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The long way round

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Ludovic Descremps

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1517
CREDITS : (vava) permanentjoy (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi
ROLE PLAY : Lent à répondre, mais actif


MessageSujet: The long way round Lun 1 Jan 2018 - 3:15



The long way round
The long way round
Ecosse – Poudlard – 7 Juillet 1976

Plus que la rentrée, la fin d'année scolaire à Poudlard avait des airs de champ de bataille. Où que se posait le regard, dans chaque couloir et chaque salle du rez-de-chaussée, se trouvaient des enfants ; des têtes brunes, blondes, rousses, hautes, basses, à corps maigres ou grassouillets, plus ou moins maladroits et étourdis, qui se bousculaient pour être les premiers à sortir. Autant il pouvait être touchant de voir les premières années effectuer leurs premiers pas dans l'école avec leurs regards émerveillés, autant il pouvait être agaçant de voir au banquet de rentrée le manque de discipline croissant avec le niveau de scolarité, autant cette débâcle joyeuse avait quelque chose de tout à fait vexant, surtout pour un enseignant. On aurait dit que tous les bambins qui s’agglutinaient aux portes avaient si mal vécu leur année qu'ils cherchaient à s'enfuir par tous les moyens possibles, la limite à leurs fuites étant limitée par leur instinct de survie qui les empêchait de sauter par les fenêtre comme une horde de brebis affolées. A par ça, oui, lorsqu'on se trouvait enseignant à la fin de l'année, on se sentait parfois un peu comme un pestiféré. Enfin, sans compter le fait qu'à part égale les enseignants, qui avaient jadis été des élèves eux-aussi, auraient sans doute exprimé la même joie salvatrice et se seraient rués tout aussi vite vers la sortie s'ils n'avaient eut à faire la police magique.

Pour sa part, Ludovic n'en pouvait plus d'impatience. Il était triste, bien sûr, comme tout le monde, un petit pincement au coeur à l'idée de partir, bien que, sans doute, moins fort que celui qu'il avait ressenti lorsqu'il était réellement parti à sa cinquième année, mais il ne s'en souciait plus vraiment depuis longtemps. D'autant plus qu'il savait exactement par quel moyen il pourrait soulager définitivement cette petite et pernicieuse mélancolie. Hélas pour lui, son remède devait attendre. Comme tout enseignant, il avait été recruté pour surveiller les enfants galopants, chargé en particulier de montrer la route aux premières années qu'il surplombait sans mal de plusieurs tête de long et qui se prenaient dans ses jambes toutes les dix secondes.

— On ne cours pas dans les couloirs ! s'époumonait-il depuis au moins deux bonnes heures. On ne cours pas... Parkinson ! Lâchez votre voisin ou je vous attache à l'arrière du train.

L'échevelé n'eut même pas le temps de s'approcher des deux jeunes garçons qui commençaient à se battre qu'une masse lui saisit les jambes par surprise pour le serrer de toute la force possible des deux petits bras de son propriétaire. Il n'eut même pas le temps de voir d'où venait cette étreinte soudaine qu'une petite sorcière timide détallait à pleine vitesse, laissant tout juste voir le bout d'une petite écharpe bleue et argent à moitié mangée par une crinière d'un blond mêlé de brun bien familier qui lui tira un sourire charmant.

— Bonne vacances Belladonna,
lança-t-il à la petite fille qui s'était déjà complétement évanouie dans la foule.

Une petite éclaircie de douceur au travers d'un grand brouahah dans lequel le français fut bien obligé de replonger lorsqu'une petite moqueuse s'éleva dans les rangs à son sujet.

— Ce n'est pas parce que je ne peux plus vous coller que je ne le ferais pas l'année prochaine, menaça le sorcier avec le sourcil sévère et l'air faussement contrarié.

Il s'en sortait bien par rapport à d'autres enseignants, beaucoup d'élèves avaient apprécié ses cours et, par conséquent, l'avaient un peu apprécié lui-même, assez pour qu'il ne soit pas victime de trop nombreuses plaisanteries. Contre toute attente, il avait une assez bonne côte, même si le bilan était assez mitigé du côté des bons élèves qui avaient fort peu appréciés ses absences répétées. Cependant, ce qui semblait avoir surtout plu était son, apparemment, incroyable réputation auprès des femmes et sa vie sentimentale des plus tumultueuses. Une source de ragots inépuisables qui avait lancé bien des bruits de couloirs. Mais qu'importait au fond qu'il plaise ou non, du moment que les jeunes gens avaient passé un bon moment.

Sa garnison de petites jambes pépiantes avançait bien, mais à mesure que le temps passait le brun sentait qu'il n'aurait pas le temps de faire tout ce qu'il avait à préparer pour cette fin d'année. Par chance, il tomba, au détour d'un couloir, sur une victime idéale à qui passer le relais :

— Jon, tu peux les emmener aux calèches s'il te plait ? Je dois faire quelque chose avant de partir je n'en ai pas pour longtemps.

Il n'attendit même pas de savoir si son vieil ami était d'accord pour l'abandonner avec la ribambelle d'apprentis sorciers surexcités dans les jambes et foncer plutôt, à contre-courant, vers les couloirs déserts. A charge de revanches. Plus le maigrichon s'éloignait de la porte principale plus les couloirs se désertifiaient, lui donnant bientôt assez d'espace pour courir vers une porte un peu à l'écart, manquant de percuter ou renverser quelques retardataires partant en direction opposée. Qu'elle maudite idée de loger au rez-de-chaussée ! Au moins, le maigrichon arriva-t-il assez vite où il le voulait. S'arrêtant, un peu essoufflé, devant la porte d'Oswin à laquelle il frappa quelques coups précipités. Faites qu'elle y soit, faites qu'elle y soit... Depuis que les cours étaient finis et la mission de l'Auror par la même occasion, elle n'avait plus à s'occuper des élèves comme la surveillante qu'elle avait taché être durant l'année. Plus de McGonagall pour lui tomber sur le dos à la moindre incartade, plus de professeurs autoritaires pour lui dire de faire leur travail à leur place. Ludovic s'était bien amusé à voir certains de ses confrères totalement déconfis lorsque la directrice adjointe leur avait annoncé la véritable raison de la présence de la jeune femme dans les couloirs et, depuis, plus un seul n'avait osé lui demander quoi que ce soit. L'Auror avait arrêté son mangemort, le poste de professeur de défense contre les forces du mal était à nouveau vacant, tout était rentré dans l'ordre. Mais c'était sans compter l'affreuse écossaise à moustache pour qui tout adulte responsable aurait pu être source d'esclavagisme.

Ludovic frappa de nouveau, plusieurs coups d'autant plus rapides qu'il n'avait pas vraiment attendu pour les donner, se retenant tout juste d'ouvrir la porte sans y avoir été invité.

— Oswin vous êtes là ?

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Linda Oswin

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 500
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AVATAR : Gemma Arterton
PSEUDO : Linda Oswin
AGE : Trente-six ans
SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
ANCIENNE MAISON : Elle a fait des études avec un professeur Particulier
SITUATION : En couple avec Ludovic Descremps
IDÉOLOGIE : Contre les mouvements extremistes
MÉTIER : Directrice des Auror


MessageSujet: Re: The long way round Mar 2 Jan 2018 - 22:42




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

La fin d'année scolaire était une période tout à fait agitée à Poudlard, tant pour les élèves que pour les membres du corps enseignant. Les examens approchaient, puis arrivaient, il fallait organiser les copies, surveiller les salles de classe, éviter la triche et les plumes enchantées, corriger les copies puis tout remballer et préparer les vacances. Poudlard durant l'été était absolument désert. Comme bien des établissement, pour éviter vols dégradations et tout simplement que tout cela prenne la poussière tous les meubles étaient rangés pendant que les élèves faisaient leurs valises. Evidemment, les professeurs les plus appréciés avaient droit à leur tournée d'adieu, à leurs photos et à leur pyjama party à chanter avec des deuxièmes années. On entendait souvent les rires s'élever de certaines chambres ou autres lieux réquisitionnés pour l'occasion tandis que d'autres tachaient de garder le calme et de contenir tout le monde à l'intérieur malgré la joie communicatrice de la fin d'année.
Oh oui, les professeurs avaient fort à faire, et nuls doutes que les surveillants et concierges s'en mordaient les doigts. Mais Linda n'était pas surveillante de Poudlard.
Ou du moins, elle ne l'était plus.

Il y a quelques jours de cela alors que le dernier examen venait de commencer pour les classes les plus avancées, Linda Oswin avait retrouvé en bas de Poudlard une équipe d'Aurors venus pour l'occasion. Elle les avait mené d'un pas sûr et le regard dur à travers les couloirs de Poudlard alors que plus personne ne s'y trouvait vers la chambre d'un enseignant qui, lui, ne surveillait rien et n'était pas occupé. La porte avait volé en éclat, vilaine tradition Auror -à vrai dire chacun tenait ses comptes faisait des concours de cela-, des cris avaient fusés mais aucuns sorts. La scène fut trop rapide, l'homme fut démasqué, emmené, son appartement rapidement examiné de fond en comble avec les autorisations nécessaires ce qui permit rapidement de découvrir deux ou trois nouveaux noms Mangemorts, et plus tard, quelques autres élèves de Poudlard en conversion extrémiste. Au total, ce furent douze personnes qui furent arrêtées en quelques jours, mais Linda ne se faisait pas d'illusions : ça serait une chance s'il ne serait-ce que trois d'entre elles étaient réellement condamnées.

Autrement dit, une mission rondement menée mais qui se terminait dans un étrange goût doux-amer, et pas seulement à cause du nombre de condamnations qui s'en suivraient.
Linda Oswin avait, ce jour là, jeté son rôle de surveillante pour reprendre le seul qu'elle avait réellement jamais eu, une Auror qui n'avait rien à faire dans une école pour jeune sorciers. Au grand dam de McGonagall, elle refusa d'aider aux tâches du manoir en pretextant des affaires urgentes au ministère, allant et venant sans cesse entre Londres et Poudlard ce qui nourrit bien vite les bruits de couloir : mais où la surveillante était-elle passé ? Quelques rumeurs étranges naquirent sur son dos, comme quoi c'était elle même une Mangemort qui s'était faite capturée avec les autres professeurs absents, que finalement le Vampire s'était enfui, effrayé par les Aurors qui avaient trainé quelques temps dans les couloirs. Mais certains, ceux qui la virent réellement rejoindre sa chambre ou la salle du Directeur le pas hâtif, virent aussi son regard perdu, pensif, peut-être un peu triste. Et eux n'en parlèrent pas.

Ce jour là, Linda était revenue une énième fois pour faire face encore et encore à ces cartons et ces valises qu'elle n'arrivait pas à remplir correctement. Oh, elle avançait, il ne se passait pas une minute où elle était inactive, mais elle avait l'esprit ailleurs et commençait et recommençait ses rangements en grinçant des dents comme s'ils n'étaient jamais assez bien pour elle. Depuis le début de la semaine, plus de la moitié de ses affaires étaient déjà rentrées chez elle, un petit appartement miteux qu'elle louait pour le moment, et il ne restait à vrai dire pas grand chose mais tout cela lui paraissait sans fin.
Et si seulement...
Assise immobile sur le rebord de la fenêtre, l'Auror avait les mains posées sur les cuisses et regardait le regard vide ses cartons lui faire face, observant sans les voir les particules voler dans l'air alors qu'un profond sentiment de vide l'avait prise. Elle n'était pas triste. C'était faux. Mais elle n'était pas bien. Cela faisait déjà longtemps sans doutes qu'elle observait ainsi, profitant du soleil de Juin dans son dos, de l'air et du vent qui balayaient doucement ses cheveux de sa fenêtre enfin ouverte, elle qui était restée fermée par pure paranoia depuis le début de l'année. La chambre était vide, il ne restait plus rien si ce n'était la poussière et les cartons en plein milieu. Et c'était un étrange sentiment, comme si vous vous rendiez compte que cette salle qui fut votre chez-vous durant tout ce temps vous était soudainement inconnu. Comme si vous faisiez face à quelqu'un au même visage, aux mêmes traits, mais qui n'avait plus aucun souvenir de vous. C'était un sentiment... De douce impuissance, de vide, où l'on se disait que ça n'avait aucun sens et que tout fini et recommence sans cesse... Dans une danse sans fin.

Elle ferma les yeux, sentait l'air sur sa peau doucement caressée par sa chemise légère face à l'été tout juste arrivé, prit une profonde et lente inspiration. Elle entendait les rires au lointain, le bruissement des feuilles, l'humidité de l'air et du sol qui la faisaient doucement frissonner... Avait-elle seulement déjà remarqué tout cela avant ?
Et alors qu'elle se détendait, toujours remplie de cet étrange vide ni mauvais ni bon, des coups frappèrent à sa porte bien vite suivis d'une voix qui l'appelait, elle.

- Ludovic ?

Sans se presser, même plutôt avec une grâce qu'on ne lui connaissait pas, elle se releva de la fenêtre afin d'aller ouvrir la porte à son invité inattendu qui semblait étonnamment de bonne humeur.

- Qu'est-ce que vous faites là ? Vous avez oublié quelque chose ? Vous ne deviez pas prendre le train ?


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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: The long way round Mer 3 Jan 2018 - 0:06



The long way round
The long way round
Ecosse – Poudlard – 7 Juillet 1976

La main déjà prête à essayer la poignée, Ludovic sursauta presque en voyant la porte s'ouvrir, laissant apparaitre une silhouette désormais plus que familière. Perdu dans son enthousiasme, l'échevelé ne parvint pas à retenir un petit coup d'oeil bref, mais plutôt indélicat à la jeune femme face à lui, la détaillant de la tête aux pieds avant de sursauter bel et bien, quoique légèrement, gêné, pour relever la tête et s'appuyer contre le mur comme mu par une irrésistible envie de retourner dans le couloir, non pas pour s'enfuir à toute jambe, mais comme s'il ne pouvait retenir une envie de sautiller dans tous les sens. Elle était là, il était en retard, qu'attendre et que demander de plus ? Mais alors que la jeune femme lui demandait ce qu'il venait faire là et que, dans sa tête, défilait déjà à toute allure le long discours qu'il s'était répété en chemin, un petit détail lui fit brusquement perdre le sourire et retomber sur terre pour un visage plus soucieux.

— Vous allez bien ? s'enquit-il, aussitôt, ayant comme oublié ce pour quoi il était venu.

Oui, apparemment elle allait bien. Mais si le legilimen savait que cette affirmation n'était pas complétement vraie, il s'en accommoda pourtant bien facilement, trop en retard et excité pour se concentrer sur ces petits détails. Elle avait l'air... morose presque, perturbée par quelque chose, il le sentait autant qu'il le voyait, mais qu'importait en soit ? C'était sans doute un de ces nombreux vagues à l'âme féminin qu'il ne comprendrait jamais, ce qu'il avait à lui dire suffirait peut-être à lui changer les idées, et quand bien même la cause de la mine de l'Auror aurait été plus grave, il aurait bien le temps de lui demander ce qui se passait vraiment. En fait non... il n'avait pas le temps !

— Euh, je... reprit le brun en coulant un coup d'oeil dans la chambre de la brune pour vérifier qu'il n'avait interrompu personne d'autre que la propriétaire. J'espère que je ne vous dérange pas. Je n'ai pas trop de temps, mais je voulais vous voir, parce que... commença-t-il avant de se reprendre pour adopter un ton tout de suite plus taquin. Enfin ! C'est la fin de l'année, je ne pouvais pas partir sans vous faire une dernière petite visite surprise.

Ludovic sourit un instant à sa petite plaisanterie, trépignant d'un pied sur l'autre sans parvenir à tenir en place, pourtant appuyé de tout son long contre le mur comme s'il avait l'intention de se transformer en pilier ornemental. Souriant encore à la jeune femme. Il était venu pour quoi déjà ? Ah oui !

