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dynamite (sirius)

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James Potter

APARECIUM : 25/08/2017
HIBOUX : 74
CREDITS : faust
AVATAR : nicolas simoes
DOUBLE COMPTE : bb neva
PSEUDO : electralungs
AGE : vingt-et-un ans, l'innocence dérobée.
SANG : pureté bafouée sans aucune honte.
ANCIENNE MAISON : ils rugissent les lions, d'arrogance et de bravoure. gryffondor, c'était une évidence.
SITUATION : il n'y a qu'une femme dans les vestiges de son coeur. elle l'a fui pendant longtemps, l'a rendu fou, presque obsédé. et puis ils se sont dit oui un jour, il y a quelques éternités. lily evans a fait de lui le plus heureux des hommes, et lui ne lui apporte que désolation. la bague au doigt, une chevelure rousse gravée sur la rétine, des souvenirs oubliés. malgré son air arrogant, il a pourtant toujours su ne pas la mériter, elle est sans doute mieux sans lui.
IDÉOLOGIE : membre emblématique de l'ordre du phénix, ses pas se font désormais en solitaire. il n'y a plus qu'un camp, celui du chagrin et des coeurs brisés. une humeur vengeresse qui lui colle à la peau, il les fera tomber un par un, les mages noirs, du bout de sa baguette. car que lui reste-t-il pour vivre à présent qu'ils lui ont ôté ce qu'il a de plus cher ?
MÉTIER : ancien auror, sans emploi.
ROLE PLAY : disponible (lily, sirius)


MessageSujet: dynamite (sirius) Mar 21 Nov 2017 - 0:39



sirius
&
james


“When we honestly ask ourselves which person in our lives mean the most to us, we often find that it is those who, instead of giving advice, solutions, or cures, have chosen rather to share our pain and touch our wounds with a warm and tender hand. The friend who can be silent with us in a moment of despair or confusion, who can stay with us in an hour of grief and bereavement, who can tolerate not knowing, not curing, not healing and face with us the reality of our powerlessness, that is a friend who cares.”

Toujours la même porte qui le nargue avec ses gravures en bois, le heurtoir qui semble l’observer du coin de l’oeil prêt à susurrer dans son oreille le mot qu’il redoute d’entendre : « lâche ». Parce qu’il est lâche James, il ne l’a pas toujours été le glorieux lion, mais il l’est incontestablement devenu. Quelque part au détour de ses vingt-et-une années d’existence. Sa vie n’aurait pas dû prendre cette tournure, rien n’aurait pas dû se passer comme cela ; mais pour lui, le temps de l’innocence est clairement révolu, on lui a dérobé le droit d’être jeune, immature et intrépide. Tout ce qui faisait de lui le gamin qu’il était, et il ne sait pas bien comment devenir un homme. Alors il est parti, il a tourné les talons sur ceux qui l’aiment, ceux qui restent en vie. Y compris Sirius, son frère, celui du coeur et non du sang. Et encore une fois, le voilà hésitant sur le pas de sa porte. Le vent glacial lui rougit le visage, fouette sa chevelure, lui donnant l’apparence faussement négligée qui faisait partie intégrante de son personnage à l’époque de Poudlard. À l’époque où tout était encore facile. Le soleil est haut dans le ciel en ce début d’après-midi, mais ne daigne pas consentir à ce que ses rayons ne le réchauffent. Il a choisi ce moment avec soin parce que Lily serait au travail ; c’est ce qu’elle fait Lily, même dans les heures les plus sombres de leurs existences, elle trouve encore la force de sauver des vies. Non pas qu’il se cache encore d’elle, leur récente rencontre hasardeuse lui a remis les pendules à l’heure. En quelque sorte. Pas assez pour lui faire passer ses idées de folie vengeresse. Suffisamment pour qu’il réalise à quel point il a été con. Peut-être que dans son égoïsme, il avait pris sa femme pour acquise, et il n’aurait pas dû. Mais il l’aime Lily, il l’aime plus que tout et ça le brûle. Peut-être que sans elle, il se serait déjà envoyé en l’air parce que qui d’autre qu’elle pourrait bien le ramener à la vie après la perte de son père, et celle plus terrible encore de son fils ? Ces mêmes yeux verts qu’il ne pensait plus être capable d’affronter, il pourrait toujours s’y noyer. Mais il reste bien encore une autre personne, qu’il aime presque tout autant et à qui il doit sans doute de belles excuses. Il se tient sur le pas de sa porte, les mains enfoncées dans les poches de son manteau, pas bien décidé à frapper.

