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'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena

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Perseus Travers

APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 160
CREDITS : .nephilim (ava) onemoreparadise (gif)
AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Marié à une très jolie femme de son rang, mais où l'amour est inexistant
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena, Millie


MessageSujet: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 8 Nov 2017 - 2:15


Le nez rivé dans la paperasse, je m'évitais simplement de le relever pour ne pas croiser son regard. Depuis ce fameux repas, les maigres contacts que nous avions étaient simplement des salutations polies, des sourires crispés et rien de plus. Enfin, de ma part, je ne tenais pas réellement à continuer plus que de mesures. Il y avait ce que nous avions été forcé de faire et ce que nous faisions réellement. Et puis, il fallait que nous travaillions au même endroit. L'air agacé, je rayais rapidement les derniers mots que j'avais retranscris sur mon parchemin, mots qui étaient simplement le fil de ma pensée que j'avais retranscris alors que je devais faire un rapport, ni plus ni moins. Je soupirai longuement avant de me passer une main dans mes cheveux et finit par me lever et de m'esquiver de ce bureau qui me rendait tranquillement fou. Parfois, je me demandais pourquoi j'étais là et non sur un métier de terrain. Et après, je me rappelais que je ne voulais pas nécessairement attirer l'attention sur moi et que c'était pour ça que j'avais laisser tomber les métiers comme Aurors, Oubliators et Tireur d'élite, parce que je savais trop bien que ce serait encore plus complexe de me couvrir et de ne pas attirer l'attention. Et j'avais une position beaucoup plus stratégique là où j'étais. Mais ça n'empêchait pas que l'on travaillait au même endroit et que je ressentais toujours cette tension. Me mordillant légèrement la lèvre inférieure, l'air pensif alors que je rangeais tranquillement mes affaires avant de couler un regard dans sa direction. Je savais que je devrais faire des efforts à un moment... mais si c'était pour me prendre encore des insultes plein la gueule... Prenant le temps de faire de grands gestes lents, comme si je retardais la décision que je devais faire, je m'arrêtais devant mon bureau un instant avant de secouer doucement la tête et de me rasseoir presque aussitôt. Ressortant le parchemin que j'avais rangé et recommençai à travailler dessus. Parce que je ne voulais pas faire les premiers pas, pas cette fois. Je n'en avais pas envie. Et je savais que ça finirait contre moi... Mais en même temps...


Je passais littéralement dix minutes à esquisser des gestes pour ranger mes affaires et de recommencer à bosser, comme si je ne voulais pas céder à une impulsion intérieure. En même temps... Pourquoi est-ce que je ferais des efforts? Elle n'en ferait clairement pas... Au moins, elle portait cette bague, c'était déjà ça... Me passant une main sur le visage, je fermai les yeux alors qu'étrangement, ce n'était pas les contrats et les relations avec les autres pays qui me venaient en tête. Non, il s'agissait d'un des "enseignements" de mon père. Bien que lui-même ne l'avait jamais réellement fait. Une des choses les plus importantes pour un Travers, c'est de bien se faire voir. Comme si c'était nouveau tout ça. Et donc, bien se faire voir signifiait de bien se faire voir par tous et d'autant plus par ses proches. Nevena, même si elle m'exaspérait autant que je pouvais l'exaspérer, elle serait ma femme. Qu'elle le veuille ou non parce qu'elle  n'aurait pas d'autres choix que de dire oui. Et bien qu'une partie de moi lui en voulait toujours, une autre voulait lui montrer que je n'étais pas si terrible et si... répugnant qu'elle pouvait le penser. Et ça irait avec les enseignements chiants de mon cher père qui m'a toujours fait comprendre que même si sa femme est un peu folle sur les bords, bien que pas mentionné de cette, il fallait qu'elle soit la meilleure alliée. Soupirant bruyamment cette fois, je me repassai une main dans les cheveux avant de tout repousser devant moi, pour de bon. Tout ranger et tout reporter au lendemain parce que sérieusement, avec tout ce qui se passait, même si le Nord, le Sud ou encore une autre contrée faisait des siennes et nous menaçaient de guerre, ça ne changerait pas grand chose. J'enfilai mon manteau tranquillement et rangeait toutes mes affaires avant de me diriger lentement vers son bureau.

« Tu as bientôt terminé? » Une voix douce alors que m'étais approché lentement sans vraiment faire de bruit. Restant à une distance raisonnable, je croisais les bras avant de souffler doucement et de poursuivre.« Ce serait bien de faire quelque chose ensemble... Disons simplement que pour le moment... disons que nous avons l'air de deux inconnus. » Ma voix avait baissé d'un octave pour être certain que les derniers retardataires ne puissent pas nous entendre puisque nous étions supposément un couple et supposément amoureux l'un de l'autre. Un sourire s'étira sur mes lèvres alors que j'entendais des pas près de moi et disparut aussitôt que le bruit ne fut plus qu'un souvenir. Je la regardais en tentant d'avoir un air décontracté, mais en réalité, je n'en menais pas large. J'étais doué pour l'insulter, mais lorsqu'il s'agissait de faire des efforts... Je roulais les yeux, plus blasé par ma propre attitude que par sa présence... Sérieux, qu'est-ce que je pouvais foutre pour tenter de sauver les apparences?

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Nevena Karkaroff
though she be but little, she is fierce
APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 543
CREDITS : bonnie (ava) ; onemoreparadise (gif) ; astra + faust (sign)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : rym
PSEUDO : electralungs
AGE : pas une gamine, pas vraiment une adulte, poupée de porcelaine aux vingt-quatre printemps.
SANG : le carmin noble, teinté des éclats du cristal le plus pur. c'est la fierté de son clan mais elle, elle s'en fiche pas mal, quand bien même n'a-t-elle pas eu le culot de la bafouer cette précieuse pureté.
ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions de bravoure et d'arrogance. elle a la gloire dans le coeur la petite. bien qu'elle sache aussi cracher son venin, les lions c'était une évidence.
SITUATION : prisonnière, la bague au doigt, un mariage empli de faux semblants ; et le coeur qui vagabonde ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : #cc9999, disponible (percy, emmeline)


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 8 Nov 2017 - 15:41


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Les mots dansent sous ses yeux, tourbillon de lettres cyrilliques pourtant familières mais dont le sens persiste à se dérober. Les ambres parcourent plusieurs fois la même ligne sans même s’en apercevoir, et au fur et à mesure que le temps s’étiole et les minutes s’écoulent, le document russe cesse d’exister. Son esprit est ailleurs, elle ne sait où exactement. Perdue dans des méandres de ses pensées dont elle n’a pas même conscience, un dernier sanctuaire de repli où rien n’a d’importance. Un soupir vient s’échapper des lippes délicates, pendant que le parchemin est enroulé et repoussé dans un coin du bureau. Elle se fiche pas mal des échanges avec le pays qui l’a vue naître. À vrai dire, peut-être même les Britanniques devraient-ils couper les ponts avec leurs collègues sorciers aux accents gutturaux Malgré les milliers de kilomètres, les montagnes, les fleuves, elle peut presque sentir la main sévère du patriarche Karkaroff sur son épaule, prêt à lui commander ses mouvements, ses moindres faits et gestes. Mais même cette autorité odieuse, qu’elle met d’ordinaire un point d’honneur à déjouer, ressemble au cadet de ses soucis à présent. La pierre précieuse qui orne son doigt ne semble plus peser si lourd maintenant que les espoirs de futur qu’elle voulait lui substituer ont été réduits à néant. Plus vulnérable qu’elle ne l’a jamais été, elle a ouvert son coeur au seul homme qui a su s’y frayer un chemin, seulement pour le voir en balancer les morceaux. Elle n’est plus qu’une carcasse vide qui se traîne Nevena, l’ombre de la lionne portant sa flamme brûlante. Il ne reste pas même des braises, que des cendres grises, déjà mortes, désespérément éteintes. Le souvenir d’une caresse fantôme sur son corps, des baisers dont le goût lui échappe, et qu’elle ne pourra jamais rattraper. Hantée par un amant qui ne veut manifestement pas d’elle, et peut-elle l’en blâmer ? La silhouette se dresse, quittant la chaise inconfortable et les dossiers qui s’empilent. Pause qu’elle ne mérite pas tant mais qu’elle s’octroie quand bien même. Le vent qui fouette son visage lorsqu’elle a rejoint l’extérieur ne lui fait aucun effet, elle le sent à peine. Ses mains tremblent pour porter un bâton de nicotine incandescent, allumé du bout de sa maudite baguette d’ébène qui la ramène inlassablement à lui, à ses lèvres. Habitude douteuse dont elle ne sait se départir. Les yeux fermés, elle retient cette fumée toxique dans ses poumons pendant de longues secondes avant de finalement la relâcher. Ses cils remuent, luttent contre des larmes qui menacent de rouler sur ses joues rougies. Elle avait des rêves Nevena, un jour, il y a quelques éternités.

Et là voilé à nouveau enchaînée à son bureau, soumise aux caprices d’une horloge dont les aiguilles semblent vouloir s’immobiliser. À vingt-quatre ans, elle a l’impression d’être retombée dans une crise d’adolescence. Une existence ratée, une vie qui ne prend pas la tournure qu’elle avait escompté. Elle a perdu sa passion, elle perd à présent son amour. Et que lui reste-t-il ? Un travail dans lequel elle agonise la plupart du temps, un fiancé avec lequel elle échange plus d’insultes que de mots doux. Et évidemment, il faut que ces deux instruments de torture se recoupent par sa présence à un bureau non éloigné du sien. Le comble. Sera-t-elle jamais libre ? Est-ce cela sa vie à présent ? Même abattue, la lionne ne peut s’empêcher de penser qu’il y a quelque chose de plus, une cause plus grande. Et elle la touche du bout des doigts. Peut-être le moment est-il venu de sauter le pas vers le phénix. La pensée tourne en boucle dans sa tête depuis des jours, une idée folle mais qu’elle considère de plus en plus. Peut-être même pourrait-elle être plus utile encore en infiltrant les rangs ennemis pour en retirer de précieuses informations. Il lui faudrait sans doute enterrer toute once de dignité pour faire croire à sa famille qu’elle tombe enfin dans leurs rangs, mais après tout ce à quoi elle a déjà été contrainte de renoncer, le sacrifice ne pèse pas lourd sur ses épaules. Avec la bonne dose de courage, elle pourrait devenir celle que le fabricant de baguettes a vu en elle, même si elle le condamnerait ainsi à ne jamais l’apprendre. Les heures finissent par passer, et alors qu’elle met presque le point final à sa traduction du document russe, une voix la ramène au monde qui l’entoure. Une voix douce, intonation qu’elle ne lui a jamais entendue, et qui manque à peine de la faire sursauter. Sans même relever les yeux, le premier réflexe est de rétorquer par une pique acerbe, mais elle se retient au dernier moment, lorsque son regard se pose sur l’avant bras qui vient s’appuyer sur son bureau. « - Il se trouve que oui. » répond-elle alors de sa voix vide, achevant de tracer les dernières lignes avant de ranger encrier, plume et parchemin. Les ambres se posent enfin sur le promis qui lui fait face, découvrant le sourire faux dessiné sur son visage pendant qu’un de leurs collègues passe près d’eux. Stupide bague qui les marque comme un couple heureux, alors que depuis les insultes de leur dîner de fiançailles, ils ne se sont adressés que des salutations sobres, des hochements de tête polis. Les raisons de leur union ne trompent sans doute personne, mais il s’agit d’une mascarade de plus qu’ils sont contraints de jouer. La proposition la surprend, étonnée de le voir prêt à consentir à des efforts alors qu’elle-même n’a fait que chercher comment se débarrasser de lui au mieux. Mais ça n’a plus d’importance. « - Ce n’est pas une si mauvaise idée. » Les mots lui arrachent presque la gorge, mais elle tente de les accompagner d’un sourire. Elle se lève, attrape son manteau qu’elle enfile, avant de le rejoindre. Elle ne demande rien de mieux que de les voir rester deux inconnus aussi longtemps que possible. Et puis elle repense au phénix, à la marque hideuse qui orne le poignet de l’homme qui lui fait face. Tirer la situation à son avantage. Elle lui offre sa main, attendant de voir s’il la prendra dans la sienne. « - Et où va-t-on Percy ? » C’est une comédie d’un tout autre genre dans laquelle elle se lance à présent.

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MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Jeu 9 Nov 2017 - 6:26

Clignant lentement des yeux, face à elle, je me demandais pendant un court instant ce que je faisais là. Ce que je pouvais bien faire là à dire vrai. Sérieux, dans quel pétrin j'allais encore me fourrer. Après tant d'hésitation, après tant de moment où je me disais que j'allais accomplir ce genre de chose pour rien, que c'était peine perdue... Les mots qu'elle m'avait dit non craché plutôt sur le fait qu'elle ne pourrait jamais m'aimer me revenait encore et encore aux oreilles comme si elle venait de le dire à ce moment précis. Je savais donc pourquoi j'étais si réticent de venir la voir. En même temps, j'avais l'impression que j'avais peur d'elle et ça m'énervait réellement. Inutile de dire que je faisais que tourner en rond encore et encore alors que là, maintenant, j'étais là, debout devant son bureau, attendant sa réponse et attendant de voir ce qu'elle me dirait. Je me demandais souvent à ce qu'elle pensait. Elle ne montrait rien au travail avec moi. Rien. Comme si, j'étais simplement un inconnu pour elle. Simplement un collègue de plus à ignorer. Je savais qu'il y avait aussi un rôle à tenir dans notre prochaine union, mais franchement, je trouvais qu'elle faisait peu d'effort. Et après on se demandait pourquoi je voudrais un métier avec plus d'action... Ma seule action était de faire exprès de faire disparaître ses papiers pour regarder sa réaction. Et même encore là, ce n'était pas quelque chose que je me permettais de faire souvent parce que je savais qu'il s'agirait de faire de l'acharnement et bon, l'idéal serait qu'elle ne me déteste moins et non pas plus. Tss. Cela n'empêchait pas que j'avais du mal à réellement agir de manière... gentille? Parce que je ne savais pas quoi lui dire, quoi faire pour prouver que j'avais raison le soir de nos fiançailles. Elle ne connait pas le vrai Percy. J'avais l'impression d'être devenu un adolescent qui tentait de plaire à la fille qui lui plait, mais d'être qu'un gros con. Et pourtant, je n'étais pas un adolescent qui tentait de se faire aimer par la fille qui lui plait parce que Nevena.... Est-ce que j'ai réellement besoin de m'expliquer davantage? Donc, me voici devant celle qui sera ma future femme, ne sachant pas comment réagir et attendant une réponse, comme si j'avais réellement peur de me prendre un non. De toute manière... qu'est-ce que ça pouvait changer? J'avais l'impression de me prendre la tête pour rien et ça m'énervait un peu. Mais n'empêchait pas que je devais me calmer, me concentrer et ne rien laisser paraître. Parce que sinon, elle pourrait penser que j'étais amoureux d'elle ou je ne sais quoi et là, ce serait visiblement mon pire cauchemar.


La surprise se peignit sur mon visage en entendant sa voix. Moi qui croyait qu'elle allait me rembarrer assez  vite, voilà qu'elle ne levait pas les yeux certes, mais au moins, ce n'était pas un non. Je profitai du fait qu'elle ne me regardait pas encore pour recomposer un masque impénétrable, l'expression faciale par excellence lorsque j'étais avec elle et regardait ses gestes, ce qu'elle faisait. Son écriture, que je voyais passer quelque fois, mais sans vraiment y faire attention. En même temps, je ne savais pas où regarder et cela devenait un peu.. gênant? Et l'adolescent intérieur revenait au galop... J'enfonçais légèrement mes doigts dans mes bras, étant donné que je les avais croisé avant de m'approcher, reprenant une inspiration pour être certain que j'allais me calmer. Mais en même temps, je savais que j'étais en terrain inconnu et ça m'énervait... Mais juste un peu... Juste un peu. «Je t'aurai bien proposé mon aide, mais je vois que ce ne sera pas nécessaire. » Aucune méchanceté dans le ton, simplement... comment dire... J'étais réellement gentil avec elle là? Je secouai doucement la tête avant de reprendre mon calme et m'approchai. Tranquillement alors que je n'en menai clairement pas large à l'intérieur.

J'acquiesçais plus par habitude que d'un accord avec ses paroles, l'esprit légèrement ailleurs alors que je surveillai ses gestes des yeux. Enfin, surveiller est un bien grand mot, je devais dire que je suivais plus ses gestes du regard, la regarder ranger, mettre son manteau. Je m'approchais d'elle encore une fois, conservant une distance raisonnable entre nous deux, mais quand même assez près pour donner l'impression que ce n'était pas qu'une bague comme les autres qui étaient à son doigt, mais bel et bien une bague qui avait de la valeur et qui indiquait qu'elle était la promise d'une homme. Son sourire m'en avait arracher l'ombre d'un qui passa rapidement sur mes lèvres, mais qui ne restait pas bien longtemps. J'haussai un sourcil devant sa main tendue, ne comprenait pas vraiment ce qu'elle faisait. Je pensais qu'elle répugnait l'idée de même me toucher, évidemment, il semblerait que je m'étais trompé. Je pris doucement ses doigts entre les miens, me disant que c'était réellement un rêve, qu'elle allait me repousser d'un moment à l'autre alors qu'à l'extérieur, je ne montrais rien sinon un visage calme. Serrant délicatement sa main, je me permis de me mettre en marche tranquillement, veillant à ne pas la gêner. Je marchais normalement d'un rythme rapide et décidé, mais elle n'était jamais avec moi. Et aux dernières nouvelles, j'étais Travers, pas Percy pour elle.

Que faire? C'était ça la question. M'attendant à un refus plus qu'une réponse positive, je me mordillai les lèvres, réfléchissant rapidement alors que je savais que le silence s'installait entre nous et que le bureau s'éloignait tranquillement. Je m'humectai les lèvres avant de prendre la parole et ce fut d'une voix normale cette fois que je parlais, pas de cette affreuse voix douce qui faisait en sorte que je ne me reconnaissais plus. « J'imagine que nous pouvons aller manger ensemble. Histoire de faire une apparition ensemble dans un lieu public, parce qu'à ce rythme là, j'ai presque l'impression d'avoir été fiancé à un mur de pierre. » Lui jetant un regard en coin, attendant sa réaction quelques secondes avant de poursuivre.«À moins que tu aurais une activité que tu voudrais faire, bien sincèrement Nevena, je ne suis pas obligé de décider du planning, bien que je sois celui qui t'ait invité à faire quelque chose. » Je m'arrêtai une fois dans l'atrium, relâchant sa main pour lui faire face. Il fallait prendre une décision et aller au même endroit. Parce transplaner ensemble, je me doutais que c'était une limite qu'elle voudrait franchir. « Et j'aimerais bien te faire plaisir ce soir... » Les mots s'échappèrent difficilement, mais ils étaient là quand même et j'inspirai lentement parce que j'avais réellement l'impression de m'abaisser à un niveau de faible face à elle... Mais en même temps... tout ça... c'était pour lui prouver qu'elle avait tort. Elle avait voulu s'entêter avec un monstre? Je lui montrerais l'autre facette de l'homme qu'elle ne veut pas voir.

