. Il espérait seulement n'avoir pas porté un coup trop mortel, du moins qu'il ne le soit pas avant que son vampire n'ait eut le temps de lui mordre ne serait-ce qu'une dernière fois la gorge.

— Je ne les laisserai pas le toucher, gronda-t-il pourtant, pas sans mon accord, et sûrement pas pour leur plaisir, ni pour le tiens, affirma-t-il en frappant une dernière fois la garde du pieu pour enfoncer ce qu'il en restait dans le dos de son maitre préféré.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Lun 27 Nov 2017 - 1:08


   

   
Fallen through the broken ice
Ludovic Descremps • Morgan Winterfield
La réaction du sang-mêlé ne se fit pas attendre et il ne fallut pas patienter longtemps à Morgan pour entendre son vieil ami pousser un cri rageur qui, étrangement, lui tira une satisfaction morbide. Il avait raison, pourquoi Ludovic ne le voyait-il pas ? Pourquoi ne comprenait-il que toute sa logique était totalement nécrosée ? Il en avait pourtant là la preuve : on ne tenait pas des Mangemorts en laisse, et des Mangemorts ne laisseraient jamais une victime toute désignée comme ici sans la faire passer par quelques... "Rituels de bienvenue". Peut-être réussirait-il à en dissuader un, deux, dix, vingt ! Mais ils étaient bien plus que vingt, ils étaient des centaines, et il était impossible quand bien même avec toute la volonté du monde que quiconque, seul, ne résiste à des centaines de Mages Noirs attendant la bave aux lèvres d'avoir à leur tour droit à leur petite gâterie. Pourquoi ne voyait-il pas l'évidence ? Il avait raison !
Et pourquoi...
Mais non, pas cette fois. Ce moment ne serait pas celui des questions et encore moins des réponses puisque, ne se contentant pas que d'hurler, Ludovic se leva rapidement pour foncer sur le vampire, pieu à la main, n'hésitant pas à le lui planter droit dans le dos à la stupeur de l'écossais qui ne comprit pas ce qui lui arriva. Yeux ronds, stupéfait, l'homme fut littéralement foudroyé sur place tant une douleur vive le transcenda de part en part. le faisant se dresser et se tordre en arrière en lâchant un cri silencieux qui lui coupa le souffle. Mais l'autre ne s'arrêta pas là et insista, cognant encore et encore pour enfoncer le pieu dans le corps du mort qui se tordait à chaque fois plus sous la douleur, finissant bien rapidement par hurler tant pour expulser que pour crier des insanités à son agresseur qu'il tentait vainement d'attraper, très sûrement pour l'écharper en retour.

- Retire moi ça ! pestiferait-il en se tournant en tous sens espérant se débarasser de l'arme qu'il n'arrivait à atteindre, finissant même par terre. Enlève moi ça putain ! Tout de suite ! Sinon je te jure que tu vas le regretter ! Je vais te le faire payer enfoiré !

Heureusement pour lui, Ludovic finit par s'exécuter, le vampire se calmant légèrement bien que sa voix encore rendue rauque par la douleur et son souffle plus que déchainé ne parvenait à se ralentir, il cessa de gesticuler dans tous les sens pour permettre au moins à l'autre de le débarrasser de cette chose, les yeux brûlant de rage et étrangement silencieux.
Tremblant et encore sous le choc de cette soudaine attaque, Morgan se saisit alors doucement de ce pieux qui l'avait attaqué sans écouter rien de ce que lui disait le français, une grimace mauvaise déformant ses lèvres alors que, totalement tordu en avant, il supportait difficilement la douleur quoi que loin d'être la pire qu'il ait connue. Néanmoins, il ne pouvait nier souffrir, et déjà qu'avec le manque il sentait ses sens devenir dix fois plus irritables, désormais, c'était à peine s'il parvenait à fixer un objet sans que son regard ne dérive vers autre chose.

- J'avais raison. souffla-t-elle d'une voix éraillée en levant un regard imprécis sur l'homme, un rire secouant nerveusement son buste. T'es incapable d'accepter l'idée qu'on touche à un poil de ton pote, mais là bas, ça va pas arrêter, y aura pas que moi ! Y aura tout le monde, tous "nos bons amis" ! Il referma le poing sur le pieux, le serrant fort jusqu'à sentir le bois craquer sous sa pression en continuant de rire bassement, le regard rivé sur Ludovic tout en prenant appuis sur une main pour se relever légèrement. Est-ce que tu vas tous les empaler comme ça ? Hein ? Un à un avec un pieu ?

Poussant un cri de rage, il fonça sur Ludovic en le saisissant d'une main par le col, le soulevant brutalement et avançant jusqu'au mur d'en face pour l'y plaquer durement.

