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It's hard to say "I'm sorry"

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Ludovic Descremps

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1431
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: It's hard to say "I'm sorry" Dim 3 Déc 2017 - 19:55



It's hard to say "I'm sorry"
It's hard to say "I'm sorry"
Londres – Appartement de Jon Lakenstridge – 8 Février 1982

Silence.
Silence et abandon.
C'était ce qui avait rythmé la vie du français ces derniers jours. Non pas des remords ou tous ces sentiments prise de tête qui demandent au corps une subtile alchimie d'hormones et de croyances pour exister, mais bien un vide, une tristesse sombre et profonde qui le poussait à rester là, toujours au même endroit, le regard perdu dans le vide. Il n'avait rien fait pendant ces trois jours. A peine mangé, tout juste dormis, pratiquement pas parlé, beaucoup pleuré... ce n'était pas faute des énormes efforts qu'avait fait sa compagne pour tenter de garder son moral au beau fixe, ni faute d'avoir essayé lui-même à ce que cette gentillesse presque forcée de l'Auror lui parvienne, mais il n'y arrivait tout simplement pas. Il n'arrivait pas à se lever, à quitter le canapé ou le lit selon l'endroit où il se trouvait. Il faisait de son mieux pour ça, se forçait à vouloir se lever, à vouloir écouter, sourire, oublier, mais il n'y arrivait pas. Vautré sur le canapé, sa tête relâchée complétement contre le dossier, il se contentait de respirer, fixer le noir, se morfondre, tandis que Linda allait et venait dans l'appartement, lui parlait, tentait de l'aider, essayait de rattraper les problèmes qu'elle semblait avoir eut lors de cette mission qui lui avait valut son absence et il s'en fichait. Il faisait ce qu'il pouvait pour l'écouter, pour se soucier des problèmes qu'elle avait eut et qui embrouillaient encore son esprit, mais il s'en fichait seul comptait... quoi ? Jon ? Sa tristesse ? La lassitude ? Quelque chose entre tout cela sans doute. Il n'y avait que sur la fin du week-end que ce laisser-aller se teinta d'une frustration insupportable, d'un manque de plus en plus croissant à mesure que l'horloge égrenait les secondes, plus ténu que d'habitude, certes, mais suffisant pour que le maigrichon en vienne à élever la voix contre l'Auror une ou deux fois, lassé de l'entendre sans cesse lui demander s'il voulait quelque chose alors qu'elle avait chassé la seule personne capable de lui donner ce qui lui manquait vraiment.

Inutile d'espérer que Morgan serait revenu après ce qui s'était passé, la directrice avait veillé à ça de toutes les façons possibles. A quelques occasions, le legilimen était parvenu à sentir la présence du vampire dans une des ruelles à proximité, mais il n'avait jamais eut l'occasion de faire un pas de plus dans leur direction, de rejoindre la rue où se trouvait la maison, que l'Auror, comme un molosse aux aguets, avait eut suffisamment de soupçons et de méfiance pour le faire fuir sans rien tenter. Ludovic l'aimait, énormément, mais parfois elle avait vraiment le don de l'agacer.
Raison pour laquelle il ne fut pas vraiment triste de savoir qu'elle s'absentait ce matin-là pour reprendre le travail, voyant là l'occasion rêvée pour que l'écossais revienne lui rendre visite. De toute façon, même s'il n'avait pas été en manque, il n'aurait sans doute pas beaucoup réagit à son départ, se serait contenté de cligner des paupières, grommeler peut-être ou soupirer à la limite, et aurait continué à croupir sur ce canapé en fixant le mur comme s'il s'agissait de la plus captivante des fenêtres. Au lieu de ça, il l'avait pratiquement poussé dehors par répliques exacerbées, impatient d'attendre que l'écossais qu'il espérait tant se présente. Et au final ?
Rien.
Personne.

Ludovic avait attendu, secondes, minutes, heures... le vampire n'était pas venu. Il le devinait roder quelque part, mais pas de trace du mage noir, pas le moindre coup à la porte, pas la moindre tentative d'approche. Est-ce que l'Auror lui avait fait peur au point qu'il n'ose plus l'approcher à moins de cent mètres ? Après un long moment d'attente, le français s'était résolu à prendre les choses en main et faire de son mieux pour se lever. Cela avait long, dur, fatiguant. Il lui avait ensuite fallut marcher, s'habiller, trouver un moyen de sortir de cet appartement qui commençait à sentir le renfermé depuis le temps que le maigrichon y croupissait et sortir. Le vent, le froid, la neige fondue qui giflait son visage par bourrasque... tout cela lui avait paru si hostile, si inhospitalier, qu'il lui avait fallut beaucoup se forcer pour renoncer à faire demi-tour et retourner se vautrer sur son canapé. Au lieu de ça, il avait fait un pas devant l'autre, complétement au hasard, vêtu à la hâte, jusqu'à ce qu'il trouve finalement la bonne rue, se faisant brusquement accueillir par une force implacable qui l'avait plaqué au mur et mordu sans même qu'il ait eut besoin de le demander pour une fois.