Qu’est-ce qu’il fout là après leur dernière conversation ? Combien de ses conneries Sirius pourra-t-il encore pardonner ? Est-il revenu pour rester ? Il ne sait pas vraiment. Mais il a besoin de croire que si Lily a pu trouver la force de passer outre tous ses dérapages, lui le pourra également. Sirius, c’était une évidence depuis leur première conversation dans le Poudlard Express. Certes, il y avait les marauders, soudés comme les doigts de la main - ironie cruelle après la trahison odieuse. Mais il y avait aussi Sirius et James, une amitié aussi inexplicable qu’indestructible. Malgré tout, James est une personne chanceuse ; là où certaines personnes ne rencontrent jamais leur âme soeur, lui en a trouvé non pas une, mais bien deux. Les préjugés à propos du nom Black, leurs éducations diamétralement opposées, tout cela, ça ne l’a jamais arrêté, bien au contraire. Sirius et lui se sont trouvés, et malgré les recommandations d’Orion quant aux fréquentations que son fils devait s’appliquer à entretenir, ça avait été eux deux contre le reste du monde. Ça aurait encore pu l’être, si son ami avait bien voulu partir avec lui, s’il avait bien voulu se joindre à sa cause, pense-t-il non sans une pointe d’amertume. Il ne lui en veut pas James, pas exactement. Il y a quelque chose de perturbant à s’imaginer, qu’une fois dans leur vie, Sirius aura été le plus raisonnable, le plus adulte d’eux deux. Et ça ne fait qu’ajouter à la honte qui pèse sur ses épaules avachies. Il lui est reconnaissant d’avoir pris soin de Lily, d’avoir su se montrer fort là où lui se laissait noyer dans ses propres émotions, incapable de remonter à la surface pour inspirer l’oxygène vital. Peut-être qu’il devrait commencer par cela, s’il trouve un jour le courage de toquer à cette fichue porte.

Le temps s’étiole, quelques minutes encore d’indécision. S’enfuir commence à prendre les traits d’une habitude, et il n’est pas encore trop tard pour faire marche arrière. Au lieu de quoi, la main se lève enfin, frappe la porte avec conviction comme pour marquer la victoire. Il essaie de rattraper le lion, il se tient droit, prêt à affronter son meilleur ami. La porte reste un instant fermée, et c’est peut-être un bon signe. Elle ne cède pas comme lors de sa précédente visite, lorsqu’il a trouvé le traitre des Black perdu au milieu des effluves de liqueur. Il craint le spectacle qui l’attend, et la culpabilité le ronge. Comment a-t-il pu rester sans nouvelles de Sirius aussi longtemps. Les secondes sont lourdes, chaque petit mouvement lancinant de l’aiguille sur la montre qu’il porte au poignet s’ajoute sur sa conscience sale. Et puis la porte s’ouvre, et les mots se déversent de ses lippes. « - Je sais que je mérite que tu me claques la porte au nez, et je sais que je l’ai déjà dit, mais je suis désolé Sirius. Je suis vraiment désolé. » Il ne lui laisse pas le temps de répliquer, n’ose pas même encore relever les yeux sur lui. « - Tu vas pas le croire mais j’ai écouté tes conseils. Enfin pas vraiment, c’est compliqué. Mais j’ai parlé à Lily et t’avais raison je suis qu’un con. » Son regard d’ambre se relève enfin vers son ami, le débit de paroles se ralentir. Malgré tout le temps qu’il a passé comme un con sur le pas de la porte, il n’a pas su préparer un discours correct. Il y a tant de choses qu’il voudrait dire à Sirius, mais il ne sait même pas vraiment où lui-même se trouve. Et puis quelque chose le frappe. Pas d’odeur d’alcool au milieu de l’après-midi. Des cheveux propres, des habits pas suffisamment froissés pour indiquer qu’il a pu dormir dedans. « - T’as l’air bien ? Enfin mieux, en tout cas. » Et ça lui fait véritablement chaud au coeur.

