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Should I stay Should I go

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Ludovic Descremps

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1517
CREDITS : (vava) permanentjoy (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi
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MessageSujet: Should I stay Should I go Sam 23 Déc 2017 - 1:53



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Assit, un bras posé sur une table, Ludovic pianotait du bout des doigts sur sa serviette. Autour de lui, la petite bulle de magie qu'il avait créé pour garder la température ambiante assez douce paraissait aussi fragile qu'une feuille face au vent. Il avait fait de son mieux, mais le sort était en bonne partie raté et l'on pouvait facilement sentir et entendre l'air froid de l'extérieur s'infiltrer et siffler par le sommet de la bulle. Ce n'était pas si désagréable de pouvoir sentir un peu l'odeur de cette nuit noire qui l'entourait, mais il était encore trop faiblard pour se permettre de rester dans le froid trop longtemps, vêtu comme il l'était. Non pas qu'il était peu habillé, au contraire, on aurait presque pu le croire retourné en arrière, du temps où il prenait encore le soin de se vêtir correctement à Poudlard, si les vêtements qu'il portaient n'avaient pas été ceux que Linda lui avait acheté et s'il avait été un petit peu plus épais et bien portant, mais il avait laissé son manteau et son écharpe sur sa chaise et, de nuit, sur un toit, en hiver, c'était le meilleur moyen d'attraper le premier mal surgit de nul part.

Ce jour là, assez exceptionnellement, il avait été très occupé. Depuis le jour où il avait reçu cette lettre imprévue qui l'informait qu'une réservation à son nom avait bien été effectuée et qu'il l'avait arraché des mains de Linda juste avant qu'elle n'ait le temps d'en lire davantage, il avait passé beaucoup de temps à préparer cette soirée. Le lendemain de la lettre, il avait envoyé un message à son père, via cheminette et, ensemble, ils avaient organisés toutes les petites choses que le jeune homme avait de prévu pour cette soirée et son père n'avait pas chômer. D'abord, il lui avait lu cette lettre en entier puis avait vérifié auprès d'une bonne dizaine d'établissements s'il existait bien une ou plusieurs réservations à son nom, il avait mis au point avec son fils tout un itinéraire pour qu'il soit sûr de ne pas se perdre, lui avait transmit des dizaines d'images par la pensée pour qu'il puisse se repérer et, finalement, l'avait aidé à monter cette table et deux chaise sur le toit pour lui permettre de mettre au point la dernière petite mise en scène, allant même jusqu'à lui ramener quelques boissons, un jus de raisin et une sorte de faux champagne, qu'il avait fait passer pour de l'alcool à l'aveugle.

Ludovic était donc prêt, il avait attendu tout l'après-midi avant de commencer à mettre la table vers la fin de journée, arrangeant cela comme il le pouvait et peinant un peu à trouver de quoi faire illusion malgré l'absence de couteaux à côté des assiettes. Il en avait trouvé deux, laissez là à son attention par son père, très émoussés et à bout rond qui n'auraient même pas pu couper du beurre mou, et avait fini de décorer sa table à la nappe blanche par deux assiettes, deux bougies, le grand jeu, pour un diner aux chandelles. Mais de diner, il n'y en avait pas, et de deuxième invitée, pas davantage. Nul repas dans la cuisine, dans l'appartement ou caché quelque part sur le toit, non, si le sorcier avait eut à faire la cuisine, n'importe quelle bonne idée aurait virée au cauchemar. Le repas s'annonçait donc frugal. Du faux champagne, du faux vin et un peu de pain, mais l'échevelé s'était rattrapé par le cadre dans lequel ils allaient déjeuner. Un peu avant l'heure à laquelle l'Auror rentrait le plus souvent, il s'était lavé, préparé et habillé de son mieux et avait écrit, tant bien que mal, un petit mot qu'il avait posé au centre de la table du salon au pied d'une autre bougie allumée : Sur le toit.

Ludovic s'y trouvait donc, assit à sa table bien mise, à attendre son invitée qui se faisait désirer, comme d'habitude. Les bougies commençaient à être bien attaquées, son optimisme aussi, et comme bien souvent dans ce genre de situations, le sorcier commençait à se demander si toute cette histoire n'était pas franchement ridicule. C'était peut-être trop, risible, peut-être un peu vieux jeu, peut-être de mauvais goût après tout ce qui s'était passé depuis le début de l'année. Mais seul sur son toit, il ne pouvait que pianoter des doigts pour se rassurer et passer régulièrement sa main dans ses cheveux pour en mélanger chaque mèche avec une application certaine comme s'il craignait d'être trop coiffé pour que cela lui convienne. Il fallait attendre, seulement attendre.

Enfin, une conscience pas si lointaine lui fit dresser la tête. Depuis le temps qu'il l'attendait, il ne fallut pas longtemps au legilimen pour la repérer et la suivre dans son avancée, s'empressant un peu de verser un peu de faux champagne dans la coupe de son invitée avant de chercher, nerveusement, une façon plutôt naturelle de s'installer pour faire comme si cela ne faisait pas une heure qu'il attendait. La jeune femme avançait, grimpait les marches, arrivait...

— Bonsoir, lança le sorcier, en se relevant comme le voulait la coutume, s'efforçant de se montrer assuré alors que tout chez lui semblait aussi crispé que désolé. Elle pouvait le rejeter, trouver son idée idiote, à cause de tout ce qu'il avait fait, à cause de toutes les raisons pour lesquelles il savait bien lui taper tous les jours sur les nerfs, mais il ne pouvait bien qu'espérer que tout se passerait bien. Bonne saint Valentin, ajouta-t-il, son invitation toujours aussi tendue et prudente. Je me disais... euh... Je vous offre un verre ? se corrigea le sorcier, s'efforçant de rester dans son rôle de maitre de soirée.

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Linda Oswin

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SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
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SITUATION : En couple avec Ludovic Descremps
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MÉTIER : Directrice des Auror


MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 24 Déc 2017 - 2:56




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Cela faisait quelques temps maintenant que Linda était revenue de sa mission, deux bonnes semaines au moins. Deux bonnes semaines aussi qu'elle avait appris ce qui s'était produit chez elle en son absence et une semaine au moins que Ludovic avait essayé de commettre l'irréparable.
Étonnamment, quand elle y repensait, cela lui semblait incroyablement lointain et pourtant terriblement proche. Suite à ces incidents, elle avait du revoir ses habitudes et la gestion qu'elle avait de l'appartement. Toutes les armes avaient été enlevées puis rangées dans son armurerie doublement sécurisée, les couteaux simplement protégés par un cadenas imperméable à la magie, simple mais suffisant surtout tant que Ludovic n'avait rien pour le crocheter. Et puis, quand bien même il le voulait, cela faisait perdre du temps voir de la volonté, alors c'était doublement gagnant. D'autres objets avaient aussi été rangés dans l'armurerie, les cordes de la salle de sport de Linda imperméabilisées elles aussi puis nouées en hauteur de manière à être inatteignable aisément, et encore de nombreux autres ajustements dont une fouille de la chambre de Ludovic par exemple. En bref, de nombreux changements qui avaient largement entamé le moral de l'Auror qui détestait de plus en plus la situation qui s'imposait à elle. Elle n'aimait pas ce genre de restrictions, et pourtant ! Au travail elle était connue et reconnue pour en imposer sans pitié aucune, mais là, dans le privé, elle avait l'impression que ça ne ferait qu'empirer leur situation déjà tendue.
Mais elle s'était engagée. Elle avait promis. Et elle ferait de son mieux.

Alors elle s'était contenté d'expliquer son point de vue à Ludovic avant d'appliquer la sentence, et depuis, ils ne s'étaient presque pas vu. Et encore, heureusement que la française forçait son amant à manger régulièrement sinon ils ne se seraient probablement pas croisé de la journée.
Du moins, ce fut jusqu'à ce que Linda ne reçoive une étrange lettre qui fit l'effet d'une bonne douche revigorante à l'homme. Elle avait à peine eu le temps de lire les premières lignes qu'il lui avait arraché le papier des mains suite à quoi il avait agit très bizarrement. Enfin, au moins, il semblait quelque peu plus réveillé et en forme que ce qu'il n'avait été jusqu'à présent, et cela suffisait à Linda. Aussi, elle croisa à plusieurs reprises Jacques chez elle en revenant de son travail, ce qui lui fit penser que c'était de revoir régulièrement son paternel qui revigorait tant l'ancien Serdaigle qui, jour après jour, semblait se montrer de plus en plus ouvert et en forme pour le plus grand plaisir de la trentenaire. Mais quelque chose l'inquiétait, cette lettre que Ludovic avait reçu et qui soulevait en elle une question à laquelle elle préférait ne pas penser : qu'est-ce qu'il lui cachait encore ? Le peu qu'elle avait vu parlait d'un certain Calvin au nom italien ayant réservé un hôtel elle ne se souvenait où, alors est-ce que Ludovic comptait encore sortir dans son dos pour retrouver cet homme ?
Elle avait beau avoir fait des recherches, mais pas un seul des Mangemorts connus n'avaient été identifiés sous ce nom, et personne au ministère non plus, ce qui semblait d'autant plus inquiétant.

Qu'importe, elle n'avait rien trouvé, et depuis, elle rongeait silencieusement son frein alors qu'elle constatait avec plaisir que l'homme se détendait peu à peu. Malgré cela, elle continuait bien évidemment à aller au travail, ses journées s'allégeant peu à peu au fur et à mesure que ses déboires s'éloignaient et qu'elle terminait de gérer toutes les conséquences de ces derniers. Oswin faisait ainsi de son mieux pour consigner sa vie privée et professionnelle sans en délaisser aucune, mais elle rentrait chez elle bien souvent épuisée.
Et si ce jour là n'était pas le pire de tous, Linda fut bien contente de rentrer chez elle.
Apparaissant comme d'habitude dans un crépitement émeraude, ce fut dans un soupir soulagé que Linda posa le pied sur son sol, prenant une profonde inspiration avant de lentement enlever son long manteau qui dévoila une robe droite simple lui arrivant aux genoux noire et blanche ornementée d'un pendentif or au centre duquel se trouvait une magnifique perle irisée. Déposant plus ou moins négligemment son manteau contre l'un des canapés du salon, elle annonça à voix haute son arrivée à Ludovic avant de se diriger d'un pas nonchalant vers la cuisine où elle prendrait, comme d'habitude, les lettres du jour. En chemin, elle se déchaussa de ses bottes, les laissant sur place et se dirigeant vers sa tâche avant de trouver l'endroit étrangement calme. Elle s'apprêtait à appeler une seconde fois Ludovic quand elle aperçu un papier sur la table, laissé là à son attention. Légèrement tendue, craignant que ce ne soit quelque lettre d'adieu ou autre chose du genre, elle prit la feuille en tremblant pour n'y trouver que quelques mots griffonnés : sur le toit. Immédiatement, l'image du bâtiment de plus de cinq étages s'afficha dans son esprit, ses cinq étages oui, et sa hauteur mortelle pour n'importe quel humain normalement constitué.
Ni une ni deux, elle rattrapa d'un geste ses chaussures qu'elle enfila plus rapidement que jamais avant d'arriver là, sur le toit, toute penaude face à un Ludovic bien apprêté qui semblait l'attendre là depuis un moment.

Une jolie table, une jolie tenue, et elle, la voici débarquée tout juste du travail, ses cheveux attachés négligemment dans un chignon qui tombait mollement, s'apprêtant à voir un spectacle des plus horribles et se retrouvant tout simplement là, dans un contexte qui n'avait rien d'horrible.
Au contraire.
Légèrement prise de court, Linda fronça doucement les sourcils alors qu'une lueur de curiosité teinta son regard et que l'ombre d'un sourire ne passe sur son visage. Que signifiait tout ça ? Ludovic ne tarda pas à répondre lui même à cette question silencieuse, attirant l'attention de la brune alors qu'il reprit la parole en l'invitant maladroitement à ses côtés. Maladroitement oui, mais avec toute la bonne volonté du monde. De quoi attendrir l'Auror qui afficha une expression bien plus tendre alors qu'une douce gêne naissait en elle.

- Avec plaisir monsieur. répondit-elle en jouant le jeu.

La Saint Valentin... Elle avait totalement oublié. Elle n'avait pas prévu cela, elle n'avait ni présent, ni surprise, elle ne ressemblait pas à grand chose actuellement et un petit passage dans la salle de bain ne lui aurait pas fait de mal. A côté, Ludovic s'était fait beau, ou du moins, il avait pris soin de paraître habillé et cela se voyait, et cela faisait briller les yeux de la jeune femme que de le revoir ainsi. Et puis, il lui avait bien préparé tout cela.
Légèrement hésitante, Linda ne tarda pourtant pas à s'approcher de Ludovic sans pour autant s'assoir, plongeant quelques instants son regard dans celui de l'homme de cette manière si pénétrante dont elle avait le secret avant d'ajouter sur un ton plus bas :

- Malgré cela, j'espère que vous m'en excuserez, mais je pense que je dois me refaire une beauté, afin d'être assortie à cette jolie atmosphère.

Et sur un léger sourire, elle sorti sa baguette, la pointant légèrement vers son visage avant qu'elle ne crépite légèrement, donnant à nouveau un peu de vie au maquillage fatigué de la brune et à sa chevelure, lui donnant plus de volume et détachant sa tignasse pour qu'elle tombe tout simplement le long de son dos.

- Voilà qui est fait. informa-t-elle doucement avant de regarder l'autre une seconde, souriant doucement avant, d'une main, lui prendre la joue et de déposer sur l'autre un léger baiser. Bonne saint Valentin à vous aussi, mon cher.


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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mar 26 Déc 2017 - 3:18



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Elle avait dut oublier, naturellement, à en juger par la façon dont elle était arrivée, un peu essoufflée et aussitôt prise de court. Il ne savait pas bien à quoi elle s'était attendue ni même si son état n'était pas plutôt dut à un gros problème ou une sorte d'urgence critique à régler, mais il sentait bien que la jeune femme n'était guère plus à l'aise que lui et ce simple fait ne le fit que s'embarrasser un peu plus. C'était une mauvaise idée sans doute. Il comprenait que la jeune femme ait oublié, lui même ne s'en était pas rappelé au départ, il aurait sans doute mieux fait de ne pas écouter Jon et de passer l'éponge pour cette année, faire sans, leur laisser à tous les deux le temps de récupérer de ces premiers mois mouvementés. Mais il ne fallait pas se faire d'illusion, en toute objectivité, c'était bien à lui de faire un petit effort pour remercier un minimum la jeune femme pour tout ce qu'elle avait fait et lui offrir une St Valentin aussi bonne et complète qu'il avait pu le faire en si peu de temps ne suffirait sans doute pas. Sans compter qu'il y avait fort longtemps qu'entre les deux français la mélodie était claire ; pas un seul jour ne pouvait passer sans que des tracas plus ou moins périlleux et plus ou moins plaisants ne viennent secouer leur quotidien. Quelque chose qui l'avait beaucoup agacé, mais au fond... c'était aussi en partie pour ça qu'il avait appris à l'aimer.

Aussi, l'échevelé se leva-t-il bientôt, allant au devant de l'Auror quelque peu perdue tandis que celle-ci couvrait le reste de la distance. Il s'arrêta juste à temps pour ne pas lui rentrer dedans, lui adressant un sourire gêné qui s'efforçait de rester dans le thème avec une piètre réussite. Que dire ? Que faire ? Il cherchait encore une solution lorsque la jeune femme prit les devants, entrant dans son petit jeu avec bien plus de facilité qu'il n'en avait lui-même à l'installer. Souriant plus franchement, pour un instant soulagé, le français laissa sa compagne se refaire une fraicheur et l'embrasser, réagissant tout juste au fait que la brune se contente d'une bise sur la joue, mais sans s'y attarder ou faire de commentaire. Pas besoin de toute façon, il avait déjà saisit doucement le bras de la brune et posée sa main libre sur sa joue, rattrapant cette petite bise trop polie pour lui par une autre, tout aussi brève, déposée sur les lèvres. Un autre sourire, une caresse rapide mais douce sur la pommette de sa compagne et le français se sentait déjà mieux. Comment s'était passé sa journée ? Est-ce qu'il lui avait manqué ? Les petites questions habituelles qui repartirent presque aussi vite qu'elles étaient arrivées, chassées par une préoccupation bien plus urgente et présente.

— Si tu veux te préparer tranquillement n'hésite pas, assura-t-il, retrouvant son ton et son visage inquiets. On a le temps, j'attendrais. Il vaudrait mieux que tu prenne quelque chose de chaud aussi, on risque de rester dehors un petit moment.

Il laissa un petit moment à l'Auror pour se décider, prêt à la laisser prendre tout son temps pour qu'elle soit fin prête et que la question de sa tenue et de son allure ne soit plus un problème pour le reste de la soirée. Cependant, la brune semblait décidée à tout faire avec sa baguette ce soir là, aussi ne mit-elle pas longtemps à être prête, hélas, le maigrichon n'avait plus d'excuse pour retarder l'échéance. Bafouillant quelques paroles d'excuses avant d'aller s'empresser de faire son travail de gentilhomme et d'aller tirer sa chaise à son invitée pour qu'elle puisse s'installer face à la table vide, ne tardant pas à s'asseoir devant elle sur l'autre chaise libre.

