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(perseus) for better or worse ☆ flashback

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Nevena Karkaroff
though she be but little, she is fierce
APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 488
CREDITS : killer from a gang (ava) ; perséphone (gifs)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : prongs
PSEUDO : electralungs
AGE : vingt-quatre ans.
SANG : d’une pureté irréprochable, les karkaroff n’aiment que trop chanter à qui veut l’entendre que, jamais, ô grand jamais, un moldu n’est venu souiller leurs veines. même elle, malgré ses batifolages douteux, n’a pas encore osé l’affront de mettre un bâtard au monde.
ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serpentards, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : le diamant qui celle une union à venir au doigt, le coeur ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : garrick, percy, charlotte, vesela


MessageSujet: (perseus) for better or worse ☆ flashback Mer 18 Oct 2017 - 22:22

for better or worse
perseus & nevena
I won't let it show that I'm not always flying
So on the way down
I'll watch you burn
••••

Le manoir se dresse devant elle dans toute sa majesté, rappelant avec lui cet infâme sentiment d’être prise au piège. Sa respiration devient difficile devant le marbre glacial qui la toise. Elle ne saurait pas même dire où elle se trouve exactement, à qui appartient cette demeure. Elles se ressemblent toutes. Les mêmes matériaux précieux en exhibition de richesse, les mêmes traditionnelles allées qui mènent à la même porte d’entrée imposante, qu’un petit elfe ne manquera pas d’ouvrir, vêtu de haillons et dénotant affreusement dans ce paysage de luxe. Une main dans son dos tente de la pousser dans cette direction, mais ses pieds restent fixés au sol, imperméables à toute tentative de mouvement. Vendue, comme une simple pièce de bétail. C’est donc à cela qu’elle est réduite à présent. Et sans la moindre idée quant à l’identité de l’acheteur. Arès tout pourquoi en serait-il autrement ? On ne lui demande pas son avis, ne lui laisse pas le choix ; elle s’accommodera du premier venu convenant plus ou moins aux critères de ses parents - s’ils méritent encore ce titre. Le sourire carnassier qui se dessine sur le visage du patriarche Karkaroff ne laisse rien présager de bon. Il a sans doute toutes les raisons au monde de se réjouir : après ce soir il aura obtenu ce qu’il désire depuis tant d’années. Être entièrement débarrassé d’elle, la gamine embarrassante qu’il n’a pas su plier aux idéaux familiaux. Nevena peut presque le voir jubiler, mais elle se rassure vite, sa victoire ne sera que de courte durée ; et sa respiration à elle reprend presque un rythme normal. Téméraire mais pas stupide, elle sait qu’elle ne peut défier l’autorité de son père en refusant d’assister à la réception de ce soir sans déclarer une guerre ouverte à sa famille. Les Karkaroff sont des brutes épaisses, elle ne doute pas une seconde qu’Igor se ferait une joie de la remettre à sa place, ou même de lui régler son sort d’une manière plus définitive. La pensée lui arrache un frisson. Mais elle a plus de finesse Nevena, elle joue dans ses gants en dentelle depuis son trône de cristal. Elle est prête à parier que son appartenance au clan des lions du temps de l’école, sa fâcheuse tendance à coucher à droite ou à gauche, sans considération de genre ou de sang, sa toute nouvelle passion pour le monde moldu ou son indifférence face aux jeux de pouvoirs n’ont pas fait partie des négociations. Les Karkaroff la voient déjà la bague au doigt, se délestant de leur fardeau sur le dos d’une nouvelle famille qui n’aura bien qu’à se débrouiller ensuite. Il serait dommage qu’elle envoie valser leurs efforts avec sa bouche trop grande ouverte à peine ils auront le dos tourné. Vraiment dommage. Un sourire naît sur ses lèvres et elle cède à la pression qui s’exerce toujours dans son dos, avançant lentement vers la porte comme si chaque pas était parfaitement calculé. Une douloureuse soirée à supporter, et la comédie pourra cesser. Parfois il est plus sage d’accepter de perdre une bataille pour remporter la guerre. Les Karkaroff la dévisagent avec un air de dégoût pendant qu’elle monte avec difficulté les quelques marches qui la séparent de la porte. Lorsqu’elle les a rejoints, elle voit une main se poser sur le heurtoir, et cogner dans un geste déterminé. Aussitôt la porte s’ouvre, et la silhouette d’un elfe se dessine dans l’obscurité, comme elle l’avait prédit. « - Bonsoir Monsieur Karkaroff. Madame Karkaroff. Mademoiselle. » Elle s’amuse de voir que le nom ne suit pas lorsqu’il s’adresse à elle. C’est vrai qu’elle ne s’y identifie pas, il lui va bien mal. « - Mes maîtres vous attendent, si vous voulez bien me suivre. » Ils se laissent guider, abandonnant leurs manteaux au passage, traversent plusieurs pièces dont une salle à manger décorée dans l’abondance et où le dîner serait sans doute servi dans de la vaisselle en porcelaine, avant de finir leur course dans un petit salon plus intime. « - Ton comportement a intérêt à être irréprochable. Si tu fais honte à notre famille… » un murmure dans son oreille, une menace pas même achevée. Le Karkaroff s’avance déjà, son sourire faux collé sur le visage et sa main tendue. « - Travers, quel plaisir de vous revoir ! Merci de nous recevoir dans votre charmante demeure. » Le ton de la flatterie dans un anglais approximatif aux sonorités gutturales. Elle a envie de vomir. Mais plus que tout, elle trébuche sur le nom. Travers. Et elle l’aperçoit enfin. Debout derrière sa mère, le dos droit et l’air fier dans son costume de soirée. Son propre visage se décompose l’espace d’un instant. De toutes les personnes… lui. Un cauchemar, elle est dans un cauchemar. « - Puis-je vous présenter ma fille, Nevena ? » Elle entend à peine les mots, happée par le souvenir de quelques années en arrière. Serpent et lionne se battent sans répit, tant sur le terrain de Quidditch qu’à côté. Elle se rappelle la rage qui lui tord le ventre lorsqu’elle le voit avec son sourire faussement charmeur. Elle sait ce qui se cache derrière, a toujours su. Son seul réconfort est qu’arborer ce masque lui fera sans doute mal ce soir, face à elle. Elle sent le regard insistant de la mère se poser sur elle, prise au piège, encore. Alors elle fait la seule chose possible, celle qu’on attend d’elle. Elle s’avance la tête haute. « - Enchantée. » Premier mensonge de la soirée.




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by Wiise

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Perseus Travers

En ligne
APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 87
CREDITS : Balaclava. (ava) Tumblr (gif)
AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Fiancé à une donzelle qui visiblement ne sait pas ce que cela veut dire
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena


MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Jeu 19 Oct 2017 - 1:00



Les yeux rivés sur la fenêtre, les mains croisés derrière le dos tel le supposé gentilhomme que j'étais être, j'inspirais lentement, incertain de la réaction que je devais avoir en cet instant. Bien entendu, mes prochaines fiançailles n'étaient un secret pour personne, pas même pour moi, mais il y avait toujours cette petite crainte de savoir avec qui je partagerais le restant de mes jours. Je ne pouvais pas réellement confier ce genre de tracas à mes soeurs, elles ne subissaient pas tout à fait la même pression que moi et bien entendu, n'étaient pas encore présente dans ce monde tout simplement. Aujourd'hui, à leurs yeux, leur frère faisait simplement un échange préliminaire de voeux avec une jolie femme, si l'on peut s'exprimer ainsi. Si seulement elles savaient ce que c'était réellement. Les yeux clos, refusant de regarder plus longuement cette fenêtre, je pris deux longues inspirations, chacune séparées par une courte inspiration, comme pour me donner de ce courage que je n'avais pas dans ce genre de moment-là et tournai le dos à la fenêtre. J'entendais ma mère faire un branle bas de combat en dessous de moi pour s'assurer que tout soit parfait pour la venue de ma future belle-famille. Comme s'ils en avaient réellement quelque chose à foutre... J'avais la fille, elle devenait une Travers, mienne et puis après, basta... Plus exaspéré qu'autre chose malgré un mince amusement qui parcourait ma personne, je descendis, jetant un coup d'oeil dans le miroir au passage et tombai nez à nez avec mon géniteur au bas des escaliers. Celui-ci m'inspecta des pieds à la tête, de la tête aux pieds, parce que l'on sait jamais, peut-être que dans un sens, c'est bon mais dans l'autre non et secoua la tête avant de me parler sèchement, son ton ,disons-le, très habituel « Il est hors de question que mon seul et unique fils se balade ainsi. Remonte et va refaire ta coiffure et pour l'amour de Dieu, assure toi que la prochaine fois que je te revois, tu sois irréprochable. » J'encaissai les paroles sans rien dire, sans rien montrer alors qu'au fond, je bouillais. Je savais qu'il faisait simplement ça pour me mettre à bout, nous avions toujours eu de nombreux différents, une relation plus que difficile devrais-je dire. Alors j'acquiesçais, conservant mes répliques cinglantes pour ma personne et remontait arranger mes cheveux qui étaient supposément une horreur sans-nom et attrapai un habit " plus convenable" et descendit, restant sur la dernière marche de l'escalier pour attendre et ainsi éviter le paternel. Ma mère passa devant moi et m'embrassa le front, après m'avoir fait descendre de mon perchoir et me pressa dans l'un de nos nombreux salons et j'attendis, en silence, espérant que ce ne serait pas trop une torture. Mes soeurs n'étant pas encore là, elles ne seraient que de passage pour se présenter et repartiraient ensuite puisqu'il n'était pas nécessaire qu'elles soient présentes. Il s'agirait simplement des parents et des futurs époux. Que du plaisir en vue...

Je passais donc les prochaines minutes en silence, sans rien faire, sans rien dire, sans rien montrer. Fixant un point au hasard, l'air neutre, j'entendis cogner à la porte et j'entendis notre elfe se diriger en complète panique à la porte, mais voulant pas réellement écouter la suite, je concentrai mon esprit ailleurs. À dire vrai, je ne revins sur Terre que lorsque ma mère exerça une pression sur mon épaule et aussitôt, l'image de façade, le masque que je portais en public se dessina sur mon visage et ce fut le sourire charmeur, la personnalité charismatique que l'on me connaissait, le charmant Percy du département de la Coopération Magique internationale, le futur assistant du directeur... Bref, on avait compris où je voulais en venir.  

La première chose qui attira mon attention furent, non pas les mots prononcés par le père Karkaroff, mais par son accent. L'ayant jamais vu auparavant, je me figeais tranquillement en entendant l'accent, soupirant intérieurement à savoir dans ce que je venais de me retrouver prisonnier en quelques sortes. Adressant un sourire poli, je m'avançai pour me présenter moi-même, avant de m'arrêter en croisant son regard. L'espace d'un instant, une réaction perça le masque. Un sourcil se haussa et très légèrement et mes lèvres se tordirent en l'ombre d'un grimace avant que la contenance reprenne le dessus sur ma personne et le sourire charmeur reprit la place qui lui revenait de droit.  «Il s'agit d'un plaisir de vous recevoir ici mon cher Karkaroff et un plaisir de rencontrer votre fille. J'imagine que vous n'avez pas eu la chance de rencontrer mon fils, Perseus? » La voix de mon père me fit avancer d'un pas en avant et j'adressai un sourire tout particulier à cette supposée nouvelle rencontre alors qu'en réalité, je sentais mes entrailles se tordre à l'intérieur de ma personne. Il fallait vraiment que ce soit elle? Elle entre toutes? Et il fallait que je la séduise en plus? La bonne blague.

