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Should I stay Should I go

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Linda Oswin

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 500
CREDITS : Signature XynPapple
AVATAR : Gemma Arterton
PSEUDO : Linda Oswin
AGE : Trente-six ans
SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
ANCIENNE MAISON : Elle a fait des études avec un professeur Particulier
SITUATION : En couple avec Ludovic Descremps
IDÉOLOGIE : Contre les mouvements extremistes
MÉTIER : Directrice des Auror


MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 21 Jan 2018 - 22:47




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Au plaisir de l'Auror, Ludovic sembla se rappeler ce petit moment qu'elle abordait à ce moment, se détendant par la même occasion en venant la saisir par la taille tout en s'approchant d'elle dans une tranquille étreinte. Rassurée de le sentir à nouveau plus apaisé, sa voix se baissa peu à peu simplement pour profiter de ce petit moment de tendresse en posant à son tour la tête contre celle de son amant. Quelques secondes de calme à nouveau qui permirent à la brune de revenir à un certain état de neutralité voir presque de bonne humeur qui lui permit, lorsque le français reprit la parole, de sourire chaudement en l'entendant évoquer ce souvenir qui semblait, pour elle, parfois aussi net qu'il pouvait être brumeux.
Une jolie soirée sous le faux plafond de Poudlard qui, comme à son habitude, était illuminé de milles étoiles, bougies, et spécialement pour l'occasion, d'une multitude de petites citrouilles souriantes. Elle s'était souvent demandé si Halloween était une fête moldue importée chez les sorciers ou l'inverse, mais ce soir là elle n'y avait pas réellement pensé. Elle avait eu l'esprit plutôt occupé par la présence de son vieux "collègue" de mésaventure et de la menace qu'il représentait, de sa mauvaise foi, et d'une multitudes d'autres petites révélations qui l'avaient quelque peu bousculées, tout particulièrement celle de la veille où, au détour d'un couloir, elle avait appris tenter de séduire son propre frère depuis plusieurs semaines...
De quoi vous remuer n'est-ce pas !

Dans tous les cas, elle se souvenait bien de cette danse. Elle se souvenait bien aussi de la main qui se tendait vers elle et de tout ce que cette main représentait : une opportunité de trouver une porte de sortie. Une diversion à sa propre conscience qui semblait en forme ce soir là. Un simple caprice en soit au départ, mais ce serait mentir que de dire qu'elle n'y avait pas prit du plaisir.
Quoi qu'il en fut, Linda sourit un peu plus franchement alors que l'homme avoua que ce premier baiser fut très gênant pour lui, ayant même un léger rire silencieux tandis qu'elle se rappelait sans mal la vigueur qu'elle y avait elle même mis. Être visible, bien visible de tous, sans oublier qu'elle avait alors arboré l'une des fiertés nationales dont elle était la plus proche : le "french kiss". De quoi marquer les esprits et remuer les plus sensibles... Après réflexion, c'était vrai qu'elle était culotée à l'époque !

Puis Ludovic continua, revenant cette fois sur un souvenir bien plus récent qui adoucis l'expression de la sorcière chez qui une discrète pointe de malice alluma le regard. Oui, pas besoin d'en dire plus, elle voyait parfaitement de quoi il voulait parler ! Mais ce qu'il rajouta ensuite lui procura un léger pincement au coeur sur lequel elle ne s'attarda pourtant pas plus. C'était un sentiment étrange, mélange de douceur, d'allégresse et de crainte. Elle se souvenait sans mal de cette peur si présente qu'elle la paralysait, mais plus que ses membres ce fut son esprit qui ne pouvait plus réfléchir, son corps agissant par lui même comme s'il ne répondait plus qu'à...
Quelque chose qu'elle ne connaissait pas chez elle.
Cela avait été difficile d'être face à tant d'initiative mais elle ne regrettait rien et quand Ludovic avoua qu'il aurait probablement fait pareil ce jour là, dans la cellule, pour rester avec elle "jusqu'à la fin du monde", ce ne fut que tendresse et émotion qui éclairèrent le sourire de l'Auror.
Pourtant, la question qu'il lui posa la surprit et, après une seconde de perplexité quand au sérieux de celle-ci elle réprima un sourire pétillant en réfléchissant déjà à la réponse qu'elle pourrait donner.

- Je ne pense pas que j'y changerait quelque chose, quand bien même je le pourrais. répondit-elle finalement en tournant la tête vers l'homme, souriante. Un premier baiser... Sera toujours parfait et ridicule et mémorable à la fois ! Ce n'est pas en me remémorant ce premier baiser que je veux me souvenir de tes lèvres, si je veux un souvenir mémorable, je le créerai moi même.

Et sur ces mots, elle combla la distance pour ravir les lèvres de l'homme en illustrant avec malice les propos qu'elle venait de tenir, une main contre la joue rugueuse de son amant tout en le titillant avec plaisir.


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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Lun 5 Fév 2018 - 22:12



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Ludovic afficha un doux sourire à la réponse de sa compagne, ne s'étant pas attendu à meilleure réplique que celle qu'elle lui donna, ravi de voir qu'elle partageait son avis. Plus que cela même, elle ne se gêna pas pour joindre le geste à la parole, lui dérobant un nouveau baiser malicieux qui lui ressemblait bien. Beau joueur, mais l'ayant bien cherché un peu, avouons-le, l'échevelé se laissa faire et embrassa son amante en retour avec autant de douceur qu'elle. D'autres auraient peut-être été gêné qu'une jeune femme se montre aussi entreprenante, mais lui n'y voyait absolument aucune différence. Du moment qu'il avait droit à un baiser, quelle importance que cela soit lui ou elle qui l'ait débuté ?

Il s'embrassèrent ainsi un petit instant avant de repartir sur leurs assiettes et leur conversation, bavardant avec tranquillité comme l'un de ces nombreux couples sans histoire qui partageaient un diner en tête à tête lors de cette belle nuit de Février. Le repas passa à toute vitesse, pourtant ils durent bien rester dans ce restaurant plusieurs heures, ponctuellement dérangé par le serveur jusqu'à ce que ce dernier leur apporte, en guise d'addition, un petit plateau couvert de quelques gâteaux.

— La note est déjà payée, expliqua-t-il à l'attention du français, cadeau de la maison, ajouta-t-il bientôt d'une voix plus forte et claire en posant le plateau entre eux.

Légèrement surpris, Ludovic haussa tout juste un sourcil avant de lancer sa main à l'aveuglette pour piocher un des biscuits. Adressant un léger sourire à la brune avant d'en goûter un morceau... au goût fort étrange. Suspicieux, l'échevelé mâchonna son biscuit, en regoutant un petit morceau avant qu'un éclair d'illumination ne traverse son esprit. Ce goût, cette odeur... les cookies de Jon !

— Ah, euh... bafouilla-t-il en baissant la main, ne sachant pas bien ce qu'il devait faire, ignorer l'évidence ou alerter sa compagne. Tu devrais... euh, continua-t-il, tâchant de deviner ce que son invitée était en train de faire. Manger, sans doute. Euh, c'est... ce sont... L'échevelé se racla la gorge. Sentant déjà que la situation risquait d'être compliquée. Ce sont... des biscuits aphrodisiaques, souffla-t-il, baissant le ton pour que seule la jeune femme l'entende. C'est pour... enfin, je ne sais pas exactement, mais... tu vois le genre. Peut-être qu'on devrait... qu'on ne devrait pas... bafouilla-t-il encore, hésitant encore entre avaler tout rond le biscuit ensorcelé ou le reposer. Enfin... je ne voudrais pas... fit-il encore, calant le petit gâteau contre ses dents. Comme tu veux.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mar 6 Fév 2018 - 23:29




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Le dîner se déroula tout aussi bien qu'il avait commencé : entre taquineries, sourires, fausses indignations et quelques regards attendris, parfois plus ou moins ratés. Mais de ça, Linda n'en n'avait que faire, bien trop paisible de passer un tel moment en compagnie de son homme.
C'était un dîner bien étrange tout compte fait. Elle ne se sentait... ni tout à fait en joie, ni tout à fait excitée, ni tout à fait attendrie ou même adoucie. Elle n'avait plus l'impression d'être une adolescente flirtant avec son tout nouveau petit ami, et, fort heureusement !, elle se sentait encore loin du vieux couple qui tournait en rond et s'ennuyait main dans la main. C'était plus comme une sensation de spectateur, regarder un trop beau film qui faisait briller les yeux et doucement étirer les coins des lèvres alors que l'on se prenait à rêver à des possibilités auxquelles on ne croyait jamais totalement. Elle rêvait, rêvait d'eux à présent qu'elle était rassurée. Une soirée normale, sans mensonge, sans peur, juste avec ses sourires et ses regards qui, parfois, la faisaient presque rire tant ils tombaient à côté ou sur des points plus... incongrus. Elle se sentait simplement avoir l'avenir devant eux, et savait à présent à quel point elle pouvait oser y croire.
Oser en rêver.
Jusqu'au bout.

La fin du repas arriva bien vite après une petite éternité qu'Oswin se plut à savourer, et Linda sourit une dernière fois au serveur qui les avait si bien mis à l'aise le long de la soirée tout en lui remerciant et en passant ses compliments au chef, quelques politesses qu'elle considérait bien comme la moindre des choses après ce service difficile que devait représenter la Saint Valentin. Et puis, elle était d'humeur, et elle se sentait capable de faire milles compliments à tous ceux qu'elle croisait si cela pouvait faire durer un peu plus la magie de cette soirée !
La brune suivit ainsi des yeux le jeune homme s'éloigner, son plateau sous le bras alors que son esprit était déjà ailleurs tandis que sa main venait piocher quelques petites gâteries qui n'étaient franchement pas nécessaires mais... Que voulez vous ? La gourmandise quand elle nous tient...

Sortie de ses pensées par les mots confus de son amant, Linda leva légèrement les sourcils, un sourire en coin, attendant que ce dernier ne lui construise une phrase plus correcte que ce qu'il faisait à présent. Oh, pas grand chose, mais au moins de façon à ce qu'elle comprenne de quoi il parle !
Et sa réponse ne lui déplut pas ! Ou du moins, elle la plaqua sur la chaise, sincèrement étonnée, de un, de la brutalité de la "révélation", et de deux, que de tels biscuits soient servis dans un restaurant. Ils ne devaient pas avoir peur de perdre leur mobilier pour servir de tels digestifs en si grand nombre ! Interloquée, Linda jeta un coup d'oeil à son biscuit, terminant de mâcher en prenant tout son temps comme en jugeant si, oui ou non, cela valait le coup de le terminer ou pas. Et au final, son sourire s'étira encore un peu, elle jeta un coup d'oeil plus brillant au brun avant de hausser les épaules et de répondre en prenant une nouvelle bouchée :

- Qu'à cela ne tienne. le rassura-t-elle avec amusement. On a commencé, autant terminé. Qui sait, cela pourrait-être amusant après tout ? Un temps, elle se pencha vers Ludovic pour jouer doucement du nez contre le sien pour rajouter plus bas : Je n'ai pas peur. J'ai confiance. Ce soir c'est notre soirée, et elle est déjà parfaite.

Sur son regard pétillant, les deux amoureux ne tardèrent pas à quitter le restaurant après les derniers détails conventionnels. Encore quelques remerciements, quelques sourires, on leur rendait les manteaux et les voilà déjà partis, déambulant dans les rues de la ville parée de doré qui rendait cette nuit froide presque plus chaleureuse qu'elle ne l'était.
Accrochée au bras du brun, Linda se délectait le coeur léger de toutes ces lumières, de toutes ces couleurs qui rendaient le paysage plus magique à ses yeux.

- J'adorais quand tu m'emmenais comme ça, aux quatre coins du monde, là où nous portait le vent. commença-t-elle presque pour elle même. Tu étais un peu... Mon diablotin qui me sortais de mon quotidien, m'ouvrait la porte à des choses que je ne pensais plus de mon âge. Elle tourna la tête vers Ludovic et continua avec un peu plus d'enthousiasme cette fois : Tu es fort tu sais ? En arrivant en Angleterre je m'étais dit que je n'en bougerai plus, j'en avais marre de bouger sans cesse de me trimballer moi et mes problèmes. Et toi tu arrives et pouf ! Ses yeux se levèrent à nouveau vers les étoiles et sa tête tomba sur l'épaule de son amant. Plus rien n'existe, si ce n'est toi et moi au milieu du monde...

Un monde de vie, d'excitation, et de poésie. Un monde pour lequel elle pensait ne plus avoir de temps.


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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 14 Fév 2018 - 1:22



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Quelque peu embarrassé, Ludovic avait déjà rabaissé le bras, comme se reprenant de lui-même d'avoir osé imaginer une seconde que la jeune femme en face de lui aurait pu faire autre chose que refuser les biscuits. C'était idiot et il fallait bien être dégénéré comme son vieil ami de britannique pour vouloir utiliser ce genre de choses. Les charmes naturels suffisaient bien d'habitude non ? Mais est-ce qu'on pouvait encore parler de charmes concernant sa personne ça... C'était déjà un miracle qu'il ne se soit pas mis à saigner du nez à cause du stresse. Fort heureusement, l'Auror le tira bientôt de ses petites préoccupations, finissant par lâcher, non sans provoquer une certaine surprise à son compagnon, qu'elle n'était pas contre et, comme pour appuyer son affirmation, croquer un nouveau morceau du gâteau avant de venir le gratifier d'une tendre caresse encourageante qui eut tôt fait de lui tirer un sourire plus qu'entendu et assez flatté. Elle voulait jouer à cela donc ? Tout en confiance ? Autant dire que le plateau de biscuits eut vite fait d'être vidé. Néanmoins, tout en mangeant, l'échevelé ne pouvait s'empêcher de trouver étrange qu'un restaurant si lointain serve à sa table des petites "spécialités" au parfum - à défaut d'avoir déjà testé le goût - si semblable à celles que lui avait apporté Jon. Coïncidence ? Pas sûr, mais ce n'était pas comme si ce détail là avait de quoi préoccupé le français.

Il commençait déjà à avoir un peu chaud lorsqu'ils finirent par céder leur table pour retourner au vents hivernaux de Prague et Ludovic laissa échapper un petit souffle soulagé en sentant le vent froid calmer ses ardeurs. Il n'y avait pas à s'en faire, il avait beau être allergique et la personne la plus sensible aux charmes d'amour qu'on ait jamais vu sur cette Terre, ce n'était certainement pas un biscuit qui allait lui retourner le cerveau de si tôt. Marcher un peu, penser à autre chose, ils avaient le temps de se promener en personnes tout à fait civilisées avant de trouver un endroit agréable où passer la nuit. La soirée était trop belle pour s'enfermer si vite quant au reste... bah, ils aviseraient. Déambulant paisiblement avec une charmante compagnie à son bras, le maigrichon en oubliait même son éternel boitillement qui le faisait s'appuyer toujours un peu lourdement sur l'Auror à chaque pas, cherchant à observer les étoiles et la ville à travers ses yeux à elle tandis qu'elle discutait avec toute cette admiration familière des endroits et moments exceptionnels.

L'échevelé tourna légèrement la tête, baissant les yeux et souriant en continuant à se soucier de l'endroit où il mettait les pieds. Il n'avait pas souvenir de l'avoir si souvent emmené aux quatre coins du monde, mais que pouvait-il en dire ? Il était un baladeur né, pour lui, aller en Argentine, au Pérou ou en Italie, cela se faisait entre le réveil et le petit-déjeuner. C'était presque dommage de voyager autant qu'il en oubliait parfois la liste innombrable de pays et de lieux où il s'était rendu et que, jamais satisfait, il se plaignait toujours de n'en avoir pas assez vu.

— Même en Angleterre tu peux faire des voyages extraordinaires, confia-t-il. C'est quand tu vois pour une seconde le monde dans son entier qu'il arrête d'exister, mais tu n'as pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour ça. Il y a eut des jours, à Poudlard, où je suis resté émerveillé durant des heures devant une fenêtre simplement parce que je trouvais le givre à sa surface magnifique. Et la pluie, le vent, la lumière particulière... il n'y a bien que les salles de classes qui ne m'ont jamais vraiment charmées. Quoiqu'elles ne manquent pas de caché lorsqu'elles sont vides, plaisanta-t-il. J'aime les endroits... où personne n'est encore jamais allé. J'aime être... à un endroit précis à un moment donné, pour voir un spectacle... splendide que tu es et sera toujours le seul à voir et me dire... à quel point le monde serait incroyable si tous les endroits pouvaient être comme ça, si tout le monde pouvait les voir. Alors pouvoir l'offrir à quelqu'un, ça ne le rend que plus beau... Et puis l'instant passe. Le soleil tourne, le vent tombe, la pluie s'arrête. Parfois un autre spectacle arrive, parfois le monde semble seulement redevenir morne. Je n'ai jamais aimé les moments où il redevient morne, j'ai toujours cherché... à courir après les merveilles. Ce serait si bête en fait, de savoir que tout cela existe, de l'apercevoir du coin de l'oeil et de ne jamais vouloir en voir plus simplement parce qu'on se dit que ce n'est pas notre place, qu'on à pas le temps, que c'est commun ou qu'il faut faire les choses sérieusement. C'est si facile en fait de trouver l'incroyable. Il suffit d'aller là où personne ne va, d'aller là où personne ne pense à regarder, là où les gens ne se préoccupent pas de ce qui se passe et, juste là, quel que soit le pays, l'heure ou l'endroit, il y a tout ce que tu n'as jamais osé rêver voir. Enfin... voir, c'est plus facile quand on voit bien sûr, railla-t-il d'un ton doux-amer, perdant quelque peu le sourire pour retomber un instant dans ses sombres ruminations. J'aimerais tellement... commença-t-il, serrant un peu plus le bras de l'Auror contre lui avant de s'interrompre en sentant déjà les larmes lui monter aux yeux. Viens, il y a un endroit qu'il faut que tu vois.

Et sans guère plus d'explication si ce n'est une brève excuse préalable au fait qu'il mettrait sans doute du temps à trouver, le français entraina sa compagne à bon pas dans les rues de Prague, la faisant déambuler au hasard avant de saisir dans la conscience d'un passant une image fraiche et précise de l'endroit où il voulait aller.

— Ne bouge pas, fit-il, s'arrêtant un peu à l'écart pour s'approcher tout près de son amante, se pressant contre elle aussi étroitement qu'il le pouvait. Je n'y suis allé qu'une seule fois, brièvement, mais quand je l'ai vu, je me suis dis qu'il fallait que je t'emmène là. Si tu vois qu'on tombe, ajouta-t-il, très sérieusement, n'hésite pas à me corriger.