— Désolé pour le... euh, menu, s'excusa encore le français. Je n'ai pas vraiment... enfin, la cuisine et moi... tu vois. J'espère que vous aimez le pain, se reprit le brun, se rappelant son petit numéro, en posant une main sur la table, paume ouverte vers Oswin, par habitude. J'avais commandé quelque chose, annonça-t-il, mais je ne sais pas vraiment quand ça devrait arriver. J'espère que ça te plaira, je sais que ce n'est pas vraiment... comme si c'était moi qui l'avait fait, mais il vaut mieux qu'on puisse manger le repas au moins que ce soit fait maison ou non ce n'est peut-être pas très grave.

Ludovic lâcha un bref souffle nerveux pour se moquer de lui-même, toujours aussi tendu, sa main toujours appuyée contre la table à attendre celle de sa compagne en espérant que la serrer dans la sienne suffise à réellement le détendre.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 0:07




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

La tension que ressentais Ludovic était tout à fait touchante pour ce petit dîner qu'il semblait avoir mis tant de mal à préparer. On aurait dit un enfant qui craignait la réaction de celle qui aimait en secret, un premier amour tout juste naissant et un manque de renseignement terrible quant à ce qu'il fallait faire. Touchant oui, et Linda ne faisait pas exception. Ce fut de douceur que son regard se teinta alors que l'autre lui assurait qu'elle ferait mieux de se préparer un peu notamment pour résister au froid, bégayant presque tant il se mettait la pression.

- Ca ira, je ne suis pas non plus en guenilles. Elle sourit, tournant légèrement la tête en faisait apparaître son manteaux de fourrure jusque là sagement rangé dans ses affaires. Quant au froid, je suis parée !

L'homme bafouilla quelques mots avant de reprendre son rôle de gentilhomme et de tirer la chaise pour lui permettre de s'assoir, ce qu'elle fit bien évidemment tout en enfilant son manteau, s'y réfugiant avec plaisir en suivant son rendez-vous des yeux. Sa tension était touchante, certes, mais elle était aussi très contagieuse, et Linda avait beau garder le sourire elle en serait même venu elle même à se sentir mal à l'aise. Une sorte de gêne, de stress, qu'elle sentait venir avec horreur mais qu'elle comptait bien tuer avant qu'il ne la contamine trop.
C'est alors que le français reprit la parole, s’aplatissant à nouveau derrière quelques excuses mais cette fois pour le dîner qui se révélait un peu léger quoi que carrément absent ce qui n'arrangeait en rien le malaise du brun. De quoi faire doucement soupirer l'Auror qui n'en démordit pourtant pas pour autant.

- C'est déjà très bien le pain. rassura-t-elle chaudement. Sauf si c'est celui du bas de la rue, tous leurs pains se ressemblent c'est une véritable plaie !

Elle laissa passer un temps en riant doucement, se rendant cependant bien vite compte que ce genre de petites distractions n'aideraient pas plus l'homme à se détendre, surtout si elles concernaient son repas si durement organisé. C'est pourquoi la brune lâcha un discret souffle, secouant doucement la tête avant de relever le regard, le plantant dans celui de Ludovic tout en prenant tendrement la main qu'il lui tendait.

- Ecoute, reprit-elle sur un ton plus rassurant, respire, détends-toi un peu d'accord ? Elle lui sourit, caressant du pouce la paume de l'autre avant d'y joindre sa seconde main. Tout va bien se passer, si tu as donné la bonne adresse il ne devrait y avoir aucuns problèmes. Ils viendront sonner à la porte, la porte nous préviendra, nous irons chercher puis, après, on montera ici et on passera une superbe soirée. Toi tu seras charmant, le parfait gentleman, tu me feras rire comme tu sais si bien le faire et moi je te rendrais fou comme je le fais tout le temps. rajouta-t-elle sur le ton de l'humour, se jetant volontairement des fleurs pour détendre un peu l'atmosphère.

Elle porta légèrement la main de l'autre au niveau de sa bouche, continuant ses caresses sans arrêter son petit discours d'encouragement :

- Allez, ça sera une soirée fantastique. C'est adorable d'avoir fait tout ça pour nous... Notre première Saint Valentin ! souffla-t-elle en souriant. Je l'aime déjà...!

Et sur ces mots, elle apposa une nouvelle bise sur les doigts du français, les yeux pétillants de cette lueur si particulière alors qu'avoir mit les choses au point l'avait détendue en tous cas, et bien évidemment, elle espérait que ce serait aussi le cas de son si attirant compagnon.


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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 0:49



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Tout se passait déjà bien et pourtant l'échevelé ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter comme dix. A peine se rassurait-il pour une chose que d'autres venaient rajouter de l'huile sur sa panique brulante. Il essayait pourtant de conserver son calme, sachant que dans ce genre de situation c'était bien une chose indispensable - mais de vouloir le garder n'était-ce pas la pire occasion de le perdre ? - Néanmoins, sa compagne se montrait un public conciliant, ne lui tenant pas rigueur de son attitude, mais cherchant plutôt à l'aider en acceptant ses recommandations et en le suivant sans la moindre remarque ou critique. Ludovic s'empressa donc de rejoindre sa chaise, enfilant son manteau à son tour avant de poser la main sur la table et se trouver ravi de sentir bientôt celle de la jeune femme s'y laisser prendre, lui permettant aussitôt de serrer ses doigts autour des siens pour la tenir de toutes ses forces sans pour autant lui écraser la poigne. Elle n'était pas en sucre, bien sûr, mais mieux valait se montrer prudent.

Il n'avait pas vraiment réagit à la taquinerie quant à la qualité du pain, souriant tout juste d'une façon un peu embarrassée sans pour autant que cela semble le vexer. C'était affreux cette gêne et elle se communiquait en plus, donnant au duo l'air de deux jeunes gens maladroits qui se donnaient rendez-vous pour la première fois. Mais c'était un peu ça non ? Avec tout ce qui s'était passé, avec l'amnésie de la jeune femme, ils avaient repris leurs vies en grillant plusieurs étapes et se retrouver ainsi, comme à la case départ, avait de quoi intimider et placer quiconque dans une position délicate. Mais tout allait bien se passer, tout allait bien se passer, et c'est ce que la brune lui assura bientôt d'une façon qui, d'abord, fit lâcher un souffle mi-amusé mi-tendu au principal concerné. Il s'efforça une fois de plus à se détendre, inspirant et soufflant profondément comme il l'avait déjà plusieurs fois fait avant d'écouter tout simplement l'Auror, se laissant rapidement bercer par ses mots en affichant un petit sourire qui lui échappait complétement. Toujours sans s'en rendre compte, il avait légèrement penché la tête, son visage plus doux et presque contemplatif, comme s'il avait voulu regarder la directrice sous un nouvel angle, l'écouter sans pour autant tenir tellement compte de ce qu'elle disait, profiter seulement de ce contact doux dans sa main, de cette présence et de cette voix, comme s'il tombait amoureux encore une fois. Détendu ? Un peu. Et lorsqu'il répondit à la dernière certitude que la brune prononça, ce fut avec une voix bien plus sûre qu'il n'avait pas utilisée depuis bien des années.

— Alors dans ce cas je vais m'appliquer à ce qu'elle soit aussi inoubliable que possible, fait moi confiance.

Et sans rien ajouter de plus sinon un air un peu plus proche d'un parfait comploteur, Ludovic saisit un peu différemment la main de la jeune femme pour la retourner et lui faire saisir une petite montre cassée qui se trouvait au centre de la table à moitié cassé.

En une seconde, le portauloin s'activa, transportant les deux amants dans une spirale infernale. Ce genre de transport n'était peut-être pas des plus agréables - bien qu'à tout prendre, il était sans doute plus calme pour l'estomac que le simple transplanage - mais il n'avait pas trouvé mieux pour emmener l'Auror où il le voulait sans que cela soit trop inconfortable et un minimum imprévu. Défilant à toute allure, le paysage sembla se transformer en un tourbillon confus de vent et de couleurs auquel l'infirme fut totalement aveugle. Lui se contentait de tenir solidement la main de sa compagne, s'appliquant à ne pas la perdre jusqu'au terminus. Il tournèrent ainsi un petit instant, quelques minutes peut-être avant que le rythme ne ralentisse et que le couloir magique ne se courbe vers le sol. Atterrir après ce genre de voyage demandait un peu de pratique à laquelle le français ne s'était plus vraiment adonné, mais il parvint tout de même à guider son invitée jusqu'à ce que leurs pieds touchent enfin le sol et que le mouvement s'arrête, laissant apparaitre devant eux une ville différente tout aussi plongée dans le noir sous un ciel et des rues mouchetées d'étoiles.

Devenant soudain bien plus professionnel, Ludovic coinça le bras de la jeune femme sous le sien et s'appliqua d'abord à remettre la montre cassée dans sa poche, l'enroulant dans un petit mouchoir et veillant à ne pas la perdre comme le lui avait conseillé son père. Si l'enchantement s'était bien déroulé, le petit objet leur permettrait aussi de faire le retour dans quelques heures, à moins que l'Auror ne se sente de les faire transplaner sur une si grande distance. Récupérant un peu plus délicatement le bras qu'il tenait serré contre lui, l'échevelé ne tarda pas à tourner la tête vers la française, retrouvant cette même allure inquiète, bien que d'une panique un peu plus contrôlée.

— Tout va bien ? demanda-t-il. Ne t'en fais pas, ce n'est pas un piège, s'empressa-t-il de préciser, juste au cas où, je voulais seulement... enfin, tu reconnais la ville ?

Il laissa un petit temps à la jeune femme pour se remettre du voyage et lui répondre, fouillant discrètement dans son esprit pour vérifier s'ils étaient arrivés au bon endroit. Le bord de fleuve, le bâtiment imposant réservé aux soirées mondaines du gratin des dirigeants d'Europe, cette rue cachée aux moldus que seuls ceux qui s'y trouvaient pouvaient voir. A priori oui, ce tableau familier, malgré ses petits détails modifiés tel que l'heure, les lumières éteintes et portes fermées du bâtiment en face d'eux ou les devantures sur le quai d'en face, ne pouvait être que celui qu'ils avaient tous deux vu bien des années plus tôt à Prague.

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Linda Oswin

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 1:46




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Au grand soulagement de l'Auror, ses quelques mots parurent quelque peu détendre son partenaire qui se calma visiblement, semblant enfin se poser dans le moment présent et chasser un instant toutes ces questions de son esprit qui, même sans être devin, se devinaient très aisément. Etait-il à la hauteur ? Est-ce que tout était parfait ? Est-ce que tout cela ne faisait pas trop ? Voir, serait-ce assez ? Toutes ces questions qu'un bon perfectionniste romantique se posait bien souvent, et encore plus lorsque l'on était un Serdaigle pur et dur dont la plus grande fierté était une caboche qui tournait encore et encore quitte à vous pourrir la vie lorsque vous n'en n'aviez pas besoin. Elle finissait pas savoir ce qui pouvait bien se passer dans cette tête bien trop secrète, mais là, maintenant, elle espérait seulement pouvoir passer un bon moment avec un homme qu'elle n'avait plus vu depuis des semaines au moins et qu'elle avait hâte de retrouver.
Alors le voir se détendre ainsi et lui sourire de la sorte mit du baume au coeur à Oswin qui lui sourit en retour, s'apprêtant à reprendre la parole quand elle se sentit brutalement aspirée dans une sensation bien familière et qu'elle n'appréciait pas le moins du monde.

Un festival de lumière et un concert de couleurs s'enchainèrent devant leurs yeux, prenant de court la sorcière qui faillit lâcher la main de l'homme par réflexe pour saisir sa baguette mais qui s'y retint sans trop de mal, observant autour d'elle avec stupéfaction avant de rapidement saisir où l'autre voulait en venir.
Evidemment.
Cela restait du Ludovic. Il avait beau avoir cinq ans de plus, dix kilos de moins et un paquet de problèmes sur le dos, il restait l'inarable Ludovic avec son sens du spectacle et de la surprise qui défiait souvent toute imagination. Alors quand bien même il était affaibli, elle devait bien s'attendre à quelques surprises ce soir. C'était évident. Dés qu'ils touchèrent le sol, Ludovic la rattrapa, lui prenant galamment le bras comme il en avait autrefois l'habitude tout en s'empressant de lui demander si tout allait bien avant de lui demander si elle reconnaissait l'endroit, mais Linda n'écoutait déjà plus.
Les yeux brillants, le sourire aux lèvres, l'Auror regardait autour d'eux la ville illuminée, les bâtiments dorés par les lumières qui se reflétaient dans l'eau. Les énormes constructions les entourant étaient toutes plus mises en valeur les unes que les autres par ce jeux d'effets magiques qui émerveillèrent Oswin et réveillèrent en elle cette curiosité insatiable que se faisait de plus en plus rare chez elle. Sans pour autant bouger le corps, elle levait la tête, regardait sur les côtés, un charmant sourire aux lèvres qui découvrait ses dents alors qu'une agréable sensation d’apaisement l'envahissait. Elle... Ne reconnaissait pas l'endroit. Elle avait beau chercher, elle ne savait pas où elle était, mais chacune des tours qu'elle voyait, des ornements qui qu'elle croisait, ce paysage et cette eau qui entourait une ville baignée par des feux dorés... Tout ça lui paraissait terriblement familier. Comme si elle connaissait, comme si elle était déjà venue et qu'elle s'y sentait chez elle. Cela réveillait en elle un sentiment de douce joie qui lui faisait totalement oublier ses problèmes.
Et alors qu'elle n'arrivait pas à mettre de mot ni sur ce qu'elle ressentait ni sur ce qu'elle voyait, un simple mot sorti de sa bouche sans même qu'elle ne s'en rende compte :

- Prague. Elle sourit, s'entendant continuer en observant avec un calme ravissement les alentours. Tu m'y avais emmenée en prétextant avoir besoin de quelqu'un pour t'accompagner, il y avait un bal non loin et j'y ai rencontré tes parents.

Elle inspira profondément l'air frais de la nuit, sentant avec plaisir les frissons la parcourant avant de se raccrocher fermement au bras de l'autre et de le regarder dans les yeux.

- Puis on y a dansé, un bon moment d'ailleurs... ajouta-t-elle un peu plus espiègle cette fois mais toujours aussi rassurante. Alors on se remet ça ? Le deuxième acte ? Finir cette danse qui n'a duré que trop peu de temps ?

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 2:20



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
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Ludovic était tendu, pour ne pas changer, et pour tous ceux qui penseraient que je me répète, sachez que cela risque de durer un moment, mais cette tension là était différente, légèrement teintée d'un espoir fou alors que la jeune femme ne parlait pas, contemplant les rues, le paysage, la ville avec un émerveillement très tangible pour lui. L'échevelé ne la brusqua pas, quand bien même tous ses sens valides attendaient une réponse. Le voyage c'était bien passé malgré un petit accrochage au début, une petite angoisse et une idée furtive de régler le problème par un bon sort à l'ancienne, qui lui avait fait assurer que ce voyage improvisé n'était pas un piège. Cependant, à y regarder de plus près, cette affirmation n'était pas toute à fait vraie. Car son introduction avait bien tout du piège, un piège innocent, sans conséquences pour l'Auror, mais pouvant très mal finir pour lui. Ce n'était pas grave, la question en valait la chandelle et la réponse aussi, voir jusqu'à quel point il leur manquait des morceaux et jusqu'à quel point les lui rendre s'avérerait ardu. Et la réponse, elle, fut bien au-dessus de toutes ses espérances.

Reconnaitre la ville n'était rien, il y avait mille et une occasion dans lesquelles la française avait pu visiter cette ville, mais les précisions qu'elle lui donna après, bien qu'assez incorrectes, firent monter en lui une bouffée de soulagement, de joie, d'espoir et de tout un tas de sentiments mêlés qui lui firent presque monter les larmes aux yeux. Elle se rappelait au moins un peu, d'au moins de ça. Il n'en revenait tout simplement pas. Elle se souvenait de tellement de choses déjà ! Souffle coupé, ayant depuis une seconde maintenant perdu totalement pied dans la surprise de cette si heureuse découverte, le français tâcha de conserver malgré tout son sang froid, se sentant comme une irrésistible envie de hurler de joie ou de sauter sur place. Elle se souvenait de lui, au moins un peu, au moins de quelque chose qui n'était pas seulement une petite conversation anodine de deux collègues dans un couloir. Que rêver de mieux ? Ludovic voulait sourire, mais il n'y arrivait pas vraiment, son plaisir fou entravé par ce soulagement violent de savoir que tout n'était pas aussi perdu qu'il le croyait. Que faire ? Que faire ? Son cerveau lui envoyait déjà trop de signaux contradictoires qui, si l'Auror avait été legilimen comme lui, n'auraient pas manqué d'alerter sa compagne du grand trouble dans lequel, en peu de mots, elle l'avait mis. Mais avant même qu'il pu assimiler tout ce qui lui arrivait maintenant, une petite question de la jeune femme eut tôt fait de chasser cette bourrasque complexe de sa personne, la remplaçant par un visage livide et une affreuse panique, elle aussi toute différente. Comme toujours, la brune construisait, jouait et démolissait tout en lui en une seconde, touchant toujours en plein coeur des problèmes avec si peu de mots.

— Euh je... bafouilla-t-il. Pour la danse je... bafouilla-t-il encore. Enfin je ne crois pas que... que je puisse... enfin... ma jambe...