Je m'avançais donc jusqu'à elle, sentant le regard de nos parents sur moi. Même si elle n'avait pas la main tendue, même si elle se contentait  de rester droite comme un bout de bois, j'attrapais sa main et y fit un baisemain parfait, la regardant dans les yeux et utilisant ma voix lente, assurée et légèrement ronronnante, cette voix qui n'était qu'une façade pour charmer les parents. « C'est un plaisir de vous rencontrer, à nouveau Nevena. Vous êtes encore plus ravissante que dans mes souvenirs, il s'agit d'une agréable surprise.» Je me redressai et la sondai brièvement, fier de moi avant de me reculer, pour ce que ce soit convenable. « Si mes souvenirs sont exacts, nous étions à Poudlard en même temps... Il semblerait que je n'ai pas marqué l'esprit de mademoiselle pour avoir été oublié si facilement, mais ce n'est pas un problème, nous avons toute la soirée... pour apprendre à mieux nous connaître...»» Je lui tendis mon bras, l'invitant à se joindre à moi pour se diriger vers la cuisine, ignorant les parents au passage, de toute manière, il fallait que je me montre comme un bon dirigeant, un bon leader de famille. Ainsi, je me penchai vers son oreille et murmurai doucement, d'une voix qu'elle seule pouvait entendre. « La vengeance est douce... bien meilleure que tout ce que j'avais pu imaginer auparavant... et bien meilleur que tout ce que j'ai pu faire par le passé.» Et c'est ainsi que je l'entraînais bon gré mal gré, vers la cuisine tel que planifié par mes parents. Elle ne pourrait pas m'échapper, pas cette fois.

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Nevena Karkaroff
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ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serpentards, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : le diamant qui celle une union à venir au doigt, le coeur ailleurs.
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MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Dim 22 Oct 2017 - 16:40

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Une ombre passe sur le visage du maudit, le masque mondain distordu dans une grimace qui satisfait pleinement la traitresse. Ainsi, c’est une surprise pour lui aussi, il n’aura pas été mis dans la confidence, n’endosse que le rôle d’un autre pion manié par les gants de fer de leurs paternels sur le cruel échiquier du pouvoir. Mais le sang froid reparaît vite, la posture altière inculquée dès le plus jeune âge devenue comme un automatisme. La Némésis se meut, fourbe comme la vipère, investissant l’espace comme s’il lui appartenait tout entier. Les ambres lui lancent des éclairs, le mettant au défit. Les gosses comme lui, elle ne les connaît que trop bien ; elle-même a presque emprunté une voie identique avant de finalement trouver la sienne. La fierté d’un paon qui déploie ses plumes, un carmin aussi pur que le cristal, un nom qui suscite la crainte de ceux qui ne le partagent pas. Investi d’une mission insipide, convaincu de sa propre importance, il attend la docilité, une femme domestiquée qui lui pondra les héritiers qui feront perdurer un nom hideux avec le sourire. Et plus que tout, il pense que cela lui est dû, que cela lui revient de droit sans avoir à fournir le moindre effort. Désillusion brutale qu’elle entrevoit l’espace de cette unique seconde de fêlure, avant que le jeu des apparences ne s’installe à nouveau. Froide comme le marbre, elle n’a aucun geste envers lui, tolère à peine son contact lorsqu’il s’empare de sa main pour la porter à sa bouche. Elle ne peut s’empêcher de noter chaque détail de cette remarquable mascarade. Elle n’imagine que trop bien les regards satisfaits qui s’échangent entre les futures probables belles familles. Une affaire pliée doivent-ils penser. Ils n’ont encore rien vu. Et son promis qui ne peut s’empêcher d’accentuer le spectacle de sa voix doucereuse. Le vouvoiement lui arrache un rictus qu’elle contient difficilement. Il semble loin le temps où les insultes fusaient plus vite que les balais. La voilà ravissante à présent, même plus que dans ses souvenirs. Ironie suprême compte tenu de sa démarche qui se veut bancale une grande partie du temps. Elle accepte néanmoins le semblant de compliment sans quitter son état de mutisme. Peu importe qu’il puisse la trouver à son goût, peu importe qu’elle ait la politesse de trouver un compliment à retourner. Ce n’est pas comme si on leur laissait le choix, comme si la soirée pouvait se terminer autrement qu’avec un diamant à son doigt pour officialiser l’union à venir. La pensée la répugne. être vendue comme une vulgaire pièce de bétail, voilà l’unique sort qui ne lui a jamais été réservé, à elle, comme à nombre d’autres femmes dans cette société abjecte où tous les actes sont motivés par cette obsession stupide de la pureté. « - Nous ne devions pas fréquenter les mêmes cercles. » Excuse déguisée. La voix est assurée, une pique couverte d’innocence pour lui rappeler que jamais elle ne pourra être ce qu’il attend d’elle, ce qu’ils attendent tous d’elle dans cette pièce à l’atmosphère suffocante, écrasée par le déploiement du luxe. Elle s’imagine contrainte de vivre ici, une femme trophée contrainte de renoncer à une carrière qu’elle a difficilement construite pour vaquer aux occupations familiales. Une aspiration ridicule pour certaines, un cauchemar sans nom pour la lionne.

La main de son promis se tend vers elle, un piège sous couvert d’invitation. Des filets qui se referment sur une proie qui ne peut pas même combattre. Elle sent les regards insistants des Karkaroff dans son dos, peut presque encore entendre la menace à l’accent guttural caresser son oreille. Un sourire inventé de toute pièces tire ses traits, et la main délicate accepte celle qui est toujours tendue. La poigne de l’homme n’a rien de tendre, il l’agrippe avec plus de force que nécessaire pour la mener dans une autre pièce à l’abris des regards. Malgré ses efforts pour garder un pas égal, la douleur la rattrape à cette allure qui n’est pas la sienne, et le boitement traitre devient perceptible. Dernière de ses préoccupations lorsqu’un souffle à peine audible se glisse jusqu’à elle. Il lui parle de vengeance ; et malgré la situation d’apparence désespérée, elle ne peut s’empêcher de sourire. Il n’a pas changé depuis qu’ils ont quitté l’école, n’a pas évolué. Il est toujours le même gamin capricieux obnubilé par sa réputation et le pouvoir. Bientôt les conversations parentales ne sont plus que des murmures lointains, presque imperceptibles. Elle retire son bras du sien, se libérant d’une emprise qu’il croit déjà acquise et qui est pourtant encore trop prématurée. Elle s’arrête pour le toiser d’un regard presque désolé. « - C’est ce que tu te dis pour te sentir mieux ? » La voix ne cache plus le mépris qu’il lui inspire, les apparences ne sont plus de mise. « - J’ai fait mal à ton ego quand on était enfants et tu es prêt à aller jusqu’à m’épouser pour satisfaire ta rancoeur ? C’est assez pitoyable Travers. » Elle se délecte de chaque mot qu’elle assène, la comédie lui pesait sur les épaules. Il pousse la porte d’une nouvelle pièce, la cuisine et elle le suit à l’intérieur. L’elfe affairé dans ses préparations le laisse complètement seuls sous le regard noir que lui lance son maître. Nevena s’assoit sans cérémonie sur la table, fatiguée de garder appui sur sa mauvaise jambe. « - Je suis presque désolée pour toi. Tes parents ne doivent pas t’aimer beaucoup pour se satisfaire d’une traitre comme moi. » Les Karkaroff n’auront pas lésiné sur les efforts pour cacher ce fâcheux détail, elle ne le sait que trop bien. Mais le narguer de la sorte, c’est trop plaisant, il ira peut-être bientôt supplier ses parents de lui trouver une autre donzelle à épouser.




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MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Dim 22 Oct 2017 - 20:17

Jamais la pensée de la retrouver dans de telles circonstances m'aurait effleuré l'esprit.  Il s'agissait pour moi d'une affaire classée, rien de plus. Des querelles d'adolescents, des souvenirs relégués aux oubliettes parce que je n'étais plus l'adolescent, mais bel et bien un homme et un homme n'a que faire de querelles d'enfants, de sottises aussi grandes? Je me pensais bien au-dessus de tout cela, mais il semblerait que je revenais toujours au même point, encore et encore. Lorsqu'il s'agissait de sa personne, il semblerait que je perdais cette logique, cette sagesse à savoir de laisser le passé dans le passé et je ne ressentais qu'une rage, la rage au coeur, le feu ardent que j'avais ressenti étant jeune et soudain, je perdais mes repères. Juste l'espace d'un instant et je savais trop bien que cela n'augurait rien de bon. Néanmoins, il était hors de question que je lui laisse la main, c'était moi qui devait être en contrôle et il était hors de question de répéter encore une fois l'expérience commise par un jeune homme qui ne connaissait pas son environnement comme je le connaissais aujourd'hui.

Les regards des parents étaient sur nous, ils nous détaillaient, nous observaient. Il était hors de question que je vende la mèche ne serait-ce par une expression, une mauvais expression, un simple écart de conduite qui aurait sembler anodin pour une personne non-avisée, mais la pire des fautes pour une personne qui baigne dans un tel environnement comme le nôtre. Je la sentais rigide, froide sous mes lèvres et mes doigts alors que ce n'était qu'un simple baisemain. Elle n'en montrait rien, même lorsque j'avais les yeux rivés dans les siens, mais je ressentais ce que son corps m'envoyait, ce qu'elle ne disait pas et ne montrait pas. Je fis de même, restant distant malgré le contact apparent et y alla de grâce avec des mots pour tenter de me sauver la mise et de réagir de manière  à ne pas laisser entrevoir que ces fiançailles allaient certes mal se passer. Enfin, entre nous deux, les deux extrêmes, les deux opposés, il fallait s'y attendre, n'est-ce pas?

«Même sans avoir fréquenté les mêmes cercles, il m'était impossible pour moi d'oublier une présence si délicieuse... Navré de ne pas avoir été assez remarquable comme vous l'avez été pour mon esprit.» Le sourire qui s'était auparavant dessiné sur mes lèvres face à cette réponse qu'elle m'avait offerte commençait à s'estomper tranquillement. Elle voulait lancer des piques de cette manière, je pouvais très bien relancer. Inutile de dire qu'elle n'aurait pas le dessus sur moi dans ma maison, il était hors de question que je sois ridiculisé de la sorte et inutile que ce soit devant les parents.... Je sentais le regard glacial de mon paternel rivé sur ma nuque, assez pour me calmer, calmer la rage qui m'habitait auparavant et me faire prendre une attitude plus calme et plus maître de moi encore, ne voulant pas que cette façade, cette seconde qui m'avait échappé auparavant ne se répercute dans cette soirée et qu'elle ne devienne plus qu'une simple seconde. Ainsi, l'entraîner plus loin pour faire plus ample connaissance n'était qu'une excuse... De toute manière, nous n'avions pas réellement notre mot à dire dans cette union, sinon de dire que nous le voulions le jour voulu, alors les parents n'avaient pas réellement besoin de nous. Alors, il n'y avait réellement aucun inconvénient à ce nous allions ailleurs, vraiment aucun.

L'art de savoir jouer la comédie ou du moins l'art de savoir mettre un masque en société était un art que visiblement était maîtrisé par les deux partis. Néanmoins, lorsque nous fûmes seuls, les masques tombèrent et les mots commencèrent à jaillir et l'agissement se changea. Elle s'empressa bien sûr de se défaire de ma poigne, poigne qui malgré moi avait été certes un peu plus forte et dure que je ne l'aurai voulu. Je lui offris aucune réaction et simplement, resta devant elle, la regardant dans les yeux, le visage neutre. L'écoutant sans rien lui montrer, je me contentais de croiser les mains derrière mon dos et d'afficher un sourire narquois à son intention.  Elle crachait son venin maintenant? J'avais tout mon temps pour l'écouter. Je poussai une autre porte, pour avoir droit à la cuisine et fit signe à l'elfe de foutre le camp. Celui-ci s'inclina  bien bas, comme le lui avait enseigné mon père et il nous laissa seul alors que ma promise prenait place sur la table. Je me plaçai devant elle et haussai simplement un sourcil, n'ayant pas répondu à ses piques. J'inspirai lentement avant de m'avancer vers elle, réduisant la distance entre nous. Elle voulait mon attention avec les piques? Elle l'avait désormais.