Ludovic s'affaissa lentement sur lui-même jusqu'à se retrouver assis par terre, fatigué, vidé, deux points rouges bien frais sur sa gorge. Au-dessus de lui, le vampire s'essuyait le visage, savourant ce sang qu'il avait tant attendu. Depuis combien de temps avaient-ils dut se passer si longtemps de ces petites beuveries qui leur faisait autant de bien l'un qu'à l'autre ? Depuis combien de temps se faisait-il mordre ainsi si régulièrement qu'il en était venu à ne plus compter la distance entre chaque "séance" ? A côté de lui, le mangemort commençait à parler, à se plaindre de l'Auror qui les avaient obligés à se retrouver dans une ruelle froide et humide au lieu d'un salon plus confortable. Préoccupations de sang pur en somme, bien loin de celles du sang-mêlé qui, assit dans la boue, se demandait seulement comment il avait pu arriver là sans rien écouter. Comment ? C'était bien la question non ? Ni pourquoi, ni à cause de qui, mais seulement "comment ?". Il se souvenait avoir été allongé sur un canapé quelques heures plus tôt, incapable de bouger, de se lever, de penser, et se retrouvait là maintenant. Après avoir déployé plus d'efforts qu'il n'avait été capable d'en faire depuis trois jours. Il était sortit, s'était motivé, tout ça pour quoi ? Finir vautré dans la boue, la gorge ouverte, pour quelques secondes d'un doux engourdissement dont il ne parvenait pas à se passer ? Pourquoi alors ? Ludovic soupira, en silence, laissant l'autre continuer à bavasser et se plaindre sans se soucier le moins du monde des insultes à peine dissimulées qu'il adressait contre l'Auror en se demandant comment ils allaient pouvoir se revoir sans qu'il se fasse tuer.

— On pourrait aller dans un bâtiment abandonné, s'entendit-il seulement dire au bout d'un moment, j'ai entendu dire qu'il y en avait un du côté de Gladstone Park.

Est-ce que cela convenait ? Est-ce que l'information était vraie ? Il n'en avait aucune idée et ne s'en préoccupa pas plus que ça, entendant vaguement le vampire approuver et convenir d'une destination plus précise pour la prochaine fois. Il paraissait satisfait, ravi peut-être même. Ludovic ne réagit pas. Il se demandait comment il avait pu arriver à ce canapé, longtemps avant de finir dans cette ruelle. Par quel moyen il s'était retrouvé si mou et privé d'énergie qu'il aurait pu se confondre avec un oreiller. Cela ne s'était pourtant pas si mal passé quelques jours avant, il n'était pas aussi épuisé qu'il l'était maintenant. Alors comment ? Comment est-ce que cela avait pu arriver ? Cette petite question traçait son chemin dans les cellules grises usées de l'ancien Serdaigle  lorsqu'une question plus directe attira son attention. Répétée plusieurs fois sans doute avant que le sac d'os assit par terre ne comprenne qu'elle lui était adressée. Morgan "s'inquiétait" de son devenir à présent. Comment allait-il rentrer ? Est-ce qu'il y arriverait ? Comment il se sentait ? Qu'importait ? Ludovic haussa les épaules, ne trouvant pas plus à répondre et provoquant sans aucun doute un peu de lassitude de la part de l'écossais. Il aurait pu être plus explicite sans doute, mais quel intérêt ? Finalement, le vampire le remis sur ses pieds, tâchant de lui redonner un peu forme humaine, suffisamment pour qu'il puisse marcher, avant de l'entrainer dans une rue plus passante et de lui appeler un taxi. Le sorcier ne se souvenait même pas avoir déjà pris un taxi, mais il apprécia le confort envoutant du siège de la banquette arrière et, surtout, la chaleur agréable du moteur et de l'habitacle qui avaient tourné toute la journée. Son fauteuil était tiède, sans doute quelqu'un y était-il déjà passé. Le vampire lui ordonna de rester là jusqu'au terminus, donnant brièvement l'adresse de l'appartement d'Oswin au chauffeur avec un peu d'argent moldu, avant de se retourner vers son calice pour lui mettre dans la main une de ces petites gélules rouges fabriquées par ses soins. De nouveau l'ordre de ne pas faire de choses stupides et il referma la portière, laissant le véhicule commencer à rouler. Comment ? Comment en était-il arrivé là ?