Elle plaisantait bien sûr, mais allez dire ça à un amoureux transit tout occupé à assurer le bon déroulement d'un diner romantique ! Autant chasser les gnomes de jardin avec des moufles. Ludovic se chercha des excuses encore un moment, ces dernières s'apparentant plutôt à une série de sons désordonnés plutôt qu'à des justifications, avant que la jeune femme ne vienne à son secours pour le calmer, lui tirant un petit sourire alors qu'un nouveau soulagement, plus ténu et reconnaissant, essaya de se faire discret sur son visage. Au moins elle s'amusait, c'était déjà ça. Le sourire du maigrichon se fit plus doux et complice alors qu'il débutait la marche, tachant de se remettre de cette catastrophe évitée de peu en conduisant sans plus tarder l'Auror à leur destination. Après tout, ils étaient attendus.

— Il n'y avait que mon père en fait, reprit-il, son calme se faisant plus présent alors qu'il parlait pour que son esprit ravi se recentre sur une de ces choses qu'il maitrisait mieux. Il était venu à l'improviste parce qu'il savait que je serais à cette soirée. Ma mère, il a fallut attendre bien plus longtemps avant que vous ne fassiez connaissance. Tu l'as rencontrée à Paris, quand tu es venu passer quelques jours avec moi durant l'été.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 2:49




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Si les premières réponses qu'apporta Linda provoqua la joie et le soulagement chez son compagnon, elles ne transparurent qu'à peine aux yeux de la jeune femme qui était alors encore bien trop en contemplation face aux multiples lueurs de cette nuit qui la faisait se sentir parfaitement chez elle. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie ainsi, juste portée d'une agréable manière loin de tout ce qui l'attendait aujourd'hui. Cela ne voulait pas dire que cela faisait des années qu'elle n'avait vécu aucuns moments agréables, oh non, loin de là. Rien que pour prendre sur ces dernières semaines, elle avait adoré certains moments passés en compagnie de ce même homme, mais toujours il y avait cette épée de Damoclès au dessus de sa tête, cet air Britannique remplis de responsabilités et de dangers, le rappel constant de son travail, de son rôle, de ne pas s'impliquer trop dans cette relation qui pourrait facilement causer sa fin... Mais aujourd'hui, cela faisait un moment déjà qu'elle avait envoyé aux diables toutes les conséquences qu'elle risquait à continuer ainsi, elle assumait désormais, et maintenant qu'elle était loin de tout ce qui pouvait lui rappeler ses propres limites, c'est comme si elle respirait enfin pleinement après une trop longue apnée.
Elle se sentait libre. Tout simplement bien.
Linda ferma même les yeux une seconde avant de rajouter ces quelques détails, l'oeil pétillant et un sourire au coin des lèvres, mais cette fois, ses paroles eurent un effet bien autre qu'escompté. Ludovic sembla se décomposer devant elle, bégayant et hésitant en cherchant quelques raisons pour lesquelles cela lui semblait impossible.

- Ce n'est pas grave. l'interrompit doucement la brune en se blottissant un peu plus contre lui. Ce n'est pas grave, cette danse là était déjà parfaite, et ce n'est pas ça qui rendra la soirée moins fantastique qu'elle ne l'est déjà ! Montre moi plutôt ce que tu nous as prévu d'accord ?

Cela sembla suffire en tous cas puisque l'ancien Serdaigle cessa de bégayer pour prendre une profonde inspiration avant d'entamer la marche vers ce point mystérieux qu'il connaissait sans doutes déjà tandis que, à son bras, son amante jetait avec plaisir des coups d'oeil attentifs. Lorsque l'homme reprit la parole, elle tourna tranquillement la tête vers lui, le coeur léger alors que l'autre lui expliquait que ce n'était pas ses deux parents qu'elle avait rencontré ce jour là mais uniquement son père qui avait voulu surprendre son fils.

- Ca ne me surprend pas de lui ! s'amusa la brune les yeux brillants. Je me dis parfois que c'est tout un art, de réussir ainsi à toujours être là au mauvais moment au mauvais endroit pour embarrasser son fils. Mine de rien, ça attire un certain respect !

Elle sourit, mais cherchait déjà dans sa mémoire quelques souvenirs de cette rencontre à Paris dont il lui parlait. Le regard légèrement dans le vide, la bouche quelque peu entrouverte, Oswin se repassait quelques images en tête en tachant de trouver celle qui lui décrivait... Paris, un été, la rencontre avec sa mère...

- Ete 76, pendant les grandes vacances après mon dernier jour à Poudlard. s'entendit-elle à nouveau dire avant de redresser la tête, de bonne humeur. D'ailleurs, reprit-elle plus espiègle, les yeux pétillants de malice, tu ne m'as jamais dit au final. Pourquoi tu m'as invitée ce jour là à venir à ce bal ? Personne ne t'y obligeais et tu ne voulais clairement pas y voir ton père, alors pourquoi m'inviter à venir avec toi hein ?

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 10:20



Should I stay Should I go
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Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Soulagé d'avoir échappé à une prouesse physique qui n'était plus dans ses cordes, le français boitillait plus légèrement sur le chemin obscure qu'il avait pris soin de repérer longuement à l'avance. Il fallait seulement faire attention à ne pas perdre le fil des virages et à ne pas dévier de la route jusqu'à tomber dans le fleuve et tout devrait bien se passer. A ses côtés, la jeune femme semblait en prendre bien les yeux et, plus que de se satisfaire de cette petite réussite, le sorcier lui en fut très reconnaissant, cette observation attentive lui permettant de profiter d'un superbe panorama sur leur itinéraire, lorsque son attention n'était pas ramenée à la raison par quelques aperçus fugitifs de sa propre personne. Et tandis qu'il marchait, la brune s'appliquait encore à relancer la conversation, tirant de nouveau un petit souffle amusé à son partenaire.

— Et encore, répondit-il, si ce n'était que pour moi ! Mais tu n'imagine pas à quel point tu as raison. C'était une partie de sa légende au ministère : "Descremps, le détecteur de complots". Pas terrible quand il te prend l'envie d'avoir une petite copine. Où qu'il se passe quelque chose de douteux et secret, quelles que soient les personnes impliquées, tu peux être certaine de l'y trouver. C'est pratiquement... Comme une conscience. Tu ne sais pas comment il apprend les choses mais il est toujours là où il faut quand tu veux qu'il ne le soit pas à te regarder avec un petit air innocent pour te rappeler que ce que tu fais est mal et, si jamais tu décide de le faire quand même, il déploie une créativité sans pareille pour t'aider à tout faire. C'est presque un art et, parfois, on ne sait plus vraiment s'il fait ça pour toi ou pour son propre intérêt. Disons que c'est une sorte de génie du mal qui place l'équilibre des nations au centre de ses priorités et que tu fini par t'attendre à trouver au détour de chaque rue quand tu le connais. Et même quand tu t'attends à ce qu'il débarque il surgit toujours quand ta vigilance se relâche. Mais on devrait être tranquilles ce soir, assura l'échevelé. L'empoisonneur n'assiste jamais aux noces... pas tant que ma mère ne l'y tire pas par les oreilles pour qu'il obtienne ses récompenses.

Ah les Descremps, une charmante et drôle de famille, selon la chance que l'on avait à tomber sur tel ou tel autre membre. Cela lui avait manqué d'en être un et cela lui manquait encore à bien y réfléchir, contraint qu'il l'était à se présenter sous un nom d'emprunt. Faire partie de cette famille si hasardeusement illustre, naitre parmi ces gens si particuliers, atypiques et connus pratiquement à travers toute la France, cela avait une très grande chance pour lui, une grande fierté, quoi qu'il ait pu en dire, savoir que désormais il ne pourrait sans doute plus porter le nom de tous ceux qui lui avaient permis d'exister... cela l'attristait un peu oui, mais s'il le fallait il faudrait bien qu'il se fasse à l'idée. Mais une vraie conversation ne saurait se contenter de si peu et, comme l'auraient rappelés certains experts, il fallait bien s'attendre à des réponses qu'il faudrait renvoyer à leur tour.

Entendre la jeune femme bisser son numéro et ressortir une nouvelle fois un souvenir correcte fit sourire un peu plus chaleureusement le français. Mais, même si cette toute petite chose semblait le tirer hors de la grisaille habituelle de son visage, comme tout numéro déjà vu, s'il n'en restait pas moins spectaculaire, il ne s'en étonna pas cette fois. Il savait désormais que les choses n'étaient pas si grave qu'il le pensait et, même s'il manquait encore quelques détails, il craignait moins maintenant du parcours énorme qu'il aurait à faire pour que l'Auror se rappelle de tout, comme avant. Il était ravi de l'entendre, c'était tout ce qui comptait. Et si la question s'avéra difficile, ce fut avec un certaon enthousiasme qu'il chercha à y répondre, commençant, étrangement, à trouver un certain plaisir à tester et aider ainsi la mémoire de la brune.

— Je ne pensais pas le trouver là-bas, expliqua-t-il. Je lui avais volé les invitations en fait. Il ne va pas souvent à ce genre de petites "fêtes" et ça n'allait pas très fort avec Lisbeth, ma petite amie de l'époque. On ne s'était pas vu depuis très longtemps à ce moment là, elle était toujours trop occupée et je me retrouvais toujours avec des tas d'empêchements. En réalité, elle sortait avec ses autres amants, précisa-t-il d'un bref ton acerbe qui en disait long, mais ça je ne l'ai appris que bien plus tard. Juste avant que je ne l'invite, elle m'a envoyé une lettre pour me dire qu'elle serait indisponible pour me voir durant quelques jours, cela tombait pile au moment du bal bien sûr. J'ai préféré ne pas trop insister et inviter quelqu'un d'autre avec qui j'aurais bien aimé y aller. Comme aujourd'hui, on s'était fait vivre quelques mois compliqués avant ça et j'avais sans doute quelques petites choses à me faire pardonner, mais la raison pour laquelle c'est toi que j'ai invité en soit... Je ne sais pas. Cela m'a semblé une évidence. Je n'ai pas souvenir d'avoir beaucoup hésité ou réfléchis à la question, je voulais t'inviter, tout simplement... ou peut-être avoir une autre occasion de te voir en robe, qui sait, plaisanta-t-il, adressant un sourire plus tendre et chaleureux à la jeune femme qu'il avait au bras. Cela faisait longtemps, fit-il encore, sans vraiment parler de robe, mais plutôt de la situation actuelle.

Vouloir passer davantage de temps avec elle, c'était suffisant comme justification.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 14:32




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Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Amusée, Linda écouta d'une oreille attentive le commentaire que Ludovic portait envers son paternel, très critique certes, mais qui étonnamment paraissait totalement vrai. Elle imaginait sans mal les premiers émois du jeune Descremps qui tâchait de garder ça privé et de manier sa vie amoureuse comme il savait mener une danse pendant que, juste à côté, le détecteur de cachoteries de son aîné s'affolait. Est-ce que Jacques avait déjà interrompu un rendez-vous romantique ? Se ramenant ainsi avec ses gros sabots, s'asseyant à leur table avant de parler du dernier résultat scolaire de son fils tout en commandant elle ne savait quel café ?
Oui, elle le voyait bien agir ainsi, peut-être même avait-il montré d'anciennes photos de son fils étant encore un bambin histoire de bien enfoncer le clou ! Cette idée tira un léger rire à l'Auror qui continua mine de rien d'écouter son amant, le sourire aux lèvres et les yeux brillants. Elle aimait particulièrement ces petites anecdotes de famille, tous ces détails qui lui donnaient l'impression que chacun avait vécu une vie parfaitement unique, si complexe et intéressante que cela lui donnait bien souvent envie d'en apprendre plus et de faire partie d'une famille comme elle en voyait si souvent. Ces petites querelles, ces tensions et désaccords parfois, mais toujours ce soutien inconditionnel qui persistait qu'importe ce qu'on en disait. Même le père de Jon l'aimait d'une certaine façon, c'était évident, quand bien même les choses s'étaient plus que mal passées.

Doucement nostalgique d'une époque qu'elle avait à peine connue, Linda sentait une pointe de peine remonter à elle en se remémorant le peu dont elle se souvenait sur sa propre famille. Mais plutôt que de s'arrêter sur cela, elle préféra continuer, demandant avec légèreté pourquoi au final l'homme l'avait invitée à ce bal il y a des années maintenant. Et si, elle devait bien l'avouer, elle aurait bien aimé le voir bafouiller quant à ses aspirations encoure floues à l'époque, la réponse qu'il lui donna lui tira un tendre sourire. Simplement la voir... A croire que déjà à l'époque Ludovic souffrait de ce symptôme que l'on disait "de l'amoureux transit" !

- C'était une superbe idée. assura-t-elle chaudement. Et oui, cela faisait longtemps. Trop longtemps.

Elle se cala légèrement contre l'homme en fermant les yeux une seconde, profitant de sa présence sans s'arrêter de marcher pour autant. Elle se sentait un peu triste désormais de ne pas avoir pensé à se préparer plus. Pour une soirée comme celle-ci, il valait mieux avoir sur le dos une jolie robe de soirée plutôt qu'une tenue sobre de travail. Ils n'étaient pas le seul couple à sortir en ce soir de Saint Valentin, et si le lieu manquait peut-être un peu d'authenticité dans le sens où il était évident où les hotels et restaurants seraient tous bondés de tourtereaux plus ou moins jeunes, elle se sentait bien ridicule à côté de ces gens joliment apprêtés qui faisaient de cette soirée un tournant décisif dans leur vie de couple.
Est-ce que c'était idiot ?
Sans doutes. Ils n'étaient plus à ça prêt après tout, ils n'en n'étaient pas non plus à leur première fois. Mais malgré cela, c'était tout de même un peu dommage. Si elle avait su...

- C'est pour ça que ton père venait à la maison ces derniers jours ? demanda alors l'Auror en levant tranquillement les yeux vers l'autre. Pour préparer cette soirée ? Elle lâcha un léger rire. Et moi qui pensais que c'était simplement pour venir te remonter le moral...! Je t'avoue que je ne l'ai pas vue venir !

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 27 Déc 2017 - 20:56



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— Il ne faisait que venir, rétorqua l'échevelé d'un ton sec, comme pour couper court à la conversation. Préparer cette soirée tombait seulement en même temps. Mais... oui, concéda-t-il en se radoucissant un peu, j'imagine que sans son aide je n'aurais pas pu en faire autant.

Il n'était pas dupe, il savait bien pourquoi son père été venu le voir à l'origine, simplement pour le garder à l'oeil, s'assurer qu'il ne faisait pas de bêtises pendant que Linda était absente. Stupide ! Comme s'il n'était qu'un gamin incapable de se trouver responsable de ses actes. Il avait faillit se tuer et alors ? Oui, très bien, ça n'arriverait plus, pas besoin d'un cerbère pour le surveiller fixement du matin au soir et pour prétendre que tout était absolument normal alors qu'il devinait bien, au fond de son crâne, que pas une seconde ne passait sans que le vieux sorcier ne s'inquiète et guette à la dérobade tout ce que son fils faisait. Il l'avait déjà dit bien des fois ? Oui, mais ça c'était du passé, cela ne comptait pas. Il n'avait pas de raison de recommencer et quand bien même, que lui importerait ? Cependant, le français était obligé de reconnaitre que les choses ne s'étaient pas non plus résumées à cela. Ils avaient pu profiter de quelques agréables moments d'intimité entre père et fils et, même s'il n'y avait pas fait très attention, l'ancien ministre avait pris bien du plaisir à voir son rejeton si accaparé par ses affaires de coeur, comme à son habitude. Il aurait vu, peut-être même aurait-il pu apercevoir un sourire se dessiner dans une barbe grise de plus en plus blanche. Hélas, Ludovic n'avait pas attendu d'être aveugle pour se voiler la face vis-à-vis de son paternel.

Quoiqu'il en soit, la soirée ne se prêtait pas à se genre de ruminations, aussi le maigrichon s'employa-t-il à les chasser de son esprit comme elles étaient arrivées. Affichant plutôt le même petit sourire tranquille comme pour signifier à sa compagne que cette petite maladresse n'était pas grave. Il faudrait bien que l'un ou l'autre se retrouve aux portes de la mort pour que les deux hommes parviennent à laisser chacun leur fierté de côté et seulement profiter de ce bref temps qu'ils avaient à vivre ensemble sur Terre. Boitant bon pas — songeant qu'il aurait dut se trouver une canne d'ailleurs car un sorcier boiteux appuyé sur une jeune femme manquait un peu de style dans une ville aussi belle que Prague — Ludovic guida son invitée à travers les rues, ne tardant pas à lui faire traverser le quartier sorcier. Il n'était pas aussi bondé que l'on aurait pu le croire, l'échevelé ayant pris soin de passer par toutes les petites ruelles annexes pour éviter le gros de la foule venue profiter d'une soirée en amoureux, mais il y avait tout de même suffisamment de monde pour qu'il ressert un peu sa prise sur le bras de la jeune femme, fronçant légèrement les sourcils alors qu'il faisait de son mieux pour ne pas oublier l'itinéraire qu'il avait si soigneusement appris. Du moins, jusqu'à ce qu'une odeur puissante ne vole l'attention de son esprit.

