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'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena

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Perseus Travers

En ligne
APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 87
CREDITS : Balaclava. (ava) Tumblr (gif)
AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Fiancé à une donzelle qui visiblement ne sait pas ce que cela veut dire
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena


MessageSujet: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 8 Nov 2017 - 2:15


Le nez rivé dans la paperasse, je m'évitais simplement de le relever pour ne pas croiser son regard. Depuis ce fameux repas, les maigres contacts que nous avions étaient simplement des salutations polies, des sourires crispés et rien de plus. Enfin, de ma part, je ne tenais pas réellement à continuer plus que de mesures. Il y avait ce que nous avions été forcé de faire et ce que nous faisions réellement. Et puis, il fallait que nous travaillions au même endroit. L'air agacé, je rayais rapidement les derniers mots que j'avais retranscris sur mon parchemin, mots qui étaient simplement le fil de ma pensée que j'avais retranscris alors que je devais faire un rapport, ni plus ni moins. Je soupirai longuement avant de me passer une main dans mes cheveux et finit par me lever et de m'esquiver de ce bureau qui me rendait tranquillement fou. Parfois, je me demandais pourquoi j'étais là et non sur un métier de terrain. Et après, je me rappelais que je ne voulais pas nécessairement attirer l'attention sur moi et que c'était pour ça que j'avais laisser tomber les métiers comme Aurors, Oubliators et Tireur d'élite, parce que je savais trop bien que ce serait encore plus complexe de me couvrir et de ne pas attirer l'attention. Et j'avais une position beaucoup plus stratégique là où j'étais. Mais ça n'empêchait pas que l'on travaillait au même endroit et que je ressentais toujours cette tension. Me mordillant légèrement la lèvre inférieure, l'air pensif alors que je rangeais tranquillement mes affaires avant de couler un regard dans sa direction. Je savais que je devrais faire des efforts à un moment... mais si c'était pour me prendre encore des insultes plein la gueule... Prenant le temps de faire de grands gestes lents, comme si je retardais la décision que je devais faire, je m'arrêtais devant mon bureau un instant avant de secouer doucement la tête et de me rasseoir presque aussitôt. Ressortant le parchemin que j'avais rangé et recommençai à travailler dessus. Parce que je ne voulais pas faire les premiers pas, pas cette fois. Je n'en avais pas envie. Et je savais que ça finirait contre moi... Mais en même temps...


Je passais littéralement dix minutes à esquisser des gestes pour ranger mes affaires et de recommencer à bosser, comme si je ne voulais pas céder à une impulsion intérieure. En même temps... Pourquoi est-ce que je ferais des efforts? Elle n'en ferait clairement pas... Au moins, elle portait cette bague, c'était déjà ça... Me passant une main sur le visage, je fermai les yeux alors qu'étrangement, ce n'était pas les contrats et les relations avec les autres pays qui me venaient en tête. Non, il s'agissait d'un des "enseignements" de mon père. Bien que lui-même ne l'avait jamais réellement fait. Une des choses les plus importantes pour un Travers, c'est de bien se faire voir. Comme si c'était nouveau tout ça. Et donc, bien se faire voir signifiait de bien se faire voir par tous et d'autant plus par ses proches. Nevena, même si elle m'exaspérait autant que je pouvais l'exaspérer, elle serait ma femme. Qu'elle le veuille ou non parce qu'elle  n'aurait pas d'autres choix que de dire oui. Et bien qu'une partie de moi lui en voulait toujours, une autre voulait lui montrer que je n'étais pas si terrible et si... répugnant qu'elle pouvait le penser. Et ça irait avec les enseignements chiants de mon cher père qui m'a toujours fait comprendre que même si sa femme est un peu folle sur les bords, bien que pas mentionné de cette, il fallait qu'elle soit la meilleure alliée. Soupirant bruyamment cette fois, je me repassai une main dans les cheveux avant de tout repousser devant moi, pour de bon. Tout ranger et tout reporter au lendemain parce que sérieusement, avec tout ce qui se passait, même si le Nord, le Sud ou encore une autre contrée faisait des siennes et nous menaçaient de guerre, ça ne changerait pas grand chose. J'enfilai mon manteau tranquillement et rangeait toutes mes affaires avant de me diriger lentement vers son bureau.