Enfermé dans le taxi, Ludovic avait la tête tournée vers la fenêtre, captant de l'extérieur des bribes de consciences qui lui faisaient l'effet de petits jouets joyeux conversant de l'autre côté d'une vitrine. La gélule dans la main, les mains froides, les traits tirés et plus pâle que jamais le sorcier ne savait plus quoi faire, quoi croire, quoi penser. Rentrer ? Retourner sur le canapé ? Attendre, les yeux dans le noir, que Linda revienne, puis de revoir Morgan ? Est-ce qu'il n'allait plus faire que ça désormais ? Attendre ? S'excuser d'exister ? De l'autre côté de la voiture, le chauffeur avait depuis longtemps abandonné l'idée de faire la conversation, il s'était tut, profitant de son passager visiblement saoule ou simplet pour faire quelques détours superflus et ajouter des kilomètres au compteur. Il n'y croyait pas trop, mais peut-être aurait-il pu extorquer un peu d'argent supplémentaire à ce gars étrange qui semblait sur le point de vomir sur sa banquette à chaque virage. Le maigrichon écoutait ses pensées, ses idées, ses plans machiavéliques pour offrir un petit cadeau en plus à ses enfants une fois rentré, comme on regarde un show télévisé et encore, toujours, entre ses doigts, roulait la petite gélule rouge.

— Vous pouvez tourner à droite s'il vous plait ? demanda-t-il au bout d'un moment, faisant presque sursauter le conducteur qui était en train de se dire que son passager devait être muet.

Il protesta un peu, affirmant que la bonne rue n'était pas dans cette direction, quand bien même il l'avait dépassé depuis deux bonnes minutes, mais le français ne répondit pas, se contentant de répéter qu'il voulait tourner à droite. Bon grès mal grès, le chauffeur obéit, se laissant guider par son curieux client qui le conduisit un peu au hasard à travers les rues de Londres. Gauche, droite, tout droit... il s'égara un instant, mais plus les routes s'enchainaient plus il semblait certain de l'endroit où il allait et, finalement, il demanda au taxi de s'arrêter en plein milieu de la route, dans le centre ville.

Glissant la gélule dans sa poche, le maigrichon sortit sans se soucier de savoir s'il en avait le droit ou s'il devait encore payer. Il ne fit même pas attention aux autres voitures qui circulaient aux alentours, ni aux avertissement du conducteur alors qu'il marchait droit sous les roues d'un véhicule qui dut virer de bord brusquement pour ne pas l'écraser et traversa la rue, jusqu'à l'immeuble d'en face, y entrant comme s'il était chez lui... enfin, presque. Il dut attendre un long moment devant la porte qu'un des habitants de l'immeuble vienne ouvrir, lui permettant de se glisser à l'intérieur et de commencer à grimper les étages, sentant son genou s'écraser un peu plus à chaque marche d'escalier. Un niveau, deux niveaux... Est-ce que Jon voulait le tuer à aller s'installer aussi haut ? Ludovic dut s'arrêter plusieurs fois et s'appuyer contre le mur de la cage d'escalier, essoufflé, ses jambes tremblant sous l'effort, son souffle court et sa gorge sèche alors que sa tête tournait du manque de sang. Mais ce n'était rien, encore un effort.

Après quelques hésitations, le sorcier arriva enfin à la bonne adresse, scrutant l'appartement pour s'assurer qu'il se trouvait chez la bonne personne, saisissant tout juste la chance énorme qu'il avait que le britannique ne se soit pas volatilisé par la cheminée avant qu'il n'ai grimpé jusqu'au dernier pallier. Il avait fait le plus dur, physiquement, restait à faire le plus dur, intellectuellement. Tâtonnant à l'aveugle et palpant les contours de la porte, Ludovic fini par mettre la main sur une sorte de bouton qui devait être la sonnette. Il appuya dessus, tendant l'oreille, et entendit bientôt un petit son strident qui ne fit que l'encourager à appuyer encore, restant le doigt sur la sonnette jusqu'à ce que le britannique derrière la porte finisse par se mettre en mouvement. C'était bien comme ça que fonctionnait une sonnette hein ? Ludovic garda le doigt dessus, jusqu'à ce que la porte s'ouvre et encore un peu après, comme si le son, sonner, lui laissait un peu plus de temps avant de parler. Il garda le doigt sur la sonnette, la tête tournée vers le locataire des lieux, l'air presque étonné, avant de baisser enfin le bras, faisant taire le sifflement strident qui emplissait la pièce et laissant retomber le silence.
Silence.