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SANG : le carmin noble, teinté des éclats du cristal le plus pur. c'est la fierté de son clan mais elle, elle s'en fiche pas mal, quand bien même n'a-t-elle pas eu le culot de la bafouer cette précieuse pureté.
ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions de bravoure et d'arrogance. elle a la gloire dans le coeur la petite. bien qu'elle sache aussi cracher son venin, les lions c'était une évidence.
SITUATION : prisonnière, la bague au doigt, un mariage empli de faux semblants ; et le coeur qui vagabonde ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
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MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 15 Nov 2017 - 1:32


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Elle ne pourrait jamais l’aimer. Des mots qu’elle lui a crachés à la figure, telle une vipère son venin. Elle peut presque encore les sentir claquer dans l’air qui les sépare, gifle toute aussi mordante que celle que sa main lui a infligée. C’est la dernière conversation qu’ils ont eue, se contentant depuis de modestes salutations, de hochements de tête, de sourires dont la fausseté ne rivalise qu’avec la haine qu’elle lui voue depuis toutes ces années. Même sans lever les yeux de son document, elle peut sentir la distance respectable qu’il laisse entre eux ; juste assez près pour maintenir l’illusion, pour qu’elle soit la seule à pouvoir entendre les mots qui s’échappent de ses lippes, mais en même temps suffisamment loin. Comme s’il ne supportait pas sa présence, comme s’il la pensait peut-être capable de lui infliger un deuxième coup dans un lieu public. Et le serait-elle ? Elle ne le sait pas vraiment. Elle se sent bouillir de rage Nevena, chaque fois qu’elle est près de lui. Les pires instincts prennent possession d’elle, toute once de raison envolée, seule, en proie à des idées bien sombres. Et sa main se fait lourde, emprisonnée dans la fameuse bague, objet de leur précédente dispute. Cette pierre précieuse qui la marque comme sa propriété. Il n’y a rien de romantique dans l’éclat bleuté du grenat, juste de la simplicité, de l’élégance, peut-être un sentiment de devoir accompli de la part des représentants d’une lignée qui arrive encore à perdurer sans souillure. Ils ne parviennent sans doute à tromper personne avec leur piètre comédie, et c’était bien jusque là le cadet de ses soucis. Parce qu’elle imaginait une voie de secours, une échappatoire entre elle et l’autel. Mais elle n’ose plus espérer à présent. Et quand bien même, que ferait-elle de sa liberté, elle ne saurait plus l’apprécier, teintée du goût amer de l’abandon. Alors elle range ses armes, mais elle se satisfait un instant en imaginant la surprise qui doit passer sur le visage de son promis. Elle doit tout de même avouer qu’elle non plus ne s’attendait pas à cette tentative de sa part. Peut-être envisage-t-il le mariage dans un esprit serein, car c’est comme cela qu’il a été élevé, une idée inculquée si profondément en lui qu’il ne saurait la remettre en cause. Mais qu’il fasse preuve de bonne volonté à son égard ? « - Peut-être qu’un jour je t’apprendrai les bases du russe. » Les ambres quittent enfin les lettres cyrilliques pour accrocher son regard, à la recherche de ses véritables intentions. Elle n’arrive pas vraiment à croire à sa gentillesse désintéressée. D’ordinaire, il serait plutôt du genre à la retarder dans son travail, la faisant passer pour une incompétente, en lui jouant de mauvais tours, qu’à vouloir l’aider. Ou peut-être qu’il a raison, qu’elle ne cherche qu’à lui coller les traits de l’adolescent qu’il était autrefois parce qu’elle ne tient pas réellement à le connaître. Elle a beau se montrer agréable, c’est toujours la même lionne qui se cache sous ses traits.

Elle tend son bras, perçoit son hésitation avant qu’il ne prenne sa main dans la sienne. Ils quittent ensemble le bureau, et l’on pourrait presque s’y prendre. Presque. Son pas déterminé est trop rapide pour la jambe boiteuse qui se traine difficilement. Étrangement, il n’y a sans doute aucune méchanceté derrière cette indélicatesse. Une simple ignorance, preuve qu’ils sont effectivement des étrangers l’un pour l’autre, des êtres mal assortis. Pourtant elle ne dit rien, trop fière, peut-être même orgueilleuse, pour avouer cette faiblesse. Elle se contente de le suivre comme elle peut, camouflant son soulagement lorsqu’après divers couloirs et ascenseurs, il finit par s’arrêter dans l’atrium. Et elle reconnaît le Percy auquel il l’avait habituée jusque là. Le mordant au bout des lèvres. « - Peut-être les choses auraient-elles été plus simples si tu avais véritablement été fiancé à un mur. » Les paroles glissent avant même qu’elle ne puisse penser à les retenir. Elle se mord la lèvre de regret aussitôt les a-t-elle laissées échapper. Non pas qu’elle ait des remords à se montrer impolie envers lui, mais elle ne parviendra jamais à la moindre réussite dans la nouvelle mission qu’elle semble avoir endossé, si son seul résultat est de le faire la haïr chaque jour un peu plus. « - Je n’ai pas vraiment faim. » continue-t-elle presque par automatisme. Elle n’a pas grand appétit ces derniers jours. La simple perspective de la nourriture suffit presque à lui faire monter des nausées. Vide, sans goût pour rien, elle n’est plus vraiment la même et ça la ronge. « - Mais tu as sûrement raison, ça ne peut pas faire de mal qu’on nous voie ensemble. » Une pause avant de poursuivre. « - Je suppose qu’on peut toujours commencer par boire un verre ensemble, l’appétit viendra peut-être plus tard. » Proposition incroyablement plate, qu’elle tente d’accompagner d’un sourire, mais elle n’y croit pas vraiment. Elle ne sait pas à quoi il s’attend, ce n’est pas comme si elle allait l’inviter dans l’intimité de ses activités personnelles. L’espace d’un instant, elle s’imagine entraîner le serpent dans l’une de ses escapades dans le monde sans magie. Le scénario qui se joue alors dans son esprit lui arracherait presque un sourire, s’il ne ramenait pas avec lui le souvenir d’une autre soirée dans cet univers, avec une autre personne. Mais elle est ramenée à lui par sa voix qui retentit à nouveau, et l’espace d’un instant, elle croit l’avoir mal entendu. Lui faire plaisir. L’idée lui parait si ridicule qu’elle a presque envie d’en rire. Au lieu de quoi, elle endosse son nouveau rôle. « - Je sais que je n’ai pas été très facile avec toi jusque ici. » Un euphémisme. « - Et je ne te fais toujours pas confiance. » Drôle de façon de tenter de se montrer gentille. Elle prend une profonde inspiration, se préparant à prononcer des paroles difficiles sans avoir l’air de mentir. « - Mais j’ai envie d’essayer. » Cette fois elle ne se contente pas de tendre sa main, elle fait le premier pas en attrapant la sienne. « - Alors amène moi dans un endroit que tu apprécies, si tu veux que j’apprenne à mieux te connaître. »

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MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Dim 19 Nov 2017 - 17:55

Il y avait visiblement derrière mon geste, une véritable envie d'arranger les choses. C'était la seule explication possible et imaginable. Je ne voyais pas d'autres solutions. C'était la seule et l'unique... Parce que rien, mais alors rien ne me poussait vers elle d'ordinaire, si ce n'était qu'un petit regard, un petit hochement de tête pour lui signifier que je l'avais vu, je me souvenais qu'elle existait et qu'elle faisait partie de ma vie, mais sans plus. Comme si le corps était en pilote automatique et qu'il faisait ce qu'il voulait. J'en perdais mes repères. L'air de rien. À force de trop vouloir faire semblant, à force de trop vouloir jouer un jeux des apparences, il y avait une perte à quelque part. Comme si le mensonge prenait le dessus sur la vérité, la réalité et je n'étais qu'un pantin qui tentait vainement de résister aux volontés de son maître, mais qui doit se plier et faire ce que l'on attend de lui. Il y avait une volonté de se battre, mais également, un genre de volonté qui poussait à  façonner un agissement comme il devait l'être.. Une servitude en quelque sorte qui me forçait à me plier devant la dernière personne que je pensais devoir faire ça. Et pourtant, et pourtant me voici en train de vouloir arranger les choses, de rendre ça plus agréable, comme si c'était réellement important. Ce genre d'agissement qui n'était clairement dans mes cordes habituelles me faisait devenir craintif, pas parce que j'avais peur d'elle, pas parce que je savais qu'elle pouvait me frapper, elle avait de la force la fiancée, ma joue s'en souvenait que trop bien, mais pourtant, ce n'était pas d'elle que j'avais peur. J'avais peur de la suite, j'avais peur des efforts que j'allais faire, j'avais peur que je ne pourrais pas me contrôler et que j'allais me dénaturer à force d'agir de manière contraire à ma nature, à ma personne. Ça n'empêchait pas que j'étais là, devant elle, devant son bureau... À la regarder et lui demander si elle voulait en gros... sortir avec moi. Si l'on mettait cela dans des termes réalistes sans que ce soit cette définition d'adolescent qui impliquait un amour passionnel, fougueux et passager, chose qui n'était plus réellement de notre âge à ce moment-là.  Mes yeux glissèrent sur la bague, un énième rappel de ma piètre demande. Le plan du départ n'était pas de balancer cette stupide bague sur la table... mais le plan du départ n'était pas de se retrouver fiancé avec Nevena. Une once de regret, bouffée d'un parfum auquel je n'ai pas l'habitude de sentir, monta à mes narines l'espace d'un instant alors que ce que j'avais prévu de faire me revenait en tête. J'aurai voulu tant de choses, mais malheureusement, ce n'était pas ce qui était arrivé. Mes promesses de galanteries s'étaient envolées lorsque j'avais croisé son regard et entendu sa voix.

Sourcil levé à l'intention d'une dame qui n'avait que de yeux pour son travail, je me raclai doucement la gorge et dans un russe très approximatif et lourd, plus que lourd, d'un accent anglais, comme si j'étais un enfant qui tentait de babiller. « J'ai besoin de... plus.. de.. pratique... »  Il était rare de m'entendre user de cette langue, il ne s'agissait pas d'un apprentissage dont j'étais fier d'étaler devant tous, mais il s'agissait d'un apprentissage stratégique que j'avais commencé sous peu. Pourquoi? La connaissance est le pouvoir, voilà pourquoi. Je l'inspectais du regard, légèrement gêné par cette piètre performance, mais lui démontrant que je n'étais pas qu'un pauvre homme qui ne faisait que suivre les gestes dictés par un code tellement vieux que je ne pouvais même pas espérer l'égaler un jour. Il serait possible de penser que cet apprentissage était aussi une façon de dire que je m'intéressais à elle, mais bon, il s'agissait là qu'une simple théorie. Tout n'était que choix stratégique.

J'aurai voulu être plus fort, j'aurai voulu être plus fonceur que ce que je n'étais réellement. J'aurai voulu qu'elle ne voit pas cette hésitation, j'avais l'impression de lui donner un pouvoir que je ne voulais pas qu'elle possède. Mais je n'étais pas reconnu pour mon courage, mais plus pour mes plans, pour mes fourberies. N'empêche que suite à cette hésitation, le geste s'était fait et le chemin s'était tracé sous mes pas. L'esprit ailleurs, sans réellement faire attention, mon pas était trop vite. Trop rapide pour elle. Mais je ne le voyais pas.

Face à elle, c'est une expression inquisitrice, à la recherche de plus de réponse que ce qu'elle m'offrit, le regard rivé dans le siens comme si je tentais d'aller chercher des réponses dans son regard alors que j'aurai pu facilement aller les chercher dans sa tête. Pourquoi une pique maintenant alors que visiblement,
elle semblait être calme.
Néanmoins, ne voulant pas lui offrir le luxe d'une réaction que visiblement, elle cherchait plus que tout au monde. « Je n'ai pas envie de revenir sur ce sujet, alors arrête de le ramener. » Un peu plus sec que je ne le voulais réellement, mais l'agacement était présent parce que je faisais des efforts et j'avais la nette impression qu'elle ne me prenait pas au sérieux. Je ne voulais pas réagir, mais voici que je mordais à l'hameçon comme un enfant... Je fermai les yeux un instant, prenant une grande inspiration avant de murmurer cette fois. « S'il te plaît, j'essaie réellement de faire les bons choix et les bonnes actions en ce moment.» Je ne voulais pas voir son regard, je ne voulais pas voir ni savoir ce qu'elle pensait. Parce que j'avais l'impression d'être faible. Trop faible.

J'attendis quelques instants avant d'ouvrir les yeux à nouveau, comme si ce n'était qu'un mauvais rêve.  La tension grimpe légèrement lorsque je l'entendis dire qu'elle n'avait pas faim, la raideur gagnant lentement mon corps. Je restais calme néanmoins et me détendit lorsqu'elle poursuivit d'elle-même, proposant un verre. Une proposition surprenante, mais je me contentai d'acquiescer vaguement, essayant d'imaginer où est-ce que l'on pourrait aller pour contenter Nevena et son goût pour la vodka russe. Je me souvenais que trop bien de notre soirée et je me souvenais aussi de l'alcool bu, de ce qui avait été dit. Malheureusement pour moi, j'avais visiblement une excellente mémoire pour les détails inutiles. Mes yeux notèrent son sourire et mon cerveau força l'apparition d'un très léger sur mes lèvres, comme si un sourire devait se répondre par un autre. Même s'il s'agissait d'un terrain inconnu pour le moment, je savais que je ne m'en sortais pas trop mal et que cela se passait mieux que prévu. Il y avait anguille sous roche.


Sa main dans la mienne me ramena sur Terre comme si une je venais de recevoir un choc électrique qui me ramenait à la raison. Ses mots, son agissement, tout ça me paraissait irréel. J'avais l'impression de me heurter à une femme que je ne connaissais pas. Avant de me rappeler qu'en effet, nous nous connaissions pas. Mais comment, mais pourquoi... comment est-ce que l'on pouvait passer d'un.. " Je ne t'aimerais jamais" à un " Je veux tenter de te faire confiance."  Je ne savais pas comment réagir, clairement perdu face à ce retournement de situation. Aucun mot, ni aucun son. Juste un état perplexe et une main qui se referme doucement, mais avec assurance sur la sienne, preuve que j'étais encore en vie sous ce visage pensif.... perdu. Mon regard s'accrocha à sa silhouette du coin de l'oeil avant d'acquiescer lentement et je l'entraînai vers une cheminée non loin, attrapant de la poudre au passage et l'attirant doucement contre moi pour que l'on puisse y rentrer tout les deux. Je ne savais pas où aller, je ne savais pas quoi faire... J'étais tout simplement perdu... Un vieux réflexe se glissa alors dans mes pensées et ce fut le nom des Trois Balais qui s'échappa de mes lèvres alors que je lançais la poudre au sol. L'instant d'après, nous étions dans le fameux bar. Relâchant sa main, je sortis en premier et retira la poussière d'un mouvement négligeant de ma baguette avant de lui tendre de nouveau la main, comme si elle avait besoin de mon aide pour en sortir alors que c'était juste.... une attention que je tentais de faire passer comme naturelle.

Mes yeux cherchèrent une table relativement à l'écart, mais bien visible pour que l'on soit vu ensemble et je lui tendis mon bras cette fois. N'ayant pas pipé un mot depuis le ministère, je pris place, m'assurant de faire valoir de ma galanterie auparavant et m'occupait de sa propre chaise avant de la mienne, bien entendu et la regardait dans les yeux, n'ayant pas envie d'aller chercher le verre tout de suite. « Je vais parler avec franchise ici... pas de petit jeu, pas d'insultes. Pourquoi est-ce que tu voudrais faire des efforts? Tu m'as clairement fait comprendre que je n'étais pas dans la catégorie qui en valait la peine, du moins, c'était mon impression.» Les yeux rivés dans ses ambres, je me raclai doucement la gorge un instant avant de poursuivre. « Ne crois pas que je n'en suis pas ravi... parce que je pensais sincèrement que tu allais me dire non ce soir, mais je ne suis pas...» Ma voix s'éteignit alors que mon regard s'attarda sur la salle alors que mes doigts glissait sur la table pour pianoter doucement. Sans la regarder, les mots s'échappèrent de mes lèvres, incertain, mais en même temps, je lui avais dit que je ferais preuve de franchise. « J'ai choisi un terrain neutre pour nous deux,  je ne veux pas que tu prennes peur et me repousse à nouveau... Ce serait dommage de faire autant d'efforts pour tout faire foirer à cause d'un malheureux choix de bar qui ne convient pas.» Elle avait envie d'essayer hein? Qu'elle joue ses cartes maintenant, elle avait un Percy honnête face à elle, un Percy désemparé, mais honnête quand même...