« Tu as bientôt terminé? » Une voix douce alors que m'étais approché lentement sans vraiment faire de bruit. Restant à une distance raisonnable, je croisais les bras avant de souffler doucement et de poursuivre.« Ce serait bien de faire quelque chose ensemble... Disons simplement que pour le moment... disons que nous avons l'air de deux inconnus. » Ma voix avait baissé d'un octave pour être certain que les derniers retardataires ne puissent pas nous entendre puisque nous étions supposément un couple et supposément amoureux l'un de l'autre. Un sourire s'étira sur mes lèvres alors que j'entendais des pas près de moi et disparut aussitôt que le bruit ne fut plus qu'un souvenir. Je la regardais en tentant d'avoir un air décontracté, mais en réalité, je n'en menais pas large. J'étais doué pour l'insulter, mais lorsqu'il s'agissait de faire des efforts... Je roulais les yeux, plus blasé par ma propre attitude que par sa présence... Sérieux, qu'est-ce que je pouvais foutre pour tenter de sauver les apparences?

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Nevena Karkaroff
though she be but little, she is fierce
APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 488
CREDITS : killer from a gang (ava) ; perséphone (gifs)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : prongs
PSEUDO : electralungs
AGE : vingt-quatre ans.
SANG : d’une pureté irréprochable, les karkaroff n’aiment que trop chanter à qui veut l’entendre que, jamais, ô grand jamais, un moldu n’est venu souiller leurs veines. même elle, malgré ses batifolages douteux, n’a pas encore osé l’affront de mettre un bâtard au monde.
ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serpentards, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : le diamant qui celle une union à venir au doigt, le coeur ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : garrick, percy, charlotte, vesela


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 8 Nov 2017 - 15:41


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Les mots dansent sous ses yeux, tourbillon de lettres cyrilliques pourtant familières mais dont le sens persiste à se dérober. Les ambres parcourent plusieurs fois la même ligne sans même s’en apercevoir, et au fur et à mesure que le temps s’étiole et les minutes s’écoulent, le document russe cesse d’exister. Son esprit est ailleurs, elle ne sait où exactement. Perdue dans des méandres de ses pensées dont elle n’a pas même conscience, un dernier sanctuaire de repli où rien n’a d’importance. Un soupir vient s’échapper des lippes délicates, pendant que le parchemin est enroulé et repoussé dans un coin du bureau. Elle se fiche pas mal des échanges avec le pays qui l’a vue naître. À vrai dire, peut-être même les Britanniques devraient-ils couper les ponts avec leurs collègues sorciers aux accents gutturaux Malgré les milliers de kilomètres, les montagnes, les fleuves, elle peut presque sentir la main sévère du patriarche Karkaroff sur son épaule, prêt à lui commander ses mouvements, ses moindres faits et gestes. Mais même cette autorité odieuse, qu’elle met d’ordinaire un point d’honneur à déjouer, ressemble au cadet de ses soucis à présent. La pierre précieuse qui orne son doigt ne semble plus peser si lourd maintenant que les espoirs de futur qu’elle voulait lui substituer ont été réduits à néant. Plus vulnérable qu’elle ne l’a jamais été, elle a ouvert son coeur au seul homme qui a su s’y frayer un chemin, seulement pour le voir en balancer les morceaux. Elle n’est plus qu’une carcasse vide qui se traîne Nevena, l’ombre de la lionne portant sa flamme brûlante. Il ne reste pas même des braises, que des cendres grises, déjà mortes, désespérément éteintes. Le souvenir d’une caresse fantôme sur son corps, des baisers dont le goût lui échappe, et qu’elle ne pourra jamais rattraper. Hantée par un amant qui ne veut manifestement pas d’elle, et peut-elle l’en blâmer ? La silhouette se dresse, quittant la chaise inconfortable et les dossiers qui s’empilent. Pause qu’elle ne mérite pas tant mais qu’elle s’octroie quand bien même. Le vent qui fouette son visage lorsqu’elle a rejoint l’extérieur ne lui fait aucun effet, elle le sent à peine. Ses mains tremblent pour porter un bâton de nicotine incandescent, allumé du bout de sa maudite baguette d’ébène qui la ramène inlassablement à lui, à ses lèvres. Habitude douteuse dont elle ne sait se départir. Les yeux fermés, elle retient cette fumée toxique dans ses poumons pendant de longues secondes avant de finalement la relâcher. Ses cils remuent, luttent contre des larmes qui menacent de rouler sur ses joues rougies. Elle avait des rêves Nevena, un jour, il y a quelques éternités.