«Alors, c'est fini la crise de gamine Karkaroff? Ou devrais-je dire Nevena, étant donné que nous allons devenir mari et femme... C'est triste n'est-ce pas?» Le visage certes encore neutre, mais tranquillement, je perdais mes repères et je savais que je ne pourrais pas rester ainsi bien longtemps, j'en avais bien peur. Mon regard se perdit l'espace d'un instant à l'endroit où je savais que mon paternel rangeait l'alcool, enfin faisait ranger, il ne touchait à rien dans cette satanée cuisine avant que mon attention soit de nouveau sur elle. «Donc, je vais te répondre puisque visiblement, ta nouvelle activité favorite est de tenter, je dis bien tenter de me faire sentir comme un être abject...  jouons donc cartes sur table.» Mes ongles s'enfonçaient tranquillement dans mon poignet, mais je conservai un air calme, ne voulant pas lui donner plus d'armes. « Je ne savais pas que c'était toi qui allait être ma promise, j'ai eu la.... malheureuse surprise en même temps que toi, il semblerait... Alors, non, je n'irais pas jusqu'à t'épouser pour me venger, je ne suis pas masochiste. Et pour le reste, tu sais aussi bien que nos parents ont très peu d'intérêt pour ce que l'on pense, alors amour de leur part ou non, ça ne change rien du tout.» Cédant à la tentation, j'arrêtais le flot de mes paroles l'espace d'un instant pour aller me chercher un verre d'eau et revint à la charge aussitôt, posant le verre sur la table, cette fois, les mains le long du corps. «La plus lésée de nous deux, c'est toi et tu le sais que trop bien. Alors, certes, tu me vois comme un être pitoyable, un être méprisant, mais je ne suis pas celui qui devra aller à l'encontre de ses convictions ici...» Un sourire moqueur sur les lèvres, je me permis un silence avant de poursuivre, l'air de rien «Et avant que j'oublie, je crois que tu peux te permettre de me nommer Percy, ma douce et tendre fiancée.» Simplement pour enfoncer le couteau encore plus dans la plaie, la voix faussement mielleuse, les derniers mots n'étaient là que pour lui rappeler ce qu'elle serait dans très peu de temps. Elle n'avait clairement pas l'avantage ici. J'étais chez moi, dans mon domaine et dans mon environnement.

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MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Mer 25 Oct 2017 - 20:29

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Au fond d’elle, elle ne peut s’empêcher de se demander si les Karkaroff ne l’auraient pas choisi exprès, une sorte de punition, représailles savamment déguisées, pour toutes ces années de honte qu’elle leur a infligées. Leur fille répartie chez les lionnes, celle qui fréquente sans même avoir la décence de s’en cacher les êtres au carmin moins cristallin que le leur, à la vermeille souillée ; celle qui fait tache au milieu d’un portrait familial soigneusement peint. Chaque coup de pinceau est abattu dans une minutie extraordinaire, pas une ligne n’ose être tracée de travers ; et Nevena, c’est l’anarchie contemporaine écrasée à côté du tableau. Mais il faut se rendre à l’évidence, aussi machiavélique ce plan puisse-t-il être, il requiert un niveau d’intérêt sur sa personne et sur sa vie que ses parents sont encore loin d’avoir atteint. Lors de ses dernières années de scolarité, c’est à peine si ses pieds se posaient sur les terres glaciales du Nord pour les vacances d’été. Les lettres ont été abandonnées encore plus tôt. En réalité, il n’y avait qu’une personne extérieure au château à qui elle avait envie de confier ses réussites ou ses petits tracas, et cette personne, elle pouvait facilement la trouver au détour d’une boutique du chemin de Traverse. Il semblerait ainsi qu’elle ne doive son sort qu’à la malchance. Car avec lui, pas la moindre possibilité d’entente, aucune infime lueur d’espoir de lui faire un jour entendre raison. Ils se sont toujours opposés, fière lionne et serpent orgueilleux. Une guerre sans merci, où chaque coup bas était permis, une querelle qui aurait dû rester enterrée avec les restes de son enfance. Elle ne miroite que trop bien ce à quoi ressemblerait leur mariage. Des disputes incessantes pour tout et pour rien, des tromperies à droite ou à gauche, des enfants, dont la seule conception aura été une épreuve, coincés au milieu des cris. Pas même à lui elle ne souhaite un tel avenir, et encore moins à elle-même. Elle avait toujours eu l’espoir puéril d’échapper à ce destin obscur que le sang réclame, et même à présent que les iris si sombres qu’ils en semblent presque noirs du rejeton Travers sont fixés sur elle, elle ose encore imaginer une autre voie, une voie où elle pourrait se défaire de lui. Pourtant la distance entre eux s’amenuise, il se meut de son air confiant pour se placer juste devant elle. Un sourire presque canin affiché sur le visage, un sourcil levé. Les masques mondains sont tombés, mais c’est une toute autre sorte de spectacle auquel elle assiste à présent : celui de l’héritier assuré qui cherche à assouvir son contrôle, à établir sa supériorité dans sa propre maison. Elle s’en amuse un peu, loin d’être intimidée, la certitude de faire bouillir en lui une rage déstabilisante a quelque chose de satisfaisant. Elle le méprise, c’est vrai, mais en même temps elle a toujours aimé ça. C’est presque comme un jeu, qui aura le dernier mot. Aussi ses insultes lui passent bien au-dessus de la tête. Elle se contente de fixer son regard d’ambre dans le sien, lui rendant son sourire et adoptant la voix assurée qu’il lui connaît sans doute. « - Il est un peu tôt pour crier victoire, tu ne penses pas Travers ? Je ne t’ai pas encore dit oui, je n’ai pas encore la bague au doigt. Tant de choses pourraient mal tourner d’ici là, et ce serait vraiment regrettable. » Elle voit son regard voler vers une des étagères de la cuisine avant de se reposer sur elle. Penchant légèrement la tête, elle s’amuse à chercher des craquelures dans ce visage affichant le sang froid. Combien de temps parviendra-t-il à prétendre qu’il est maître de la situation, alors que quelques minutes à peine auparavant, ses plans d’avenir ont sans doute volé en éclats. « - Comme si tu avais besoin de moi pour faire ressortir ta vraie nature, essaie un miroir la prochaine fois. » C’est puérile, elle le sait, elle a presque honte de s’attaquer ainsi à lui mais il a toujours su faire ressortir ses plus mauvais côtés. Un discours de justification s’en suit, confirmant ce qu’elle a déjà deviné : ces fiançailles sont une surprise pour lui aussi. Elle le voit faire des allers-retours dans la pièce, se cherchant un verre d’eau qu’il engloutit. Cette nervosité l’amuse, il n’a pas sa pratique dans l’art de décevoir sa famille. Il a beau penser qu’elle est la plus lésée d’eux deux, elle saura accepter encore une fois le courroux des Karkaroff, mais lui ? « - Qui a dit que j’irai contre mes convictions ? Si je te vois tel que tu sembles le penser, ce serait fâcheux pour moi d’être ta femme. J’ai un secret pour toi. » Pause dramatique dans sa performance orale, elle se penche vers lui pour murmurer dans son oreille. « - Peut-être bien que je compte saboter le mariage. Et que peux-tu faire pour m’arrêter ? Absolument rien, car que penseraient tes charmants parents si tu commençais à te rebeller contre la splendide femme qu’ils ont choisie pour toi ? » Un rire amusé retentit dans l’espace qui les sépare. « - Je pense me contenter de Travers pour l’instant. »  Son doigt va pointer le verre vide qui se trouve devant lui. Elle reprend d’un ton moqueur. « - Tu as peur de perdre le contrôle en buvant autre chose ? » Regard de défi. « - Je suppose que vous n’avez pas de vodka décente, il faudrait au moins cela pour rendre la soirée supportable. »




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Perseus Travers

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APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 87
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AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Fiancé à une donzelle qui visiblement ne sait pas ce que cela veut dire
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
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MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Lun 30 Oct 2017 - 17:49

J'avais acquis de nombreux talents, de nombreuses compétences au fil des ans, mais celle qui restait la plus important, était celle du masque. Du fait de changer et d'incarner des personnages. De ne rien laisser paraître. Ce n'était pas une chose innée de ma personne, mais avec si peu d'amour de la part d'un père qui visiblement ne voulait qu'un cadre, un patin avec qui, il pourrait faire ce qu'il veut... et d'un mère qui passait plus de temps près de ses filles que de son fils, cela donne un être émotionnellement distant et conscient de l'être en prime. Et ça, c'est l'ironie de la vie. Ainsi, je ne disais pas que j'étais devenu un maître dans l'art de rien laisser voir, mais à forcer de se faire... marteler la leçon, l'enseignement finit par s'imprimer tranquillement mais sûrement. Alors, maintenant... alors que je la fixai... le seul signe de mon agacement, le seul signe des émotions qui feraient en sorte que je pourrais perdre tranquillement ma supériorité, il s'agissait du léger tapotement que je produisais sur la table. Un geste anodin, qui pourrait passer pour une simple activité pour éviter que le corps ne reste droit comme un pan de mur, immobile et qui attend. Chose qui n'a aucune allure naturelle. Alors oui, il y avait ce signe, mais je me doutais qu'elle pouvait bien le lire... Elle arrivait visiblement à contrecarrer peu importe quel argument je lui amenais et peu importe de la manière dont je lui annonçais qu'elle avait visiblement perdu... Elle trouvait le moyen de revenir à la charge. Intéressant, mais lassant.

Même si la colère bouillait en ma personne, comme elle le faisait depuis qu'elle avait passé le pas de la porte à dire vrai, je devais m'avouer impressionné. Elle n'avait rien perdu de sa verve du passé et même si cela jouait légèrement sur mes nerfs, que légèrement, bien entendu, j'étais impressionné... Lorsque l'on m'avait annoncé que j'allais rencontrer ma fiancée ce soir, celle qui deviendrait ma femme et celle que j'allais jurer que je protégerais et que j'aimerais jusqu'à la fin de mes pauvres jours, alors oui, je devais l'avouer, je m'attendais à une poupée, une poupée que l'on avait formé pour me dire oui, pour faire ce que je voulais et non pas une Karkaroff visiblement toujours échaudée de nos joutes verbales et qui prend la mouche à la moindre chose que j'ose dire.Je devais dire que j'avais nécessairement dit des choses pour relancer un peu... et il était bien entendu impossible de se voiler la face, je voulais l'écraser. Parce que je lui en voulais toujours... malgré tout ce que je pouvais me dire... malgré le temps qui avait passé... Je lui en voulais toujours...

Alors, c'est les yeux rivés dans les siens puisque visiblement, c'était un contact visuel qu'elle voulait assurer avec moi avant de voir qu'elle me coupait l'herbe sous le pied, du moins, c'est ce qu'elle pense bien entendu... Prenant le temps de sourire d'un air tranquille, comme si ses mots ne me dérangeaient pas alors que c'était l'effet inverse, je lui adressai un regard qui se teintait tranquillement d'amusement... Un sentiment que je ne pensais pas éprouver à ce moment, mais qui visiblement, prenait place...«Tu crois sincèrement que tu pourrais quitter cette maison sans avoir une bague au doigt? Ma pauvre, il semblerait que les années ne t'ont pas fait le cadeau de te retirer ta naïveté... Quand tu sortiras d'ici ce soir, tu auras une bague de fiançailles et cette bague... elle ne peut amener qu'une seule réponse devant l'autel... et tu le sais aussi bien que moi... Il ne faudrait pas décevoir papa et maman, n'est-ce pas?» Une façade, il ne s'agissait là que d'une façade, je le savais que trop bien, il s'agissait quand même de la vérité. Elle ne pouvait pas se permettre de perdre... Pas dans sa condition. Elle n'avait et n'aurait pas d'autres choix, quoi qu'elle dise et quoi qu'elle fasse.