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Sirius Black
and now he's so devoid of color
APARECIUM : 20/06/2017
HIBOUX : 262
CREDITS : kidd.
AVATAR : avan handsome jogia.
PSEUDO : blackthorn.
AGE : vingt-et-une années, la jeunesse ternie.
SANG : une pureté implacable dont il se moque éperdument.
ANCIENNE MAISON : lui l'exception, destiné à devenir une vipère, réparti au sein des lions.
SITUATION : un célibat éternel dans lequel il se complait.
IDÉOLOGIE : membre de l'ordre du phénix, en guerre.
MÉTIER : auror déchu.
ROLE PLAY : (open) ruby love, regulus, soon lily and james.


MessageSujet: Re: dynamite (sirius) Sam 25 Nov 2017 - 12:36



Il commençait presque à entrapercevoir un peu de lumière, presque. Les ténèbres demeuraient présentes, menaçant d’ensevelir son âme à chaque instant de chaque jour, mais il s’accrochait, férocement, avec une détermination somme toute plutôt ébréchée. Courageusement, Sirius s’efforçait de garder la tête hors de l’eau et force était de reconnaître que ses progrès en la matière étaient palpables. Ruby y était pour beaucoup, naturellement. Si Sirius peinait encore à comprendre ce que cette fille pouvait bien lui trouver à lui, il n’en était pas moins bien décidé à vivre leur semblant d’histoire. Ruby projetait sur lui une lumière chaude et accueillante ce qui tenait véritablement du miracle en des temps aussi sombres. Quand il était avec elle, Sirius se sentait presque bien. Il était presque heureux, ou du moins en avait-il l’illusion. De par sa simple présence, Ruby parvenait à repousser l’obscurité qui le guettait, rendant ce monde meurtri nettement plus doux. Il y avait quelque chose chez elle qui donnait envie à Sirius de tenir bon, de ne pas lâcher. Ne pas céder pour elle. Pour Lily. Pour Remus. Elle lui donnait envie de se battre. De bien des façons, elle parvenait même à lui rendre la foi.

Tout n’était pas simple pour autant, naturellement. Rien ne l’était. La lumière vaporeuse que Ruby projetait sur Sirius finissait toujours par s’évanouir et la réalité, perfide et sournoise, finissait toujours par reprendre ses droits. La situation était insupportable, invivable et cela, Sirius ne l’oubliait jamais vraiment. C’est tout leur monde qui souffrait. Une agonie lente et profonde qui avait d’ores et déjà tant pris. Elle avait emporté Harry. Elle avait emporté James. Elle avait amené Sirius à se réfugier dans l’alcool. Elle avait rongé des vies. Les dommages étaient là. Les plaies demeuraient à l’air, le sang séché teintant encore la peau pale. La peine restait, de même que la colère. Car il était toujours furax, Sirius. Ruby l’aidait peut-être à tenir bon, mais elle ne pouvait pas endiguer tous les sentiments néfastes qui lui broyaient la poitrine. Sirius poursuivait sa lutte. Il se réveillait toujours dans la nuit, le souffle court et le corps couvert d’une pellicule de sueur, avec un sentiment de vide abyssal au niveau de la poitrine. Il continuait à redouter le moment de sombrer dans les bras de morphée car il savait très bien qu’il allait retrouver le visage grimaçant de Peter dans ses cauchemars, silhouette grotesque penchée sur le minuscule cadavre de Harry. Ses visions ne cessaient jamais. Jamais. La colère de Sirius demeurait, tant dirigée vers le traitre qu’envers lui-même. Il demeurait furibard, empli de haine, une haine dont il ne parvenait pas à se délester. Elle lui rongeait les entrailles, léchant ses organes. Elle demeurait là, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse. Même la proximité rassurante de Ruby ne la faisait pas taire. Elle perdurait, vivace, brulante. Tant de colère contenue dans un seul cœur. Et de la peine, et de la culpabilité. Tant d’émotions à dompter.