- Des centaines de Mangemorts ? Tu vas tous les tuer chacun leur tour ? hurla le Mage noir les yeux exorbités, pointant de l'autre main les restes de pieu en direction de la gorge de son calice. Comme ça ?! Tchack ! Tchack ! Tchack !

Furieux, Morgan agrémenta son discours de coups de pieux donnés de toute sa puissance dans le mur à deux doigts à peine du crâne du sang-mêlé, encore et encore. Des coups, "Tchack tchack !", d'autres encore, "Tchack !". Ils s'accélérènt quelques secondes alors que, de plus en plus hors de lui, ses coups se firent moins précis et risquèrent très clairement à quelques reprises de fondre dans le crâne du français. Il ne s'arrêta que lorsque le bois restant fut totalement tombé en poussière, quelques copeaux de bois salement enfoncés dans la main du mort qui n'y portait guère attention tandis que d'autres étaient tombés au sol. Mais plutôt que de s'arrêter là, il saisit à deux main la gorge de l'homme, le soulevant encore plus en se rapprochant à nouveau de lui.

- Ca t'en ferait du sang sur les mains, hein mon Ludo ? Mais t'aurais été content de m'avoir buté, oh lala ! T'aurais du y aller, le faire jusqu'au bout ! Parce que là... ! Là ! souffla-t-il exhalté. Là je vais te le faire payer saleté de chi..!

Le sifflement d'un sort filant dans la cuisine et le percutant de plein fouet qui soudainement s'arrêter Morgan qui sembla comme soudainement stupéfié sur place. Le souffle court, il lâcha Ludovic sans considération aucune, tournant lentement la tête pour découvrir derrière lui une Auror tout en tailleur qui le foudroyait du regard, baguette tendue, parfaitement menaçante. Sonné comme il l'était, Morgan ne pensa même pas à bouger alors que la femme s'approcha de lui avec lenteur, esquissant simplement un large sourire qui découvrait ses canines et suivant celle-ci du regard comme s'il allait lui sauter dessus d'un instant à l'autre. Quelques secondes durant, il n'eut plus mal, il ne sentit plus le froid, il ne sentit plus le sol. Plus de colère, plus de rage, son sang coulait mollement en tachant le sol de tâches qui auraient du mal à partir tandis que la brune s'avançait toujours, s'adressant à quelqu'un sans qu'il ne comprenne le sens de ses paroles.

- Ludovic ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Par Merlin, qu'est-ce qu'il s'est...

Auror.
Danger.
Intrus.
Revenant brutalement à lui, Morgan tourna soudainement la tête vers celle qui l'avait menacé quelques instants plus tôt avant, en moins d'une seconde, lui donner une violente giffle qui fit valser l'Auror à travers la cuisine pour la faire s'écraser sur le plan de travail. Et sans plus perdre de temps, Morgan disparu en un éclair, fonçant vers la fenêtre sans se préoccuper plus que cela de quoi que ce soit avant de s'envoler une fois dehors dans un craquement bien reconnaissable avant même d'avoir touché le sol, alors que de son côté, la jeune femme s'était déjà relevée, jetant un ultime sort par la fenêtre brisé, sort qui ne toucha malheureusement jamais sa cible qui ne laissa derrière lui que du silence.

Muette, le coeur battant, Linda regarda impuissante l'autre disparaitre avant de rester là, debout, essoufflée. Elle s'arrêta un instant, avant de tourner la tête derrière elle, apercevant à nouveau les deux hommes mal en point et de se diriger vers eux à grands pas :

- Bon sang, Ludovic, Jon ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda-t-elle paniquée en venant aider Ludovic à se relever.

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MessageSujet: Re: Fallen through the broken ice Lun 27 Nov 2017 - 22:29



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Les mains poisseuses, l'échevelé s'était reculé, pas trop, à peine, seulement de quelques pas pour sembler prendre la mesure de son oeuvre. Il n'avait encore aucune idée du genre de dégâts majeurs il avait pu provoquer, mais il se sentait un peu mieux, étrangement soulagé. Cela au moins, c'était normal. La première chose normale qu'il lui semblait avoir fait depuis son retour dans le grand méchant monde. La première chose raisonnable et censée qu'il ait pu perpétrer. Peut-être le seigneur des Ténèbres l'avait-il vraiment mis à l'épreuve en fin de compte, peut-être que toute cette machination, cette histoire d'abandon au ministère et ce désintérêt soudain et total pour sa personne cachait en vérité ce plan audacieux de tester sa valeur en le poussant à abattre l'un des pires traîtres que les Mangemorts aient jamais connu. Un vampire, qui souillait son sang doublement, à la fois à cause du venin qui coulait dans ses veines que par la faute du sang mêlé qu'il avalait par gorgées sans fin dès la moindre occasion. Oui, tuer le traître et lui amener une nouvelle recrue, bien sûr que le Lord serait content.