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Jon Lakenstridge

APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 102
CREDITS : Myself
AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: It's hard to say "I'm sorry" Jeu 7 Déc 2017 - 22:56



It's hard to say "I'm sorry"

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


Il fallut quelques temps à Jon pour se remettre de son séjour prolongé chez Ludovic, mais surtout pour réussir à dégager un peu toute la pression qui grondait en lui, comme une colère brûlant d'une manière si forte qu'on la pensait inarrêtable. Il bouillait intérieurement, avait l'impression d'imploser et de ne pouvoir tout expulser de manière convenable, et cela le faisait enrager d'autant plus.
Certaines personnes marchaient à l'envie, la tristesse, et, alors que c'était loin d'être évident, il se trouvait que Jon Lakenstridge marchait à la colère. Une fois rentré chez lui, n'ayant plus que le silence pour toute compagnie, il ne fallut pas longtemps à l'homme pour lâcher un long hurlement, ponctuant sa colère de coups et de cris, faisant voler à travers le salon tous les papiers vêtements et autres babioles qui trainaient. Expulser, laisser exploser, exprimer tout ce qui aujourd'hui ressortait plus brutalement qu'un volcan n'explose après des siècles d'inactivité. Il en avait besoin, comme si autrement il ne serait plus rien, comme si si tout ceci restait en lui il n'existerait plus, comme une empreinte dans le sable disparaissant lors de la marée montante. Là, maintenant, il n'était rien d'autre que ce feu qui brûlait en lui, que ce sentiment de trahison et de rage terrible face à quelque chose qu'il ne pouvait tout simplement plus supporter. Trop longtemps il avait fermé les yeux, passé tous les caprices avec plus de patience qu'un parent n'en n'aurait eu pour son propre enfant. Mais aujourd'hui il en avait assez, assez de subir sans retour, de devoir accepter toutes ses manigances et cachoteries, tout ce qu'il ne lui disait et dirait jamais, et faire comme si cela ne lui importait pas. De l'attendre des années durant, sage, loyal, défenseur de son nom alors même que lui n'y croyait déjà plus.
Maintenant, c'était fini. Il avait donné, il avait essayé. Désormais il abandonnait.
Trente ans d'amitié sans jamais rien espérer ni recevoir, il avait essayé de tenir le coup encore et encore, mais il n'en pouvait plus. Il ne voulait plus de ça. Il méritait mieux que ça, il méritait mieux qu'un vieil égocentrique qui ne voyait en lui qu'un moyen comme un autre de refléter son immense et si fabuleux égo. C'était fini.
Alors il hurla, il déchira, il frappa les murs à s'en faire mal aux poings. Expulser, crier, exprimer toute la rage qu'il avait accumulée des années durant contre cette injuste situation. Sa famille, ses amis, son travail, plus rien ne comptait sinon cette colère, et lorsqu'enfin il cessa de s'égosiller et de redécorer son intérieur, ce ne fut que pour se renfermer dans un mutisme malsain, le regard noir et un verre à la main.

Evidemment, personne ne vint.
Ni Emmeline, ni Rory, ni ses anciens collègues ou ses anciens amis. Des jours durant, Jon se tint là, avachit dans sa chaise à fixer l'air sombre la cheminée, prêt à étriper le premier qui en passerait le pas. Mais personne n'apparut dans un éclat émeraude, prêt à essayer de le convaincre ou de le faire changer d'avis. Ce ne fut que vide et silence où, maintenant la colère partie, il ne restait plus rien en Jon. Ni envie, ni joie, ni sourire, ni colère... Car après tout, il n'était plus rien. Pour personne d'ailleurs. Ni sa femme ni son fils ne le voyaient plus, il ne restait personne de sa famille, ses collègues vivaient leurs vies, son éditeur ne se rappelait de lui que lorsqu'il était temps de rendre ses textes... Il n'était plus rien oui, plus qu'une coquille sans fond dans un appartement trop grand et bien trop vide, qui passait son temps un verre à la main et à ronfler sur sa chaise.
Il fallut longtemps à Jon avant de commencer à se remettre en marche, à manger correctement et dormir normalement. Trois, voir quatre jours avant qu'il ne songe à se lever pour ramasser tout ce qui avait volé quelques temps plus tôt, encore un pour qu'il n'arrive à tenir un stylo et un dernier pour que son encre coule à nouveau sur ses manuscrits sans ambition. Néanmoins, quand bien même il écrivait il n'arrivait à rien, emprisonné dans ses propres troubles, finissant par tout déformer d'une manière fort inconcevable pour des contes pour enfants. Quelques fois, le téléphone se mit à sonner et Jon prit grand soin d'ignorer ces appels, mais quand l'interlocuteur se montrait insistant il se vit obligé de répondre et à peine eut-il décroché que toute sa colère remonta soudainement, explosant tel un geyser avant de couper court à la conversation. Une fois aussi Emmeline vint le voir, répondant plus ou moins courtoisement à l'invitation que Jon avait passé quelques temps plus tôt en espérant pouvoir la retrouver lors de la Saint Valentin. Evidemment, elle n'était pas aveugle et il ne fut pas dur pour elle de comprendre l'état de son mari, mais malheureusement, son passage fut de courte durée, elle même bien vite chassée à grands cris par le britannique enragé.