— Oh ! fit-il, humant encore un peu l'air avant de pratiquement retenir son souffle. On passe pas très loin de l'apothicaire, informa-t-il, je reconnaitrais cette Amortensia entre mille. Dommage qu'il y ait tellement de monde, je t'y aurais emmené. Je t'avais parlé de cette boutique je crois la première fois que je t'ai emmené. C'est un des meilleurs endroits pour acheter des ingrédients de potion et d'alchimie et ils se font une spécialité des filtres d'amour. La dernière fois que je suis passé devant, il avaient préparé un énorme chaudron d'Amortensia, je suis resté figé devant la vitrine durant des heures avant que le gérant ne vienne m'aider à me défaire du sort. J'ai une grosse faiblesse pour tout ce qui est filtre d'amour, confia-t-il, je ne sais plus si je t'en avais déjà parlé. Je suis pratiquement sûr que pour moi l'Amortensia a plus de trois odeurs, fit-il encore, d'un ton de plus en plus confident. Tu connais cette potion ? Je crois qu'à force de l'avoir reniflée ce doit être la seule que je saurais préparer.

Naturellement, entre eux et la fameuse boutique, il devait plutôt y avoir une voir deux maisons, la véritable boutique se trouvant une rue plus loin, cachée par une foule opaque de retardataires venus faire leurs achats de St Valentin et assister à quelques festivités spécialement organisées pour l'occasion. Toute fois, il l'avait dit lui-même, son odorat sensible aux charmes de cette sorte avait le don de flairer ces parfums envoutant à longue distance, même si, là où il se trouvait cela n'était plus qu'une très vague effluve, et avec la legilimencie, il n'était pas si dur que ça de traverser les murs. Cependant une petite question demeurait impénétrable malgré tous ces talents cachés : Et l'Auror elle, qu'est-ce qu'elle sentait mise devant de l'amortensia ? Non pas que l'affaire devait être capitale, mais elle éveillait chez l'ancien Serdaigle une petite pique de curiosité à laquelle il avait bien du mal à résister. Patience, il saurait un jour, probablement.

Tournant une nouvelle fois, le couple s'enfonça un peu plus loin dans les rues isolées du quartier sorcier, finissant par retomber sur une grande rue, juste à côté d'un restaurant à côté duquel ne se trouvait personne, mais dont l'intérieur semblait sur le point d'exploser. Bien sûr, quel Européen, en pensant St Valentin, n'aurait pas au moins une fois eut envie d'inviter sa moitié à un petit repas français.

Cependant, malgré la foule effrayante de personnes qui se blottissaient presque les unes contre les autres pour tenir dans ce restaurant pourtant bien honorable et qui avait dut être agrandit d'un sort pour l'occasion, Ludovic ne se démonta pas, conduisant sa compagne jusqu'à la porte puis jusqu'à l'intérieur avant qu'ils ne se fassent accoster par un serveur aussi serviable que débordé.

— J'ai une réservation pour... Hum, Calvin Azanova, annonça l'échevelé en s'efforçant de dissimuler le nom à sa voisine.

Mauvaise idée, l'homme répondit bruyamment un étrange mot de Tchèque qui devait vouloir dire :

Comment ?

— Azanova, monsieur Azanova, pour deux personnes, répéta le maigrichon en anglais, s'efforçant de couvrir de son mieux le bruit ambiant et en levant deux doigts pour tenter de se faire comprendre.

Un déclic se fit dans la tête du serveur qui vérifia rapidement sa liste de réservations, notée dans un petit carnet, avant de les inviter à le suivre d'un pas rapide, les emmenant à l'étage du restaurant, fort heureusement, bien moins bruyant. L'étage paraissait plus vaste et vide que le rez-de-chaussée, les réservations devant sans doute y être un peu plus chères pour que les couples puissent profiter de la vue. Et, finalement, après plusieurs petits virages qui faillirent bien faire perdre pied à l'infirme, ils arrivèrent à leur table, bien plus parfaite que tout ce qu'il aurait pu espérer. Elle tassée dans un coin discret, juste à côté d'une fenêtre qui surplombait la rue et ses lumières. Deux places, à l'écart, dans un décor douillet, intime, aux lustres à l'ancienne. Les fauteuils, les murs... tout avait cette teinte d'un bleu océanique, profond, mais doux, virant un peu plus sur le vert à l'étage, avec des boiseries d'un miel réconfortant qui faisaient ressortir les nappes blanches et les couverts d'argent d'une façon tout à fait plaisante pour les yeux. Laissant le serveur prendre la relève, Ludovic le laissa tirer sa chaise à Linda puis la sienne, trop occupé qu'il l'était à, comme celle qu'il avait accompagné, découvrir l'endroit. C'était beau et, à ce que son père lui avait rapporté, c'était aussi très bon. Son vieil ami avait dut se ruiner, mais à en juger par la réaction de la jeune femme et la sienne cela en avait sans doute valut la peine. S'asseyant à son tour, le brun tendit l'oreille, semblant entendre le bruit lointain d'un piano a demi couvert par les voix qui grondaient encore du rez-de-chaussée. Ils devaient être juste au-dessus.

Mais alors que le français se laissait aller à son tour à cette chose trop lointaine qu'on appelait émerveillement, le serveur Tchèque se fit de nouveau entendre, bavardant d'un anglais à l'accent quelque peu marqué en leur donnant à chacun un menu qui paraissait bien rempli et très long. Ah oui... effectivement, songea Ludovic en baissant les yeux dans le noir sur ce que ses mains tenaient.

— Je vous laisse faire votre choix, conclut le serveur en sentence, effectuant une révérence fort réussi avant de s'en retourner à ses autres clients.

Oui, ce petit problème là, il l'avait oublié.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Jeu 28 Déc 2017 - 2:28




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Ils avançait d'un bon pas en ville tandis que Linda profitait toujours autant de la balade. Le silence bref ne lui pesait pas puisqu'il fallait avouer qu'il y avait de l'animation en ville, plus qu'il ne pouvait y avoir à Londres en tous cas avec les couvre-feus et autres mesures qu'ils avaient mis en place. Elle aimait découvrir des choses nouvelles et ici c'était à la fois une découverte totale mais aussi un étrange sentiment de confort, comme si elle était chez elle. Autrement dit, elle se sentait comme une petite fille dans un magasin de bonbons, et chaque échoppe ou magasin qui bordait la rue attirait son attention qu'importe son sujet. Elle ne compta rapidement plus les boutiques de vêtements où elle se promit faire un tour lorsqu'elle aurait un peu de temps pour elle, ou encore ces librairies aux jolies couleurs de bois qui lui rappelaient agréablement Poudlard et ses étagères interminables.
Elle aurait sans doutes pu continuer longtemps ainsi mais Ludovic prit soudainement la parole en piquant son intérêt par la même occasion. Tournant tranquillement la tête vers l'homme, elle esquissa un sourire en le voyant s'émerveiller face à un certain Apothicaire qui ferait, selon lui, une potion d'amour fabuleuse. Levant légèrement les yeux au ciel alors que l'autre assurait qu'il aurait aimé l'y emmener s'il y avait moins de monde, l'Auror ne sut pas trop bien comment prendre cette idée là. Est-ce qu'il pensait qu'elle avait encore besoin d'un quelconque filtre d'amour ? Mais plutôt que de s'y attarder, la brune s'amusa rapidement à imaginer son partenaire bloqué devant la vitrine du magasin, totalement subjugué par la potion qui devait tourner dans un énorme chaudron. Une image qui lui tira facilement un sourire alors qu'elle se demandait si cette sensibilité s'appliquait à d'autres domaines aussi. Les vélanes par exemple, elles ne fonctionnaient pas comme un filtre d'amour mais est-ce qu'elles faisaient aussi pareil effet sur le français ?


- Je connais oui, répondit Linda, mais je t'avoue que je ne suis pas très familière avec celle-ci. Ce n'est clairement pas la priorité pour les Aurors et puis quand j'ai fait mes études j'avoue avoir quelque peu... Bâclé certains sujets pour me concentrer sur ceux qui allaient tomber à coup sûr. ajouta-t-elle en souriant. Il faut dire que j'avais hâte de rattraper mon retard et je me suis livrée à une véritable course contre la montre ! J'ai passé l'ASPIC de Potion tout juste suffisamment pour pouvoir rentrer en formation, et heureusement que l'examen n'est pas tombé sur les filtres d'amour et de perception cette année là !

Elle se souvenait sans mal de son mentor, une sorte de Jacques en version plus compatissante, qui lui répétait de ne pas délaisser les chapitres secondaires de potion, qui les lui faisait répéter même pendant qu'ils mangeaient pour ne pas perdre de temps et la regarder faire exploser des marmites pendant que, lui, lisait tranquillement son journal. De manière générale, elle finissait souvent par s'énerver contre le pauvre récipient qui terminait sa course en bas de l'immeuble, mais encore ce n'était même pas cette épreuve le plus dur puisque tout le monde en savait autant qu'elle sur les potions en rentrant en première année.
Non, le plus difficile avait été les épreuves de sortilèges et autres métamorphoses pour lesquels les nés sorciers avaient tous déjà quelques connaissances basiques pour faire face aux BUSES et ASPICS, contrairement à elle. Par contre se rappeler comment tout cela s'était terminé... C'était le blanc. Bien évidemment, sinon elle ne serait pas là aujourd'hui, mais elle ne se souvenait même pas s'être présentée à l'épreuve...
Tant pis.

- Enfin, tu dis que tu es sensible alors mmh ? Très bien, je note dans ce cas, ça pourra toujours me servir...! le taquina-t-elle d'un air malicieux.

Ils ne tardèrent pas à arriver auprès d'un large restaurant richement orné qui semblait tout particulièrement populaire en ce soir du 14 Février. Illuminé au moins tout autant que l'était la ville, on distinguait sans mal les meubles de luxe élégants à souhaits et il était simple de deviner le brouhaha qui y régnait actuellement. Un rapide coup d'oeil aux panneaux et autres publicités à l'extérieur suffisait à la sorcière pour apprendre qu'il s'agissait d'un restaurant français et vu l'intérieur clairement plus grand que l'extérieur, ce devait être purement sorcier aussi. S'ils eurent quelque mal à se faire comprendre à l'entrée, Linda observant avec amusement son partenaire tenter de faire comprendre au serveur ce pour quoi ils étaient venus, il ne fallut cependant pas longtemps pour les conduire à l'étage où, tout de suite, l'atmosphère semblait plus calme et plus intimiste.
Prenant une profonde inspiration, beaucoup plus à l'aise dans une telle ambiance plutôt que dans la trop grande agitation du rez-de-chaussée, Linda se détendit un peu plus en laissant son regard dériver sur la vue de l'étage ainsi que les nombreuses petites tables blanches agencées un peu partout. Elle ne savait pas si toutes étaient réservées, il lui paraissait tout de même étonnant que personne ne s'y était assis ou ne s'était donné les moyens de réserver un tel cadre. Enfin, elle espérait surtout qu'ils bénéficieraient de cette tranquillité pour un moment encore, le plus longtemps possible.

D'un sourire poli, Linda remercia le serveur avant de s'assoir et que Ludovic ne vienne la rejoindre rapidement. Lâchant un souffle satisfait, elle observa avec plaisir la décoration du restaurant qui lui coupait le souffle, lui donnant cette étrange impression de se trouver dans un décors idyllique.

- C'est magnifique. souffla la brune en croisant les bras sur la table, se penchant légèrement en avant pour être plus proche de l'homme. C'est drôle mine de rien de trouver un restaurant français ici, au moins, on ne risque pas le dépaysement !

Elle n'eut pas vraiment le temps d'attendre de réaction que le serveur revint, armé cette fois d'une carte qu'il distribua rapidement avant de s'éclipser à nouveau aussi rapidement qu'il était venu. Ah, le choix des plats...
Prenant une profonde inspiration, Linda ouvrit le livret en commençant à le feuilleter, jetant de temps en temps des coups d'oeil furtifs à son compagnon comme pour voir si, lui, avait déjà fait son choix.

- Tu sais de quoi ça manque ? De musique. Elle sourit. Une bonne musique pour mettre un peu dans l'ambiance. J'ai vu un pianiste en bas, c'est dommage qu'on ne l'entende pas ici. Je suis certaine qu'avec un bon sort on amplifierait simplement la mélodie mais... J'imagine qu'avec les discussions des clients ça parasiterait le signal. Elle hocha la tête. Je te montrerai mes disques quand on rentrera, je suis sûre que j'en trouverai un qui pourrait te plaire.

Elle s'attarda sur les plats de viandes qui, peu nombreux évidemment, suffisaient pourtant à attirer son attention. Oswin ne mit pourtant pas très longtemps à choisir son repas, jetant un oeil aux autres pages par précautions mais assez rapidement satisfaite de ce qu'ils proposaient. Le serveur revint d'ailleurs à ce moment, paraissant quelque peu pressé sans doutes à cause de la haute fréquentation de l'établissement, et après que Ludovic et Linda eurent pris leurs commandes - ce qui consistait en une assiette de foi gras, un coq au vin et une tarte tatin pour la brune-, il s'en alla à grandes enjambées.
Pour un peu, Linda aurait presque parié avoir vu quelques gouttes de sueurs sur son front dégarni.

- Ce doit être une dure soirée pour eux vu tout le monde qu'il y a. s'amusa l'Auror en regardant l'homme s'éloigner. Je n'avais pas vraiment l'habitude de sortir pour la Saint Valentin, mais j'imagine que c'est comme ça pour eux chaque année. Tu sais... cette nuit est belle je trouve. Son regard se perdit à l'extérieur alors qu'elle posait son menton dans sa paume et qu'elle cherchait de son autre main à saisir celle de son amant. Comme cette autre nuit, la dernière fois. Si on m'avait dit il y a un an que je me tiendrais ici, à Prague, en rendez-vous avec le tombeur de coeur le plus recherché de Grande-Bretagne je ne l'aurais pas cru ! Elle rit légèrement. J'aurais probablement mordu jusqu'au sang la personne qui me l'aurait raconté pour l'empêcher de continuer de dire de telles sornettes. Et pourtant...

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Jeu 28 Déc 2017 - 18:57



Should I stay Should I go
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Tout occupé qu'il l'était à ses tracas quotidiens, Ludovic fronçait les sourcils face à son menu au contenu des plus... obscures. Il ne servait à rien d'insister comme cela, fixer stupidement ce qu'il avait dans les mains n'allait pas le lui rendre soudainement visible, mais c'était toujours un peu comme cela lorsque sa cécité se rappelait à lui lorsqu'il s'y attendait le moins et, en plus de ça, le serveur parti n'allait pas tarder à revenir, ne lui laissant que peu de temps pour, premièrement, trouver une solution et, secondement, choisir. Il avait beau, d'habitude, faire comme si de rien n'était au point d'avoir pratiquement l'impression de savoir où il était, cela n'en enlevait pas moins de la puissance de cette idée qu'il s'était mis dans la tête qu'à partir de maintenant il n'arriverait plus à voir, mais sentir ça, oui, c'était toujours possible. Un regard fugitif attira son attention sans qu'il s'en rende compte, lui faisant lever les yeux par réflexe avant qu'il ne se ravise pour refermer le menu et le ranger soigneusement à côté de lui comme s'il s'était déjà décidé. Tout allait bien, il n'aurait qu'à prendre la même chose que la jeune femme après tout, ce n'était pas si compliqué. En espérant qu'ils aient les mêmes goût. Soit ça soit... Le brun tourna de nouveau les yeux, coupé dans ses pensées par la jeune femme qui reprenait la parole pour discuter de quelque chose qu'il n'était pas certain d'avoir écouté depuis le début. Musique ? Piano ?

— Euh... oui, c'est dommage, répondit-il, tâchant de rattraper le sujet. Mais peut-être tout à l'heure, quand il y aura moins de monde on pourrait leur demander d'amplifier le son ou bien se déplacer. Peut-être que les gérants feront quelque chose plus tard aussi. Enfin, j'aime bien aussi comme ça, c'est plus tranquille, on peut s'entendre parler, et puis j'ai toujours eut un peu pitié des musiciens qui jouent dans des restaurants ou des bars et que personne n'écoute. Quand on peut danser ça va, mais quand il n'y a pas la place pour ça c'est un peu... triste, songea-t-il, restant pensif un instant avant de reprendre. Pour les disques oui, pourquoi pas, on écoutera ça. Je ne suis pas tellement musicien, mais j'ai hâte d'entendre ce que tu as. Je suis certain que ça plaira, assura-t-il, adressant à la française un sourire mi-distrait mi-encourageant, ah, trouver des sujets de conversation...

Il était distrait, encore, cherchant un moyen de se tirer de son petit casse-tête personnel sans faire tâche sur cette soirée bien commencée. Renonçant à demander discrètement l'autorisation, l'échevelé fini par se résigner à envoyer son don en éclaireur, espionner la carte de la jeune femme d'un autre oeil qui pouvait voir. D'abord déconcerté par les indéchiffrables mots en Tchèques qui tartinaient le menu, le brun se demanda comment sa compagne pouvait y comprendre quelque chose, s'imaginant même déjà être dans une sorte de mauvais rêve où il se seraient retrouvés en France alors qu'il était soudain devenu incapable de parler sa propre langue. Heureusement, certains noms de plats ressortaient, effectivement écrits en français, et, surtout, il ne tarda pas à repérer les petits caractères sous le Tchèques qui traduisaient les plats en anglais. Ouf ! La joie des restaurants suffisamment distingués pour se lancer dans l'international.