Passant ses bras autour de l'Auror pour l'envelopper entièrement, l'échevelé attendit tout juste une brève approbation avant de transplanner à l'aveuglette sur le toit d'un énorme bâtiment. Ils réapparurent de justesse, sur le bord de la corniche, le maigrichon sentant aussitôt ses cheveux battus par le vent comme s'ils étaient encore en mouvement. Il avait dut réussir, mais quand à savoir de quel côté il fallait aller pour ne pas tomber dans le vide, il allait devoir laisser la jeune femme le guider.

— C'est le... Rudolfinum, fit-il, alors qu'il laissait l'Auror descendre en première de la corniche, préférant ne pas bouger au risque de tomber. D'ici tu peux pratiquement tout voir, tout le fleuve en tous cas. A l'endroit où j'étais, la dernière fois, je ne sais plus si c'est de ce côté du toit, je pouvais voir le balcon où nous étions pendant le bal, ça m'a fait penser à toi. Je voulais t'emmener, poursuivit-il, tournant la tête vers le vent pour apprécier un peu plus les bourrasque qui s'engouffraient dans ses vêtements. Mais à ce moment là... je ne pouvais pas, je pouvais seulement... faire la liste de tous les endroits où il faudrait que je t'emmène dès que j'en aurais l'occasion. Je ne sais pas pourquoi je suis monté sur ce toit la première fois. Je l'ai vu, j'ai voulu voir ce que cela donnait vu d'en haut, je suis monté et puis, continua-t-il en sortant sa baguette épineuse de sa poche pour la diriger vers le sol faisant s'élever des profondeurs une mélodie ténue. J'ai entendu ça, fit-il, augmentant petit à petit, non sans difficulté, le volume, jusqu'à ce que l'orchestre de Prague sous leurs pieds joue avec une puissance qu'on n'avait encore jamais entendu entre ces murs, leur portant un son qui faisait tout juste un convenable fond. Et je me suis dis qu'ici, de nuit, avec toi, ce serait un endroit extraordinaire pour danser.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Jeu 15 Fév 2018 - 1:18




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

De la beauté et de l'aventure partout où se posait le regard, pour qui voulait bien le voir. Oui, c'était une bonne manière de résumer tout ce qu'elle avait appris de ces années passées à ses côtés. Chaque détail pouvait avoir son importance, son côté magique, simple pourtant mais tellement de gens ignoraient ces choses là pour simplement se laisser emporter par tout le reste. De son côté, Linda avait encore quelque mal à mettre cela en pratique dans sa vie quotidienne, c'est sans doutes pourquoi ces virées avec Ludovic lui faisait tant de bien, mais elle apprenait et prenait un malin plaisir à observer tout ce monde bouillant de magie autour d'elle lors de ses petits moments de calme, par exemple lorsqu'elle s'entrainait à l'ancienne magie ou tournait sur la glace les patins aux pieds. Des petits instants de silence dans tout le tumulte qui l'entourait, comme un grand film que l'on avait mis sur pause quelques secondes à peine afin d'en observer soudainement le moindre pixels, détails, objet du fond de la salle pour en analyser chaque recoin avant d'en conclure que c'était tout simplement du grand art.
Oui, Ludovic n'avait pas tort. Après tout, il était sans doutes le mieux placé pour parler de ce genre de choses dont il était si familier, c'était lui après tout qui l'avait initiée, et elle retrouvait toujours avec plaisir cette vision si unique des choses qu'il voulait lui partager.

L'homme s'en allait sur la fin des explications quand sa voix se fit moins claire, plus faible peut-être et si, au départ, Linda ne remarqua pas grand chose, trop perdue dans ses propres pensées et trop distraite pour écouter attentivement ce que l'autre lui disait, elle ne mit pas pour autant beaucoup de temps avant de se rendre compte du malaise de son amant. Elle eut à peine le temps de tourner la tête vers lui, s'apprêtant déjà à changer de sujet pour ne pas en évoquer un autre trop sensible que l'homme la coupa déjà, lui annonçant qu'elle devait voir quelque chose avant de la tirer, au hasard semblait-il, à travers les rues de Prague.

Quelque peu déstabilisée par ce brusque retournement de situation, Oswin fit pourtant de son mieux pour suivre, mais rapidement les changements de direction, les bifurcations, hésitations et autres instabilités firent monter en elle une pointe d'inquiétude et d'agacement. Puis soudainement, Ludovic s'arrêta, se tournant vers elle jusqu'à la coller en lui soufflant quelques mots qui n'étaient pas pour la rassurer, et alors, il transplanna, l'Auror dans ses bras.
La sensation désagréable disparaissait totalement face au noeud qui nouait le ventre de la brune alors qu'elle n'avait aucunes idées de ce qui prenait son amant, et l'espoir un peu fou qu'il savait ce qu'il était en train de faire faisait garder patience à la brune qui ne savait plus où donner de la tête.  Ne pas penser à la chute probable qui s'annonçait à eux, ne pas penser à ça, tout allait bien se passer... Et fort heureusement, ce fut en effet bien le cas.

Oswin lâcha presque un soupir de soulagement lorsqu'elle senti ses pieds toucher à nouveau le sol sans catastrophe grandiloquente et imminente à l'horizon, lui permettant par la même occasion d'enfin reprendre son souffle qu'elle avait retenu jusque là avant de se relever et de faire face à toute la ville illuminée depuis là où elle se trouvait.
Muette, souriant doucement, ses craintes précédentes se dissipèrent bien vite alors qu'elle s'approchait du bord du toit sans même s'en rendre compte, se détachant de l'homme pour mieux observer le paysage doré. Elle écoutait l'autre d'une oreille distraite alors qu'elle se perdait déjà à la contemplation de la ville. Elle tentait tantôt de reconnaître telle rue, tel bâtiment qu'elle était persuadé d'avoir déjà vu, puis elle cherchait le restaurant qu'ils venaient de quitter avant de s'attaquer, évidemment, à cette terrasse où ils avaient danser. Les mots du Descremps illustrèrent ses découvertes, comme un narrateur qui devinait l'action avant même qu'elle ne se produise, il lui contait ces endroits qu'il désirait qu'elle découvre, lui faisant doucement baisser la tête, un doux sourire aux lèvres alors qu'elle était touchée par ce qu'il lui disait. Tellement de choses à faire, à redécouvrir... Ces endroits, le monde, lui, et puis...

Alors, une musique s'éleva, de plus en plus fort et de manière si inattendu que Linda observa un instant autour d'elle avant de comprendre que c'était Ludovic qui en était la cause. Mais pourquoi ? En quel honneur ? Souriant un peu plus, incrédule, ses bras croisés sous le froid se délièrent lentement alors qu'une idée un peu folle lui traversait l'esprit. Un endroit extraordinaire pour danser ? Etait-il possible que... Mais pourquoi si soudainement ?

- Mais je... Je pensais que tu ne voulais plus... Que ce n'était plus ton...

Ses yeux noisettes fixèrent encore une seconde l'homme, surpris de cette nouvelle inattendue avant qu'un large sourire radieux n'éclaire son visage et son regard et qu'elle n'éclate d'un rire léger en se jetant au cou de l'homme, soudainement transportée par une joie toute particulière, tellement plus légère, naïve, une joie qui faisait résonner ses rires comme un millier d'éclats cristallins.

- Oh Ludovic ! Merci c'est... C'est merveilleux ! s'exclama-t-elle en l'embrassant dans un même élan, passant ses bras autour de son cou pour venir caler ses mains dans sa tignasse en désordre. Tu as parfaitement raison, c'est un endroit extraordinaire pour danser...!

Elle lui sourit, avec plus de douceur encore alors que son expression devenait plus tendre mais que, déjà, de très agréables souvenirs lui revenaient en mémoire. Tous ces cours, et ces bals, et ces danses qu'il lui avait offert auparavant. Ces choses qui faisaient parti de ce qu'elle pensait changé voir disparu en son amant et qui, bien qu'elle s'était promis d'accepter tous les changements qu'avait pu connaître l'homme, lui manquaient malgré tout et plus qu'elle ne l'aurait avoué. Elle l'avait bien vue, sa réticence, sa crainte quand elle avait essayé de l'y pousser à quelques pas, alors retrouver un peu de cette magie là...
Elle en sentait son coeur gonflé d'une chaleur toute singulière. Elle retrouvait son Descremps, elle retrouvait son passé, et cette proposition cachée qui n'avait l'air de rien la mettait dans une joie qu'elle ne pouvait exprimer par les mots.

Alors elle lui sourit, les yeux brillants d'excitation et d'émotion, ne sachant que dire, ne sachant que faire, sinon l'étreindre un peu plus et coller son front contre le sien.

- Cela me ferait énormément plaisir, de danser ici, avec toi, comme avant.


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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Jeu 15 Fév 2018 - 11:30



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Perdu dans ses souvenirs, ses pensées et le souffle du vent comme dans une parfaite peinture romantique, l'échevelé ne réalisa pas tout de suite que l'Auror lui avait répondu, s'exclamant quelque peu pour quelque chose qu'elle croyait ne plus le voir faire. Pardon ? Faire quoi ? Interloqué, l'échevelé haussa légèrement les sourcils, cherchant ce que la jeune femme voulait dire sans en avoir aucun indice. C'était un de ces célèbres et terrifiants moments où vous comprenez à quel point il peut être important de toujours écouter les femmes lorsqu'elles parlent, quand bien même cela pouvait parfois se révéler assommant ou répétitif, vous n'étiez jamais à l'abri d'une de ces occasions peu fréquentes et pernicieuses où elles vous demandaient de leur donner votre âme sans que vous soyez au courant. Merlin tout puissant, qu'avait-il donc bien pu accepter sans le savoir cette fois ?

En désespoir de cause, le legilimen chercha son salut dans l'esprit pour le moins bouillonnant de sa compagne. Si elle avait une idée en tête il devrait bien être à même de la trouver. Ce maudit don et toutes ces migraines devaient bien montrer parfois leur utilité. Cependant, la jeune française semblait à cet instant si réjouie qu'en dehors de sa joie sincère il fut bien incapable de trouver quoi que ce soit. Dieu, Zarathoustra, Merlin, Amaterasu, Freyja... Au secours ! Qu'avait-il dit ? Le teint quelque peu livide et le visage figé dans cette expression d'étonnement au sourcil levé, Ludovic se laissa percuter presque sans réagir par son amante qui lui sautait dans les bras. Il manqua un peu de trébucher certes et passa en réflexe ses mains autour de sa taille, mais il ne fit pas grand chose de plus que ce qu'il faisait déjà ; à savoir fouiller sa tête en panique et chercher à quel culte magique se vouer pour survivre à cette soirée. Linda semblait heureuse, très heureuse même, c'était donc plutôt bon signe, il avait dut dire quelque chose de bien et d'agréable - ciel, pourquoi fallait-il toujours qu'il ait la tête ailleurs lorsqu'un trait d'esprit plus habile que les autres sortait de sa bouche ? Il ne pouvait jamais prendre de note ! - mais il trouvait le fait de devoir faire quelque chose dont il ignorait tout beaucoup moins rassurant.


— Euh je... bafouilla-t-il à mi-voix, vite interrompu par l'Auror qui lui volait ses lèvres.

Dieu du ciel !
Finalement, la réponse lui vint directement de la jeune femme qui répéta enfin ces maudites paroles qu'il avait bien dut prononcer à un moment ou un autre et, ce qu'il entendit... a vrai dire il mit un petit instant à comprendre ce que ça voulait dire.

Danser.

ah...
Ah.
AH !
Ludovic écarquilla légèrement les yeux terrifié et d'autant plus livide à cette seule idée. Non ! Mais non ! Il ne pouvait pas, il... il ne savait pas, enfin, plus, il ne pouvait pas faire ça. Il allait se casser une jambe, fouler sa dernière articulation valide, se faire une luxation des neurones ou euh... quelque chose du genre, à oui ! Une commotion cérébrale. Affolé, le brun gardait pourtant le même visage vide et livide tout juste rompu par ce même sourcil qui semblait avoir décrété que sa nouvelle place désormais se trouverait à un centimètre exacte au-dessus de sa hauteur d'origine. Danser ? Mais ce n'était pas possible ! Le maigrichon ouvrit la bouche dans le vide, cherchant comment se sortir de cette épineuse situation alors que toute la joie de la jeune femme lui parvenait encore à plein volume. Non, il ne pouvait pas faire ça. Elle avait l'air si heureuse, plus heureuse qu'il ne se souvenait l'avoir jamais vu. Avec tous les malheurs qu'ils avaient eut, avec la lettre de Ste Mangouste, avec le fait que c'était le soir de la St Valentin et qu'il l'aimait... non, il ne pouvait pas faire ça, bien évidemment que non. Alors lorsqu'elle accepta sa "proposition" en collant son front contre le sien, sa décision était déjà prise et son coeur se serrait déjà un peu de sentir ce contact tout particulier contre sa tête alors qu'il ne savait plus comment s'expliquer.

— Euh... oui, fit-il, un peu timidement, répétant bientôt le mot pour se donner plus de courage. Oui, oui, pourquoi pas, enfin, se reprit-il, si tu veux.

Il déglutit légèrement, cherchant dans la proximité avec le front de l'Auror une petite échappatoire où se calmer. Cela allait bien se passer non ? Il n'était pas obligé d'aller très vite ou de faire ça bien longtemps. Ce n'était pas non plus comme si elle lui avait demandé de lui improviser un tango enflammé. Non ? Plus familières que lui dans le domaine, ses mains s'étaient déjà mises  en positions, un peu timides et mal assurées, dut à l'angoisse généralisée de leur propriétaire, mais étonnement bien placées.

— Euh, je ne sais pas si... bafouilla encore le français. Si je saurais tout à fait... enfin, ce... ça fait longtemps et... je... j'espère seulement que je ne te marcherais pas sur les pieds, s'excusa-t-il par avance.

Une vieille plaisanterie, il n'avait pas remarqué, qui lui tira un léger rire alors qu'il essayait de se rappeler ce que devaient faire ses jambes.

— Gauche droite c'est ça ? fit-il encore, tachant de se détendre lui-même.

Tout allait bien se passer. Le buste collé contre celui de son amante, bon, ça ce n'était pas très régulier, mais ainsi au moins il était certain de savoir où étaient ses pieds, il étira un peu timidement le bras pour esquisser une valse, démarrant complétement à contre-temps dans sa précipitation, esquissant quelques pas hésitants en manquant une ou deux fois de bel et bien piétiner sa cavalière.

— Attends, je vais trouver, fit-il se retirant un instant derrière ses prunelles vides pour chercher à saisir le rythme de la musique sous leurs pieds.

Une deux trois, une deux trois...
Doucement, lentement, petit pas après petit pas, l'échevelé essaya de retrouver ses marques. Peine perdue pour le rythme, mais la valse, elle, revint étonnement vite, tirant un sourire de plus en plus radieux au français qui sentait avec un plaisir précieux et oublié ses pas tomber parfois plus juste comme pour l'encourager à continuer. Ce n'était certainement pas du grand art, mais, pour lui, c'était déjà beaucoup.

— J'y arrive !
fit-il, souriant encore plus. J'y arrive...

A son tour trop heureux pour pouvoir le décrire, le brun leva les yeux sur sa compagne presque sans aucune hésitation avant de l'embrasser d'une façon un peu moins taquine que ce qu'il avaient pu faire durant toute la soirée. Un vrai baiser sans limite entre passion et tendresse, pour la remercier, l'aimer, lui donner un peu de tout ce qu'il ressentait à ce moment là, comme dans un maigre espoir que, pour une fois, ce soit elle qui voit ce qui trottait dans sa tête à cette seconde. Mais il ne tarda pas à deviner la joie presque enfantine qui parcourait l'Auror et il s'en laissa autant que possible envahir. Sentant comme le poids des années couler quelque part loin du toit où il se trouvait, s'en aller jusqu'à ce qu'il se sente presque retourné à un âge bien plus lointain, un âge où il ne connaissait même pas cette jeune femme qu'il tenait dans ses bras. Il se recula une seconde pour reprendre son souffle, sourire, s'imaginer un instant le visage de cette parfaite inconnue dans le noir, de cette cavalière croisée par hasard dans une soirée extraordinaire pour une toute nouvelle première danse. Son bras tendu lâcha la main de l'Auror, brisant le geste de la valse, pour qu'il vienne poser ses doigts contre son cou et reprenne son baiser, plus appliqué, mais ni vraiment plus sage ou brulant, alors que ses pieds déjà trop à contre-temps prenaient un rythme plus lent, calé sur celui de leurs bouches et de leurs langues croisées, pour un slow sous les étoiles.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Jeu 15 Fév 2018 - 22:23




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Si elle voulait ? Bien sûr qu'elle voulait !
Quelle magnifique proposition cela avait été, une brillante idée à laquelle elle n'aurait sans doutes pas pensé d'elle même mais qui, maintenant qu'il la lui rappelait, lui manquait terriblement.
Le regard doucement pétillant de tendresse alors que son sourire illuminait son visage, la brune laissait bien évidemment tout le temps qu'il fallait à son partenaire pour se préparer à ce petit exercice qui, elle s'en doutait, ne serait évidemment loin de ceux auxquels ils se livraient auparavant. Après des années sans pratique, battu, martyrisé, elle ne s'attendait pas à du grand art de la part du français. A vrai dire, elle comprenait qu'il voulait éviter la danse pour ces raisons là. Peut-être ne s'en sentait-il pas la force, pas le courage, pas la modestie nécessaire à s'avouer moins bon qu'il ne l'avait été par le passé, mais c'est bien pour toutes ces raisons qu'entendre la proposition du brun avait tant ravie son amante. Unes à unes, les souvenirs lui revenaient, les sensations aussi : l'impression de voler, seuls, dans une bulle écartée du monde, tourner et tourner à tel point de ne plus sentir le sol sous ses pieds tandis que les bras de son partenaire la tenaient d'une manière toute singulière -et quel partenaire ! Petit à petit, chacun de ces souvenirs ravivaient une excitation enfantine dans le coeur de la brune qui ne pouvait attendre de reprendre la danse, au sens littéral du terme cette fois !
Sans doutes commença-t-elle même à tanguer un peu avant son partenaire, balaçant doucement la tête sans même s'en rendre compte sur le rythme de la musique alors qu'elle dévorait son visage gêné des yeux sans la moindre pudeur, mais avec une petite pointe d'attendrissement et d'amusement certain.
Et puis, s'il n'y arrivait pas, peut-être que ce serait à elle de lui donner quelques cours cette fois !