A cela s’était ajouté le retour de Regulus. Un nouvel amas de problème avec lequel Sirius devait composer. Sa vie ne lui avait jamais semblée si dissolue et pourtant, il en avait connu des tourments depuis sa venue au monde. Une tasse de café dans la main, Sirius émergeait d’un sommeil tourmenté. Comme toujours, sa nuit avait été morcelée, dépravée par les flashs sanglants qu’il ne parvenait pas à endiguer et il se sentait fatigué, quoiqu’apaisé par la perspective de la soirée à venir. Il allait voir Ruby. Il allait pouvoir oublier, ne serait-ce que durant une poignée de minutes. Un répit bienvenu dont il ne serait jamais rassasié. Lily était déjà partie au boulot et Regulus dormait encore à l’étage. En se levant, Sirius avait passé la tête dans l’entrebâillement de la porte de la chambre dans laquelle il avait installé son cadet et il s’était laissé aller un instant à la contemplation de ce dernier. Il avait presque l’air serein ainsi endormi. Presque. En dépit de l’heure légèrement avancée, Sirius l’avait laissé dormir, ne trouvant pas la force de l’arracher à un sommeil dont il avait de toute évidence largement besoin. Il était donc descendu pour se réfugier dans une solitude tantôt rassurante, tantôt effrayante. Une solitude qui s’avéra bien courte car, vite, des coups raisonnèrent contre la porte. Malgré lui, Sirius senti tout son corps se tendre. Il n’attendait personne et son imagination exacerbée tendait à renforcer sérieusement la paranoïa bien connue en tant de guerre. N’importe qui pouvait se trouver derrière sa porte. Peut-être était-il question de Reg ? Avait-il été retrouvé ? Cette pensée glaça le sang de Sirius qui attrapa d’un geste rapide sa baguette. Il avança jusqu’à la porte d’entrée et demeura un instant derrière cette dernière. Sa main resta suspendue au dessus de la poignée, comme s’il craignait de se bruler à son contact. Puis, il la tourna d’un coup sec et la porte s’ouvrit pour dévoiler un visage qu’il ne s’attendait décemment pas à voir. Un visage qu’il connaissait presque aussi bien que le sien. Un visage que, dans ses moments de désespoir les plus marqués, il craignait de ne plus jamais revoir. Celui de James. Ce foutu James Potter. Son foutu James Potter. « Je sais que je mérite que tu me claques la porte au nez, et je sais que je l’ai déjà dit, mais je suis désolé Sirius. Je suis vraiment désolé. » De nouvelles paroles fiévreuses, énoncées à toutes vitesses. Un nouveau choc que celui de se retrouver ainsi planté devant son ami. Il était tendu James. Comment aurait-il seulement pu ne pas l'être ? Il craignait d'être refoulé, comme Regulus lorsqu'il s'était présenté sur le pallier de son aîné. Sirius, il n'aurait jamais pu lui fermer la porte au nez. Il en était incapable. Car James pouvait faire n'importe quoi. James pouvait être égoïste. James pouvait être con. Il pouvait lui en vouloir. Fort. Cela ne changeait rien. Il n'aurait jamais pu le repousser, Sirius. Ce n'était pas dans sa nature. Il ne pouvait pas perdre James. Cette seule idée lui déchirait le coeur. « Tu vas pas le croire mais j’ai écouté tes conseils. Enfin pas vraiment, c’est compliqué. Mais j’ai parlé à Lily et t’avais raison je suis qu’un con.. » Sirius se mordit la lèvre, son regard foncé braqué sur son ami. Ouais qu'il voulait lui dire. Ouais, t'es qu'un con. Il était en colère contre lui, Sirius. Mais il avait peur aussi. Peur qu'il ne reparte, comme la dernière fois. Il ne voulait pas prendre ce risque. Il n'était pas sûr de pouvoir supporter un nouveau départ. Le corps de Sirius exprimait toujours une tension certaine et sa main demeurait refermée sur sa baguette quand bien même il aurait été parfaitement incapable ne serait-ce que de la diriger très légèrement vers son meilleur ami. « T’as l’air bien ? Enfin mieux, en tout cas. » Bien ? C'était beaucoup dire vraiment. Il allait mieux, oui, certainement. Mais il ne voulait pas parler de lui. Pas tant qu'il n'avait pas la confirmation que cette conversation ne se terminerait pas de la même façon que la précédente. Il lui fallait une garantie à Sirius. La garantie que James ne repartirait pas. Pas sans lui. Plus jamais. « Est-ce que t'es là pour rester ? » Demanda-t'il de but en blanc. Et une seule réponse était acceptable.
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James Potter