Et là voilé à nouveau enchaînée à son bureau, soumise aux caprices d’une horloge dont les aiguilles semblent vouloir s’immobiliser. À vingt-quatre ans, elle a l’impression d’être retombée dans une crise d’adolescence. Une existence ratée, une vie qui ne prend pas la tournure qu’elle avait escompté. Elle a perdu sa passion, elle perd à présent son amour. Et que lui reste-t-il ? Un travail dans lequel elle agonise la plupart du temps, un fiancé avec lequel elle échange plus d’insultes que de mots doux. Et évidemment, il faut que ces deux instruments de torture se recoupent par sa présence à un bureau non éloigné du sien. Le comble. Sera-t-elle jamais libre ? Est-ce cela sa vie à présent ? Même abattue, la lionne ne peut s’empêcher de penser qu’il y a quelque chose de plus, une cause plus grande. Et elle la touche du bout des doigts. Peut-être le moment est-il venu de sauter le pas vers le phénix. La pensée tourne en boucle dans sa tête depuis des jours, une idée folle mais qu’elle considère de plus en plus. Peut-être même pourrait-elle être plus utile encore en infiltrant les rangs ennemis pour en retirer de précieuses informations. Il lui faudrait sans doute enterrer toute once de dignité pour faire croire à sa famille qu’elle tombe enfin dans leurs rangs, mais après tout ce à quoi elle a déjà été contrainte de renoncer, le sacrifice ne pèse pas lourd sur ses épaules. Avec la bonne dose de courage, elle pourrait devenir celle que le fabricant de baguettes a vu en elle, même si elle le condamnerait ainsi à ne jamais l’apprendre. Les heures finissent par passer, et alors qu’elle met presque le point final à sa traduction du document russe, une voix la ramène au monde qui l’entoure. Une voix douce, intonation qu’elle ne lui a jamais entendue, et qui manque à peine de la faire sursauter. Sans même relever les yeux, le premier réflexe est de rétorquer par une pique acerbe, mais elle se retient au dernier moment, lorsque son regard se pose sur l’avant bras qui vient s’appuyer sur son bureau. « - Il se trouve que oui. » répond-elle alors de sa voix vide, achevant de tracer les dernières lignes avant de ranger encrier, plume et parchemin. Les ambres se posent enfin sur le promis qui lui fait face, découvrant le sourire faux dessiné sur son visage pendant qu’un de leurs collègues passe près d’eux. Stupide bague qui les marque comme un couple heureux, alors que depuis les insultes de leur dîner de fiançailles, ils ne se sont adressés que des salutations sobres, des hochements de tête polis. Les raisons de leur union ne trompent sans doute personne, mais il s’agit d’une mascarade de plus qu’ils sont contraints de jouer. La proposition la surprend, étonnée de le voir prêt à consentir à des efforts alors qu’elle-même n’a fait que chercher comment se débarrasser de lui au mieux. Mais ça n’a plus d’importance. « - Ce n’est pas une si mauvaise idée. » Les mots lui arrachent presque la gorge, mais elle tente de les accompagner d’un sourire. Elle se lève, attrape son manteau qu’elle enfile, avant de le rejoindre. Elle ne demande rien de mieux que de les voir rester deux inconnus aussi longtemps que possible. Et puis elle repense au phénix, à la marque hideuse qui orne le poignet de l’homme qui lui fait face. Tirer la situation à son avantage. Elle lui offre sa main, attendant de voir s’il la prendra dans la sienne. « - Et où va-t-on Percy ? » C’est une comédie d’un tout autre genre dans laquelle elle se lance à présent.

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MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Jeu 9 Nov 2017 - 6:26

Clignant lentement des yeux, face à elle, je me demandais pendant un court instant ce que je faisais là. Ce que je pouvais bien faire là à dire vrai. Sérieux, dans quel pétrin j'allais encore me fourrer. Après tant d'hésitation, après tant de moment où je me disais que j'allais accomplir ce genre de chose pour rien, que c'était peine perdue... Les mots qu'elle m'avait dit non craché plutôt sur le fait qu'elle ne pourrait jamais m'aimer me revenait encore et encore aux oreilles comme si elle venait de le dire à ce moment précis. Je savais donc pourquoi j'étais si réticent de venir la voir. En même temps, j'avais l'impression que j'avais peur d'elle et ça m'énervait réellement. Inutile de dire que je faisais que tourner en rond encore et encore alors que là, maintenant, j'étais là, debout devant son bureau, attendant sa réponse et attendant de voir ce qu'elle me dirait. Je me demandais souvent à ce qu'elle pensait. Elle ne montrait rien au travail avec moi. Rien. Comme si, j'étais simplement un inconnu pour elle. Simplement un collègue de plus à ignorer. Je savais qu'il y avait aussi un rôle à tenir dans notre prochaine union, mais franchement, je trouvais qu'elle faisait peu d'effort. Et après on se demandait pourquoi je voudrais un métier avec plus d'action... Ma seule action était de faire exprès de faire disparaître ses papiers pour regarder sa réaction. Et même encore là, ce n'était pas quelque chose que je me permettais de faire souvent parce que je savais qu'il s'agirait de faire de l'acharnement et bon, l'idéal serait qu'elle ne me déteste moins et non pas plus. Tss. Cela n'empêchait pas que j'avais du mal à réellement agir de manière... gentille? Parce que je ne savais pas quoi lui dire, quoi faire pour prouver que j'avais raison le soir de nos fiançailles. Elle ne connait pas le vrai Percy. J'avais l'impression d'être devenu un adolescent qui tentait de plaire à la fille qui lui plait, mais d'être qu'un gros con. Et pourtant, je n'étais pas un adolescent qui tentait de se faire aimer par la fille qui lui plait parce que Nevena.... Est-ce que j'ai réellement besoin de m'expliquer davantage? Donc, me voici devant celle qui sera ma future femme, ne sachant pas comment réagir et attendant une réponse, comme si j'avais réellement peur de me prendre un non. De toute manière... qu'est-ce que ça pouvait changer? J'avais l'impression de me prendre la tête pour rien et ça m'énervait un peu. Mais n'empêchait pas que je devais me calmer, me concentrer et ne rien laisser paraître. Parce que sinon, elle pourrait penser que j'étais amoureux d'elle ou je ne sais quoi et là, ce serait visiblement mon pire cauchemar.