Amusée par cette idée, Linda sentit avec plaisir les doigts de l'homme se lier aux siens pour tendre à deux leur bras, position propre à la valse qu'elle encouragea à sa façon en tenant un peu mieux son propre bras sans pour autant forcer l'autre à tendre le sien, et en déconcentrant parfaitement l'autre de quelques caresses taquines du bout du nez.
Bon, certes. Ce n'était pas le meilleur moyen de reprendre la danse surtout après des années d'inactivité, et c'est d'ailleurs pourquoi elle s'arrêta rapidement, mais il fallait bien le motiver un peu non ?
En tous cas, quelle que fut la motivation du français, il faut croire qu'elle fut bien suffisante pour lui permettre de retrouver rapidement ses bonnes habitudes qui firent naitre sur les lèvres de l'ancien Serdaigle un sourire tout à fait ravi et une exclamation de joie communicative. Les yeux brillants d'émerveillement face à cet exploit, c'est à peine si Linda eut le temps de le féliciter tant son coeur était allègre que l'autre fondait déjà sur elle pour lui voler sa bouche dans un élan de joie.

Une vague de ressentis envahi la brune qui accueilli le baiser avec délice, ses coins de bouches se relevant légèrement alors qu'elle répondait aux avances de l'homme. Mais plus que d'y répondre, elle était tout simplement saisie par la chaleur de ces dernières, la générosité de ce baiser mélange de tant de choses qu'elle n'aurait su, en un mot comme en mille, en donner un semblant de description.
De la chaleur, de l'amour, de la tendresse, et du bonheur. Voilà ce que respirait cet échange à tel point que Linda sentit sans mal son coeur se serrer sous l'émotion. Puis, l'homme se recula une seconde en relâchant sa main avant de revenir vers elle dans une danse qui n'avait plus rien à voir avec une valse mais qui n'avait rien à lui envier. Passant doucement ses bras autour du cou de l'homme, dévorant sa bouche sans fougue, la tête vide de toutes pensées si ce n'était cette ivresse d'une trop belle soirée, Linda s'attachait à l'homme comme si ces étreintes, ces baisers et ces lèvres n'étaient rien d'autre que quelque chose de tellement naturel pour elle, de si simple et profond à la fois qu'elle ne pouvait simplement plus s'en passer.

Elle avait besoin de dire, de partager, ce sentiment qui dépassait les mots et qui brûlaient doucement en elle en la réchauffant mieux que n'importe quel manteau. La musique, ses mains, son souffle et son corps chaud contre le sien... Le vent parfois, tout un ensemble pour l'enivrer un peu plus de cet instant qui l'emplissait d'un bonheur tout particulier. Là, dans la nuit, deux figures sans nom unies sous les étoiles qui irradiaient bien plus de l'intérieur que n'importe quelle lumière de la ville.
Ses pas qui continuaient leur danse solitaire se firent de plus en plus lent jusqu'à même s'arrêter alors que ses bras et son corps, eux, rentrèrent à leur tour dans un manège bien familier. Du nez, elle caressait les traits de l'autre, ses mains passant et repassant dans les cheveux de son amant alors qu'elle sentait presque son coeur battre, là, à travers ses fourrures et ses parures auxquelles elle ne prêtait même plus attention. Et elle ne cessait de l'embrasser, revenant avec douceur à l'assaut et avec une application certaine alors qu'à travers chacun de ses gestes transparaissait un mot, un puis deux puis trois, des mots qui lui brûlaient les lèvres mais qu'elle donnait déjà de la plus généreuse des manière.

- Je t'aime. souffla-t-elle doucement en reprenant son souffle, n'ouvrant qu'à peine les yeux pour observer l'autre dans la nuit. Je t'aime...!

Et une nouvelle fois, elle se perdit un peu plus dans ses bras.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Sam 17 Fév 2018 - 20:31



Should I stay Should I go
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Il se balançait sans y penser, sans écouter la mélodie hachée de vent qui remontait du sol, simplement emporté par le mouvement de leurs corps enlacés. Le moindre geste de la brune embrasaient sa peau de fourmillements intenses, à tel point qu'il aurait pu compter jusqu'aux derniers cheveux qu'elles soulevaient sous ses doigts. Elles avaient relativement nombreuses à caresser ses cheveux comme ça, toutes presque, surtout depuis qu'il avait compris qu'avoir une tignasse en vrac invitait beaucoup plus les jeunes filles et femmes à se perdre ainsi dans leurs baisers, mais il devait bien avouer que ces caresses avaient rarement été aussi intenses que celles dont le gratifiait à ce moment là. A tel point qu'il ne faisait que pencher davantage la tête, couvrant complétement l'Auror pour malmener plus encore sa bouche en retour. Son rythme cardiaque s'emballait déjà, pulsant dans ses oreilles, sa gorge, la moindre surface de sa personne qu'il était encore capable de sentir dans cette confusion de plus en plus grande de chaleur et d'étreintes alors qu'un battement sourd et vif le secouait de l'intérieur comme si une créature hors de contrôle cherchait à faire éclater son buste pour sortir. Alors, autant dire que les quelques mots que parvint tout juste à prononcer la jeune femme prise toute entière dans son étreinte eurent l'effet d'un coup de grâce.

Avalant ses mots plus avidement que n'importe quoi au monde, l'échevelé les laissa l'envahir sans restriction, savourant ce soulagement, cette joie plus grande, cette sensation étrange et indéfinissable pour laquelle on avait pu par le passer provoquer tant de chaos et de désolation autant que créer les plus belles musiques et poèmes, qu'il n'espérait plus. Il écouta ses mots avec toute l'attention dont il était encore capable, glissant sa main beaucoup plus bas sur le corps de son amante pour saisir sa taille à la naissance de ses fesses avant de fondre à nouveau sur ses lèvres, les dévorant avidement tandis que son bassin se lançait dans une danse beaucoup plus intense et pressante. Il ne chercha pas une seconde à contrôler le geste, ne faisant que le répéter encore et encore, serrant la jeune femme contre lui de toutes ses forces jusqu'à se sentir bruler de l'intérieur, souffrir de la barrière immense que dressaient entre eux leurs simples vêtements et qui l'irritait d'autant plus. Il aurait pu la dévorer tout de suite, par terre, faire corps avec elle des pieds à la tête, mais lorsque sa main libre écarta en douceur le manteau de la brune pour dénuder sa gorge, une sensation glaciale lui parvint d'un épiderme d'autant plus mordu par les froides bourrasques de vent qu'il était brulant. Non, ici ça n'irait pas.

— Si tu me trouve une porte d'accès, commença l'échevelé, peinant à s'empêcher d'embrasser son amante entre deux paroles étouffées, je pourrais t'emmener... plus bas... dans le bâtiment. Ils sont tous occupés, poursuivit-il après une inspiration brulante, avec le concert. Ce serait facile de trouver un petit endroit tranquille. Tu m'indique les portes, je t'indique les rondes, proposa-t-il d'un ton complice avec un léger sourire mi-avide mi-taquin.

Et bien malin celui qui parviendrait à les arrêter.
Sans attendre l'approbation de l'Auror qu'il devinait déjà bien disposée à ce genre de petit jeu, le français la repoussa malicieusement vers la tâche qu'il lui avait confié, lui saisissant la main solidement, mais bien décidé à lui refuser tout baiser ou tendresse aussi longtemps qu'elle n'aurait pas trouvé ce qu'ils cherchaient. C'était la St Valentin, ils étaient jeunes, ils avaient bien le droit de s'amuser un peu.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Sam 17 Fév 2018 - 23:33




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin


Totalement ensevelie sous la grande taille de son homme, Linda était entourée, littéralement protégée entre les longs bras du français, couverte par sa haute stature et se sentait soudainement bien petite face aux milles attentions dont faisait preuve Ludovic. Pour une femme, Linda était plutôt grande, de bonne carrure voir même un peu plus que la norme, mais face à l'ancien Serdaigle elle n'en menait pas large. Face à lui, elle se sentait toute petite, une telle petite chose face à tant de passion, tant de force, tant d'émotions qu'elle... Paraissait bien ridicule à côté.

Tandis que la passion montait en eux, si rapide et si brûlante qu'elle en devenait presque tangible, Linda sentait chaque nouvelle approche de l'homme, chaque nouvelle montée d'ardeur en lui et devinait presque le feu qui grandissait en lui. Et ceci pour la simple et bonne raison qu'elle aussi, commençait à le ressentir. Son ventre était chaud, pulsant légèrement parcouru de discrètes vagues, comme s'habituant et réclamant déjà cette toute autre danse dont son corps mourait d'envie. Ses mains cherchaient encore plus de contact, le posséder encore plus, être contre lui encore et toujours plus jusqu'à ce que "plus" ne soit même plus possible. Ludovic. Lui. Son corps, ses mains, ses lèvres... Tout. Elle voulait tout.

Et le désir montait en elle, petit à petit, tandis que l'autre face à elle avait déjà lancé le mouvement, positionnant ses mains bien plus bas en découvrant sa gorge avant de s'arrêter soudainement.
Linda ne remarqua pas immédiatement qu'il s'était arrêté, continuant ses caresses des mains, du nez, de lui voler des baisers et de se cacher dans sa nuque. Mais rapidement, le manque de retours se fit remarquer, et quelques micro-secondes plus tard, la voix essoufflée de l'homme se fit entendre pour lui proposer un... "Deal".
Coupée dans son élan, mais enfin de retour à la réalité, Linda eut alors un léger pincement au coeur. Son regard, la rapidité avec laquelle il était monté, ses gestes... Il était tant au dessus d'elle que... Oui, elle se sentait petite, vulnérable même, et une seconde durant des souvenirs plus sombres lui revinrent en mémoire. Mais une seconde restait une seconde, et la proposition du brun ainsi que son ton eurent tôt fait de la faire retourner au présent, réveillant sans aucun mal cet élan de désir et d'amour qui montait en elle déjà depuis un moment, bien qu'elle garda en tête à présent quelques précautions, juste au cas où.

- Alors comme ça, vous voulez jouez, Môsieur Descremps ? Alors jouons !

Les yeux pétillants, Linda laissa à peine une seconde à l'homme avant de tirer sur sa main pour l'attirer vers elle et, rapide comme l'éclair, avancer d'un pas en avant pour se pencher par dessus l'épaule de son amant et lui mordiller malicieusement l'oreille. Puis, sans même lui laisser le temps de répliquer, elle éclata d'un rire léger qui s'envola dans la nuit, et s'écarta de nouveau pour tirer l'homme vers l'un des bords du toit.

- Allez, viens ! lui lanca-t-elle joyeusement avant de rajouter plus complice : Ne faisons pas attendre les démons de la nuit !

De temps en temps, Oswin se retournait dans son avancée rapide pour observer son amant un instant, s'amusant parfois à réduire soudainement la distance entre eux deux pour lui souffler doucement dans le cou, ou même faire courir ses mains avec plaisir sur son torse dans un besoin commun de, tant de tirer à bout Ludovic qui bouillait déjà de l'intérieur, mais aussi de ressentir, elle, ce contact qui lui manquait bien trop.
Elle avait besoin de lui ce soir, et c'est pour cela qu'elle ne tarda pas à trouver un escalier de service branlant qui descendait le côté du bâtiment. Ce dernier s'étalait sur plusieurs étages, et Linda préféra n'en descendre qu'un avant de sortir sa baguette et, d'un sort bien placé, ouvrir la porte peu utilisée.

Entrelaçant ses doigts avec ceux de son homme, l'Auror coula un regard en sa direction comme pour se donner du courage et s'assurer que la voix était libre avant de s'élancer dans les couloirs.
Elle ne prêta qu'à peine attention aux vastes tentures, aux murs ornés et au sol couvert d'une riche moquette. Le genre d'endroit face auxquels elle s'extasiait lors des soirées mondaines n'était aujourd'hui qu'un nouveau terrain de jeu à dompter, plein d'obstacles, de risque, de danger... L'excitation faisait battre son coeur, la passion donnait vie à ses gestes, et l'amour ne lui faisait plus voir qu'un seul homme au monde.

Et que tous les autres aillent brûler en enfer !
Elle, en ce beau soir de 1982, savait qui comptait réellement pour elle.

Un sort grésilla, une baguette crépita, une porte claqua et voilà, ils y étaient. Elle avait choisi une salle, bien plus grande que ce dont ils avaient besoin, tout aussi riche que le reste du bâtiment, de nombreux pupitres étaient rangés dans un coin alors que les énormes fenêtres donnaient sur la ville aux milles lumières. Mais Oswin ne s'en préoccupa guère, poussant presque brutalement l'homme contre la porte refermée pour lui voler un long baiser qui s'adoucit au fur et à mesure. Alors qu'elle taquinait ses lèvres encore un peu, la brune se détacha de quelques centimètres à peine, rouvrant les yeux pour observer l'autre en silence avant de poser un index sur ses lèvres et l'empêcher ainsi dans toute tentative de rapprochement :

- Doucement... souffla-t-elle à peine mais sur un ton qui, elle le savait, capturerait l'attention de Ludovic.

Alors, elle reprit sa baguette, l'agitant doucement alors que, peu à peu, le concert se modifia tout autour d'eux pour leur offrir quelques notes de piano qui virent bientôt la rejoindre quelques paroles pleines de passion.

- Cette fois, à mon tour de te montrer comment on danse, avec moi...

Et sur ces mots, elle laissa tomber son manteau en arrière, saisissant les larges mains de son amant pour les faire suivre ses courbes jusqu'à son visage où elle déposa quelques baiser sur ses doigts avant d'en gober un quelques secondes.

Take me now baby here as I am, pull me close, try and understand...

Elle relâcha le doigt puis se colla immédiatement contre son homme, ondulant gracieusement sur le rythme de la musique alors qu'elle ne lui laissait, à son tour, plus un centimètre où elle ne sentait pas son contact.
Son corps, son souffle, son coeur... Elle voulait tout, tout sentir, tout vivre. Elle le voulait, lui.

- Je t'aime... souffla-t-elle à peine. Je t'aime. répeta-t-elle.

Because the night belongs to lovers, because the night belongs to lust...

Car la nuit appartient à ceux qui s'aiment...

- Because the night belongs to us...!

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 18 Fév 2018 - 2:22



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La réponse de la brune, l'ancien surnom, tout avait l'air de titiller le français pour le rendre encore plus empressé. Jouer, jouer, encore jouer, il n'avait plus envie que de ça, jouer avec elle, voir jusqu'où ils pouvaient aller sans se soucier du reste. Et à peine avait-elle parlé que l'échevelé se sentait déjà l'envie pressante de retourner se lover contre elle pour reprendre leur petite danse balancée, un souhait vite exaucé puisque la jeune femme eut tôt fait de le tirer vers elle, s'accrochant à son cou avant de lui mordre l'oreille d'une façon délicieuse qui lui tendit l'échine alors qu'il lâchait, yeux fermés, un grondement de plaisir. Pouvait-elle le pousser encore plus loin ? Il se sentait déjà bouillir de l'intérieur, son être en ébullition, pourtant il sentait que tout ceci n'était qu'un charmant prélude et le rire léger qu'elle lâcha après lui en donna une preuve directe en ne l'enflammant que plus encore. Au diable ses conditions ! Il n'avait qu'une envie c'était de la reprendre dans ses filets pour l'embrasser à nouveau. Hélas, esquissant un pas, il sentit la jeune femme se dérober à lui aussitôt, s'enfuyant en le tirant derrière lui, sans peine alors qu'il la prenait en chasse sans avoir à y penser. Qu'il la rattrape et elle verrait ce qu'il en coutait aux personnes qui se riaient de lui d'une façon si délicieuse.

Il la suivit donc, sans se soucier de trébucher ou de se prendre un mur, ni même s'inquiéter de lui marcher dessus dans leur course effrennée, tout juste ralentis par son boitillement qui le forçait parfois à avancer à cloche pied, il continuait la poursuite, tentant d'attraper l'Auror entre ses bras lorsqu'elle revenait soudainement vers lui, caressant son dos ou sa nuque lorsqu'elle faisait l'erreur de s'attarder un peu trop à sa portée et cherchant en vain à lui mordiller le cou ou la nuque en retour. Il n'y avait que lorsqu'elle venait caresser son torse qu'il la chassait d'une petite pression cruelle, ou lorsqu'elle menaçait de le taquiner trop près de la bouche qu'il la repoussait. Le reste du temps, elle lui échappait avec toute la facilité du monde, créature évanescente qui retournait sans cesse entre feu et obscurité.

Il faillit déraper une fois ou deux dans les escaliers, mais se rattrapa de justesse à la rampe, veillant à ce que ses maladresses ne lui fasse pas perdre la distance dans la course. Enfin, la jeune femme s'arrêta et il la saisit aussitôt dans ses bras, cherchant à la distraire alors qu'elle ouvrait la porte tant recherchée, en lui mordillant le cou et la couvrant de baisers. D'accord, il n'avait pas tenu, mais passé le seuil il serait bien plus sérieux. Suivant sa compagne à travers les couloirs inconnus, le legilimen garda une concentration attentive sur les environs, ravi de voir qu'il avait vu juste en assurant que tout le monde serait occupé par le concert. A part un homme un peu à l'écart qui devait travailler dans un bureau quelques étages plus bas, il n'y avait personne dans les hauteurs, seulement la masse grouillante et lumineuse des musiciens et spectateurs. Encore heureux, être pris dans un moment pareil aurait été si désastreux ! Néanmoins, l'échevelé hésita une fois ou deux à faire croire à son amante que quelqu'un arrivait, une bonne excuse pour l'arrêter quelque part, contre un mur, et l'avoir à sa merci pour l'embrasser et continuer à la caresser. Il s'en retint pourtant, quelque chose en bas de son ventre lui disait que, s'il faisait cela, il n'arriverait sans doute pas à se convaincre de continuer à chercher une salle tranquille.

Linda trouva bientôt leur bonheur, ouvrant une nouvelle porte avant de l'entrainer dans un espace inconnu. Il n'eut même pas le temps de le découvrir que c'était lui qui se retrouvait plaqué contre le mur et embrassé plus ou moins contre son grès. Surpris d'abord, le maigrichon ne tarda pas à se laisser prendre par ces lèvres brulantes, répondant avec d'autant plus d'avidité qu'il trouvait l'initiative à son goût. Il fut pourtant rapidement obligé de tempérer ses ardeurs, car l'Auror ralentis son baiser autant que leur rythme, se détachant bientôt de sa bouche en le laissant aussi vide et égaré qu'un oisillon tombé du nid. Ludovic suivait la jeune femme des yeux sans s'en rendre compte. Il y avait un moment déjà qu'il avait perdu pied, qu'il se sentait complétement désarmé face à cette sorcière qui l'avait complétement ensorcelée. Sa course, ses virages, son rire, ses mots... tout suffisait à le perdre sur la route qu'elle choisissait pour lui. Elle aurait pu lui demander ou lui faire faire n'importe quoi qu'il aurait été incapable de résister. L'embrasser, danser, faire l'amour... elle n'avait qu'un geste à faire, un mot à dire et il se serait laissé tomber par terre pour qu'elle puisse faire de lui tout ce qu'elle désirait.
Doucement.