— Euh, en fait je... reprit-il en se redressant légèrement pour retrouver un peu de contenance. Je voulais vous demander... et le revoilà vautré, si ça vous dirait de venir passer quelques jours avec moi à Paris cet été. Enfin, se corrigea le brun, vous m'avez dit un jour que vous n'aviez jamais été à Paris et, comme c'est les vacances et que je n'ai pas grand chose de prévu, je me suis dis que, peut-être, j'aurais pu... — Vous inviter ? Vous emmener ? Vous enlever ? — Vous faire visiter la ville cet été. Oui, c'était mieux. Je suis chez ma famille dans une maison en centre-ville et, honnêtement, c'est le point de chute idéal pour le tourisme. Vous auriez l'occasion de revoir mon père et ma mère rêverait de vous rencontrer, sans compter qu'elle cuisine à merveille et qu'on dispose d'une très bonne chambre d'amis. Et ça vous donnerait l'occasion de voir... euh, la tour Eiffel, les ponts... Enfin, je pourrais vous emmener où vous vous voudrez. Si vous voulez. Nouveau sourire, que dire ? Euh, si ça vous dérange que mes parents soient là, que vous voulez être tranquille ou quoi que ce soit, je pourrais peut-être négocier pour qu'ils me laisse la maison quelques semaines ou bien, si c'est moi qui vous dérange je pourrais vous conseiller quelques bonnes adresses, mais j'aimerais beaucoup... que... vous... veniez... chez moi... cet été. Ça vous dirait ?

Il y était arrivé, cela avait été plutôt laborieux, mais son invitation lui avait semblé plutôt claire. Ce n'était pas très compliqué à comprendre en même temps, mais à dire ; quel calvaire ! Ne sachant désormais plus quoi ajouter sans passer pour un agent touristique, l'échevelé s'efforça de se taire, affichant un air tout à fait adorable à l'Auror alors qu'il était complétement pendu à ses lèvres en attente de sa réponse. Oui ? Non ? S'il vous plait ?

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MessageSujet: Re: The long way round Mer 3 Jan 2018 - 1:55




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

- Heu... oui, oui je vais bien. balbutia la brune, légèrement surprise par la rapidité qu'avait l'autre en lui relançant cette question presque immédiatement après qu'elle l'eut salué.

La tornade Descremps venait d'arriver une nouvelle fois comme il l'avait déjà tant fait par le passé, la surprenant aux moments les moins prévisibles pour l'emporter dans son sillage quoi qu'il advienne. Elle avait beau résister, elle finissait toujours par subir l'influence terriblement inévitable de son compère, et c'est d'ailleurs pourquoi au fil des mois elle avait bien appris à ne pas chercher à se buter ainsi, ne pas faire la tête et simplement se laisser aller, se laisser prendre par le courant et voir où cela menait. Et si jamais cela dégénérait, c'était du centre de la tempête qu'on pouvait tout arrêter, pas vrai ?
Et si Ludovic paru s'inquiéter une fraction de seconde à peine, ce fut sans compter son énergie débordante qu'il semblait, ce jour là, ne plus pouvoir retenir. C'était à peine s'il ne courait pas partout les bras appelant à elle ne savait quelle divinité de la pluie simplement pour s'amuser des réactions des gens ! En attendant, l'homme avait reprit la parole, parlant à une vitesse qu'elle ne lui connaissait pas et qui la laissait tout simplement sans voix : elle n'arrivait pas à suivre le moins du monde. Les yeux ronds comme des billes, elle papillona du regard quelques secondes, fronçant légèrement les sourcils alors qu'elle tâchait de distinguer quelques mots dans tout ce charabia que son cerveau détendu peinait à enregistrer.
De quoi ?
Fort heureusement, les derniers mots que l'homme sembla prononcer partirent sur un ton déjà plus compréhensible mais cela n'enlèva en rien la confusion de l'Auror. Aller à Paris ? Avec lui ? Non.
Non c'était... C'était tentant certes, mais elle avait des choses à faire, son travail, et puis là il allait y avoir toutes les démarches pour le jugement voir même simplement l'enquête à propos des arrêtés, elle allait sûrement devoir comparaître et elle n'avait aucune idée de la date, quant à l’achat de son appartement qu'elle avait prévu elle...

- Oui. Quoi ? Non ! Elle avait du travail devant elle, des réunions à... Oui, pourquoi pas ? rajouta-t-elle avec un sourire hésitant qui étira discrètement ses lèvres.

Elle allait sans doutes devoir faire un rapport oral à son supérieur ainsi qu'aux autres bien placés du service, leur proposer ses solutions savamment élaborées pour améliorer la sécurité de l'école ainsi que tous les autres problèmes possibles qu'elle avait identifié avant que ces propositions ne se fassent examinées et jugées par...

- Ca me ferait extrêmement plaisir... ! rajouta-t-elle avec douceur, amusée par l'expression de l'autre qui pétillait de joie. Enfin, si vous avez l'intention de m'expliquer tout ça en détail
autant ne pas le faire sur le pallier. Venez, rentrez.


Elle croisa les bras sous sa poitrine en ouvrant un peu plus sa porte qu'elle n'avait pas entièrement ouvert jusque là, passant son regard sur la chambre désespérément vide qui la laissait avec ce si étrange sentiment.

- Je m'excuse pour le rangement, j'étais en plein cartons.

Mais sans plus se préoccuper du brun, elle se dirigea à nouveau vers le rebord de sa fenêtre sur lequel elle s'appuya, prenant à nouveau une profonde inspiration de cet air mi-frais mi-chaud qui s'échappait de la fenêtre, tâchant de retrouver toutes ces petites sensations mais elle dut bien vite se rendre à l'évidence qu'elle avait perdu sa concentration si c'était bien de cela dont elle parlait.
Qu'à cela ne tienne, loin de se laisser abattre par ce détail elle tourna son regard vers l'autre qui avait déjà recommencé à parler, lui tirant ce petit sourire amusé alors qu'elle lui prêta à nouveau une oreille attentive.


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MessageSujet: Re: The long way round Jeu 4 Jan 2018 - 23:24



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Ecosse – Poudlard – 7 Juillet 1976

Cramponné à la porte, fixant la jeune femme d'une façon très insistante voir un peu suppliante, l'échevelé attendait, guettait même, sa réponse avec une toute enfantine avidité. "Dis oui, dis oui, dis oui" criait presque son fort intérieur tandis que son visage lui, par chance, avait appris avec le temps à conserver un peu de consistance. Aussi, lorsque la brune lâcha enfin son petit "oui" le visage du sorcier s'éclaira avec une intensité alarmante couplé d'un sourire on ne pouvait plus ravi. Elle avait accepté, désormais elle ne pouvait pas se défiler. Enchanté d'être parvenu à ce qu'il voulait — En aussi peu de temps qui plus est, mais en même temps il ne doutait pas une seconde qu'elle aurait dit oui tout de suite — L'échevelé trépignait déjà d'impatience, remuant encore plus qu'auparavant. Appuyé contre la porte, écarté de la porte, le poids porté sur le pied droit, sur le pied gauche... comme une petite danse de la victoire, comme pour compenser le fait qu'il ne pouvait pas tellement sautiller de joie dans le couloir. Elle avait dit oui, donc il allait la revoir.

S'apprêtant déjà à expliquer tous les détails de son extraordinaire plan de vacances, Ludovic se fit prendre de court par la française qui l'invita à entrer pour tout lui expliquer au calme.

— C'est que, je... commença-t-il, songeant à son train, à ses valises, à ces élèves qui l'attendaient pour partir.

Et puis, après tout, pourquoi pas.
Haussant légèrement une épaule, l'échevelé n'insista donc pas davantage avant de suivre la jeune femme dans sa chambre désormais incroyablement vide. Plus de vêtements, plus d'armes trainant sur les meubles... cela avait quelque chose d'assez réconfortant, mais le maigrichon n'y prêta pas beaucoup attention. Toutes les salles du château ressemblaient à celle de l'Auror désormais, tout ce qu'il y voyait, c'était qu'il allait bientôt s'élancer dans un nouveau et imminent voyage.

— Il n'y a pas de mal, assura-t-il donc, en ce qui concernait le rangement de la jeune femme, la regardant s'installer sur le rebord de sa fenêtre. Ma chambre n'a pas meilleure visage. Pour ce qui est des détails, enchaina-t-il plutôt, ce sera à votre préférence. Je devrais passer les... deux premières semaines des vacances avec certains de mes amis et peut-être les deux dernières semaines à la rentrée, mais quel que soit le moment où vous voudrez venir ou bien quand vous serez disponible, je pourrais faire en sorte de me libérer pour venir vous accueillir. Vous pourrez rester autant que vous voulez, deux semaines, au moins une si vous voulez visiter plusieurs choses, sinon c'est un véritable calvaire de faire le tour de la ville en trop peu de temps. Rien que pour parcourir le centre ville vous en avez pour une bonne journée de marche. Non, vraiment, c'est quand vous voulez, de toute façon mes proches sont au courant. Essayez seulement de me prévenir un peu en avance. Vous n'aurez qu'à m'écrire une lettre adressée à euh... oh, vous la mettez au nom de Jacques Descremps, tous les hiboux connaissent et les postiers compléteront. Il y a des endroits en particulier que vous aimeriez visiter ?

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MessageSujet: Re: The long way round Ven 5 Jan 2018 - 0:34




The long way round
Ludovic Descremps x
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L'autre contenait difficilement sa joie qui transparaissant tant sur son visage que dans sa voix ou son attitude, et pour un peu, elle aurait presque juré le voir sautiller pour rentrer dans sa chambre et venir s'assoir sur le lit en faisant parfaitement comme chez lui. Au moins, cette attitude avait l'avantage de tirer un sourire plus franc à la jeune femme qui s'amusa de le voir aussi surexcité. D'ailleurs, est-ce qu'elle l'avait déjà vu aussi en joie ? Peut-être, peut-être pas, peut-être lors de ces fois où il trépignait d'impatience à lui faire découvrir elle ne savait quelle chose étrange et dangereuse mais tout simplement passionnante... Non ?

Quoi qu'il en fut, elle donna bien vite une oreille attentive à l'homme qui recommença à parler, donnant ainsi plus de détails quant à la préparation qu'il faudrait faire afin de pouvoir venir chez lui séjourner à Paris, et elle se força à garder le regard sur le pur Serdaigle quand bien même tout chez elle semblait réclamer de jeter encore un peu un oeil dehors, vers l'extérieur qui lui semblait plus beau que jamais.
Il venait à peine de lui donner les dates sur lesquelles il était occupé qu'il ajoutait déjà pouvoir tout suspendre si elle préférait venir dans ces eaux là mais qu'il suffirait de le prévenir afin qu'il organise tout ça, une petite attention qui toucha la brune qui baissa légèrement le regard, toujours souriante. Il était prêt à tout arrêter pour simplement être disponible quand elle le serait, cela avait quelque chose... De ridicule. Oui, ridicule, c'était certain, mais c'était aussi terriblement attentionné. Et cette dernière idée qui doucement rire intérieurement l'Auror.

Ces derniers mois avaient été particulièrement difficiles, avec le départ de Ludovic, son retour, les cours d'ancienne magie... En y repensant, elle était déjà épuisée comme si elle avait couru un marathon. Sans doutes était-ce bêtement la conséquence de se remettre à cotoyer les gens plus que pour une nuit, et même aujourd'hui elle n'était pas sûre que tout ça vaille le coup. Tant d'effets yoyo c'était à en perdre la tête...
Mais après tout, pourquoi pas ?
Elle leva ainsi un regard plus amusé vers l'homme qui venait de lui demander si elle voulait visiter un endroit en particulier, et après une seconde de réflexion elle répondit, encore plongée dans ses pensées :

- Hum... Oui, peut-être que j'ai bien une petite idée. Evidemment, j'aimerais un peu découvrir la ville et tout ce qu'il y a autour, mais je me disais aussi que, peut-être... Peut-être qu'on pourrait aller au cimetière sorcier de Paris, là où reposent mes parents. Elle s'humecta nerveusement les lèvres, tendue, espérant de tout coeur ne pas trop avoir cassé l'humeur de l'homme avant de reprendre presque paniquée. Oh je vous en prie ne me dites pas que j'ai jeté un froid ! s'amusa-t-elle nerveusement. J'ai bien sûr envie de voir tout le reste, les théâtres, les monuments, les serres Sorcières, mais c'est juste que c'est quelque chose qui me trotte en tête depuis un moment et ça serait... Elle s'éclaircit la voix, gênée et espérant vraiment, mais vraiment vraiment, ne pas avoir coupé le français dans son élan. Et puis j'aimerais bien faire un tour au ministère français mais je ne sais pas si c'est possible.

Elle resta songeuse un instant, se rappelant cette fois où elle avait entendu que là bas, dans les bureaux des Aurors, se trouvait un mur avec les portraits de tous ceux tombés au combat. Et puis, peut-être pourrait-elle retrouver les bureaux qu'ils avaient cotoyés ? Peut-être même se rappeler de souvenirs qu'elle avait oublié avec le temps ?

- Et vous, Monsieur le Professeur, reprit-elle un peu plus taquine, le sourire aux lèvres, vous avez des idées de petites choses à montrer à une touriste ?

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MessageSujet: Re: The long way round Ven 5 Jan 2018 - 14:01



The long way round
The long way round
Ecosse – Poudlard – 7 Juillet 1976

La première envie de la jeune femme étonna un peu l'échevelé. D'habitude, lorsque l'on pensait à Paris, ce n'était sûrement pas à son cimetière que l'on pensait, cependant, la française s'expliqua bientôt et son choix paru bien plus justifié. Aller voir ses parents ? Bien sûr, le sorcier sourit légèrement, songeant que cela serait sans doute une très bonne idée. Il faudrait qu'il aille voir où se trouvaient les tombes, voir également s'il pouvait trouver un moyen que cette visite ne soit pas trop triste ou nostalgique, qu'elle ne laisse pas sa future invitée sur une touche trop pessimiste. Il trouverait, il était confiant, Paris était une ville gorgée de magie et, quand bien même son cimetière en aurait été épargné, si les parents d'Oswin se trouvaient au Père Lachaise, il resterait une certaine beauté à voir qui saurait bien sécher quelques larmes.

— Pas du tout, assura l'échevelé, parlant presque en même temps que son ancienne collègue alors que cette dernière s'inquiétait d'avoir jeté un froid sur la conversation.

Non, au contraire, l'idée lui semblait charmante, pleine de sens, à tel point qu'il regrettait presque de ne pas y avoir songé tout seul. Toutefois, déjà la française ajoutait une nouvelle destination pour le moins étonnante. Le ministère ? Pourquoi donc ? Quel intérêt d'aller dans un centre administratif remplit de gratte-parchemins et de vieux snobs ? Sans doute une passion commune à tous ceux qui travaillaient dans un ministère. L'idée l'enchantait déjà moins, le ministère était un endroit où on ne pouvait jamais être tranquille et il leur serait sans doute impossible de visiter tous les bureaux si la jeune femme le voulait. Le grand hall à la limite, mais ce n'était pas des plus intéressant. Peut-être aurait-il dut la laisser y aller avec son père, avec Descremps sénior, aucune porte ne lui serait fermé, mais s'il faisait ça il perdait une petite occasion de passer un peu de temps avec elle, ce qui était tout de même l'objectif lorsqu'on invitait quelqu'un pour les vacances. Peut-être auraient-ils pu visiter tous les trois ? Lui, elle, son père ? Tous les trois dans les mêmes pièces et le même bâtiment pour une journée au moins ? Rien que l'idée avait de quoi le faire frissonner d'angoisse. Qu'est-ce que son père allait bien pouvoir inventer pour leur gâcher la journée ? Et lui-même, est-ce qu'il n'allait pas s'ennuyer comme un veracrasse mort ?

Les cellules grises du Serdaigle carburaient à plein régime, cherchant une solution à ces innombrables problèmes sans se rendre compte que la française avait terminé sa petite liste de lieux incontournables, avant qu'il ne soit tiré de ses réflexions par une nouvelle question. Lui ? Ce qu'il avait de prévu ? Le français afficha un sourire bien plus malicieux, rejoignant la jeune femme pour s'appuyer contre la fenêtre à un ou deux pas d'elle.