Le problème de la langue passé, restait celui du choix. Pas facile de fixer son attention sur un nom ou un autre lorsque vous jouiez les squatteurs d'une conscience captivée par tout autre chose que ce que vous cherchiez. Rester discret... rester discret... Malheureusement pour lui, le serveur revint bien plus vite que prévu, comme toujours, leur demandant leur commande alors qu'il n'y avait bien que la carte des desserts que le français avait pu réellement examiner.

— Euh... la même chose, bafouilla-t-il donc en anglais, mais avec une tarte au citron et un café en dessert et... des pommes de terre, pour le plat.

Le serveur paru comprendre, approuver même, c'était qu'il avait dut réussir à passer commande sans avoir l'air suspect. Soulagé, fier presque de cette bonne chose de faite et de s'être débarrassé de cette corvée, l'échevelé afficha un petit sourire satisfait, finissant enfin par reporter son attention sur son invitée qui ne l'avait pas tellement attendu pour reprendre la parole. Le maigrichon ne protesta pas, l'écoutant simplement, l'air tendre alors que la brune savourait la soirée. Ce qu'il n'aurait pas donné pour la voir à cette seconde là, avec ce regard émerveillé et lointain qu'il lui connaissait si bien, lorsqu'elle s'absentait une seconde du rythme du monde pour le contempler un simple instant et qui le poussait souvent à faire de même. S'arrêter un peu, cesser de réfléchir, pour saisir un instant de beauté caché derrière des mèches brunes. Ce devait être magnifique, comme d'habitude. Et, comme d'habitude, cela ne dura pas avant que la brune ne raconte quelque chose qui lui fit lâcher un bref rire étouffé tant cela le prit par surprise avant qu'il ne cale sa tête contre sa main, comme s'il avait voulu se cacher derrière.

— Je ne suis pas le plus grand tombeur de Grande-Bretagne, répéta le brun pour la énième fois dans sa vie. Vraiment c'est... c'est une idée qu'on s'est fait sur moi quand j'étais à Poudlard et que tout le monde croyait que j'avais... un harem ou je ne sais quoi, mais je n'ai jamais... J'ai dut avoir... quoi ? Cinq petites amies dans ma vie et j'étais tout aussi pathétique à chaque fois, insista l'échevelé. Enfin, je sais que cinq ça peut sembler énorme pour certains, mes parents s'en désespèrent constamment, ma mère surtout, mais vraiment, je n'ai rien d'un tombeur. J'ai... poursuivit-il en s'interrompant soudain pour réfléchir. Bon d'accord il y a peut-être eut quelques filles qui voulaient sortir avec moi et à qui j'ai dis non, mais... il s'interrompit de nouveau. Oh ciel, si, il devait bien sembler un tombeur de loin. Enfin, non, j'ai seulement... j'aime bien être galant avec les femmes. Vous êtes toutes tellement plus belles quand vous souriez et voyez qu'on fait attention à vous.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Jeu 28 Déc 2017 - 20:33




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Linda Oswin

Ce serait mentir que de dire que Linda ne fut pas un minimum fière de son petit effet lorsque l'autre lâcha un rire totalement imprévu face au surnom par lequel elle venait de l'appeler. Avoir réussit à tirer un rire à son compagnon ce soir étira un sourire sur les lèvres de la brune qui se revêtit de son petit air fier, tout à fait soulagée de voir l'autre rire un peu.
Et puis, les surnoms, c'était bien ce qu'ils avaient toujours fait non ? Leur petite habitude, leur jeu à eux. Alors c'était bien la preuve qu'elle n'avait pas perdu la main !
Quoi qu'il en soit, Linda profita avec plaisir de cette petite victoire qui ne ressemblait à pas grand chose mais qui la rassurait malgré tout, s'amusant clairement du trouble dans lequel elle venait de plonger son amant. Bien évidemment, ce dernier se défendit, et à vrai dire l'Auror n'était elle même pas tant convaincue de cette réputation qui lui trainait sur le dos, mais en y repensant cela lui tirait souvent un sourire. C'est pourquoi elle n'insista pas tant, fixant d'un regard pétillant l'autre qui paraissait s'enfoncer peu à peu, avouant à demi mot qu'il avait eu un certain succès avec les femmes avant de se justifier avec un argument qui piqua la brune dans son orgueil.

- Hey hey hey, doucement le jolicoeur ! répliqua-t-elle soudainement, le sourire aux lèvres et faussement sévère. C'est très bien la galanterie et je suis heureuse de savoir que l'homme avec qui je sors est respectueux envers le beau genre, mais dois-je te rappeler qu'aujourd'hui tu es déjà occupé avec quelqu'un ? Elle haussa légèrement les sourcils, un sourire aux coins des lèvres. Alors j'ose espérer que, quand bien même touts les femmes sont magnifiques, l'une d'entre elles retient un peu plus ton attention, n'est-ce pas ?

Et sur ces mots, elle se pencha par dessus la table, se levant même légèrement pour venir voler les lèvres du brun avec malice, prenant volontairement tout son temps et n'hésitant pas à en remettre une couche, comme pour signifier sa propriété à un public invisible et pour rappeler au français un peu de ce pourquoi il s'était engagé. Et puis, au passage, en profiter un peu. Evidemment...!
Oswin finit pourtant par se détacher, évidemment, le regard toujours brillant et en se passant doucement la langue sur les lèvres comme pour profiter un peu plus du goût des lèvres de Ludovic. Elle avait pleinement conscience bien sûr que Ludovic ne pensait absolument pas mal et que, de toutes façons, il n'y avait personne à qui prouver qu'ils étaient en couple, et pour être tout à fait sincère elle était plutôt heureuse de savoir que l'ancien Serdaigle voyait de manière si égale et respectueuse les autres femmes. Mais si elle pouvait trouver une occasion de plus de l'embêter un peu, elle n'allait pas se priver !



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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Ven 29 Déc 2017 - 2:52



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La réaction immédiate de la jeune femme fit sourire un peu plus le français, plus que satisfait d'avoir réussi son petit effet, se sortant du même coup de ce qui aurait pu être un grand moment de solitude. Blesser les femmes dans leur orgueil, ça aussi, il aime bien le faire. Les taquiner gentiment pour leur faire froncer les sourcils et adopter ce petit ton de fausse réprimande bien familier qu'il adorait tant, c'était très plaisant. Il l'écouta, très amusé, construisant déjà sa répartie alors qu'il haussait légèrement les sourcils en s'entendant considéré comme "respectueux du beau genre". Un très chérissable compliment, mais il ne doutait pas que, dans le domaine, il devait y avoir bien plus compétent que sa personne. En tous cas, ne pas oublier qu'il sortait avec elle ça, elle pouvait compter sur lui ! Mais à peine s'aventurait-il à ouvrir la bouche pour donner à sa compagne un imparable argument de sa fidélité sans faille que d'autres lèvres vinrent dévorer les siennes dans un baiser qui, durant un premier temps, ne lui laissa pas le temps de faire autre chose que de fermer les yeux.

Il se laissa faire un petit instant avant de se pencher légèrement vers l'Auror pour qu'elle ait moins à se tordre le dos afin de l'atteindre, posant bientôt sa main sur son visage et lui rendant son baiser avec au moins autant de douceur que ce que lui offrait la jeune femme. Il n'était pas dupe pourtant, il avait bien deviné chez la brune la petite envie de prouver aux autres qu'il était tout à elle, mais il ne s'y arrêta pas plus que ça, s'en amusant plutôt et s'abandonnant tout à elle pour la laisser faire ce qu'elle voulait de ses lèvres, ne faisant que renchérir de temps à autre lorsqu'elle s'arrêtait un instant pour respirer. Il n'aurait pas sut dire combien de temps dura ce baiser, mais lorsque la jeune femme se détacha enfin, il la retint légèrement, saisissant son menton en douceur du bout des doigts pour lui souffler quelques petits mots qui, après coup, avaient dans ses oreilles quelque chose de familier.

— Je ne suis pas sûr qu'ils nous aient bien vu.


Et comme pour remédier à ce petit doute, le brun rapprocha sa chaise en la faisant crisser sur le sol d'une façon malencontreusement un peu bruyante afin de se trouver suffisamment proche de son amante pour l'envelopper de son bras libre, déposant des baisers plus taquins sur ses lèvres dans de lents aller retours savamment orchestrés. Il exagérait un peu bien sûr, simplement pour accuser la comédie de cette tentative de se faire discrètement remarquer par les personnes environnantes, mais il ne fit rien d'exagéré non plus, cherchant plutôt à tirer des sourires, voir même, mieux, peut-être un rire à sa compagne, ne s'estimant satisfait que lorsqu'il sentit les coins de sa bouche s'étirer, même légèrement, sous la sienne. Il l'embrassa alors deux dernières fois, une après lui avoir rendu son sourire et une autre, un peu plus provocante, dans le cou juste à l'angle de la mâchoire. Si avec ça quelqu'un avait encore un doute sur le fait qu'ils soient ensemble c'était qu'il n'était pas le seul aveugle de la salle.

— J'ai retenu la leçon, assura l'échevelé avec un ton faussement sérieux en reculant un peu. Je ne courre plus après les filles. Mais j'espère que ça vaut aussi pour toi, réprimanda-t-il à son tour, avec tout aussi peu de sévérité, mais peut-être une légère pointe de sous-entendu alors que la réputation de la brune lui revenait doucement à l'esprit. Bah, laissons-ça, ce n'était pas la soirée. Je ne mentais pas tu sais, reprit-il, plus sérieusement cette fois, enfin... je n'enjolivais pas quand je t'ai décrite dans le parc la dernière fois. Je pourrais te raconter... des dizaines peut-être même une centaine de moments où tu avais l'air... tout aussi magnifique pour moi. Te voir... surtout quand tu ne me regardais pas en fait, c'était toujours... je ne saurais pas comment dire. J'avais presque peur à une époque de rentrer dans ta vie par crainte de casser quelque chose à cette... beauté que je voyais parfois. Mais j'ai bien fait je crois, ça m'a permis de découvrir d'autres choses au fur et à mesure. Peut-être un peu moins mystérieuses... non, même pas moins mystérieuses, seulement différentes. Plus réelles, plus proches de qui tu es je pense. Je ne te remercierais jamais assez pour toute cette chance que tu m'as donné de découvrir tout ça avec toi et j'ai hâte, vraiment hâte de voir jusqu'où ça nous mènera.

L'échevelé fait une légère pause, souriant plus tendrement avant de réaliser quelle genre de tête il devait avoir et tout ce qu'il venait de dire.

— Excuse-moi, se corrigea-t-il en se remettant correctement sur sa chaise, je sais, ce n'est pas trop ton truc tout ça...

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SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
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SITUATION : En couple avec Ludovic Descremps
IDÉOLOGIE : Contre les mouvements extremistes
MÉTIER : Directrice des Auror


MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Ven 29 Déc 2017 - 3:58




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Passé la surprise du début, Ludovic sembla rapidement prendre goût à la petit initiative de sa compagne puisqu'il ne mit pas bien longtemps avant de se détendre et de renchérir face à ce soudain baiser volé. Et cela, ce fut un détail qui n'avait aucune chance d'échapper à la vigilance de la brune qui, malgré son activité fort prenante, ne put s'empêcher de sourire un peu plus en sentant l'autre lui rendre ses baisers, se prenant facilement au jeu elle même tant et si bien qu'il ne lui aurait été pas difficile d'oublier ce pourquoi elle avait commencé cela pour simplement... Continuer. L'autre caressa son visage de ses longs doigts sans vraiment insister, seulement avec délicatesse, presque sans bouger, la laissant mener certes mais la relançant tout juste assez pour satisfaire le goût du jeu de sa compagne, et quand enfin elle se détacha en jugeant leur prestation suffisante, il ne suffit que de quelques mots de la part avant de relancer leur étreinte plus discrètement cette fois mais avec au moins autant d'attachement qu'ils ne venaient d'en avoir.
Agréablement surprise par cette nouvelle initiative, Linda ne tarda pas à se tourner légèrement pour mieux accueillir le brun, ne réussissant à cacher le sourire qui naissait sur ses lèvres alors que l'autre se jouait d'elle en les lui volant avec plaisir. Elle était persuadée d'ailleurs qu'il le faisait lui aussi exprès, une sorte de mise en scène pour offrir à leurs spectateurs un spectacle de qualité, tout en partageant avec sa partenaire une expérience fort appréciable bien sûr.
Enfin, elle n'allait pas s'en plaindre, elle adorait cela.

Un dernier baiser un peu plus bas sur la mâchoire tira un souffle rieur à la jeune femme qui ondula légèrement, surprise, puis l'homme se détacha d'elle légèrement en arrêtant de la taquiner de la sorte, laissant ainsi derrière lui une Auror aux yeux pétillants et au sourire affirmé. Cela faisait quoi ? Au moins deux, voir trois semaines qu'elle n'avait pas sourit ainsi ? Cela lui faisait un bien fou et elle revoyait pour un soir face à elle l'homme si étonnant qu'elle admirait tant.
Ce dernier reprit alors bien vite la parole, continuant à jouer le jeu en affirmant qu'il serait sage désormais mais en exigeant en échange la même chose de la part de la jeune femme, une demande qui lui fit doucement lever les yeux au ciel mais qu'elle ne commenta pourtant pas plus, ne se défaisant pas de ce sourire qui illuminait son visage. C'est alors que l'homme revint sur son affirmation précédente, assurant qu'il avait été sincère à ce moment et qu'il se souvenait de centaines d'autres instants où elle avait été si belle à ses yeux. De belles affirmations qui adoucirent l'expression de l'Auror qui l'observa raconter son histoire, à la fois amusée, et sincèrement touchée. Du moins, jusqu'à ce que Ludovic ne s'excuse à nouveau en réveillant en elle une pointe plus piquante de caractère. C'était la nouvelle chose à la mode, ça, les excuses ?

- Je veux bien t'excuser oui, mais pour quoi ? demanda la brune tranquillement, voir un peu taquine. Parce que tu me dis que tu m'aimes ? Que tu es heureux ? Elle lâcha un léger rire amusé avant de relever un regard doux vers l'autre. Tu sais, ce n'est pas parce que je manque de pratique que "ce n'est pas mon truc". Ecoute moi bien, s'il y a bien une raison pour laquelle je sais que je ne courrais plus après les hommes, c'est pour ça. Elle se pencha vers son amant. Les hommes taciturnes, ça, y en a des centaines ! Au ministère le nombre de bonhommes musclés et virils qui se contentent d'une main aux fesses et d'un regard condescendant, y en a à la pelle. Et j'ai déjà donné. J'ai vu où ça mène, et sincèrement, je suis fatiguée de ces histoires qui ne mènent à rien. Je n'ai plus vingt ans, tout ça... C'est fini. Elle lui prit la main, la caressant distraitement du pouce, le regard dans le vague. Et je le sais parce que j'ai trouvé quelqu'un de différent, quelqu'un qui ... n'aurait pas du tout attiré mon attention il y a dix ans de cela, mais qui en a dans le crâne et dans le coeur et sur qui je... sais que je peux compter. Tous ces petits détails, ces attentions, tout ce que tu fais et ce que tu dis... C'est tellement magique pour moi... Alors je t'en prie, ne va pas te rendre aussi muet que ces grosses brutes du Ministère que je vois toute la journée ! Parce que moi aussi j'ai... J'ai envie de savoir où ça va nous mener.

Elle ne sut trop dire quelle expression elle avait à ce moment, sans doutes quelque peu gênée, mais elle se sentait détendue et relativement confiante et à en croire le sourire qui étirait doucement ses lèvres, elle se sentait bien. Tout simplement bien.
Mais pourtant, elle lâcha un léger rire en secouant lentement la tête, se passant une main dans les cheveux en se mordant légèrement la lèvre.

- Tu vois ? Je manque de pratique, c'est aussi poétique qu'une grand-mère arrivant avec de gros sabots ! Ca serait presque à moi de te demander de m'excuser de pas être capable de te dire tout le bien que je pense de toi ! Mais, en attendant, ça n'enlève rien à la véracité de mes propos...Parce que moi aussi, je veux y croire.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Ven 29 Déc 2017 - 18:55



Should I stay Should I go
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Ludovic afficha un sourire un peu plus gêné aux premières réprimandes de l'Auror qui résumait tout son long discours en quelques mots forts simples et vrais. C'était une déformation de Serdaigle sans doute, toujours ce besoin de romancer l'univers et de dire beaucoup plus que nécessaire. Comme par un besoin de complexifier les choses évidentes, mais entendre ces mots épurés lui donnaient soudain l'impression d'une intimité fort désagréable lorsqu'elle était dite en public. L'échevelé baissa donc légèrement les yeux, sachant réagir de façon un peu stupide face à quelque chose qui n'était que la simple vérité. Il ne répondit rien, écoutant seulement sa compagne avec beaucoup d'attention et un visage adoucit, souriant toujours un peu plus alors qu'elle continuait. Que répondre à ça, n'est-ce pas ? Cela touchait droit au coeur, d'autant plus que cela en venait. Le brun ne tarda pas à pencher légèrement la tête, comme pour voir la jeune femme sous un nouvel angle avant qu'un petit élan protecteur ne s'affole chez lui lorsqu'il l'entendit à son tour s'excuser d'un ton gêné.