Haletant, le brun sentit un frisson délicieux lui parcourir l'échine, attirer toute son attention vers l'Auror alors qu'elle s'activait dans le noir pour faire s'élever une musique différente qui lui tira un sourire. Il ne connaissait pas cette chanson, pas le moins du monde, mais le rythme commençait à lui plaire. Son sourire s'accusa un peu plus, assorti d'un souffle rieur, tandis que la brune reprenait la parole pour une proposition encore plus alléchante que celle qu'il lui avait proposé un peu plus tôt.

— J'ai hâte de voir ça, rétorqua-t-il, retirant son manteau à son tour en entendant bruisser celui d'Oswin.

A peine s'était-il débarrassé de cette trop épaisse cuirasse que la jeune femme s'était emparée de ses mains pour les faire glisser le long de sa robe, leur faisant suivre les courbures de son corps. Ses cuisses, ses flancs, ses seins, son cou... La brune lui fit redessiner son être entier sous ses mains dans une lenteur et une régularité insoutenable. Il aurait voulu garder un peu plus les mains sur son ventre tremblant qu'il se dirigeait déjà vers son coeur, il aurait voulu caresser sa poitrine à loisir qu'elle le chassait déjà pour l'amener à son visage. C'était frustrant, délicieux, mais peu de chose en comparaison du frisson profond qui le parcouru lorsque la jeune femme avala son doigt, son imagination galopante transposant cette sensation à d'autres parties de son être qui eurent tôt fait d'y réagir. Il n'y avait certainement pas de marche arrière possible désormais.

— Montre moi tout, souffla l'échevelé yeux mi-clos, alors que la brune se pressait contre lui si fort qu'il en laissa échapper un gémissement impatient.

Plaquant les mains dans son dos par réflexe, le brun chercha à la hâte la fermeture de la robe de son amante, haletant et grondant déjà sous les rythmes rapides des impulsions de l'Auror. Il lui semblait que ses mans tremblantes allaient bloquer la fermeture éclair, pourtant ce ne fut pas de l'ouvrir qui fut le plus dur, mais devoir retirer la robe qui emprisonnait sa compagne, si pressée contre lui qu'il dut refaire en sens inverse le chemin qu'elle lui avait fait tracer avec ses mains pour parvenir à dégager le tissu malgré leurs corps serrés. Il ralentis tout juste en arrivant à la culotte de la brune, entendant avec satisfaction la robe s'affaisser sur le sol, pour passer ses doigts sous l'obstacle et le retirer à son tour, d'une façon bien plus maladroite dut aux distractions incessantes de son amante. Elle lui léchait le cou, le mordait, l'embrassait, à tel point qu'il ne prit même plus la peine de retenir les gémissements et plaintes qui s'échappaient de sa gorge en une mélodie improvisée, parvenant tout juste à prononcer le prénom de la française dans des souffles étranglés pour tenter désespérément de l'arrêter. Il n'en pouvait plus, elle allait trop vite, elle ou lui, il ne savait pas, aussi, à peine le léger bout de tissu dégagé à son tour, le brun s'empressa de se défaire de ses propres protections, retirant tout avec son pantalon pour pouvoir plaquer son cinquième membre brulant contre la peau plus fraiche de l'Auror, l'écrasant contre son ventre nu pour calmer lui-même ses ardeurs. Cela allait mieux, cela allait beaucoup mieux.

Ludovic resta ainsi un instant, ses mains posées au creux des reins de sa compagne, cherchant à accompagner et modérer un peu le balancement des hanches de l'Auror qui le massait ainsi d'une façon fort plaisante tandis qu'il se débarrassait de ses chaussures du bout des pieds pour pouvoir se dépêtrer complétement de son pantalon. La tête basculée en arrière contre la porte, yeux clos, il cherchait à voler autant d'air que possible, haletant sans pudeur en rythme avec la musique alors que sa concentration était entièrement tournée vers le fait de contrôler les violentes décharges de plaisir qui remontaient de son bas ventre. Une pause qui ne dura pas longtemps avant que le même feu brulant ne renaisse dans ses entrailles pour lui en demander toujours plus, comme prenant racine sur un combustible inépuisable.

— Et si on passait aux choses sérieuses ? proposa-t-il d'une traite avant de reprendre l'avantage sur l'Auror, lui saisissant le bassin un peu plus fermement pour la retourner et la plaquer à son tour dos contre la porte.

Il rapprocha son visage du sien, l'écrasant complétement contre leur support en faisant mine de lui dévorer la bouche. Il ne la frôla qu'à peine, inspirant et expirant un souffle brulant, avant de partir en arrière sans crier garde, pour reculer de quelques pas, entrainant l'Auror avec lui, un peu plus loin dans la pièce, avant de s'asseoir par terre, sa main toujours accrochée à celle de la jeune femme qu'il guida jusqu'au sol pour la faire s'asseoir sur ses jambes.

— Puisque vous semblez tellement décidée à me faire la leçon autant que vous ayez l'avantage cette fois, Madame la professeur.

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Linda Oswin

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 18 Fév 2018 - 14:57




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin



Les y voilà.
Enfin seuls, enfin libres, chacun laissant se déverser ses pulsions, ses désirs, la moindre idée et le moindre geste qui prenaient leurs corps incontrôlables. Linda le sentait, la musique les envahissait, la passion les brulait des l'intérieur, et elle le contrôlait, lui, d'une main de fer dans un gant de velours. D'ici, elle aurait pu tout lui faire faire. Elle le sentait, le pouvoir, c'était elle qui menait la danse en prévoyant presque chaque réaction de l'homme comme si, ce soir, c'était elle la legilimen. La musique continuait, chantant les exploits d'une nuit et de deux amants enflammés tandis qu'elle penchait doucement sa tête vers l'homme, commençant lentement par caresser de la tête son cou avant de remonter vers son oreille, se tendant sans perdre le rythme vers cette oreille qu'elle mordilla du bout des dents avant de passer une langue espiègle sur ce point sensible. L'homme allait soupirer, elle allait le pousser à bout.
Et ce fut le cas. Il gémit même, et comme en réponse à ses pensées il se mit à chercher dans son dos la fermeture de sa robe en tirant par la même occasion un sourire mi amusé mi satisfait à l'Auror. Elle le tenait dans le creux de la main. Il était bien réceptif, alors autant continuer !

Lâchant un souffle chaud alors qu'elle sentait les mains de l'homme courir sur son corps pour faire tomber sa robe, Linda ondula légèrement contre son gré pour profiter un peu plus de ces caresses, mais loin de perdre la main sur la situation, elle remonta ses mains sur sa chemise dans une nouvelle tentation alors que ses baisers descendirent dans le cou de l'homme pour le sentir un peu plus se tendre sous chacune de ses tendresses.

Mais alors que l'homme venait d'enlever son pantalon pour se coller contre elle avec délice, il la saisit soudainement par le bas des hanches avant de lui souffler une nouvelle invitation à aller plus loin. Il reprenait le contrôle, et elle se laissa faire. Le souffle du brun contre sa peau la grisait, la faisant frissonner de désir tandis que de petites décharges la parcouraient de part en part, à son plus grand plaisir. Mais tandis qu'elle songeait que l'homme allait déjà passer à la vitesse supérieure, il se recula soudainement en l'emmenant doucement à terre avec lui, tirant une lueur de curiosité et de malice dans le regard de son amante qui lâcha un léger rire face au surnom que lui attribua le Descremps.

- Professeur ? J'ai toujours été plus à l'aise avec le rôle de mauvaise élève...

À quatre pattes, un sourire envoutant aux lèvres, Linda s'approcha lentement de l'homme jusqu'à presque être à cheval sur lui pour lui voler ses lèvres tout en, de ses mains, déboutonnant cette chemise bien trop gênante. Véritable succube exerçant de ses charmes pour séduire les malheureux, elle continua son petit jeu en se détachant parfois de Ludovic pour s'attaquer à son cou d'une langue aventureuse, et plus elle défit son haut plus ses caresses et sa bouche s'aventurèrent bas jusqu'à embrasser une partie bien plus intime de son anatomie.
Jouant de sa langue, de ses lèvres, son corps entier ondulait pour s'ateler à cette tâche qu'elle savait bien plus complexe qu'il semblait. L'expérience lui avait appris que ce n'était pas en faisant les choses a moitié que l'on poussait ses partenaires à l'extase, et quand bien même cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas pratiqué ce petit exercice, elle sentait aisément que ce soir, c'est elle qui faisait danser son partenaire. Et avec brio il semblerait !
Elle continua ainsi quelques instants encore, se détachant parfois pour revenir à l'attaque, massant parfois des doigts cet autre membre alors que ses baisers remontaient doucement sur le ventre du français avant de revenir s'attaquer à leur première cible. Puis, elle se redressa légèrement, grimpant sur le torse de l'homme à tel point qu'elle finit presque couché dessus en caressant du bout des doigts chacune des marques sur la peau de son amant. Chaque cicatrice, elle les redessinait. Chaque blessure se transformait sous ses doigts en oeuvre d'art. Chaque marque imparfaite sur ce corps qu'elle chérissait devenait, à ses yeux, le plus précieux des trésors. Car chacun d'entre eux étaient une marque du passé, un rappel de toutes les épreuves qu'il avait traversé pour en arriver ici, aujourd'hui. Ici, dans ses bras. En ce soir où elle comptait bien lui faire oublier le moindre de ses poids.

Et sur ces dernières douces pensées, elle fondit à nouveau sur la bouche du brun qu'elle dévora avidement, collant, d'un geste soudain, son bassin à celui de l'homme.
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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 18 Fév 2018 - 16:54



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

S'abandonnant tout entier à son amante, Ludovic sourit un peu plus en entendant son rire et sa remarque. Qu'elle ne s'en fasse pas pour ça, il saurait bien la laisser faire la mauvaise élève. Lui-même se sentait déjà un peu trop dissipé pour que ce petit cour improvisé soit bien officiel. Gardant une main posée sur le bras de l'Auror afin de ne pas la perdre, il suivit ses mouvements tandis qu'elle avançait vers lui d'une façon qui lui aurait ravi les yeux s'il l'avait peut. Cependant, même si leur propriétaire semblait toujours aussi buté à ne rien voir, ces derniers ne se privèrent pas pour redessiner les formes exquises de la jeune femme en face d'eux, complétement embrumés de désir mais toujours assez compétant pour savoir où regarder dans un pareil moment. S'allongeant un peu plus pour permettre à la brune davantage de marge de manoeuvre, le sorcier se trouvait désormais appuyé sur les avant-bras, souriant toujours d'une façon assez provocante alors qu'elle commençait à défaire sa chemise. Fier d'avoir retrouvé un peu de contrôle sur la situation, il s'appliqua à faire comme si les avances de sa compagne ne lui faisaient ni chaud ni froid, cherchant à la pousser à bout elle aussi, quand bien même chaque baiser et bouton perdu lui tirait des grognements tantôt rieurs tantôt impatients. Il la sentait descendre petit à petit, embrasser son ventre fragile et tremblant d'une façon qui lui fit quelque peu perdre le sourire pour une expression plus tendue alors qu'il ouvrait la bouche, cherchant une petite réplique piquante qui aurait pu arrêter la brune un instant, histoire de lui donner du temps pour se faire à la suite. Car il était certain que la jeune femme ne pouvait pas aller plus loin, cela aurait été trop délicieux pour être vrai ou soutenable, mais à peine avait-il desceller ses lèvres que ce ne fut pas des mots qui en sortirent mais un gémissement vaincu qui, en d'autres circonstances, lui aurait sans doute bien fait honte. Le support de ses bras cédant, le maigrichon se plaqua complétement contre le sol, courbant le dos, entièrement tendu, pour se laisser un instant torturer par les baisers de son amante qui semblait lui avoir fait perdre complétement le pouvoir sur sa propre voix. L'échevelé tâcha de se ressaisir pour ne pas risquer d'écourter trop vite ce moment, encadrant la tête de l'Auror de ses mains en retenant ses cheveux pour qu'il ne la gêne pas davantage dans la manoeuvre. Il la sentait danser entre ses jambes, ses caresses le brulant plus fort qu'un feu de dragon dans un délicieux supplice qui le faisait hoqueter de plaisir chaque fois qu'il frôlait la rupture, une seconde avant qu'il ne se ressaisisse, hésitant entre supplier la jeune femme d'arrêter et de ralentir ou de la pousser à continuer toujours plus fort et intensément. Cela n'allait pas se passer comme ça, elle prenait beaucoup trop d'ascendant, il fallait qu'il la calme.

Aussi, lorsque la brune remonta pour caresser son buste, il n'attendit pas meilleure occasion pour prendre sa revanche, ses mains courant le long des flancs de la tigresse pour aller s'emparer de ses fesses et permettre à ses doigts de titiller méchamment ce qui se trouvait entre ses jambes. Lui aussi il pouvait la faire chanter et il s'y employa sans pitié, cherchant à la distraire autant que possible et à lui faire perdre pieds à son tour, jusqu'à ce que la française lui assène le coup de grâce, sans même lui laisser l'occasion de protester contre sa défaite. Elle était enfin à lui, toute entière à sa merci, son corps chaud, brulant, semblant une parfaite continuité du sien, il ne s'étonna même pas du peu de résistance qu'il y avait eut à ce contact, mais se trouva presque insatisfait de ne pas avoir pu aller plus loin, quand bien même leurs bassins se heurtaient déjà. Plus vite, plus fort, cette fois il n'hésiterait pas.

Se redressant de son mieux pour enlacer son amante des bras aussi étroitement que l'étaient leurs jambes, l'homme n'attendit pas pour accuser le mouvement, cherchant à s'aventurer aussi profondément que possible dans cet espace qui l'engloutissait avant de reculer plus loin, pour prendre son élan et recommencer. Lentement, doucement, mais avec une ardeur de plus en plus croissante qui faisait remonter des gargouillements gémissements et des plaintes du plus profond de son être.

— Linda, hoqueta-t-il, sa voix complétement déformée par l'émotion, qu'est-ce que je serais sans toi ?

Il n'eut pas l'occasion d'en dire plus ou de s'imaginer en créature à moitié vide si elle venait à le quitter subitement à ce moment là, car sa voix lui échappait encore, son corps désormais entièrement rythmé par cette impulsion violente qui le faisait épouser encore et encore les formes de son amante.

***

Ludovic, de nouveau appuyé sur ses avant-bras, était suspendu au-dessus du corps fatigué de sa partenaire, se déhanchant encore en elle d'un rythme beaucoup plus irrégulier que celui qu'ils avaient eut au départ. Il était couvert de sueurs et d'autres fluides plus ou moins collants, si détrempé que sa tignasse formait des paquets irréguliers et qu'il avait bien dut perdre quelques kilos dans l'exercice. Il avait complétement perdu la notion du temps ou le compte du nombre de fois où il avait été jusqu'à l'extase cette nuit là. Ses bras, ses genoux, son dos... sa peau le piquait là où il avait eut le malheur de se bruler contre la moquette et il sentait dans son dos les griffures fines qu'avaient tracées dans sa chaire les ongles de l'Auror. Tant de petites blessures de guerre qu'il ne regrettait pas le moins du monde, son envie insatiable par contre commençait à l'épuiser et à l'agacer au plus haut point et il était bien content de sentir que, cette fois là, il parviendrait enfin à s'en débarrasser. Si le fait de ne pas avoir été tout à fait satisfait lors de leur premier échange leur avait permis de faire quelques prolongations très agréables, il avait trouvé cette énergie dévorante bien moins plaisante lorsque les effets des biscuits s'étaient estompés chez la française avant lui, le forçant à lui supplier une dernière danse un peu forcée. Il avait bien essayé de se contenir, mais bien difficile de résister à des besoins insatisfaits et il culpabilisait déjà de contraindre sa compagne à un peu plus d'efforts alors qu'il la sentait déjà épuisée.

Un dernier râle, une dernière impulsion qui lui déclencha un choc brusque dans le buste et il en avait terminé. Effectuant encore quelques déhanchements par pure gourmandise alors qu'il commençait à tousser, le français ne tarda pas à s'écarter de la jeune femme, la laissant enfin respirer pour s'allonger à ses côtés. Maintenant que le feu s'était complétement consumé, son corps lui semblait beaucoup plus lourd et glacé, toute sa chaleur volée par l'humidité qui lui collait à la peau et tapissait la moquette. Il fallait seulement qu'il souffle un instant. Pourtant, sa toux ne s'arrêta pas, au contraire, elle commençait à lui bruler les poumons, secouant son buste et chassant tellement d'air qu'il avait l'impression d'étouffer. Un peu inquiet, cherchant à calmer sa toux, le maigrichon se redressa à la hâte pour s'asseoir, son buste parcouru de soubresauts crachotant alors que son visage virait au pourpre. Il s'efforça à respirer calmement, ses inspirations affreusement sifflantes et ses expirations bruissantes, les yeux larmoyants alors qu'il retenait sa toux, ses deux mains plaquées contre le creux de ses côtes qui l'élançait douloureusement. Ce n'était rien, ça allait passer. Une main douce passa dans son dos, assorti d'un murmure endormis qui le déconcentra un peu de ses faiblesses. Inspirant plus doucement, bien que toujours assez bruyamment le brun répondit à ce contact par une caresse tout aussi tendre sur les courbes de sa compagne. Tout allait bien. Déposant un baiser au creux du cou de la belle endormie, le brun la quitta un instant, toussant encore un peu et chancelant de fatigue en se redressant, pour aller chercher leurs vêtements éparpillés au pied de la porte. Manteaux, pantalon, robe, il récupéra le tout avant de retourner aux côtés de sa partenaire, s'allongeant de nouveau contre elle, d'un côté un peu plus sec de la moquette, avant de les couvrir de leurs manteau pour les tenir au chaud. Le maigrichon enroula ses bras autour de l'Auror, se blottissant contre elle jusqu'à trouver une position confortable où il ne frissonnait plus, l'embrassant une nouvelle fois, doucement, avant de caler sa tête contre l'épaule de la brune, pour trouver contre elle un repos bien mérité et plus confortable.

***

Il était environ huit heures lorsque Alenka avait pris son service. Troquant son gros manteau usé pour sa tenue de travaille et son tablier. C'était un travail affreusement long que de faire le ménage dans le Rodulfinum. Brosser la moquette, retirer la poussière, passer le chiffon sur chaque meuble, chaque siège, chaque contour de tableau. Sans compter les fois où les visiteurs crasseux promenaient leurs chaussures boueuses sur les moquettes beiges ou s'amusaient à coller leurs doigts sur les vitres et encore. Un labeur sans cesse renouvelé, sans cesse massacré, qu'elle devait refaire tous les jours avec ses autres collègues. La veille, il y avait eut le concert de la St Valentin, ce qui signifiait deux choses. Déjà, qu'elle avait pu se lever un peu plus tard, personne ne travaillant aux lendemains matins de ce genre d'événements, ensuite, que l'étendue du massacre serait pire que d'habitude. Car, autant les visiteurs pouvaient se faire rares durant la semaine voir pratiquement invisible durant des mois, autant lors de grandes réceptions tout le pays semblait redécouvrir l’existence du bâtiment, de la galerie et de la salle de concert, provoquant en une soirée plus de désordre qu'on ne pouvait en trouver durant un mois entier.