— Ah ça, fit-il d'un ton entendu, vous verrez bien. J'ai déjà prévu quelques petites destinations intéressantes, j'espère que ça vous plaira. Rien de très... grandiloquent, seulement quelques lieux que j'apprécie particulièrement. Je vais voir aussi si je peux trouver des endroits qui vous plairaient et auxquels je n'ai pas pensé, mais si vous voulez aller au théâtre, à des expositions ou que sais-je, je pourrais vous envoyer les programmations pour que vous choisissiez ce qui vous plait, je ferais les réservations. Tout pour vous servir, assura-t-il avec un charmant sourire qu'il étira un peu lors d'un bref silence. Je pense que ça pourrais être des vacances très agréables, assura-t-il, d'une voix plus distraite, si on fait en sorte de ne pas se taper dessus ça pourrais être bien, j'ai hâte.

Toujours aussi pensif, le maigrichon resta un instant encore appuyé contre le rebord de la fenêtre, songeur, le regard dans le vague, avant de taper légèrement la pierre qui le soutenait du plat de la main.

— Bien, je devrais sans doute y aller. Le train qui attend, les valises à faire... expliqua-t-il. Vous avez promis, avertit-il soudain en pointant la jeune femme de l'index avec un sourcil de mise en garde, vous avez dit oui donc ne vous avisez pas de me poser un lapin. Je vous verrais cet été quoi qu'il arrive, quitte à venir vous chercher moi-même à votre bureau du ministère. J'attendrais votre lettre, fit-il encore, moins taquin et plus souriant alors qu'il reculait déjà vers la porte. N'oubliez pas. Notez-le quelque part, écrivez-le sur votre bras, lancez-vous un sort d'alarme ou je ne sais quoi, mais je veux recevoir une lettre je vous préviens, fit-il encore, s'éloignant toujours en direction de la porte, disparaissant dans le couloir. Ah euh, fit-il brusquement, réapparaissant soudain dans l'encadrement. Je ne vous ai pas dit au-revoir, fit-il remarquer, comme pour demander à la jeune femme si ce petit détail était important.

Important ou non, le français retourna dans la salle, revenant prêt de l'Auror d'un rythme plus mesuré et sage alors que ses yeux restaient rivés sur le sol.

— Vous savez,
commença-t-il, son sourire perdu pour un sérieux plus hésitant, je voulais vous dire que... cette année a été un véritable plaisir à vivre, en bonne partie grâce à vous. Pas tous les jours bien sûr, railla-t-il lui-même, il y a eut des moments où... bon sang, soupira-t-il, ne trouvant pas les mots pour expliquer à quel point la jeune femme pouvait lui sortir par les yeux parfois. Enfin, vous voyez, nouveau léger sourire. J'ai vraiment... poursuivit-il en cherchant encore ses mots au sol. Vraiment apprécié vous donner des cours de magie et ces moments qu'on a eut... hors de l'école, fit-il, songeant à leurs petites soirées ensemble et au livre ensorcelé dans lequel ils avaient été piégé. Quand je suis arrivé cette année... c'était la première fois depuis une éternité que je reprenait un travail vraiment stable avec un emploi du temps aussi régulier et des collègues fixes et... je dois dire que je craignais un peu de ne pas réussir à m'acclimater. Tout le monde ici est si... professeur. Si professionnel. Je craignais un peu que tout le monde ne parle que de travail et d'élèves que je n'arrive pas vraiment à avoir de bons moments, mais vous... hésita-t-il encore. Vous avez eut l'air de tellement prendre plaisir à tout ce que je pouvais dire que... je ne sais pas, ça m'a permis de... de parler d'autre chose, de me changer les idées... de faire plus que simplement donner des cours et ça... je n'aurais pas pu espérer mieux. Léger sourire, alors qu'il parvenait enfin à lever les yeux sur la brune, n'y trouvant toujours pas vraiment ce qu'il voulait lui dire. C'était vraiment un plaisir, je ne sais pas ce que j'aurais fait si vous n'aviez pas été là, enfin, je dois dire que je n'ai pas vraiment envie de le savoir, plaisanta-t-il brièvement. Et je... hum... c'est vraiment... dommage que vous ne reveniez pas l'an prochain, j'aurais bien aimé... Qu'on puisse se voir un peu plus longtemps. Plus souvent que... ce qu'on va sans doute finir par faire. Et je... fit-il, passant nerveusement son poids d'un pied sur l'autre. Que dire de plus ? Que dire ? Vous ne voudriez pas venir avec moi ? demanda-t-il soudain, retrouvant en un instant l'excitation qu'il avait eut tantôt. Prendre le train avec moi et Jon et Rian qu'on puisse au moins discuter le temps du trajet ? Si vous n'avez pas le temps, enfin, si vous avez encore des choses à faire ici je vous raménerais plus tard, en transplanant. Mais vous pourriez... venir avec moi... encore une fois.

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MessageSujet: Re: The long way round Sam 6 Jan 2018 - 2:00




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Etonamment, et fort heureusement pour la jeune femme, son idée de visite ne parut pas tant griser la mine du français qui, bien au contraire, se mit à lui sourire plus rayonnant encore. Evidemment il eut une petite seconde d'hésitation et de surprise lorsque l'Auror avoua vouloir passer au cimetière, c'était compréhensible après tout, le lien n'était pas évident et de la part d'une pure inculte de la capitale Française on aurait pu s'attendre à autre chose, mais Ludovic le prit bien contre toute attente, semblant même plutôt partant et, pour un peu, Linda aurait presque pu deviner les pensées bouillonnantes dans cette boite crânienne qu'elle finissait par bien connaître. Elle sourit doucement, baissant légèrement la tête, attendrie. Mais elle espérait simplement qu'il ne compliquerait pas trop les choses. Pas de grandes pompes, pas de plans tordus pour rendre la chose plus fabuleuse ou meilleure qu'elle ne l'était. Elle espérait seulement pouvoir se recueillir en paix, prendre le temps qu'il faudrait.
Enfin, elle verrait cela en temps voulus.

Alors, Linda demanda si, lui aussi, avait prévu quelques petites distractions lors de ces hypothétiques vacances, et il paru plutôt mystérieux alors qu'il laissait entendre que oui en venant à ses côtés, ajoutant qu'il s'agirait surtout de quelques lieux qu'il appréciait particulièrement, rien d'excitant selon lui. Mais c'était bien tout l'inverse pour l'ancienne Surveillante.
Il proposa de plus de lui envoyer quelques programmes de théâtre voir tout ce qu'elle voulait avant de s'assurer à son service... Quel charmant gentleman que voilà ! Cette petite phrase tira une lueur plus amusée du regard de la jeune femme chez qui le sourire s'accorda bien vite. En même temps, qui pouvait se vanter d'avoir Ludovic Descremps à son service ? Pas grand monde, de quoi être d'autant plus flattée ! Mais... Oui. Il avait raison. Ce pouvait peut-être être en effet de bonnes vacances...
Perdue dans ses pensées, cette petite mais déterminée idée commença à s'immiscer dans son esprit : et pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Hein ? Pourquoi pas ?

Elle allait reprendre la parole quand l'autre la devança, rappelant ses horaires serrés et le train qui l'attendait ainsi que toutes ses affaires, de quoi refroidir légèrement l'Auror qui pourtant acquiesça sans protester. Il avait raison, mieux ne valait-il pas tarder s'il voulait être prêt à temps. Elle se levait de son siège improvisé quand l'autre la prévint de respecter sa parole, la menaçant presque de la tirer par la peau du cou si elle se défilait en lui tirant ainsi un léger rire incrédule. Qu'il vienne tiens ! Elle aimerait bien voir cela ! Mais plus que de simples piques pour détendre l'atmosphère, Oswin apprécia cette attention et se promit à elle même de ne pas lui faire faux bond, elle lui devait bien ça.
Elle le raccompagna ainsi jusqu'à la porte ou du moins tenta de le faire mais il s'éclipsa bien plus vite que ce à quoi elle aurait pu s'attendre, un petit pincement au coeur la prenant alors qu'elle baissait lentement le regard sur la poignée.
Ludovic la tornade, qui partait toujours aussi vite qu'il était arrivé...

Mais ce jour là était un jour spécial. Ce jour là était le premier des vacances, et ce jour là était un de ceux où les miracles se produisent.
Et Ludovic réapparu et rouvrit la porte.
Surprise et curieuse de savoir ce qui avait poussé l'homme à déroger à ses propres règles, Linda recula légèrement pour revenir un peu près à sa place précédente où l'autre la rejoignit une nouvelle fois en s'approchant de ce pas si caractéristique... Il voulait lui dire quelque chose, et la brune se demandait bien quoi. Un au revoir ? Et en effet, c'est bien ce qu'il semblait. Un au revoir, et des remerciements. Cela faisait chaud au coeur de la jeune femme qui se remémorait ces derniers temps difficiles qui lui paraissaient aujourd'hui si lointains. Les cours de magie, les entrevues... Oui, tout avait été si magique. Elle aussi s'en rappellerait longtemps.
Puis, l'autre lui demanda soudainement si elle ne voulait pas venir avec lui, la prenant de court et lui faisant légèrement écarquiller les yeux. Venir où ? Pas au Pôle Nord au moins !
Fort heureusement, la question se précisa ensuite et elle s'amusa du petit côté fuite romanesque, seuls contre le monde, de cette proposition qui pourtant, malgré tout ce qui l'attendait encore, se montrait bien alléchante... Juste une dernière fois, un dernier petit écart...

- J'espère bien que vous comptez me ramener ici après coup et pas m'enlever sur votre beau cheval blanc ! Quoi que, vous commencez à avoir de l'expérience dans le domaine, que ce soit avec ou sans cheval...!

Elle jeta un coup d'oeil en biais à toutes ses affaires qui l'attendaient encore... Elle n'avait pas prévu ça, et puis Ludovic serait sans doutes avec ses amis. Elle avait beau avoir passé un an ici, elle ne les connaissait pas tous si biens et certains la laissaient bien souvent perplexe. Alors pour passer deux heures sur le carreau comme cinquième roue du carrosse...

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée... hasarda-t-elle, partagée. Je n'ai pas envie de bousculer vos plans et puis il me reste des choses à faire ici...

Enfin, si elle se dépêchait et rangeait tout par magie ça devrait pouvoir se faire... Elle prenait simplement son temps jusqu'ici, ranger les deux trois breloques qu'il lui restait n'était pas le plus compliqué. Mais profiter une dernière fois de cet air, de cette brise, de cette fenêtre qui n'avait jamais pu s'ouvrir jusqu'à aujourd'hui, histoire de sécurité...

- Enfin, j'imagine qu'un petit voyage vers Londres ne me tuera pas. conclu-t-elle en redressant la tête, souriant chaudement à l'homme. Autant en profiter tant que cette année dure encore !

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MessageSujet: Re: The long way round Sam 6 Jan 2018 - 3:27



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Ecosse – Poudlard – 7 Juillet 1976

Cette nouvelle question était bien plus audacieuse que la première et la réponse qu'on pouvait lui donner beaucoup plus hasardeuse. Pourtant, en cet instant, savoir si la jeune femme dirait oui ou non à sa proposition lui importait presque plus que de savoir si elle aurait accepté de venir avec lui à Paris. Enfin, si elle disait non il pourrait toujours se consoler en se disant qu'au moins elle avait accepté de passer quelques jours de vacances avec lui. Sans compter que, cette question, cette diversion, lui avait permis d'échapper à d'autres mots bien plus difficiles à dire et expliquer. Savoir si elle voulait bien venir avec lui, si elle voulait bien elle aussi fuir les évidences et éviter encore un temps la rudesse de la vraie vie, c'était gagner un peu de temps, un tout petit peu plus de temps qui lui manquait cruellement. Après, si elle pouvait dire oui...

Pas chance, la jeune femme ne parut pas trop s'offusquer de sa proposition, y répondant par une petite plaisanterie qui fit aussitôt sourire le maigrichon. La répartie venant toute seule d'un ton malicieux et entendu alors que le français approchait d'encore un pas en direction de l'ancienne surveillante.

— Ma foi, je m'y emploi au mieux.

Mais la réponse que lui donna la brune ne fut pas aussi encourageante que ce début ne le laissait croire. Cela ressemblait plutôt à un refus. "J'aimerais, mais ce n'est pas possible". L'échevelé perdit un peu le sourire, sur son visage seulement, son regard restant tout de même assez pétillant. Tant pis alors. Il ferait le voyage seul. Seul avec Jon et sa femme avec Rian et Salem... Fichtre, la route allait lui sembler bien longue. Déjà résigné, le brun releva pourtant les yeux retrouvant le même sourire tandis que l'Auror se décidait enfin, même si cela pouvait presque paraitre à demi.

— Alors c'est oui ? demanda-t-il, se sentant atteindre des niveaux d'euphorie assez indécents.

Il attendit une véritable confirmation de la brune avant de ne plus y tenir et d'effectuer un bref petit saut sur place se laissant un peu aller à sa bonne humeur avant de redescendre sur terre pour chercher à toute vitesse une nouvelle idée d'organisation.

— Euh alors, fit-il en relevant sa manche pour consulter sa montre, je vous laisse jusqu'à... oh.

Un bref coup d'oeil au cadran et tout l'optimisme du maigrichon se dissolvat dans les aiguilles. Fichtre. Vu l'heure, il n'aurait probablement pas le temps de repasser dans sa chambre pour chercher sa valise.

— Euh, reprit-il, claquant des doigts en jetant des coups d'oeil de tout côté comme pour appeler un miracle. Je vous laisse dix minutes, fit-il en commençant déjà à s'en aller vers la porte. Vingt tout au plus. Prenez votre temps, précisa-t-il alors que lui en manquait cruellement. Mais pas trop. Euh. Je viendrais vous chercher et si jamais je suis en retard, je serais dans le couloir principal, à côté des escaliers mouvants, précisa-t-il en manquant de s'étaler de tout son long au moment de passer la porte. Je vais bien, assura-t-il. Dans vingt minutes avec votre valise, lança-t-il une dernière fois avant de s'envoler dans le couloir, y courant aussitôt de toute la vitesse de ses jambes.

***

S'il existait des miracles de Noël, on sous-estimait trop les miracles estivaux. Or, cette année là, il semblait que Ludovic était tombé sur un jour de chance inestimable. Car il se retrouva bientôt en très charmante compagnie sur le quai de la gare de Pré-au-lard, prêt, à l'heure et avec sa valise qui plus est. La locomotive rouge et noire luisait au soleil, déjà brulante de vapeur difficilement contenue. La plupart des passagers étaient déjà montés dans l'imposant engin. Seuls restaient sur le quai les quelques empotés encombrés par leurs bagages ou incapables de monter plus d'une marche sans tomber et les retardataires. Et durant un instant, le maigrichon cru bien faire partie des deux catégories à la fois, car, s'il avait déjà faillit se fendre le crâne une fois en sortant de la chambre d'Oswin, il ne tarda pas à se prendre les pieds dans sa lourde valise au moment de monter dans le wagon. Rognure, son fidèle elfe serviable et bienveillant, avait songé à tout, lui descendant son bagage du château en sachant pertinemment que son maitre préféré n'arriverait jamais à venir la chercher à temps. Il l'avait descendue oui, mais il ne l'avait pas mise dans le train, il ne fallait pas rêver, et à en juger par le poids phénoménal du monstre de voyage que l'échevelé se trimbalait, l'elfe avait aussi dut prendre soin d'ajouter quelques pierres ou bouts de métal trouvés à droite à gauche pour bien faire comprendre que ce sauvetage de dernière minute ne lui plaisait pas. Par chance, cette fois, Ludovic avait laissé l'Auror passer devant et, s'il faillit bien se prendre la rambarde du wagon dans les dents lorsque son tibias se prit dans sa malle, il était quasiment sûr qu'elle n'en avait rien vu cette fois. Ah les départs précipités.

Laissant son bagage au bout du wagon avec les autres paquets encombrants, l'échevelé prit les devants dans le couloir, affichant un petit sourire à la passagère clandestine. Ce n'était pas des plus galants, mais mieux valait qu'il passe en premier cette fois. Guidant la jeune femme dans le couloir en veillant à servir de barrage contre tous ceux qui les croisaient de face, le français trouva bientôt le compartiment qu'il cherchait. Déjà quatre tête, les sièges étaient plus que remplis.