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Nevena Karkaroff
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APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 543
CREDITS : bonnie (ava) ; onemoreparadise (gif) ; astra + faust (sign)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : rym
PSEUDO : electralungs
AGE : pas une gamine, pas vraiment une adulte, poupée de porcelaine aux vingt-quatre printemps.
SANG : le carmin noble, teinté des éclats du cristal le plus pur. c'est la fierté de son clan mais elle, elle s'en fiche pas mal, quand bien même n'a-t-elle pas eu le culot de la bafouer cette précieuse pureté.
ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions de bravoure et d'arrogance. elle a la gloire dans le coeur la petite. bien qu'elle sache aussi cracher son venin, les lions c'était une évidence.
SITUATION : prisonnière, la bague au doigt, un mariage empli de faux semblants ; et le coeur qui vagabonde ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : #cc9999, disponible (percy, emmeline)


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 22 Nov 2017 - 2:46


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Se pourrait-il réellement qu’il ne soit plus celui qu’elle a connu pendant l’adolescence ? Les mots russes qui s’échappent de ses lippes lui arrachent un sourire amusé. La langue perd de sa sonorité gutturale dans sa bouche, les paroles sont hachées, lourdes d’un accent britannique qu’elle aussi a fini par attraper avec les années. La langue n’a plus grand chose de maternel à ses yeux, elle est à peine une vieille amie. Ses contacts avec sa famille se sont faits si rares au cours des dernières années, qu’elle n’a que peu d’occasions de la pratiquer. Si ce n’est au travail, en s’abîmant les yeux sur des traités et autres documents officiels, en échangeant avec un correspondant du ministère issu de sa terre natale. Ce n’est pas même un plaisir, réalise-t-elle, plutôt une compétence qui justifie un tant soit peu sa présence à un poste a priori mal taillé pour elle, qu’elle ne désire pas même réellement. Aussi est-elle surprise de le voir déployer tant d’efforts pour prononcer cette phrase d’une simplicité enfantine. Elle ne le connaît peut-être pas assez pour la bague qui orne son annulaire, mais suffisamment pour réaliser qu’il ne doit sans doute tirer aucune forme de fierté à faire l’étalage d’une connaissance si approximative. L’espace d’une folle seconde, elle pourrait presque penser à un véritable intérêt à l’encontre de sa personne, de ses origines. Et puis elle se ressaisit Nevena, dans un balancement imperceptible de la tête, comme pour chasser cette idée malvenue. C’est de Travers qu’il s’agit, ou bien de Percy, comme elle s’oblige à présent à l’appeler. Chaque geste de sa part est précisément calculé, il le lui a déjà fait comprendre. Sans doute une tentative pour s’attirer les grâces de sa belle famille, peut-être aussi une arme pour s’assurer que rien ne soit dit dans son dos. Dans tous les cas, elle est mieux avisée que de le prendre comme une attention à son égard. « - Je suis sûre que tu ne manqueras pas d’occasions pour t’améliorer. » déclare-t-elle enfin avant de définitivement laisser le bureau derrière elle, accrochée au bras de celui à qui elle sera bientôt unie.

L’atrium est sa délivrance après une course trop rapide à travers ce qui lui a semblé être tous les couloirs du bâtiment. Mais elle a déjà banni avec lui le sujet de sa blessure, elle n’a aucune envie de la ramener à nouveau, de lui laisser une nouvelle occasion de remuer le couteau dans la plaie. Peu importe qu’il prenne des initiatives dégoulinantes de bonne volonté, peu importe qu’il l’invite presque à sortir comme s’ils avaient dix ans de moins, deux gamins innocents qui se tournent gentiment autour. Elle sait que tout cela, il le fait par esprit du devoir, parce que c’est ce que sa famille attend de lui. Qu’il fasse un mariage non pas heureux, mais un mariage tranquille, duquel naîtra la prochaine génération de Travers, prête à son tour à embrasser les idéaux cruels d’une famille au carmin cristallin. Qu’il la déteste, ça ne peut entrer en ligne de compte. Un fâcheux désagrément tout au plus, mais avec lequel il sera tout de même contraint de composer. Elle sent cette lassitude qui transparaît dans sa voix lorsqu’il reprend la parole après la pique qui lui a échappée. Certaines habitudes ont la vie dure il faut croire, malgré les nouvelles résolutions qu’elle prend pour le compte du phénix, elle peine à se montrer courtoise. « - Oui malgré tout ce que je pourrai faire, ça ne change rien, j’ai compris, tu me l’as déjà suffisamment expliqué je me passerai d’une deuxième leçon de morale. » Les paroles ne sont pas même empreintes d’insolence, simplement la même fatigue. Peut-être de la résignation. Elle est comme une lionne qu’on a mise en cage, son échappatoire s’est dérobée, le seul amant qu’elle a jamais aimé l’a abandonnée et l’autel se dessine devant elle chaque jour dans de nouveaux détails. « - Et au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, tu n’es pas le seul à faire des efforts, rien ne m’obligeait à accepter ton invitation. » Parce que contrairement à lui, elle se fiche pas mal de la manière dont leurs collègues perçoivent leur prétendu couple. Ou du moins s’en fichait. Encore un aspect de sa nouvelle comédie sur lequel elle devra travailler pour paraître crédible. Car sur le chemin dans lequel elle s’engage, la moindre erreur peut coûter sa vie. Alors elle se saisit de sa main pour clore le débat. Le contact de sa peau contre la sienne est étrange, il manque de naturel et fait presque s’hérisser les poils sur son corps. Mais elle ne se démonte pas et ne laisse pas transparaître la moindre fêlure dans sa carapace d’assurance. Le jeu est lancé, un retour en arrière n’est plus possible. Elle le sent se figer un instant, mais fort de son éducation, les signes d’un éventuel trouble de sa part disparaissent bien vite. Il la mène vers l’une des cheminées, attrape de la poudre qu’il lance sur eux ; et malgré son absence absolue de confiance à son égard, elle le laisse lier son destin au sien. Elle ferme les yeux.

Et lorsqu’elle les rouvre, le ministère n’est plus qu’un souvenir lointain. L’atmosphère de la pièce dans laquelle elle se trouve à présent est toute autre. La reconnaissance est presque immédiate, elle ne connaît que trop bien cette pièce, son parquet abîmé mais néanmoins chaleureux, ses cheminées avec leurs flammes qui crépitent. Les Trois Balais. Sans doute une institution pour quiconque a étudié à Poudlard. Elle se revoit en ces mêmes lieux accompagnée d’une bande joviale de lions arborant fièrement le rouge et l’or. Pensée qui s’accompagne irrémédiablement d’un brin de nostalgie. La guerre a dérobé beaucoup de ces sourires, et les autres, elle s’en privera elle-même une fois qu’elle se sera établie dans sa nouvelle situation d’espionne. Un sacrifice qui lui coûte, mais certains ont fait le don de leur vie, alors peut-elle réellement se laisser abattre ? Elle se laisse guider par son fiancé, qui choisit une table comme il choisit tout le reste : par pur intérêt stratégique. Suffisamment à l’écart pour protéger leur conversation, pas complètement à l’écart pour qu’on puisse tout de même les remarquer. Il pousse le jeu jusqu’à s’assurer qu’elle s’assoie bien à l’aise sur sa chaise avant de prendre place à son tour. Pourtant lorsqu’il reprend la parole, elle reconnaît dans son ton la franchise qu’il lui réserve lorsqu’ils sont seuls. Il réclame de l’honnêteté, et c’est sans doute l’unique chose qu’elle ne peut lui offrir. Pourtant, ses interrogations sont légitimes. N’est-ce pas elle la lionne impulsive qui lui a craché sans réfléchir des horreurs au visage pour leur dernière conversation ? Encore un acte irréfléchi qu’elle regrette à présent, car il lui complique bien la tâche. Elle pèse soigneusement ses mots Nevena, car aucun faux pas ne passera. « - Je… je t’ai dit que je n’ai été amoureuse qu’une seule fois. Ça ne s’est pas bien fini pour moi. » Au moins cela est sincère, il ne pourra douter de la brisure dans sa voix. Mais elle n’entend pas s’éterniser sur le sujet. Elle aussi peut se montrer stratège, tenter de lui laisser entrevoir une facette plus faible de sa personnalité, une facette docile, dont il n’a pas besoin de se méfier. À tort. « - Il fut un temps où j’aurais fait n’importe quoi pour l’approbation de ma famille. Ce n’est plus le cas, on a nos différents mais… ils sont quand même tout ce qu’il me reste. » Elle en déploie des efforts, pour avoir l’air sincère. À l’intérieur, elle n’est qu’amertume. « - J’ai un frère, Cheslav, on était très proche. » Elle se perd presque dans ses souvenirs d’enfance à présent. Leur lien s’est détérioré avec les années, mais Cheslav est sans doute le seul des Karkaroff qu’elle aurait envie de sauver, celui qui peut s’écarter du chemin tracé par le reste de la famille, si seulement il en trouve le courage. « - Je sais que tu espérais mieux que moi. Je ne vais pas prétendre que je suis heureuse, que c’est facile de porter cette bague. Ne vas pas croire que je me transforme soudain en ton épouse soumise. » Elle est là la pique, à peine mordante, mais nécessaire. Parce qu’il ne pourrait pas la croire si elle l’acceptait lui de plein gré. « - En tout cas j’apprécie l’endroit. » Ses ambres se plantent dans ses iris, elle a tout donné pour le convaincre, elle n’attend que sa réaction.

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Perseus Travers

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HIBOUX : 160
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AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Marié à une très jolie femme de son rang, mais où l'amour est inexistant
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena, Millie


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Ven 24 Nov 2017 - 5:32

Être un autre moi, être une autre personne que moi, je savais que ce petit passage d'improvisation dans une langue où les connaissances n'étaient pas plus que celle d'un enfant. Je ne savais pas pourquoi j'avais fait ça. Elle n'avait pas besoin de savoir que je pouvais la comprendre. Mais pourtant, j'avais mis cette carte sur la table alors qu'au départ, ce n'était qu'un apprentissage. Pas une perfection. Un peu plus et on pourrait croire que je cherche à aller atteindre son coeur. Foutaises. N'empêche qu'il y avait eu ce petit sourire gêné à la fin de la représentation, comme s'il s'agissait d'un spectacle et que je voulais qu'elle juge ma démonstration. Comme si j'avais réellement besoin de son avis. Il y avait trop de comme si dans ma tête en ce moment, ce n'était que des facteurs dépendants des un des autres. J'avais fait ce que j'avais eu besoin de faire. Point barre. Ce n'était pas pour attirer ses faveurs. Je n'avais pas besoins de ses faveurs. Juste.... Et pourquoi je me justifiais déjà? Il n'y avait aucun besoin de se justifier. Et elle qui disait que j'allais avoir plein de moments pour m'entraîner? C'est quoi, elle voulait discuter avec moi? Je ne relevais pas réellement et m'empressai de sortir pour ne pas donner l'impression que je jouais sur d'autres niveaux. Je ne voulais pas qu'elle croit des choses, c'est la dernière des choses que je voulais. N'empêche que... son bras enlacé au mien, pendant un instant, cela me coupa le souffle. Parce que c'était un geste qui semblait si banal, mais en même temps... un geste que l'on allait probablement répéter de nombreuses fois, mais... qui avait une si forte symbolique. J'avais l'impression de laisser mon esprit s'imaginer des choses, mais ce n'était que les divagations d'un homme qui n'en menait clairement pas large, encore une fois.

Je lui disais que je voulais faire des efforts et je voulais réellement faire des efforts. Je ne savais pas quoi faire, j'étais sûrement le pire des maladroits, probablement, mais nous étions des inconnus. Les deux opposés. Les pires ennemis. et nous allions nous marier... parce que c'est comme ça que fonctionne la vie, ce n'est qu'un gros foutage de gueule visiblement. L'atrium aurait dû être une délivrance, mais elle n'était qu'un pas de plus dans une organisation d'une soirée que je n'avais pas réellement prévu. Je m'attendais à me faire dire non, je m'attendais à me faire dire d'aller voir ailleurs et donc de finir la soirée dans mon appartement à siroter un verre de whisky et à m'entraîner en russe, encore et encore avant d'entraîner mon cours et visiblement de m'occuper. Je ne savais plus. Je m'attendais à aller devoir écrire des missives à mes soeurs. Je n'en savais rien du tout. Et là, voilà que tout était changé. Et voilà que nous étions face à l'autre, une pique fusant, une fatigue se laissant voir. Comme si le petit jeu que nous avions eu auparavant était de retour alors que c'était la dernière chose que je voulais réellement. J'allais pour répliquer avec une autre réplique cinglante, parce qu'elle ne voulait pas m'entendre, parce que tout ce qu'elle voulait, c'était d'avoir le dernier mot, même lorsque j'étais en train de lui dire que je ne voulais pas me battre avec elle et que je voulais simplement qu'elle prenne conscience de ce que je lui disais jusqu'à ce que je dénote la fatigue dans sa voix et je me calmai d'un seul coup, ne m'étant pas rendu compte que celle-ci grondait tranquillement en moi. Je laissai entendre un soupire visiblement agacé, reflétant l'état d'esprit qui était le mien. Je lui en montrai déjà plus que je ne voulais le faire et je laissai entendre un:«Je sais... Crois-moi j'ai remarqué...», alors que je ne comprenais plus rien, je ne suivais plus rien. J'étais juste perdu encore et encore. Et j'avais l'impression que ça devenait un thème récurrent.

Les Trois balais. Pas mon meilleur choix, mais en même temps, je ne pouvais pas réellement la ramener chez moi, dans mon appartement.  La première pensée qui m'avait traversé l'esprit était les Trois balais, lieu connu de nous deux en tant qu'ancien de Poudlard. Il était évident qu'il s'agissait d'un terrain plus que neutre, mais en même temps, porteur de souvenirs si lointains et douloureux... Une époque où nous étions que des enfants et dont les principaux problèmes étaient de savoir qui faisait en sorte de rendre la vie de l'autre encore plus horrible qu'elle ne devait l'être. La question à savoir qui gagnait ne se posait même pas, c'était moi. Ça c'était d'une évidence même. Une fois en place sur ma chaise, je pinçais légèrement les lèvres,  me disant que j'allais à l'encontre de ce que je m'étais promis, mais bon, il arrivait quelque fois que je ne pouvais pas tout contrôler, mais là... je savais que j'avais besoin d'en partager un peu. Parce que si je conservais tout pour moi... ça ne le ferait pas, pas pour ce que je voulais faire au plus tard. Alors oui, c'était pour ça que je lui avais dit que je ferais preuve d'honnêteté, je savais qu'à un moment où à un autre, j'allais devoir le faire. Encore une fois, tout n'était que stratégie encore et encore.

Je l'écoutais parler, sans piper un seul mot. Voyant où elle voulait en venir.
Lorsqu'elle me parla de cette relation, entendre sa voix qui se brisa me ramena à mon absence de relation qui s'était toujours très bien terminé parce que c'était toujours la même chose... Toujours aussi seul. Je fermais les yeux un court instant, ne voulant pas réagir devant ça alors que j'avais aucune idée où elle voulait en venir et je la laissais poursuivre. Je l'écoutais avec une attention nouvelle, les yeux rivés dans les siens. Je lui avais promis certes quelques menues choses, mais cela n'empêchait pas que j'allais me comporter correctement et de manière polie.  Cependant, je fronçais les sourcils lorsque je l'entendis glisser des mots sur sa famille et un rire froid jaillit de l'antre de mes lèvres.«Tu leur en voulais de t'avoir fiancé à moi! Et tu leur en veux probablement toujours, je ne suis pas là pour te juger et je comprendrais très bien.. Mais si tu crois qu'un peu de mélodrame va m'attendrir... Je n'aime pas nécessairement ma propre famille Nevena, mais on doit faire des choix.»Je ne voulais pas être méchant, je ne voulais pas lui faire du mal, mais je restais d'une logique et terriblement rationnel. Cependant, me rendant compte de ce que je venais de dire, m'ouvrant tranquillement sur des sujets que je ne devrais pas, je me mordis la lèvre inférieure et me passai une main sur le visage avant de poursuivre dans un chuchotement.« J'apprécierais que tu ne fasses pas plus de cas sur ce que je viens de dire, ça nous évitera à tous les deux des désagréments.  » Les paroles jaillissent, je lui ai promis de la franchise, mais voilà qu'elle le fait également et ça ne faisait que me déstabiliser encore et encore, je ne savais plus quoi faire.  Le silence s'installa donc un petit moment avant, le temps que je fasse le tri dans mes pensées... Parce qu'il fallait que je fasse attention à ce que je lui dise.  Il ne m'en fallut pas plus que nécessaire, les idées venant assez rapidement et comme je pouvais me permettre de réellement dire ce que je voulais, pour une fois. Pour une simple fois. « Je ne suis pas non plus celui que tu veux, mais je t'ai promis des choses. Et je vais tenir ces promesses. Peu importe quoi. Et... pour le reste... je suis conscient que tu ne seras pas une poupée qui sera ma nouvelle addition à ma collection en tant que marionnettiste. C'est une réalité qui est la mienne.  » Je ne savais plus comment formuler ma pensée pour ne pas lui dire de faire ce qu'elle voulait, mais en même temps... Je ne savais pas quoi rajouter de plus. Alors, mon regard s'attarda sur la salle, ne l'écoutant plus réellement et je laissai s’égrainer le temps quelques moments avant de me tourner de nouveau vers elle un instant et de me lever pour aller chercher des verres, sans lui demander son avis. Ramenant deux verre de vodka, je les posai devant elle et posait un verre de whisky devant ma propre place, ne changeant pas les bonnes habitudes. « Je me suis dit que ce serait mieux ici que chez moi, disons-le. Et je t'offre les verres. Une petite attention pour me faire pardonner d'avoir été disons.. moins agréable tout à l'heure. » J'attrapai ma propre boisson et en but une gorgée avant de le déposer sur la table, la fixant cette fois. Enfin, comme les fois précédentes, mais sans vraiment la quitter des yeux. Parce qu'il y avait un détail qui me tourmentait. « Explique-moi, pourquoi avoir accepter? Rien ne t'obligeait... et pourquoi me donner une chance là maintenant? Parce que tu sais aussi bien que moi, que le mariage va se produire de toute manière et que ce ne sera pas moi qui sera le pire, visiblement.  » Même si ça va ruiner nos vies. Je voulais croire qu'elle veuille tenter, mais c'était trop... trop contradictoire et cela me faisait douter... Parce qu'elle avait été assez claire la dernière fois...« Il y a ta famille en jeu, mais il me semble que... ce n'est pas un facteur assez important surtout que... ta famille va être moi d'ici peu... » J'avais l'impression de gâcher le moment, j'avais l'impression de tout foutre en l'air, mais... mais bordel! Je secouais la tête de nouveau et c'est par dépit cette fois que je laissais entendre  « Je sais que je ne devrais pas te questionner autant, tu es là de bonne foi... et j'apprécie, réellement... Cela me semble irréaliste à dire, mais... j'ai l'impression de ne pas savoir comment réagir pour que tu vois que je suis sincère dans ce que je dis. Et dans ce que je fais ce soir.  » Et pourtant, je la questionnais encore plus qu'un flic le ferait... Ridicule. Complètement ridicule.