Ah, la salle de concert, si seulement elle avait pu y faire le ménage, au moins tout ce calvaire aurait-il eut un peu de gratification, mais seules les plus anciennes avaient le droit d'y accéder, de s'occuper des dorures et des moulures complexes des piliers ornementés lorsque les musiciens laissaient leurs instruments sur place. Le piano, les percutions, la contrebasse... tant qu'il y aurait l'un de ces monstres musicaux, elle n'aurait pas le droit de passer la porte d'entrée. Aux autres donc de s'occuper des innombrables fauteuils en velours de la grande salle, aux autres d'admirer les plafonds vertigineux et de sentir cette bonne odeur de bois et de vernis qui planait après les concerts. Elle, elle s'occupait des bureaux et des salles de répétition, aussi semblables l'une que l'autre, avec les mêmes moquettes atroces aux tâches de café irrécupérables et les mêmes pupitres poussiéreux dans lesquels vous élimiez dix torchons par jour. Salle une, salle deux, salle trois... au moins la vue et la beauté du bâtiment lui changeait-elle parfois les idées ou cette éternelle répétition aurait eut rapidement raison de ses capacités de réflexion.

Cependant, ce jour-là, quelque chose devait troubler son quotidien d'une façon inattendue à laquelle elle ne se serait sans doute jamais attendue. Il y en avait eut bien sûr, des jeunes irrespectueux qui s'étaient cachés dans des coins au moment de la fermeture ou qui s'étaient invités par effraction dans la galerie pour une visite gratuite plus ou moins ludique et, plusieurs fois déjà, la police avait dut intervenir pour rattraper un voleur ou arrêter quelques adolescents, mais lorsqu'elle ouvrit la porte de la dernière salle de répétition au tout dernier étage, le choc d'y trouvé deux grands corps nus de deux adultes endormis sans gêne devant les pupitres, lui fit pousser un cri strident qui aurait eut de quoi réveiller un mort.

— Sainte mère de Dieu ! hurla-t-elle dans sa langue natale, serrant un peu plus fortement la main sur son plumeau comme sachant d'instinct qu'il s'agirait là de sa seule et unique arme.

Au cri, Ludovic - qui jusqu'ici ronflait du sommeil du juste - leva la tête en réflexe, sa tignasse plus en pagaille que jamais et son visage encore largement endormi. Il se passait quelque chose, mais quoi ? Est-ce qu'il avait encore oublié de se lever pour préparer le petit déjeuner ?
Sa réaction toute naturelle, tira un autre cri à la femme de ménage qui mit son cher plumeau devant elle comme si elle mettait une épée en parade. L'homme s'était réveillé, il allait l'attaquer ! Lui sauter dessus pour tenter de la faire taire ! Mais non, Ludovic continuait à scruter l'invisible, un sourcil dressé, les yeux éblouis par la blancheur aveuglante du soleil, cherchant à comprendre ce qui était la cause de son réveil précipité. Alenka n'y tint plus, que fallait-il faire dans ces cas là ? Appeler à l'aide ? Appeler la police ? Lâchant là tout son matériel de nettoyage, mais gardant son plumeau à la main - juste au cas où - la petite dame détalla à toute jambes en hurlant des appels au secours dans les couloirs et en ameutant toutes ses collègues par d'innombrables cris en tchèques.

— Oh merde, s'exclama l'échevelé, cette panique générale provoquant enfin un déclic dans son esprit. Linda ! s'empressa-t-il d'ajouter en secouant sa compagne à ses côtés. Linda ! répéta-t-il en repoussant les vêtements pour chercher à la hâte à remettre la main sur sa chemise. Réveille-toi, on s'est fait pincer !

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 18 Fév 2018 - 19:31




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin


La nuit fut longue cette nuit là, et Linda ne trouva pas le sommeil avant de longues heures.
Longtemps les deux amants continuèrent leurs ébats en musique, celle qu'avait choisi l'Auror ne tardant pas à disparaitre tandis que le concert reprenait autour d'eux son cours comme s'il n'avait jamais été interrompu. Les montées en puissances accompagnaient les élans héroïques des deux français alors que les instants plus calmes marquaient l'arrivée de petites pauses de tendresses durant lesquelles les principaux intéressés purent souffler de temps en temps sans pour autant conclure l'instant avant d'en remettre une nouvelle couche et de s'abandonner l'un dans l'autre. Bien vite, plus un mot ne fut prononcé et, en osmose avec le concert qui avait lieu tout près, les deux amants se laissèrent aller à une symphonie de ressentis et d'émotions presque à en perdre la raison. L'instinct, une petite pensée qui ne voulait plus s'éteindre, qui ne voulait pas disparaitre et qui savait s'effacer à l'instant même où ces étreintes et ces baisers cesseraient.
La nuit allait continuer.
Elle ne pouvait se terminer ainsi, elle ne se terminerait jamais.
Ils en avaient décidé ainsi, et étaient prêts à aller jusqu'au bout.

Du moins, ce fut sans compter sur leur endurance malgré tout humaine et la fatigue qui rattrapa la brune avant même que le soleil ne pointe à l'horizon. Sans doutes était-ce très prétentieux de sa part, sur le moment, de penser que tenir autant était possible, mais elle n'y avait guère songé. Et puis le lendemain, elle se réveillerait malgré tout avec ce sentiment d'immense satisfaction de d'avoir passé quelques heures plus éprouvantes que n'importes quelles nuits.

***

- Encognm deuminiu.... grogna la brune en se retournant, fronçant légèrement les sourcils alors qu'un désagréable son inidentifié lui chatouilla les oreilles.

C'est vrai quoi ? Maintenant il n'était même plus possible de roupiller au calme sans que le monde ne se ligue pour vous bousiller vos 10 heures de sommeil réglementaires ?
Mais où allait-on ! Pas dans la bonne direction en tous cas, à en croire Linda Oswin.
Sentant sa tête s'alourdir rapidement, Linda oublia bien vite ce petit incident et ne montra pas la moindre attention pour l'agitation de son amant qui, dans son dos, commençait à faire quelques... Choses dont elle ne se préoccupait pas le moins du monde. A vrai dire, c'était déjà un exploit si elle parvenait à faire le lien entre Ludovic, amant, Saint Valentin, et le fait que Prague et le Rudolfinum n'était définitivement pas le sol confortable de son appartement. Pour le moment, son cerveau semblait plutôt décidé à terminer coûte que coûte son cycle de sommeil, quitte à envoyer valser le premier qui viendrait l'en empêcher, que ce soit des souvenirs trop agréable ou, au contraire, d'autres moins plaisants.

- Mmm'raton... grogna-t-elle a nouveau sans même s'en rendre compte lorsque le deuxième cri survint. Mngnarêêêt çaa...

La multiplication des bruits parasites fit encore plus froncer les sourcils à la brune qui rabattit ses bras sur ses oreilles, se roulant un peu plus en boule comme pour ignorer tout le grabuge causé autour d'elle.
Mais au fait, que venait-elle de dire ?
Avec qui avait-elle cherché à parler ?
Mmh... Qu'importe. Elle avait sommeil...
Néanmoins, elle fut bientôt incapable de rester sourde à tout ce qui se passait dans "le monde extérieur" tant celui-ci venait la secouer brutalement dans son petit confort. L'air frais contre sa peau, le sol glacé contrastant avec son coeur chaud battant plus fort, déjà prêt à alimenter un corps deux fois plus gros et au moins dix fois plus poilu. Mais allez savoir pourquoi, cette fois, elle n'eut pas envie de frapper cette étrange voix qui prononça son nom, et plutôt que de grogner à nouveau, l'Auror sentit ses lèvres s'étirer en un large sourire tandis qu'elle s'étirait de tout son long de manière parfaitement animale.

- Nous ? Coincés ? répéta-t-elle faussement avec amusement. C'est toi chaton qui était totalement coincé hier face à moi...!

Mais à qui parlait-elle ? Hier ? Que s'était-il déjà passé hier pour qu'elle en vienne à dire ça...
Un marmonnement bizarre monta dans sa gorge alors que la brune se retourna sur le ventre, les yeux toujours fermés, avant de se tendre pour voler un baiser mou à l'homme puis de retomber mollement sur le sol où elle avait bien l'intention de repartir dans les bras de Morphée. Elle commençait déjà à roupiller doucement qu'une nouvelle secousse vint l'interrompre assortie d'une nouvelle gerbe de paroles que son cerveau comprit bien plus vite que son conscient.
Linda... Oui, c'était elle. Bien... Et ensuite ? On avait parlé d'hier non ? Et hier elle était allé... A Prague ! Avec... Avec Ludovic !
Sentant une décharge électrique la parcourir de part en part, Linda ouvrit soudainement les yeux avant de se redresser, légèrement hagarde en papillonnant des yeux face à la grande salle bien trop lumineuse. Rapidement, elle se rendit compte de son état, de sa position, du lieu où ils se trouvaient et de la situation dans laquelle ils s'étaient empêtrés. Coincés... Coincés... Il n'avait pas dit coincés ! Il avait dit... Pincés !

- Merde ! répéta à son tour Linda, désormais parfaitement éveillée alors que le rouge lui montait déjà aux joues.

Se levant en hâte avec plus ou moins de réussite, Linda jeta un oeil autour d'eux avant de lever la tête vers le couloir, anxieuse. Sa baguette... Il fallait qu'elle trouve sa baguette qui était... Dans sa poche de manteau ! Sans plus tarder, l'Auror fondit sur son vêtement, cherchant de mains tremblantes la dite poche qu'elle mit un temps fou à trouver avant d'enfin trouver le bien aimé objet.

- Oui !

Une vague de soulagement envahi Linda qui n'eut pas le temps de profiter de cette dernière qu'elle lançait déjà un sort en direction des vêtements et d'elle même qui se changea instantanément, la faisait immédiatement se sentir bien plus à l'aise, désormais couverte dans un tel endroit. Ni une ni deux, elle suivi le même manège pour son amant mais, à deux de la fin, une voix s'éleva depuis le couloir.

- Regardez ! Ils sont là !

- Merde merde merde merde ! souffla Linda un sourire tendu aux lèvres avant d'immédiatement diriger son attention vers Ludovic. Ludo ! Prêt ?

Bon, peut-être lui manquerait-il une ou deux chaussettes, sa chemise serait peut-être à l'envers, qu'en savait-elle ! Mais quoi qu'il en soit, elle attendit à peine sa réponse avant de foncer sur lui pour lui saisir la main et de disparaître dans un bruyant craquement en ne laissant derrière eux qu'une jeune femme déboussolée.

- ... Sainte mère de Dieu...!

Ludovic et Linda, eux, réapparurent sur le toit du bâtiment, à une vingtaine de centimètres du sol. Ce n'était sans doutes pas le transplanage ni le plus réussi ni le plus stratégique de Linda, mais au moins, cela leur laissait quelques minutes de tranquillité avant que les autres n'aient l'idée de fouiller les environs.
Peu préparée à un tel atterrissage, Linda se réceptionna mal et tomba à genoux sur le sol, son coeur battant la chamade face à cette fuite précipitée. Par Merlin... Est-ce qu'ils avaient vraiment fait ce qu'ils avaient fait ?
Un souffle s'échappa de la gorge de Linda, souffle qui bien vite se transforma en rire de plus en plus fort, de plus en plus franc. Chassés par des femmes de ménage ! Chassés du Rodulfinum par le personnel d'entretien, alors qu'ils y avaient été trouvés nus comme des enfants venant de naître !

- Bon sang ! s'exclama Linda, ne parvenant pas à se calmer. Je n'y crois pas ! On vient de fuir en panique des femmes de ménage terrorisée non ? Ma parole, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu peur comme ça, à croire qu'elles sont encore plus effrayantes que les Mangemorts !

Deux ados. Deux vrais ados, voici ce qu'ils avaient été la veille !
Inconscients, heureux, fous... Et prenant peur devant la première dame à serpillère qu'ils croisaient !




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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 18 Fév 2018 - 20:52



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
Londres – Appartement de Linda Oswin – 14 Février 1982

Malheureusement pour eux, Linda ne semblait pas beaucoup plus réveillé que lui quelques instant plus tôt, marmonnant des paroles sans queue ni tête qui semblaient, à première vue, vouloir dire quelque chose. Sans doute qu'elle ne voulait pas se lever ou qu'il l'agaçait, mais si le sourire béa et les paroles confuses de la jeune femme l'auraient, en d'autres circonstances, beaucoup amusé, pour l'heure il trouvait surtout cela plus qu'alarmant, ne la secouant que plus encore dans l'espoir d'enfin parvenir à la réveiller. Du moins, jusqu'à ce qu'elle parvienne à marmonner quelques petites choses un peu plus intelligibles et pour le moins... surprenant. Ludovic haussa les sourcils interloqué. Chaton ? De quoi ? Coincé ? Quoi ? Par elle ? L'échevelé fronça les sourcils, ouvrant la bouche avec un air indigné dans un discret "Quoi ?" de protestation. Lui ? Coincé ? Par une femme ? Non voyons, bien sûr que non ! Il l'avait simplement... laissé mener la danse, pour lui faire plaisir, s'était un peu laissé aller, ça oui, d'accord, mais coincé non ! Non non, c'était les filles qui se laissaient coincer, pas les vrais hommes... oui, bon d'accord, oubliez, il n'allait certainement pas se donner des arguments pour se faire traiter de fille. Et puis, cela avait été plutôt agréable tout de même, très, même extrêmement agréable, cela valait bien un petit coup dans la fierté tout de même. Quelque peu blessé dans son orgueil, l'échevelé ne s'attarda donc pas trop sur ce petit commentaire, continuant plutôt à secouer sa compagne pour la tirer du sommeil avant de hausser de nouveau les sourcils de surprise lorsque cette dernière se redressa pour le gratifier d'un baiser. Cela aussi, c'était plaisant, mais était-ce vraiment le moment ?

D'accord. Face au manque de réaction de sa compagne, le brun décida de prendre les devant. Si elle ne parvenait pas à se réveiller assez vite, il faudrait bien qu'il trouve un moyen de la sortir de là rapidement. Ne perdant pas plus de temps avec sa marmotte... pardon, son ourse en hibernation, le maigrichon se redressa en vitesse, cherchant ses affaires à toute allure. Pantalon, chemise... il se rhabilla en vrac aussi rapidement que possible, rompu à l'exercice par des années de pratique. Il venait de remettre sa ceinture, fourrant son caleçon dans sa poche, que son amante se réveillait enfin, semblant avoir elle aussi comprit dans quelle situation d'urgence ils se trouvaient. Bien, c'était déjà une bonne chose de faite. Imperturbable, l'échevelé s'empressa d'enfiler sa chemise, continuant à ramasser ses affaires à l'aveuglette, peinant à passer ses bras dans les manches. Bien, le bas, le haut que lui restait-il ? Son manteau ? Complétement pris dans ses occupations, ne cherchant pas à savoir où en était la jeune femme, Ludovic reçu en pleine face les affaires qu'il lui manquait, les attrapant en vrac avant qu'elles ne retombent par terre. Ah oui, se rhabiller par magie, il n'y avait pas pensé. Se dépêtrant dans ses chaussettes et sa veste, l'échevelé était tout juste parvenu à retrouver un accès à l'air libre que sa compagne lui demandait s'il était prêt.

— Quoi ? répondit-il, à moitié étouffé.

Pas le temps de se demander exactement ce qu'elle voulait dire par là et la sorcière l'avait attrapé pour les faire transplaner en hâte. Une détonation, une petite seconde d'angoisse à se demander s'il avait bien toute son anatomie à la bonne place, et il s'écroula sur le sol, tombant sur le dos d'une hauteur qui lui sembla vertigineuse avec un grognement sourd. Ratant complétement l'atterrissage, le maigrichon s'étala de tout son long, laissant retomber ses chaussures qu'il avait tenu jusque là d'une façon assez miraculeuse tandis que l'Auror se moquait de leur situation. Oui, rire, par expérience il savait qu'il valait mieux ne pas le faire trop vite. Aussi s'empressa-t-il plutôt d'enfiler ses chaussettes avant de les perdre définitivement, ne prenant pas même la peine de se relever ou d'en vérifier l'ordre pour passer ses chaussures par dessus et s'empresser de faire ses lacets.

— Attends mon coeur, rétorqua-t-il, elles sont encore derrière nous, tu ne sais pas ce qu'elles risquent de nous faire si elles nous rattrapent. J'espère plutôt que tu es prête à courir.

Et sans lui laisser le temps de souffler, il se saisit d'elle à son tour, la prenant par la taille avant de la faire transplaner de nouveau pour la ramener au rez-de-chaussée, à l'endroit exact depuis lequel il l'avait emmené sur le toit la première fois. Se redressant tant bien que mal, sa chemise et son manteau mal fermés, l'échevelé attrapa l'Auror par la main, l'entrainant à toute vitesse dans les rues de Prague pour mettre autant de distance que possible entre eux et les terribles femmes de ménage. Parvenant à fuir d'une manière fort efficace pour un tel infirme alors qu'il esquivait les façades et les obstacles grisâtres à la dernière minute. Le rythme, par contre, fut bien dur à tenir, l'échevelé s'essouffla bientôt, mais la peur, la surprise, la main de la jeune femme dans la sienne et l'excitation d'une poursuite semblait lui donner des ailes. Il promena ainsi sa protégée dans une bonne dizaine de rues avant de déboucher sur le quai et de ralentir brusquement le rythme pour adopter celui d'un couple anonyme en train de marcher. Voilà, là ils étaient hors de danger.

Essoufflé, le coeur au bord des lèvres, le brun jeta un coup d'oeil autour de lui, clignant fortement des yeux, éblouit par le reflet du jour sur le fleuve, alors qu'il partait lui aussi en un fou rire incontrôlé. Chaton coincé ? Lui ? Jamais !

— Alors comme ça, fit-il, taquin, après s'être un peu calmé. Je suis un chaton maintenant ? C'est ça ?