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SANG : pureté bafouée sans aucune honte.
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SITUATION : il n'y a qu'une femme dans les vestiges de son coeur. elle l'a fui pendant longtemps, l'a rendu fou, presque obsédé. et puis ils se sont dit oui un jour, il y a quelques éternités. lily evans a fait de lui le plus heureux des hommes, et lui ne lui apporte que désolation. la bague au doigt, une chevelure rousse gravée sur la rétine, des souvenirs oubliés. malgré son air arrogant, il a pourtant toujours su ne pas la mériter, elle est sans doute mieux sans lui.
IDÉOLOGIE : membre emblématique de l'ordre du phénix, ses pas se font désormais en solitaire. il n'y a plus qu'un camp, celui du chagrin et des coeurs brisés. une humeur vengeresse qui lui colle à la peau, il les fera tomber un par un, les mages noirs, du bout de sa baguette. car que lui reste-t-il pour vivre à présent qu'ils lui ont ôté ce qu'il a de plus cher ?
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MessageSujet: Re: dynamite (sirius) Sam 2 Déc 2017 - 1:06



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“When we honestly ask ourselves which person in our lives mean the most to us, we often find that it is those who, instead of giving advice, solutions, or cures, have chosen rather to share our pain and touch our wounds with a warm and tender hand. The friend who can be silent with us in a moment of despair or confusion, who can stay with us in an hour of grief and bereavement, who can tolerate not knowing, not curing, not healing and face with us the reality of our powerlessness, that is a friend who cares.”

Il n’est plus le même James, plus vraiment. Il a du mal à se reconnaître lorsque son regard accroche par mégarde son reflet dans une glace ; avec ses yeux entourés de cernes violettes et profondes, trace laissée par des nuits de cauchemars et d’insomnies, ses cheveux véritablement en bataille, loin de l’air faussement négligé qu’il se donnait à Poudlard et qui jouait une grande part dans son succès auprès de la gent féminine, ses épaules avachies qui semblent porter le poids du monde et peut-être plus encore, avec tout ça, il ne ressemble plus au fier lion, il n’en est plus que l’ombre falote, insignifiante. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit, car il s’en fiche pas mal de son apparence à présent. Non, s’il n’est plus le même, c’est parce que sa vie a basculé dans un éclair de lumière verte, parce qu’il est déboussolé, privé de tous ses repères. Et le voilà nerveux, lui qui rayonnait autrefois d’arrogance, sur le pas de la porte de son meilleur ami. Des paroles qui s’échappent de ses lippes dans un flot intarissable, des yeux qui fuient le visage de celui qu’il a toujours considéré comme son frère. Sirius et James, James et Sirius. Une histoire qui fonctionne dans tous les sens, deux lurons soudés comme les doigts d’une main. Lorsqu’on en aperçoit un, nul besoin d’attendre bien longtemps pour voir la silhouette du deuxième se dessiner, jamais très loin. Ils ont fait les quatre cents coups ensemble. Et bien plus encore. Sirius est l’un des seuls à qui il a jamais laissé entrevoir les fêlures dans la façade d’assurance. Il a partagé ses doutes avec lui, lorsque son esprit n’était obsédé que par Lily Evans, sans doute l’unique fille de leur génération qui faisait preuve de tant de véhémence en refusant ses avances. Et à l’inverse, James a toujours été là pour Sirius, parce que c’était une évidence. Il l’a recueilli lorsque sa propre famille lui tournait le dos. Ensemble, ils ont appris que le sang, c’est bien peu de choses. Et puis il a tourné le dos à tout ça, sur un coup de tête. Il l’a laissé se débrouiller seul avec ses idées noires, seul pour entamer une traversée forcée vers l’âge adulte, pour prendre soin de la femme à qui il avait lui-même promis de rester à ses côtés pour le meilleur et pour le pire jusqu’à leur dernier souffle. À présent, et pour la seconde fois, il n’a que sa honte et ses regrets à faire valoir ; des sentiments qui viennent s’ajouter à la masse déjà insoutenable qui pèse sur sa poitrine, l’écrasant un peu plus, lui donnant l’air voûté des vieillards, lui qui n’est somme toute âgé que de vingt-et-un ans.