— Tu veux que je te dise une chose ? répondit-il en s'avançant de nouveau vers la jeune femme. Tu es merveilleuse.

Posant de nouveau la main sur le visage de sa compagne, l'échevelé s'approcha d'elle comme s'il avait voulu l'embrasser une fois de plus, mais cette fois il esquiva complétement sa bouche pour appuyer son front contre celui de la jeune femme, y parvenant d'ailleurs bien plus facilement qu'il ne parvenait parfois à trouver ses lèvres. Il aurait pu l'embrasser, mais il n'y en avait pas besoin. Il se contenta d'appuyer son crâne contre celui de son amante, s'y frottant légèrement, yeux clos, trouvant à ce geste quelque chose de tout aussi agréable qu'un baiser.

— Ma merveilleuse aurore, chuchota-t-il doucement en reculant, caressant légèrement du bout du nez celui de la jeune femme avant de retourner une nouvelle fois à sa place, juste à temps pour entendre le serveur arriver.

L'homme n'avait pas mis longtemps à revenir, l'avantage des entrées froides qui ne demandaient, en grande partie, qu'un petit coup de couteau bien placé dans un foi gras entier. A peine avait-il posé les assiettes soigneusement décorées qu'il repartait déjà, retournant leur chercher un peu plus de pain au cas où celui présent dans les assiettes ne suffirait pas pour le foi gras.
Laissant pour un temps un peu d'espace à son invité, l'échevelé s'intéressa à son assiette, piochant dans la tête de la brune un petit aperçu de là où devaient se trouver les différents éléments. Cela allait être un long repas fastidieux, mais il pouvait le faire. Récupérant son couteau, il récupéra un peu de foi, un peu de sel, un peu de ces choses chargées d'agrémenter le plat et prit une première bouchée sans tout à fait s'en rendre compte, avant de réaliser à quel point cette situation était pour le moins bizarre. Il n'était pas sang pur, un peu moins de deux mois plus tôt il était encore à croupir dans sa propre crasse, et il se retrouvait là, assit à une place de choix dans un grand restaurant à manger du foi gras du même naturel que celui qui l'avait accompagné pratiquement toute son enfance. C'était étrange, presque surnaturel, que, lui, se trouve dans cette situation et que, lui, sache de quelle façon se dégustaient ce genre de mets alors qu'il n'était ni sang pur ni influent. Etrange, très étrange. Cela le fit hésiter un petit instant à prendre une nouvelle bouchée, mais il s'y employa bientôt, son estomac pressé de dévorer tout ce qu'on lui donnerait sans distinction, avec la ferme intention de profiter de ce repas comme jamais.

— C'est drôle, commenta-t-il. Je ne connaissais pas du tout cet endroit jusqu'ici, je ne savais même pas qu'il existait. Il a dut ouvrir récemment. C'est agréable d'avoir une surprise comme ça, pour toi et moi, d'habitude je sais où je vais. On devrait refaire ça plus souvent, demander à quelqu'un de choisir un restaurant pour nous quelque part pour découvrir de nouvelles choses en même temps. Il y a un endroit où tu aimerais aller en particulier ?

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Sam 30 Déc 2017 - 1:16




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

"Merveilleuse"...
Un joli mot que l'on n'entendait pas souvent. Une chose était "merveilleuse" quand elle était associée à une merveille, une sorte de rareté précieuse et à couper le souffle. Ne parlait-on pas des sept merveilles du monde comme des plus belles constructions que la Terre ait à offrir ? "Merveilleuse"...
Linda, elle, avait bien souvent entendu ce mot. Dans bien des bouches différentes, par des regards bien particuliers à chaque fois, et sur un ton qui, souvent, laissait perplexe. Souvent susurré à l'oreille par une figure invisible qui caressait une dernière fois ses formes, quelques fois aussi au détour d'un dîner qui avait comblé les exigeances de son hôte, et encore parfois par une main gantée qui empoignait en riant une généreuse bourse de pièces obtenue par ses propres soins. Il était simple ainsi d'user et d'abuser des compliments de la sorte, et il était tout aussi simple d'assombrir le sourire d'une femme en lui rappelant toutes ces fois où de tels compliments furent simplement vides de sens ou pour la flatter.
Mais cette fois, c'était autre chose, et si Linda sentit assez concrètement son coeur se pincer, la sensation lui fut comme lointaine et de moindre importance. Le ton, le regard... C'était sincère. Et ce fut avec plaisir et soulagement que l'Auror sentit le front de l'homme se poser contre le sien, lui faisant étrangement un bien fou tandis qu'elle lâchait un souffle apaisé en fermant doucement les yeux. Sans même s'en rendre compte, elle leva la main, la posant contre celle de son amant en écoutant simplement le silence et profitant de ce contact là.

L'homme la taquina doucement du nez, lui tirant un sourire doucement amusé avant de lui souffler quelques derniers mots en se détachant lentement.
Aurore... Qu'est-ce qu'elle aimait quand il l'appelait comme ça...!
Linda aurait volontiers fait durer l'instant encore un peu, après tout, qu'était-ce une saint Valentin sinon l'occasion de faire durer une nuit pour une petite éternité ?, mais le serveur revint avec les entrées qu'il déposa face au couple avant de s'enfuir une nouvelle fois. La vue du foi gras accompagné de ses petits toasts et autres condiments raviva en l'Auror la faim qu'elle avait oublié depuis un moment, son ventre criant au désarroi alors que sa faim d'ours en profitait pour se manifester par la même occasion. L'odeur, la vue, le bruit du toast que se servait déjà l'homme... Ciel qu'elle avait faim !
S'humectant les lèvres avec envie, la brune commença tranquillement à préparer sa propre assiette tout en écoutant l'autre reprendre la parole, vantant les mérites d'une surprise et que, pour une fois, il ne savait pas lui même où il se rendait. C'est vrai, les surprises avaient toujours leur petit effet, Oswin ne dirait pas le contraire surtout qu'elle avait bien découvert cela quelques années plus tôt, à Poudlard, accompagnée d'un mystérieux français... Mais la question qu'il lui posa la prit un peu de court, lui faisant relever les yeux vers lui en se répétant intérieurement ce qu'il venait de lui demander : un endroit où elle aimerait aller...

- Hum je ne sais pas... souffla bassement la brune alors qu'elle venait de prendre sa première bouchée, aux anges, mais pensive. Dit comme ça c'est un peu brutal, il y a tellement de choses que j'aimerais voir.

Le regard perdu dans le vide, Linda se plongea dans ses pensées quelques instants, cessant de grignoter son bout de pain en tentant de trouver de quoi se raccrocher. Mais rien, le vide. Essayez de trouver une information aussi anecdotique dans une mémoire trouée de partout ! C'était comme se rattacher à une corde sur le point de se briser. Solide, mais avec laquelle il fallait agir avec la plus grande prudence sous peine de tomber et de ne plus en sortir.
Un endroit... Un endroit...

- Je crois que quand j'étais jeune j'ai beaucoup voyagé. s'entendit-elle dire à nouveau, comme si ce n'était pas vraiment elle qui parlait. En France, pour trouver du travail. Ca m'avait pas mal rebutée des voyages du coup, et pendant longtemps j'ai préféré ne plus bouger d'ici. Elle leva les yeux vers l'homme, souriant légèrement alors qu'il lui semblait que, plus elle parlait, plus la mémoire lui revenait. J'ai recommencé il y a quelques années, pour le compte des Aurors uniquement, puis quand on s'est fréquenté au début je me suis rappelée... A quel point le monde était grand. Oui, c'est ça. J'ai envie de tout voir. conclut-elle finalement plus chaleureusement, les yeux brillants de curiosité. Il y a tellement d'endroits dont je ne sais rien, et les seules fois où j'ai voyagé c'était pour affaire ou dans des congrès tous plus ennuyeux les uns que les autres. Je veux voir... La mer, de nuit, les étoiles qui se reflètent dans l'océan. Des montagnes gigantesques aux sommets enneigés desquels on aperçoit les lumières des villes. Les pyramides, les vieux temples au milieu de la jungle, les endroits oubliés qui ne sont que... Pure magie.

Elle s'arrêta un instant, la bouche quelque peu entrouverte et souriante comme si elle voulait encore dire quelque chose mais que les mots ne lui suffisaient plus, les yeux brillants de spectacles qu'elle était la seule à voir alors que son coeur était pris de cette bouffée de liberté qu'elle ne se pensait plus capable d'avoir.
Oui, peut-être... Mais déjà fallait-il du temps, les moyens, et puis côté précision on pouvait repasser...! C'est pourquoi elle rit doucement, s'humectant nerveusement les lèvres avant de reprendre une bouchée de son entrée pour se remettre un peu les idées en place et se calmer par la même occasion.

-Enfin, ce n'est pas bien précis tout ça pas vrai ? Elle rit jaune avant de soupirer et de relever la tête, plus tranquille. Il y a quelques temps je rêvais de voir Paris, mais je crois que maintenant c'est déjà fait. Mais autrement... Elle regarda vaguement par la fenêtre, plongée dans ses pensées avant que ne sorte presque tout seul : L'Amérique. Tiens donc. L'Amérique du Nord. Mon père y a habité quand il était jeune avant de revenir ici, j'ai lu ses journaux, il y a tellement de choses. On parle d'immenses forêts, de déserts de glaces et de déserts tout court ! Je crois aussi qu'on parle de villes où tout est possible, New York par exemple, où viennent des gens du monde entier. J'ai entendu qu'en traversant les quartiers de cette ville on avait l'impression de faire le tour du monde ! Je suis tellement curieuse de voir de quoi il retourne vraiment...

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Sam 30 Déc 2017 - 16:29



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Concentré sur ce qu'il mangeait, Ludovic hocha légèrement la tête approuvant d'un "oui tu me l'avais dis" ce que lui répondit la jeune femme. Il se rappelait qu'elle avait voyagé dans sa jeunesse, elle le lui avait déjà raconté un jours où ils s'étaient amusés à comparer leurs parcours et il avait été étonné de tous les endroits où elle avait été, ne serait-ce que pour traverser la France de long en large et pour plusieurs destinations qu'il se désolait presque à chaque fois qu'elle connaisse déjà. Un inconvénient certain pour les surprises, mais il n'y avait bien que des voyageurs qui pouvaient s’accommoder d'autres voyageurs. Bien vite, la jeune femme se laissa d'ailleurs aller à cette passion de la découverte, souhaitant rapidement aller dans des endroits où il devait être bien impossible de trouver un restaurant. Un enthousiasme qui fit doucement sourire l'échevelé avant que lui-même ne se mette à rêver de tous ces endroits qu'elle lui décrivait, au point d'en avoir presque une petite lueur dans les yeux. Si la jeune femme s'imaginait ce que cela ferait, lui se rappelait bien des lieux où elle aurait pu voir tout ce qu'elle était en train de dire. Des ciels étoilés, des rivières tumultueuses cachées sous des nuées d'arbres, des cavernes sous la glace, des étendus désertiques avec leurs dunes chantantes... oui, tout cela faisait battre son coeur d'une façon bien particulière. Pourtant, lorsque la jeune femme sembla conclure, comme choisissant le premier endroit où elle voulait aller, le français se montra un peu moins enthousiaste.

— Oui, je ne sais pas, je ne suis pas très Amérique, c'est un endroit un peu bordélique, expliqua-t-il. Je n'y suis pas souvent allé. J'ai traversé les Etats-Unis une fois, d'Est en Ouest sur un balai avec des amis, mais ce n'était pas... très palpitant. Du désert, du désert et encore du désert et vraiment plutôt une sorte de terre aride qu'un vrai désert. Mais il y a de beaux endroits là-bas aussi, concéda l'homme. Je ne sais pas, on verra, peut-être qu'avec une bonne compagnie le voyage me semblera plus agréable. Moi sinon, je préfère les Indes, reprit-il, les pays que l'on trouve plus à l'Est. La Chine, la Mongolie, les grandes steppes où souffle constamment un vent froid chargé d'odeurs. C'est magnifique là-bas. Il y a des temples engloutis par des arbres, des hommes dans les rues qui font des prouesses incroyables par religion et tu n'as pas idée de ce que sont les quartiers sorciers. C'est d'une splendeur incomparable. Certains pays sont tellement plus avancés qu'ici en terme de magie. J'ai souvent regretté de ne pas avoir eut certains de leurs cours à Poudlard. J'ai visité Ilvermorny aussi, réalisa-t-il soudain, en parlant d'Amérique. C'était une des parties de ma formation pour devenir enseignant, enfin, quand je l'étais. Mon professeur m'avait inscrit à un programme qui faisait moitié cours théoriques et moitiés cours d'observations et de pratique dans les différentes écoles du monde. Poudlard semble parfois moins magique lorsque l'on voit tout ce qui se fait dans les autres écoles. Celle d'Afrique par exemple était particulièrement incroyable. Ils ont une avance folle en interprétation des étoiles. J'ai appris tellement de choses là-bas en si peu de temps... j'ai toujours voulu y retourner, avoua-t-il. Quand ma formation s'est terminée je m'étais juré de retourner dans chaque école au moins pour une année chacune, mais avec les cours à Poudlard et... ce qui s'est passé, je n'ai pas eut le temps. Je ne pense pas qu'ils me reprendraient maintenant, songea-t-il encore, d'un ton et d'une façon beaucoup plus triste qui ne dura qu'un temps. Le plus intéressant lors des voyages c'est d'aller hors des sentiers battus. Découvrir des choses que personne n'a encore jamais vu sinon ceux qui ont toujours vécu là-bas et ne se rendent plus compte de ce qu'ils ont sous les yeux. Il y en a parfois qui s'amusent à dire que je suis celui qui a mis un pied dans chaque pays, récita le sorcier, mais à vrai dire, il y a des tas de choses que je n'ai jamais vu et des tas d'endroits où je ne suis jamais allé ou alors trop peu, une journée ou deux, pas assez pour dire que j'y ai réellement été. C'est quelque chose de très particulier les voyages, tu ne trouve pas ? Toute une façon de faire, d'aller et venir à travers le monde. Chacun doit avoir la sienne, mais je trouve que ceux qui vont et vienne sans même regarder où ils posent les pieds ils ne savent pas vraiment voyager. Si c'est pour aller dans des endroits inconnus seulement pour pouvoir dire qu'on y était autant rester où l'on est, affirma le sorcier, mangeant une nouvelle bouchée de son entrée avant de reprendre. Je ne sais pas si tu as déjà été dans d'autres écoles que Poudlard et tu m'avais déjà expliqué pour ta formation d'Auror, mais si tu avais dut choisir une école quand tu était petite tu aurais préféré aller où ?

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mar 2 Jan 2018 - 20:03




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Ludovic semblait un peu sceptique face à sa proposition, ce qui étonna légèrement la brune qui pourtant ne manqua pas de s'en amuser. C'était étrange, aujourd'hui, énormément de monde respectait les Etats-Unis et voyaient encore en l'Amerique une possibilité de réaliser ses rêves. Elle savait que les Britanniques et Etasuniens conservaient une certaine rancoeur les uns envers les autres, surtout du côté des sorciers qui vivaient souvent plus d'un siècle ce qui faisait que, souvent, il ne fallait que remonter au père ou au grand-père pour trouver quelqu'un qui avait participé à la guerre d'indépendance. Elle comprenait ainsi facilement que les liens pouvaient s'en trouver... Complexifiés, mais aujourd'hui il lui semblait que le monde s'ouvrait petit à petit et trouvait des alliés par delà des mers et océans que l'on n'aurait jamais cru franchissables à l'époque, derrière des montagnes qui étaient hier synonyme de conflit mais, aujourd'hui, de passages entre deux pays.
Et puis, cela mis à part, elle avait entendu tellement de choses sur l'Amérique ! Les chutes du Niagara, le Mississipi qui semblait infini, s'enfonçant en dessinant une ligne émeraude à travers les arbres de la jungle, les chutes du Paradis, les plages au sable blanc et à l'eau turquoise... Il n'y avait pas besoin de rêver d'une autre vie pour simplement vouloir rêver d'Amérique, mais pourtant cela ne semblait pas tant enthousiasmer Ludovic...
Amusant.

Linda sourit doucement en écoutant l'autre lui répondre, faisant à son tour part de ses préférences alors que sa petite amie se servait tranquillement un verre, ses lèvres s'étirant un peu plus alors que l'homme adoucissait son avis en rajoutant que le voyage serait sans doutes plus supportable en agréable compagnie. Pas qu'elle y croyait vraiment et puis elle se doutait que c'était facilement plus par politesse que pour autre chose, mais c'était toujours plaisant à entendre !
Et petit à petit, au fur et à mesure que Ludovic lui décrivait ses propres chouchous, Linda se plut à imaginer devant elle tous ces paysages qu'il lui décrivait. L'Inde ? La Chine ? La Mongolie ? A quoi cela ressemblait-il aujourd'hui ? Elle avait peut-être bien vu une ou deux images dans les magazines, et quelques photographies dans ses dossiers sur tel ou tel pays communiste, mais en fin de compte elle n'avait pas la moindre idée d'à quoi ces pays de l'Est pouvaient bien ressembler. Alors, son imagination pris le relais. Des senteurs d'épices, d'herbe grasse, sèche, des dunes encore sauvages bien loin de civilisations parfaitement implantée dans le monde moderne. Les nomades... Y avait-il des nomades dans ces coins là ? Existaient-ils encore ?
Il ne lui fallut pas longtemps pour se perdre dans sa propre tête avant de revenir difficilement, ayant perdu le fil de ce que lui disait l'autre. Elle papillonna rapidement des yeux avant de comprendre tant bien que mal qu'il parlait là d'une certaine école de magie. Pas Poudlard apparemment puisqu'il n'avait pas pu y retourner contrairement à ce qu'il désirait, mais peu lui importait : son regard était bien assez parlant pour ce qu'il voulait en dire, et si jamais c'était si important, ils allaient vivre ensemble pour un long moment. Ils auraient tout le temps de radoter et d'apprendre à mieux se connaître.