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 18 Fév 2018 - 22:28




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin


Encore tout sourire, Ludovic ne tarda pourtant pas à ramener Linda à la réalité et au "danger" que représentait ces tchéquoises armées jusqu'aux dents, tirant un nouveau sourire à la brune alors que le petit surnom qu'il lui attribua lui fit lever les yeux au ciel. Mon coeur ? Sérieusement ?
Elle s'apprêtait à le taquiner sur ce dernier point qu'il lui saisissait déjà la main, lui, ne rigolant pas vraiment malgré son air léger et son apparente insouciance avant de transplaner en bas du bâtiment pour débuter une course effrénée.
Que fuyaient-ils exactement ? Linda ne le savait pas vraiment, mais elle doutait quelque peu de la ténacité des femmes de ménage du Rudolfinum et les imaginait mal les courser si longtemps. Pourtant, ce n'est pas pour autant que Linda retrouva son sérieux, se prêtant avec plaisir à ce petit exercice malgré ses chaussures tout sauf adaptées. D'ailleurs, l'aisance avec laquelle Ludovic menait la course frappa l'Auror qui le trouva... Bien différent de celui qui, la veille, l'avait attendu, tremblant de peur sur le toit de son propre immeuble, incertain que sa surprise ne plaise à son amante. Cet homme là était fort, au fond de lui, et portait le courage de mille de ces hommes qu'elle voyait tous les jours. Le regard rivé sur lui, elle se prit rapidement au jeu à perdre ses poursuivants illusoires dans les rues de Prague à tel point qu'elle en perdit rapidement le sens de l'orientation, se contentant de tenir la route face aux grandes foulées du Descremps en pleine forme jusqu'à ce qu'il ne freine soudainement sans qu'elle ne s'y attende, lui tirant un doux rire alors qu'elle songeait à nouveau à l'absurdité de la situation.
Quel âge avaient-ils exactement ? Certainement pas quarante ans en tous cas !
Linda s'apprêtait à souffler quelque chose entre deux pouffements lorsque l'autre la coupa, lui rappelant un petit surnom... pour le moins étrange, mais qu'elle ne souvenait surtout pas lui avoir donné !
Ecarquillant les yeux face à l'idée d'avoir pu l'appeler de la sorte, nombre de questions fusèrent dans sa tête : quoi ? Chaton ? Elle avait dit ça ? Mais quand ? Comment ? Non ! Ce n'était quand même pas lorsqu'elle était à moitié comateuse dans la salle ce matin ! ... Si ?
Elle leva les yeux au ciel, légèrement gênée mais toujours souriante. Bon sang, il lui faudrait une pancarte comme ça sur laquelle serait écrit "Ne pas parler avant le café, risque de malentendus !" et de situation très embarassante...!

- Oui, chaton... répéta-t-elle avec malice, ses neurones tournant à vive allure pour trouver un moyen de retomber sur ses pattes, jusqu'à ce qu'elle n'en trouve un et s'appuie un peu plus sur le bras de l'homme pour se pencher à son oreille et rajouter : Comme le pauvre petit chaton pris au piège que tu as été cette nuit. Ca colle bien tu trouves pas ?

Un large sourire satisfait étira les lèvres de l'Auror, presque prédatrice avant qu'elle ne claque des dents toute proche de son oreille et ne dépose une vive bise coquine sur sa joue pour reprendre ensuite, bien droite, le plus naturellement du monde :

- Et puis toi non plus tu n'as pas tari d'éloges à mon sujet cette nuit pas vrai ? Elle fit mine de se remémorer. Mmh... Que disais-tu déjà ? Ah oui. "Ma douceuuuur", "mon aurore"... Elle sourit, d'humeur taquine en coulant un regard dans sa direction. Que tu ne peux pas te passer de moi, j'en passe des belles et des meilleures... Corrige moi si je me trompe hein !



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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Dim 18 Fév 2018 - 23:42



Should I stay Should I go
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Ludovic reprenait son souffle petit à petit, saisissant sa compagne par la taille pour s'appuyer un peu sur elle le temps que l'élancement dans son genou se calme. Souriant, ravi de la réaction que sa petite remarque avait provoqué chez la si sérieuse Auror, il s'appliqua à remettre sa chemise en ordre, remettant un peu mieux les pans dans son pantalon et décalant les boutons qu'il avait mal refermés, pressé de voir ce que la brune trouverait à répondre à cela. Il la connaissait bien, les taquineries qu'elles lui faisait chaque fois qu'il la gratifiait d'un doux petit sobriquet, alors pour une fois qu'elle se laissait aller à quelques tendresses, il avait bien le droit de se venger et de la taquiner un peu. Aussi attendit-il avec impatience la réponse, ne s'étonnant même pas d'entendre enfin la jeune femme reprendre la parole pour une justification qui, ma fois, fut mouche.

— Je ne vois pas de quoi tu veux parler, prétexta-t-il en tassant un peu plus son caleçon au fond de sa poche histoire qu'un autre passant ne l'aperçoive pas.

Tâchant de reprendre un air tout à fait dégagé, l'échevelé se racla discrètement la gorge, s'appliquant à ne pas réagir à cette remarque, à grand mal avec la jeune femme qui vint claquer des dents si près de son oreille qu'il en aurait frissonné s'il n'avait pas été si vidé. Il ne retrouva le sourire que lorsque cette dernière vint lui coller une vive bise sur la joue, chassant une seconde le moindre regret qu'il pouvait avoir. Il ne se souvenait vraiment pas avoir vécu le moment le plus glorieux de sa vie cette nuit là, loin de ça. Rien que par ses bruitages un peu gênant il avait pu donner à l'Auror une dizaine de raisons de se moquer de lui et il était vraiment ravi que personne n'ait surpris leurs ébats pour le moins... acrobatiques. La sorcière le savait, ne se privant pas pour en rajouter en lui rappelant les doux petits noms qu'il lui avait donné alors, étirant même l'un d'entre eux d'une façon qui lui rappelait très bien celle qu'il avait eut de gémir le surnom la veille. De plus en plus embarrassé, le sourire du brun se tordit en un rictus gêné alors que ses yeux se baissaient et se dérobaient, lui faisant bientôt se frotter les paupières alors qu'ils tournaient une nouvelle fois du côté du fleuve.

— Oui enfin tu n'étais pas tellement plus... rétorqua-t-il, blessé dans son amour propre, ne trouvant pas ses mots. Enfin tu n'en menais pas large non plus. Moi au moins je suis allé jusqu'au bout, je suis sûr que tu ne pourrais pas en dire autant pour beaucoup.

Et puis quoi à la fin ? Est-ce qu'il allait devoir se faire ainsi taquiner à vie pour des choses sommes toutes très naturelles ? Ce n'était pas de sa faute s'il réagissait ainsi, s'il s'était un peu laissé emporter par l'instant, au moins avaient-ils passé un bon moment. Surtout que cette nuit là resterait probablement dans ses annales. Il ne comptait même pas le nombre de souvenirs mémorables qu'il en avait tiré. Les autres hommes avaient beau dire cela valait bien un petit peu de dignité.

— Cela te dirais de trouver un endroit où prendre un petit déjeuner ? proposa-t-il pour changer de sujet. Je ne sais pas toi mais je meurs de faim. Il a l'air de faire assez beau, ajouta-t-il, prenant la température du climat avec sa peau. On pourrait peut-être s'installer à côté du fleuve pour profiter un peu.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Lun 19 Fév 2018 - 1:12




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Linda Oswin


L'argument que lui répondit le brun fit lever les yeux au ciel à Oswin qui se ria doucement de sa réaction pleine de fierté. C'était inattendu tiens, qu'il rejette ainsi ces quelques moments qu'ils avaient passé ensemble la nuit dernière. Elle ne l'aurait pas deviné seule et, face à la mauvaise foi du legilimen, elle ne pouvait pas grand chose de toutes façons. Pourtant, il n'y avait pas de quoi avoir honte. Ce qui s'était passé la veille avait tout de naturel, il n'y avait d'ailleurs pas grand chose de plus naturel que ça ! Quant à son comportement il n'avait rien non plus d'étrange ou de ridicule, elle avait vu bien pire et quand bien même, cela revêtait tellement peu d'importance à ses yeux aujourd'hui qu'elle n'en n'avait vraiment que faire de tout ça. Ce qui l'embêtait plus, par contre, c'est bien que Ludovic en ait honte. Il ne fallait pas non plus qu'un tel détail l'empêche bêtement de passer du bon temps...

La seconde pique de son amant fit naitre un air faussement indigné sur le visage de la française qui lui donna un gentil coup de coude face à cette petite taquinerie qui, à son tour, la piquait dans sa fierté. Mais contrairement à l'homme, cela ne la marqua pas trop. Elle savait Ludovic sensible aux filtres d'amour et autres créations du genre, les biscuits aphrodisiaques devaient avoir un grand effet et, même si elle devait bien avouer que se retrouver fatiguée avant son amant était bien une première -une première qui, d'ailleurs, lui fit promettre de se remettre sérieusement au sport-, elle se doutait bien que leur petit digestif n'y avait pas été pour rien dans ce désir intarissable qui avait saisi l'homme la veille.

- Oui, bonne idée. concéda la brune avec le sourire alors que l'autre lui proposa de s'assoir près du fleuve. J'ai une faim de loup !

Elle sourit, sentant son ventre se nouer légèrement tandis que ses responsabilités lui revenaient en mémoire peu à peu, face à la magie de la Saint Valentin qui s'évanouissait doucement. Son travail l'attendait, si elle restait, elle raterait encore une fois un nouveau jour de travail. Ce n'était pas raisonnable, ce n'était pas digne, et vu qu'ils étaient Vendredi, elle ne comptait même pas le nombre de membres qui poseraient, comme elle, un arrêt maladie pile aujourd'hui pour profiter d'une saint Valentin plus longue et d'un week-end plus durable...
Enfin, qu'importe. Tant pis, de toutes façons, il devait être tard déjà, y aller maintenant n'aurait servi à rien ! Et quelle heure était-il d'ailleurs ?
Oswin regarda autour d'elle en cherchant des yeux une horloge ou quoi que ce soit qui s'y apparentait, mais rien. Décidément, elle allait vraiment finir par perdre tous ses repères uns par un !

Alors qu'ils venaient de commencer à s'avancer le long du fleuve, Linda entrelaça ses doigts avec ceux du Serdaigle, coulant un regard dans sa direction avant de faire un pas sur le côté, se retournant pour lui couper la route et passer ses bras autour de son cou.

- Tu sais, j'ai passé une soirée magnifique hier. souffla-t-elle doucement en rapprochant sa tête tout en fermant les yeux. Je n'en regrette pas une seconde, et j'en ai rien à faire de la manière dont tu as réagi, si tu as été... Viril ou non, brave ou non... Tu m'as fait confiance, j'ai passé un excellent moment avec toi, et j'espère que ce fut aussi le cas pour toi. Elle esquissa un tendre sourire en collant son nez contre celui de l'homme avant de rajouter d'une voix pleine de sous-entendus : Profitons plutôt de cette belle journée d'accord ? Tu connais un coin sympa où manger un bout ?
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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Lun 19 Fév 2018 - 2:57



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Souriant encore un peu à la réponse de l'Auror au moins aussi affamée que lui si ce n'était plus, l'échevelé reprit la route avec elle, ne cherchant plus à se presser, mais prenant au contraire son temps pour déambuler sur le quai. Après tout, ils n'étaient pas pressés, la journée ne faisait que commencer et il y avait bien trop longtemps qu'il n'avait pas pu profiter de cette sensation toute particulière de se promener au hasard dans une ville inconnue sans vraiment connaitre la nature de leur prochaine destination. Il erra donc dans la rue, simplement heureux de ne pas se sentir perdu par la simple présence de sa compagne à ses côtés et savoura tout naturellement l'air frais et presque chaud de cette journée doucement ensoleillée, se retrouvant brusquement chassé de ses pensées par un mouvement imprévue de la jeune femme qui vint le bloquer dans son chemin pour lui parler. D'abord étonné, voir un peu inquiet de ce brusque changement d'attitude, l'échevelé ne tarda pas à adresser un nouveau tendre sourire à son amante, cherchant déjà à la rassurer tout comme elle se croyait devoir le faire.

— La soirée a été vraiment aussi merveilleuse pour moi qu'elle l'a été pour toi, assura-t-il, enfin j'espère. Si c'était à refaire, je n'en changerait pas une seconde. Je suis seulement... content que nos moments privés restent privés. Comme ça, reprit-il, baissant le ton pour quelque chose de plus entendu, tu peux me faire t'appeler de toutes les façons possibles sans que j'ai besoin de me poser de questions.

L'échevelé assorti ses paroles d'une brève bise sur les lèvres de la jeune femme, espérant que cette promesse suffirait à la rassurer. Il avait un peu honte bien sûr du concert particulier qu'il lui avait servi, mais il n'allait sans doute pas s'embarrasser de ces petits détails ou se priver de ces charmants plaisirs pour une question de dignité. Dans le domaine, de toute façon, il n'avait jamais eut très grande réputation, du moins pas auprès des charmantes personnes dont il avait eut l'honneur de partager la compagnie. Cela ne l'avait pas empêché de rester avec elles et leur faire connaitre quelques très bons moments. La jeune femme sembla se contenter de son assurance, du moins pour l'instant, lui proposant de poursuivre leur recherche de pitance, bien plus urgente. De toute façon, il aurait bien l'occasion de lui prouver que ce n'était pas quelques désagrément qui pouvaient le ralentir. Un coin sympa où manger donc ?

— Je n'en ai pas la moindre idée, répondit sincèrement l'échevelé, mais si j'en crois mon flaire et mon sixième sens, fit-il, je dirais qu'on devrait pouvoir trouver quelque chose pas loin. J'espère seulement que tu as quelques couronnes tchèques.

Reprenant leur promenade, l'échevelé ne tarda pas à fouiller dans les esprits des passants pour trouver assez rapidement un petit café-bar - ou quelque pu être le nom de ce genre de boutique dans ce pays - en bordure du fleuve, s'installant avec l'Auror à l'une des petites tables en terrasse depuis laquelle la brune aurait une très bonne vue sur l'eau. Malgré les courbatures, faire une petite pause après leur course matinale effrénée et leurs petites péripéties nocturnes avait tout de très agréable et ils purent avoir la surprise de trouver dans cette boutique bien plus de variété gustative que ce à quoi on aurait pu s'attendre. N'écoutant que son estomac, l'échevelé prit commande d'un véritable festin de roi, ne lésinant pas sur les douceurs et le nombre de cafés. Linda désapprouverait sans doute, mais il en avait autant besoin qu'envie. Préférant laisser un peu de répit à la française, le brun songeait à la laisser un instant profiter du paysage et lui laisser tout loisir de se remettre de son brusque réveil forcé, mais le picotement incessant dans ses prunelles qui le fit une fois de plus et longuement se frotter les yeux, le convainquit qu'il devait être trop fatigué lui-même pour ne pas risquer de s'endormir dans un silence trop prolongé.

— Tu sais, commença-t-il. Je me suis dis hier, un peu comme ça, que c'était dommage en un sens, qu'on ne puisse pas... enfin. Je me disais que ça aurait été une occasion parfaite pour faire un  bébé, lâcha-t-il, craignant déjà que la foudre ne s'abatte sur lui pour avoir osé dire ça. Je sais que tu n'es pas... enfin que c'est encore un sujet délicat et je ne veux pas... que tu le prenne mal ou quoi que ce soit, assura-t-il. C'est seulement que, sur le moment, c'était si... parfait que je me suis dit un instant que ça ne m'aurait pas dérangé d'avoir un enfant dans des circonstances comme ça. Pas forcément que je l'aurais absolument voulu, mais simplement... que je trouvais dommage qu'on ne puisse pas avoir le choix. Un bébé Saint Valentin, c'est assez... je ne sais pas. L'enfant du bonheur. Ce n'est pas une idée si désagréable que ça.

Le brun se tut un instant, sentant qu'il ne faisait que s'empêtrer dans toutes ses justifications et divagations.

— Je voudrais seulement qu'on en parle, expliqua-t-il. Qu'on parle de... de cette lettre que tu as reçue, des différentes possibilités. J'en ai discuté avec Emmy, elle ne voulait rien me dire, mais je voulais savoir, j'ai insisté. Elle m'a parlé de l'opération, des risques, des conséquences... c'est ton corps et ta vie et je sais que, si tu ne veux pas, je n'aurais sans doute pas grand chose à dire, mais je sais aussi que... quand tu y pense, souvent, ça te rend malheureuse et ça me rend malade de ne rien pouvoir y faire. J'aimerais pouvoir... parler de ça avec toi, pouvoir t'aider, que tu sache... que tu n'as pas forcément à gérer ça toute seule. Que ce soit maintenant ou plus tard, j'aimerais que tu veuille bien m'en parler, que tu m'inclue à ton choix. Parce que ton bonheur me préoccupe et que je voudrais que tu sache que tu peux compter sur moi.

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SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Lun 19 Fév 2018 - 22:05




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin


Le petit mot que Ludovic lui tint pour la rassurer porta ses fruits, et Linda fut bien plus apaisée de savoir que l'homme n'avait rien sur le coeur qui l'empêchait de profiter de ces quelques moment passés ensemble. Elle travaillait beaucoup et n'était pas toujours là pour lui, alors pouvoir ainsi rattraper de ce temps perdu comptait beaucoup pour elle, peut-être quelque part le moyen de se rattraper et de moins culpabiliser face à son impuissance d'aider le brun à sortir de ses idées noires. Et puis, de la part d'un legilimen, savoir qu'il avait apprécié la soirée autant qu'elle était sans aucuns doutes l'argument le plus convaincant donc il pouvait user pour la rassurer ! Car de son côté, elle se sentait pleinement satisfaite et doucement heureuse, alors si l'autre était sincère... Elle n'en était que plus comblée !
Un doux frisson parcouru l'Auror alors que l'autre assortit son affirmation par un léger baiser sans prétentions, lui étirant le coin des lèvres d'une ravissante manière tandis qu'elle proposait déjà de profiter de cette nouvelle journée qui s'annonçait plutôt que de maugréer sur l'ancienne. Malheureusement, l'homme ne savait pas plus qu'elle de quel côté se diriger, mais la française n'en fut pas pour autant découragée et se retourna, au contraire, bien déterminée à trouver quelque endroit sympathique. Il avait raison, dans ce genre d'endroit, il était impossible de ne pas tomber sur ces cafés qui pullulaient un peu partout.

Ainsi, les deux amants se mirent à longer la rive à la recherche de leur bonheur, la brune d'une humeur bien meilleure qu'elle ne l'avait été depuis longtemps. Elle se sentait légère, avait envie de courir le monde jusqu'à atteindre le bout du bout, briser ses propres limites sans se laisser arrêter, sans rien attendre de personne et de seulement ... Vivre intensément chaque seconde de sa vie. C'était une sensation étrange, comme si quelque chose en elle voulait s'échapper de son corps trop statique, et de longues minutes durant elle se demanda si elle avait déjà ressenti cela. Oui, sans doutes. Quand elle était encore jeune et sans limites, mais peut-être n'était-ce pas encore tout à fait la même chose...
Ils ne tardèrent pas à trouver un endroit où se poser, la brune cogitant déjà à propos de la manière dont ils allaient régler la note, surtout au vu de tout ce que son amant et elle même avaient commandé ! Deux appétits d'ogre, tout cela n'allait pas être réglé avec un sourire et quelques mots bien placés !