La voix de Sirius le ramène sur terre. Comme celle de Lily. C’est lorsqu’il l’entend qu’il prend pleinement conscience de l’ampleur de sa connerie. Des mots brusques, balancés à la hâte, comme sortis de nulle part. Il en dit si peu Sirius, mais ils n’ont pas besoin de mots pour se comprendre. Il entend toutes les paroles cachées dans le silence, il voit la grippe du sorcier sur la baguette qu’il tient à la main. Serait-il capable de la retourner contre lui ? Est-il en colère à ce point ? La porte reste ouverte, et c’est peut-être déjà une esquisse de victoire. Il ne s’en remettrait pas de cette perte là, ce serait celle de trop, celle qui le dépouillerait de l’infime part de raison qui subsiste en lui. Et pourtant il sent que ça ne tient pas à grand chose, comme avec Lily, il danse sur des feux ardents, il n’a pas le droit à l’erreur. Peut-être n’était-ce pas une bonne idée après tout de se pointer chez lui sans prévenir. Il se sent comme face à un second ultimatum, et il n’a toujours pas la réponse certaine qu’on veut entendre de lui. « - J’en sais rien Sirius, je… » Il se fait à nouveau hésitant, la voix à peine audible, la peur d’être rejeté parce qu’il n’arrive pas à se comporter comme il le faudrait. Parce que chacune de ses pensées est encore animée par une folie vengeresse. La mort de Peter, du traître, il l’a imaginée tant de fois que les visions lui semblent presque réelles parfois. Mais pas assez pour l’apaiser, jamais assez pour l’apaiser. C’est toujours la même blessure béante qui le réveille en sursaut les rares nuits où le sommeil l’emporte. « - Je ne me cachais pas de toi, tu savais où j’étais, tu aurais pu me trouver. J’espérais que tu me trouves. » Les souvenirs de leur dernière conversation sont palpables, la proposition qu’il lui a faite, et que Sirius a refusée. Il comprend pourquoi à présent, il sait que son ami a agi de la meilleure manière qui soit, mieux que lui ne le pourra jamais. Et pourtant, toujours cet espoir qui le chatouille, de le plier à sa cause, d’apaiser ensemble leurs deux plaies ouvertes qui refusent de cicatriser. « - Je ne sais plus où est ma place, où je dois rester, je suis perdu. » Toutes ses certitudes se sont envolées en fumée ces derniers mois. Foutue prophétie. D’abord son travail qu’il a dû abandonner, pour se donner l’illusion de la sécurité. Puis sa famille qui lui a été arrachée, comme si c’était ses entrailles qu’on sortait de son corps. Il ne restait que des jours vides, des errances solitaires et infinies. « - Je ne peux pas retourner chez nous, parce que les murs sont encore hantés par leur présence. Je ne peux pas retourner auprès de l’ordre, parce qu’ils mènent un combat perdu d’avance avec leurs méthodes délicates. » Est-ce qu’il se cherche des excuses ? Sans doute oui ; mais il n’en peut plus de toute cette pression qui repose sur lui. Son fils, toute sa vie, n’a-t-il pas le droit d’être égoïste ? Il sait que la mort d’Harry a dévasté son ami, mais il ne comprendra jamais tout à fait le sentiment d’impuissance, le moment exact qui se rejoue sous ses yeux, encore et encore, inlassablement. Il est fatigué James, peut-être plus que tout le reste, plus que la colère, la rage et la haine, c’est la fatigue qui aura raison de lui, la solitude. « - J’ai pas envie de repartir Sirius. J’ai besoin de toi. J’ai besoin de Lily. Mais je sais pas comment rester sans m’effondrer. »