Ainsi, c'était de cette manière que j'en étais venu à vouloir boire. Et me rappeler que c'était une bien mauvaise idée. Je savais que trop bien que son regard me suivait, en même temps, elle n'avait pas d'autres choix... Il n'y avait que comme source de  divertissement dans la pièce... Cette joute  verbale est un divertissement, autant pour l'un que pour l'autre tout en étant une forme de contrôle... Et cela continuait, encore et encore... comme si cela n'était qu'une roue sans fin qui ne pouvait pas réellement s'arrêter. Il n'y avait juste eu un ralentissement dans sa course... Ignorant sa pique puérile, je ne lui fis guère attention, lui laissant le temps de jouer le rôle de la dramatique. Je me pliais néanmoins à son petit jeu, même si je n'y croyais pas réellement et roulai les yeux en l'entendant.«Tu crois que tu es à l'abri peut-être? Tu ne pourras pas saboter ce mariage, tu as le même problème que le mien : tes parents. Que diraient-ils s'ils voyaient que tu te rebelles contre la seule famille qui voulait bien du mouton noir de la famille?» Un sourire satisfait sur les lèvres, c'est le cas de le dire cette fois... Si elle pensait que son rire allait m'ébranler... Je jouais avec le verre dans ma main, tranquillement lorsqu'elle se moqua... Le sourire ne quitta pas mes lèvres, évidemment qu'elle allait saisir le moment pour lancer une pique et je secouai doucement la tête... Contraste évident avec mes émotions intérieures, mais je ne pouvais pas faire d'abus... parce que j'allais en payer le prix fort par la suite. Néanmoins, sans rien dire, j'agitai délicatement ma baguette et un verre vint rejoindre le mien ainsi qu'une bouteille de vodka. Sans la quitter du regard, je la servis et lui tendit le verre. «Tu serais donc prête à accepter quelque chose de moi? Étonnant, je n'aurai jamais pensé cela.» Légère pause avant que je ne prenne une minuscule gorgée dans son verre, juste pour dire que mes lèvres y ont touché avant de le lui tendre de nouveau. «Évidemment, je vais devoir t'apprendre que la vodka n'est rien à côté du Whisky, mais j'ai bien l'impression, que j'aurai toute une vie pour cela... Rien ne presse.» Je lui fit cadeau d'un clin d'oeil plus que moqueur et levai mon propre verre que j'avais rempli à son intention avant de le boire, cul sec et de le déposer sur la table. M'approchant délicatement de son oreille, je chuchotai d'une voix tranquille, presque trop tranquille... «Je n'ai pas peur de toi, je n'ai pas peur de perdre le contrôle... Parce que je sais que tu ne pourras jamais réellement l'avoir... Pas avec moi...» Je me redressai et lui accordai un sourire froid, poli mais froid avant de ranger le tout... Quoique... Je stoppai mon geste, cette fois debout près de l'armoire où cela était rangé et la regardait, pensant à ses mots... «Tu as besoin de vodka pour passer au-travers de cette soirée hm? Je peux te l'offrir... mais il y aura des conditions... Alors... Est-ce que tu es réellement prête à me faire confiance?»



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Nevena Karkaroff
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APARECIUM : 16/07/2017
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CREDITS : killer from a gang (ava) ; perséphone (gifs)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : prongs
PSEUDO : electralungs
AGE : vingt-quatre ans.
SANG : d’une pureté irréprochable, les karkaroff n’aiment que trop chanter à qui veut l’entendre que, jamais, ô grand jamais, un moldu n’est venu souiller leurs veines. même elle, malgré ses batifolages douteux, n’a pas encore osé l’affront de mettre un bâtard au monde.
ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serpentards, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : le diamant qui celle une union à venir au doigt, le coeur ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : garrick, percy, charlotte, vesela


MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Lun 30 Oct 2017 - 23:31

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Elle est toujours la même gamine, au fond. Elle peut presque se revoir, pas plus haute qu’un balai mis à la verticale, onze ans et perdue dans un pays dont elle connaît à peine la langue, de manière très approximative. Un accent guttural qui la trahit à chaque mot, et l’infinité de l’inconnu qui se dresse face à elle. Mais la peur n’est pas grand chose, une bagatelle à côté de la douleur de l’abandon. Elle peut presque encore sentir les larmes chaudes qui lui roulaient sur les joues lorsqu’ils l’ont laissée pour la première fois sur le quai du train sans trop se retourner. La voie neuf-trois-quarts, c’était une punition bien avant de prendre des allures de délivrance. Et à présent encore, derrière l’assurance feinte, il y a toujours cette même fêlure. Le besoin de reconnaissance, le désir de se faire bien voir par des parents qui n’ont d’yeux que pour d’autres. Des impulsions stupides dont elle se pensait guérie depuis longtemps, qui la mènent pourtant dans le coeur de cet odieux manoir à la rencontre de l’homme supposé partager sa vie. Et s’il veut jouer, elle peut bien donner le change. Armée du masque qu’elle n’aime pourtant pas revêtir et de l’insolence d’une lionne enflammée, elle pare les attaques, mène parfois elle-même l’offensive parce que la vipère la pique et fait agir son venin. Deux opposés qui menacent de tout faire tomber au milieu de leur combat incessant, mais pas seulement. Peut-être sont-ils plus semblables que les apparences ne le laissent suggérer de prime abord. Peut-être que c’est le même amour qui a fait défaut dans deux éducations aux résultats contraires. Des enfants élevés dans une tradition cruelle, le même devoir à accomplir sans la moindre marque de compassion de la part de ceux qui les jettent dans les bras l’un de l’autre. Mais l’idée n’apaise pas sa rage. Il ne reste qu’un pantin dans les mains habiles du paternel, le parfait héritier qui obéit sans réfléchir. Ses cordes à elle, au contraire, elles ont bientôt toutes lâché. Il n’y en a plus qu’une qui retient la marionnette, l’affreux cordon qu’elle craint encore de couper mais dont l’emprise s’amenuise. Elle sait où aller pour réclamer sa liberté, quelle organisation rejoindre, mais le pas est difficile. Alors pour l’instant il n’y a que les belles paroles, les airs d’assurance déguisée, sentiment qu’elle est bien loin de ressentir à mesure que l’étau se resserre sur elle.

« - J’espère que la bague vaut le détour. Un diamant à l’image de ton amour pour moi. » Elle a repéré le tapotement des doigts contre la table, le signe traitre qui lui redonne le courage de ne pas se laisser abattre. Car les paroles l’atteignent plus que ce que le sourire narquois ne veut laisser entendre. L’angoisse de finir ses jours attachée à lui lui coupe le souffle, et la voix prend une octave légèrement trop aiguë. Une pause pour se ressaisir et elle peut rugir à nouveau. « - Tu surestimes l’estime que j’ai de mes parents… ou celle qu’ils ont de moi. Je ne suis pas sûre que quoi que ce soit venant de moi puisse encore les décevoir. Les ennuyer peut-être… » Un rire amer accompagne les paroles. Elle veut donner l’image de celle que ça n’atteint pas, mais elle sait qu’il voit très certainement derrière sa grande comédie. « - Ce serait mal avisé de confondre ma présence ce soir ou une bague à mon doigt avec une victoire. Le mariage n’est pas encore là, et de nous deux, ça a toujours été moi la courageuse. Il y a des lignes que je ne suis pas prête à franchir, pas même pour satisfaire mes parents. » Sa main va doucement caresser son avant bras, par dessus sa manche, lui signifiant qu’elle ne sait que trop bien quoi trouver en-dessous. Une marque odieuse qui la répugne plus que l’idée d’épouser même le pire de ses ennemis.

Elle doit au moins lui accorder que son sang froid l’impressionne. Sans se laisser démonter par son petit numéro, il commande deux verres du bout de sa baguette, dont un empli de vodka qu’il lui tend, non pas avant d’y avoir lui-même apposé ses lèvres. Elle l’accepte sans reculer. Elle n’en attend pas moins de lui, les petites démonstrations de pouvoir, persuadé qu’il pourrait un jour la posséder. « - Je suis pleine de surprises Travers, je t’avais prévenu. » Le verre est porté à ses lèvres carmins, le liquide lui brûle la gorge, sensation presque aussi agréable que le goût est détestable. Ces Anglais ne savent donc rien faire. « - Comme si ton mauvais goût pouvait encore m’étonner. » Elle ne relève pas l’autre pique, la laisse glisser le long de son esprit qui commence à s’apaiser. Mais le voilà déjà avec son souffle contre elle, remuant presque une mèche de ses cheveux, hérissant ses poils sur son corps. Il y a quelque chose chez lui qui parvient toujours à la déstabiliser, à faire remonter à la surface les pires émotions. La gifle part avant qu’elle n’ait vraiment le temps de réaliser ce qu’elle est en train de faire. Elle s’écrase sur son visage dans un bruit sourd, et malgré son expression, c’est peut-être elle la première surprise. Quelques secondes passent dans le silence, et elle reprend finalement la parole. « - Tu crois que je suis assez stupide pour te faire confiance ? » Il n’y a plus aucun masque, plus de moquerie, plus d’insolence, juste Nevena, la gamine fatiguée, un peu brisée, qui lui crache ses paroles à la figure. « - Je ne joue pas à ton jeu, je ne suis pas une poupée que tu peux posséder. Redescends sur terre, Percy. Tu rigoles maintenant, mais je vais seulement te rendre misérable. »


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MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Mar 31 Oct 2017 - 0:26

Elle lisait en moi. Il ne s'agissait plus là d'un simple fait, une simple suggestion pour se tenir sur les gardes. Elle savait quoi dire, elle savait où regarder... Il était clair qu'elle maîtrisait les mêmes armes que les miennes... Et que les miennes étaient sans effet. Mais cela n'empêchait pas que je retentais ma chance, encore et encore... Comme si de rien était. Comme si j'avais le maigre espoir que cela fonctionne, même si je savais qu'à chaque fois, je me frottais à l'échec... L'échec. Juste ce mot... il me faisait hérisser le poil sur le corps, il me faisait me raidir comme si je n'avais jamais été humain, comme si j'étais simplement... un mur qui n'avait rien vu et rien fait que sinon d'être droit... rigide et impénétrable. Mes dents se serrèrent un instant, vieux réflexe avant de se détendre une seconde plus tard alors que le mouvement de mes doigts s'accélèrent un bref instant avant de se stopper. Et de reprendre. Je savais que je ne faisais pas les bons choix, que je ne prenais pas les bons mots, sinon, elle serait à ma botte.... Ou simplement que tu ne peux pas mater une lionne, Percy... Pourtant, il était hors de question de ne serait-ce imaginer que je perde. On m'avait très bien fait comprendre que de toute manière, je n'avais pas le choix... Après, si elle voulait faire une bonne épouse ou non... c'était elle qui décidait, mais il s'agissait de mon rôle de rendre les choses... moins tendues... parce que nous allions bien entendu tout partager de notre privée... Cette idée me retournait la tête encore et encore et pourtant... pourtant, je ne faisais que réfléchir, que penser... ce n'était pas la réalité, mais j'avais peur que ça le devienne. Mon regard s'attarda sur elle, la détaillant un instant avant que mon cerveau et ses pensées intrusives ne reprennent le contrôle. Enfin, des divagations d'un homme qui ne peut que réussir dans la vie et qui affronte sa plus grande peur. L'échec. Il ne s'agit pas là de la déception d'un père qui va me tomber dessus, mais également l'écroulement d'une vie, de ce que je connaissais et de ce que j'ai toujours penser et imaginer pour ma précieuse petite vie. L'espace d'un instant, juste en croisant son regard, en l'écoutant, je pourrais remettre ma vie en question. Je pourrais. Mais je le ne fais pas... et je continuais sur ma lancée comme si de rien était.