La surprise se peignit sur mon visage en entendant sa voix. Moi qui croyait qu'elle allait me rembarrer assez  vite, voilà qu'elle ne levait pas les yeux certes, mais au moins, ce n'était pas un non. Je profitai du fait qu'elle ne me regardait pas encore pour recomposer un masque impénétrable, l'expression faciale par excellence lorsque j'étais avec elle et regardait ses gestes, ce qu'elle faisait. Son écriture, que je voyais passer quelque fois, mais sans vraiment y faire attention. En même temps, je ne savais pas où regarder et cela devenait un peu.. gênant? Et l'adolescent intérieur revenait au galop... J'enfonçais légèrement mes doigts dans mes bras, étant donné que je les avais croisé avant de m'approcher, reprenant une inspiration pour être certain que j'allais me calmer. Mais en même temps, je savais que j'étais en terrain inconnu et ça m'énervait... Mais juste un peu... Juste un peu. «Je t'aurai bien proposé mon aide, mais je vois que ce ne sera pas nécessaire. » Aucune méchanceté dans le ton, simplement... comment dire... J'étais réellement gentil avec elle là? Je secouai doucement la tête avant de reprendre mon calme et m'approchai. Tranquillement alors que je n'en menai clairement pas large à l'intérieur.

J'acquiesçais plus par habitude que d'un accord avec ses paroles, l'esprit légèrement ailleurs alors que je surveillai ses gestes des yeux. Enfin, surveiller est un bien grand mot, je devais dire que je suivais plus ses gestes du regard, la regarder ranger, mettre son manteau. Je m'approchais d'elle encore une fois, conservant une distance raisonnable entre nous deux, mais quand même assez près pour donner l'impression que ce n'était pas qu'une bague comme les autres qui étaient à son doigt, mais bel et bien une bague qui avait de la valeur et qui indiquait qu'elle était la promise d'une homme. Son sourire m'en avait arracher l'ombre d'un qui passa rapidement sur mes lèvres, mais qui ne restait pas bien longtemps. J'haussai un sourcil devant sa main tendue, ne comprenait pas vraiment ce qu'elle faisait. Je pensais qu'elle répugnait l'idée de même me toucher, évidemment, il semblerait que je m'étais trompé. Je pris doucement ses doigts entre les miens, me disant que c'était réellement un rêve, qu'elle allait me repousser d'un moment à l'autre alors qu'à l'extérieur, je ne montrais rien sinon un visage calme. Serrant délicatement sa main, je me permis de me mettre en marche tranquillement, veillant à ne pas la gêner. Je marchais normalement d'un rythme rapide et décidé, mais elle n'était jamais avec moi. Et aux dernières nouvelles, j'étais Travers, pas Percy pour elle.