— Bonjour, lança-t-il en ouvrant la porte, désolé du retard, précisa-t-il a l'attention de Jon. Il reste des places ?

Il attendit une petite seconde de savoir si tel était bien le cas avant de se retourner vers son invitée, récupérant sa valise comme le parfait gentleman qu'il avait promis être, avant de s'avancer dans le compartiment, laissant autant de place que possible à la jeune femme de s'y installer tandis qu'il mettait le bagage dans les filets au-dessus des sièges.

— Linda, tout le monde, fit-il. Tout le monde... Linda. Je pense que tout le monde se connait déjà. Salem, Aidrian, Emmelyne, Jon, énonça-t-il en pointant chacun du doigt, passant sur l'astronome comme une évidence. Faites comme s'ils n'étaient pas là. De toute façon, poursuivit-il en veillant à s'installer sur le siège à côté d'Oswin, je pense que certaines seront trop occupées pour faire attention à quoi que ce soit n'est-ce pas ? plaisanta le français en adressant un ton et un regard entendu à l'alchimiste assise en face de lui et qui rougissait déjà.

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MessageSujet: Re: The long way round Sam 6 Jan 2018 - 19:04




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Linda Oswin

Encore une fois, la réponse positive semblait totalement ravir le Serdaigle qui sautilla presque sur place en faisant rire la brune, plus franchement cette fois. Oui. Oui ! Pourquoi pas ? Et quand bien même un simple voyage en train pouvait paraître bien ennuyeux pour la majorité des gens, cette idée devenait soudainement bien plus attirante qu'elle ne l'avait jamais été pour la jeune femme. Comme un rendez-vous qu'on attend avec impatience, la bonne humeur communicative de l'enseignant la contamina rapidement et la fit espérer elle aussi de déjà être dans ce train là, avec les autres enseignants et Ludovic, à discuter et peut-être rire une dernière voir une première fois. Peut-être que, oui, au final, elle avait réussi à s'intégrer un peu mieux que tout ce qu'elle avait cru jusqu'à présent.
Rapidement rattrapé par ses horaires serrés, Ludovic ne tarda pas à s'éclipser après maintes excuses, quelques avertissements et un temps donné très précis donné à la jeune femme afin qu'elle termine ses valises... Vingt minutes ? Bien, elle devrait pouvoir faire ça !

En réalité il ne fallut pas longtemps à Linda pour terminer d'arranger ses cartons. Elle ne ressortit pas une énième fois leur contenu, ne cherchant pas à obtenir le rangement le plus parfait possible mais simplement à terminer cette tâche qui avait déjà trop traîné. Trois minutes. Ce fut peut-être ce qu'elle mit afin de tout clore avant de tout ranger dans une valise plutôt imposante mais plus grande à l'intérieur, un modèle classique concrètement pour un bon nombre de sorciers mais qui coûtait cependant plus cher que la moyenne -raison pour laquelle tout le monde n'avait pas toute sa vie dans a bourse-. Linda se l'était vu offrir par son mentor lorsqu'elle avait obtenu son droit d'exercer en tant qu'Auror et depuis, elle en prenait le plus grand soin.
Plutôt que de chercher à rejoindre immédiatement le français qui lui devait être loin d'en avoir terminé avec ses préparatifs, Linda se pencha une dernière fois par la fenêtre, observant vaguement le lac et la forêt qui entouraient l'école avant de lever les yeux au ciel, inspirant profondément pour profiter une dernière fois.

- Tu sais, peut-être que tu as raison. dit-elle un rictus taquin aux lèvres alors qu'elle sortait sa baguette de sa ceinture. Peut-être que j'ai effectivement bien aimé être ici.

L'objet ne répondit pas, peu loquace par nature, mais la brune sentait dans sa paume qu'elle protestait gentiment, comme pour dire "Peut-être ? Peut-être que j'ai raison ? Tu te fiches de moi, ça crève les yeux nom d'un troll des montagnes !".

- Peut-être que c'est vrai oui... rit la brune en levant à nouveau le regard vers le paysage. J'aurais tellement aimé que ce soit dans d'autres circonstances, dans un autre contexte, dans une autre vie... Un voile couvrit le regard de la brune qui resta silencieuse avant de soupirer doucement, souriant légèrement lorsqu'elle sentit alors le bois se chauffer doucement dans sa main. J'ai eu une chance inimaginable, de pouvoir venir ici malgré mon expérience, malgré le fait que je ne sois pas britannique... Je sais que c'était une épreuve, que tout le monde voyait en cette mission une mission facile et ennuyeuse qui, en plus, était payée trois bouchées de pain... Mais tout ça...

Elle observa le ciel bleu, sentit le vent sur son visage, écouta encore un peu les rires des enfants qui, quelques mètres plus loin se ruaient tous en joie de revenir chez eux.

- Tout ça, c'est inestimable. Elle se tût une seconde avant de fermer les yeux. Et puis j'ai rencontré tellement de gens cette année tellement... Incroyables.

Le crépitement soudain de la baguette de Linda la fit sursauter et hausser les sourcils, surprise. Bien que cela arrivait parfois, elle avait vraiment du mal à se faire à ces explosions de joie qu'elle lui faisait de temps en temps tous les 36 du mois.

- Et bah oui, ça c'est sûr ! taquina presque Oswin. Oui c'est sûr que toi aussi tu l'aimes bien hein, t'y as trouvé ton compte pas vrai ? C'est grâce à lui si on a cette conversation ! Tss... Elle leva les yeux au ciel, souriante. Ca m'étonne pas que tu le trouves gentil tiens... termina-t-elle presque pour elle même, perdue dans ses pensées.

***

Oswin retrouva fort heureusement Ludovic à l'heure pour ne pas rater le train, et bien qu'il paraissait un peu anxieux et ailleurs -après une telle dose de stress ce n'était pas surprenant-, il resta le parfait gentleman qu'elle l'avait vu si souvent être lors de leurs entrevues. Les tensions qu'ils avaient vécues paraissaient si invraisemblables aujourd'hui... En tous cas, Linda en était bien soulagée !
Découvrant tout à fait le Poudlard Express, qu'elle n'avait pas emprunté à l'aller pour se permettre plus de discrétion, elle ne remarqua qu'à peine la longueur de l'homme tant elle observait le train plus que centenaire avec admiration, jetant de temps en temps des coups d'oeils au bout du couloir où elle pouvait voir quelques enfants courir de gauche à droite en riant.
Ludovic la conduit ensuite à leur compartiment où ils resteraient sans doutes pour la durée du trajet, et elle venait à peine de rentrer qu'elle faillit se prendre un Lakenstridge qui se levait de sa place en faisant les gros yeux face à la soudaine proximité entre eux deux.

- Houla doucement ! héla le Londonien en souriant à Linda puis à son vieil ami Ludovic. Tu ne nous avais pas prévenu que tu ramenais une copine dis moi Ludo !

Les deux se reculèrent d'un pas et l'ancien Serdaigle fit les présentations pour l'Auror. Si Emmeline se contenta d'un sobre hochement de tête engageant, Jon, lui, s'abaissa bien bas en une révérence plus qu'exagérée accompagné de petits moulinets de bras sans doutes sensés lui donner un peu de prestance. De quoi décontenancer Linda qui sourit presque de gêne, amusée, tout en fronçant les sourcils.

- Mademoiseeeellle... s'essaya Jon en français. Je vous prie d'excuser ma maladresse, et puis de toutes les inepties que je pourrais dire lors de ce trajet tant que j'y suis.

Il releva la tête un grand sourire aux lèvres avant de se redresser tout à fait, de s'étirer en jetant un coup d'oeil à l'extérieur avant de venir s'assoir en face de la Française, juste à côté de sa femme dont il prit doucement la main. Linda de son côté fut soulagée de sentir son guide s'assoir aussi auprès d'elle... Allez savoir si c'était le soulagement que ce soit lui, quelqu'un de connu, ou peut-être quelqu'un de moins fou que ce qu'elle voyait à présent... En tous cas, c'était plutôt rassurant !

- Mon fils viendra peut-être à l'improviste lors du trajet. prévint l'astronome à l'intention de l'invitée. Ca court partout à cet âge, vous savez ce que c'est ! Il sourit avant de se tourner vers Ludovic, jetant un coup d'oeil plein de sous-entendus à leur dernière amie, muette jusqu'alors. Mais oui tu as vu ! Comme elles sont adorables ensemble ! Tu sais ce que je leur disait avant que tu arrives ? Que je devrais ressortir mon vieil appareil photo pour prendre plein de photos d'elles avant qu'elles ne nous fuient pour le nouveau continent et que je leur ferai un livre photo entier uniquement consacré à elle ! dit-il en dessinant de ses mains, devant ses yeux, un énorme livre qu'il imaginait bien fourni. Enfin, remarque, vous êtes pas mal assorti non plus vous deux...! ajouta-t-il avec un petit sourire malicieux.

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MessageSujet: Re: The long way round Sam 6 Jan 2018 - 21:21



The long way round
The long way round
Ecosse – Poudlard Express – 7 Juillet 1976

Tandis que le français se contorsionnait pour poser la valise de son invitée à sa place, il se retrouva soudain pris en tenaille dans une rencontre imprévue entre l'Auror et l'astronome. Tout se passa plus ou moins dans son dos et assez rapidement, à tel point qu'au moment où il tourna la tête avec un coup d'oeil un peu suspicieux Jon s'était déjà reculé pour laisser un peu plus de place à la nouvelle arrivée. Pas de mal, pas de nez cassé ou de menton percuté, le brun se contenta de retourner à ses occupations avec un petit sourire en entendant la taquinerie de son meilleur ami. Il savait bien à quoi il se risquait à amener comme ça une personne... quelle était la formule déjà ? Du beau sexe,  dans leur cabine. Une jeune femme qu'ils ne connaissent que de loin, avec laquelle il avait une série de rumeurs longues comme le bras... Que le britannique ait gardé sa langue dans sa poche, voilà qui l'aurait davantage étonné !

— Ma foi, pourquoi ? railla-t-il donc en s'assurant que la valise d'Oswin était bien accrochée. Chacun ses secrets, tu ne m'avais pas dis que tu avais trouvé une femme, j'essaye toujours de m'en remettre depuis.

Adressant un sourire à Emmelyne plutôt qu'à son ami chez qui il n'avait plus besoin de guetter la réaction, il se pencha brièvement pour faire un baise-main digne de ce nom à l'infirmière, s'excusant par le geste de l'avoir mêlé à ses moqueries. Faisant ensuite brièvement les présentations, histoire de rompre la glace, avant de s'installer à sa place, très satisfait de constater que les sièges étaient aussi confortables que le mémoire qu'il en avait gardé. Davantage même, ce devait être le privilège de loger dans les wagons réservés aux professeurs et aux préfets. Dire que ces derniers devaient sans cesse quitter leur confortable support pour aller faire des rondes dans le reste des compartiments... les pauvres. Son confort naissant fut néanmoins coupé par un son affreusement dissonant qui sortit de la bouche de l'anglais. Fichtre, cela faisait longtemps qu'il ne lui avait pas donné de leçon. Haussant un sourcil et fermant un oeil comme s'il venait de percevoir un ultrason, le français se massa l'oreille, un tout petit peu exagérément, adressant un petit sourire entendu à Rian, assortit d'un haussement de sourcils complice, du genre de ceux qui disaient "Et voilà qu'il recommence".

— Tu aurais dut nous dire ça au début de l'année, commenta l'échevelé presque à mi-mots, aux excuses de son vieil ami.

Cela aurait épargné bien des bafouillages sans doute, mais qu'importait ? Il ne faisait que le taquiner. S'attendant bien à ses retours de flamme. S'efforçant de se montrer plus sage et silencieux, le brun adressa un nouveau sourire à sa voisine aux longues mèches brunes, vérifiant, mine de rien, qu'elle s'était bien installée de son côté. Elle paraissait tendue, un peu gênée peut-être, mais pas non plus s'agacer du spectacle que le britannique lui offrait. Un sourire, un visage expressif, cela semblait aller. De toute façon le voyage ne faisait que commencer. Reportant son attention sur le britannique et, surtout, sur son charmant phénix déjà empourpré d'embarras. C'était un peu cruel, sans doute, de s'acharner sur elle, mais s'il voulait épargner son invitée, il n'avait pas beaucoup de possibilités. Autant joindre l'utile à l'agréable.

Malheureusement, mais ça ne paru pas suffire car, bientôt, paré à saisir la moindre opportunité, l'ancien Poufsouffle ne manqua pas de revenir à la charge, insinuant un petit quelque chose qui lui fit aussitôt lever les yeux au ciel. Mais oui, bien sûr... il allait leur faire un album souvenir aussi. Ludovic soupira, cherchant une seconde que répondre à ça avant de froncer les sourcils d'un air perplexe.

— Mais ton vieil appareil, il n'avait pas fini dans le lac après cette photo que tu avais pris de moi aux toilettes ? commença-t-il. Tu l'as récupéré ? Pauvre calamar, j'espère que tu lui a au moins laissé quelques petits souvenirs de vous deux. Sinon compte sur moi pour t'aider à te rattraper l'an prochain, assura le brun avec un ton doucement menaçant et sourire presque carnassier.

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MessageSujet: Re: The long way round Mar 9 Jan 2018 - 21:06




The long way round
Ludovic Descremps x
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Amusée par le spectacle auquel se livraient les deux vieux amis, Linda n'osa pas vraiment s'imposer et jeta un regard curieux aux jeunes femmes qui occupaient le même compartiment qu'eux. Elle reconnaissait sans mal Starkweather qu'elle avait vu à de nombreuses reprises et avec qui Lakenstridge trainait étonnamment souvent. Par contre, pour ce qui était de lui avoir parlé, ce devait bien être celle du personnel à qui elle avait le moins adressé la parole. Un vrai mystère sur qui elle s'était d'ailleurs arrêté à une époque, interrogeant discrètement le professeur d'astronomie sur son compte, il n'avait d'ailleurs rien vu venir, mais de par son caractère, ses activités... Oswin en avait rapidement déduit que le silence dans lequel elle se cachait n'avait rien de très maléfique. Tant mieux !
La jeune femme par contre avec qui elle... Disons qu'elle s'occupait, plongeant par ailleurs Linda dans une perplexité qu'elle dissimulait difficilement, elle ne la connaissait pas vraiment. Un caractère plus franc, plus marqué, elle se souvenait l'avoir entendue de temps en temps discuter avec d'autres enseignants et elle avait bien du lui adresser la parole quelques fois. A vrai dire cette "Salem" l'avait bien aidée lors de quelques tâches de rangement après les cours quand bien même elle ne la connaissait pas tant que cela, un point que Linda avait plutôt apprécié. Les deux sorcières semblaient assez proches aujourd'hui mais il faut croire que le spectacle des deux hommes se crêpant le chignon était bien plus divertissant ou bien que la présence de l'Auror intimidait les amantes qui observaient plutôt amusées les retrouvailles.

- Bien sûr que je suis allé le chercher ! s'indigna le Poufsouffle d'une voix haut perchée, croisant les bras en faisant la moue. Tu pensais que je suis allé faire quoi après la rouste que je t'avais mise hein ? Cueillir des fleurs ? Tu te trompes grandement mon vieil ami ! Il secoua doucement la tête en lâchant quelques petits claquement de langue de réprobation. Quant au calmar, j'ai tourné la page vois tu ! Je suis au delà de ça maintenant ! Sur ces mots, il prit sa femme par la taille, la ramenant un peu contre lui d'un air presque provocateur alors qu'il dévorait Emmeline des yeux. Et puis qui n'aimerait pas une telle créature hein ?

Souriant à sa chère et tendre, cette dernière soutint son regard une seconde avant de lever les yeux au ciel en soufflant le nom de son mari, presque désespérée. Mais plutôt que de la laisser tout à fait tranquille, il se remit bien face à Ludovic et son invitée en posant sa tête sur l'épaule de la blonde qui avait repris la lecture un petit sourire aux lèvres.