Un sourire étira mes lèvres lorsque j'entendis le mot bague... Une bague à l'image de son amour pour elle? La bague n'était pas choisie, elle était imposée. Imposée depuis des générations même. Autrefois celle de ma mère, visiblement arrachée à sa propriétaire puisqu'elle se contentait d'un simple anneau couleur d'or depuis ma tendre enfance, l'anneau reposait dans la poche de mes vêtements, poids que je ressentais à chaque fois que j'osais simplement bouger. Et elle était lourde, plus lourde que je ne l'aurai imaginé. Étrangement, j'aurai imaginé que Nevena aurait préféré un rubis ou n'importe quelle pierre rouge qui serait de pair avec son caractère de feu.... de chieuse également, il s'agissait du terme le plus approprié... Néanmoins, elle devra se contenter d'un bête grenat bleu, une pierre si rare que l'on en trouvait presque plus. Une pierre si rare, qu'elle pouvait changer de couleur sans l'usage de la magie. Reposant sur un anneau simple et discret, rien de réellement tape à l'oeil, visiblement les hommes Travers préféraient tout simplement l'élégance et la discrétion à ce qui était vulgaire et extravagant. Le sourire qui était sur mes lèvres, autrefois suffisant et amusé à la fois s'était tranquillement tordu en un sourire triste lors de mes réflexions, un fantôme qui s'empara de mon visage alors que je n'avais pas le contrôle à son maximum et pourtant... l'hésitation se fait. Est-ce que je dois lui balancer la bague au visage pour lui prouver que j'ai raison ou simplement pour lui montrer qu'elle n'aura jamais réellement ce qu'elle veut... Lentement, le geste s'esquissait... avant qu'un autre détail que mon cerveau avait enregistré mais pas analysé me frappa. Sa voix. Je lui jetai un regard circonspect, désormais immobile avant de parler, enfin avec l'intention, mais n'en ayant pas réellement la chance. Elle me coupa la parole, la pause étant prise, la lionne avait pu visiblement reprendre une verve certaine que je lui connaissais et pourtant, ses paroles me font figer... Ses paroles m'arrêtent. Ses paroles me font réfléchir. Mais évidemment, on ne peut calmer un feu avec un verre d'eau. Il faut du temps, il faut de la réflexion. Et il y a tellement de tension que ce n'est simplement pas des petits mots qui vont faire changer la donne en un claquement de doigts. Ce fut son contact qui me ramena sur Terre, baissant les yeux sur sa main, n'ayant offert aucun mouvement de recul, n'ayant esquisser rien du tout sinon de regarder sa main pour la regarder ensuite. Évidemment qu'elle sait, ce serait étonnant qu'un Travers ne porte pas la marque et étant le seul homme de la famille, il ne faut pas être un génie pour le comprendre. Néanmoins, je me forçais à reprendre contenance et la première chose qui sortit, sans vraiment contrôler les mots, sans vraiment contrôler les idées furent des paroles qui me surprirent moi-même «Ce n'est pas un diamant, mais une autre pierre précieuse... plus étonnante encore et plus radieuse encore... qui t'irait à merveille.» Aucune méchanceté... Simplement une remarque sur la stupide bague. Il y avait un manque clair de contrôle de la situation avec tout ce qui se passait et les mots qui commençaient tranquillement à faire leur chemin sinueux jusqu'à mon esprit. Une faible tentative de manipulation pour me faire flancher... Une faible tentative de faire pitié pour que je rétracte mes idées.  

Les mots se bousculent à l'antre de mes lèvres, sur la Marque, sur la victoire, sur ce qu'elle m'a dit, sur ce qui visiblement pose problème, mais rien ne vient. Silencieux un moment, je repris contenance avant de secouer doucement la tête, geste qui m'échappa et d'un coup, tout revint. Comme si ce n'était qu'un simple instant de faiblesse. L'oeil scrutateur cette fois, n'ayant pas cette expression de supériorité que j'arborais depuis un petit moment, je laissais entendre d'une voix calme et posée, la même que j'avais eu lors de notre rencontre dans le salon. «Je ne cherche pas nécessairement la victoire, c'est là que tu me prêtes des intentions, comme tu me prêtes visiblement des intentions sur autre chose et malheureusement, c'est toi qui a créer ton propre monstre. Tu ne prends même pas le temps de me connaître et déjà, je suis ton pire cauchemar... Je suis navré de voir que tu n'as malheureusement pas retenu ce que l'on attend de nous, mais ce n'est pas un choix que l'on t'offre, mais une obligation.» Elle, courageuse. Si c'est réellement ça le courage, de foncer tête baissée sans réfléchir dans un problème, je préférais nettement agir de manière à ce que personne ne s'en attende réellement et frapper ensuite. Bien que parfois, l'impulsivité l'emporte.

Les verres, la vodka, il s'agissait juste d'une mise en scène pour reprendre le contrôle, pour s'éloigner de ses sujets visiblement dangereux. Inutile de dire qu'il s'agissait d'une vaine tentative qui n'eut pas le but que je voulais. Les piques glissèrent sur moi comme s'il s'agissait d'eau, assuré que j'allais remporter cette manche au la main. Cependant, il y avait un détail que je n'avais pas pris en compte. Il y avait un détail que j'avais oublié et que normalement, je n'oubliais jamais. Et ce détail, il arriva avec fracas sur ma joue, il arriva assez rapidement pour me causer une douleur, douleur dont je ne montrais rien, plus par fierté qu'autre chose. Je me redressai, l'expression de surprise passée et arborait un visage neutre alors que mes yeux brillaient de colère. Je savais qu'il était futile d'espérer le cacher, mais j'avais une vue sur son visage. J'inspirai donc deux fois, assez bruyamment malgré moi avant de souffler, elle comblant le silence en attendant. Je laissai un petit moment encore avant de répondre. «J'espère.... très sincèrement que cela t'a fait du bien. Parce que ce n'est pas une chose qui va se reproduire. Sache que... je ne te ferais aucun mal, je ne suis pas ce genre de sadique. Tu n'auras rien à craindre de moi. Je sais que tu ne me fais pas confiance... je ne te fais pas plus confiance, mais malheureusement pour nous deux, nous n'aurons pas le choix.» Sans vraiment réfléchir, par automatisme, j'agitais ma baguette pour ramener la bouteille de whisky ainsi qu'un verre pour m'en servir un peu, sans jamais me départir de mon calme malgré le fait que je savais très bien que ma propre personne n'avait jamais été autant aussi raide. J'eus un sourire ironique avant de poursuivre. «Et tu crois qu'avec moi, ta vie va être heureuse peut-être? Nous avons tout les deux des devoirs, même si tu n'y crois plus réellement. Nous sommes seuls ici, je peux te promettre certaines choses Nevena, je peux te promettre et te dire ce que je ferais et ce que je ne ferais jamais.» J'humectai mes lèvres, le verre à la main avant de boire son contenu et de le poser un peu trop fort sur la table... Un peu trop fort tellement qu'il éclata sous l'impact. Probablement de la magie incontrôlée qui avait fait aussi son oeuvre puisque je contenais de la colère depuis le début de cette rencontre. «Nous sommes piégés tout les deux, autant l'un, mais n'assume pas que je suis ton épouvantard avant de réellement me connaître.» Les yeux dans les yeux cette fois, c'est un Percy fatigué qui parle, un Percy qui revient tranquillement de cette gifle. Parce que l'égo est blessé. Parce que ça fait mal, parce que si quelqu'un entrait, j'allais devoir m'expliquer et ce ne serait que gênant. L'envie d'aller lire les pensées de la jeune femme se faisait forte, mais je la combattais. Je n'avais pas besoin de cela pour me permettre de... de quoi désormais? Je lui avais dit que je ne cherchais pas la victoire, alors qu'est-ce que je voulais réellement? Je ne pouvais pas mettre le mot dessus... Bien sincèrement. «Tu n'auras pas le choix de me faire confiance, un jour... ça viendra... mais pour ce soir, tu n'as pas le choix de dire oui. Alors... tu as deux options, soit tu rends ta propre vie misérable... soit tu la rends plus facile. La décision est tienne.»



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Nevena Karkaroff
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APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 488
CREDITS : killer from a gang (ava) ; perséphone (gifs)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : prongs
PSEUDO : electralungs
AGE : vingt-quatre ans.
SANG : d’une pureté irréprochable, les karkaroff n’aiment que trop chanter à qui veut l’entendre que, jamais, ô grand jamais, un moldu n’est venu souiller leurs veines. même elle, malgré ses batifolages douteux, n’a pas encore osé l’affront de mettre un bâtard au monde.
ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serpentards, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : le diamant qui celle une union à venir au doigt, le coeur ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : garrick, percy, charlotte, vesela


MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Mar 31 Oct 2017 - 23:38

for better or worse
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Le silence. C’est presque pire que s’il avait confirmé la terrible suspicion qui plane entre eux avec la caresse de sa main sur son avant bras. Elle préfère entendre la terrible vérité que d’assister à ce spectacle de lâcheté, au moins elle saurait à quoi s’en tenir. Toutefois, le pari n’était pas dangereux, connaissant les idéaux partagés par sa famille, cultivant le souvenir que les années à Poudlard lui ont laissé de lui. Elle peut presque sentir l’odieux serpent s’enrouler autour de ses doigts à travers le vêtement. Son corps est parcouru de frissons, saisi par l’horreur de ce symbole du mal. Elle a presque envie de retrousser sa manche pour s’imprégner du spectacle. Cette marque, elle ne l’a jamais observée de ses propres yeux sur une autre personne. Pas même sur son père, un homme soigneux qui tente de sauver les dernières apparences malgré la réputation terrible qui est la sienne dans le monde magique. Les mages noirs sont comme un voile sur son existence, elle sait qu’ils sont là, mais ils ne l’ont jamais influencée elle, la petite enfant à la vermeille si pure. L’avoir lui en face d’elle, ça lui rappelle tous les gros titres des journaux ces derniers mois, toutes les attaques, les actions de terreur, les familles endeuillées. Jusqu’à la mort des deux nourrissons, des êtres innocents qui ont eu le malheur de naître sous une mauvaise étoile et qui en sont morts. C’est cela qu’il cautionne avec son affreux tatouage. La question lui brûle les lèvres, elle meurt d’envie de plaquer son regard d’ambre dans ses iris noirs et de lui demander jusqu’où il est déjà allé pour prouver sa loyauté envers cette cause barbare. Jusqu’où il serait prêt à aller, s’ils le lui demandaient. Il y avait les chamailleries du temps de l’école, une guerre infantile, une bataille d’égo entre la lionne et la vipère. Des disputes qu’elle aurait pu surmonter, une rancune qui n’a plus beaucoup d’importance à présent. Et puis il y a cette divergence d’allégeance, qu’elle ne pardonnera jamais, pas temps que des personnes souffrent à cause des idées folles du seigneur qu’il soutient. Alors elle se tait, et ses doigts délicats quittent son bras pendant qu’il dévie la conversation sur la bague qui viendra orner sa main à elle. Elle ne la porte pas encore qu’elle en sent déjà le poids. Peu lui importe qu’il s’agisse d’un diamant, ou d’une autre pierre précieuse ; et peu lui importe qu’il pense qu’elle lui convienne bien. Peut-il être si naïf ? Tout l’héritage de la famille Travers condensé dans une petite pierre brillante qui la marquera comme leur propriété, comment pourrait-elle lui aller ? Il n’y a pas d’amour dans cette bague, seulement les vestiges d’autres unions comme celle que l’on attend d’eux, une alliance politique, un moyen de préserver le cristal dans la vermeille. Peut-être certains ont-ils réussi à s’apprécier avec le temps, à se supporter pour le bien de leur progéniture et de leurs familles. Peut-être même l’ébauche d’un sentiment est-elle déjà née au sein d’un de ses mariages. Mais pas pour elle, pas avec lui. Elle laisse sa remarque glisser dans le vide, peut-être a-t-elle peur que si elle continue à le provoquer, il sortira la fameuse bague juste pour lui prouver qu’il a raison. Qu’elle est coincée. Elle le laisse parler, de son ton sans véritable expression. Il remplit parfaitement son rôle de marionnette pense-t-elle, prêt à accomplir tout ce que le nom réclame. Mais un détail dans ses propos, finit par laisser libre court à la rage qu’elle a accumulée tout au cours de la soirée. « - Je ne fais pas l’effort de te connaître ? Ne me fais pas l’affront de te moquer de moi s’il te plaît. Qu’y a-t-il à savoir sur toi que je ne sache pas déjà ? La première fois que je t’ai adressé la parole, tu maltraitais une gamine née moldue. Maintenant on sait tous les deux ce qui se cache sous ta manche et tu n’as même pas le courage de l’admettre devant moi. » Sa voix exprime le mépris, adieu la façade d’indifférence qu’elle s’était plaquée sur le visage. « - Et tu peux prétendre que tu n’es pas comme eux, que tu vaux mieux, mais ils t’ont marqué et au fond ça ne change rien, tu as les mains aussi sales que les leurs. » Chaque mot est asséné avec une colère profonde, mais c’est comme un dialogue de sourds. Celui qui criera le plus fort, qui fera le mieux valoir sa pensée, incompatible avec celle de l’autre.