Autrement dit, la semaine que passa Jon cette fois là fut loin d'être idéale, naviguant à l'aveugle dans un monde de brouillard, ses sens engourdis par l'alcool et plus irritable qu'il ne l'avait jamais été. Mais il s'en remettait, peu à peu bien que trop lentement, il tâchait de se relever et de reprendre un rythme normal à présent. Mais lorsque Ludovic arriva, il était encore loin d'être redevenu "normal".

Presque couché sur sa table, une main massant son crâne bourdonnant tandis que l'autre tâchait d'écrire quelque chose de correct, Jon louchait sur sa page depuis plusieurs heures déjà avec la désagréable sensation de n'arriver à rien quand bien même il avançait. Son verre doré bien entamé était abandonné à quelques centimètres de lui, il n'y avait pas touché depuis des heures quand la sonnerie se fit soudainement entendre. Dans un premier temps, Jon s'appliqua à ignorer ce son strident en espérant de tout coeur qu'il disparaisse aussi vite qu'il n'était arrivé, mais il se révéla bien vite impensable que cette hypothèse se produise et c'est avec toute la mauvaise volonté du monde qu'il se leva de sa chaise pour aller ouvrir la porte, l'air tout aussi sombre qu'il l'était depuis des jours. Et quelle ne fut pas sa surprise en découvrant derrière l'embrasure un Ludovic penaud qui ne lui dit pas un mot. Croisant les bras, prenant une profonde inspiration, Jon haussa les sourcils en attendant un mot, ou du moins une réponse de l'autre. Un signe n'importe lequel, mais non. Rien.
Lâche jusqu'au bout.

- Alors quoi ? Qu'est-ce que tu fous là ? grogna-t-il les poings serrés, passant le pas de la porte pour fermer cette dernière derrière lui. T'es venu pour me faire ta tête de chien battu ou pour terminer le travail ? Nan parce que j'ai du boulot.
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Ludovic Descremps

APARECIUM : 27/02/2016
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MessageSujet: Re: It's hard to say "I'm sorry" Dim 10 Déc 2017 - 23:36



It's hard to say "I'm sorry"
It's hard to say "I'm sorry"
Londres – Appartement de Jon Lakenstridge – 8 Février 1982

Interdit, surpris aussi par la vague de colère qui s'était engouffrée hors de la porte, Ludovic resta un instant immobile, les prunelles écarquillées et le corps tendu comme s'il s'apprêtait encore à sonner. Peut-être qu'il aurait pu le faire en soit, recommencer à jouer avec sa sonnette, il aurait pu sembler une sorte d'étrange enfant trop grand obnubilé par un nouveau jouet et le britannique aurait alors refermé la porte, le laissant tranquille jusqu'à ce qu'il se fatigue tout seul, ça ou bien appeler la brigade magique pour qu'on le débarrasse de ce phénomène anormal. Mais non, il n'était plus un enfant et il n'était pas venu pour faire du tapage diurne. Il fallait qu'il se montre sérieux, adulte, courageux. L'échevelé inspira légèrement, tachant de rassembler sa bravoure avant que l'astronome ne passe la porte, faisant reculer son invité dans le même rythme. Un pas en avant, un pas en arrière. Ludovic sursauta même légèrement en entendant la porte claquer, son regard vide s'enfuyant d'un côté et de l'autre du couloir. Non pas parce qu'il craignait que le britannique le frappe — même si la violence qui tempêtait dans son crâne avait de loin l'effet d'un sort coup de poing — mais par... réflexe ? A peine l'autre prit-il la parole que le maigrichon baissa les yeux, sentant, sans surprise, qu'il était de trop sur ce pallier, qu'il n'aurait pas dut venir. Il l'avait dit à Linda, plusieurs fois, cela ne servait à rien de s'expliquer auprès de Jon, quoi qu'il ait fait, il ne lui pardonnerait jamais, mais il était là pourtant, étrangement, avec sa tête de chien battu apparemment.

Que répondre alors ? Le français n'en savait rien, il ouvrit légèrement la bouche, secouant à moitié la tête comme s'il ne se rappelait pas comment on articulait "je ne sais pas" en anglais. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Pourquoi était-il venu là ?