Levant les yeux au ciel, Linda se demanda comment cette aventure là allait bien pouvoir se terminer tout en s'étirant, lâchant un petit soupir satisfait alors qu'elle levait le visage vers le ciel, profitant du soleil qui chauffait doucement sa peau malgré l'air encore très frais. Respirant profondément, Oswin se détendit réellement, jetant de temps en temps de petits coups d'oeil à son homme qui se frottait un peu trop les yeux à son goût. Ses lèvres étirées en un sourire tranquille, elle se pencha alors en avant, bras croisés appuyés sur la table pour observer l'autre qui ne la voyait pas, ou plutôt, le dévorer des yeux. Son sourire, ces creux de fossette à chaque fois que la joie illuminait son visage... Tous ses traits qui se marquaient à l'instant même où une quelconque émotion teintait son humeur, comme reflet de son âme et de sa tête bien plus fermée que devait l'être la sienne pour lui. Et ce nez, et ces yeux...

Il était beau non ?

Elle baissa les yeux, souriant un peu plus, amusée de se voir elle même venir à de telles pensées si simples et si naïves alors qu'elle était d'habitude si sceptique. Elle se ramolissait il fallait croire, ou bien peut-être était-ce lui qui la changeait ? Allez savoir...!
Perdue dans ses pensées, Linda avait fini par fixer nonchalamment les reflets de l'eau dans le fleuve qui coulait en dessous sans bien les voir quand Ludovic reprit alors la parole en l'interpelant. Tournant tranquillement la tête vers lui, le menton dans sa paume de main, l'Auror lui accorda toute son attention quelques secondes durant, du moins, le temps qu'elle comprenne de quoi il voulait réellement parler.
Son regard s'assombrissant immédiatement, Linda détourna les yeux, gênée, reprenant avec malaise son point invisible dans les vagues du fleuve. Un enfant hein ? Oui... Sans doutes que cela aurait été une bonne occasion... Mais certainement pas pour quelqu'un comme elle. La gorge nouée, elle n'interrompit pourtant pas l'autre dans son discours, lui laissant tout le temps qu'il voulait tout en l'écoutant malgré tout quand bien même elle se sentait de plus en plus mal à l'aise face à une telle discussion. Alors comme ça... Il y pensait quand même ? A ces histoires de... D'enfant, de parenté. Il y pensait ?

- Oui c'est vrai... fit la française plus sèchement qu'elle ne l'avait voulu avant de rajouter doucement. Pas une idée si... désagréable...

Qui essayait-elle de tromper comme ça ?
Elle ne le savait pas elle même. Elle ne voulait pas gêner avec ses états d'âme, avec ses peurs et ses ressentis. Plus vite ils en auraient terminé avec ces histoires, plus vite ils pourraient reprendre leur journée là où ils l'avaient laissée. Elle ne voulait pas en parler, elle ne voulait pas se rappeler à quel point elle avait été lamentable dans son rôle de femme et de mère. Elle voulait seulement... Passer à autre chose aujourd'hui.
Commençant peu à peu à s'agiter, Oswin sentit son poul s'accélérer légèrement tandis qu'elle passait nerveusement à une position avec les bras croisés et le regard toujours fuyant pendant que l'homme lui apprenait en avoir parlé avec Emmeline.
Ah ! Encore mieux ! Ainsi, il se renseignait dans son dos sur ce genre de choses, sans oublier Emmeline qui partageait ces d'informations sans aucune barrière !
L'émotion montait en elle, mais plus que de la colère, ce qu'elle ressentait relevait plus de la culpabilité et du désolement. Elle se sentait... Ratée. Et chacun des mots de Ludovic le lui rappelait douloureusement. Elle tentait de garder la face et, extérieurement, ne montrait pas grand chose, mais elle ne pouvait empêcher ses yeux de devenir plus humides à chaque seconde. Et Ludovic... Elle ne pouvait même pas lui en vouloir. Son ton, son regard qu'elle croisait furtivement alors qu'elle luttait pour ne pas céder...
Il voulait seulement... En parler ?

Les yeux humides, la tête haute mais le regard bas, Linda leva difficilement un regard presque suppliant vers son amant. Suppliant oui, mais aussi étrangement touchant, comme rempli d'une tendresse rare à deux doigts de céder aux émotions.

- Je...

Elle ne pleurait même pas, les larmes ne couleraient pas aujourd'hui. Mais sa stérilité... C'était sa plus grande faute, son plus grand échec, sa punition et son fardeau qu'elle ne s'imaginait même pas ne plus porter un jour. Et elle acceptait modestement de le porter, de subir la conséquence de ses erreurs. Elle l'acceptait, mais ce n'était pas pour autant que son coeur ne se serrait pas à chaque fois qu'elle y repensait.
Et maintenant, voilà que Ludovic pensait aux enfants. La seule chose qu'elle ne pouvait lui offrir et qu'elle n'était pas digne de lui offrir, il y pensait. Comment devait-elle le prendre ?
Oswin baissa à nouveau la tête, s'humectant nerveusement les lèvres en prenant une profonde inspiration tandis que les mots que l'homme venait de dire la touchait directement au coeur. Il voulait l'aider, être là pour elle et... Mais elle ne le méritait pas.

- Je sais que je peux compter sur toi espèce de vieil idiot...! assura-t-elle en tentant de faire de l'humour malgré son manque clair d'assurance. Ce n'est pas... Elle redressa la tête, regardant le fleuve en la secouant doucement. Ce n'est pas le problème.

C'était tellement... Plus que ça. Et à y repenser ainsi, cela pouvait sembler idiot mais bon sang ! Si, pour une fois, il pouvait être dans sa tête qu'elle n'ait pas à se justifier ainsi !
Elle se mordit les lèvres, silencieuse un trop long moment avant de reprendre :

- Je... je ne suis pas faite pour ça. souffla-t-elle bassement avant de s'appuyer à nouveau contre la table, se frottant nerveusement le visage avant de sourire à Ludovic pour dédramatiser malgré sa tension. Même si... même si je pouvais arranger les choses, je ne peux pas me changer... moi. Je ne suis pas faite pour ça, c'est tout.

Sourire.
Silence.
Et elle détourna le regard.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mar 20 Fév 2018 - 0:37



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
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Le brusque changement d'humeur de la jeune femme ne passa pas inaperçu pour le legilimen qui se mordit presque aussitôt la langue d'avoir osé dire tout cela. Il ne voulait pas la blesser, la brusquer, faire ressortir ces idées noires dans lesquelles il l'avait vu plongée des jours durant. C'était, en un sens, bien plus facile d'être celui qui broyait du noir plutôt que d'assister, impuissant, à la souffrance de quelqu'un qui lui était cher. Aussi ne laissa-t-il pas la situation envenimer, sachant bien que de toute façon l'Auror ne lui dirait rien de ce qui la tourmentait, posant aussitôt la main sur le bras de la jeune femme pour tenter de l'apaiser. Même si ce n'était rien, même si elle pensait que ça n'avait pas de raison d'être, lui le savait bien. Il savait bien que ce genre de malêtre ne la rendait pas plus faible, mais au contraire beaucoup plus forte et c'était bien quand elle n'y arrivait plus seule qu'il avait envie d'être là pour elle. C'était cela qu'il voulait lui dire par ce geste, par la caresse douce de son pouce sur sa main. Seulement qu'il était là et qu'il ne la jugerait sûrement pas pour ça.

Il ne s'offusqua pas des premières réactions de l'Auror, de son ton un peu sec ou de son silence. Attendant seulement, patiemment qu'elle veuille discuter. C'était un exercice délicat, surtout alors que vous pouviez deviner tous les conflits que vos mots provoquaient chez l'autre. Les pour, les contre, la douleur, la gratitude... Ludovic ne tarda pas à se gratter la nuque, au moins aussi gêné que sa compagne, tâchant de garder consistance malgré la situation. Qu'elle ne lui en veuille pas au moins, c'était tout ce qu'il voulait. Aussi fut-il infiniment soulagé d'entendre qu'elle n'était pas contre continuer à parler. Un soulagement qui ne dura pas longtemps alors que la jeune femme reprenait la parole, essayant d'expliquer difficilement ce qui la tourmentait. L'échevelé tenta d'écouter patiemment, mais à peine la brune avait-elle fini, non, avant en fait, qu'il avait passé son bras autour de ses épaules pour serrer sa compagne contre lui, lui frottant le bras doucement pour la réconforter en blottissant sa tête contre le front de la brune.

— Tu n'en sais rien, fit-il, tâchant de dire cela aussi doucement que possible pour ne pas risquer de brusquer sa partenaire. Personne ne peut savoir ça. Je ne suis pas sûr que mes parents étaient très qualifiés pour avoir un enfant et pourtant... et Jon, il n'y avait pas plus gamin à l'école. Ce n'est pas tant une question... d'être fait pour ça ou non. Ni même d'avoir des enfants en fait. Tu n'es pas... ce n'est pas irréversible, s'il existe une solution pour ça c'est bien que ça peut changer, évoluer et si ça prend du temps, ça te laissera peut-être le temps de t'y accoutumer. Si tu peux y faire quelque chose, tu n'as pas à rester stérile, pas si ça te rend triste. Ce n'est pas... une punition ou une malédiction que tu dois porter en compensation de je ne sais quelle erreur. C'est seulement... comme ça. Ce n'est pas de ta faute. Tu ne pouvais pas prévoir quelque chose comme ça, mais tu peux choisir quoi faire.

L'échevelé marqua une pause, s'écartant légèrement de l'Auror pour reprendre, tout aussi sérieusement, gardant une main dans son dos pour ne pas la quitter.

— Moi je crois, que tu n'es pas moins faite pour ça que n'importe qui d'autre. Et si tu as besoin de ça pour te sentir... complète, tu ne devrais pas te le refuser sous prétexte que ce n'est pas pour toi. Parce qu'après la vie que tu as vécu, après tout ce que tu as fait, ne serait-ce que pour moi durant ces dernières années, je pense que tu as le droit de vouloir le mieux pour toi. De t'accorder... un cadeau pour tout ce que tu as fait.

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mar 20 Fév 2018 - 1:37




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin


Elle avait à peine prononcé ses derniers mots que Ludovic se rapprocha d'elle, la saisissant dans ses bras pour l'étreindre tendrement, prenant légèrement la brune de court qui, pourtant, ne le repoussa pas mais n'esquissa pas pour autant des gestes pour s'en rapprocher. Elle resta gênée, bloquée, incapable d'esquisser un rapprochement alors qu'elle en avait envie au fond d'elle mais elle sentait qu'au moindre geste, sa fragile figure risquait de s'écrouler. Alors elle ferma les yeux, fronçant les sourcils le temps que l'autre se détache d'elle avant, d'à nouveau, détourner le regard et cogiter tristement sur ce sujet qui la touchait tant. Jon... Jacques et Isabelle... Il lui citait là des noms qui, à ses yeux, étaient de parfaits parents. Qu'importe le degré de maturité, ce n'était pas ça qui importait. Chaque parent avait sa manière d'être et d'élever un enfant, chacun avait sa petite touche, sa nuance qui créait alors un tout nouvel être unique et extraordinaire. Elle n'était pas de ce bord là, ce n'était plus de nuance dont il fallait parler, mais d'incapacité, voir plutôt d'incompatibilité.
Elle voulait le beurre et l'argent du beurre, et la vie s'amusait avidement à lui rappeler à quel point c'était impossible. Elle avait fait son choix, elle ne pouvait tout avoir, c'est pourquoi elle ne pouvait se plaindre de son sort. Elle devait l'accepter, et c'était sans doutes mieux ainsi.

Mais Ludovic continua, affirmant que, pour une fois, elle pouvait bien faire quelque chose pour elle, et si c'était cela qui manquait à la rendre heureuse, il ne fallait pas qu'elle se prive du bonheur. Elle le méritait. Après toutes ses mésaventures, elle le méritait. Voici ce qu'il lui affirmait. C'était, somme toute... Une merveilleuse façon de voir les choses, une façon de parler qui alluma presque une lueur d'espoir dans le regard de la brune qui, pourtant, ne se défit pas pour autant de l'ombre qui planait sur son visage.
Un cadeau pour ce qu'elle avait fait...

- Tu vois, c'est exactement ça le truc ! répliqua Oswin, vide de toute colère mais plutôt emplie de désesespoir. Ce n'est...

Le serveur l'interrompit, prononçant quelques mots en tchèque sans doutes pour s'excuser en déposant sur la table quelques plats commandés, notamment les cafés et quelques gourmandises, coupant Linda dans son début. Cette dernière détourna à nouveau la tête, grognant intérieurement mais profitant aussi de cette interruption inopportune pour respirer un peu et tenter de se détendre : sans grande réussite.

- C'est ça le truc, reprit-elle plus calmement, plus brisée aussi, ce n'est pas... qu'un cadeau. Je sais que ce n'est pas ce que tu voulais dire ! Mais peu importe, ce n'est pas le problème. C'est que... Que... Elle se tût, son coeur s'accélérant et sa gorge se nouant, elle leva les yeux au ciel un instant pour inspirer profondément. Ce n'est pas qu'un moyen de me sentir bien, c'est un enfant. Un être vivant, qui va grandir, avoir des sentiments, des pensées, des émotions et une mémoire. C'est quelqu'un qu'il faudra... Accompagner et élever, aimer et aider jusqu'à son dernier souffle. Il faudra lui apprendre ce qui est bien, et ce qui ne l'est pas, et ça... Tout ça... Je sais pas faire. Elle baissa le regard, sentant ses yeux s'humidifier encore une fois avant de nerveusement, fixer ses yeux dans ceux de son amant. Je ne peux pas faire ça. Tu me connais, je ne serais jamais là pour lui ! Toujours au travail, la tête dans les papiers, trop occupée à... Sauver le monde qui s'en contrefout et qui me crachera dans le dos à la première occasion venue ! Ou encore sur le terrain, et combien de temps avant que je ne me prenne un Doloris qui me rendra folle ? Ou bien un Avada sur lequel je défaillirai à la seconde même ?

Elle marqua un temps, se mordant nerveusement les lèvres avant de se frotter le visage. Elle n'était pas en colère, non, elle était... piégée. Et ce piège dans lequel elle s'était volontairement enfermée devenait de plus en plus étouffant.

- J'ai haïs mes parents, tu sais... Quand j'étais jeune, je les ai haïs et maudits tous les deux. Je leur en voulais pour être morts, pour avoir voulu des enfants en ayant toute conscience de leur métier, de leur situation. Ils savaient ce qu'ils risquaient, ils savaient qu'il suffisait d'une seconde pour laisser derrière eux deux orphelins sans aucuns repères, sans famille paternelle ni famille maternelle et qui finiraient peut-être même à mourir de faim dans la rue. Je leur en ai voulu de m'avoir conçue, de m'avoir aimée. Et je ne souhaite ça à aucun enfant de ce monde. Elle ferma les yeux, laissant le silence calmer son coeur quelques secondes durant. La question n'est pas si moi je veux un enfant ou non mais... Si un enfant mérite de vivre dans un contexte pareil avec... une mère pareille et... Je ne pense pas.

Elle déglutit, se redressant pour saisir sa tasse de café entre ses mains, l'air soudainement bien plus fragile qu'elle ne l'était.

- Je ne suis pas faite pour être mère. Et la vie m'a déjà passé le message... C'est sans doutes mieux comme ça.
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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mar 20 Fév 2018 - 14:38



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Le début de réponse que lui opposa sa compagne inquiéta quelque peu le français au départ. Il craignait s'être mal exprimé, avoir dit ce qu'il ne fallait pas et que, justement, ce qu'il lui conseillait de faire était ce qu'elle ne voulait surtout pas obtenir ou que ce stupide serveur, par son intrusion dans leur conversation, ait fait disparaitre l'élan de sincérité qu'il était parvenu à tirer de la brune. Par chance, cela ne sembla pas être le cas et, bientôt, la jeune femme s'élança dans un long discours assez éloigné de celui auquel le maigrichon pensait. Alors c'était ça qui l'inquiétait en fait ? La peur de ne pas réussir à élever un enfant ? Ludovic ne put s'empêcher de sourire avec tendresse à cette idée. Elle était partie trop loin, s'inquiétait trop pour l'avenir, comme toujours, comme quand il l'avait embrassé au nouvel an, comme quand il lui avait demandé de sortir avec elle. Il ne pouvait pas l'en blâmer, il n'allait surtout pas le faire, sachant très bien qu'il ne devait pas être beaucoup plus raisonnable à ce sujet. Il ne comptait plus le nombre d'angoisses que lui avait provoquées la jeune femme. La première fois où il l'avait invité à sortir, la première fois où il l'avait emmené danser... le nombre incalculable de fois où il avait tenu Jon éveillé des heures durant à leurs soirées d'astronomie pour lui parler plus ou moins ouvertement de toutes les inquiétudes que la jeune femme lui provoquait. Comme si à chaque acte, à chaque pallier de leur relation il avait frôlé la catastrophe, craignant à chaque fois qu'un mauvais pas la lui fasse perdre définitivement. Et que dire de ce qu'il s'était imaginé lorsqu'il avait compris qu'elle ne se rappelait pas de lui ! Toute une histoire à refaire, tout un tas de situations effrayantes à revivre avec encore et toujours cette même peur de la perdre. Il comprenait ce que c'était que de ne pas se sentir à la hauteur, que d'avoir l'impression de n'être pas fait pour quelque chose ou quelqu'un, mais s'ils étaient parvenus à se trouver là, tous les deux assis devant se fleuve à Prague, c'était bien parce que toutes ces croyances étaient fausses, parce qu'il était parvenu à surmonter ses peurs pour avoir l'audace de faire avec et pour elle tout ce qu'il avait fait. Alors non, les arguments qu'elle lui donna, il ne les croyait pas, mais il n'y sourit pas pour se moquer, simplement et sincèrement touché par le fait qu'elle parvienne enfin à lui en parler, à se confier, quand bien même il sentait à quel point chaque mot lui coutait, parce que cet exploit, même son lui d'avant n'y était pas arrivé.