- Après on a pas tous les mêmes goûts je te le concède. Certains préfères les déesses à la chevelure de lionne, d'autre des jolies professeur d'étude des moldus, et j'imagine que certains sont bien plus les belles brunes à la main de fer. insinua-t-il encore avec un petit rictus.

Et si la réaction de Madame Pomfresh ne se fit pas attendre avec une petite tape de journal sur le nez de Monsieur son mari, elle ne lui fit pas perdre son sourire et bien au contraire, le fit même doucement rire alors qu'il commençait déjà à taquiner son épouse. De son côté, Linda baissa le regard en tâchant de se détendre, les quelques sous-entendus l'amusant bien deux minutes mais si cela continuait ainsi le voyage promettait d'être long.
A peine pensait-elle s'être un peu débarrassée de cette fichue réputation de femme à hommes qu'elle lui revenait dessus sans prévenir... Fantastique.

- Nous ne sommes pas ensemble... affirma-t-elle aussi tranquille qu'elle le pouvait.

- Oh oui, c'est ce qu'on dit tous avant de se retrouver piégé dans la vie de couple sans qu'on l'aie vue venir ! Et à ce moment, on se dit "Non d'un elfe de maison bien coiffé ! comment est-ce arrivé ?" !

Un nouveau claquement de papier glacé se fit entendre alors que l'astronome poussait un petit couinement pas bien fier face à la nouvelle réprimande de sa femme qui lâcha un "Mais tu as fini de dire des âneries oui ?". Se frottant quelques instants le nez, le brun esquissa une moue boudeuse avant de prendre sa femme dans ses bras et d'ajouter :

- Enfin, ne faites pas attention à ce que je dis Oswin, je parle beaucoup pour ne rien dire. Il sourit plus chaleureusement. Je suis heureux que Ludovic ait eu la bonne idée de vous proposer de venir, se quitter sans dire au revoir aurait été triste vous ne trouvez pas ? Et puis, maintenant je peux me vanter d'avoir une Auror dans mes amis, c'est pas génial ça ?


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MessageSujet: Re: The long way round Mer 10 Jan 2018 - 7:59



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Ecosse – Poudlard Express – 7 Juillet 1976

Sans se démonter le moins du monde, le désormais grand Lakenstridge n'hésita pas à renchérir sur la petite taquinerie que lui avait lancé son aîné. Prétextant qu'il n'était pas du genre à se laisser faire et qu'il n'avait pas eut le moindre instant de difficulté dans toute cette affaire, à compter que, d'affaire, il y en ait eut une. Ludovic afficha un sourire presque hilare, levant les yeux au ciel une seconde avant de se tourner plus ou moins discrètement vers l'Auror et de lui adresser en confidence moqueuse :

- Comme s'il avait jamais réussi à me mettre une raclée dans quelque sorte de duel que ce soit.

Il ne fallait tout de même pas rêver, il était plus grand, plus vieux, plus sage et expérimenté et même plus beau... en tous cas il s'amusait bien, adressant un sourire ravi à son vieux complice de toujours, déjà avide de pouvoir le taquiner un peu plus. Ah décidément, qu'auraient-ils bien pu faire l'un sans l'autre ? La vie aurait été bien morose. Mais il ne fallait pas se déconcentrer avec l'astronome, sous peine de perdre quelques précieux mots dans son flux de parole. Et, l'esprit affûté, l'échevelé ne manqua pas la plus petite occasion d'en rajouter.

- Toi tu as tourné la page, oui, concéda-t-il, mais je ne suis pas sûr qu'elle, fit-il en insistant sur le «elle», ait baissé les tentacules.

Cependant la moquerie ne paru pas suffire à ce que le britannique perde sa bonne humeur et son début d'arrogance, ce dernier continua même à «roucouler» avec sa compagne, la prenant par la taille et la dorlotant par tous les moyens possibles avec une insistance presque suicidaire au vu du dragon qu'il avait épousé. Mais loin de trouver cette situation démente ou amusante, le maigrichon se contenta de baisser les yeux, toujours souriant, mais d'une façon un peu plus crispée. Discrètement, bien que dans un si petit espace ce mot ne voulait vraiment rien dire, il s'appliqua à regarder ailleurs, pas tellement gêné que mauvais joueur face à cette flagrante injustice. Il n'avait pas de soucis à se faire Jon, pas plus que Rian désormais, ils pouvaient espérer sans crainte couler des jours heureux en charmante compagnie, mais l'échevelé se trouvait tout juste ravi de n'être pas tout à fait seul parmi ces paires.

Cependant, alors que le brun était tout entier accaparé par ses ruminations, une petite réplique faussement innocente lui parvint aux oreilles, le tirant aussitôt de sa réalité. Des brunes aux mains de fer ? Lâchant un bref rire surpris et étranglé - qui ressemblait davantage à un couinement de souris pressée - le brun s'incendia aussitôt d'avoir trouvé pour seule réponse ce petit bruit pitoyable, sans pour autant trouver quoique ce soit se plus constructif à dire. Une main de fer ? Oui, bien sûr. Qu'est-ce que ça voulait dire ça ? «Préférer les femmes aux mains de fer» ? Non... non, non, non. Préférer les femmes aux mains de fer c'était bon pour les hommes un peu dérangé qui aimaient se mettre dans des situations impossible. Nan ! Il fallait avoir une sorte... de mauvaise affirmation de soi pour aimer ce genre de femme, avoir un traumatisme mal réglé, des fantasmes bizarres, un goût pour se faire marcher sur les pieds, j'en passe et des meilleurs. Non voyons, il fallait avoir de sérieux problèmes pour rechercher la compagnie d'une femme plus imbuvable que soi-même. Après avec Linda... c'était un peu différent non ? Elle était plutôt gentille et même souple avec lui.

Toujours sous le choc de cette affirmation de Jon - non mais lui avec une femme autoritaire franchement... il aurait pu tout aussi bien se marier avec Moralisateur que la situation n'aurait pas été aussi absurde - Ludovic ne répondit rien, préférant un sage silence à quelques cafouillages. Malheureusement pour lui cela n'était pas de l'avis de la jeune femme à côté de lui. Et tandis que cette dernière assurait avec un calme assez convaincant qu'ils n'étaient pas ensemble, le brun levait une main pour se gratter distraitement le sourcil comme pour disparaître de la façon la plus discrète possible. Un geste innocent qui tira pourtant une petite expression douce de la part de Rian, faisant lever les yeux au legilimen qui s'enfonce un peu plus dans son siège et commença à se frotter l'oreille en voyant que la sorcière - toujours rouge jusqu'aux oreilles d'être en présence d'inconnus, le regardait en coin. Foutu tics.

Tandis que les deux Serdaigles illustraient un petit point commun et généralement oublié de leur maison, la gêne, l'ancien Poufsouffle reprenait la parole, plaisantant encore sur quelque chose que le français n'écouta même pas, avant de s'excuser de ses propres bêtises. Relançant la conversation sur autre chose qui tira enfin le maigrichon de son petit désagrément personnel. Gardons consistance.

- Oh, je ne sais pas si on peut vraiment dire ça, fit-il remarqué, se tournant vers sa voisine avec un sourire plus détendu. C'est un statut un peu confidentiel non ? On ne sait jamais si vous deviez revenir mener l'enquête du côté de Poudlard un jour.

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MessageSujet: Re: The long way round Dim 14 Jan 2018 - 22:07




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Les petites piques moqueuses de Ludovic tirèrent une moue boudeuse à Jon qui tira très clairement la langue en accompagnant ce geste tout à fait puéril de "Gnanananah" peu flatteurs, vexé. Non, mais c'est vrai quoi ! Et puis, il avait bien des fois où il l'avait battu en combat non ? Ce n'était pas possible que Ludovic l'ait vaincu à chaque fois quand même ! ... si ?
Se renfrognant un peu plus, Jon dut bien se rendre à l'évidence que son vieux compère devait sans doutes avoir raison. Il avait quand même de belles années de plus et lorsqu'on avait tout juste dix ans, vingt centimètres de plus ça faisait parfois toute la différence ! Même lorsqu'il avait eu sa poussée de croissance miraculeuse durant cet été de sa troisième année il ne l'avait pas dépassé, et quand bien même il était souvent moins menu que le vieux Serdaigle, ça suffisait rarement pour l'aider en quoi que ce soit.
Alors, à défaut de gagner toutes ces joutes verbales et physiques, Jon pouvait toujours se réfugier dans son bonheur et sa vie de famille que, pour une fois, il avait mieux réussit que Ludovic ! Et c'est d'ailleurs ce qu'il fit, retrouvant ainsi bien vite le sourire tandis que l'autre baissait le regard. Alors oui, c'était sans doutes un peu bas, certes, mais dans ses jours sombres c'était bien ce qui lui mettait du baume au coeur.

Cependant, le léger malaise que ressenti Ludovic à ce moment ne passa pas inaperçu auprès de Linda qui elle même ne se sentait pas à sa place dans ce wagon malgré sa bonne volonté et son amusement face aux deux complices qui se lançaient un par un des piques au visage. Et à vrai dire, il ne fut pas très difficile pour elle de deviner ce qui passait alors par la tête du français puisque cette expression lui paraissait bien trop familière depuis quelques mois. Peut-être que Ludovic ne subissait pas la même pression qu'elle de ce côté là, mais une telle réaction ne pouvait pas tromper une célibataire endurcie qui, depuis peu, commençait à se poser des questions sur son avenir.
Alors, plutôt que de lui souffler quelques mots qui, dans cet espace contigu, tomberaient dans l'oreille de n'importe qui, la brune glissa doucement sa main sur celle de l'autre pour la lui serrer légèrement, un simple geste compatissant pour attirer son attention et lui sourire dés lors chaleureusement. Ah... A croire que les personnes en couple avaient la sacrée mauvaise habitude de jeter leur bonheur au visage de tous, qu'on le veuille ou non d'ailleurs !

Le Lakenstridge avait alors repris la parole en tirant par la même occasion un couinement de la part du français qui fit instantanément sourire Oswin qui se retint de rire malgré sa gêne face à l'expression déconfite de l'homme. Tiens, cette expression là elle la connaissait bien peu ! Amusant.
Malgré le comique de la situation -et le fait que Linda aurait volontiers enfoncé le clou pour voir jusqu'à quel point le professeur de Sortilèges pouvait être gêné-, la jeune femme se contenta de répondre sagement de manière à débloquer un peu la situation ce qui conduisit l'anglais à exprimer sa joie de partager ce moment avec elle.

- Oh je ne pense pas. répondit Linda au Descremps une petite ombre passant dans son regard malgré son sourire. Ils ne prendraient pas le risque d'envoyer quelqu'un qui a déjà été sur place s'ils ont besoin d'être discrets, alors même si il vaut mieux éviter de crier sur tous les toits que Linda Oswin est une Auror, je pense que vous ne risquez rien à dire que vous me connaissez. Elle hocha légèrement la tête, songeuse une seconde avant de terminer, presque pour elle même : Mais qui sait ? Peut-être qu'un jour je pourrais revenir par ici. Ce serait bien...

Elle resta dans ses pensées une seconde avant de relever un regard plus enjoué vers Ludovic puis vers le reste de l'assemblée.

- Pour tout dire, Descremps m'a presque kidnappée pour venir ici. J'étais encore loin d'avoir fini mes affaires et je n'avais pas prévu de venir. C'est à peine s'il m'a laissé le choix ! affirma-t-elle, doucement amusée.

- Ca ne m'étonne pas, il a jamais su faire dans la délicatesse avec les femmes ! Voir dans la délicatesse tout court en fait...


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MessageSujet: Re: The long way round Dim 21 Jan 2018 - 23:26



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Ecosse – Poudlard Express – 7 Juillet 1976

La petite pression sur sa main fut loin de passer inaperçu pour le français. S'efforçant de ne pas trop y réagir pour ne pas attirer les détecteurs à ragots qui les entouraient et ne pas risquer une nouvelle vague de taquinerie, il ne put s'empêcher de couler un coup d'oeil vers la poigne de sa voisine, n'osant pratiquement pas bouger par crainte qu'un petit geste de trop ne soit mal interprété. Retourner sa paume, saisir ses doigts entre les siens... il n'arriva même pas à faire le dixième de tout cela que, déjà, la main de l'Auror s'en retournait de son côté, le laissant sans prise, sans qu'il ait pu le moins du monde rendre cette petite marque de gentillesse et d'affection. Bigre, il avait eut une bien mauvaise idée de lui demander de l'accompagner.

Ne s'arrêtant pas pour si peu, la conversation poursuivie d'un bon rythme. Le britannique s'appliquant de nouveau à le mettre dans l'embarras avec cette facilité bien propre aux meilleurs amis. Par chance, l'échevelé parvint cette fois à se dépêtrer de la situation, finissant par aborder un sujet un peu moins joyeux, certes, mais au moins plus tranquille.

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MessageSujet: Re: The long way round Lun 22 Jan 2018 - 16:04



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La petite pression sur sa main fut loin de passer inaperçu pour le français. S'efforçant de ne pas trop y réagir pour ne pas attirer les détecteurs à ragots qui les entouraient et ne pas risquer une nouvelle vague de taquinerie, il ne put s'empêcher de couler un coup d'oeil vers la poigne de sa voisine, n'osant pratiquement pas bouger par crainte qu'un petit geste de trop ne soit mal interprété. Retourner sa paume, saisir ses doigts entre les siens... il n'arriva même pas à faire le dixième de tout cela que, déjà, la main de l'Auror s'en retournait de son côté, le laissant sans prise, sans qu'il ait pu le moins du monde rendre cette petite marque de gentillesse et d'affection. Bigre, il avait eut une bien mauvaise idée de lui demander de l'accompagner.

Ne s'arrêtant pas pour si peu, la conversation poursuivie d'un bon rythme. Et, à peine put-il rendre un léger sourire à l'Auror que le britannique s'appliquant de nouveau à le mettre dans l'embarras avec cette facilité bien propre aux meilleurs amis. Par chance, l'échevelé parvint cette fois à se dépêtrer de la situation, finissant par aborder un sujet un peu moins joyeux, certes, mais au moins plus tranquille qui attira l'attention sur son invitée. Ne se préoccupant pas plus que ça du sujet, le maigrichon se contenta de sourire, plutôt satisfait d'avoir un peu réussi à présenter la jeune femme à ses amis, peut-être pas encore assez pour qu'elle soit à l'aise mais au moins suffisamment pour qu'elle fasse l'effort de leur parler plutôt que des les menacer. Un bon pas en avant en somme. Sans compter le soutien incomparable de Jon pour mettre les gens à l'aise à la même vitesse que pour mettre les vieux Serdaigle dans l'embarras.

Cette fois, hélas, l'échevelé n'eût pas l'occasion de renchérir, sa réplique interrompue par le sifflement strident du départ.

- Ah ! J'adore ce moment ! laissa-t-il échapper en s'agitant une seconde sur son siège, comme parcouru d'une brève décharge électrique.

Les départs, oui, comment ne pas adorer ? Le sifflement, la vapeur qui s'epaissit, le grondement de la machine qui s'ébranle, le colosse de fer qui décroche ses patins d'acier. L'avantage avec l'âge, c'était qu'ils étaient désormais plus proches de la locomotive. Le petit français n'avait plus besoin de passer sa tête par la fenêtre pour voir l'engin s'activer et se mettre à rouler, plus besoin non plus de monter sur les sièges ou de se retrouver le visage plein de suie et de brume condensée. Une perte ? Pas tellement, car si le grand français ne songeait plus à ces vieux souvenirs d'enfance il gardait cette même passion des mises en route. Il se faisait plus sensible aux secousses et aux chocs du wagon tracté, plus attentif au crissement des roues sur les rails, plus conscient de la chaleur qui remontait du sol et des parois. Les locomotives à vapeur, quel riche moyen de transport ! Il aurait eut à choisir, il aurait bien délaissé le transplanage pour ne se déplacer plus que comme ça... Enfin, peut-être pas. La machine était belle, puissante, grondante, mais ciel ! Qu'elle était lente ! Pour un dévoreur de voyages faire le monde en train aurait été d'une durée insupportable. Bien que, les trains, il en avait connu plus d'un.