— Je... je suis venu... commença-t-il, tendu comme sur le point de détaller à toute vitesse. Parce que... parce qu'... je ne sais pas. lâcha le brun. Je... j'étais dehors, reprit-il, relevant la tête sans parvenir à même faire semblant de fixer Jon, et j'ai... j'ai voulu venir... te voir. Discuter. Qu'on... qu'on passe un moment ensemble juste... comme avant. Je sais que c'est idiot, se sermonna-t-il. Tu... tu as probablement tout un tas de raisons de me détester maintenant et vraiment aucune de... pardonner ce que j'ai fait... ce que j'ai pu faire. Mais je voulais... je voulais te voir. Passer du temps avec quelqu'un... quelqu'un en qui j'ai confiance. Quelqu'un qui... ne passe pas son temps à chercher le meilleur moyen de me pourrir la vie. Je voulais te voir... seulement ça.

Ludovic souffla soudain et bruyamment, comme pour chasser le début de panique qui lui nouait de plus en plus la voix. Il était idiot d'être venu, de se présenter là devant ce "nouvel ennemi" ? Tout ça pour une raison si futile, si vaine, si égoïste. Jon allait le penser, oui, mais c'était Jon aussi, il ne s'arrêtait jamais à ça, il se contentait de l'aider quand il en avait besoin et c'était ça, là, maintenant, dont il avait besoin.

— Quand j'étais... enfermé, tu sais, reprit-il brusquement, espérant que cela lui permettrait de continuer avant que le britannique ne rétorque et le mette dehors, j'ai... j'ai choisi Linda pour la legilimencie. Pour la prévenir, appeler à l'aide, mais c'était... tellement stupide de ma part. Je l'ai choisi, parce qu'on était tellement proches à ce moment là que je n'arrivais qu'à penser à elle. Elle me manquait, j'ai cru que j'avais plus que tout besoin d'elle et je me disais que, même si ce que je faisais ne marchait pas, pouvoir penser à elle, l'avoir un petit peu près de moi, ça suffirait à ce que j'aille mieux, à ce que je me sente moins seul. Mais c'était bête en fait, c'était stupide, parce que j'aurais dut choisir quelqu'un... de vraiment beaucoup plus proche de moi que ça. Quelqu'un qui... qui a vraiment toujours été là pour moi. Peut-être qu'avec cette personne là j'aurais eut davantage de courage pour ne pas me laisser abattre ou peut-être que Linda était la personne qui me fallait pour me sortir de cette... cave et que, toi, j'aurais dut t'écouter pour sortir... laisser derrière ce qui s'est passé. Mais on ne sait pas ce que l'on a avant de le perdre n'est-ce pas ? Tu me l'avais déjà dit, tu m'avais dis plusieurs fois que... je n'étais pas à la hauteur pour toi, que je n'étais pas assez... démonstratif pour que tu sois sûr que je sois bel et bien ton ami et pas seulement... un profiteur stupide qui  ne sait pas ce qu'il veut ou qui traine avec toi uniquement pour frimer et pour t'impressionner. Mais mon amitié pour toi, notre amitié, si je ne t'ai jamais vraiment dit que je te considérais comme mon ami, c'est parce que j'ai toujours cru que c'était acquis, évident. Parce que je savais que j'aurais été prêt à faire n'importe quoi pour toi aussi longtemps que tu en aurais eut besoin, même quand je pouvais être en colère contre toi ou triste ou croire que... que je n'avais plus personne, je ne me suis jamais dis que je pouvais perdre cette amitié qu'il y avait entre toi. Je n'avais pas besoin de le dire pour être sûr... que tu savais que je tenais à toi. Même maintenant, même maintenant, même si on s'est dit... même si tu as dit ce que tu as dis, je ne peux pas... je ne peux pas faire comme si toute cette amitié qu'on a eut n'existait plus. Parce que je tiens tellement à toi, que ça ne m'importe pas de savoir si c'était et si c'est encore réciproque. Je veux seulement... pouvoir passer du temps avec toi. Linda ma dit que tu avais eut raison de m'en vouloir pour ce que j'ai fait, poursuivit-il après une brève pause pour déglutir, que je n'aurais pas dut faire ça. Peut-être qu'elle a raison et peut-être que tu as raison de m'en vouloir, mais ce que j'ai fait, même si ça vous parait... stupide ou dément, je l'ai fait pour toi. Parce que j'étais sûr que c'était ce qu'il fallait faire pour te protéger et si je pouvais être sûr que ça pouvait te sauver la vie, t'empêcher de souffrir ou de perdre ta famille, je le referais sans hésiter. Parce que je serais prêt à perdre ton amitié à vie si ça pouvait me permettre de te sauver, même si c'est la chose la plus précieuse pour moi, je la laisserai tomber sans hésiter pour être sûr que tu puisse aller bien, aller mieux. C'est toi que j'aurais dut choisir pour envoyer mes messages, c'est toi que j'aurais dut choisir pour ne pas perdre la tête. Parce que maintenant que tu n'es plus là, que tu ne veux plus être là avec moi, je sais que... que je pourrais bien avoir dix mille Linda avec moi ça ne servirait à rien. Parce que sans toi... je ne suis plus que... je ne suis plus rien.