— Je ne parlais pas d'avoir des enfants, expliqua-t-il doucement. Franchement, je crois que je ne m'en sens pas plus capable que toi aujourd'hui. Peut-être que... commença-t-il, hésitant à ajouter la suite. Peut-être que ça me ferait envie oui, avec toi, un jour. Mais là je ne suis pas... fit-il encore, sentant son état empirer au moins autant que celui de la jeune femme rien qu'à cette idée. Je ne ressemble à rien, je ne peux aller nul part, je ne peux même pas... m'occuper de moi ou passer une semaine sans pleurer bêtement au moins une fois par jour, railla-t-il, passant ses mains sur ses yeux pour en chasser les larmes qui ne s'étaient pas gênées pour revenir, comme motivées par ce qu'il disait pour sortir. Je ne suis pas fait pour ça non plus, assura-t-il. Mais avec toi je n'ai pas peur, pas pour ça en tous cas. Avec toi j'ai l'impression que... même si je me sens faible et incapable, je pourrais réussir à faire des choses, à être normal. C'est peut-être seulement... parce qu'on est là, parce qu'il s'est passé ce qui s'est passé hier soir et que j'ai l'impression d'être vraiment heureux pour la première fois depuis une éternité, mais, oui, j'ai vraiment l'impression... qu'avec toi les problèmes n'ont pas d'importance. Que si tu me disais, là maintenant, qu'on allait avoir un enfant, ça ne me ferait pas peur, pas tant que tu serais là. Si je me projetais aussi loin que toi, dans ton scénario catastrophe, reprit-il, taquinant un peu la brune, mais bien trop sincère pour que cela soit vraiment crédible. Je dirais qu'au moins, moi je pourrais être là. Que je ne risque rien vu que je ne sors jamais et que, si jamais il devait quand même t'arriver quelque chose ou que je devais mourir subitement, il y aurait encore mes parents. Ce n'est pas la vie la plus instable qu'un enfant puisse avoir, j'y ai bien survécu. Et si c'est vraiment... le fait de mourir en mission qui te fais peur ou celui de ne pas avoir le temps, je crois bien que tu es directrice maintenant, que ça te permet de choisir toi-même tes missions et tes horaires. La preuve, tu es bien là avec moi en ce moment, il y a quelques années c'était à peine si on arrivait à se voir une fois par mois pour toute une soirée, week-ends inclus. Et si tu voulais quand même absolument te lancer dans une mission suicide crois bien que je ne te laisserais pas me quitter aussi facilement, Ludovic lâcha un souffle moqueur, souriant encore, avant de baisser la tête, se frotter distraitement un oeil déjà plus sec et de reprendre tout aussi calmement. Je ne veux pas avoir d'enfant, pas maintenant. Ce serait... idiot. Tout ce que tu me dis, toutes tes raisons... ce sont peut-être la moitié des miennes. Peut-être que dans quelques années j'en aurais envie, peut-être que je me serais complétement désintéressé de l'idée. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui il n'y a que ton bonheur à toi qui me préoccupe, que ça pour lequel je suis sûr que je dois faire quelque chose et que j'ai raison de vouloir le faire. Moi, c'est toi que je veux soigner, pas un hypothétique bébé. Ta stérilité, ça te rend malheureuse, même aveugle, surtout aveugle, je peux le remarquer. Je ne veux pas que tu ai un enfant pour te faire plaisir, je veux qu'on soigne ce que tu as là, fit-il en indiquant le ventre d'Oswin, peu importe ce que c'est, ajouta-t-il en repensant à toutes les histoires de cavernes montagneuses et de cycle journalistiques dont lui avait parlé Emmy. Je veux que, si ça te rend mal à ce point là, tu ne sois plus stérile, que tu puisse avoir le choix. Que tu sois faite ou non pour avoir des enfants ça c'est une autre histoire, une autre conversation et je pense qu'on a plus que le temps d'y répondre plus tard si on le veut ou pas. Pour l'instant, je pense que c'est ça que tu dois choisir, choisir si tu veux te soigner ou non. Tu n'es pas obligée d'avoir un bébé, il y a plein de femmes qui n'en ont pas. Du moment que la possibilité d'en avoir un te suffit qu'importe que tu veuille des enfants ou non, mais ce que je vois, c'est que ce n'est pas le cas. Que tu as envie d'être comme toutes les femmes et que de ne pas du tout pouvoir avoir d'enfant te tourmente beaucoup plus que ce que tu veux bien admettre. Alors occupons-nous déjà des problèmes techniques et on avisera pour la suite. Moi le seul argument que je tolère contre le fait que tu ne veuille pas soigner ta stérilité c'est que ce ne soit pas possible médicalement ou financièrement et, même là, on pourra trouver des solutions. Si c'est parce que tu a peur ou que tu t'en sens indigne, laisse-moi te dire que tu te trompe. Que tu n'as pas de raison de te sentir... incapable à cause de ça et si c'est seulement de la peur, une très grosse peur de celles qui font qu'on ose plus rien faire, alors laisse moi être là pour ça. Laisse-toi aller, laisse-moi te rassurer. Tu n'as pas besoin de jouer les dures avec moi, si tu as envie de pleurer ou de crier n'hésite pas, je ne vais pas te juger. Je ne vois pas pourquoi je le ferais vu que tu ne le fais pas avec moi que ce soit dans les pire comme dans les meilleurs moments, conclut-il d'un ton entendu et complice alors qu'il comptait sur une preuve beaucoup plus récente de ce qu'il affirmait.

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SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
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SITUATION : En couple avec Ludovic Descremps
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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mar 20 Fév 2018 - 23:41




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin


La tête basse, Linda se sentait presque honteuse à présent. Elle avait honte oui, et elle culpabilisait. Il ne comprenait pas, il ne comprenait pas le vrai problème dans tout ça mais... Comment pouvait-elle lui en vouloir ? Elle même n'arrivait pas à mettre les mots sur cet horrible ressenti qu'elle portait en elle, elle n'arrivait ni à se l'exprimer, ni à se l'avouer, et encore moins à l'expliquer à l'homme vu ses maigres tentatives de la réconforter. Mais il essayait, et elle sentait sans mal dans son ton à quel point son coeur était là en train de s'exprimer. Il était sincère, il voulait l'aider, et il pensait sincèrement que simplement... Faire cette opération l'aiderait à mieux aller.
Pourtant, quand Ludovic lui avoua ne pas se sentir prêt du tout à avoir des enfants, elle eut beau le comprendre et sentir cette peur titiller son ventre à l'idée concrète de se retrouver soudainement dans une vraie famille, Oswin sentit son coeur se serrer tandis que l'autre se rabaissa à nouveau pour donner ses propres raisons de cette pensée là. Voilà. Lui non plus ne se voyait pas devenir père, et pour le moment, Linda était loin d'avoir en tête de quitter le français pour quelque chose d'aussi hypothétique qu'un possible enfant après une possible opération possiblement ratée. Tout se liguait contre elle. Chaque élément de sa vie semblait là pour lui rappeler à quel point elle ne devait pas avoir d'enfant. Et pourquoi ? Pourquoi avant cela ne l'avait pas plus dérangée que ça ? Ces dernières années elle s'était sentie... Terriblement seule, et face aux années qui s'écoulaient elle se rendait compte de tout ce temps qu'elle avait perdu, comparé à d'autres.
Alors, après son amnésie, alors qu'elle était persuadée d'être enceinte... Elle avait eu peur. Très peur, mais d'un autre côté elle s'était enfin sentie... Bien. Elle avait de l'espoir, un espoir un peu fou, celui que peut-être tout se passerait bien, que peut-être il y avait bien une infime possibilité qui fasse qu'elle décide de ne pas tuer cet enfant à naître. Et même si au bout du compte il y avait moins d'un dixième de chance qu'elle se retrouve mère et heureuse, cet espoir lui avait donné le goût d'un futur qu'elle avait appris à aimer... Avant que l'on lui retire violemment en laissant derrière un vide qu'elle redécouvrait aujourd'hui.

Peut-être était-ce cela qui l'avait faite réagir, qui la menait aujourd'hui dans une situation si compliquée, mais face à Ludovic qui la chérissait du plus profond de son coeur et qui souhaitait vraiment la voir heureuse... Elle avait réellement envie de pouvoir tourner la page, que ce soit si simple que de commander cette opération pour qu'elle se sente soudainement mieux dans sa peau. Mais une opération ne pouvait pas tout changer. Elle n'était pas faite pour avoir des enfants, tout dans sa vie le lui rappelait, alors mener un tel processus pour se retrouver à la fin avec les mains aussi vide qu'au départ...
Elle ne savait pas si elle en aurait la force.

Alors, Ludovic finit de parler, assurant qu'il serait là pour elle, pour la rassurer sans la juger ni la brimer, à condition qu'elle le laisse l'aider, qu'elle le laisse s'approcher... Et à nouveau, le coeur de la brune se serra tandis qu'elle esquissait un petit sourire triste face à la dernière touche d'humour de son compagnon.

- Ce n'est pas... Ce n'est pas le problème... souffla à peine Linda en cherchant ses mots, ne se sentant plus la force de continuer. C'est justement la même histoire. C'est...

Elle se tût, fermant les yeux en fronçant les sourcils avant de se frotter une énième fois le visage et d'expirer profondément. Tant pis. Peut-être avait-il raison, que cela suffirait... Mais malgré son coeur lourd à présent, LInda avait envie de sourire pour Ludovic, de le rassurer et de lui montrer qu'il avait pu l'aider. Et de le laisser l'aider elle.

- Pff... soupira-t-elle. Je ne te mérite pas... fit-elle, vidée, un faible sourire encore hésitant aux lèvres tandis qu'elle appuyait sa tête contre l'épaule de son homme, fermant les yeux pour y chercher du réconfort.

Pas de mots.
Elle voulait seulement avoir son contact, sa présence qui, peut-être avec un peu de chance, suffirait à faire disparaître ce poids qu'elle avait sur le coeur et qui lui semblait qu'il ne partirait jamais.
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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Mer 21 Fév 2018 - 18:27



Should I stay Should I go
Should I stay Should I go
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Il n'était pas certains que ses arguments aient fait mouche. Quand bien même il lui semblait qu'il avait fait le tour de la question et que rien ne pouvait entraver davantage la bonne marche de cette fameuse opération, la brune ne semblait pas convaincue. Au contraire, elle semblait s'enliser de plus en plus dans une sorte de défaitisme auquel, malheureusement, il ne comprenait rien et pouvait encore moins. La jeune femme ne tarda d'ailleurs pas à confirmer cette impression. Lui assurant que le problème n'était pas la sans parvenir ou vouloir lui en dire davantage. Décidément, en vingt-huit ans de legilimencie il n'était toujours pas parvenu à trouver le secret si bien gardé qui permettait de comprendre les femmes. Ce n'était pas le moment, voilà tout. C'était ce que son instinct lui disait. Ce n'était jamais le moment. Mais non, il s'interdit de le croire cette fois-ci. Elle lui avait parlé déjà, lui avait expliqué une petite partie du problème dans un pas gigantesque qu'il n'avait même pas espéré. Le moment viendrait, il fallait seulement, comme le lui avait dit Emmeline, y aller en douceur, en espérant que l'Auror ne fasse pas partie de ces femmes malheureuses qui ne s'en remettaient jamais.

Laissant donc la française venir se blottir contre lui, le brun lâcha un léger soupir, à la fois désolé et las. Combien de temps est-ce que ça allait durer ? Combien de temps allaient-ils se torturer en refusant encore d'admettre que tout ce qu'ils voulaient c'était d'être heureux tous les deux ? Aussi, lorsque la jeune femme termina le sujet en affirmant qu'elle ne le méritait pas, l'échevelé ne put retenir un sourire amèrement amusé. Tiens, qu'est-ce qu'il disait.

- Et bien, répondit-il aussi gentil que taquin. Si nous sommes deux à le croire peut-être que ça veut dire qu'on se mérite mieux qu'on ne le pensait.

Souriant encore, le brun passa de nouveau une main sur ses paupières, se les malmenant plus longuement sans que, cette fois, ce geste passe tout à fait inaperçu à sa compagne qui se fit rapidement plus perplexe. Ne tardant pas à l'interroger alors qu'il se redressait pour commencer à manger.

- Non, non, ce n'est rien, affirma-t-il. Ça me pique un peu, j'ai trop frotté. Il y avait une tâche devant mes yeux ce matin quand on s'est réveillé qui va et vient sans partir. C'est comme si... poursuivit-il, plissant les paupières en essayant de définir plus précisément la forme qui lui harcelait les prunelles. Comme si j'avais l'oeil collé contre une bougie. C'est tout blanc et ça vire au rouge quand je ferme les paupières. C'est juste là, fit-il en indiquant son oeil du côté du soleil. Euh non... Attend, poursuivit-il, perturbé par l'ombre de sa main qui venait de couper la tâche en deux. C'est ici... là, affirma-t-il, mettant le doigt un peu plus bas avant de tourner la tête pour essayer d'y voir plus clair. Ah non, voilà, c'est là, fit-il encore, la tête désormais entièrement tournée vers le soleil. Enfin, ce n'est rien, assura-t-il, reportant leur attention sur leur repas. Ça va partir. Tu ferais mieux de manger pendant que c'est chaud, sinon je vais te voler ta part.

Et, sur ce, il s'empressa de dérober presque du premier coup l'une des crêpes de la pile trouble qui se trouvait au centre de la table, ne prenant même pas la peine de la couvrir de confiture pour en dévorer une bonne moitié.

- Hum, fit-il, l'air de se lécher les babines. Un problème ?

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MessageSujet: Re: Should I stay Should I go Hier à 1:36




Should I stay, should I go
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Un petit sourire revint sur les lèvres de la jeune femme alors que l'homme rit jaune, soufflant quelques secondes plus tard que s'ils y pensaient autant tous les deux, peut-être qu'au final cela voulait dire qu'ils se méritaient sans doutes l'un l'autre. Et puis, derrière cette logique implacable se trouvait le rappel qu'à quel point ce genre de phrases là pouvait être ridicule et totalement insensées... C'est vrai, il y avait de quoi rire.
Secouant doucement la tête, les lèvres étirées, Linda se tendit un peu plus pour atteindre le haut de la joue de son homme, y déposant une légère bise tranquille tandis qu'elle sentait enfin la pression descendre peu à peu.

- Tu as raison, lui concéda-t-elle en l'observant, l'air de le dévorer des yeux, c'est ridicule de se dire ça. Moi, en tant qu'Auror suprêmement géniale, mérite bien ta personne du brillant sorcier qui fait naitre l'admiration chez les uns et le respect chez les autres ! Et vice versa ! Et ne viens pas me dire que c'est faux ou ceci ou cela, parce que moi je te connais, et je sais que tu es l'homme le plus merveilleux que j'ai pu rencontrer.

Ses yeux retrouvèrent petit à petit cet éclat dont ils brillaient jusqu'alors, un peu de légèreté et de confiance maintenant que le sujet préoccupant de sa stérilité s'éloignait peu à peu. Et, comme pour accompagner sa dernière remarque, elle mit la main sur la joue de l'homme pour tourner son visage dans sa direction et ainsi, mieux lui voler un baiser comme si elle n'en n'avait pas encore eu assez depuis la veille.
Puis, elle se redressa lentement après une petite éternité encore passée contre lui, retrouvant lentement le courage de savourer cette journée que, de toutes façons, elle ne voulait pas gâcher pour autant. Ils pouvaient encore faire tant de choses, et une soirée comme ça, ce n'était pas mentir que de dire qu'elle n'en n'avait jamais vécu de pareille ! C'est pourquoi Linda refusa de se laisser abattre et, pour repartir du bon pied, avala une large gorgée de café non sans esquisser une grimace dont elle ne se rendit pas compte elle même. Par contre, ce dont elle se rendit compte, ce fut l'insistance avec laquelle Ludovic frottait ses yeux depuis le début de la journée, ou sa manière de plisser les yeux à chaque fois légèrement, comme si quelque chose le gênait ou l'éblouissait.

- Ca va tes yeux ? demanda-t-elle l'air désintéressée. Ils te font mal ?

Malheureusement, elle eut bien du mal à cacher son inquiétude quand bien même elle resta parfaitement calme maintenant qu'elle récupérait de ces petites montagnes russes émotionnelles. Est-ce que sa vue empirait ? Ou devrait-elle encore appeler Emmeline pour bénéficier de services d'un médicomage de confiance ?
A vrai dire, tout cela l'embêtait un peu... Toujours, tous ces visages connus, encore en appeler aux mêmes personnes... Elle aurait aimé pouvoir permettre à Ludovic de vivre comme ce jour là, comme la veille, au grand jour, sans potion, sans crainte. Elle le voyait bien, même sans elle il n'aurait aucune raison de mal vivre quelques balades en extérieur ou quelques rencontres anodines, il lui prouvait chaque jour à quel point il était plein de ressources ! Et à le voir ainsi, toujours chez elle, désormais sans Jon, à devoir voir chaque fois les mêmes visages... Elle craignait un peu que tout cela tourne à quelque chose de plus malsain pour Ludovic, alors si elle pouvait éviter d'appeler Emmeline elle ne s'en serait pas privé !
Mais la réponse qu'il lui donna coupa rapidement la brune dans son engloutissage de crêpe, lui faisant lentement déposer cette qu'elle avait entre les mains pour froncer les sourcils, dévisageant l'homme tandis qu'il tentait de lui montrer un emplacement qui ne cessait de changer de direction mais globalement... Etait-il réellement en train de lui montrer le soleil ?
Loin de la perplexité ou du dégoût, ce fut la confusion qui s'éveilla en Oswin ainsi qu'un espoir un peu fou qui illumina son regard songeur. Etait-ce possible que...? Instinctivement, Linda suivit du regard les mains de l'homme qui s'en allèrent saisir une crèpe avec une parfaite netteté avant que l'homme ne lui pose une question, presque désabusé alors que sa compagne elle sentait son coeur faire des bonds dans sa poitrine.

Ainsi, sans plus prévenir, Linda passa la main devant les yeux aveugles de son amant, comme lorsque l'on cherchait à attirer l'attention de quelqu'un, mais en s'arrêtant parfois devant ses orbites, ralentissant le rythme, changeant le sens du geste...

- Dis moi si tu vois des changements. fit Linda presque brusquement, avide de réponse. Le point bouge ? Y a ... autre chose sur tes yeux ? Il se passe quelque chose ?

Elle avait presque débité ces trois questions, tendue comme jamais tant la réponse à ces questions pouvait changer radicalement tout un tas de choses qu'elle ne croyait même plus possible ! Si c'était le cas, si elle avait raison cela voulait dire que...
Et oui. La réponse fut positive. Oh grand Dieu !

- Par Merlin Ludovic tu vois ! s'exclama la brune en sautant au cou de l'homme, sentant les larmes de joie lui monter aux yeux alors qu'elle n'y croyait pas. Tu vois ! répéta-t-elle éberluée en prenant le visage de l'homme entre ses mains pour mieux voir ces yeux soudain encore plus magnifiques qu'ils ne l'avaient jamais été. C'est fantastique ! Ca veut dire que... que... Tu vas peut-être pouvoir retrouver la vue ! Tu te rends compte ? Oh par tous les saints... Chaton c'est fantastique !


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