Que faire? C'était ça la question. M'attendant à un refus plus qu'une réponse positive, je me mordillai les lèvres, réfléchissant rapidement alors que je savais que le silence s'installait entre nous et que le bureau s'éloignait tranquillement. Je m'humectai les lèvres avant de prendre la parole et ce fut d'une voix normale cette fois que je parlais, pas de cette affreuse voix douce qui faisait en sorte que je ne me reconnaissais plus. « J'imagine que nous pouvons aller manger ensemble. Histoire de faire une apparition ensemble dans un lieu public, parce qu'à ce rythme là, j'ai presque l'impression d'avoir été fiancé à un mur de pierre. » Lui jetant un regard en coin, attendant sa réaction quelques secondes avant de poursuivre.«À moins que tu aurais une activité que tu voudrais faire, bien sincèrement Nevena, je ne suis pas obligé de décider du planning, bien que je sois celui qui t'ait invité à faire quelque chose. » Je m'arrêtai une fois dans l'atrium, relâchant sa main pour lui faire face. Il fallait prendre une décision et aller au même endroit. Parce transplaner ensemble, je me doutais que c'était une limite qu'elle voudrait franchir. « Et j'aimerais bien te faire plaisir ce soir... » Les mots s'échappèrent difficilement, mais ils étaient là quand même et j'inspirai lentement parce que j'avais réellement l'impression de m'abaisser à un niveau de faible face à elle... Mais en même temps... tout ça... c'était pour lui prouver qu'elle avait tort. Elle avait voulu s'entêter avec un monstre? Je lui montrerais l'autre facette de l'homme qu'elle ne veut pas voir.

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SANG : d’une pureté irréprochable, les karkaroff n’aiment que trop chanter à qui veut l’entendre que, jamais, ô grand jamais, un moldu n’est venu souiller leurs veines. même elle, malgré ses batifolages douteux, n’a pas encore osé l’affront de mettre un bâtard au monde.
ANCIENNE MAISON : le choixpeau lui a trouvé nombre de qualités que l’on retrouve chez les serpentards, mais son tempérament de feu et son esprit rebelle l’ont menée tout droit chez gryffondor, un comble pour la famille qui se veut proche du seigneur des ténèbres.
SITUATION : le diamant qui celle une union à venir au doigt, le coeur ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
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MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 15 Nov 2017 - 1:32


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Elle ne pourrait jamais l’aimer. Des mots qu’elle lui a crachés à la figure, telle une vipère son venin. Elle peut presque encore les sentir claquer dans l’air qui les sépare, gifle toute aussi mordante que celle que sa main lui a infligée. C’est la dernière conversation qu’ils ont eue, se contentant depuis de modestes salutations, de hochements de tête, de sourires dont la fausseté ne rivalise qu’avec la haine qu’elle lui voue depuis toutes ces années. Même sans lever les yeux de son document, elle peut sentir la distance respectable qu’il laisse entre eux ; juste assez près pour maintenir l’illusion, pour qu’elle soit la seule à pouvoir entendre les mots qui s’échappent de ses lippes, mais en même temps suffisamment loin. Comme s’il ne supportait pas sa présence, comme s’il la pensait peut-être capable de lui infliger un deuxième coup dans un lieu public. Et le serait-elle ? Elle ne le sait pas vraiment. Elle se sent bouillir de rage Nevena, chaque fois qu’elle est près de lui. Les pires instincts prennent possession d’elle, toute once de raison envolée, seule, en proie à des idées bien sombres. Et sa main se fait lourde, emprisonnée dans la fameuse bague, objet de leur précédente dispute. Cette pierre précieuse qui la marque comme sa propriété. Il n’y a rien de romantique dans l’éclat bleuté du grenat, juste de la simplicité, de l’élégance, peut-être un sentiment de devoir accompli de la part des représentants d’une lignée qui arrive encore à perdurer sans souillure. Ils ne parviennent sans doute à tromper personne avec leur piètre comédie, et c’était bien jusque là le cadet de ses soucis. Parce qu’elle imaginait une voie de secours, une échappatoire entre elle et l’autel. Mais elle n’ose plus espérer à présent. Et quand bien même, que ferait-elle de sa liberté, elle ne saurait plus l’apprécier, teintée du goût amer de l’abandon. Alors elle range ses armes, mais elle se satisfait un instant en imaginant la surprise qui doit passer sur le visage de son promis. Elle doit tout de même avouer qu’elle non plus ne s’attendait pas à cette tentative de sa part. Peut-être envisage-t-il le mariage dans un esprit serein, car c’est comme cela qu’il a été élevé, une idée inculquée si profondément en lui qu’il ne saurait la remettre en cause. Mais qu’il fasse preuve de bonne volonté à son égard ? « - Peut-être qu’un jour je t’apprendrai les bases du russe. » Les ambres quittent enfin les lettres cyrilliques pour accrocher son regard, à la recherche de ses véritables intentions. Elle n’arrive pas vraiment à croire à sa gentillesse désintéressée. D’ordinaire, il serait plutôt du genre à la retarder dans son travail, la faisant passer pour une incompétente, en lui jouant de mauvais tours, qu’à vouloir l’aider. Ou peut-être qu’il a raison, qu’elle ne cherche qu’à lui coller les traits de l’adolescent qu’il était autrefois parce qu’elle ne tient pas réellement à le connaître. Elle a beau se montrer agréable, c’est toujours la même lionne qui se cache sous ses traits.