Mais ce scénario de rêve ne s'attarda pas longtemps dans le cerveau chamboulé de Ludovic. Il n'eût même pas le temps de s'imaginer oréolé de gloire que la crue réalité de son geste le frappa en pleine face. Il avait la l'Ain crasseuse, poisseuse, et une odeur âcre lui remplissait les narines alors qu'il se sentait soudain étrangement vide. Qu'avait-il fait au juste ? Qu'avait-il fait ?

Les cris du vampire ne tardèrent pas à le tirer de son début de torpeur, le faisant tressaillir sur place comme s'il venait d'entendre les grandes portes du manoir s' ouvrir à la volée. Qu'avait-il fait ?! L'ordre fusa, bref et pressant, et le laquais obtempéra sur le champ. Agir, vite. Ludovic se lança sans hésiter vers la bête en furie qui essayait déjà de l'attraper pour l'écharper. Il eut un peu de mal à passer la barrière des bras de l'ecossais en souffrance, tachant de le maintenir un peu plus au sol avant de replonger sa main vers l'arme plantée dans la blessure et de tirer, cette fois. Sa main glissait, de plus en plus suintante de ce rouge étranger, il ne trouvait pas de prise, le pieu était trop enfoncé. Il essaya, une, deux, trois fois, glissant sur sa prise à chaque tentative et se faisant plutôt l'impression de retourner le pieu dans la plaie. Il n'y arriverait pas, pas comme ça...
Prit d'un éclair de génie, le sorcier mit la main à sa baguette la pointant aussitôt sur le dos du mage noir alors qu'il hésitait sur la marche à suivre. Brûler le pieu ? Cela cauteriserait certes, mais il courait le risque de mettre aussi le feu à son mettre. Optant pour la solution la plus simple alors que les gestes désordonnés du vampire frôlaient toujours le moment où il se retrouverait propulsé à l'autre bout de la cuisine, le maigrichon lança un accio sur le bout de bois. Ce dernier ne bougea pas tout de suite, pas en apparence du moins, avant d'émettre un suintement mou et de se trouver éjecté dans les airs pour retomber légèrement au sol. Comme si de rien n'était ! À une plaie béante près...

Satisfait de sa prompte obéissance, le serviteur ne recula pas tout de suite, certes, il fit profil bas, se tassant même à genoux pour tenter de garder la tête toujours moins haute que celle du sang pur, mais il voulu d'abord commencer par soigner le blessé avant de sentir ce dernier s'éloigner, visiblement furieux.

- Je suis désolé, je suis désolé, souffla-t-il en urgence, vraiment dévasté, je suis désolé maître, pardonnez-moi...

Peine perdue. Le mage noir n'en écœura rien, au lieu de cela il commença une phrase d'un ton qui n'augurait rien de bon, tenant des propos auxquels le français mourrait d'envie de tenir tête, sans mot dire. Oui, il le savait, il avait mal réagit, non, il n'était pas capable de laisser qui que ce soit faire du mal à Jon gratuitement, mais pour le Lord... pour les rituels de passage qu'il avait lui-même éprouvé... Oui, pour ça, si c'était justifié, il parviendrait à se tenir tranquille. Mais Morgan n'avait pas le droit de mordre Jon, c'était lui son calice, pas le sang de bourbe, lui qui attendait depuis des jours que la créature sans vie lui fasse cette grâce, alors non, il ne pouvait pas le laisser le mordre.

Cependant, pour l'heure, Ludovic avait d'autres priorités, reculant légèrement alors qu'il avait perçu comme un craquement sinitre, le maigrichon continua à supplier, fouillant les environs des yeux avec l'air de s'attendre à recevoir une table au coin du visage à tout moment. Il avait déjà bien souvent vu Morgan en colère, mais à ce point... pourrait-il seulement y survivre encore ?
La réponse vint avec la pratique. En une fraction de seconde l'infirme se trouva empoigné par le col et ballotté dans la salle comme un vieux drap salé. Son dos heurta le mur de plein fouet, la main du vampire faisant comme une masse de fer appuyée sur sa gorge. Il ne l'étranglait pas encore, mais le français sentait déjà l'air lui manquer, étouffé par la poigne qui serrait sa chemise à raz du menton, il voulut crier pitié, pas un son.