Le maigrichon s'arrêta, cherchant un instant ce qu'il aurait pu ajouter sans même réaliser ce qu'il venait de déballer. Peut-être, probablement en fait, que tout cela était tombé dans l'oreille d'un sourd, mais qu'aurait-il pu dire d'autre de toute façon ?

— Je ne te demande pas de me pardonner, énonça le français, parce que je sais que ça ne servirais à rien. Tu as le droit de m'en vouloir, mais je ne regrette pas ce que j'ai fait. Je m'y suis mal prit sans doute, j'aurais dut chercher un autre moyen de t'aider, mais je ne regrette pas ce que j'ai fait. Parce que, pour moi, c'était le mieux de ce que je pouvais faire pour toi. Et je voulais que tu sache... que quoi qu'il arrive ça ne change pas cette amitié que j'ai pour toi, que tout ce que je veux... c'est qu'on puisse... s'entendre, s'amuser, comme on le faisait avant, même si c'est terminé. Je voudrais seulement pouvoir... rester encore un peu avec toi dans ta vie, parce que... même si je n'y suis pour rien, tu es peut-être la meilleure chose qui me soit jamais arrivé dans la mienne et si tu ne veux pas... je voudrais savoir... ce que moi je peux faire pour que... pour que mon départ ne soit pas inutile. Pour que je puisse t'aider, au moins une dernière fois.

Ludovic se tut à nouveau, baissant de nouveau la tête, son regard fuyant toujours en direction des escaliers alors que ses mains s'étaient résolument nouées dans son dos. Pourquoi était-il venu ? Pourquoi ?

— Je suis désolé,
fit-il, je n'aurais pas dut te déranger.

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Jon Lakenstridge

APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 102
CREDITS : Myself
AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: It's hard to say "I'm sorry" Mar 12 Déc 2017 - 21:20



It's hard to say "I'm sorry"

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge


De toutes évidences, Ludovic n'était pas venu pour "terminer le travail" comme le disait si bien Jon. Il ne paraissait pas armé, pas dangereux, misérable même presque, voir lamentable. Le français avait toujours eu bien piètre allure quand il se laissait aller, mais jusque là les beaux costumes et son air vif avaient, semble-t-il, le don de faire tomber les femmes comme des mouches. "Le charme à la française" sans doutes, mais aujourd'hui il ne restait pas grand chose de ce charme qui tantôt avait fait son succès. Il était plus squelettique que Jon ne l'avait jamais vu, le teint pâle, blafard presque, vouté comme un vieillard et le regard sans cesse fuyant. En fait, Ludovic ressemblait de plus en plus à ce que l'on pourrait imaginer d'un vampire. Ironique comme situation, surtout maintenant que le londonien savait la vérité qu'il avait toujours ignoré jusque là, ou plutôt face à laquelle il avait préféré fermer les yeux...
Il se souvenait encore vaguement de ces rumeurs à Poudlard, de ces bruits, de ce vague doute quant aux liens que pouvait avoir Ludovic avec quelque créature douteuse. Oui, en y réfléchissant après coup, le Poufsouffle s'était souvenu de quelque chose de semblable, mais il était loin de se douter d'à quel point il avait perdu son ami.
Alors autant dire qu'à présent, ce que l'astronome voyait face à lui ne lui inspirait que peu de respect. Il lui avait menti, il l'avait menacé, il avait joué avec sa vie et il avait déjà bien trop tout accepté. Une fois des mensonges, deux fois, trois dix vingt ! C'en était assez, s'il donnait à ce moment une nouvelle chance à l'autre de s'exprimer il ne s'attendait pas à grand chose, si ce n'était encore de nouveaux mensonges.

Alors quand l'homme commença à répondre après ce qui sembla une éternité, Jon n'eut qu'un rire jaune, sans joie, esquissant très naturellement une grimace de dégoût alors que la raison que l'autre lui donnait lui paraissait des plus absurdes. Discuter ? Ils avaient eu suffisamment de temps cette dernière semaine, suffisamment de temps pour faire tout ce qu'il aurait voulu, mais le Français avait préféré passer ce temps à lui prouver par A plus B à quel point il était fou, à quel point il était désormais loin dans son illogisme, à quel point il était aujourd'hui loin de Jon... Il en avait suffisamment entendu, et si le brun revenait le voir pour discuter de cela, il saurait volontiers s'en passer !
Mais pourtant Jon ne l'interrompit pas, grinçant des dents en levant les yeux au ciel, mais en tendant l'oreille malgré tout. Il pouvait bien au moins écouter ce qu'il avait à dire pour sa défense...