Elle tend son bras, perçoit son hésitation avant qu’il ne prenne sa main dans la sienne. Ils quittent ensemble le bureau, et l’on pourrait presque s’y prendre. Presque. Son pas déterminé est trop rapide pour la jambe boiteuse qui se traine difficilement. Étrangement, il n’y a sans doute aucune méchanceté derrière cette indélicatesse. Une simple ignorance, preuve qu’ils sont effectivement des étrangers l’un pour l’autre, des êtres mal assortis. Pourtant elle ne dit rien, trop fière, peut-être même orgueilleuse, pour avouer cette faiblesse. Elle se contente de le suivre comme elle peut, camouflant son soulagement lorsqu’après divers couloirs et ascenseurs, il finit par s’arrêter dans l’atrium. Et elle reconnaît le Percy auquel il l’avait habituée jusque là. Le mordant au bout des lèvres. « - Peut-être les choses auraient-elles été plus simples si tu avais véritablement été fiancé à un mur. » Les paroles glissent avant même qu’elle ne puisse penser à les retenir. Elle se mord la lèvre de regret aussitôt les a-t-elle laissées échapper. Non pas qu’elle ait des remords à se montrer impolie envers lui, mais elle ne parviendra jamais à la moindre réussite dans la nouvelle mission qu’elle semble avoir endossé, si son seul résultat est de le faire la haïr chaque jour un peu plus. « - Je n’ai pas vraiment faim. » continue-t-elle presque par automatisme. Elle n’a pas grand appétit ces derniers jours. La simple perspective de la nourriture suffit presque à lui faire monter des nausées. Vide, sans goût pour rien, elle n’est plus vraiment la même et ça la ronge. « - Mais tu as sûrement raison, ça ne peut pas faire de mal qu’on nous voie ensemble. » Une pause avant de poursuivre. « - Je suppose qu’on peut toujours commencer par boire un verre ensemble, l’appétit viendra peut-être plus tard. » Proposition incroyablement plate, qu’elle tente d’accompagner d’un sourire, mais elle n’y croit pas vraiment. Elle ne sait pas à quoi il s’attend, ce n’est pas comme si elle allait l’inviter dans l’intimité de ses activités personnelles. L’espace d’un instant, elle s’imagine entraîner le serpent dans l’une de ses escapades dans le monde sans magie. Le scénario qui se joue alors dans son esprit lui arracherait presque un sourire, s’il ne ramenait pas avec lui le souvenir d’une autre soirée dans cet univers, avec une autre personne. Mais elle est ramenée à lui par sa voix qui retentit à nouveau, et l’espace d’un instant, elle croit l’avoir mal entendu. Lui faire plaisir. L’idée lui parait si ridicule qu’elle a presque envie d’en rire. Au lieu de quoi, elle endosse son nouveau rôle. « - Je sais que je n’ai pas été très facile avec toi jusque ici. » Un euphémisme. « - Et je ne te fais toujours pas confiance. » Drôle de façon de tenter de se montrer gentille. Elle prend une profonde inspiration, se préparant à prononcer des paroles difficiles sans avoir l’air de mentir. « - Mais j’ai envie d’essayer. » Cette fois elle ne se contente pas de tendre sa main, elle fait le premier pas en attrapant la sienne. « - Alors amène moi dans un endroit que tu apprécies, si tu veux que j’apprenne à mieux te connaître. »

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MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
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MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Aujourd'hui à 17:55