Alors la gifle remet les comptes à zéro. Elle fait tomber tous les masques. Une douleur sourde se fait sentir dans sa main, comme la preuve qu’elle n’a pas imaginé ce moment où le contrôle lui a échappé. Elle voit la surprise et puis la rage se bousculer dans le regard sombre du sorcier. Pendant un instant, elle s’attend presque à des représailles de sa part. Mais ses mains ne se détachent pas de son corps, les bras pendent, immobiles. Il prend sa respiration et elle retient presque son souffle dans l’attente de ce qu’il aura à répliquer. Sa voix est étonnamment calme, malgré quelques accents qui dénotent de la difficulté qu’il a à prendre sa colère sur lui. Et elle ne peut résister à la tentation. « - Tu veux parier ? Pousse moi encore à bout et tu verras. » Mais ce n’est pas une vraie menace, pas vraiment. Elle est fatiguée Nevena, lasse d’avoir à se battre avec lui dès qu’il ouvre la bouche. S’il croit qu’elle va passer le reste de sa vie dans de telles conditions, il la connaît bien mal. « - Tu parles de devoir comme s’il n’y avait que ça. Tu as le choix de ne pas suivre la voie que tes parents ont tracée pour toi, tu es juste trop lâche pour le faire. » Le calme se fait à nouveau entendre dans son intonation. Elle ne fait qu’énoncer des faits, des faits qui l’agacent peut-être, mais contre lesquels elle ne peut rien. « - Et que devrais-je à ma famille ? J’ai des frères qui feront perdurer leur nom, une soeur qu’ils n’oseraient jamais marier de force. Alors donne moi une seule raison pour laquelle je m’infligerais ça. » Elle se lève cette fois, se fichant pas mal de le laisser entrevoir le boitement dans sa démarche. Elle retourne à l’étagère qui attirait son regard, en sort la bouteille de vodka et se sert un autre verre. Son regard le met au défi de l’arrêter, elle n’a plus la force de rentrer dans ses petits jeux de pouvoirs, dans ses manipulations qui n’ont aucun autre intérêt que pour lui d’établir sa supériorité. Elle secoue le verre dans sa main, le regard rivé sur le précieux liquide avant d’en avaler une autre gorgée. Cette soirée est un désastre, pire que tout ce qu’elle aurait pu imaginer lorsque les ambres se sont posées pour la première fois sur le manoir. Elle réagit à peine lorsque le verre que son fiancé tenait s’écrase contre la table avec fracas. Un soupire s’échappe de ses douces lippes. « - As-tu déjà été amoureux ? » La question la surprend elle-même tant elle semble hors de propos face à lui. Elle ne parvient pas à se l’imaginer comme le genre de personne capable d’un sentiment aussi pur. Ce sentiment qui rend la situation d’autant plus désespérée pour elle. Elle a beau avoir eu le malheur de naître femme dans une famille de sangs purs, elle osait encore rêver d’un autre destin, auprès d’une autre personne. Lorsqu’elle s’imagine avec des enfants, elle les voit arborer de fières boucles brunes indomptables et des regards émeraudes. Mais elle ne lui avouera pas ça. « - Je ne choisirai jamais la voie facile, et je te plains si tu ne penses pas que certaines choses valent la peine qu’on se batte pour elles. »


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by Wiise

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Perseus Travers

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APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 87
CREDITS : Balaclava. (ava) Tumblr (gif)
AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Fiancé à une donzelle qui visiblement ne sait pas ce que cela veut dire
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena


MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Mer 1 Nov 2017 - 1:50

Et la danse continue encore et encore, sans fin, comme si nous étions entraîné dans un foutu cercle qui ne se terminait jamais. L'infini. Elle ne me faisait pas confiance, je ne lui faisais pas confiance, nous étions deux prédateurs, deux prédateurs de nature différentes qui ne faisaient que se montrer les dents encore et encore, blessant à chaque syllabes l'adversaire, mais pourtant, aucun ne cédait réellement. Il y avait des gardes qui se baissaient tranquillement, laissant passer des attaques que jamais n'auraient affecté l'autre en temps normal, mais nous n'avions jamais été aussi longtemps ensemble et jamais été aussi longtemps à nous frapper à coups de mots de la sorte. Il y avait toujours eu une fin lorsque nous étions jeunes et naïfs. Mais maintenant, maintenant, il n'y avait qu'un début... et un éternel recommencement.  J'aimerais dire que je ne voulais pas agir ainsi, que ce n'était pas de ma faute. J'étais plein de bonnes intentions à son égard, mais il y avait toujours cette mèche, cet éclat qui faisait en sorte que je ne pouvais pas résister. Il y avait ce feu qui me forçait à agir comme l'adolescent que j'étais. Qui me forçait à faire ce que je faisais. Est-ce que je pouvais dire que c'était elle qui me le faisait faire? Jamais je n'aurai agis ainsi si cela avait été une autre... je ne voulais pas être comme cela, je me devais de me montrer supérieur.... Mais bien entendu, comme toujours... les rêves ne font qu'effleurer doucement la réalité sans vraiment s'y mêler.

Ses mains sur mon bras, il s'agissait d'un contact qui n'avait jamais été esquissé entre nous deux auparavant. Elle voulait certes prouver un argument, prouver qu'elle savait pour ce que j'étais, pour ce que ma famille m'avait fait faire, l'environnement dans lequel je baignais depuis que je pouvais comprendre la vie et ce qui se passai autour et pourtant, je ne voulais pas la défier, je ne voulais pas lui montrer. Pas par honte, simplement parce que même s'il s'agissait d'une évidence, elle n'avait pas besoin de la voire. La Marque ne définissait pas une personne. Ce n'est pas un tatouage, une appartenance qui tranche entre le bon et le mauvais. Il y a d'autres facteurs à prendre en compte. Et de toute manière, je ne lui devais rien. Absolument rien. Alors aucun mot, aucune parole sur le sujet. Même si je savais qu'elle savait, moins elle avait de connaissance sur le sujet, mieux elle se porterait. Et évidemment, comme je pouvais m'en douter... Il fallait que j'aille toucher une corde sensible encore une fois. Une autre... parmi les nombreuses que nous avions entre nous. Il était tellement évident en plus que j'avais raison, c'était pour ça que ça la faisait réagir autant,
visiblement.
L'alternance entre les sourires, le visage neutre se faisait de plus en plus, mais cette fois, ce fut que des traits blasés qui apparurent. Elle s'accrochait encore et encore sur une vision qu'elle avait. Qu'elle conservait.«Et c'est sur ça que tu veux m'attaquer Nevena? Sur la marque? Parce que tu crois qu'elle fait réellement une différence? Je ne prétends pas, je suis différent d'eux! Alors, avant de me prôner des discours sur le courage, sur ce que tu penses qu'est le bien, tu devrais mieux te renseigner avant d'accuser! Tu ne sais rien, rien de rien.  .» L'énervement se fait de plus en plus présent et c'est sans vraiment y penser que mon autre main se posa sur la marque, là où sa main était auparavant. L'envie de lui ramener ce tatouage devant les yeux est forte, mais il ne faut pas... Il ne faut pas. Je ne voulais pas lui montrer... et puis, qu'est-ce que ça changerait réellement... «Tu ne vois qu'un adolescent en moi parce que tu ne veux voir que lui. Tu veux voir celui que imagines. Tu sais quoi? Je peux exaucer ton souhait, je peux me glisser dans tes pensées et être ton pire cauchemar, peut-être là, je te satisferais peut-être? Peut-être là, je serais comme eux, vu que visiblement, tu me fous dans le même panier qu'eux sans prendre le temps d'analyser tes cartes.... Typique d'une saleté de lionne comme toi! .»


La gifle, la rage, tout était contenu, maintenu dans le silence pour ne pas causer de scène. Les efforts étaient réellement là, je n'avais pas besoin d'une explosion et pourtant.... pourtant... Il fallait qu'elle vienne chercher la petite flammèche qui ferait tout sauter. Mes yeux se fermèrent alors que je levai ma baguette et m'assurait que personne ne pourrait nous entendre. Parce que je savais que je ne tiendrais pas longtemps ainsi. Pas avec elle qui me poussait à bout alors que je tentais réellement de ne pas lui faire du mal. Elle n'avait aucun droit de me toucher de la sorte. Aucun droit de me frapper. Le regard noir, assasin, je dardai mes yeux dans les siens, la voix vibrante sous la colère cette fois. «Je te pousse à bout? Et bien j'ai des nouvelles pour toi ma chère, j'étais fort bien prêt à faire des efforts pour rendre cette soirée plus agréable en t'accordant ta putain de vodka, mais tu peux rêver... » La baguette toujours à la main alors que celle-ci la serrait comme s'il s'agissait de mon unique salut... l'idée de lancer un sort me démangeait... L'idée de tout faire changer...de rompre les promesses que je m'étais faite auparavant, tout cela était sur le point de briser. Mais il ne fallait pas.