Et bien que la suite fut plutôt totalement irréaliste de la part du quarantenaire, elle eut le mérite de calmer légèrement les ardeurs de l'anglais. Le feu dans son regard s’apaisa quelque peu pour venir doucement se teinter  d'autres émotions. Un mélange de honte, de culpabilité, de jalousie, de colère et d'effarement. C'était idiot. Tout ce que l'homme disait, là maintenant, tout de suite, c'était totalement idiot, de quoi agacer d'autant plus Jon. Il avait bien fait de contacter Linda, c'était elle la plus apte, la plus capable à l'aider. C'était elle sa "copine" qui faisait battre son coeur d'amoureux transit depuis presque dix ans, la femme qu'il aimait bla bla on connaissait tous la chanson. Cela mis à part, c'était elle, l'Auror, lui il ne valait rien. A l'époque il n'était même pas capable de se défendre seul, alors oui, Ludovic avait fait le meilleur choix en contactant la française. Et pourtant Jon avait longtemps envié Linda et sa proximité avec son meilleur ami, une jalousie qu'il avait cherché à chasser et oublier, mais en vain. Il avait été triste, en colère même contre Ludovic, mais tout ça c'était du passé.
Ludovic avait bien fait de choisir Oswin, voilà tout, le débat s'arrêtait là, et ce n'était pas ce vieil imbécile de sentimental qui lui ferait penser le contraire.

- Tu vois, gronda Jon en secouant la tête, c'est justement ça ton problème. Il serra la mâchoire, regardant ailleurs sombrement, bouillant intérieurement. Tu crois toujours que le monde tourne autour de toi. Tu es si rivé sur ce que tu crois, sur ce que tu penses, sur ce que tu vois juste que tu  ne vois même pas que tout autour de toi les gens... Ne sont pas toi, et que ta vision est souvent totalement foireuse malgré ce truc dans ton crâne qui te sert de cerveau et qui a en plus un "fantastique" super pouvoir... Mais est-ce que tu t'es seulement un jour demandé, non pas ce dont j'avais besoin selon toi, mais ce que moi je voulais ? Il serra les poings. Je suis adulte Ludovic, je suis capable de me défendre, et quoi que t'en penses je n'ai plus besoin de quiconque et encore moins de toi pour me protéger, moi ou ma famille. J'ai grandit, tu sais je suis capable de réfléchir par moi même, de savoir quand combattre et quand fuir, tu n'es pas le seul être pensant sur terre ni même le plus intelligent d'entre nous ! Pause. Alors ne viens pas me dire que tu as fait ça pour mon bien et celui de mes proches car tu n'as aucune saleté d'idée de ce dont nous avons besoin, tu ne sais rien de qui nous sommes, rien. Tu penses savoir, tu crois que c'est la vérité absolue, que nous devrions tous nous accorder avec toi puisque tu as raison ! Mais toi... Toi tu n'as même pas de famille, tu n'as jamais été capable d'en conserver ni d'en construire une, alors comment tu pourrais savoir ce qui est bon pour nous ? Hein ? Il s'approcha. Ce dont j'ai besoin là tout de suite, c'est de revoir ma femme qui me sourit et mon fils qui me fait rire, mais si je n'ai plus tout ça aujourd'hui c'est par ta faute ! Le souffle court, il s'était rapproché de Ludovic sans même s'en rendre compte, l'agressant presque tant son ton était monté par accident. J'ai vu à quoi ressemblait ton "aide", et crois moi je saurais m'en passer. Alors casse toi, ou bien si tu veux te rendre utile, trouve un moyen de me rendre la seule chose dont j'ai besoin, ma famille. Je pensais jusqu'à l'autre jour que tu en faisais partie, mais je suis forcé d'avouer que je me suis trompé. Une famille ça se préoccupe du bonheur des siens. 

Un temps passa et Jon ne bougea pas, foudroyant du regard à quelques centimètres de distance celui qui lui faisait face, puis, il baissa le regard, le souffle rapide tout en serrant les poings avant de se retourner.

- Allez va-t-en. Et si jamais t'as besoin de discuter, va parler à ta Linda ou à ton vampire puisque tu sembles tant les apprécier. Moi je ne veux plus te voir ici.


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It's hard to say "I'm sorry"

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