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ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions de bravoure et d'arrogance. elle a la gloire dans le coeur la petite. bien qu'elle sache aussi cracher son venin, les lions c'était une évidence.
SITUATION : prisonnière, la bague au doigt, un mariage empli de faux semblants ; et le coeur qui vagabonde ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : #cc9999, disponible (percy, emmeline)


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Lun 27 Nov 2017 - 20:53


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Les flammes crépitantes de la cheminée se reflètent presque dans les yeux noirs de son promis. Il règne une atmosphère chaleureuse dans la petite auberge, le cachet du parquet de bois ancien, les lumières chaudes, et les rires des gens qui les entourent. Les Trois Balais, comme le reste du petit village de Pré-au-Lard, sont peut-être encore le dernier sanctuaire que la guerre n’a pas avalé. Ici, on ose encore les gestes haut en couleur, les sourires à pleines dents, plutôt que les silhouettes grises et avachies qui longent les murs d’un pas rapide, comme c’est devenu le cas presque partout ailleurs dans le Londres sorcier. Elle aime cet endroit, l’a toujours aimé ; aussi ne ment elle pas lorsqu’elle le lui affirme. Mais elle ne peut s’empêcher d’être légèrement déçue Nevena. Elle voit presque le serpent se rétracter, rentrer dans son nid, illustration parfaite de la lâcheté que les lions s’amusent souvent à prêter aux vert et argent. Elle lui a demandé de l’amener dans un endroit que lui-même apprécie afin d’apprendre à mieux le connaître. Et peut-être aime-t-il réellement cet endroit, peut-être qu’il couve lui aussi des souvenirs heureux qui lui sont attachés. Mais elle ne peut s’empêcher de percevoir l’hésitation dans son attitude, presque la crainte de mal faire, et elle ne se l’explique pas. Depuis quand prend-il la peine de ne pas heurter ses sentiments ? Car si l’auberge la ramène à l’époque de Poudlard, cette école exilée en Grande Bretagne qui lui avait d’abord semblé être la punition suprême avant qu’elle n’y passe sans doute les plus belles années de sa vie, elle lui rappelle également, par extension, la relation que tous deux entretenaient à cette époque - si relation peut être le terme approprié. Une guerre ouverte qui ravageait le château, et que peu de ses habitants pouvaient ignorer. Avec eux, les rencontres de Quidditch entre lions et serpents étaient toujours empreintes d’une tension particulière. Mais les affrontements et les mauvais coups ne s’arrêtaient pas qu’aux balais, ils se poursuivaient inlassablement sur la terre ferme. Des années passées à faire ressurgir chez l’autre ses plus sombres instincts. Des batailles sans répit, avec pour armes autant les mots que leurs baguettes. Et il gagnait, toujours, ce qui ne manquait pas de la rendre encore plus folle, de faire bouillir la rage en elle. À présent, avec le recul des années, l’apprentissage douloureux de la vie d’adulte, peut-être s’en félicite-t-elle. Parce que cette Nevena sauvage qu’il connaît, ce n’est pas vraiment elle. Sous les rugissements et les airs insolents, elle est douce, quand bien même est-elle née dans un monde de brutes avec ses parents et ses deux frères aînés. C’est ce que Garrick a vu en elle, ses yeux d’aigle ont vite su percer la carapace. L’abandon n’en fait que plus mal.

Bercée par ses pensées, les paroles acerbes du serpent la ramènent bien vite à la réalité. À croire que certaines habitudes ont la vie dure, que malgré tous les efforts qu’il tente de déployer, ce n’est que par les piques qu’il sait communiquer avec elle. C’était bien la peine d’être si précautionneux pour en arriver là. Peut-être aurait-il mieux fait de l’emmener dans un endroit privé, intime, où personne ne pourrait être le témoin de leurs disputes. Elle doit avouer que la curiosité la pique, elle ne peut s’empêcher de se demander à quoi ressemble son appartement puisqu’il ne vit plus dans le manoir familial et que c’est là qu’on lui demandera de s’installer une fois qu’on l’aura menée devant l’autel. Mais la colère balaie bien vite ces interrogations, si bien que le moment où il réalisera qu’elle n’est pas simplement un être empli de haine à son égard n’est pas encore arrivé. « - Pas de petit jeu, pas d’insultes… Ça marche simplement pour moi, mais toi tu es libre de tout sans que je ne puisse répliquer ? » Elle recommence à cracher son venin, elle n’en a pas envie, parce que ce n’est pas la part d’elle qu’elle a envie de laisser prendre le dessus. Mais face à lui, elle ne peut s’en empêcher. « - Tant mieux pour toi si tu n’aimes pas ta famille mais que tu parviens quand même à faire tout ce qu’ils attendent de toi. Ça ne t’a jamais traversé l’esprit que c’est plus facile pour moi de prétendre que je ne veux pas d’eux, même si ce n’est pas le cas ? » Elle n’a pas besoin de se forcer pour paraître sincère. Peut-être a-t-elle dépassé ce stade à présent, peut-être a-t-elle compris qu’elle ne sera jamais véritablement une Karkaroff, qu’elle ne veut pas l’être. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Pendant longtemps, l’attitude rebelle n’était qu’un appel au secours, une manière d’enfin attirer l’attention sur elle. Il aura fallu attendre nombre d’actes de terreur de la part des mages noirs pour qu’elle abandonne enfin son égoïsme, qu’elle réalise que certaines causes la dépassent, pour qu’elle prenne enfin parti, même si c’est difficile. « - T’attendrir est bien la dernière de mes intentions. Mais ne demande pas d’explications si celles que j’ai à te donner ne sont pas assez bonnes à ton goût. » À nouveau la lassitude qui transparaît dans sa voix. Ils ne parviennent pas à se comprendre, et ce n’est plus un problème qu’elle peut chasser d’un geste de la main. Elle a besoin qu’il croie sincèrement en sa bonne volonté, et pour l’instant, elle semble engagée sur une pente glissante.

Elle reste silencieuse pendant qu’il parle de ses promesses et du reste, parce que si elle réplique elle ne parviendra qu’à envenimer la situation. Elle l’observe pendant qu’il se lève et revient quelques minutes après, plusieurs verres dans les mains, dont deux qu’il dépose devant elle. « - Est-ce que tu essaies de me rendre saoule ? » Un sourcil haussé, elle tente l’humour pour détendre l’atmosphère entre eux. Mais elle ne peut nier qu’une part de vérité se cache derrière ses paroles, et qu’il risque de mal les interpréter. « - Merci. » ajoute-t-elle ainsi, ce mot unique lui brûlant plus sûrement les lèvres que la liqueur qui lui fait face. Elle s’empare de l’un des verres, s’amusant à faire tourner son contenu avant d’en avaler une gorgée. Du courage liquide. Elle a à peine le temps de sentir son corps se réchauffer, qu’il revient déjà à la charge avec une pluie de questions. « - Si ça peut te rassurer… je ne comptais d’abord pas accepter. » Pas de méchanceté, un simple fait. Elle se rappelle la pique prête à fuser sur le bord de ses lèvres, retenue de justesse. « - Je ne ferai jamais un mariage d’amour. Tu es peut-être né avec cette certitude, mais pas moi. Tu peux penser que je suis naïve, ça m’est bien égal, mais j’avais encore cet espoir. » Ses yeux sont baissés vers le verre qu’elle tient toujours dans la main, elle n’ose pas affronter son regard. Elle se sert de son malheur pour se justifier auprès de lui, parce qu’il a besoin d’une raison suffisante pour expliquer son brusque changement de comportement et que la vérité n’est pas réellement une option. Mais elle n’a aucune envie de partager cette histoire intime avec lui, de lui ouvrir une porte vers ses sentiments. « - Mais plus maintenant. » finit-elle ainsi d’un ton déterminé, fixant enfin son regard dans le sien. « - Alors certes, même pour un mariage arrangé tu n’es pas celui que j’aurais choisi. Mais quelle importance ? Toi ou un autre, ça ne change pas grand chose face à ce que j’ai perdu. » Elle vide le contenu du premier verre, laissant la brûlure de la liqueur apaiser sa peine, mais n’ose pas toucher au second. Elle ne lui fait pas confiance pour laisser l’alcool dicter son comportement en sa présence. Qui sait ce qu’elle serait capable de faire si elle laissait libre court à son chagrin ? Tomber dans ses bras pour oublier, comme elle a su si bien le faire avec d’autres inconnus pour surmonter sa blessure ? L’insulter à nouveau ? Laisser échapper la vérité. Elle ne sait pas quel scénario serait le plus apocalyptique. « - Je ne sais pas ce que tu as envie de m’entendre dire ? Que tu avais raison ? Que je suis à cours de solution et que je ne vais avoir d’autre choix que de te dire oui ? Alors oui Percy, tu as gagné. » La comédie jusqu’au bout, les larmes presque au bord des yeux. « - Tu as raison, on sera bientôt une famille, avec tout ce que ça implique. » Elle pose le verre vide qu’elle a gardé dans ses mains, ses yeux d’ambre accrochent son regard, tentant tant bien que mal de le déchiffrer. Malgré toute sa prétendue bonne volonté, il continue sans cesse de la provoquer, de la pousser à bout, si bien qu’elle ne sait plus sur quel pied jouer pour le convaincre. « - Des enfants. » reprend-elle naturellement comme si elle n’avait pas laissé la conversation en suspens pendant plusieurs minutes. « - On sait tous les deux que c’est ce que ta famille attend de nous une fois mariés, des enfants pour porter leur nom. Mais rassure-toi, j’en ai toujours voulu, je ne compte pas te compliquer la tâche. Seulement… je ne veux pas qu’ils grandissent avec des parents incapables de s’adresser la parole. » C’est la dernière carte qu’elle a à jouer pour l’amadouer, et elle espère gagner cette fois-ci, car elle a l’impression d’avoir été convaincante. « - Tu ne fais que répéter que je ne te connais pas vraiment, que je ne te laisse pas une chance. Je suis là et je t’écoute. »

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Perseus Travers

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HIBOUX : 160
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AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Marié à une très jolie femme de son rang, mais où l'amour est inexistant
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
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MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Lun 4 Déc 2017 - 7:07

Les Trois Balais. Certainement pas l'endroit que j'aurai pris si j'avais pris vraiment la peine d'y réfléchir... Mais en même temps, j'avais été coincé, pris sur le vif et une décision s'imposait alors j'avais agit par réflexe, comme si pour une fois dans ma vie, j'avais été victime d'une impulsivité qui m'était alors inconnue. Parce que je pensais à tout, parce que je faisais tout avec une intention derrière la tête. Et pourtant, ce n'était pas là que je voulais l'amener. Je connaissais des endroits, je connaissais des endroits où nous aurions été traités comme roi et reine parce que nous étions des sang-purs, je connaissais des endroits où ceux qui pensaient comme moi traînaient et y restaient sans vraiment se faire juger. Elle m'avait demandé un endroit que j'aimais et c'était ici que je l'avais ramené. Parce que oui, même si les Trois Balais n'était pas mon premier  choix, j'aimais l'établissement. Et parce que je voulais faire des efforts, je voulais ramener un terrain neutre. Et parce qu'en même temps, ce ne serait pas réellement brillant de l'attirer dans un endroit où je passais mon temps. Elle n'y serait pas en son élément et je la ferais fuir. Alors oui, même lorsque j'étais sous le coup de l'impulsivité, j'agissais avec une certaine logique, parce que je n'avais pas le choix. Je me devais de le conserver, il s'agissait d'une des seules armes que j'avais réellement. Ça et un autre talent que je conservais caché, mais je savais que je ne pouvais pas faire ça, pas faire ça à celle qui serait ma femme. Je devais respecter certaines règles, certaines normes non-écrites. Et c'était ça le truc. Même si je voulais faire la part des choses Alors oui, j'avais choisi cet endroit en sachant très bien que je ne jouais pas selon les règles émises dès le départ. Mais après, qu'est-ce que ça pouvait bien faire? Je n'avais pas le choix. Il suffisait d'une seule mauvaise carte et je perdais tout. Et je ne voulais pas risquer de tout perdre. Il fallait savoir jouer ses cartes et savoir quand se plonger à l'eau. Encore une tactique politique qui menait ma vie. Encore.

Je voulais réellement partir d'une bonne intention. De ne pas me montrer odieux, de ne pas me montrer mesquin, mais en même temps, il y avait toujours ce petit feu en moi, cette petite voix qui faisait en sorte que je réagissais lorsqu'elle était en ma présence. Et c'était con, parce que j'arrivais à me contrôler. Je savais faire la part des choses. Et c'était ça qui m'énervait réellement. Parce que j'avais un contrôle si strict sur mes émotions, sur mes réactions et avec elle, ce n'était  pas ça. C'était toujours un petit jeu de recommencer... Toujours d'aller chercher la parole qui était de trop. Je ne devais pas céder. Je ne devais pas continuer sur cette voie, cela ferait de moi un menteur et j'étais bien des choses, mais pas un menteur. J'étais tout sauf ça. Enfin, je ne voulais pas revêtir ce costume pour Nevena. Elle ne verrait peut-être pas son mari.... fiancé... en entièreté, parce que je savais que trop bien que certains détails ne devront qu'être connu de moi-même. Parce qu'il en valait de sa vie aussi. Nous étions prisonniers d'un arrangement qui n'était pas de notre ressort, mais je n'étais pas rancunier au point de vouloir l'enchaîner à mes côtés. Je n'étais pas une prison. Et je ne voulais pas le devenir non plus. Il était hors de question que ce soit cela qui se produit. Alors oui, j'avais légèrement dépassé les bornes, je voulais me raviser, mais ça n'avait pas l'effet escompté. Alors oui, j'étais désespéré. Alors oui, je voulais revenir en arrière, mais comme toujours, depuis la nuit des temps. Tout cela était impossible. Un soupir traversa l'antre de mes lèvres alors que j'étais sous les coups de ses mots, alors que j'écoutais ses paroles et observais réaction qui était totalement justifié compte tenu de ce que je venais de demander, mais, cela n'empêcha pas que je serrai légèrement les dents avant de me forcer à me détendre. Parce que même si elle se défendait sur un droit qui était le sien. « J'essaie simplement de faire le mieux, d'offrir le mieux, mais j'ai besoin d'un temps d'adaptation. D'accord? Et j'ai certainement pas envie de paraître faible... Enfin Nevena, laisse-moi une chance...  » Juste une petite chance. Je ne pouvais pas changer du jour au lendemain quand même.. « Je ne voulais pas d'accord, je t'en prie... Cet écart de conduite n'est pas une excuse, mais j'aimerais bien que tu puisses.... me le pardonner.  » Les mots semblent faux, ils semblent être expulsés de ma bouche sans qu'il y ait vraiment un contrôle, mais en même temps, même si cela me répugne de le dire, je le veux réellement. C'est ce que je souhaite au fond. J'avais l'impression qu'elle tentait de m'attendrir, j'avais l'impression qu'elle tentait de me faire sentir mal, j'avais partagé ce qui était visiblement un point commun entre nous, à défaut de vraiment compatir et tout ce que je pouvais réellement en tirer c'était que je ne l'avais pas fait au bon moment. Me retenant de lui offrir une réaction pour pourrait envenimer la situation, je passais sous le silence mes commentaires et laissa couler. Parce que je savais que trop bien que si je continuais sur cette lancée, cette soirée qui se voudrait paisible ne le serait plus.

« J'essaie simplement de comprendre. Il ne s'agit pas là que ce ne soit pas à mon goût ou quoique ce soit. Et c'est juste pour te rappeler aussi que ce n'est pas rose de mon côté aussi. Autant toi que moi, nous sommes dans la même galère. L'on provient du même milieu et même si tu te refuses probablement à le voir, nous avons les mêmes problèmes.» Encore une fois plein de bonnes intentions qui partaient en fumée parce que je n'étais pas capable d'être une force silencieuse face à elle. Parce que je n'étais pas capable de me taire. Et c'était énervant. C'était une action qui me drainait tant d'énergie que ça en devenait un cauchemar. Un soupir, puis un autre, c'était tout ce que j'étais capable d'enchaîner dans cette foutue conversation alors que ce n'était pas du tout dans cette direction que je voulais aller. Ne sachant plus quoi faire, je me passai une main dans les cheveux, geste que je ne faisais plus si souvent que je le faisais lors de mon enfance. On m'avait appris à ne plus rien montrer et ce geste, ce petit geste, il en disait beaucoup trop. Mes yeux se fermèrent un instant alors que je cherchais mes mots, je voulais pas commettre d'autres impairs. « Je t'ai prêté des intentions qui ne sont clairement pas les tiennes et tu m'en vois désolé, d'accord?» Les mots se précipitèrent comme s'ils avaient honte d'eux-même, mais en même temps, je les pensais. Je les pensais et je savais que ce n'était pas que de l'air que je disais, que ce n'était pas des mensonges parce que ce n'était pas le but. Mais je n'avais pas cette habitude de me dévoiler ainsi. De tranquillement me mettre à nu, parce que c'était l'impression que j'avais. Je ressentais ses émotions, je ressentais cette lassitude et une partie de mon être désapprouvait d'en être la cause.

Un léger sourire s'étira sur mes lèvres alors que je posai délicatement les verres devant elle, secouant la tête en réponse à sa question. « Une offrande de paix, parce que j'ai gâché ton dernier verre en ma présence. Si, par contre, tu tiens à boire jusqu'à ce stade, ce n'est pas moi qui va t'arrêter. Au contraire, ce serait une façon intéressante d'apprendre à connaître une autre Nevena, comme si je faisais ce petit exercice, tu pourrais apprendre à connaître un autre Percy?» Nous n'étions pas venu dans le but de boire de manière déraisonnable, mais s'il s'agissait du prix à payer, j'étais prêt à le faire. Ce ne serait pas une première fois et je connaissais mes limites, suffisait de faire attention. Mais comme elle ne me faisait pas confiance, je me doutais qu'elle ne le ferait pas non plus. Prenant place à nouveau, jouant avec mon propre verre entre les doigts, j'étais prêt à reprendre cette conversation qui prenait certes des tournures pour le moins, disons, intéressante. Un haussement de sourcil fut ma prochaine réaction et lorsque je posai mon verre, une réponse soigneusement choisie d'une voix calme fut énoncée. « S'il y a bien une chose que j'aimerais avoir, c'est un mariage d'amour. Certes, il y a le devoir, mais si je pouvais avoir ce petit supplément, je serais un l'un des hommes les plus heureux. Hélas, on ne peut pas tout avoir, n'est-ce pas? Et cela m'aurait choqué bien entendu que tu me dises que tu aurais accepté de plein gré. Parce que je suis moi... et tu es toi...» Le silence se glissa l'espace d'un instant alors qu'une gorgée me brûla la gorge d'une manière réconfortante avant que je ne reprenne la parole. « Je ne vois pas en toi de la naïveté, je dois le dire. C'est quelque chose qui est normal de souhaiter posséder et je dois avouer que c'est triste de devoir y renoncer. Mais il y a certaines contraintes que l'on ne contrôle pas..» L'absence de son regard sur moi me troubla, comme si elle était réellement affectée.. enfin plus que je ne pouvais le penser, par cette situation. Encore une fois, tu ne connais pas cette femme, Percy. Une part de moi aurait bien voulu sortir ce masque du jeune homme charmeur, compréhensif qui aurait glissé sa main jusqu'à la sienne, l'aurait prise et lui aurait dit que tout irait bien. Mais je ne pouvais pas jouer ce jeune homme parce que je ne pouvais rien en tirer. Et ce ne serait que de jouer contre ma propre personne.