Le Poudlard express était en route, ronflant de bonne humeur de se mettre en mouvement pour laisser derrière lui un an de nouveaux exploits et de nouveaux souvenirs. Les septième années effectuaient là leurs derniers adieux au vieilles pierres du château tandis que les petits nouveaux savouraient le fait d'être désormais un peu plus vieux sans être beaucoup plus sages. Le monde reprenait route derrière les vitres et le grondement du moteur laissa de nouveau place aux conversations. Pas entre l'échevelé et Oswin hélas, Salem, assise juste à côté du maigrichon, s'était mise en tête de lui parler musique et, avec toute la politesse dont il savait parfois faire preuve, le français eut bien du mal à lui échapper suffisamment longtemps pour se pencher de nouveau vers son invitée de dernière minute.

- Je réalise, fit-il à mi-voix, que c'est la première fois que vous prenez ce train, n'est-ce pas ? Ça vous dirait que je vous fasse visiter ?

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MessageSujet: Re: The long way round Mer 24 Jan 2018 - 0:37




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

Le départ ne tarda pas à arriver s'accompagnant de son brouhaha classique que, quand bien même elle n'était jamais partie d'ici, même Linda connaissait. Ce n'était pas le genre de connaissance familière certes, celle qui fait appel à vos souvenirs, mais plutôt de celle de la logique comme si, après avoir lu la scène dans un livre, tout se passait exactement de la même manière sous vos yeux. C'était un sentiment étrange qui envahit alors Linda, une sorte d'appréhension comme une volonté de retourner en arrière pour être certaine de ne pas avoir oublié ses clefs, mais d'un autre côté elle se sentait étrangement calme et voyait presque à travers les parois le lointain château de Poudlard s'éloigner à l'horizon.
A ses côtés, Ludovic lui semblait prendre bien plus de plaisir à ce départ qui devait lui rappeler bien des souvenirs, c'était à peine s'il ne sautillait pas sur place à l'affut du moindre bruit et signe qui lui donnerait une indication quant à l’imminence du départ et la vitesse que prenait le train. Linda avait beau afficher un sourire poli, elle ne savait pas trop quoi penser de la situation et ne tarda pas à baisser la tête nerveusement, se sentant quelque peu à part dans cette allégresse générale.

- Vous avez déjà pris le train ? s'enquit alors Jon tandis que le français, aux côtés de la brune, s'était mis à parler avec Rembrandt.

- Oui, plusieurs fois, mais ce n'était jamais vraiment pour des voyages de plaisir.

- Ah les voyages... répéta l'astronome rêveur avant de reprendre plus gaiement. Vous savez, Ludovic est un grand amateur de voyages ! Il a fait le tour du monde et je suis sûr que vous lui demandez n'importe quel pays il est capable de vous dire y avoir fait un tour ne serait-ce que pour boire un café ! Linda sourit, encourageant par là même le Londonien à continuer sur sa lancée. Il pourrait vous faire découvrir, je suis sûr que ça ferait énormément plaisir à cette vieille bique d'être en si charmante compagnie ! Il accompagna sa réplique d'un clin d'oeil espiègle. Moi il ne m'a pas emmené, il n'avait pas vraiment la tête à ça à l'époque en même temps, et puis avec l'âge et les responsabilités... Mais ce n'est pas pour autant que je n'ai pas voyagé, oh non ! J'ai voyagé là dedans. fit-il en pointant son index sur sa tempe, le sourire aux lèvres. J'ai rêvé, j'ai lu ses lettres, j'ai vu des films, j'ai imaginé milles et uns pays aux couleurs chatoyantes et aux destins fantastiques, des contes de princes et de princesses d'héritiers inattendus et de jeunes gens qui dépassent leurs peurs.

- C'est vrai que c'est une jolie manière de voyager aussi. accorda Linda avec douceur.

- Pour sûr ! Et toutes ces histoires je les racontait à mon fils pour l'endormir, Rory, Rory Lakenstridge. Qui sait ? Peut-être un jour suivrais-je les traces de Caroll ?

Linda hocha la tête quand Ludovic se pencha en sa direction, semblait en avoir terminé avec Salem. Jon, voyant sa cible à nouveau ravie par son hôte en sembla satisfait et, avec un petit sourire, laissa à son vieil ami la tâche d'occuper leur invitée commune. Après tout, il ne voulait pas le moins du monde lui ravir la vedette, oh non ! Seulement que, comme ils l'avaient toujours fait, ils veillaient sur les intérêts de l'un et l'autre, et si Ludovic vouait faire passer un bon voyage à Oswin, Jon serait toujours là pour le seconder lorsqu'il en serait incapable !

- Une visite du train ? s'amusa doucement la brune. Ma foi... Pourquoi pas ? Autant profiter de cette chance unique que j'ai aujoud'hui !

Linda se levait déjà assez tranquillement quand la voix du britannique s'éleva à nouveau, ce dernier semblait à présent les observer avec une douce joie plus qu'avec malice :

- Ne fais pas de gaffe hein Ludo ? Et si tu veux faire exploser quelque chose, tu m'appelles moi !

Sur cet avertissement joyeux les deux compères sortirent de leur compartiment pour se retrouver bien vite dans un couloir duquel couraient de long en large quelques élèves égarés, préfets occupés ou premières années qui se croyaient à présent invincibles et prêts à sortir des limites établies. Cet espace là était certes beaucoup plus calme que le milieu ou l'arrière du train, on entendant aisément le brouhaha joyeux qui s'amplifiait derrière les portes des autres wagons ou les rres qui s'élevaient parfois par dessus la foule.

- Et bien, commença alors Linda doucement amusée , à chaque fois que je revois Lakenstridge je me rappelle à quel point c'est un sacré phénomène ! Je suis encore surprise d'en être surprise, après un an je pensais mieux m'en accomoder ! Elle sourit doucement avant de reprendre après une seconde de réflexion. Je me demandais... Après tous ces voyages, ces découvertes, toutes ces merveilles que vous avez vu durant votre vie... Pourquoi être revenu ici travailler en tant que Professeur ? demanda-telle en plongeant son regard dans celui de l'autre, sans la moindre once d'insinuation ou de suspection, mais plutôt de respect. Il reste tellement de choses à voir encore... Alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?

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MessageSujet: Re: The long way round Mer 24 Jan 2018 - 19:40



The long way round
The long way round
Ecosse – Poudlard Express – 7 Juillet 1976

Souriant un peu plus en entendant la réponse positive de son invitée, Ludovic n'attendit pas une seconde avant de se redresser pour tendre sa main et aider, galamment, la jeune femme à se lever. Un geste un peu exagéré peut-être, mais on ne chassait pas facilement les vieilles habitudes et enlever ainsi les demoiselles était par trop agréable pour se priver d'une si belle occasion. Hélas, son doux excès de zèle se trouva rapidement interrompu par une nouvelle petite réplique amusée de la part du britannique. L'échevelé leva les yeux au ciel, lâchant un petit souffle agacé alors qu'il s'effaçait dans le couloir pour laisser passer la brune.

— Ne t'en fais pas, rétorqua-t-il, je te préviendrai si jamais je décroche les autres wagons par inadvertance.

Mais si la plaisanterie était un peu acerbe elle s'assortit d'un petit sourire distrait et d'un clin d'oeil complice à son vieux compère. Oh non, il n'allait pas manquer de le prévenir s'il finissait par vouloir faire quelques petites étincelles.

Conduisant l'Auror dans le maigre couloir, Ludovic réalisa que son idée avait tout de stupide. Visiter un train ? C'était comme visiter un cabinet de toilettes. Certes, le Poudlard express avait un charme inégalable avec son sol en moquette, ses banquettes à l'ancienne et son revêtement en bois, mais passé les deux premiers compartiment tout cela devenait fort répétitif. Visiter la locomotive, ça, ça aurait pu être intéressant, mais hors de question de faire cela en route, entre la suie et les machinistes dérangés la balade aurait rapidement tourné au calvaire. Le maigrichon pensait donc plutôt à emmener la brune de l'autre côté, tout à l'arrière du train où il espérait bien trouver un de ces petits balcons qui permettaient de profiter un peu de la vue. Il n'y était encore jamais vraiment allé et redoutait un peu que de jeunes fumeurs se soient mis à le coloniser, mais en attendant, seuls les occupants des voitures et les passants dans le couloir qui les obligeait à se coller contre les vitres pour céder le passage variaient un peu le paysage. Dans ses cellules grises le brun commençait à s'inquiéter d'avoir trouvé là une bien mauvaise idée et, surtout, rien à dire pour meubler sa stupidité. Heureusement, pour une fois, il n'eût pas à s'en soucier bien longtemps.

— Ouh, souffla le français comme si la jeune femme venait de mettre le doigt sur l'antique journal de sorts de Merlin, bonne question.

Il tarda pourtant un peu à y répondre, s'appliquant à éviter un passant dans le couloir étroit et réfléchissant un peu à ce qu'il aurait dut dire. Cela concernait ses affaires après tout, certaines même assez anciennes et privées qu'il n'aurait pas dut révéler. Mais il lui devait sans doute ce petit bout de vérité, après tous ces mystères à demi dévoilés. C'était la règle et son hésitation, en fin de compte, fut assez brève.

— Je ne voulais pas en fait, répondit-il. Je suis venu ici en me faisant tirer la peau du cou par tout un tas de personne. Si cela avait été mon choix, avoua-t-il. Arrêter de voyager, non ! Je suis assez... voyageur addict vous voyez. Enfin, il ne doit pas exister une chose en ce monde a laquelle je ne fini pas par être addicte quand elle me plaît. Je n'ai jamais été très doué pour rester sur place. C'est pratiquement devenu maladif au fil des ans. Lorsque je reste trop longtemps quelque part, qu'il n'y a pas de nouveauté... Je ne sais pas, je perds un peu le goût de vivre je crois et je fais des bêtises. Je travaillais avant en tant qu'agent touristique et expérimentateur magique, expliqua-t-il, je ne sais pas si vous voyez ce que c'est. C'est un peu... un nid de vieux sorciers qui se réunissent pour potasser sur les origines de la magie, son avenir et compagnie. Avec le ministère et les commerçants c'est peut-être un des métiers les plus répondu du monde sorcier, mais personne ne nous connaît. Principalement parce qu'on travail souvent seuls ou chez soi et qu'on ne sort que de temps en temps pour faire des congrès dans des coins où même les trolls n'ont pas envie d'aller. C'est un peu... des professeurs sans élèves ou plutôt des élèves qui se font cour eux-même. Je travaillais avec un ami à moi, un vrai professeur justement, sur les grands flux de magie à travers le monde et il se trouve qu'un jour j'ai fait une conférence à ce sujet dans un de ces grands congrès. Ce n'était pas très... brillant, mais je connaissais mon sujet et, visiblement, cela à suffit pour que je me fasse remarquer par un certain grand sorcier à barbe blanche. Je ne sais pas s'il était dans la salle ou si quelqu'un lui a rapporté ce que j'avais dis, mais quelques jours plus tard j'ai reçu une lettre de Dumbledor lui-même qui me priait de venir enseigner les sortilèges à Poudlard. J'étais apprenti expérimentateur, autrement dit, je n'avais pas d'argent, pas de maison et pas de situation professionnelle alors quand ils ont vu cette lettre tout mon entourage tenait absolument à ce que j'accepte, mais c'était surtout un gros, gros piège, parce que, quelques jours après encore, j'ai reçu une autre lettre plus insistante qui m'a fait comprendre que Dumbledor y trouvait surtout un moyen de faire de grosses économies. J'étais assez bon et je n'avais pas d'argent, ça lui a permis de m'engager à moindre frais sans trop perdre en qualité et d'être sûr que je n'allais pas l'abandonner en cours d'année ou mettre les élèves en danger. Tout le monde y gagnait en fait, sauf moi. Je ne voulais vraiment pas revenir, reprit-il, s'arrêtant alors qu'ils se trouvaient devant la petite porte qui séparait les wagons. Je ne voulais pas faire ce travail. Je n'avais jamais travaillé avec des enfants avant, je croyais même ne pas trop les aimer. Il m'a fallut tellement de temps pour essayer de devenir adulte que je me disais que j'allais surtout perdre mon temps. Mais bon, ma famille, mes amis, mon professeur... tout le monde a insisté et je me suis retrouvé diplômé d'éducation et embauché sans comprendre ce qui m'arrivait. Je ne regrette pas vraiment, concéda l'échevelé. Je ne faisais rien avant et ça m'a permis de revoir Jon et Rian, ajouta-t-il en esquissant un signe de tête avec un petit sourire vers leur ancien compartiment. Et pour ce qui est des voyages, je me suis arrangé, j'ai fait en sorte de déménager toutes mes affaire et je les ferais encore déménager pendant les vacances et l'année prochaine. Avoir des valises, ça donne toujours un peu l'impression d'être en train de partir, plaisanta-t-il, le ton pourtant plus bas, sentant un instant le regret l'envahir avant qu'il ne le chasse avec un nouveau sourire et un petit air taquin. Et puis ! J'ai toutes les vacances pour me rattraper ! J'avais prévu de retourner voir mon professeur sur ses lieux de recherches. Il est en... Namibie en ce moment. Il devrait partir en Amazonie prochainement. Je vais aller le voir, l'aider à faire des relevés et lui apporter du café, comme avant. Je n'ai pas fini tout voir, mais j'essaye de continuer encore, même s'il faut que je sois un peu plus raisonnable et même si les voyages se font rare, j'essaye de faire en sorte qu'ils soient plus beau et entiers que ceux que je faisait à dix-sept ans. Inviter de charmantes Aurors à m'accompagner aide bien par exemple, taquina-t-il avec délicatesse.

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MessageSujet: Re: The long way round Mar 30 Jan 2018 - 20:12




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

La réponse du français surprit à vrai dire Linda qui ne s'attendait pas à ce genre de choses. Lui, il ne voulait pas revenir ? Cela sonnait faux, semblait absurde. Dés ses premiers jours à Poudlard elle avait rencontré Ludovic, et même lors de ses débuts l'enseignant lui avait toujours parut être heureux d'être revenu à l'école. Il n'y avait pas plus poisson dans l'eau que lui avec son ami l'astronome, c'était à peine si elle n'avait pas été surprise en apprenant qu'il n'avait pas toujours été là. C'était étrange de penser que ce n'était pas son choix, et d'un autre côté, cela rendait compréhensible son arrêt des voyages. Elle savait ce qu'était une addiction, à quel point cela pouvait tenir au coeur et au corps à tel point que l'on ne se sentait vivre qu'à travers elle. Elle, elle en était sortie car forcée par son ancien mentor. Alors de ce point de vue, cela rendait bien plus logique l'abandon de Ludovic pour sa passion.
Ainsi donc, c'était Dumbledor lui même qui avait repéré Ludovic... C'était flatteur et assez impressionnant tout compte fait, et puis, cela faisait naître en elle une petite pointe de fierté que d'apprendre que la personne dont elle s'était le plus approché cette année avait attiré l'attention du fameux sorcier. Avec tout son emploi du temps, ses problèmes et ceux de l'école, Linda n'avait au final pas énormément rencontré le Directeur de l'école et avait, à l'inverse, bien plus eu à faire à son explosive et féline main droite... Un petit regret sans doutes, mais elle en était aussi soulagée quelque part : au moins le mythe n'en n'avait pas trop souffert !

L'énonciation du vieux sorcier rappela sans mal quelques souvenirs à Linda qui s'imaginait tout à fait le jeune et fringuant sorcier sautiller un peu partout, un plateau de boisson dans les mains en débattant de théories et autres idées farfelues que son métier demandait. Peut-être, après tout, était-il à l'aise quelle que soit la situation qui sait ?
Les derniers mots du brun tirèrent un petit sourire en coin à Linda qui, continuant leur avancée, ouvrit la porte pour passer dans le wagon suivant d'où s'échappait un brouhaha bien propre aux enfants surexcités.