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Sirius Black
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AGE : vingt-et-une années, la jeunesse ternie.
SANG : une pureté implacable dont il se moque éperdument.
ANCIENNE MAISON : lui l'exception, destiné à devenir une vipère, réparti au sein des lions.
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MessageSujet: Re: dynamite (sirius) Mar 12 Déc 2017 - 19:12



Tout ce que Sirius voulait c’était entendre James dire que c’était terminé. Qu’il rentrait à la maison. Qu’à partir de maintenant, ils allaient se battre ensemble, comme ils avaient toujours eu coutume le faire. Cela ne leur ressemblait pas du tout d’oeuvrer ainsi chacun dans leur coin. C’était ridicule. Ils avaient déjà beaucoup trop perdu. Ils ne pouvaient pas non plus se perdre l’un l’autre. Sirius savait qu’il n’y survivrait pas. C’était ce qui l’empêchait de laisser jaillir sa colère à l’encontre de son meilleur ami le déserteur. C’était ce qui le retenait de lui claquer la porte au nez comme une part de lui pensait qu’il le méritait. Il avait envie de s’énerver, Sirius. Pour une fois, il voulait relâcher la pression, laisser jaillir ses émotions. Il était fatigué de les dompter tant bien que mal, fatigué de mener une guerre perpétuelle contre l’étendue de ses sentiments violacés. Cela lui ferait un bien fou que de se libérer ainsi de tous ces poids qui n’avaient de cesse de peser lourdement sur ses épaules. Il le savait et il crevait d’envie de s’autoriser ce plaisir. Il n’en fit rien cependant. Il demeura immobile, affrontant son meilleur ami, suspendu aux lèvres de ces derniers. Son corps était tendu comme un arc, ses doigts refermés sur sa baguette, alors qu’il attendait que James ouvre la bouche. Dis que t’en as assez. Dis que tu vas rester. Car c’était tout ce qu’il avait à dire. C’était tout ce que Sirius devait entendre. Et il n’avait pas l’impression de lui demander la lune. Non. Dans le fond, Sirius ne parvenait même pas à comprendre pourquoi James était parti dans un premier temps. Il avait eut besoin de prendre un peu de distance après la perte de son fils, une réaction somme toute plutôt humaine et parfaitement naturelle, mais pourquoi avait-il mis tant de temps à revenir ? Avait-il seulement souffert lui aussi de cet distance ? L’avait-il ressenti lui aussi, ce trou béant dans la poitrine ? Car c’était un vide avec lequel Sirius avait dut composer, de même que Lily, Lily que Sirius avait essayé de soutenir de son mieux. Ils s’étaient épaulés l’un l’autre, palliant tant bien que mal le vide de James, mais ils n’y étaient jamais parvenus. Rien n’y personne ne pouvait égaler James. Il fallait être stupide pour seulement s’imaginer le contraire. « J’en sais rien Sirius, je.... » Nouvelle déception. Ce n’était pas là les mots attendus. Cela n’était rien. Le langage corporel de Sirius ne trahissait d’ores et déjà aucune forme de joie ou de douceur, mais les paroles prononcées par James eurent pour conséquence de rendre son regard encore plus glacial. Bien sûr, il ne l’était pas tout à fait. Il n’y avait pas que de la froideur dans les iris bruns foncés du fils Black. Comme toujours lorsqu’il observait James, une large dose d’affection perçait dans ses yeux, son éclat était simplement étouffé en cet instant sous une nappe verglacée. « Je ne me cachais pas de toi, tu savais où j’étais, tu aurais pu me trouver. J'espérais que tu me trouves. » Sirius croisa ses bras sur son torse dans une attitude défensive qui ne s’appliquait à l’ordinaire guère à James. Cette distance entre son meilleur ami et lui n’était pas familière à Sirius. Elle le contrariait