Tu as gagné. Les mots que jadis, j'aurai voulu entendre, mais que là, devant elle, dans cet établissement, n'était pas ceux que je voulais. Je pinçai les lèvres un instant, voyant qu'elle était certes pas celle qui avait repoussé ma propre personne lors du souper de fiançailles et je pris une autre gorgée, terminant mon verre cette fois-ci. Mon regard glissa sur le bar l'espace d'un instant, tenté d'aller en chercher un autre avant de poursuivre, mais j'avais besoin de toute ma tête pour lui répondre. Cependant, je m'approchais un peu plus de la table, baissant la voix, comme si mes prochaines paroles allaient être une confession. «L'adolescent que j'étais aurait jubilé d'entendre ces mots. En ce moment, il s'agit d'une situation précaire. Parce que oui, nous serons une famille, oui, nous serons un couple, mais j'adhère à cette idée que l'on doit travailler ensemble et non pas l'un contre l'autre. Parce que ce ne sera pas nous qui en souffriront autour, mais bien nos proches.» La tentation étant trop forte, je fis signe que l'on me ramène un verre et le commença alors que le silence s'installait entre nous. Ses prochaines paroles me firent avaler de travers et cela me retira ma contenance pendant quelques secondes avant que le masque impassible ne revienne. Des enfants? Et elle
baisserait les armes comme ça?
Je la sondai du regard, l'envie d'explorer ses pensées se faisant plus forte, mais je n'y cédai pas, encore une fois. Sachant que mes prochaines paroles allaient être délicates, je pris une grande inspiration pour m'accorder les quelques centièmes de seconde à une réflexion qui était en réalité presque inutile. «Ainsi, nous avons une vision semblable sur notre futur et c'est une bonne chose... enfin, l'une des rares fois depuis que nous nous connaissions que nous sommes en accord.»  Je laissai le silence s'installer un moment avant de poursuivre. « Nous avons certes un devoir à accomplir, cette pression familiale dont tu parles, c'est réel et c'est présent. Tu me dis ne pas vouloir me compliquer la tâche et je dois t'avouer que je t'en suis fort reconnaissant. En échange, je peux te promettre ceci. Je ne serais pas... comment dire... je ne t'imposerais pas ce devoir à tout moment. Parce que le respect de ta personne m'est important. Tu seras ma femme et même si nous avons nos différents, le rôle que tu occuperas aura une grande importance dans ma vie.» Je ne voulais pas qu'elle croit que l'on pourrait faire comme si de rien était. Il nous faut des enfants, nous n'avons pas le choix. Cependant, je ne serais pas celui qui serait trop insistant, je n'étais pas à ce stade.

Elle avait raison lorsqu'elle disait que je ne faisais que répéter encore et encore. J'acquiesçai délicatement à sa remarque, avant de réfléchir. À ce que je pourrais bien lui dire. Parce que je n'avais pas cette habitude de m'ouvrir avec les autres. « Tu es là et tu m'écoutes... Alors, ce que je pourrais commencer par te dire... C'est que je n'ai nullement envie que nos enfants grandissent dans un environnement l'où ne l'on se parle pas, où l'on se déteste. Cela a été une partie... de mon enfance... et ce n'est pas souhaitable pour eux. J'ai l'intention d'offrir ce que je n'ai pas eu. Parce que cela m'a manqué.» Mes yeux se baissèrent sur son verre, le deuxième qu'elle n'avait toujours pas touché. Et moi qui croyait que ce serait une bonne offrande paix... Ne sachant plus quoi lui dire, ne sachant plus quoi faire... Je naviguais en eaux troubles, enfin, il s'agissait-là de ma simple impression. « Que voudrais-tu savoir sur moi? Que tu ne sais pas? Il a toujours été question dans la famille Travers de tout savoir et de dire le moins possible, il s'agit là d'une éducation, alors pour moi, il est facile de dire que tu ne me connais pas parce qu'il s'agit de la vérité, mais il est également difficile de le prouver.» Les mots étaient si puissants, si lourds de sens, des armes. Des armes purement et simplement, il suffisait de bien savoir les manier et l'on pouvait avoir tout ce que l'on voulait.  Un sourire las s'étira sur mes lèvres alors que mes pensées divaguèrent tranquillement. «Je prends conscience qu'en réalité, nous nous connaissons pas. Nous sommes que deux inconnus parce que nous n'avons qu'en tête cette image immature que nous avons connu de l'autre durant les années à Poudlard.» Le sourire toujours aux lèvres, je baissai le regard de nouveau sur son verre avant de souffler, tout doucement. «Et si je te disais là maintenant que oui, mon but serait de te rendre saoule, qu'est-ce que tu me dirais?» Les yeux dans les siens, dans l'attente d'une réaction, je levai mon verre avec cette fois, le sourire un peu plus franc et pris une gorgée. Parce que je me doutais bien que je ne sortirais pas d'ici en pleine possession de mes moyens, vu comment la soirée avait démarrée.
2711 mots, fallait pas me dire de percyser What a Face

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PSEUDO : electralungs
AGE : pas une gamine, pas vraiment une adulte, poupée de porcelaine aux vingt-quatre printemps.
SANG : le carmin noble, teinté des éclats du cristal le plus pur. c'est la fierté de son clan mais elle, elle s'en fiche pas mal, quand bien même n'a-t-elle pas eu le culot de la bafouer cette précieuse pureté.
ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions de bravoure et d'arrogance. elle a la gloire dans le coeur la petite. bien qu'elle sache aussi cracher son venin, les lions c'était une évidence.
SITUATION : prisonnière, la bague au doigt, un mariage empli de faux semblants ; et le coeur qui vagabonde ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : #cc9999, disponible (percy, emmeline)


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 27 Déc 2017 - 22:41


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Cette bonne volonté dégoulinante, écoeurante, elle a du mal à la penser sincère. Elle sent le serpent s’enrouler autour de sa peau de porcelaine, les écailles rugueuses lui procurant un certain inconfort. Elle imagine la langue sifflante près de son oreille, et ses veines se glacent. Assis à une table au coin du feu, on pourrait presque s’y méprendre. Certes leurs réputations bien différentes ne rendent pas l’histoire facile à vendre, mais après tout pourquoi pas ; l’amour n’a-t-il pas ses raisons qu’il est le seul à connaître ? Si certains se bercent d’illusions, ce n’est pas son cas à Nevena. Elle se sent devenue bien cynique ces derniers temps ; à la place de son coeur battant digne d’une lionne ne se trouve plus qu’un trou béant. Le monde est morne, privé de ses couleurs chatoyantes et même si elle s’efforce à présent de l’appeler Percy lorsqu’elle lui adresse la parole, ce n’est pas Travers qui lui redonnera le goût de la vie, lui fera croire que certaines personnes sont encore capables du meilleur. Peut-être est-ce injuste de le juger uniquement sur ce qu’elle a pu voir de lui lors de leurs querelles d’adolescents, ou ce qu’elle imagine à présent de lui à partir du crâne d’encre noire qui mord son poignet ? Mais ne l’est-ce pas tout autant d’assister à des horreurs sans rien dire ? De laisser des monstres tuer des innocents, sous prétexte que le carmin dans leurs veines ne leur convient pas tout à fait ? Les petits gestes, les excuses ne prennent pas sur elle. Elle n’y voit que les fils d’un marionnettiste qui tente tant bien que mal de la manipuler. Elle ne les accepte que parce que c’est ce qu’elle est supposée faire, jouer le rôle de la fille repentie. Pourtant chaque mot lui hérisse les poils. Laisse-moi une chance. J’aimerais que tu pusses me pardonner. Rien dans ce discours ne lui ressemble, et l’espace d’un cours instant, elle se laisse aller à penser qu’il est prêt à se courber bien bas pour mettre en oeuvre la volonté de leurs parents respectifs de les unir. Ce qui ne le rend que plus méprisable à ses yeux, car il baisse les armes par faiblesse, par le sens du devoir qu’on lui a inculqué, parce que plus que tout au monde il a peur de décevoir ceux de son clan. Elle aussi doit courber l’échine, un geste peu naturel pour une lionne, mais elle se console par l’idée que ses motifs sont au moins en accord avec son éthique. Elle le laisse se répandre en excuses sans laisser échapper le moindre mot, se délecte un peu du spectacle, elle doit bien l’avouer. Elle voit les fêlures sous la carapace, l’hésitation, le coût que requiert chaque mot qu’il prononce face à elle le regard plongé dans le sien. Elle a le vague sentiment que le repentir n’a pas fait partie de son éducation, que les mots ne sortent que douloureusement de ses lippes. Et elle aime ça Nevena, elle ne peut le nier. Elle le voit passer une main dans ses cheveux, sans nul doute un traitre signe de son malaise, et un sourire vient s’étirer sur ses propres lèvres. Alors, après de longues minutes durant lesquelles les paroles de son promis n’ont été entrecoupées que par le silence gênant, elle ouvre enfin la bouche. « - Je suppose que je peux te pardonner, pour cette fois. » Chaque mot s’échappe dans une clarté cristalline, elle n’en dit pas plus, ses yeux d’ambre le mettent au défi de la provoquer à nouveau.

Au lieu de quoi, c’est la paix sous forme de vodka qu’il lui offre. Deux verres présentés face à elle, contre un seul dans les mains de Percy, d’où sa plaisanterie pour détendre l’atmosphère. La mention du dernier verre qu’ils ont pris ensemble lui fait hausser un sourcil ; ce n’est pas exactement le genre de souvenirs qu’elle a envie de raviver à cet instant présent, pas lorsque elle s’efforce d’entrer dans ses bonnes grâces. Pourtant avec ses paroles, c’est leur dîner de fiançailles et le goût amer qu’il lui a laissé qui se rappelle à elle. Elle peut encore entendre les insultes qui ont volé entre eux, comme si elles étaient encore suspendues dans l’air à cet instant présent. Le résultat de son impulsivité, peut-être aussi d’une certaine forme d’immaturité. Comme souvent elle a parlé avant de penser aux conséquences et elle doit à présent faire face à une méfiance redoublée. « - Ne parlons plus du passé ce soir, veux-tu ? » commence-t-elle l’un de ses verres à la main. Elle s’amuse à faire tournoyer le liquide dans son récipient, avant de finalement y tremper ses lèvres. Une brûlure familière, presque rassurante se saisit de sa gorge et bientôt, toute trace de liqueur s’est évaporée de ce premier verre. Pourtant le deuxième reste intact, entre eux sur la table, sans qu’elle ne se décide à y toucher. Il n’est pas son allié face à l’alcool, ni face à rien d’ailleurs, elle ne peut l’oublier. « - Je ne suis pas sûre que c’est cette Nevena que tu as envie de connaître. » lui répond-elle simplement. Elle sent le verre qui l’appelle, la nargue presque, pour supporter la tournure que prend la conversation et pourtant elle résiste ; elle a besoin d’être en pleine possession de ses moyens pour poser ses cartes sur la table, pour s’immiscer entre les remparts que seule une éducation de sang pur peut permettre d’ériger. « - La simple idée de toi amoureux me paraît totalement absurde, ce ne sont pas des paroles que j’aurais imaginées sortir de ta bouche. » Malgré les révélations qu’il lui a faites l’autre soir à propos de sa mystérieuse Serdaigle, c’est quelque chose qu’elle ne parvient toujours pas à concevoir. Comme si l’amour était un sentiment trop pur pour un être comme lui. Ce qu’elle-même ressent pour Garrick… elle ne l’imagine pas capable de cela. Ce qui n’a aucune espèce d’importance, puisqu’après tout, ce n’est pas ce dont il est question entre eux. C’est ce qu’elle aimerait lui dire, mais sa gorge se serre sous le poids de sa peine.

Il a gagné ; c’est ce qu’elle lui a dit, c’est ce qu’elle ressent. Peu importe qu’elle cède avec l’espoir d’aider le phénix à faire tomber les mages noir, le résultat est le même : elle s’apprête à passer des années, peut-être même sa vie, enchaînée à un homme pour lequel elle ne parvient pas à dépasser une vague de mépris. Tout son discours sur les enfants, le pensait-elle réellement ? Ou encore une fois n’étaient-ce que des paroles qui avaient dépassé sa pensée, un ultime effort pour qu’il s’ouvre à elle un tant soit peu ? Il est vrai que lorsqu’elle pense à son futur, elle imagine des enfants auprès d’elle. Peut-être encore plus maintenant qu’à vingt-quatre ans elle semblait enfin avoir sa vie en main. Un espoir fou, celui d’avoir enfin trouvé l’homme idéal. Et puis toutes ses illusions qui s’envolent en fumée. Saurait-elle aimer un enfant dont lui serait le père ? Saurait-elle les empêcher de devenir à leur tour des serpents ? Elle aimerait croire que oui, que ce bonheur là pas même lui ne peut le lui retirer, mais la vérité c’est qu’elle n’en est pas tout à fait sûre. Au moins ses paroles ont-elle eu le mérite de le décontenancer. Elle le voit déglutir alors qu’il trempait à peine les lèvres dans un second verre qu’il a fait signe qu’on lui apporte. Son verre à elle, elle refuse toujours d’y toucher, écoutant attentivement la réponse qu’il lui offre. À l’entendre, ils pourraient fonder la famille idéale. Elle voit le masque qui tombe, juste un peu, lorsqu’il lui parle de son enfance. Elle a envie de rouler des yeux mais se contient, fait mine de le comprendre. « - Nous ne sommes pas obligés de reproduire les erreurs de nos parents. » Nous. Jusque là il n’y avait jamais eu de nous à ses yeux. Cette entité étrange qui prendrait bientôt vie, après qu’ils se soient échangé leurs voeux. Sa main va machinalement jouer avec la pierre précieuse qui orne son doigt. Elle sent que Percy se détend, que son petit jeu a eu l’effet escompté, qu’il accepte de s’ouvrir à elle, au moins un peu. « - Même à Poudlard, tu ne m’as pas connue, pas vraiment. Cette guerre entre nous ce n’était pas moi. Si je n’avais pas peur que tu interprètes mal mes paroles, je pourrais presque dire… que tu m’as rendue folle. » Un sourire espiègle pour ponctuer ses paroles, un sourire qu’il ne lui connaît sans doute pas mais qui lui ressemble plus que tous les coups bas qu’ils ont pu se faire. La conversation était bien trop lourde, elle a besoin d’en changer le ton, elle a besoin de commencer à jouer, parce que c’est ce qu’elle sait faire de mieux. Au fond, ses paroles ne sont pas loin de la réalité. La haine qu’il faisait ressortir en elle, elle ne lui ressemble pas, et elle l’a presque obsédée. Mais il y avait autre chose également, peut-être un brin de désir inavouable qu’elle tentait de chasser en redoublant d’efforts dans ses insultes. Ses yeux d’ambre suivent le regard de Percy qui se pose sur son verre encore intact. Ses lèvres s’étirent en un sourire, elle s’approche de son oreille, frôlant sa peau lorsqu’elle murmure : « - Je te dirais que tu peux toujours essayer. » Elle s’attarde un instant avant de finalement se reculer, d’attraper son verre et de le vider d’une traite, le regard rivé dans le sien.

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golden cage

me and you together like a loved up bruise.
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Perseus Travers

APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 160
CREDITS : .nephilim (ava) onemoreparadise (gif)
AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Marié à une très jolie femme de son rang, mais où l'amour est inexistant
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena, Millie


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Lun 1 Jan 2018 - 20:36

Il fallait faire des choix. Il fallait savoir poser ses cartes, quand le faire et quand ne le pas faire. Tout était stratégie, c'était ce que l'on m'avait appris depuis ma tendre enfance et pourtant, là, devant elle alors qu'elle me disait qu'elle voulait  vraiment me connaître, je me retrouvais face à un problème que je n'avais jamais eu auparavant. Je jouais toujours un rôle, en tout temps. Chaque geste, chaque parole, tout était calculé jusqu'à la dernière des inspirations que je pouvais faire. Mais là, face à cette femme qui serait la mienne... qui me demandait de réellement me dévoiler, de montrer qui j'étais... L'envie de poursuivre dans les habitudes, de rester en terrain connu, de continuer ce que j'avais toujours fait était plus que tentante puisqu'il s'agissait d'un terrain connu. Personne n'aime réellement se jeter dans l'inconnu, parce que c'est incertain, parce que l'on ne sait pas ce que l'on va y faire et ce que l'on va y trouver. Alors moi, me confier à Nevena? Lui dire ce que je pensais, lui laisser entrevoir un peu plus de ma personne alors que je me doutais plus que bien qu'elle n'en avait rien à faire? J'étais sceptique. Parce que peut-être, oui, elle voulait faire bonne figure, elle voulait réellement donner une chance, mais qui sait. Le problème dans cette situation, c'était simplement que cette femme serait ma femme. Et que tôt ou tard, elle allait finir par connaître certaines facettes de ma personne et en même temps.... il serait mieux de l'introduire à mon monde par moi-même que par des non-dits, par des instants volés, par des informations qu'elle allait avoir ça et là. Cependant, les habitudes étaient visiblement une plaie et c'était avec un autre angle que j'avais abordé la situation. Trouver un terrain neutre. Simple technique de négociation sans avoir à trop en révéler. C'était ce que je voulais faire au départ et je me disais bien sûr qu'il s'agissait de la meilleure stratégie. Bien sûr.