- Je ne sais pas si je rendrais réellement vos voyages bien plus beaux, mais ce qui est sûr c'est que je ferai de mon mieux pour les rendre uniques. répondit-elle tranquillement en jetant un coup d'oeil derrière elle vers l'ancien Serdaigle. Je n'aurais pas deviné que vous ne vouliez pas venir ici. Vous aviez l'air tellement à l'aise à Poudlard, tellement chez vous ... Et maintenant vous voila reparti pour une deuxième année ! railla-t-elle gentiment. J'espère que vous ne vous ennuierez pas trop sans moi pour vous casser les pieds au détour d'un couloir, sinon j'en donnerai le rôle à votre ami, il a l'air déjà bien qualifié pour ça !

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MessageSujet: Re: The long way round Sam 3 Fév 2018 - 0:19



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Ecosse – Poudlard Express – 7 Juillet 1976

Tandis que l'Auror continuait, le brun l'écoutait avec plaisir. Il lui souriait, l'esprit un peu ailleurs, mais le coin de ses lèvres étiré encore plus grand alors qu'il l'entendit dire qu'elle espérait pouvoir rendre le voyage unique. Oh, ça il n'en doutait pas, il suffisait de voir ce qu'il était en train de faire ; traverser le Poudlard Express pour une visite ? Diable non, il n'y aurait jamais pensé si la jeune sorcière ne l'avait pas accompagné. Avançant un peu à la traine, l'échevelé perdit quelque peu le sourire en entendant la suite, s'arrêtant sur le seuil de la porte entre les deux wagons, alors qu'il réalisait n'avoir pas vraiment envisagé cette possibilité. C'est vrai, il n'y avait pas pensé. Il savait, bien sûr, que son contrat allait être renouvelé, McGonagall le lui aillant plus ou moins garanti. Il avait eut cette année là de nombreuses absences et bien des problèmes, à tel point que, plusieurs fois, il s'était dit qu'il se ferait sans aucun doute renvoyer avant la fin de l'année, mais il fallait croire que l'affection globale des élèves pour les cours de Sortilèges avait tellement augmenté que son travail n'avait pas été jugé si mauvais que cela. Un an de plus donc ? Réellement. Pas uniquement parce qu'il le disait. Une nouvelle longue année perdu entre quatre murs au fin fond de l'Ecosse avec pour seule distraction les soirées astronomie de Jon et le défilé d'élèves aux regards aussi vifs que des veaux morts. Bon sang... Néanmoins, le maigrichon préféra ne pas se soucier de cette brève prise de conscience des réalités, contemplant seulement un instant le sol alors que la jeune femme continuait, lui tirant un nouveau sourire, plus complice, tandis qu'elle continuait à s'éloigner. Ludovic, lui, ne bougea pas.
Il garda le silence un moment, fixant de nouveau ce même point sur le sol alors qu'il sentait une boule fort désagréable se former dans sa gorge et qu'il se retrouvait à basculer son poids d'un pied à l'autre, gêné. Il aurait dut attendre sans doute, au moins d'être arrivé à un endroit un peu plus approprié, sans oreilles indiscrètes et encore moins juvéniles, mais il n'était pas sûr que la passerelle à l'arrière du train serait inoccupée et qu'ils auraient pu y être plus tranquille qu'à cet endroit précis. Peut-être aurait-il dut attendre d'être arrivé ailleurs, à Paris ou un autre jour, ou peut-être pouvaient-ils aller voir et que, si jamais, sur le retour... mais non, quand bien même l'idée de chasser ces sorties de secours de sa tête ne faisait qu'accroître la tension dans sa gorge, il s'efforça de ne pas y céder, de toute façon, il devait avoir l'air bêtement immobile et perturbé depuis assez longtemps pour que la brune le trouve encore plus bizarre et dérangé que d'habitude.

Linda, je... commença-t-il.

Non, c'était stupide. Le français referma aussitôt la bouche, fronçant les sourcils et esquissant, sans le vouloir, un brusque geste comme pour s'enfuir à l'autre bout du couloir. Non, non, ça aussi c'était stupide. Ses pieds le savaient et ils restèrent fortement rivés dans le sol, obligeant leur propriétaire à se remettre face à la jeune femme. Inspirer, expirer, respirer.

Si je suis venu vous chercher tout à l'heure, reprit-il, continuant à ne pas savoir sur quelle jambe s'appuyer, son regard fixant désormais le sol juste en face de ses pieds. Je suis venu parce que... répéta-t-il en marmonnant la suite dans un parfait silence, cherchant à se rappeler de cette petite histoire qu'il s'était plus d'une fois raconté. Je n'ai pas tellement envie que vous partiez, fit-il, parvenant un instant à lever les yeux. Pas du tout en fait, je n'ai pas envie... que vous me quittiez. Je n'ai pas envie... de passer ma vie avec Jon dans une tour d'astronomie à ressasser des souvenirs, expliqua-t-il. J'ai envie... de passer ma vie à mieux vous découvrir. C'est bête de dire ça, se reprit-il, et je sais que... poursuivit-il encore en avançant d'un pas vers l'Auror, c'est beaucoup plus compliqué que ça et que, dans un an ou deux, peut-être plus ou moins, peut-être que je ne vous intéresserais plus ou bien que... les choses pourraient devenir compliquées, mais je veux essayer. Je veux... je veux que vous ayez une raison de venir me voir l'an prochain qui ne soit pas seulement... une visite de courtoisie. Je voudrais pouvoir vous revoir tous les jours ou, ne serait-ce qu'une fois par semaine ou par mois, enchaina-t-il avant de laisser filer un bref rire, les yeux toujours détournés. J'attendrais, promit-il. Mais je veux... j'aimerais... qu'ensemble on puisse aller plus loin. Qu'on puisse... voir ce que ça donne quand on se revoit... pour être tous les deux et pas seulement par hasard, poursuivit-il encore en avançant d'un nouveau pas, plus étroit, alors qu'il se trouvait désormais bien plus près de la brune. J'aimerais... qu'on puisse s'ennuyer ensemble, qu'on puisse se renconter l'un l'autre, faire connaissance, qu'on puisse aller faire tout ce que vous voulez ensemble et qu'on parte voyager, que je puisse... vous embrasser, fit-il d'un ton plus bas, comme si le simple fait de prononcer ce mot risquait de le briser, vous serrer dans mes bras, chaque fois que j'en ai envie. Pouvoir être avec vous, vraiment, sans avoir à me demander si ce que je fais est bien ou mal. Je voudrais être avec vous, tous les jours, tout le temps et, si ce n'est pas tous les jours, je voudrais que vous ayez la certitude que je pense à vous au moins tout autant. Parce que j'ai l'impression qu'une lettre ça ne suffirait pas, que vous donner mon coeur ça suffirait à peine, je voudrais que... Je voudrais vous parler sans avoir autant à craindre que ce que je ressens pour vous vous fasse peur. Être sûr... que je pourrais vous aimer sans craindre que vous disiez quelque chose... qui me détruise de l'intérieur. Et si jamais, vous faisiez ça, si vous refusiez, j'aimerais mieux le savoir tout de suite parce que je pense qu'il vaudrait mieux mourir qu'attendre de vos nouvelles sans savoir que... j'espère en vain que vous m'aimiez en retour. Et je voudrais que... toutes ces années perdues à m'entendre dire que j'étais romantique, que j'étais un charmeur de ces dames ou je ne sais quoi, aient au moins pu servir à ce que j'arrive à vous dire tout ça d'une façon un peu plus correcte que ce que je viens d'en faire, mais... j'ai eu beau essayer, ça ne marche pas, railla-t-il à demi, beaucoup trop terrifié dans le fond pour faire le malin. Je voudrais seulement... fit-il encore, secouant la tête en se reprenant, c'est vraiment idiot de dire ça, il lâcha un nouveau souffle, cherchant encore un peu de ce courage qui l'avait fait lâcher ses mots en vrac. Je voudrais que vous acceptiez de sortir avec moi, lavcha-t-il enfin, même si ça fait gamin de dire ça. Je ne veux plus qu'on soit deux solitaires côte à côte qui s'amusent ensemble parfois,
mais qu'on soit deux. Et qu'on puisse prendre à deux tout le temps qu'il faudra pour voir jusqu'où ça pourra nous mener.

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MessageSujet: Re: The long way round Dim 4 Fév 2018 - 11:19




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

A force de côtoyer Ludovic dans moult situations parfois très compliquées, Linda avait appris à connaître certaines mimiques, certains réflexions et expressions de son visage lorsque quelque chose n'allait pas. Cette acidité quand la colère le prenait, alors sourd à tout, ou encore ses regards fuyants, ses paroles continues alors qu'il commençait à avoir peur ou être gêné, ses petits tics de se frotter tantôt la nuque tantôt l'oreille... Tout ne lui était pas instinctif encore et, sur le moment, elle ne remarquait pas toujours ces détails et était encore moins sûre qu'ils s'appliquaient tout le temps, mais il lui arrivait de plus en plus de noter ces petits détails chez l'homme qu'elle croisait étonnamment plus que ce à quoi on aurait pu s'attendre.
Sans doutes avait-elle ainsi fini par développer un "détecteur de situations cocasses" qui s'affolait à chaque fois que l'un, deux, puis plusieurs de ces critères étaient réunis. Et c'est un peu ce qu'il se produit lorsque Ludovic resta derrière alors que l'Auror continua à avancer, seule.

- Descremps ? l'appela-t-elle une première fois en regardant autour d'elle avant de retourner en arrière et de reprendre, souriante : Vous ne venez pas ?

Mais Ludovic n'était pas du genre à s'arrêter brusquement ainsi, encore moins lorsqu'il avait hâte de lui montrer quelque chose de nouveaux. Dans ce genre de situations, il courait plutôt comme un cabri de droite à gauche, ce petit air d'enfant prêt à faire une bêtise dont vous ignorez tout sur le visage. Et une seconde durant, Linda craignit réellement ce qui, cette fois, avait fait arrêter l'enseignant.
Fronçant légèrement les sourcils, elle passa entièrement le pas de la porte pour rejoindre le wagon de l'homme afin que la situation ne paraisse pas trop étrange pour leurs spectateurs incongrus, s'approchant un peu de lui avant de le regarder tranquillement, comme cherchant à le calmer et le rassurer quoi qu'ait pu le bloquer de la sorte.

Entendre soudainement le brun utiliser le français fit faire un bond au coeur de la sorcière dont le "détecteur" s'affolait à présent. Cet air, le français, les regards fuyants... Elle avait tout, il ne manquait plus que les paroles ininterrompues et Ludovic allait réellement lui dire quelque chose qui lui pesait sur le coeur ! Serrant les dents pour se forcer à ne pas l'interrompre tout en espérant sincèrement que la situation n'allait pas empirer vu le contexte dans lequel ils étaient, elle retenait presque sa respiration jusqu'à ce que l'homme ne reprenne la parole pour... Ne plus s'arrêter.
Mais elle l'écouta, elle n'en perdit pas une miette. Pas un mot, pas un regard, pas une hésitation ni une intonation. Elle n'en rata rien, ses yeux ronds fixant ceux de l'autre qui ne parvenaient pas à la regarder en face sans se parer un seul instant de quelque émotion.

Elle s'y attendait. Depuis ce cours de magie qui s'était si mal passé, elle savait que les choses ne pourraient rester en suspens de la sorte très longtemps. Les mois étaient passés, tellement de choses s'étaient passées, tant qu'elle avait espéré ne plus jamais en reparler, mais voilà. Ludovic n'était pas du genre à aimer les entre deux. Alors, elle y avait songé. Un peu rapidement peut-être, mais elle avait voulu être prête pour le jour où Ludovic la prendrait de court, comme aujourd'hui.
Jacques Descremps, son métier d'Auror, ses occupations, les mystères... Alors même qu'elle essayait de les chasser, toutes ces limites qu'elle s'était trouvée lui revinrent à l'esprit. Ce n'était pas professionnel, elle le vouvoyait encore c'en était ridicule, et puis elle s'était promis de ne plus jamais s'attacher : depuis combien de temps n'avait-elle pas été avec quelqu'un ?
Avait-elle seulement un jour connu une véritable et sincère relation ou n'avait-elle vécu toute sa vie qu'avec des amants ?
Tout ce qu'il ne lui disait pas, tout ce qui les opposait, et elle, tout ce qu'elle ne lui disait pas et ne pourrai lui dire ! Elle l'appréciait mais elle n'était sans doutes pas faite pour aimer, le voir serait difficile, peut-être se désillusionnerait-il au bout de quelques semaines seulement... Et ceci, et cela, la peur qui revenait alors, la rongeant de l'intérieur comme un monstre qui en demandait toujours plus. Elle n'aimait pas avoir peur, elle qui toute sa vie avait combattu ses faiblesses, et là voici aussi désemparée qu'un nourrisson bloqué sur le dos.
Mais en réalité, si toutes ces idées défilaient à la vitesse de l'éclair dans un coin de sa tête, il lui semblait ne plus rien avoir, le vide alors qu'autour d'elle le brouhaha des enfants n'existait plus, les mots de l'homme éclipsant tout le reste tant ils la prenaient au coeur.

- Ludovic. souffla-t-elle en espérant qu'il cesse ainsi de parler sans discontinue. Ludovic, arrêtez... Calme toi je t'en prie.

Alors, enfin, le silence.
Tiens, c'était presque pire ça, le silence.
Maintenant, c'était à son tour de parler, elle ne pouvait se défiler. Et... Elle avait peut-être un peu oublié ce détail là.
Déglutissant difficilement en se redressant, gênée d'avoir ainsi attiré l'attention sur elle alors qu'elle ne devait pas avoir bien plus de prestance que l'homme qui, en plus, la dépassait de plusieurs centimètres assez facilement. C'était presque... Imposant. Très gênant donc, mais elle s'appliqua à prendre une profonde inspiration et à expirer tout aussi lentement pour se détendre un peu et relever son regard dans les yeux de l'homme tout en lui adressant un sourire en coin hésitant.

- Vous êtes... tu... Elle baissa la tête, riant doucement, désespérée de voir à quel point elle s'emmêlait toute seule les pinceaux. Tu es quelqu'un d'incroyable, tellement... Différent et passionné et attentif et...

Et quoi ? Elle ne se pensait pas à la hauteur ? Il mériterait quelqu'un d'autre ? Elle allait encore tout gâcher comme elle avait déjà gâché toutes ses relations ou même la vie de son mentor ou ses relations avec son frère ?
Elle avait déjà tellement donné, tellement de personnes qui s'étaient déjà sacrifiées pour elle... Ludovic, passionné comme il était, ne ferait pas exception. Et puis, tellement de choses qui s'opposaient à eux, le père de l'homme par exemple, ou encore tout simplement le fait qu'elle n'aurait sans doutes jamais assez de temps pour lui. Elle avait vu ces souvenirs, à quel point il pouvait mal vivre de rester... Sur place. Elle ne pouvait lui offrir tout ce qu'il demandait, elle ne voulait pas l'enfoncer et le faire sombrer encore une fois comme cette fois, avec Hesper Rowle.
Ludovic était sans doutes fait pour être libre, comme ces créatures qui ne valaient le coup de vivre qu'en courant le monde sans attaches ni emprise humaine, et ce qu'importe à quel point elle tenait à lui ou à quel point la proposition pouvait être attirante... Sans oublier que...

- Oh et puis merde...! grogna-t-elle avec un sourire avant de relever la tête vers Ludovic, le visage soudainement illuminé d'une manière toute singulière. Qu'ils aillent au diable, tous ! Je me suis trop posé de questions, aujourd'hui, j'ai le droit de vivre un peu. Elle sourit d'autant plus, s'approchant encore un peu de l'homme jusqu'à le coller presque, saisissant ses mains qu'elle serra plus que de vouloir à cause du trac avant de lâcher simplement : Oui. Elle illuminait. Tentons cette aventure ensemble, oui ! Voyons où ça nous mènera, sans craintes, sans limites, juste... Nous deux !