fortement. Sirius garda le silence, apeuré qu’il était à l’idée de la portée des mots qui pourraient bien sortir de sa bouche s’il se risquait à desserrer les lèvres. Il tâchait d’endiguer sa colère, son ressentiment, mais c’était compliqué. Il était sur les nerfs, comme prêt à exploser et il lui fallait déployer des trésors de force pour demeurer silencieux. Il avait envie de dire à James que ce n’était pas juste. Qu’il ne pouvait pas lui reprocher d’être resté pour faire ce qu’il aurait dut faire lui-même. C’était de l’égoïsme. James était égoïste. Il retournait une lame dans la chair d’ores et déjà sanguinolente de Sirius et bordel, il n’en avait vraiment pas besoin. Tel le serpent qu’il n’était pourtant pas, James le tentait, l’invitant à le poursuivre dans une quête mortelle à laquelle Sirius aspirait lui aussi. Il l’entrainait sur une pente glissante, une pente dont Sirius essayait de se tenir à l’écart. « Je ne sais pas où est ma place, où je dois rester, je suis perdu. » Sirius serra le poing qui ne tenait pas sa baguette, si fort que ses ongles s'enfoncèrent dans la chair tendre de sa paume. Ta place est ici! Ta place est avec moi! Et peut-être que c'était égoïste de penser ainsi. Peut-être que d'eux deux, c'était Sirius et pas James l'égoïste. Et c'était sa faute. Sirius avait commis l'erreur qui avait couté la vie de Harry. S'il n'avait pas placé sa confiance en Peter, Harry serait encore en vie et James serait heureux. Sirius avait foiré. Il avait foiré dans les grandes largeurs. Il ne le savait que trop bien. « Je ne peux pas retourner chez nous, parce que les murs sont encore hantés par leur présence. Je ne peux pas retourner auprès de l’ordre, parce qu’ils mènent un combat perdu d’avance avec leurs méthodes délicates. » Sirius fut agité de frissons incontrôlables qui n'avaient rien à voir avec la température estivale. Le souvenir de cette nuit de cauchemar ne le quittait pas. Jamais. Leur monde tout entier s'était effondré alors. Leur monde autrefois si ruisselant de possibilités avait été détruit en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Sirius eut envie d'ouvrir la bouche pour défendre l'ordre, mais cela aurait mal sonné entre ses lèvres. Comme bien souvent, les pensées de James faisait écho aux siennes. S'il n'avait pas un avis aussi catégorique que son meilleur ami sur l'Ordre, il n'était pas non plus en désaccord avec les propos exprimés. « J’ai pas envie de repartir Sirius. J’ai besoin de toi. J’ai besoin de Lily. Mais je sais pas comment rester sans m’effondrer. »  De sa main libre, Sirius massa sa nuque noueuse, le coeur infiniment lourd dans sa poitrine. Il voulait juste trouver les mots, les foutus mots qui l'aideraient à garder son meilleur ami près de lui. Car il avait besoin de James. Comme toujours. Sans arrêt. « Faut que tu restes. » Lâcha-t'il enfin, d'une voix à l'intonation légèrement suppliante. « On se débrouillera ensemble. On trouvera quelque chose, quelque chose pour rendre tout ça plus... Supportable. » Qu'est-ce qu'il entendait par quelque chose ? Il n'en savait foutrement rien. Il n'était même pas sûr de croire véritablement en ce qu'il racontait. Il n'était pas sûr que quoi que ce soit puisse apaiser leur peine. Non. Tout ce que Sirius savait c'est que l'absence de James n'arrangeait rien et qu'il était tant qu'il rentre. Qu'il revienne à la maison. « Tu entres ? » Lança Sirius en désignant la porte de chez lui. Rentres à la maison.
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MessageSujet: Re: dynamite (sirius)

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dynamite (sirius)

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