Et pourtant, me voici en train de lui demander de m'accorder une chance. De me pardonner. La fierté ravalée, les mots s'échappant de mes lèvres comme s'il s'agissait de mots étrangers, des impulsions que je ne contrôlais plus. En cet instant, je me trouvais bien  bas. De devoir lui demander ceci. Mais en même temps, j'avais le fol espoir que quelque chose pourrait fonctionner entre nous. Qu'il y aurait cette entente possible. Bien entendu, je n'étais pas fou, je savais que j'allais devoir faire les premiers pas. Que j'allais devoir amorcer les démarches parce que selon elle, j'étais le problème de cette situation. Avoir été un autre, elle n'aurait probablement pas agit de la sorte. Et bon, je devais lui accorder le fait qu'une autre réaction que celle qu'elle avait eu, aurait été surprenante considérant notre histoire commune. Ainsi, il s'agissait d'acheter un peu la paix, mais également de pouvoir m'ouvrir d'autres portes, d'autres avenues pour jouer. Pour avoir plus de capacité dans mes actions. Parce que même si je faisais à l'instant quelque chose que je ne faisais, il s'agissait comme toujours, d'un geste calculé. Même s'il m'en coûtait énormément. Ainsi, lorsqu'elle ouvre enfin la bouche après que je me sois volontairement courbé devant elle, lui laissant plus de pouvoir que j'aurai aimé lui en laisser, je serrai les dents malgré moi en entendant ses derniers mots. Cette fois? Réellement.... juste cette fois? L'énervement que j'avais réussi à étouffer auparavant revenait au galop, mais le masque redevint aussi neutre et vide d'expression qu'il était auparavant, ne montrant rien et je conservai le silence, voyant là bien une pique qui n'avait pas lieu d'être, mais elle était elle. Et si elle m'avait dit oui sans rien rajouter, j'aurai bien pu dire que je m’inquiétais. Parce que j'aurai su que je n'avais pas ma fiancée devant moi. Un sourire poli, mais froid, s'étira sur mes lèvres avant que les mots ne s'échappent de mes lèvres, d'un ton calme, tout le contraire que ce qu'il pouvait se vivre à l'intérieur de ma personne, surtout avec cet air de défi non camouflé dans son regard. «J'apprécie l'effort.» Si elle pensait que j'allais tout laisser passer... Je tentais de faire amende honorable et c'était ainsi qu'elle me répondait? Le jeu allait être plus difficile que je ne le croyais.


Ramener notre dernière discussion ensemble, ramener le sujet de cette rencontre, de ce dîner, il s'agissait d'une maladresse typique. Mais en même temps, il s'agissait d'un choix qui avait été judicieusement fait. Certes, raviver les sentiments ressentis lors de cette rencontre allait revenir, mais il y avait aussi la différence entre ce moment passé et le moment présent. Et la nuance de la personne en face d'elle qui jouait. J'espérais jouer sur des filons de la sorte, de pouvoir me glisser dans des petites failles. Un jeu dangereux, mais qui pouvait peut-être me rapporter. Voyant qu'elle fermait cette porte, j'acquiesçais  lentement, jouant avec mon propre verre, copiant sans le vouloir ses gestes, comme un mimétisme.  La voir boire me rassura légèrement, me disant qu'au moins, il y avait cette... entente entre nous qui pouvait faire en sorte que l'on pourrait au moins boire entre nous. Même si elle ne touchait pas son deuxième verre. Ainsi, cette offrande de paix ne fonctionnait pas comme je l'espérais, mais je me doutais que tout viendrait à point.  Il suffisait d'attendre, il suffisait de laisser couler. Elle ne pourrait pas y résister bien longtemps. «Ce que je veux, c'est d'apprendre à te connaître, autant les facettes que tu juges qui sont moins appropriées pour moi de connaître et autant celles que tu n'as pas honte de montrer...» Les yeux rivés sur mon verre pendant un instant, lorsque ma voix se fit entendre, je relevais la tête pour croiser son regard, le visage neutre et affichant à la fois ce sérieux qui me caractérisait. Il était inutile de la bercer de mensonges et puis en même temps, je me doutais fort bien que ce genre de mots allait avoir un effet. Un effet que j'escomptais, mais l'on verrait plus tard.

L'entendre me dire qu'elle ne pensait pas que j'aurai pu être amoureux me désarçonna légèrement. La surprise se lu sur mon visage, pendant un quart de seconde avant qu'un... amusement certain se peignit sur mes traits. «Peut-être que je suis plus humain que tu peux le croire.» Nullement en colère et définitivement amusé. Parce que je voyais à quel point elle s'efforçait de brosser un tableau de moi qui me ferait littéralement un monstre. Simplement, elle oubliait une chose. La maison ne fait pas l'homme et la marque ne fait pas l'homme. J'étais un être humain, un être de chair avec des sentiments, des émotions et bien entendu, un coeur qui bat en-dessous. Certaines personnes avaient tendance à l'oublier, mais je ne pouvais pas les blâmer. Je ne montrai pas cette facette de moi bien souvent. La laissant avec simplement ces paroles, je conservai le silence, toujours cet air amusé sur le visage, cet air que j'arborais si rarement. Parce que oui, même si j'aurai dû être en colère, lui en vouloir, je ne pouvais pas. Parce qu'il s'agissait un peu de l'image que je m'étais bâti au fil du temps.

« Je n'ai pas l'intention de les répéter, crois-moi et tu m'en vois ravi de voir que tu partages cet avis.» Les souvenirs d'enfance que je ne voulais pas lui partager, tout cela s'est échappé malgré moi. Et je m'en voulais légèrement parce que je savais que je n'aurai pas dû parler. Que j'aurai dû conserver le silence. Mais une force invisible m'y avait poussé. Il fallait dire que j'y avais succombé assez rapidement. L'observant attentivement, je me doutais que cette partie de la conversation n'était pas celle qu'elle attendait réellement et je me doutais que l'on aurait pu passer sous le silence tout cela, mais la discussion avait été faite. C'était elle qui avait ramené le sujet des enfants après tout, pas moi. Je n'avais fait qu'aller avec ce qu'elle me disait. Dans le même sens. Notant qu'elle avait fait usage du mot nous, il s'agissait d'un aspect rassurant. J'ignorais pourquoi, mais ce simple mot apaisait certaines craintes qui étaient à l'intérieur de moi. Il était certes évident que je devrais faire attention, mais pour l'instant, je pouvais me permettre de me détendre... Pendant quelques instants.

« Sache que le sentiment est partagé, tu me rendais... fou. Tout simplement, il n'y a pas d'autres mots.» Un demi-sourire s'étira sur mes lèvres alors que je voyais cette crainte que j'interprète mal les mots.   Il était impossible que je le vois d'un autre oeil que ce que c'était réellement. Mutuellement, l'on se rendait fou. Et bien que j'avais été un brin fort, je ne comprenais pas pourquoi je n'avais pas simplement conserver cette animosité que sur le terrain. Certes, elle m'avait humilié, mais je ne comptais plus le nombre de fois où j'aurai pu dire que j'avais été venger. Et pourtant, je continuais sans cesse, encore et encore. Comme si j'avais besoin de la voir elle. Idée complètement absurde, mais un doute qui prenait de plus en plus d'espace dans mon cerveau. Refusant de poursuivre cette réflexion, je m'attardais sur le sourire... un sourire que je ne lui connaissais pas et qu'elle m'offrait à l'instant. Levant délicatement un sourcil à son intention, étant incapable de lui répondre avec un sourire comme le sien, je poursuivis comme si de rien était. «Cette guerre était la guerre d'adolescents qui visiblement, ne sont plus que des souvenirs du passé. Je ne suis plus cette version de moi et tu n'es plus cette version de toi, visiblement. Certes, il est rassurant de savoir que je me ne réveillerais pas à chaque jour avec un doute, une crainte que je vais me réveiller avec une mauvaise surprise et une vengeance à préparer.» L'ombre d'un sourire sur les lèvres ,cette tentative d'humour était faible, certes, mais je n'étais pas reconnu pour être très expressif. Ainsi, cet humour dont je lui faisais part, il s'agissait de mon genre d'humour. En même temps, il s'agissait d'un test, un essai à savoir si elle était capable de me lire. De  voir ce que je faisais. De lire dans ce masque qui était le mien...

Elle avait des ressources, je devais l'admettre. Restant immobile alors qu'elle s'approchait de mon oreille, effleurant ma peau, je tentai de conserver ma surprise, mon étonnement, mais il était trop grand et lorsqu'elle se recula, je savais qu'elle allait le voir. Ainsi, c'est un sourire franc cette fois qui s'étira sur mes lippes, mon regard sondant le sien. Réfléchissant rapidement, parce que je me doutais que les prochaines secondes allaient être cruciales, je m'approchais d'elle et soufflai tout doucement «J'adore relever les défis... Alors si c'est ce que tu me lances, je me ferais un plaisir de le réussir.» Regardant rapidement autour de nous, le sourire toujours aux lèvres, je pris une inspiration lente avant de poursuivre.«Cependant... est-ce ici que je dois m'acquitter de cette tâche? Parce que je doute qu'il serait convenable que nous dépassions... les limites émises par la société dans un lieu public.» L'oeil inquisiteur, sondant sa personne, je lui tendais une opportunité. Restait à savoir si elle allait la saisir.

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Nevena Karkaroff
though she be but little, she is fierce
APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 543
CREDITS : bonnie (ava) ; onemoreparadise (gif) ; astra + faust (sign)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : rym
PSEUDO : electralungs
AGE : pas une gamine, pas vraiment une adulte, poupée de porcelaine aux vingt-quatre printemps.
SANG : le carmin noble, teinté des éclats du cristal le plus pur. c'est la fierté de son clan mais elle, elle s'en fiche pas mal, quand bien même n'a-t-elle pas eu le culot de la bafouer cette précieuse pureté.
ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions de bravoure et d'arrogance. elle a la gloire dans le coeur la petite. bien qu'elle sache aussi cracher son venin, les lions c'était une évidence.
SITUATION : prisonnière, la bague au doigt, un mariage empli de faux semblants ; et le coeur qui vagabonde ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : #cc9999, disponible (percy, emmeline)


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Lun 8 Jan 2018 - 14:26


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Nevena a onze ans, et un peu envie de pleurer. Elle s’est encore égarée dans le château, un escalier capricieux qui l’a presque faite tomber en décidant soudain de s’amarrer à un tout autre couloir que celui qu’elle visait pour se rendre à son cours de potions. Sa petite cravate rouge et or est nouée de travers, elle ne maîtrise pas non plus encore toutes les subtilités de l’uniforme. Elle sert fort les poings et elle sent les larmes perler au bord de ses délicats yeux d’ambre ; encore dix points qu’elle va faire perdre à sa maison en arrivant en retard. Elle n’a pas vraiment besoin de ça pour se faire détester. On la regarde déjà de travers. Comme souvent, la réputation des Karkaroff la précède et de ce fait, elle n’a pas trouvé beaucoup de visages amicaux au sein des lions. Bien au contraire, elle entend les moqueries derrière son dos lorsque son accent guttural la trahit et qu’elle trébuche sur les mots anglais. Elle n’est pas prête pour une humiliation de plus lorsqu’on lui demandera de prendre la parole devant toute la classe pour expliquer les raisons de son retard. Alors elle traîne encore plus, sachant pertinemment qu’elle ne fait qu’aggraver le problème.  Ses yeux s’attardent sur les tableaux qui ornent les couloirs. Peintures animées de sorciers sans doute illustres mais dont elle n’a pourtant jamais entendu parler. C’est pas Durmstrang ici, ça le sera jamais, faut se faire une raison. Et puis après plusieurs minutes passées à tenter en vain de retrouver son chemin, elle entend enfin des voix au détour d’un corridor. Alors elle s’approche et le spectacle auquel elle assiste lui coupe le souffle. Une fille qui porte la même cravate qu’elle est accoudée contre le mur, et face à elle, trois garçons qui portent le blason des serpents. Celui du milieu, avec ses cheveux noirs et son air altier, l’insulte sous le regard approbateur de ses deux autres comparses. Il ne sourit même pas devant son méfait et c’est pire que tout. Il n’a pas l’air bien plus âgé qu’elle et il respire pourtant de cruauté. Elle sait qu’elle a déjà fait pareil en Russie, la culpabilité l’écrase, alors en bonne tête brûlée de lionne, elle s’interpose. « - Hé toi t’as trouvé personne à ta taille ? T’es obligé de t’en prendre aux plus petits que toi ? » C’est pas très malin de faire ça, quand ils sont trois en face et qu’elle est toute seule. Mais comme souvent elle agit avant de réfléchir. Elle sent un regard de haine qui se pose sur elle, et elle ressert sa poigne sur sa baguette à l’intérieur de la cape de son uniforme.

Nevena a vingt-quatre ans, et le regard rivé vers les mêmes yeux noirs. Pourtant cette fois, ils sont dépourvus de toute trace d’animosité. Elle les trouve presque beaux comme ça, elle se demande si c’est vraiment le même gamin de douze ans qui n’aurait pas manqué de lui refaire le portrait sans l’intervention miraculeuse du professeur McGonagall. Au lieu de quoi il s’en était tiré avec des heures de retenue. Elle aussi avait perdu des poings, parce qu’elle se trouvait dans un couloir plutôt que dans sa salle de cours. Mais pour une fois elle s’en fichait pas mal, parce que ce n’était pas d’elle qu’on se moquait dans l’histoire. Sa première rencontre avec Percy, elle ne pourra sans doute jamais l’oublier. Un événement dérisoire lorsqu’elle y repense avec son esprit d’adulte, et pourtant assez de poudre à l’époque pour déclencher une véritable guerre. En six ans de scolarité partagée il avait eu sa vengeance et bien plus encore. À croire que ça lui plaisait simplement de s’acharner contre elle, et qu’elle aimait encore plus répondre à ses provocations. Difficile d’imaginer que les courbettes et les excuses auxquelles elle assiste à présent proviennent de la même personne. Il ne relève même pas sa pique, et Nevena sent une pointe de déception au fond d’elle. Qui laisse vite place à de la curiosité. Elle ne parle pas beaucoup, mais elle observe. Elle scrute son visage flanqué du masque sans expression à la recherche de la moindre faille, elle s’attarde sur chaque geste, tentant de déceler ne serait-ce que l’ombre d’une émotion. Mais il a été à bonne école, il parvient presque à semer le doute en elle. N’est-ce vraiment qu’un nouveau jeu tordu pour tenter de la blesser une nouvelle fois, plus profondément qu’il n’y est jamais parvenu ? Ou bien tente-il réellement, comme il le prétend, de mieux la connaître ? L’idée semble stupide, ne colle pas bien avec l’image de vipère qu’elle lui attribue… Et pourtant. Pourtant les courbettes, les excuses et les offrandes, ça ne lui ressemble pas non plus. « - Tu as déjà été le témoin de mon côté le plus sombre, je n’ai honte de rien d’autre que tu pourrais apprendre à connaître à mon propos. Je doute juste que ces autres aspects de ma personnalité soient à ton goût. » Il a connue la Nevena emplie de haine, celle qui crache si bien son venin qu’elle en ferait pâlir les vipères, il a sa joue pour s’en souvenir. Mais l’autre Nevena, la vraie, celle qu’elle a enfouie au fond d’elle, celle qui se sacrifie pour défendre la veuve et l’orphelin, qu’en ferait-il ? Il a beau déployer tous les efforts du monde, ils ne seront jamais dans le même camp. « - Si tu es aussi humain que tu le prétends, pourquoi te cacher derrière ce masque sans aucune émotion ? T’as peur de ce que les gens pourraient penser s’ils voyaient qui tu es vraiment ? » Ce n’est pas une insulte, pas vraiment. Plutôt un défi, une provocation, parce que c’est le seul langage qu’ils partagent, parce qu’ils n’ont jamais su se résister l’un l’autre. Elle veut le pousser à se révéler, elle veut lui faire croire qu’elle s’intéresse à lui, elle veut gagner sa confiance petit à petit.

Et elle y parvient, elle remporte des petites victoires en lui balançant un « nous » dont elle ne pense pas un traître mot, elle récolte des confessions sur son enfance. Elle a envie de le détester, mais elle ne peut s’empêcher de compatir. Peut-être que lui aussi a ses propres blessures, peut-être n’est-il vraiment pas le monstre qu’il affiche. Ou peut-être n’est-ce qu’une autre de ses stratégies pour lui faire baisser sa garde. Elle se torture l’esprit, et le verre de vodka auquel elle n’a toujours pas touché semble lui souffler des mots doux à l’oreille. Ce serait si facile de se laisser aller sans se poser aucune question, une mauvaise habitude qu’elle semble avoir du mal à perdre. Alors elle teste les limites, elle balance des demi-vérités déguisées sous le masque de l’humour. Parce qu’il la rend folle, littéralement. Il fait naître en elle des émotions si contradictoires, des émotions qu’elle a du mal à gérer. Des émotions qu’elle a toujours fait passer pour une haine ardente. L’ombre d’un sourire naît sur les lèvres de son promis et elle ne peut s’empêcher de contempler ce visage qu’elle ne lui connait pas, un visage presque humain. « - Tu devrais sourire plus souvent, ça te sied bien. » Un aveu qui s’échappe de ses lippes sans qu’elle ne puisse le retenir. Elle est prise au dépourvu, ne s’attendait pas à le voir mordre à l’hameçon. Il n’y a jamais eu que des insultes entre eux, et peut-être que son esprit en était à tort venu à la conclusion qu’il était imperméable à toute tentative d’humour. « - Ou peut-être que j’attends simplement le bon moment pour t’étouffer dans ton sommeil. » Elle a toujours le même air espiègle peint sur le visage. Elle joue avec le feu et peut-être finira-t-elle par se brûler les ailes. Mais pour l’instant, elle apprécie cette nouvelle facette de son fiancé qu’elle découvre. Ses sourires provoquent de drôles de sentiments, ils transforment son visage, le rendant plus rayonnant, plus lumineux. Et elle devient plus audacieuse. Elle le déstabilise avec ses propres atouts, elle fait apparaître l’homme sous le masque. Alors elle continue d’en jouer, parce que si elle s’arrête, elle devra faire face à toutes les pensées contraires qui l’assaillissent. « - Je me fiche des limites émises par la société. » Sa voix n’est qu’un murmure, presque une caresse. S’approchant à nouveau de lui, elle dépose un baiser sur sa joue, juste à la commissure de ses lèvres. « - Mais tu éveilles ma curiosité alors je te suis. Je ne peux pas résister à l’idée d’un défi. » Peut-être que ce sont déjà les deux verres de vodka qu’elle a ingurgités qui parlent à sa place, peut-être qu’elle est en train de faire une belle connerie, de se jeter tout droit dans la gueule du loup qui la mène dans sa grotte où il pourra la dévorer sans regard indiscret. Ou peut-être pas.