Le bruit sourd et massif d'un objet enfoncé juste à côté de son oreille, eut tôt fait se faire perdre au sac d'os toute sa contenance. Il n'était pas bien sûr de ce que c'était, mais vu la quantité impressionnante d'armes qu'il avait étalé sur la table le vampire avait eu le choix. Nouveau coup, plus près, plus haut, le français sentait sa gorge frôler cette menace invisible qu'il sentait lorsqu'elle perçait l'ait puis le mur. Sa gorge était à deux doigts, immobile, à portée, mais il ne sentait pas le moins du monde ce mélange d'excitation et d'impatience qui faisait d'habitude pulser ses veines lorsque le mage noir s'approchait si près de sa nuque. Non, il était terrorisé, tout simplement terrorisé et plus les coups se faisaient près de sa tête, plus il sentait la masse menaçante le raser de près x plus sa terreur se faisait croissante. Paniqué, il vise débatit au hasard, par réflexe, cherchant à repousser son agresseur par des tentatives désordonnées pour ses pieds de trouver un support sur lequel s'appuyer. Il essaya de bouger la tête, de se mettre hors de portée, mais la seule conséquence de ce geste fut qu'il sentit un éclat de bois lui entailler la peau. Ne pas bouger, ne pas bouger...

Les yeux écarquillés, terrifiés, perdus dans le noir, le maigre se retrouva pauvre marionnette sans fils dans les mains de son maître. Ses battements de coeurs et ses souffles rythmés par les bruits sourds des coups à côté de sa gorge et de sa tempe. Il aurait suffit d'un claquement de doigt aux mangemort et il serait mort, là, comme ça, après tout ça. Ludovic s'efforça de tenir bon, plus par panique que par volonté car son être disjonctait tant actuellement qu'il ne s'était pas rendu compte une seconde de l'odeur âcre d'urine qui lui maculait les jambes. Vieille habitude, on ne les perd jamais. Le supplice dura une éternité, le français toujours proche de s'évanouir sous la terreur, il n'allait pas le tuer ! Il ne pouvait pas le tuer... Mais quand les coups cesserent et que le mage noir le saisit des deux mains à la gorge avec une force et une pression qu'il ne lui avait encore jamais connu, Ludovic sut que si, mourir était à venir.

Suffoquant, le brun s'accrocha au bras de son bourreau, le griffant de toutes ses forces en essayant de lui faire lâcher prise par tous les moyens possibles, chercher ses yeux, les lui crever, frapper les bras, griffer... rien n'y faisait et ses pieds se tortillaient déjà au-dessus du sol pareil à ceux d'un pendu au bout de sa corde.

- L...a... he... mo... supplia le français sans parvenir à articuler les mots.

Il essaya d'ajouter la suite en vain, n'émettant que des gargouillis affreux et ne faisant que sentir la pression se faire de plus en plus forte sur sa gorge. Il lança sa main en avant, poussant de toutes ses forces dans l'espoir que cela suffirait à le faire lâcher. Son visage était rouge, sa bouche s'ouvrait dans le vide, alors que le bas de son corps cessait déjà de lui répondre pour poursuivre sa danse macabre et lente, à base de spasmes et de coups de talons égarés.

La pression se relâcha soudain, libérant sa victime de l'étreinte de fer dans laquelle elle l'avait prise. Ludovic s'écroula sur le sol sans la moindre délicatesse, s'etonnant tout juste d'avoir l'impression de tomber de haut malgré la petite taille du nabot. A peine ses genoux et ses mains avaient-ils cogné le sol qu'il se mit à tousser et cracher comme un damné, fourrant l'air frais délicieux lui envahir la bouche avant de faire brûler sa gorge et ses poumons plus sûrement que s'il avait aspiré le feu d'un dragon. Il n'entendit même pas les mots de la voix douce qui s'éleva dans la pièce, trop occupé qu'il était à vomir sa toux en se recroquevillant sur lui-même, par prévision d'autres coups. Plus de théories, plus de suppositions ni d'observation, rien que la douleur et la peur qui retombaient lentement.

Ludovic ne leva même pas la tête lorsqu'il entendit le bruissement de tissus des vêtements du vampire, il tressaillit tout juste en entendant la claque et esquissa à peine un geste pour se mettre en les deux assaillants lorsque le raffut des sortilèges brisa sa surdité temporaire. Il avait mal à la gorge, mal à la tête et, s'il avait cessé de tousser, il se dégageait de ses poumons rabougris un affreux et inquiétant sifflement qui le maintenait en vie.

- C'est sa faute, hoqueta sourdement le sorcier, encore à moitié dans le cirage, les yeux mi-clos alors qu'on tentait de le redresser. C'est la faute du sang de bourbe... c'est toujours la faute des sang de bourbe. Il aurait fallut le tuer... Le tuer tant qu'il est temps. Mais c'est Jon... Je ne peux pas le tuer.

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Fallen through the broken ice

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