Ne l'écoutant qu'à moitié, étant persuadé que ce n'était que des piques, encore et encore, je tentais de m'en détacher, mais j'étais passé ce point. J'étais furieux. Furieux contre elle, furieux qu'elle ait osé me frapper, furieux qu'elle ne voyait pas que je n'étais plus le même, que même si je tentais de saper son pouvoir pour un contrôle sur elle, j'étais prêt à faire des concessions, les concessions nécessaires pour qu'elle arrête de jouer avec mes nerfs comme elle le faisait. Et évidemment, même si je ne faisais qu'espérer écouter d'une seule oreille, même si je ne voulais pas réagir, même si je ne voulais pas lui offrir ce luxe, il était bien trop tard. Réellement trop tard. Ma tête tourna lentement dans sa direction, le regard glacial, froid et noir... Un regard que j'avais rarement eu. Elle parlait de choses qu'elle ne connaissait pas. Elle ne savait rien. Un rire sans joie traverse l'antre de mes lèvres avant que les mots ne glissent hors de ma bouche, faisant fi du calme, faisant fi de la retenue. «Tu ne sais rien de ce que j'ai dû endurer, de ce que j'ai vécu pour en arriver là.» La défiant du regard, je poursuivis aussitôt pour ne pas lui laisser la chance de poursuivre. «Et n'ose surtout pas me railler et me prendre pour un idiot sur ce coup là. Cette voie... elle est la mienne, que je le veuille ou non et cette voie que tu as en ce moment ,elle est la tienne que tu le veuilles ou non. C'est ainsi. Tes parents s'en foutent clairement à qui ils t'ont vendu. C'est pour se débarrasser de toi que tu es là, face à moi ce soir. Alors, je t'en prie, épargne moi les discours sur le fait que tu n'as aucune valeur pour ta famille, parce que c'est le cas et c'est un fait déjà connu et déjà acquis par toutes les personnes présentes dans cette maison. Tu veux une raison du pourquoi s'infliger ça? Je... » Les mots se perdirent alors que je n'avais pas réellement de raison, il s'agissait simplement d'une évidence. Mes yeux la suivirent du regard, notèrent sa démarche mais n'émit aucun commentaire. Silencieux,incapable de lui trouver une véritable raison, je cédai plus qu'autre chose et l'invita à se resservir, étant rendu à un point où je m'en foutais plus qu'autre chose. Qu'elle soit sous l'influence de l'alcool. Qu'elle le soit.

Les éclats se répandent au sol et sur la table et pourtant, je ne les regardais pas. Mes yeux étaient rivés sur cette jeune femme, dans ce silence gênant qui était le nôtre alors que je n'avais toujours pas de raison pour elle. Parce que visiblement, je n'en avais pas une pour moi-même...une que je pouvais dire certes... Néanmoins, sa question me fait figer, clairement inattendue et clairement pas du tout à ce que je m'attendais. Je la fixai un moment avant de souffler doucement, la surprise et la réflexion ayant effacé la colère et j'acquiesçai doucement. «Cela va te sembler étonnant, mais oui... j'ai déjà été amoureux. Et je sais que tu l'as été également, c'est d'une évidence...» J'attrapai la bouteille cette fois et me resservit une nouvelle fois avec le verre magiquement réparé pour l'occasion. Aucune méchanceté cette fois, simplement un ton las, comme s'il s'agissait d'un fait qui était difficile à dire, difficile même à réaliser. Je secouai doucement la tête et soupirai légèrement, épuisé par les joutes verbales. Épuisé par ce décor triste qui s'étirait et se dessinait devant nous. «Elle était à Serdaigle, douce et délicate jeune femme... Un amour d'adolescent, mais présent quand même...» Les détails m'échappèrent sans vraiment que j'y fasse attention. Est-ce que je tentais réellement de m'humaniser? Aucune idée, simplement... cela m'avait échapper.

Tournant la tête vers sa voix et donc son visage par la même occasion, j'eus un sourire triste cette fois... Parce que je savais qu'elle avait raison. «Je suis conscient de cela, crois-moi. Et je me suis battu. Mais il y a des moments où il faut choisir ses batailles... Choisir ses opportunités. Et j'ai dû faire un choix à un moment. Je suis peut-être un serpent, mais je sais ce que c'est de voir glisser ses rêves, ce que l'on veut entre ses doigts . Parce que l'on doit se plier... Parce que l'on doit servir.. Parce que nous avons des obligations..»  Blasé d'être aussi bavard envers une personne qui ne souhaitait déjà pas me connaître et en prime qui ne faisait que s'opposer à moi juste pour s'opposer encore et encore, je pris place sur une chaise cette fois et attendit un instant... puis deux... avant de soupirer... et de sortir cette stupide bague et de la poser sur la table «Alors... cette blessure... c'est ce qui t'a fait te ranger pour un pauvre petit job de bureau? Pas que ça me dérange d'avoir une fiancée qui veuille travailler, simplement... je pensais à autre chose et te voir ailleurs que dans un bureau... .» Un nouveau soupir, une nouvelle déception. Visiblement incapable de tenir une conversation civilisée lorsque je n'y étais pas contraint, tout ce que je pouvais faire c'était de me montrer faible et exposer des choses de cette façon... Je n'étais bon qu'à alimenter le feu de nos rancunes et de nos colères.


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ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serpentards, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
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MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Dim 5 Nov 2017 - 21:04

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Ce sont les pires instincts auxquels elle laisse libre cours face à lui, des impulsions sauvages, presque bestiales, vestiges d’une éducation qui a laissé ses traces même si elle a passé une majeure partie de sa vie à vouloir faire croire le contraire. Cercle vicieux d’insultes, de moqueries et de provocations, c’est presque comme une danse infernale dans laquelle il l’entraîne ; même lorsque son corps las ne demande qu’à s’arrêter, elle est prise dans un tourbillon qui semble n’avoir pas de fin. Ils sont les parfaits partenaires ; avec n’importe qui d’autre sur terre, la raison aurait sans doute fini par l’emporter, par la délivrer de cette influence néfaste, de cette passion destructrice. Mais pas avec lui, avec lui elle est comme condamnée, incapable de faire preuve de la moindre retenue. Même à vingt-quatre ans, elle se souvient encore des paroles du choixpeau lorsqu’il a été posé sur sa tête à l’occasion de sa toute première soirée à Poudlard, toutes ces années auparavant. « - Je vois de la colère… Je suis sûr que tu trouverais ta place chez Serpentard. » Elle comprend à présent, à quel point la ligne est fine entre les rugissements de lionne et cracher du venin telle une vipère. Elle ne veut pas simplement prouver qu’elle a raison, qu’il n’est qu’un lâche parmi d’autres ayant choisi la mauvaise voie simplement parce que c’est celle qui était tracée devant eux. Avec chacune de ses attaques, elle cherche les fêlures dans le masque d’indifférence, les signes de faiblesse, la voix qui flanche, peut-être même la douleur qui distordra les traits dans une grimace jouissive pour ses yeux d’ambre. Elle est comme une prédatrice, sentiment nouveau pour une sorcière qui n’a jamais blessé personne. Jusqu’à ce soir du moins, et ce moment fatidique où sa main s’est levée sur lui, venant porter la tension régnant sur la pièce à un niveau supérieur encore. Ce geste là n’avait plus rien à voir avec la précédente caresse de ses doigts sur son avant bras, ce n’était plus une implication subtile mais une déclaration ouverte d’une nouvelle guerre entre eux. Mais au fond, ils en reviennent toujours au même sujet, l’incapacité dans laquelle ils se trouvent de faire confiance à l’autre, d’aborder la situation sous un point de vue différent. Des idées divergentes qui flottent entre eux, et toujours cette odieuse marque qui habite ses cauchemars. Il ne comprend pas, pense-t-elle, à quel point elle la répugne. Peut-être ne la voit-il que comme un autre devoir qui vient avec le nom dont on l’a affublé et l’héritage qui repose à présent sur ses épaules. Mais elle ne peut s’empêcher de voir les victimes derrière. Les noms des morts qui se succèdent dans les journaux, si vite remplacés par d’autres qu’on finit par les oublier, comme si leur existence n’avait jamais eu la moindre valeur. Et ceux qui restent, endeuillés, brisés par l’injustice, la folie d’un seigneur reprise par tous ses serviteurs. Peut-être qu’il ne voit pas tout ça, elle aussi a longtemps préféré jouer aux aveugles. Elle ne devrait pas perdre son temps, lui donner la satisfaction de voir que ses paroles l’atteignent, parviennent à la faire bouillir de rage. Elle devrait reprendre le masque qu’elle a laissé tomber, le replacer sur son visage de porcelaine. Sortir de cette pièce qui la fait suffoquer, supporter le dîner avec un sourire aux lèvres et quitter ce manoir de malheur le plus tôt possible. Mais ça non plus elle ne peut pas. « - Tu es un idiot si tu penses qu’on peut la porter avec innocence. » Toujours le ton du mépris qui la colle comme une seconde peau. « - Peut-être que je ne sais rien, mais tu sais quoi ? Je m’en fiche, ça ne m’intéresse pas. Aucune excuse que tu pourras trouver ne sera jamais suffisante. Et si cela fait de moi une saleté de lionne comme tu dis, qu’il en soit ainsi. » Une pause, avant le coup de grâce. « - Je ne t’aimerai jamais. Que tu ressembles à celui que j’ai connu à Poudlard ou non, je ne t’aimerai jamais. Alors quelle importance ça peut faire l’image que j’ai de toi. »

Là voilà l’odieuse vérité, qui ne rencontre qu’un regard toujours plus noir de colère. Elle voit la baguette qui se lève, craint un instant qu’il n’ait déjà oublié les bonnes résolutions dont il l’avait assurée plutôt. Mais rien ne vient. Pas le moindre sort ne s’échappe de l’objet magique, et le soulagement transparaît un instant sur son visage. A-t-elle réellement cru qu’il serait capable de l’attaquer, chez lui, pour leur propre dîner de fiançailles ? Elle ne sait pas vraiment, mais peut-être ne l’a-t-il pas en lui, ce qui fait d’une personne un être maléfique. Alors pourquoi la foutue marque ? Pourtant à défaut de violence physique, ce sont les menaces qui reprennent, avec tant de véhémence cette fois qu’elle reste un instant sans voix avant de pouvoir répliquer. « - Garde tes efforts pour quelqu’un qui te croit lorsque tu ouvres la bouche. » L’insolence fait son retour. C’est bien beau de vouloir montrer la patte blanche, d’afficher de bonnes attentions. Mais le comportement ne suit jamais derrière. Ses mots sont des armes qui viennent la toucher à chaque fois, immanquablement. Et elle est furieuse de ce pouvoir qu’il détient sur elle et qu’elle ne peut lui reprendre, furieuse de l’entendre réutiliser contre elle l’indifférence des Karkaroff à son égard. Elle a toujours su qu’elle ne tombait pas dans les bonnes grâces du paternel, a toujours agi comme si cela lui importait peu. Un discours qu’elle utilise mais qui, retourné contre elle, lui fait l’impression d’être redevenue la gamine perdue qu’on abandonne. L’espace d’un instant, l’idée de lui infliger une deuxième gifle se fait tentante, mais cela ne servirait qu’à déclencher de plus terribles représailles. Alors elle laisse tomber. Parce que sur ce point très précis, il a raison, sa présence ici n’est que le signe du mépris familial. Comment pourrait-il en être autrement lorsque leur deuxième fille, leur précieuse princesse, se pavane en toute liberté ? Elle n’a plus de réplique mordante à lui offrir, recentre plutôt son intérêt sur le verre qu’elle s’est resservi. Elle en déguste chaque gorgée, laissant la brûlure apaiser un peu sa peine.  