Il y avait visiblement derrière mon geste, une véritable envie d'arranger les choses. C'était la seule explication possible et imaginable. Je ne voyais pas d'autres solutions. C'était la seule et l'unique... Parce que rien, mais alors rien ne me poussait vers elle d'ordinaire, si ce n'était qu'un petit regard, un petit hochement de tête pour lui signifier que je l'avais vu, je me souvenais qu'elle existait et qu'elle faisait partie de ma vie, mais sans plus. Comme si le corps était en pilote automatique et qu'il faisait ce qu'il voulait. J'en perdais mes repères. L'air de rien. À force de trop vouloir faire semblant, à force de trop vouloir jouer un jeux des apparences, il y avait une perte à quelque part. Comme si le mensonge prenait le dessus sur la vérité, la réalité et je n'étais qu'un pantin qui tentait vainement de résister aux volontés de son maître, mais qui doit se plier et faire ce que l'on attend de lui. Il y avait une volonté de se battre, mais également, un genre de volonté qui poussait à  façonner un agissement comme il devait l'être.. Une servitude en quelque sorte qui me forçait à me plier devant la dernière personne que je pensais devoir faire ça. Et pourtant, et pourtant me voici en train de vouloir arranger les choses, de rendre ça plus agréable, comme si c'était réellement important. Ce genre d'agissement qui n'était clairement dans mes cordes habituelles me faisait devenir craintif, pas parce que j'avais peur d'elle, pas parce que je savais qu'elle pouvait me frapper, elle avait de la force la fiancée, ma joue s'en souvenait que trop bien, mais pourtant, ce n'était pas d'elle que j'avais peur. J'avais peur de la suite, j'avais peur des efforts que j'allais faire, j'avais peur que je ne pourrais pas me contrôler et que j'allais me dénaturer à force d'agir de manière contraire à ma nature, à ma personne. Ça n'empêchait pas que j'étais là, devant elle, devant son bureau... À la regarder et lui demander si elle voulait en gros... sortir avec moi. Si l'on mettait cela dans des termes réalistes sans que ce soit cette définition d'adolescent qui impliquait un amour passionnel, fougueux et passager, chose qui n'était plus réellement de notre âge à ce moment-là.  Mes yeux glissèrent sur la bague, un énième rappel de ma piètre demande. Le plan du départ n'était pas de balancer cette stupide bague sur la table... mais le plan du départ n'était pas de se retrouver fiancé avec Nevena. Une once de regret, bouffée d'un parfum auquel je n'ai pas l'habitude de sentir, monta à mes narines l'espace d'un instant alors que ce que j'avais prévu de faire me revenait en tête. J'aurai voulu tant de choses, mais malheureusement, ce n'était pas ce qui était arrivé. Mes promesses de galanteries s'étaient envolées lorsque j'avais croisé son regard et entendu sa voix.

Sourcil levé à l'intention d'une dame qui n'avait que de yeux pour son travail, je me raclai doucement la gorge et dans un russe très approximatif et lourd, plus que lourd, d'un accent anglais, comme si j'étais un enfant qui tentait de babiller. « J'ai besoin de... plus.. de.. pratique... »  Il était rare de m'entendre user de cette langue, il ne s'agissait pas d'un apprentissage dont j'étais fier d'étaler devant tous, mais il s'agissait d'un apprentissage stratégique que j'avais commencé sous peu. Pourquoi? La connaissance est le pouvoir, voilà pourquoi. Je l'inspectais du regard, légèrement gêné par cette piètre performance, mais lui démontrant que je n'étais pas qu'un pauvre homme qui ne faisait que suivre les gestes dictés par un code tellement vieux que je ne pouvais même pas espérer l'égaler un jour. Il serait possible de penser que cet apprentissage était aussi une façon de dire que je m'intéressais à elle, mais bon, il s'agissait là qu'une simple théorie. Tout n'était que choix stratégique.

J'aurai voulu être plus fort, j'aurai voulu être plus fonceur que ce que je n'étais réellement. J'aurai voulu qu'elle ne voit pas cette hésitation, j'avais l'impression de lui donner un pouvoir que je ne voulais pas qu'elle possède. Mais je n'étais pas reconnu pour mon courage, mais plus pour mes plans, pour mes fourberies. N'empêche que suite à cette hésitation, le geste s'était fait et le chemin s'était tracé sous mes pas. L'esprit ailleurs, sans réellement faire attention, mon pas était trop vite. Trop rapide pour elle. Mais je ne le voyais pas.

Face à elle, c'est une expression inquisitrice, à la recherche de plus de réponse que ce qu'elle m'offrit, le regard rivé dans le siens comme si je tentais d'aller chercher des réponses dans son regard alors que j'aurai pu facilement aller les chercher dans sa tête. Pourquoi une pique maintenant alors que visiblement,
elle semblait être calme.
Néanmoins, ne voulant pas lui offrir le luxe d'une réaction que visiblement, elle cherchait plus que tout au monde. « Je n'ai pas envie de revenir sur ce sujet, alors arrête de le ramener. » Un peu plus sec que je ne le voulais réellement, mais l'agacement était présent parce que je faisais des efforts et j'avais la nette impression qu'elle ne me prenait pas au sérieux. Je ne voulais pas réagir, mais voici que je mordais à l'hameçon comme un enfant... Je fermai les yeux un instant, prenant une grande inspiration avant de murmurer cette fois. « S'il te plaît, j'essaie réellement de faire les bons choix et les bonnes actions en ce moment.» Je ne voulais pas voir son regard, je ne voulais pas voir ni savoir ce qu'elle pensait. Parce que j'avais l'impression d'être faible. Trop faible.