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me and you together like a loved up bruise.
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Perseus Travers

APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 160
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AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Marié à une très jolie femme de son rang, mais où l'amour est inexistant
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena, Millie


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Mer 10 Jan 2018 - 4:28

Pavaner. Un verbe qui correspondait à cette attitude qui était celle du jeune garçon aux cheveux noirs qui se baladait dans les couloirs du château. Comme si tout lui appartenait, comme s'il était maître. Bien entendu, il n'était pas l'un des plus... reconnaissable, de ceux qui attiraient plus rapidement le regard sur lui. Non, il était discret, tel le serpent qu'il était et frappait lorsque l'on s'y attendait le moins. Cela avait toujours été ainsi, de son plus jeune âge à ce moment-là précis. Comme quoi, même si le temps avait eu raison de certains traits, le rendant plus.... secret, le rendant plus, manipulateur et stratège, il restait ce même jeune garçon aux cheveux noirs qui, au détour d'un couloir, avait terrorisé cette jeune élève, cette élève qui ne méritait pas d'être là. Parce que ce n'était pas de son rang. La magie, elle n'était réservée qu'à ceux qui ont été dignes, ceux qui pendant des générations avaient perfectionner l'art. Il s'agissait d'un pouvoir réservé à une élite, un droit de naissance et il était bien entendu hors de question que ce pouvoir, cette magie échappe aux mains de ces êtres purs, de ceux à qui il revenait de droit. C'était cette mentalité, cette façon de penser qui était présente dans la tête de ce jeune garçon. Et c'était à ça que Nevena, enfant à l'accent guttural qui malmenait cette douce et délicieuse langue anglaise, s'était frottée il y a si longtemps. Un jeune garçon avec des idées biens précises en tête, un jeune garçon qui lui avait lancé un regard noir lorsqu'elle lui avait dit de se frotter à une personne de sa taille. Un garçon qui lui avait répondu une remarque acerbe, du genre : «Si tu te portes volontaire, tu peux prendre sa place, ça devrait rendre le défi, plus intéressant» Bien entendu, la main rivé sur la baguette, bien que les sorts n'étaient pas nombreux dans son répertoire, quelque chose avait été tenté. Et arrêté avant que le mal ne soit fait par nulle autre que la directrice des Gryffondor. Et à partir de ce moment-là,
ça n'avait été que partie remise.


Nous étions là.... des années plus tard. Face à face. Le jeune garçon et la jeune fille n'étaient plus les mêmes. Je n'étais plus le même. Clairement plus. Il y avait encore cette pensée, mais elle était plus discrète, plus effacée. Moins d'affront, plus de petits jeux, plus de manipulation. Et pourtant, le regard rivé dans le sien, je retrouvais les mêmes prunelles que j'avais regarder avec hargne et rage il y a tant d'année. C'était fou, c'était ridicule à quel point la vie pouvait tourner rapidement, revenir et offrir une réalité que l'on ne pensait pas possible. J'étais fiancé à celle que j'avais tellement fait.... souffrir? Durant toutes ses années, toutes les querelles... j'étais maintenant son promis. Ce n'était pas par amour, mais cela aurait pu tomber sur n'importe qui. Et pourtant, nous étions là, tous les deux, face à face. Je devais me dire que j'avais eu satisfaction à l'époque, mais maintenant, avec du recul, je ne voyais qu'un jeune homme animé par une colère qui en faisait trop. Clairement trop. Mais sur le coup, j'étais satisfait, à ma manière, ça me rendait heureux. Et pourtant, ça n'aurait pas dû être le cas. Mais cela l'avait été. Manifestement, il y avait certaines choses que même aujourd'hui, avec un regard plus mature et du recul, que je ne pouvais pas expliquer. C'était peut-être ça qui me poussait à agir convenablement, ça et cette petite partie de moi-même qui tentait d'acheter la paix parce que je me faisais tranquillement à l'idée que cette femme serait mienne sous peu. Et que s'il y avait bien une chose que je ne voulais pas qu'il se produise, c'était une maison où je ne pourrais pas... vivre en paix. Même si cela devait inclure un moment où je devais courber l'échine devant elle, comme je le faisais. C'était le prix à payer... visiblement. Alors oui, je faisais des efforts, des efforts qui semblaient provenir d'une autre personne que moi-même. Cependant, je n'avais pas menti. Tout ce que j'avais dit était vrai et réel.

Il était probablement question de surprise, de la confronter à un Percy qu'elle n'allait pas reconnaître. En même temps, cette image qu'elle pouvait avoir de moi, ce n'était pas réellement ma personne en son intégralité. Je vois qu'elle n'y croit pas, qu'elle doute. Et pourtant, c'est à moi à la ramener sur ce chemin où elle devra apprendre à me faire un peu confiance. Parce que j'étais certes honnête, peut-être pas sur toutes mes occupations, elle avait deviné par elle-même une partie de moi-même que je ne voulais pas avouer, dont je parlais presque jamais, mais ce secret, ce non-dit, il était simplement là pour m'assurer... une certaine protection. Elle ne la verrait jamais. Cette marque resterait cachée sous mes vêtements, elle resterait là où elle ne pourrait pas la voir. Il s'agissait de ma vie, pas de la sienne et je n'avais pas à l'entraîner dans cette partie. Qui ne sait rien, ne peut rien faire. Mais bien entendu, ce n'était pas la question du moment et le fait de l'heure. Ce n'était qu'une petite pensée parasite dans mon esprit qui venait prendre son instant de gloire pendant quelques secondes, comme beaucoup de pensées pouvaient le faire.

«Tu n'es pas ici pour me plaire, non? Je ne te demande pas de te plier à un modèle précis qui va me plaire. Je demande simplement à connaître la vraie Nevena, celle qui se cache derrière cet aspect honteux, selon tes propres mots, qu'elle a partagé l'autre jour, tout simplement. Je suis peut-être perfectionniste, mais pas de là à vouloir façonner une personne entièrement pour qu'elle corresponde à mes attentes, pour qu'elle me plaise. Ce serait triste sinon.... trop triste.» Les mots coulaient, mais en même temps, j'avais l'impression d'entendre un autre homme les dire. D'entendre une autre personne prendre possession de moi et se montrer... sous un autre jour. Comme si réellement, toutes les excuses étaient réellement bonnes pour arriver à un point où il y aurait, sans avoir une bonne entente, simplement une entente. Je n'arrivais pas à mettre le mot dessus. J'agissais, je tentais de laisser couler... je tentais d'agir, mais il y avait des aspects qui m'échappait tout simplement. Visiblement.  Et je ne voyais plus quoi faire... Moi qui voulait toujours avoir le contrôle. C'était étrange...

Et évidemment, elle me posa la seule question à laquelle je n'avais pas la réponse. Pourquoi est-ce que je ne montrais rien.... Enfin, j'avais la réponse, mais je ne voulais pas nécessairement la dire. Parce qu'il s'agissait d'un aspect, d'une façon de me découvrir, plus que je ne voulais réellement. Ainsi, j'inspirai tranquillement, prenant bien soin de choisir mes mots. Il s'agissait d'une question délicate et bien que je ne lisais pas réellement de mauvaises intentions derrière celle-ci, pour le moment... je lui en voulu... Pinçant les lèvres, ma voix fut douce et calme, même si je doutais de mes mots. Pour une fois dans ma vie. «C'est le résultat d'une longue éducation, tout simplement. Et je n'ai pas été reconnu pour mes expansions émotives, pour être quelqu'un qui démontre beaucoup. C'est... ma personnalité qui le veut ainsi... C'est tout ce que je peux te dire... » J'arrivais à rire, j'arrivais à sourire, mais là avec elle...ce n'était pas pareil. Je ne pouvais pas me comporter comme je le faisais en public, arborant ce masque charmant et charmeur qui faisait en sorte que tout le monde aimait bien ma compagnie. Je ne pouvais pas non plus être totalement moi-même. J'avais peur de m'ouvrir oui... parce que je ne voulais pas que l'on joue avec moi. Alors... toujours cette histoire de contrôle, toujours cette histoire de ne pas se laisser aller et toujours être alerte. Et l'image du robot venait avec cette manière d'agir, certes.

Certains paroles avaient été dites et sincèrement, je ne m'attendais pas à les entendre. Mais elle l'avait fait. Me surprenant. Me dire que nous étions, c'était une bonne surprise, mais... la plus grande, fut celle sur mon sourire... Et comment cela me convenait... Un compliment de sa part? Désarçonné cette fois, complètement pris par surprise, ce fut un sourire gêné, un sourire qui n'était pas là souvent pour la simple raison que... des compliments, il ne s'agissait pas de monnaie courante dans ma vie et je ne savais clairement pas comment les prendre. Reprenant vite le dessus cependant, le sourire exposant mon émotion pendant quelques secondes. Avant de revenir à une expression un peu plus approprié au Percy qu'elle connaissait.  «Lorsque j'ai des raisons de le faire... je le fais...Mais, je te remercie...» Elle arrivait à faire de moi, à faire ressortir un aspect que je ne pensais pas qu'elle réussirait à tirer... Affichant toujours cette ombre de sourire, le seul signe visible que je continuais cet humour quelque peu tordu entre nous deux, je secouai doucement la tête, émettant mon désaccord avec son plan. «Ce serait plus une technique pour un serpent, pas pour une lionne... Non, si tu dois te débarrasser de moi, tu vas le faire avec éclat.»

Tout mon être était extrêmement conscient de ce qui se passait autour de nous, mais également d'elle. Elle si près de moi. Elle qui parlait à mon oreille, ses mots caressant ma peau. Réfléchissant rapidement, analysant, elle me pris de court une nouvelle fois en m'embrassant au coin des lèvres. Elle jouait à ça... avec moi? Je pensais être très clairement hors catégorie, de ses propres critères. Peut-être qu'elle suivait mon exemple et jouait à un jeu? Enfin... peut-être c'était cela qu'elle pensait. Cependant, trop faible, trop prévisible, flanchant.... je ne savais plus trouver les mots. Croisant son regard, je n'hésitais pas un seul instant et payait nos consommations, prenant bien soin de me dépêcher, sans le laisser transparaître bien entendu. Prenant sa main, je l'entraînai avec moi à l'extérieur, sondant son regard pendant un instant avant de nous faire transplaner jusqu'à chez moi. Arrivé à destination, je lui jetai un regard en coin, lui montrant une partie de moi-même, mon petit coin de paix. Un appartement décoré sombrement, un appartement où visiblement il n'y avait qu'un homme célibataire qui y vivait. Peu de photos, de décorations, que le strict nécessaire et des couleurs rappelant l'ancienne maison qui fut la mienne. D'un geste, j'éclairai la pièce et retirai mon manteau avant de me tourner vers elle. Hésitant, parce que je ne savais plus réellement comment réagir. Parce que si elle jouait clairement avec le feu en public, rien ne me disait qu'elle allait faire de même.  «Est-ce que ce n'était que des paroles en l'air, où tu pensais réellement ce que tu disais et faisait? Simplement savoir à quoi je dois m'attendre.» L'observant avec attention, je lui laissai le champ libre pour se déplacer. Faire ce qu'elle voulait. Je n'avais rien à cacher. Et elle était enfin chez moi. Un peu plus d'informations sur le Percy actuel, celui qui se terre derrière un masque

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Nevena Karkaroff
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APARECIUM : 16/07/2017
HIBOUX : 543
CREDITS : bonnie (ava) ; onemoreparadise (gif) ; astra + faust (sign)
AVATAR : alicia vikander
DOUBLE COMPTE : rym
PSEUDO : electralungs
AGE : pas une gamine, pas vraiment une adulte, poupée de porcelaine aux vingt-quatre printemps.
SANG : le carmin noble, teinté des éclats du cristal le plus pur. c'est la fierté de son clan mais elle, elle s'en fiche pas mal, quand bien même n'a-t-elle pas eu le culot de la bafouer cette précieuse pureté.
ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions de bravoure et d'arrogance. elle a la gloire dans le coeur la petite. bien qu'elle sache aussi cracher son venin, les lions c'était une évidence.
SITUATION : prisonnière, la bague au doigt, un mariage empli de faux semblants ; et le coeur qui vagabonde ailleurs.
IDÉOLOGIE : l'enfant faussement tombée dans le rang, si elle feint de rejoindre les mangemorts, elle les espionne en réalité pour le compte de l'ordre.
MÉTIER : elle travaille au ministère de la magie, département de la coopération magique internationale
ROLE PLAY : #cc9999, disponible (percy, emmeline)


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Jeu 18 Jan 2018 - 16:15


☆ perseus & nevena ☆


“I have faults enough, but they are not, I hope, of understanding. My temper I dare not vouch for. It is, I believe, too little yielding— certainly too little for the convenience of the world. I cannot forget the follies and vices of other so soon as I ought, nor their offenses against myself. My feelings are not puffed about with every attempt to move them. My temper would perhaps be called resentful. My good opinion once lost, is lost forever.”

Nevena, elle n’a jamais vraiment été le genre à verser dans les demi mesures. Lionne fougueuse et farouche, elle aime à penser que ses idées sur le monde sont clairement définies, et que ça l’aide à faire les bons choix. En somme, c’est tout ou rien. Là où certains s’abîment les yeux devant des multitudes de teintes grises différentes, et pourtant si semblables qu’on ne parvient à les distinguer les unes des autres qu’au terme de lourds efforts, elle semble n’avoir un prisme qui ne voit que le noir et le blanc. Non pas que les idées qu’elle se forge soient immuables. Gamine, elle balançait les sang de bourbe à tour de bras sans vraiment réfléchir aux conséquences. Simplement parce que c’est comme cela qu’on l’a élevée, avec l’idée que son merveilleux carmin de cristal vaut toutes les richesses du monde, que ceux dont les veines sont souillées ne méritent pas de fouler la même terre qu’elle. Parce que c’était ce que faisaient ses frères, et qu’elle voulait apercevoir la même lueur d’approbation dans le regard des parents, lorsque celui-ci se pose sur elle. Foutaises. Quelques semaines avec les rouge et or lui ont suffi pour se rendre compte que les nés moldus peuvent se révéler être des sorciers brillants, que la haine et la violence sont bien souvent l’oeuvre des lâches. Et du haut de ses onze ans elle est allée provoquer ce gamin aux cheveux noirs, ce gamin qu’elle ne connaissait même pas, ce gamin qui, des années plus tard, serait celui qui lui passerait la bague au doigt. Enfin, pas exactement, comme le lui murmurent les souvenirs de leur fameux dîner de fiançailles qui s’insinuent dans son esprit. C’est elle qui a attrapé le délicat anneau serti de la pierre précieuse et qui s’est enfermée avec. Il ne l’a plus beaucoup quittée depuis. Elle le porte ce soir, évidemment ; et son regard d’ambre glisse dessus un instant comme si la réalité de la situation avait encore parfois du mal à s’imposer à elle. Son autre main vient jouer avec, le faisant tourner autour de son doigt, espèce de nouveau tic nerveux dont elle n’a pas vraiment pris conscience.

Ses yeux se posent à nouveau sur l’homme qui lui fait face, l’homme qui sera bientôt son mari. Elle l’a toujours détesté, Percy, depuis ce tout premier regard noir, empli d’une colère bien trop grande pour un gosse de douze ans, qu’il lui a lancé le jour de leur rencontre entre les murs du château. Pendant six ans, elle a toujours eu une remarque sarcastique sur le bout de la langue en le croisant dans les couloirs, toujours eu le geste pour se moquer de lui lorsqu’il se pavanait en compagnie de ses camarades vipères ; et elle s’est toujours surpassée pour être meilleure que lui sur le terrain de Quidditch. Ce sport, c’était toute sa vie. Nevena, elle ne s’est jamais sentie si bien que dans les airs, avançant à une vitesse grisante, sentant le vent sur sa figure. Et malgré cette passion, c’était encore l’envie de clouer le bec de Travers qui la poussait à s’entraîner toujours plus fort. Maintenant le voilà en face d’elle, une intonation qu’elle ne lui connaît pas dans la voix, en train d’envoyer valser toutes ses convictions. Elle ne veut toujours pas voir le gris Nevena. Elle refuse de penser qu’il est sincèrement capable de gentillesse. Parce qu’il y a les bons et les mauvais, et qu’elle a parfois suffisamment de mal à s’y retrouver comme ça. Alors le cas de Percy est classé depuis longtemps, serpent décoré d’une morsure d’encre. Pourtant elle a beau tenter de s’en convaincre, quand elle l’écoute, elle a l’impression qu’il est sincère. « - Tu te trompes si tu crois que j’ai honte de quoi que ce soit. » Sa voix est douce, elle aussi semble chercher ses mots. Parce que d’une certaine manière, se plier à une image qui pourrait lui plaire, c’est exactement ce qu’elle tente de faire. La vraie Nevena, elle brûle d’envie de retirer cette bague qui lui emprisonne le doigt, elle s’indigne encore face à l’idée de ce mariage de convenance. La vraie Nevena, elle s’est ralliée à la cause du phénix, elle attend de voir les mages noirs tomber, un à un. Mais ça, elle ne peut décemment le lui avouer. « - Je sais simplement que je ne pourrai jamais être celle avec qui tu as pu imaginer finir tes jours. Et je te l’ai dit, je ne veux pas d’un mariage se résumant à des disputes incessantes. » Au moins cela est-il vrai. Elle aurait bien du mal à remplir sa mission s’ils s’obstinent à ne communiquer que par insultes. Et elle n’est pas folle Nevena, elle a sacrifié assez. Elle a besoin de croire qu’ils sauront se tolérer, qu’elle saura aimer les enfants qu’on attend d’eux, qu’elle sera en mesure de les protéger de cette idéologie malsaine. « - Mais s’il y a des choses que tu veux savoir, tu n’as qu’à poser les questions. » Et elle tenterait au mieux d’y répondre.