Et à cette idée, Linda sentit un frisson lui courir l'échine.

- J'aime bien. souffla Linda en portant son verre à ses lèvres, laissant passer un silence presque trop long alors que ses yeux brillaient d'une douce rêverie, comme ailleurs. De ce que tu m'en dis, j'aime bien tes destinations là. reprit-elle plus présente cette fois en relevant la tête vers son amant. Tu sais, j'ai compris réellement il n'y a que cinq-six ans que je vivrais un bon siècle si tout se passait bien, comme n'importe quel sorcier. Et pour tout te dire, j'espère être mieux conservée que Dumbledore une fois cet âge venu ! Elle rit doucement. Les Moldus ne vivent pas aussi longtemps, et j'ai toujours pensé que je n'aurais jamais le temps pour rien. C'est comme courir après le temps en espérant le rattraper, et il y a cinq ans j'ai réalisé que... C'était comme avoir un bonus de temps. Une chance de plus pour tout ce que je n'ai pas fait. Elle s'humecta les lèvres. La vie est longue, et il faut en profiter. On ira là où bon nous semblera, qu'importe s'il faut attendre un siècle que tous ces vieux croutons qui t'ont dans le viseur passent à la retraite pour pouvoir remettre les pieds dans cette école !

Oui, c'était une bonne idée. Et soudain, le futur lui semblait moins incertain qu'il ne pouvait lui sembler aujourd'hui.

- Et pour te répondre, quand j'étais enfant, je crois que j'étais un peu... Trop obsessive. Et c'était à peine un euphémisme ! J'aurais sans doutes vénéré l'école où était allée ma mère ou mon père, Beauxbâtons ou Ilvermorny ! Pour suivre leurs traces, sans doutes plus mon père à Ilvermorny, je lui vouais un culte ! Elle rit, de vagues souvenirs lui revenant en mémoire non pas ceux que ses propres yeux avaient vu, mais ceux de son père qui les avait un jour déposé dans une pensine pour ses enfants. Et puis c'était loin, l'aventure, le mystère, c'était tout à fait mon genre. Mais je crois que quand mon frère est rentré à Beauxbatons je ne parlais plus que de ça, une vraie girouette en fait ! Il me semble que durant ces périodes là mes parents me laissaient plus souvent au ministère, histoire de refiler les problèmes aux autres. Une vraie terreur des bacs à sable...

Sans s'en rendre compte, son sourire s'était élargit à l'évocation de ces souvenirs et de cette petite fille qu'elle ne se rappelait pas avoir été, pleine de vie, de joie, et d'amour pour tous ceux qu'elle croisait.

- Aujourd'hui, reprit-elle en revenant un peu à elle, objectivement, je ne sais pas trop ce que j'aurais préféré. J'ai demandé à faire une visite de Ilvermorny et Beauxbâtons pour ma mission à Poudlard mais elle a été annulée à cause d'un... Malheureux problème. Mais pour y étudier... N'importe où je crois, n'importe où où l'on pouvait trouver des livres par milliers et des connaissances à foison, n'importe où où j'aurais pu avoir la liberté d'apprendre tout ce que je désirais sans aucunes limites. Et puis je ne connais de toutes façons pas assez ce qu'il s'y passe pour réellement pouvoir donner un avis.

Elle hocha la tête, cherchant déjà à citer les quelques unes qu'elle connaissait mais n'arrivant pas le moins du monde à trouver d'autres noms que ceux qu'elle avait déjà cité.

- J'adorerai les visiter un jour. Rattraper le temps perdu.



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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Jeu 4 Jan 2018 - 18:32



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Ludovic semblait soudain bien moins optimiste que sa compagne lorsque celle-ci apprécia la vie si longue que les sorciers pouvaient espérer avoir. Cent ans, cent cinquante, davantage... Oui, cela faisait rêver, mais à vrai dire, surtout en temps de guerre, peu étaient ceux qui atteignaient ce bel âge. Du moins chez les Serdaigles — et nombre de Gryffondors — , les accidents fréquents faisaient des hécatombes. On ne comptait plus le nombre de sorciers qui périssaient d'avoir observé d'un peu trop près un éruptif ou bien d'avoir affronté une bande de mages noirs dans une ruelle. Lui-même, vu son mode de vie, était une sorte de miraculé au grand âge. On disait souvent que les sorciers vivaient longtemps, mais il fallait surtout s'entretenir pour y parvenir, préparer des potions, des sorts, pour ne pas trop vieillir, posséder une puissante magie, vivre une vie retirée et paisible... Sans compter les aléas de l'âge, les maladies, le corps qui ne suivait plus vraiment au même titre que les vieux moldus. Les sorciers vivaient vieux oui, passaient facilement les quatre-vingt et quatre-vingt-dix ans, mais cela les rendait moins prudents, plus casse-cou, plus relâchés... Ils avaient davantage de temps, oui, mais comme ce temps se trouvait plus long ils se disaient, à tord, qu'ils en avaient à revendre, finissaient par se laisser aller jusqu'à ce que, comme tout mortel, ils réalisent que la vie manquait au moment où elle les quittait. Et puis, vivre si vieux, c'était surtout devoir vivre plus longtemps avec les pertes inévitables. Celles qui avaient trop souvent lieu lorsque des personnes autour de vous, elles, n'avaient pas la chance de posséder cette magie. Sa mère, certains amis...

Ludovic sentit déjà le chagrin remonter en lui à l'idée de toutes ces pertes auxquelles il aurait à faire face à l'avenir, toutes ces pertes auxquelles son père l'avait préparé quand il était petit en lui disant plusieurs fois de prendre soin de sa mère, de profiter qu'elle soit là parce qu'un jour ils resteraient probablement seuls, tous les deux, sans elle. Et, plus le temps passait, plus cette certitude l'effrayais sans qu'il soit encore à la moitié de sa vie. Mais l'échevelé tenta de se ressaisir, chassant ces mauvaises pensées en se disant que, de toute façon, bientôt, ces problèmes n'existeraient plus. Grâce au Lord et aux mangemorts, au rétablissement de ces lois ancestrales qui n'auraient jamais dut se perdre, il n'y aurait plus à craindre de perdre un parent simplement parce que son espérance de vie était, d'origine, plus courte que la votre. Peut-être même que si les moldus se montraient serviables, s'intégraient, que l'équilibre était trouvé, peut-être que le Lord se servirait alors de ses pouvoirs pour allonger aussi la vie de tous ces non sorciers. Une pensée sûre et solide qui chassa les ombres passant sur son visage. Et puis, l'Auror n'avait pas tord. La plupart des sorciers du ministère étaient déjà assez âgés, il aurait encore quelques bonnes petites années après que tous s'en soient allés à leurs vertes retraites.

Continuant à manger son plat en écoutant volontiers l'Auror bien que légèrement distrait, la tête ailleurs sans qu'il soit vraiment concentré sur quoi que ce soit sinon une vague liste des moldus qu'il connaissait et qu'il n'avait pas revu, Ludovic afficha un léger sourire en entendant la brune parler de son enfance. Être abandonné au ministère pour casser les pieds à d'autres, ça il connaissait. Combien de constructions hasardeuses avait-il fait dans les couloirs du ministère ou dans le bureau de son père. Des souvenirs mémorables, mais déjà si lointains qu'il lui en manquait sans doute plus de la moitié. Déjà, la jeune femme terminait, assurant qu'elle aurait aimé voir ces autres écoles, mais en avait été empêchée elle aussi. C'était déjà miraculeux qu'elle ait pu espérer y avoir un entretien. Les écoles sorcières étaient toujours si protégées que les visiteurs étaient rare. Alors pour eux deux, sortis de nul part, sans attestation d'expérimentateur magique, de professeur en formation ou sans le moindre certificat de situation d'urgence, ils risquaient fort d'avoir bien du mal à trouver un moyen d'y être invité. Une chance qu'il n'y ait pas que dans les écoles que l'on pouvait trouver d'excellents professeurs.

— Ce sont de beaux endroits, assura le français. A Beauxbâtons, il y avait une fontaine qui était censé apporter la vie éternelle. Toutes les fleurs, les buissons et les plantes alentours étaient d'une beauté incroyable et, même en hiver, elles duraient parfois une éternité sous la neige. A tel point que les jardiniers devaient les couper en pleine floraison et en pleine croissance pour qu'elles aient le temps de se renouveler pendant l'hiver. C'était un lieu très ouvert, avec beaucoup de fenêtres, beaucoup plus qu'à Poudlard. D'une lumière et d'une ouverture folle et d'une taille... monumentale. C'est une des écoles les plus peuplée du monde. La plus peuplée sans doute. Pour y vivre ça peut être assez insupportable, les classes étaient énormes, il y avait des personnes qu'on pouvait ne jamais croiser en toute une formation et il y avait même des roulements pour les repas tant on était nombreux. J'imagine que cela a dut changer sans doute, avec le temps, mais même si le château était gigantesque lorsque les fondateurs l'ont construit, ils n'avaient pas vraiment prévus que tous les pays d'Europe y enverraient leurs enfants. Il y avait même beaucoup d'élèves rejetés de Dumstrang à qui on ne parlait pas beaucoup souvent. Enfin, pour les plus vieux, moi je n'y suis pas resté suffisamment pour réellement me rendre compte de tout ça. Je sais seulement que, la plupart du temps, il y a des sortes de regroupements qui se font entre élèves de même nationalité. On a tendance à rester avec ceux qui parlent notre langue et, au final, surtout dans les premières années, on ne rencontre pas grand monde des pays étrangers. Mon meilleur ami de l'époque était Italien, ça faisait un peu exception. Mais c'était une excellente expérience, sans compter qu'ils ont, là-bas, des dizaines, même des centaines de cours qu'on ne trouve pas à Poudlard. Tu n'imagine pas à quel point j'ai regretté de ne plus pouvoir faire d'équitation ou de danse et tous les clubs de jeux des quatre coins du monde, des différentes techniques de combat de baguette, des combats à mains nues également, pour un peu plus de sport, les cours de sport ! Voilà quelque chose qui m'a bien manqué à Poudlard, il n'y avait que Quidditch et je n'ai jamais vraiment aimé voler sur un balais. A Beauxbâtons, on pouvait vraiment choisir des dizaines de choses différentes. Tous les pays y avaient mis un peu leur grain de sel et puis, la formation à la française avait une forte réputation à tenir, surtout pour les élèves un peu... enfin. J'ai presque faillit regretter d'en partir. Ilvermorny ressemble beaucoup à Poudlard dans son fonctionnement. Dans le choix des cours également, je n'ai pas vraiment été dépaysé. Mais les bâtiments étaient très beaux, immenses, rénovés, bien loin de la petite ferme qu'elle devait être à l'origine, mais l'école qui m'a vraiment beaucoup marqué c'était... Ahem Mahoutokoro. L'école japonaise. Pratiquement déserte et perdue au beau milieu de la mer. Une grande tour, expliqua le sorcier en levant les mains dans le vide comme pour y construire ce monument qu'il était en train de décrire, avec des toits en pagodes et des fenêtres à tous les étages. Tout à l'intérieur était en bois sauf les fondations. Quand tu te trouvais au sommet de la tour tu pouvais presque la sentir trembler sous le vent et les craquements la nuit... C'était comme être dans une tour de papier. Les élèves portent tous un uniforme d'une couleur différente parce que la couleur évolue en fonction de leur niveau. Alors tu as l'impression que, dans cette grande tour de papier, se promènent des petites silhouettes de théâtre coloré. C'est presque dommage qu'il y ait une île en dessous. Quand j'y suis allé, je n'ai pas eut le droit d'assister aux cours des niveaux supérieurs. J'ai dut rester avec les premières années, ils ont tout juste sept ans, mais c'est incroyable ce qu'ils savent déjà faire. Ils sont extrêmement exigeants là-bas, je n'y ai pas vraiment été bien vu je crois, les élèves que je suivais m'ont adorés, mais les professeurs... c'était moins ça.

L'échevelé se tut un instant, cherchant à se rappeler avec un petit sourire ces petits enfants émerveillés qui lui avaient appris à faire des origamis volants.

— Ils étaient mignons, avoua-t-il. Et l'île pas mal non plus. Par contre les alentours... à part la mer il n'y avait pas grand chose à voir entre les bases militaires moldues et la roche déserte.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Ven 5 Jan 2018 - 1:06




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Il fallut un temps à la brune pour sortir de ses rêveries et d'arrêter de faire tourner lentement son verre afin d'apprécier l'étrange sensation du liquide tournant et tournant dans le contenant. Mais une fois sortie, elle déposa bien vite son verre pour écouter l'autre lui faire la description de Beauxbâtons de ses yeux de passionnés pendant qu'elle avançait elle aussi son entrée. Un petit sourire au coin des lèvres, les yeux doucement pétillants, elle prêta une oreille attentive à tout ce qui lui racontait. Combien de livres avait-elle lu à ce sujet ? Énormément il lui semblait, tant sur cette école que sur toutes les autres, mais elle venait de s'en rendre compte. A l'époque, elle s'était plongée dans des jours et des semaines de lectures presque ininterrompues, découvrant avec avidité et émerveillement tous les tréfonds du monde magique maintenant qu'elle attendait bêtement les résultats de ses examens. Rattraper le temps perdu, toujours le même vieille rengaine. Dans tous les cas, elle s'amusa de trouver des convergences avec ce dont elle se souvenait quand d'autres détails tels que le comportement des jardiniers ou le craquement de l'école Japonaise venaient se greffer dans le tout.
Peut-être était-ce cela qu'elle regrettait, tous ces détails dont seul un humain rendrait compte et dont jamais aucun livre ne traiterait. Toutes ces choses qui faisaient des êtres uniques qui remarquaient chacun une infinité de petites merveilles telles que ces derniers.
Tandis que le français racontait à quel point les différentes nationalités enrichissaient grandement l'école, Linda se prit à se demander si sa mère et Jacques Descremps auraient pu se croiser à l'époque dans cette énorme école. Auraient-ils pu être amis alors ? Allemand et Français à l'aube de la Grande Guerre ? Peut-être même auraient-ils pu flirter ensemble qui sait ? ... Naaan, c'était bien trop effrayant !
Alors que Linda riait elle même de ses propres visions, Ludovic passa rapidement sur l'école Américaine avant d'en venir à la description de l'école Japonaise qu'il décrivait comme impressionnante, tout simplement. D'ailleurs, de ce qu'il en racontait, il avait gardé un plutôt bon souvenir des élèves qu'il avait rencontré, ce qui ne manqua pas de tirer un petit sourire malicieux à la brune qui croqua dans un nouveau toast.

- Faites attention Monsieur le Professeur, le prévint-elle faussement en passant au vouvoiement pour le taquiner, vu à quel point vous avez travaillé avec les enfants et les étoiles qui s'allument dans vos yeux quand vous en parlez, on dirait presque que vous appréciez les enfants !

Rien de personnel là dedans, et encore moins quoi que ce soit de sous-entendu immoral. Non, simplement qu'elle n'avait jamais vraiment vu Ludovic comme quelqu'un qui appréciait particulièrement les enfants, qui s'extasierait sur un collier de nouilles ou ce genre de petites choses futiles mais pourtant si touchantes que les enfants n'avaient aucun mal à créer.
Mais la manière dont il venait d'en parler fit se soulever de nouvelles questions dans l'esprit de l'Auror qui se prit, une seconde, à l'imaginer en tant que père, entouré d'enfants.

- Tu m'as dit, l'autre jour, que tu as déjà été père... commença-t-elle en regrettant presque tout de suite, se rendant compte que ce devait sans doutes être un sujet délicat et pas forcément le meilleur à aborder pour une telle soirée. Mais... Hum... Est-ce que ça te manque ?

La question était simple, demandée par pure curiosité et peut-être aussi avec une pointe d'inquiétude. Est-ce que Ludovic voulait être père ? Avoir des enfants ou ce genre de choses ?
Mais plus les secondes passaient, plus la question apparaissait comme absurde à la brune. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de demander ça ?! C'était ridicule, et indélicat de surcroit ! Ce n'était pas le sujet, et puis quand bien même, leur relation n'était clairement pas assez avancée pour poser ce genre de question. Ciel ! pourquoi avoir demandé ça ?

- Pardon, excuse moi, s'empressa-t-elle d'ajouter en secouant la tête pour se chasser cette idée de la tête, c'est totalement déplacé. Mets ça sur le compte de la célibataire de longue date et trentenaire qui a de sérieux problèmes familiaux, ça vaudra mieux ! tenta-t-elle d'ironiser malgré tout.

Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait demandé ça... Peut-être que oui, en effet, elle avait un peu peur de la suite. Elle, toujours absente, toujours à son travail ou le nez dans ses papiers, vieille fille stérile et aigrie... Mais elle se rendait compte que ce n'était pas pour elle qu'elle s'inquiétait, mais pour le bien et le bonheur de Ludovic.
Personne ne méritait ça, encore moins quelqu'un qui, comme lui, avait traversé des années difficiles et n'avait jamais eu d'enfant...

- Enfin, on parlait de quoi déjà ? Les voyages c'est ça ?

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Ven 5 Jan 2018 - 11:48



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Toujours perdu dans ses pensées, le même sourire aux lèvres, Ludovic repensait à toutes les petites têtes blondes, brunes et rousses, à tous ces grands yeux ébahis qui lui demandaient, un peu fébriles, s'il avait vraiment déjà été à tel ou tel endroit. "Dis, c'est vrai que tu as déjà vu de la neige ?" "Dis, c'est vrai que tu as vu des dragons ?" "Dis, c'est vrai que tu as été en France ?" Avec les enfants, il ne fallait souvent pas grand chose pour émerveiller, le simple fait de leur expliquer comment se faisait le pain perdu et ils souriaient déjà comme s'ils avaient appris la chose la plus importante au monde. Enfin, quand ils étaient petits, après ça venait la crise d'adolescence et là... Ah si tout le monde pouvait rester un enfant toute sa vie ! Pourtant, ça n'enlevait rien à leur charme, aussi, lorsque la jeune femme le taquina sur sa passion pour les petites têtes et petites jambes, il ne répondit pas plus qu'avec un sourire un peu plus prononcé et un bref coup d'oeil — naturellement raté — en direction de la brune. Quoi rétorquer d'autre puisque c'était vrai ? Pourtant, cela n'avait pas été facile pour eux de conquérir son coeur et de le faire cesser de se moquer d'eux.

Hélas, la brune aborda bientôt un sujet bien plus désagréable qui fit perdre au français son sourire et son expression en un claquement de doigt. S'assombrissant et se fermant d'un coup, l'échevelé laissa retomber son regard vide sur son assiette et y piocha la suite de son repas qu'il mâchonna rapidement, ne parvenant tout de même pas à se rendre sourd assez vite pour ne pas entendre la nouvelle question de sa compagne déjà beaucoup plus étrange. Est-ce que ça lui manquait ?

— Je n'ai pas eut le temps de savoir ce que ça faisait, rétorqua-t-il d'un ton assez détaché, mais un peu plus sec qu'il ne voulait. Comment est-ce que je saurais si ça me manque ?

Est-ce que ça lui manquait ?
Ludovic fronça légèrement les sourcils, soucieux, alors que la question de la jeune femme faisait déjà bien plus de dégâts dans son esprit que ce qu'il aurait pu penser. Est-ce que ça lui manquait ? Est-ce que ça lui aurait manqué plutôt, s'il avait sut ce que c'était de voir un de ces enfants rêveur et toujours aussi facilement impressionnés par le monde grandir jour après jour comme le sien ? Est-ce que ça lui aurait manqué de pouvoir le serrer dans ses bras quand il le voulait ou bien de l'entendre pleurer, de gérer ses crises, de l'obliger à aller se coucher, de lui lire une histoire, de lui apprendre à lire, écrire, de s'entendre appeler papa et de transmettre à cet involontaire passager du monde tout ce que le voyage lui avait appris lui-même ? Bon sang... comment est-ce qu'il aurait bien pu le savoir ?
Cependant, déjà sa compagne s'excusait de sa question déplacée qui l'avait fait réagir si mal un soir où ils semblaient tous deux espérer une petite pause dans le chaos mouvant qu'étaient leurs vies et, déjà, elle changeait de sujet. Soupirant, tâchant de s'adoucir, mais déjà plus tendre alors qu'encore son envie de protéger l'Auror à tout prix, le maigrichon posa une main sur la sienne, la saisissant tout juste et caressant ses doigts du bout du pouce.

— Ce n'est pas grave, assura-t-il, lâchant bientôt la main de sa compagne pour suivre son bras et venir caresser un instant son visage. Tu as le droit de poser des questions. C'est moi qui n'aurait pas dut te le dire, mais... fit-il en reposant son bras sur la table, cherchant ses mots, mais je l'avais déjà fait avant, je me suis dis que tu avais le droit de savoir. Je ne sais plus si tu m'avais déjà posé cette question, poursuivit l'homme en se massant la tempe, mais j'ai beau chercher je ne connais pas la réponse. Je ne peux pas savoir ça, je... je ne l'ai jamais vécu. Je ne sais pas si ça me plairait ou non... peut-être ? Qui sait ? il tâcha d'y réfléchir encore un instant, cherchant vraiment à trouver quoi répondre à cette question tant pour son amante que pour lui qui semblait désormais se trouver face à un casse-tête particulièrement ardu. J'aime beaucoup les enfants, reprit-il, parce que j'ai pu voir qu'en fin de compte on avait eux et moi énormément de choses en commun. Ils s'émerveillent pour un rien, ils... commença le brun avant que les compliments ne semblent se percuter les uns les autres dans sa bouche. Avec eux tu peux parler des heures et des heures de choses aussi simples que complexes et ils ne sont jamais fatigués. Ils veulent toujours en savoir plus, toujours plus, encore plus et tout ce que tu sais semble ne jamais leur suffire. J'aime leur donner des réponses, surtout pour des choses auxquelles ils n'auraient jamais pensé seuls, parce qu'ils font la même chose avec moi. Ils me posent des questions inattendues qui me font réfléchir à des choses que je n'avais jamais vu et lorsqu'on résout ensemble un de ces petits mystère de la vie c'est... c'est comme un jeu sans fin, comme si j'étais encore un gamin. Il y en a certains que je trouve parfois plus intelligents que moi, d'autres qui m'énervent à un point inimaginable, mais ils ont tous... envie d'apprendre, d'une façon ou d'une autre. Ils ont tous des choses qui les passionnent à partir du moment où tu prend la peine de leur poser la question, de t'intéresser à eux, d'écouter ce qu'ils ont à te dire comme s'ils n'étaient pas des enfants, mais juste... des êtres vivants. Dans ma formation de professeur, reprit l'échevelé, on m'a souvent dit que j'étais trop... "grand copain" avec eux. Qu'il fallait que je prenne du recul et que je me montre plus sévère pour qu'ils ne prennent pas ma gentillesse pour un manque d'autorité. On m'a appris qu'il fallait être dur, strict, imbuvable pour être respecté, mais je n'ai jamais été vraiment d'accord avec ça. Les enfants savent se discipliner. Quand tu élève la voix ils savent qu'ils ont fait une bêtise, c'est même plus marquant pour eux quand ils ont habitude de te voir gentil avec eux. Ce qu'il faut, ce n'est pas tellement être respecté que leur montrer que tu les respecte et que tu ne fais que les surveiller. Le reste, ça ne doit être que du bonheur. Le maigrichon se tut une nouvelle fois, réalisant qu'il s'était de beaucoup éloigné du sujet. Si ça manquerais... si ça me dirais... je ne sais pas. Qu'en aurait dit le Lord ? Non, sans doute que non, reprit-il, d'un ton nettement plus assuré alors que la question ne semblait désormais plus se poser. Les gens comme moi font mieux de s'abstenir. Si j'avais des enfants... il faudrait qu'ils attendent des siècles et des générations avant d'être libre de faire ce qu'ils voudraient.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 21 Jan 2018 - 1:17




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

La réponse de l'homme ne se fit pas trop attendre, coupant quelque peu court au sujet alors qu'il ne lui donnait qu'une moitié de réponse, certainement pas, en tous cas, de quoi répondre aux inquiétudes de sa compagne. Quoi qu'il en fut, légèrement remise à sa place par cette réponse qui lui montrait clairement à quel point sa question était déplacée et pas bien plus pertinente, Linda s'humecta nerveusement les lèvres avant de s'excuser platement tout en cherchant à, à nouveau, détendre l'atmosphère ou du moins changer de sujet. Malheureusement, sa tentative ne fut pas très efficace, et Ludovic esquissa un geste tendre en sa direction comme pour qu'elle ne craigne pas trop avoir jeté un froid avant de reprendre, un peu plus loquace cette fois.
Et Linda l'écouta, d'abord quelque peu gênée et sans vraiment croire pouvoir obtenir quelque information qui soit, mais il ne lui fallut pas longtemps avant d'être happée par ce que l'homme lui racontait. A nouveau, il avait ce regard perdu où brillait une lumière toute particulière qui la fascinait. Peut-être que oui, en effet, au final il ne lui avait pas tout à fait répondu, mais cela n'empêchait pas ses mots d'être lourds de sens. Il appréciait les enfants, c'était certain désormais, et l'Auror était persuadée qu'il aurait sans doutes fait un père adorable pour cet enfant qu'il ne connu jamais. Ainsi, elle lui prit à son tour doucement la main, baissant légèrement les yeux en sentant sa gorge se serrer. Elle, elle ne pourrait plus avoir d'enfants. Et quand bien même elle y pensait plus que d'habitude ces derniers temps, même sans prévoir aussi loin, quel homme voudrait d'une femme qui ne puis enfanter ? Avoir des enfants, une famille, les siens... Plus qu'un simple objectif social à atteindre, c'était parfois un appel, une sorte de rêve à portée de main, ce n'était... "que du bonheur". Du moins pour ceux qui pouvaient avoir des enfants.
Linda prit une profonde inspiration pour se chasser ces idées de la tête alors même que son amant répondit finalement à sa question mais d'un ton si différent, d'une manière si opposée... Il n'avait plus cette lumière dans le regard, et Linda sut immédiatement le vrai sens de cette phrase qui aurait pourtant put tant dire.

- Ludovic... soupira-t-elle, espérant que cela suffirait à lui rappeler leurs précédentes discussions sans pour autant s'attarder là dessus -c'était bien le pire moment pour cela !- . Je suis certaine que tu ferais un père fantastique. lui assura-t-elle d'un ton bien plus doux. Regarde dans ma tête et dis moi si je mens si tu veux t'en assurer. rajouta-t-elle alors un peu plus légèrement. Je n'y crois pas seulement, j'en suis persuadée.

Elle laissa passer un temps pour appuyer le sens de ses paroles avant de lever légèrement les mains de l'homme pour les porter à sa bouche et y déposer une sage bise non moins tendre.

- Enfin, avant d'apprendre tout ce que tu sais à d'autres petites têtes blondes tombées du ciel je vais m'assurer que tu m'expliques tout en détails ! Attends, maintenant que j'ai un professeur privé d'exception rien que pour moi, je vais bien en profiter ! Tiens, en reprenant la pratique de l'ancienne magie peu à peu par exemple, c'est une bonne idée tu ne trouves pas ? Je suis sûre d'avoir tes livres qui doivent trainer quelque part dans mes bibliothèques, ou même ceux que tu m'avais... Conseillé oui.

Elle sourit, assez satisfaite d'avoir sut contrer sans trop de mal son petit trou de mémoire, son regard plongé dans celui de son homme alors qu'elle avait malgré tout la désagréable impression d'avoir jeté un froid dans la discussion. En cette superbe soirée, elle aurait tant aimer le revoir sourire comme il l'avait fait quelques instants plus tôt.

- Dis moi, tu te souviens de cette chanson ? demanda-t-elle alors sans même s'en rendre compte. Celle qui passait au bal la... La première fois qu'on a dansé ensemble. Grâce aux potions mes souvenirs me reviennent souvent très clairs à défaut d'être ordonnés alors c'est sans doutes un détail insignifiant pour toi mais... Tu t'en rappelles ?

Elle attendit une seconde sa réponse, observant son visage sans pression aucune mais plutôt avec bienveillance avant de doucement fermer les yeux et commencer à chantonner bassement un air qui lui revenait alors en tête...
Mmh mmmh mmh...
Une petite musique douce sur laquelle ils avaient tous deux fait leurs premiers pas ensemble.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 21 Jan 2018 - 14:43



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Résigné depuis longtemps à ce sujet, le français n'esquisa pas le moindre effort pour écouter ce que lui disait la jeune femme. Il ne jeta pas non plus un seul coup d'oeil à l'intérieur de son crâne, se contentant d'émettre un grognement faussement approbateur qui cherchait plutôt à laisser là le sujet. Il savait bien ce qu'elle voulait dire, naturellement, elle lui avait fait la leçon durant un bon moment. Mais il y avait toujours pour lui une grosse différence entre ce que l'Auror - et tout son désormais bien maigre entourage d'ailleurs - croyait savoir et ce qu'était la vérité. Elle pouvait bien croire à volonté qu'il était compétent pour être père ou croire qu'il valait autant voir plus que certains sang purs, cela ne changeait rien à ce qu'il était et à la façon dont le reste du monde sorcier aurait eut à le traiter s'il avait vraiment tourné rond. Il pouvait être totalement fait pour être père, cela n'empêchait pas que ses enfants, s'il en avait eut, auraient été des bâtards autant que lui et, si le seigneur des ténèbres avait trouvé une place légitime à la tête des sorciers, il n'aurait pas pu espérer grand chose pour leur avenir sinon quelque rôle de serviteur ou de subalterne. Il aurait voulu espérer mieux pour un enfant. Tout ça à cause d'une mère moldue...

Par chance, la question ne se posait pas tellement. Aussi longtemps que la brune ne penserait même pas à prendre rendez-vous pour cette opération dont avait parlé la lettre de St Mangouste il n'aurait pas le moindre mot à dire sur le sujet et, si jamais la jeune femme se décidait, avec le temps qu'il lui fallait parfois pour prendre une décision, ils auraient tout le loisir d'être devenus trop vieux ou occupés pour avoir des enfants. Par conséquent : mieux valait s'abstenir.

— On verra, grommela-t-il donc, sans grande conviction, lorsque la brune lui déposa un baiser sur la main.

Il ne tarda pourtant pas à se laisser prendre au changement de sujet désespéré de sa compagne, lui non plus ne souhaitant pas que la soirée se déroule sous de sombres nuages. Esquissant un sourire en l'entendant assurer avec enthousiasme qu'elle allait le remettre au travail. Reprendre les cours de magie ? Pourquoi pas, mais était-ce seulement une bonne idée ? Pour le peu qu'il avait vu, dans ses dernières tentatives, son niveau ne semblait plus très glorieux. Depuis combien de temps même n'avait-il pas essayé de faire un peu de pure magie ? De celle qui créait des sculptures de glace et non qui détruisait une pièce en un quart de seconde ? Il aurait bien voulu oui, songeant même brièvement qu'il aurait pu jeter un coup d'oeil à ses vieux livres offerts à la jeune femme, histoire de se remettre à niveau. Mais pour un amoureux des livres, se rappeler être aveugle... le brun tâcha de chasser ces idées noires, se blottissant plutôt contre son amante de façon à caler sa tête contre la sienne et à passer un bras autour de sa taille. Qu'importe tous ces problèmes, il n'était pas là pour ça. Et puis, comme elle le lui avait susurrer un soir, il y avait bien d'autres domaines très plaisants sur lesquels ils auraient pu mutuellement s'apprendre quelques petites choses.

Laissant donc là les idées fâcheuses, Ludovic esquissa un nouveau sourire, plus tendre et sincère, en profitant seulement des nouveaux souvenirs que lui partagea l'Auror, comme inquiète que lui les ait oublié. Comment aurait-il pu ? Durant toutes ces... années, il avait eut le temps de les ressasser et de les graver dans sa mémoire comme une puissante formule magique. Tant les souvenirs doux que les plus cruels.

— Si je m'en rappel ? reprit-il. Je ne risque pas d'oublier ce soir là ! C'est la première fois où on s'est embrassé. Quand j'y repense... c'était très gênant en fait. Je t'avais invité à danser pour euh... Je ne sais plus trop, fit-il, évasif. On discutait et puis, tout à coup, tu m'as embrassé sans vraiment prévenir. On était au centre de la  piste je pense qu'il aurait fallut être aveugle pour ne pas nous voir. En soit, ça ne m'aurait pas tant dérangé que ça s'il n'y avait pas eut ma petite amie de l'époque dans la salle, reprit-il, se moquant de lui-même en repensant à sa façon de réagir qui avait dut paraître bien ridicule sur le coup. Enfin, j'ai déjà dut te le dire, je crois que je commence à me répéter, c'est le début de la fin.

Petit sourire, complice, alors que l'échevelé se détachait un peu de sa compagne pour finir son assiette qui n'allait pas tarder à être changée par le serveur.

— Tu sais, fit-il, quand je t'ai embrassé dans la cuisine la première fois après... Tu vois, coupa-t-il. Je n'imaginais vraiment pas les choses comme ça. C'était un peu... Enfin, quand j'y repense, je me dis que c'était un peu... cavalier de ma part. Je n'ai pas vraiment l'habitude de faire ça, mais ça faisait tellement longtemps qu'on ne s'était pas vu... J'y ai pensé tu sais ? Quelques fois, je me suis demandé ce que je ferais si je parvenais à m'échapper et à te revoir, au début surtout. Au final, je crois que je n'aurais pas fait les choses très différemment. S'il n'y avait pas eut cette table et ces menottes, si j'avais pu le faire, je pense que je t'aurais pris dans mes bras pour t'embrasser et rester avec toi jusqu'à la fin du monde. Nouveau sourire, nouveau silence. Toi, reprit le brun, si tu avais pu choisir d'avoir un nouveau premier baiser avec moi, tu aurais voulu que ça se passe comment ?

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