J'attendis quelques instants avant d'ouvrir les yeux à nouveau, comme si ce n'était qu'un mauvais rêve.  La tension grimpe légèrement lorsque je l'entendis dire qu'elle n'avait pas faim, la raideur gagnant lentement mon corps. Je restais calme néanmoins et me détendit lorsqu'elle poursuivit d'elle-même, proposant un verre. Une proposition surprenante, mais je me contentai d'acquiescer vaguement, essayant d'imaginer où est-ce que l'on pourrait aller pour contenter Nevena et son goût pour la vodka russe. Je me souvenais que trop bien de notre soirée et je me souvenais aussi de l'alcool bu, de ce qui avait été dit. Malheureusement pour moi, j'avais visiblement une excellente mémoire pour les détails inutiles. Mes yeux notèrent son sourire et mon cerveau força l'apparition d'un très léger sur mes lèvres, comme si un sourire devait se répondre par un autre. Même s'il s'agissait d'un terrain inconnu pour le moment, je savais que je ne m'en sortais pas trop mal et que cela se passait mieux que prévu. Il y avait anguille sous roche.


Sa main dans la mienne me ramena sur Terre comme si une je venais de recevoir un choc électrique qui me ramenait à la raison. Ses mots, son agissement, tout ça me paraissait irréel. J'avais l'impression de me heurter à une femme que je ne connaissais pas. Avant de me rappeler qu'en effet, nous nous connaissions pas. Mais comment, mais pourquoi... comment est-ce que l'on pouvait passer d'un.. " Je ne t'aimerais jamais" à un " Je veux tenter de te faire confiance."  Je ne savais pas comment réagir, clairement perdu face à ce retournement de situation. Aucun mot, ni aucun son. Juste un état perplexe et une main qui se referme doucement, mais avec assurance sur la sienne, preuve que j'étais encore en vie sous ce visage pensif.... perdu. Mon regard s'accrocha à sa silhouette du coin de l'oeil avant d'acquiescer lentement et je l'entraînai vers une cheminée non loin, attrapant de la poudre au passage et l'attirant doucement contre moi pour que l'on puisse y rentrer tout les deux. Je ne savais pas où aller, je ne savais pas quoi faire... J'étais tout simplement perdu... Un vieux réflexe se glissa alors dans mes pensées et ce fut le nom des Trois Balais qui s'échappa de mes lèvres alors que je lançais la poudre au sol. L'instant d'après, nous étions dans le fameux bar. Relâchant sa main, je sortis en premier et retira la poussière d'un mouvement négligeant de ma baguette avant de lui tendre de nouveau la main, comme si elle avait besoin de mon aide pour en sortir alors que c'était juste.... une attention que je tentais de faire passer comme naturelle.

Mes yeux cherchèrent une table relativement à l'écart, mais bien visible pour que l'on soit vu ensemble et je lui tendis mon bras cette fois. N'ayant pas pipé un mot depuis le ministère, je pris place, m'assurant de faire valoir de ma galanterie auparavant et m'occupait de sa propre chaise avant de la mienne, bien entendu et la regardait dans les yeux, n'ayant pas envie d'aller chercher le verre tout de suite. « Je vais parler avec franchise ici... pas de petit jeu, pas d'insultes. Pourquoi est-ce que tu voudrais faire des efforts? Tu m'as clairement fait comprendre que je n'étais pas dans la catégorie qui en valait la peine, du moins, c'était mon impression.» Les yeux rivés dans ses ambres, je me raclai doucement la gorge un instant avant de poursuivre. « Ne crois pas que je n'en suis pas ravi... parce que je pensais sincèrement que tu allais me dire non ce soir, mais je ne suis pas...» Ma voix s'éteignit alors que mon regard s'attarda sur la salle alors que mes doigts glissait sur la table pour pianoter doucement. Sans la regarder, les mots s'échappèrent de mes lèvres, incertain, mais en même temps, je lui avais dit que je ferais preuve de franchise. « J'ai choisi un terrain neutre pour nous deux,  je ne veux pas que tu prennes peur et me repousse à nouveau... Ce serait dommage de faire autant d'efforts pour tout faire foirer à cause d'un malheureux choix de bar qui ne convient pas.» Elle avait envie d'essayer hein? Qu'elle joue ses cartes maintenant, elle avait un Percy honnête face à elle, un Percy désemparé, mais honnête quand même...

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Control, all is about control
At the end, aren't we all fucked up with a broken heart?© by anaëlle.
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'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena

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