Tous les deux, ils avaient beau se ressembler sous certains angles, avoir reçu la même éducation à coups de réprimandes, de pères absents et de discours sur la supposée supériorité de leur sang, ils n’en restaient pas moins des personnes bien différentes. Elle en a la preuve avec ce masque qu’il s’obstine à garder collé sur son visage. Il prétend que c’est un aspect de sa personnalité, et pourtant elle a su lui tirer un sourire, et même une tentative d’humour. L’espace d’un instant, une pensée terrifiante traverse son esprit : et s’il était comme elle, une personne pouvant encore être sauvée, détournée de cette éducation malsaine qu’il a toujours connue ? Elle secoue un instant sa tête pour se remettre les idées en places. C’est de Percy qu’il s’agit. Percy qui a fait de sa vie un enfer pendant des années, Percy qui ne laissait un sourire sadique étirer ses lèvres que lorsque l’un de ses mauvais coups avait fonctionné. Et pourtant… « - C’est ta personnalité ou ce que tes parents ont fait de toi ? Ce sont deux choses bien différentes, crois moi. » Ce sourire déjà envolé reste imprimé sur sa rétine. Elle a l’impression de découvrir un autre homme, de le toucher du bout des doigts, si bien que le compliment s’était échappé de ses lippes sans qu’elle ne puisse le retenir. Elle pourrait presque se sentir en présence d’un ami, d’une personne avec qui échanger des plaisanteries. Son air espiègle ne la quitte plus, il prend naturellement place sur son visage de poupée. Elle écoute sa théorie quant à son plan machiavélique pour se débarrasser de lui, et se penche vers lui dans un air conspirateur, lançant un regard autour d’eux pour parfaire sa comédie. « - J’ai un secret pour toi : le Choixpeau m’a presque envoyée à Serpentard. » C’est quelque chose qu’elle n’a jamais dit, un souvenir qu’elle garde pour elle, ne s’en vantant pas vraiment. Des années plus tard elle se rappelle encore exactement les paroles de la relique lorsque on l’a posée sur sa tête : elle serait sans doute une personne bien différente à présent, s’il était resté sur son premier choix. Se redressant à nouveau, elle balaie cette révélation d’un sourire. « - Mais tu as raison, je choisirais probablement l’extravagance, tu peux dormir tranquille. » Un clin d’oeil pour ponctuer ses propos, mettant fin à la plaisanterie.

Peut-être est-ce la magie de l’instant, la liqueur qui lui monte doucement à la tête, ou bien son moyen favori de consoler son coeur brisé, comme elle l’a si souvent fait par le passé, mais elle est soudain proche de lui. Ses murmures comme des caresses contre sa peau, ses lèvres qui se posent délicatement près des siennes. Un jeu qu’elle maîtrise à la perfection, pour l’avoir déjà déployé avec de nombreux autres partenaires. Mais lui ? Elle ne l’aurait jamais imaginé. Ou ne se serait jamais laissée l’imaginer. Une nuance qui change tout et à laquelle elle s’interdit de réfléchir. Elle attrape la main qu’il lui tend et se laisse guider à l’extérieur de la taverne. L’air frais lui fait du bien, mais elle n’en profite pas longtemps. La seconde d’après, la voilà dans le nid du serpent. Elle reste d’abord immobile, l’observant pendant qu’il se déleste de son manteau et éclaire la pièce. À la question qu’il lui pose, ses lippes s’étirent dans un sourire narquois, mais aucune parole ne franchit ses lèvres. Elle s’avance alors dans la pièce qui ressemble à un salon. Le tout est meublé sobrement, les décorations sont peu nombreuses et on peut ça et là apercevoir le vert et l’argent de son ancienne maison. C’est drôle comme, même adultes, ces couleurs continuent de les définir. L’appartement ne pourrait être plus différent du sien, dont les murs croulent sous les photographies sorcières et dont le salon est pris d’assaut par les curiosités qu’elle ramène de ses promenades dans le Londres moldu. Elle fait le tour du lieu, comme si c’était déjà chez elle ; et ce n’est après tout qu’une question de temps. Ses yeux s’arrêtent sur l’un des rares clichés exposés et elle le prend un instant dans ses mains. On peut y voir Percy entouré de ses deux soeurs. Elle connaît vaguement la cadette, toutes deux ayant le même âge, ne se souvient pas vraiment de la benjamine. Les hostilités avec un membre de la fratrie suffisaient largement à occuper son temps. Elle s’imagine poser en compagnie d’Igor, Cheslav et Vesela, et l’idée lui arrache presque un rire. Reposant la photographie là où elle l’a trouvée, son regard d’ambre vient se poser sur le vrai Percy qui ne sait toujours pas à quoi s’attendre. « - Tellement prévisible Travers, j’aurais pu imaginer ça dans les moindres détails. » Pour une fois, le nom de famille ne sonne pas comme une insulte sur son ton amusé. « - J’espère que tu ne seras pas contre un peu d’aide en matière de décoration. » Elle se débarrasse à son tour de sa cape sorcière qu’elle pose négligemment sur un fauteuil, et déboutonne le haut de son chemisier qui lui emprisonne le cou. Elle porte encore la tenue stricte de mise au ministère. Des vêtement atrocement ennuyeux, qui ne lui ressemblent en rien et dans lesquels, comme beaucoup de choses de sa vie, elle se sent un peu prisonnière. Faisant à nouveau face à son promis, elle plante son regard dans le sien avant de daigner enfin répondre à sa question. « - Il paraît que tu veux me rendre saoule, mais j’ai des atouts plutôt convaincants. » balance-t-elle avant de véritablement poser ses lèvres sur les siennes.

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golden cage

me and you together like a loved up bruise.
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Perseus Travers

APARECIUM : 13/10/2017
HIBOUX : 160
CREDITS : .nephilim (ava) onemoreparadise (gif)
AVATAR : Matthew Daddario
PSEUDO : Yrden
AGE : Vingt-cinquième année, bien entamée
SANG : Aucune goutte ne salit cette merveille vermeille depuis bien des générations.
ANCIENNE MAISON : Vert et Argent, sournois et rusé, aucun doute sur son appartenance aux célèbres serpents de Poudlard
SITUATION : Marié à une très jolie femme de son rang, mais où l'amour est inexistant
IDÉOLOGIE : Toutes les choses ont une place et celle des Sang-de-Bourbe est bien défini dans sa tête ( Serviteur du Lord)
MÉTIER : Employé prometteur au département de la Coopération Magique Internationale
ROLE PLAY : Nevena, Millie


MessageSujet: Re: 'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena Hier à 1:21

Toujours cette même attitude, toujours ce même personnage. Toujours cette même personne. L'on ne changeait visiblement pas une recette qui était mise en oeuvre et usée à chaque jour de la même façon et pourtant, il aurait fallu q'un changement se produise. Parce qu'à force d'agir et de toujours fonctionner de la même manière, cela ne faisait qu'accentuer les mauvaises habitudes, les mauvais plans, les mauvaises idées. Sans vraiment les corriger. Et c'était là, l'un des grands problèmes. Parce que comme ça.... il n'y avait pas réellement d'amélioration, juste un statu quo. Et moi, moi dans ma personnalité, dans mon intégrité, j'étais programmé, littéralement, puisque mon éducation, enfin une partie, se baisait sur ça, c'était la perfection et donc, de toujours aller recherche de cette perfection, de ce comportement de l'être humain parfait. Et donc, avec l'éducation qui avait été mienne durant de nombreuses années, puisqu'à ce jour, je m'étais lentement défait de ce cocon qui m'emprisonnait, j'étais un homme différent. Puisque j'avais appris à me faire mes propres idées, mes propres jugements, même s'ils étaient teintés parce que j'avais pu vivre, entendre, lire ou bien voir. Les avenues étaient  si nombreuses et différentes, mais le résultat restait le même. Certaines expériences changeaient une vie. Ainsi, la différence entre le Percy d'alors et le Percy de maintenant, il y avait de nombreuses différences visibles pour tous et  visibles pour un oeil entraîné. Ainsi, elle se frottait à un homme qui n'était plus celui qui l'avait injurié dans les couloirs de l'école, plus celui qui était le maître de biens des coups pour se venger. Certes, la maturité pouvait arriver avec beaucoup de retard chez un homme, un fait très connu, mais lorsqu'elle était là, il pouvait changer du tout au tout. Et c'était ce qui était arrivé pour ma personne... En quelques sortes.

Marié. Une réalité qui serait bientôt mienne et curieusement, aucune panique ni peur à l'horizon. Juste de l'acceptation stoïque, une réaction presque inhumaine à dire vrai. Certes, ce n'avait pas été cette réalité là lors du repas d'engagement, mais bon, là maintenant, il s'agissait d'une autre réalité, d'une autre mentalité même. Les relents d'adolescents qui avaient pu prendre le dessus s'étaient estompés et maintenant, il s'agissait de l'homme qui avait son regard sur elle et qui se rendait compte qu'il serait marié à cette jeune femme  qu'il avait autrefois détesté. Aujourd'hui? Ce n'était plus le cas. Conscient de vivre dans deux mondes différents même si nous étions deux de cette élite carmine, je tentais de voir ma future femme sous un autre oeil. Parce que j'étais certes un homme de principe, mais également, je ne voulais pas d'un foyer où ce serait une guerre constante. Je n'avais pas cette envie. J'avais plus dans l'idée d'avoir un havre de calme, avec des enfants... Et si cela devait se produire avec Nevena, je devrais certes faire des efforts pour enterrer cette hache de guerre pour finalement arriver, sans nécessairement à un consensus de paix, mais à quelque chose qui serait pas trop mal. Là, était l'objectif. Ainsi, cette sortie, cette visite... Tout cela... Juste une façon de procéder et d'apprendre un peu plus à se connaître. Certes. Parce que l'idée de passer le restant de mes jours avec l'image que je pouvais avoir d'elle, cette image biaisée par un adolescent hargneux qui se croyait visiblement supérieur ne pouvait pas me rendre heureux et en paix avec cette situation forcée.  Ainsi, mes mots étaient réels, mais intentions l'étaient aussi derrière. Tout ce que je pouvais lui dire, c'était réellement ce que je pouvais penser. Parce que je lui avais assuré que je ferais certes des efforts, mais en même temps, il y avait ce petit plus, une demande de mon propre esprit que je ne comprenais pas, mais que je faisais, sans vraiment me poser de question. «Je n'irais pas à dire que tu as honte... pardonne mon choix de mot lamentable... simplement, ce que je voulais dire...  autant les parties noires que les parties blanches d'une personne, on doit apprendre à les connaître, sinon, notre perception se base sur des informations fausses et qui peuvent porter à confusion.... Et avoir ainsi une mauvaise idée de cette personne alors qu'en fait... ce n'est pas ça du tout... » Les mots s'échappent tranquillement, sous un débit tranquille, de la voix calme et posée qu'elle me connaissait, mais en même temps, ce genre de conversation, ce n'était pas celle que je m'attendais clairement avoir. Mais ça encore, je le pensais et il s'agissait là probablement d'un des changements qui avaient parsemés ma vie, mais dont je ne parlais point. Je le pensais certes, mais en même temps, je voulais lui faire comprendre que certes, je n'étais pas le même. Peut-être que l'intention derrière était maladroite, ce n'était pas dans mon registre habituel, mais l'intention était là quand même et... je ne le faisais pas pour rien...Tout était calculé et avait une intention derrière et ça, depuis toujours.

«Cette réflexion, bien que véritable, ne devrait pas rester dans ton esprit. Cela ne te servirais qu'à te faire du mal. Et pour le reste, je n'ai pas l'intention de rendre notre maison invivable. Ainsi, je ne veux pas non plus d'un endroit qui est peuplé par les cris. Peut-être pas nécessairement des éclats de rire à toute heure du jour et toute heure du soir, mais au moins... je voudrais une bonne entente. » Toujours encore cette même impression de rechercher les mots, de chercher le bon discours alors que ça ne devrait pas être si difficile, mais en même temps, j'avais toujours cette impression d'être dans une conversation à coeur ouvert et bien sincèrement, ce n'était pas le meilleur de moi-même puisque je ne faisais pas ça en temps normal. Ainsi, les yeux rivés sur elle, je cherchais visiblement une question, vu qu'avec ce qu'elle me disait.... je pouvais tout lui demander. Sans réellement avoir de questions au moment précis, au moment exact, je conservais le silence et notant cette information  à l'intérieur de mon crâne, me doutant qu'à un moment, elle deviendrait utile. Lorsque j'aurai véritablement des questions pour elle.

Ainsi, je lui donnais véritablement des informations sur ma personne, mais en même temps, je me voyais mal de ne pas lui répondre. Simplement, je me doutais que cette réponse ne soit pas suffisante. Qu'elle ne soit pas satisfaisante non plus et entendant sa réponse, c'était presque un sourire amusé qui s'étira à nouveau sur mes lèvres, tellement parce que je l'avais presque prédit. Haussant simplement des épaules en réponse, je ne savais pas vraiment quoi lui dire à ce sujet. J'avais toujours été comme ça, en quelques sortes. Il s'agissait d'une partie intégrante de ma personnalité, de ce que j'étais. Je n'étais pas un type expansif de base et l'éducation n'avait pas réellement été d'une grande aide non plus.  «Naturellement, je ne suis pas un type de personne très émotive... L'éducation étant simplement un cours naturel des choses... ainsi, je ne pourrais pas réellement répondre. Par contre, il suffit de demander à mes soeurs et elles auront un discours totalement différent du mien, comme toujours...» Je n'étais pas un pantin, j'étais moi. Et même si je n'étais pas celui qui montrait le plus... enfin, je ne savais réellement pas quoi répondre, simplement, il s'agissait d'une impasse pour ma propre personne. Simplement ça. Et puis, cette ambiance, tout ce que nous vivions était très différent de ce que nous vivions auparavant, je ne savais pas à quoi m'attendre... Une ambiance visiblement plus légère à ce que j'étais habitué, plus... détendue au point même d'en faire de l'humour. Voyant qu'elle poursuivait encore dans cette direction et continuait encore et encore m'amusait, certes, je devais l'avouer. Ne bronchant pas alors qu'elle s'approchait de moi pour me murmurer à l'oreille, j'en restais néanmoins surpris et laissai entendre un simple «Nous aurions été une équipe... d'enfer... » L'idée simplement de faire des coups avec elle, de piéger.... Il s'agissait certes d'une autre réalité, mais elle semblait si... alléchante... La regardant longuement, passant une main visiblement absente dans cette barbe qui était mienne, j'hochais la tête alors qu'elle me donnait raison, chose que je ne croyais pas possible. Ainsi, j'inclinai la tête dans sa direction et murmurai simplement un... «Je n'en dirais peut-être pas autant de toi...  » Avant de laisser un sourire s'étirer sur mes lèvres, un sourire taquin, mais également énigmatique.


Elle jouait à un jeu dangereux et moi, visiblement, je n'avais rien de mieux à faire que d'y répondre. Certes à ma façon, mais je n'aimais pas avoir le pouvoir lors d'une main. Et je voulais poser mes cartes. Bien que ce n'était pas le plan initial de la soirée, avec l'alcool que je venais de laisser entrer dans mon système, je me doutais fort bien que ma capacité de réflexion n'était pas la même. Pas tout à fait la même à dire vrai. Ainsi, sans réfléchir, je lui avais pris la main et je l'avais fait transplané avec moi, chose que je n'avais même pas osé faire alors que j'étais sobre. Comme si j'avais peur qu'elle ne me fasse pas confiance alors que pourtant, il le faudrait bien à un moment.  Ainsi, je la laissais entrer chez moi, faire comme chez elle alors que je ne faisais pas ça normalement. C'était mon petit havre de paix, mon petit coin reclus où je pouvais être tranquille et où rien ne pouvait réellement m'atteindre. Mais là, elle était là. Elle était là et se baladait tranquillement dans cet environnement qui était le mien. Les yeux rivés sur elle, je croisais simplement les bras, restant immobile et l'observant. Voyant qu'elle regardait ce qui était mien. Et alors que je la regardais, je tentai de voir ce qu'elle voyait, de la même façon. De la même manière. Je vis donc cet appartement décoré avec le goût d'un homme, du moins le manque de goût, les couleurs d'un Serpentard et surtout, l'appartement d'un homme près de ses soeurs. Parce que oui, il y avait très peu de photos, mais elles étaient en majeure partie, des photos de famille ou encore des photos datant de Poudlard. «Visiblement, je ne suis pas si secret que ça... enfin pour toi... Ou bien, est-ce que je suis mon propre cliché? » Un sourire sur les lèvres, elle ne pouvait pas me voir là où elle était et elle avait visiblement son attention rivée ailleurs, sur la photo à dire vrai. Haussant légèrement un sourcil à sa demande, je me raclai doucement la gorge avant de poursuivre... «En réalité, cette décoration-ci n'est pas adapté pour toi... pour une vie à deux.. ainsi, il était dans mes plans de changer d'appartement, éventuellement.  » Une brève idée qui avait parcouru mon esprit tard un soir, alors que je me disais que ce serait pas mal. L'argent n'était pas un problème et avoir plus grand, une fois marié, ne serait pas nécessairement un luxe, sachant qu'il faudra remplir notre devoir à tous les deux et avoir des enfants dans la foulée. Ainsi, je disais cela comme si de rien était, mais en réalité, ça ne me dérangeait pas. Je ne m'étais pas réellement attaché à cet appartement, il s'agissait juste de l'endroit où je pouvais vivre. Tout simplement.


Les yeux suivant ses gestes, je la laissais revenir à moi, sans bouger, sans rien dire. Haussant un sourcil à nouveau, visiblement une de mes réactions favorites face à son bouton qu'elle laissait plus de visibilité à ce qu'il y avait sous ce chemisier informe qui faisait parti de l'uniforme. Ne disant rien, je ne fis que... recevoir, recevoir ses lèvres sur les miennes. N'attendant même pas un instant, passant mes bras autour d'elle et la ramenant davantage contre moi, me perdant pendant un instant dans ce baiser, y mettant tout ce qui avait été... cette tension du passé, cette tension du présent alors que les mains glissaient sur elle en une douce caresse qui ne cessait jamais. Quittant ses lèvres l'espace d'un instant, pour reprendre mon souffle, je chuchotai doucement... . «En effet, des atouts plutôt convaincants...  » Avant de reprendre ses lèvres d'assauts, cette fois les mains s'aventurant sur les chemisiers, détachant boutons par boutons. Je ne comprenais pas pourquoi elle avait fait ça, peut-être l'alcool, peut-être une manoeuvre de je ne sais quoi. Mais je ne voulais pas le savoir, je ne voulais pas réfléchir. Tout ce que je voulais, là maintenant, c'était ses lèvres sur les miennes, son corps pressé contre le mien et cette impression où je n'étais pas cet adolescent qu'elle avait un jour méprisé, mais bien un homme qu'elle désirait.

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At the end, aren't we all fucked up with a broken heart?© by anaëlle.
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'Cause I'm not the worst you'll see, honey Ψ Nevena

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