La transformation dans sa voix la surprend elle-même. Cette question qu’elle lui pose, jamais elle n’aurait ne serait-ce qu’imaginé entretenir une conversation si personnelle avec lui. Et sa réponse la surprend encore plus. Elle ne parvient pas à se représenter les paroles qui s’échappent de ses lippes, comme des confessions, des aveux qu’il distribue sans doute malgré lui. Elle n’a jamais fait bien attention à ses fréquentations du temps de l’école. Leurs échanges se résumaient à des insultes sur le terrain de Quidditch ou en-dehors. Cette image de lui ne coïncide pas avec celle d’un adolescent qui aurait pu aimer quelqu’un, être heureux, peut-être même tendre. Alors si même lui est capable d’un sentiment si pur, il s’imagine qu’il s’agit d’une évidence pour elle. Mais ça ne l’est pas. Ça ne l’a jamais été, il n’y a eu que des personnes de passage dans sa vie, à une exception près. Une personne qui détient son coeur, sûrement sans même le savoir. « - Je n’ai jamais aimé qu’une seule personne. Ça ne changera sans doute jamais. » Mais pas de détails de son côté. Quoi que leur appartenance commune aux aigles bleus lui arrache un sourire de nostalgie. L’idée même de prononcer son nom en sa présence a quelque chose de dérangeant. Au moins lui aura-t-il eu son histoire. Pour elle, ça restera probablement un simple regret avec lequel il faudra vivre. « - Et quelles batailles as-tu choisies ? Marqué, fiancé à une personne que tu détestes ? On dirait simplement que tu as abandonné depuis longtemps. Rien n’a donc d’importance à tes yeux ? » Ce ne sont même plus des reproches, seulement les paroles de celle qui est fatiguée des disputes. Et enfin la voilà, la bague. Déposée sur la table, attirant irrémédiablement son regard. Il n’a pas menti sur un point, la pierre est élégante. Un beau gâchis, condamnée à se loger sur un doigt qui ne saura pas la sublimer, qui ne voudra que la voir disparaitre. Elle la prend dans ses mains, la faisant tourner dans un tic nerveux. « - Ne parle plus jamais de ma jambe. » Le ton est froid, la bague disparaît dans son poing qui se ferme. « - Tu n’as aucune idée de ce que c’est de voir tous tes espoirs anéantis. Le Quidditch, ce n’était peut-être qu’un jeu pour toi, mais c’était toute ma vie. » Rire amer. « - Je pensais qu’après notre stupide guerre je pourrais survivre à tout. Mais non, c’est un de tes stupides camarades qui m’a porté le coup de grâce. » Elle quitte sa place sur la table pour le regarder dans les yeux. « - J’ai connu bien pire que ses fiançailles. Si tu crois que ta maudite bague va m’empêcher de tout ruiner avant la cérémonie, tu te trompes lourdement. » Pour illustrer ses propos, elle passe finalement la pierre à son doigt avant de lever la main à quelques centimètres de son visage, qu’il puisse la contempler. « - Maintenant si tu veux bien, je n’aimerais pas priver nos parents plus longtemps de notre charmante compagnie. Allons dîner et finissons-en. »



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by Wiise

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i got new rules i count them
Are you lost enough? Have another drink, get lost in us, This is how we get notorious, Cause I don't know If they keep tellin' me where to go I'll blow my brains out to the radio ▬ Cause we are young and we're ashamed
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Perseus Travers

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APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 87
CREDITS : Balaclava. (ava) Tumblr (gif)
AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Fiancé à une donzelle qui visiblement ne sait pas ce que cela veut dire
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena


MessageSujet: Re: (perseus) for better or worse ☆ flashback Mar 7 Nov 2017 - 4:24

Nous n'étions que des pantins. Nous n'étions que les pantins de l'autre, toujours en train de répliquer pour avoir le plus beau rôle. Toujours en train de se mouvoir encore et encore alors que nous n'avions plus la force, que nous n'avions plus l'énergie. Nous étions faibles, nous étions des victimes, des victimes de notre propre orgueil. De nos propres défauts. De notre propre vision pourrie. De tout ce qui faisait de nous des êtres à part entière et complètement différente. C'était ça qui faisait remuer encore une fois les faibles fils qui menaçaient de se détacher, tels des épées de Damoclès. À tout moment, cette façade céderait et nous nous rendrions compte que nous nous battions pour... pour quelque chose que nous ne savions même pas en réalité. Et pourtant, et pourtant ce n'était qu'un combat continue. Le grincement des insultes qui ne laisse aucune trace sur la peau délicate mais qui fait saigner le coeur. Des mots, des mots et des mots. Que des mots. Pour tenter de s'achever. Pour être certain que l'opposant ne se relèvera pas. Mais nous étions de force égale. Nous étions fort. Et aucun de nous n'allait réellement fléchir.

Elle voit un monstre sans connaître. Elle voit un homme qui ne fait que subir, agir selon une marque. C'est ce qui la dérange. Il ne peut en être autrement. Elle ne voit qu'un adolescent hargneux, elle ne voit que l'homme qu'elle a croisé dans les couloirs de Poudlard, l'adolescent, je n'étais pas encore un homme à l'époque, je n'avais pas cette... maturité que j'ai acquis avec le temps. Des changements avaient changé le monde, mon monde. Il y avait une différence entre le Percy d'alors et le Percy d'aujourd'hui. Mais elle ne voulait pas le voir. Parce que si c'était réellement le cas, si elle voulait le voir, je ne serais pas là encore à lui ramener encore sous le, à tenter de lui faire prendre conscience. J'avais au moins réussi à dire ce que je voulais dire. Elle savait à quoi s'attendre... Jamais je ne lèverais la main sur elle... Même si elle l'a fait sur moi. Parce que j'ai une once de respect envers ma personne et que je ne frappe pas les femmes... Et certainement pas la mienne.

Mes yeux ne la quittaient pas d'un seul instant. Je la voyais en tout temps. Je voyais et notais les variations dans son expression, je voulais tout lire, je voulais tout savoir. Une vieille habitude que je conservais... La connaissance ramenait le pouvoir, on me l'avait trop répété lorsque j'étais jeune. Et c'était resté. C'était devenu une habitude. De tout savoir, de tout vouloir connaître pour mieux être l'être charismatique, charmeur. Pour mieux être cet homme qui connait tout, qui sait tout. Et j'avais l'opportunité de faire la même chose avec elle et pourtant, je n'osais pas aller plus loin... Comme si..
.je ne voulais pas voir les horreurs dans son esprit... Comme si je ne voulais pas me voir par ses yeux. Une crainte de plus... Il semblerait... Non, il ne s'agissait pas de ça.
Je notais les petits changements, tout ce qui se passait alors qu'elle devait noter tout ce qui se passait à mon encontre. Un jeu... Voilà ce que nous étions l'un pour l'autre. Un jeu où il n'y avait pas de fin, pas de gagnant. Juste des cartes que l'on mettait encore et encore sur la table sans vraiment savoir quand la fin arriverait. «Tu ne m'aimeras jamais? Fort bien. Néanmoins, l'image que tu as de moi va jouer. Parce que tu auras un rôle à jouer. Tu devrais jouer celui de l'épouse à mes côtés et moi de ton époux. Époux avec cette marque sur le bras, époux qui te montrera avec le temps que tu fais fausse route et qu'aujourd'hui, tu méprises des éléments importants. Mais soit. » Son mépris, ses mots glacials, ce qu'elle tente visiblement de faire, tout glissait sur ma peau comme si de rien était. Inutile de lui montrer qu'elle me blessait. Mais en même temps, comment est-ce que l'on pourrait s'aimer? Est-ce que cela pouvait réellement arriver? Aucune idée Pour le moment, la seule chose dont j'avais conscience, c'est qu'elle ne m'atteindrait pas avec ce genre de remarque. Parce qu'elle ne pouvait pas blesser un homme qui n'en avait rien à faire de ce genre de chose, surtout lorsque cela la concernait elle. Je ne cherchais pas à me faire aimer... Ce n'était pas mon intention... première.

Elle oublie ou simplement elle ne m'écoute pas.. Je lui ai dit que je ne lui ferais pas de mal. Son expression ne m'avait pas échappé et curieusement... une expression de tristesse se peignit l'espace d'une seconde sur mon visage. Je lui ai dit que je ne lui ferais jamais rien... Je suis un homme de parole... Mais évidemment, elle ne veut pas le voir. Ce sentiment est bien vite effacé de mes traits par ses piques et les mots me brûlent la gorge, mais je ne me contentais de  lever les yeux au ciel devant ses répliques, ne lui offrant que ce petit bout de réaction dont je savais qui n'était pas suffisant pour elle, parce que ce n'était pas ce qu'elle cherchait comme réponse. Elle aurait ce qu'elle voulait en temps et lieux, mais pas là. Pas avec ça. Elle était bien loin du compte. Et pendant ce temps, les verres continuent de fuser des deux cotés, comme si nous en avions réellement besoin pour vivre cette soirée. Pour y survivre je devrais dire.

Jamais je n'aurai pensé parler d'elle avec Nevena. Il s'agissait déjà d'un sujet tabou dans mon esprit, un sujet que je voulais oublier et passer à autre chose...Et pourtant, c'est cette voix douce et tranquille qui lui parle, qui lui dit que je ne suis pas si différent. Que nous sommes tous pareil en quelques sortes. Peut-être une façon de m'humaniser. Parce que je savais peut-être qu'elle me prendrait plus au sérieux? Qui sait réellement pourquoi j'ai eu l'impulsion de dire une telle chose? Simplement, c'est sorti et c'était dit maintenant. Pas de retour en arrière. Un sourire triste s'étira sur mes lèvres alors que le souvenir de l'odeur du parfum que j'avais tant aimé auparavant revient à mes narines avant que je ne me forçais à me détacher de cette illusion. De ce poison qu'étaient mes propres souvenirs. Le verre tourna tranquillement entre mes doigts, comme si ce genre de déclaration ne servait qu'à me rendre mal à l'aise et je me raclai doucement la gorge, comme si j'avais réellement besoin de reprendre contenance.  L'entendre ne me fait qu'hausser les épaules alors que mes yeux ne sont que rivés sur mon verre, sans vraiment y porter attention. Même si la petite voix en moi me souffle que je n'avais pas tort Elle ne pourra pas en aimer un autre? Malheureusement l'amour, c'était et restera toujours égoïste. Ça te tombe dessus quand tu ne t'y attends pas et là, tout d'un coup, tu perds pied et tu n'y peut rien sinon te faire entraîner. J'inspirai lentement et tentait de ramener la conversation sur un terrain moins glissant. Nous n'étions pas prêt et visiblement pas fait pour parler de ce genre de choses ensemble. Inutile de dire que ce n'est que peine perdue, comme toujours.

« J'ai abandonné? Je te l'ai dit, j'ai choisi mes batailles. Et celle-ci n'est pas une que je vais gagner en hurlant et scandant que c'est un affront et que je ne pourrais pas vivre avec. Il vaut mieux vivre la défaite d'une bataille que la défaite de la guerre ma chère. » Énigmatique, sans vraiment piocher à ses mots, las. Je ne voulais simplement plus continuer. Elle voulait toujours encore chercher le problème dans la moindre situation. Elle avait eu mon venin, le reste viendrait plus tard. Beaucoup plus tard.


La bague sur la table, je la regardais sans vraiment quoi dire de plus avant qu'elle ne la regarde et qu'elle ne la prenne. Je restais silencieux avant d'hausser légèrement un sourcil devant ses réactions. Ne plus parler de sa jambe? Il s'agissait juste d'un intérêt poli. Restant silencieux, je me permis de lui offrir un regard blasé devant les jugements qu'elle portait face à ma personne, encore une fois. «Ou bien peut-être que je sais ce que c'est d'avoir tous ses espoirs anéantis. Qui sait? Je suis navré que ce te soit arrivé, sincèrement Nevena. Le Quidditch est un noble sport quoique ma personne ait pu dire et faire par le passé » Ne la quittant pas des yeux, je n'offris qu'un simple clignement de ceux-ci devant ses menaces avant de me lever et de la rejoindre, les yeux toujours dans les siens. Tu ne me feras pas peur... Jamais. Lorgnant à peine sur la bague, je repoussai délicatement sa main alors que je rangeais la cuisine d'un geste las avant de ranger ma propre baguette dans mes poches. Soupirant intérieurement, toujours aussi blasé, je pris le temps de me recomposer tranquillement avant de lui offrir ce faux sourire qui l'avait accueilli en début de soirée. «Après toi, ma fiancée...» Parce que même si elle me menaçait, même si elle pensait qu'elle allait pouvoir foutre en l'air tout ça, elle ne pourrait pas. Elle n'y arriverait pas. Et comme nous quittions la cuisine, une petite pensée me traversa l'esprit et m'amusa légèrement. Pour une lionne, elle savait cracher du venin et pas qu'un peu.


rp clos

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(perseus) for better or worse ☆ flashback

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