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MessageSujet: Re: The long way round Dim 4 Fév 2018 - 20:01



The long way round
The long way round
Ecosse – Poudlard Express – 7 Juillet 1976

Je sais que c'est rapide, reprit le français alors que la jeune femme mit un bref instant à réagir à son premier silence. Et si... si vous n'êtes pas prête je... Je peux attendre, fit-il encore, se faisant bientôt interrompre par Oswin qui paraissait débordée par son flux de paroles.

Attendre, d'accord. Attendre.
Ludovic ferma la bouche, si tendu de devoir laisser se dérouler les choses sans rien pouvoir ajouter pour sa défense qu'il avait l'impression que sa salive, son air et ses mots étaient bloqués au niveau de sa gorge, comme s'il n'était pas parvenu tout à fait à les ravaler. Attendre donc. Il le fit avec une patience immuable, pourtant aussi trépidante que celle d'un petit garçon ; immobile, toute son attention tendue vers Oswin, alors qu'il semblait vouloir lui arracher des yeux sa réponse. Il la devinait à vrai dire, trop hâtif de savoir ce que la brune allait choisir, il voyait défiler dans sa tête des choses auxquelles il avait lui même pensé, d'autres auxquelles il ne s'était pas préparé et à chaque opposition, en silence, alors qu'il scrutait la jeune femme d'un regard perçant, il cherchait ce qu'il aurait pu dire pour défendre sa cause. Son père ? Pas un problème. Son travail et son emploi du temps prenant ? Tant pis ! Cela valait mieux non ? Surtout vu son caractère, sa tendance à aimer vivre sa vie à son grès. S'ils se voyaient peu, cela laisserait le temps à l'éternel célibataire qu'il était de s'accoutumer à ce rythme de vie plus posé. Ils pourraient trouver leurs marques, voir ce qu'ils pouvaient et ne pouvaient pas tolérer comme changements dans leurs vies respectives, prendre le temps de trouver d'autres compromis. Et si, un jour, cela ne leur suffisait plus, ils aviseraient, ils en parlerait. Car oui, en parler, c'était bien tout ce qu'il voulait, décider ensemble, montrer à l'Auror qu'ils pouvaient trouver des solutions à tout, qu'elle n'était pas la seule à devoir prendre sur elle les conséquences, pourtant ô combien frivoles, d'une vie à deux. Loin de parler de vie à deux, il ne la demandait pas en mariage encore, il souhaitait seulement pouvoir dire officiellement qu'il se trouvait avec quelqu'un, le reste ne changeait absolument rien. Sa fidélité, il lui avait déjà toute attribuée et il avait passé tant de temps avec elle ces derniers mois que Jon et Rian en auraient fini jaloux. Quelles autres choses pouvaient bien changer qu'ils soient ensemble ou non ? Pour lui, ce n'était qu'une sorte d'apaisement. Une certitude que la jeune femme n'aurait plus d'excuses pour côtoyer d'autres hommes de trop près, voilà tout. Un peu égoïste peut-être, de jalousie tout du moins, mais il y avait bien toujours une forme de jalousie et d'égoïsme à vouloir devenir l'exclusif de quelqu'un. Il était prêt à tout pour la convaincre, tout ce qu'elle avait pu se dire, s'inventer pour refuser, il était certain de pouvoir y trouver une parade, de pouvoir trouver une solution à tout, jusqu'à ne plus laisser à l'Auror que le seul argument du goût. Qu'elle ne l'aime pas, ça, c'était le seul argument auquel il n'aurait rien pu faire.

Mais tandis que ses cellules grises s'activaient au moins aussi vite que celles de l'Auror, cette dernière commença à répondre, commençant par des mots bien trop familiers, bien trop entendus, bien trop lourds de sous-entendus. «Tu es quelqu'un de génial», «tu es tellement à l'écoute et doux», «tu me fais tellement rire», «c'est vraiment génial de coucher avec toi»... Il en avait entendu une bonne ribambelle de ces compliments compatissants qui précédaient toujours le «mais». «Mais avec toi j'ai vraiment l'impression d'étouffer», «mais tu veux toujours tellement bien faire qu'on dirait que je sors avec un bibliothécaire», «mais je ne suis pas prête pour ça, tu mérite mieux que moi», «mais c'est pas suffisant pour moi», «mais», «mais», «mais», «mais restons en là».

À l'angoisse succéda la rage, la bonne vieille colère, la frustration. Fronçant les sourcils, visage fermé, l'échevelé esquissa un nouveau geste pour s'en aller. Non pour s'enfuir cette fois, mais pour aller cracher son impuissance ailleurs. Pourquoi diable fallait-il toujours qu'il soit si impuissant face aux femmes ? Pourquoi, malgré tous ses efforts, fallait-il toujours que quelque chose cloche ? Il faisait attention à elles, il les écoutait, il les aimait de tout son être et pourtant non. Non ! Jamais ! Ça ne suffisait jamais. Untel était toujours mieux que lui, plus beau, plus musclé, untel plus gentil, plus tranquille, plus sûr à présenter à une famille. Lui était toujours trop gentil, trop serviable, trop collant, trop prévisible, trop fou pour être vivable. Pourquoi ?!

Pourtant, Ludovic ne parti pas, pas plus cette fois que toutes les autres fois, même si, avec l'âge, il avait cessé de se laisser dominer par sa gentillesse, de suivre encore ce vieil adage du «soit toujours poli avec les filles, écoute-les, soit serviable parce qu'un garçon gentil et à l'écoute en vaut deux». Non, cette fois, s'il resta là, c'était avec la ferme intention de ne pas se laisser faire. Trop de fois, il avait accepté sans se battre, trop de fois il avait accepté de rompre avec des jeunes filles dont il lui avait fallut des mois pour se remettre alors qu'il aurait pu jurer à n'importe qui qu'elles étaient les femmes de sa vie. Trop de fois il s'était laissé marcher sur les pieds, balayé, évincé au profit d'autres prétendants parfois brutaux ou stupides comme des trolls. Oswin avait beau dire, avait beau croire tout ce qu'elle voulait, se dire qu'elle lui rendait un service à le repousser, qu'elle agissait pour leur bien ou n'importe quelle autre ânerie du genre, il n'allait pas la laisser faire. Il l'aimait, vraiment, et il n'allait certainement pas la laisser piétiner ses avances comme on essuie la crotte de son balai.

Aussi le brun prit-il une profonde inspiration, laissant l'Auror finir, mais prenant note de toutes ses protestations précédentes avec une hargne brûlante au fond des prunelles. Ils ne se verraient pas assez ? Qu'à cela ne tienne ! Il prendrait le train ou transplanerait tous les soirs pour la rejoindre à Londres. Son père un problème ? Tant pis, il était prêt à couper les ponts avec lui aussi longtemps que ces histoires lui poserait problème. Les mensonges, les mystères ? Il ne lui mentirait pas, il ne lui mentait plus depuis longtemps déjà. Cela faisait parti de ses promesses. Il lui dirait tout, rien qu'à elle, pour qu'elle puisse tout savoir de lui comme il finirait de toute façon par tout savoir d'elle. Elle, pas à la hauteur ? Elle lui avait ravi son coeur, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire qu'elle soit à la hauteur ou non ? Est-ce qu'une absurdité existait seulement ? Il l'aimait, sincèrement, cela suffisait à faire d'elle la plus parfaite de toutes, même dans ses faiblesses, même dans ses défauts, même dans ce qu'il ne connaissait pas encore mais qu'il apprendrait à accepter afin de mériter, autant qu'elle, sa place à ses côtés. Alors, avec tout ça par Merlin, que lui aurait-il fallut de plus ?!

Rien.

Ludovic resta un instant interdit en entendant la suite de la réponse de l'Auror. Pas de mais, pas de refus, plus de danse infernale d'arguments négatifs, seulement un oui. Un oui qui se construisit petit à petit jusqu'à tirer un sourire incrédule au français lorsque la jeune femme prononça réellement le mot. Oui, elle voulait bien. Oui ! L'échevelé sourit de plus belle, ne laissant même pas le temps à la jeune femme de finir de parler ou de lui saisir les mains qu'il avait jeté les siennes vers son cou, encadrant son visage de ses paumes soudainement, pour l'embrasser tout sourire d'un même élan, si brusque qu'il dut la faire reculer d'au moins un pas. Il faudrait mieux qu'elle attende un instant avant d'espérer qu'il la laisserait respirer. Alors qu'il n'arrivait toujours pas à y croire, ses doigts s'étaient glissés dans de longues mèches brunes, ses paumes retraçant les lignes si particulières des pommettes, des sourcils et des joues d'Oswin qu'il avait si souvent observé dans vraiment croire qu'il pourrait un jour peindre son portrait. Jouant de sa taille, le maigrichon surplombait la jeune femme, si pressé contre elle que leurs nez s'ecrasaient contre leurs visages, que leurs fronts se collaient l'un à l'autre dans une étreinte bien plus douce qu'elle n'y semblait. Et, tandis que ce baiser se prolongeait déjà depuis une petite éternité, Ludovic laissa doucement fondre son sourire, relâchant ses mains qui glissèrent le long du cou d'Oswin puis autour de son buste, l'enlaçant doucement, pour se laisser engloutir par la chaleur de l'Auror, par ses lèvres, par celle de son corps pressé contre le sien. Il taquina sa bouche sans y penser, comme si ce geste était aussi simple à faire que respirer, ses paupières closes comme pour un grand sommeil alors que son être avait rarement été aussi en éveil. Elle avait dit oui bon sang ! Songea-t-il à peine alors que ses doigts caressaient désormais les bras et la nuque découvertes de la française. Il faudrait qu'il le dise à Jon.

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MessageSujet: Re: The long way round Mar 6 Fév 2018 - 23:56




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

A peine eut-elle le temps de terminer de s'exprimer que le français eut un large sourire qui illumina son visage, signe annonciateur diraient certains, mais la seule chose que put lui répondre Oswin fut un sourire d'autant plus chaleureux avant qu'il ne lui fonde dessus, lui tirant un léger rire surpris alors qu'il l'embrassait déjà.
Elle sentait dans ses baisers ses lèvres étirées tant il était euphorique, dans ses caresses et ses taquineries elle devinait l'expression comblée de son visage irradiant de joie, mais elle ne devait pas être bien plus difficile à décrypter non plus. Entre deux embrassades s'échappaient quelques souffles et rires amusés alors que ses mains allaient et venait de la nuque de l'homme à sa tignasse pas bien plus en ordre que d'habitude, au rythme de leurs étreintes. Elle jouait de sa langue, titillant l'autre en de gentilles taquineries qu'elle cassait bien souvent en se dérobant au dernier moment avant d'adoucir peu à peu le rythme en quinconce avec l'autre. Si elle souriait ? Elle devait bien être en train de le faire au moins tout autant que le Descremps à ce moment là ! Deux imbéciles heureux peut-être autour de qui le monde semblait s'être arrêté.
Mais à vrai dire, quand bien même elle n'y prêtait que peu d'attention, ce n'était pas tout à fait qu'un semblait, pas qu'une impression... Car autour d'eux, dans le Poudlard Express d'habitude si bruyant, le silence s'était fait. Oh, certainement pas plus loin que dans leur wagon, mais leurs... Familiarités avaient semble-t-il attiré l'attention de deux ou trois personnes... Puis six, puis dix, puis douze, et rapidement le silence et les sourires s'étaient rependus dans le compartiment comme une trainée de poudre pour quelques secondes qui parurent, pour la brune, durer une petite éternité. Alors qu'elle rouvrait doucement les yeux sur l'enseignant qui l'entourait encore de ses longs bras, quelque clameur, sifflements et autres exclamations amusées montèrent comme une vague dans le trop petit wagon. Des rires, des commérages déjà, des "Je te l'avais bien dit ! " et des "Mais non toi tu parlais de la prof de Potion ! ", certains malins songèrent même à lancer quelques papiers de friandises en guise de confettis dans un élan de joie général qui, dix minutes plus tard, ne serait déjà plus à l'ordre du jour.

En tous cas, quand bien même il ne durerait pas longtemps, ni en vrai ni dans l'esprit des jeunes, il fut suffisant pour faire baisser le regard de la brune, gênée, qui rougit presque de sentir tant d'attention à son propos mais qui n'en perdit pas pour autant son sourire.

- Peut-être... Devrions nous revenir dans notre compartiment ? hasarda Linda en relevant les yeux sur Ludovic, le regard encore pétillant. Je pense que j'ai vu le principal, et vos... Elle se mordit la lèvre, levant les yeux au ciel. Tes amis vont finir par se poser des questions. Bon sang, ça va être difficile de s'y habituer ! conclu-t-elle amusée en se tendant encore un peu pour toucher doucment du nez celui de l'homme.

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MessageSujet: Re: The long way round Mer 14 Fév 2018 - 10:58



The long way round
The long way round
Ecosse – Poudlard Express – 7 Juillet 1976

Encore étourdit et grisé par le baiser tout de même passionné qu'il venait d'échanger avec sa nouvelle petite amie, Ludovic mit un petit moment à redescendre sur Terre. Souriant toujours, l'attention dispersée dans une autre voie lactée, il se recula doucement de la bouche de la brune, gardant encore précieusement son visage entre ses mains, alors qu'un petit coup de langue satisfait - et fort incontrôlé - vint chercher sur ses propres lèvres le goût des embrassades qui s'effaçait déjà. Il lui aurait bien fallut s'humecter les lèvres deux ou trois fois de plus pour revenir tout à fait à lui, alors qu'il laissait ses mains se promener dans le dos de l'Auror, l'enlaçant en douceur, hélas pour lui, un petit détail auquel il n'avait pas du tout fait attention le ramena à la réalité beaucoup trop vite et un peu trop brutalement à son goût.

Les élèves qui, jusqu'ici, s'étaient tenus plus silencieux que des murs, ne tardèrent pas à s'enflammer de sifflements, ovations et remarques en tous genre qui firent aussitôt baisser discrètement les yeux du français d'un air beaucoup plus coupable. Ah oui, c'est vrai, ils étaient arrivés au compartiment des élèves, c'est vrai. Qu'allait dire McGonagall ? "Alors comme ça Descremps vous vous promenez dans le train alors que je vous avais clairement stipulé que les professeurs devaient rester à l'avant avec les préfets et vous étalez votre vie privée et baveuse devant des enfants innocents ?" Innocents tu parle... "Quel exemple est-ce que vous croyez donner ?" Fichtre, elle allait le tuer ! Au moins aussi gêné que sa compagne, mais cherchant encore à faire bonne figure, le brun avait déjà glissé sa main dans le dos de la jeune femme pour la pousser doucement et aussi discrètement que possible, dans l'espace plus calme et désert du wagon professeur lorsqu'une poignée de papiers colorés vola dans sa direction en réveillant, non sans un peu de mal, son attention.

— Hey ! gronda-t-il, en un sens ravi d'avoir une bonne excuse pour remettre tout le monde à sa place. Pas de papiers dans le couloir ! Vous ramassez tout ça ou je vous ferez enlever toutes les bulles baveuses collées sous les sièges à l'arrivée !

Des menaces un peu vaines qui ne parvinrent qu'à provoquer une nouvelle série de sifflements mi-moqueurs mi-admirateurs. Ils pouvaient bien se moquer, il allait vérifier ! Et les dissident finiraient vraiment par récurer les fauteuils avec une brosse à dent. Certains le savaient, même s'il n'était pas des plus sévères, Ludovic ne plaisantait jamais sur les punitions et, déjà, deux élèves un peu plus sages et inquiets que les autres commençaient à ramasser les papiers. Bon, au moins ce petit abus de pouvoir l'avait-il aidé à chasser un peu sa gêne. Minerva allait vraiment le tuer.

Accompagnant la française dans l'autre wagon, Ludovic referma la porte derrière eux non sans un certain soulagement, affichant un sourire encore un peu gêné mais beaucoup plus doux à la proposition de la jeune femme de retourner à leurs sièges, oubliant même complétement le petit incident en sentant la caresse délicate dont elle le gratifia sur le nez. Dommage pour la balade, mais il n'allait pas la contredire, ils avaient sans doute vu l'essentiel.

— Vous n'êtes pas obligée de me tutoyer tout de suite vous savez, répondit-il avec tendresse. Je pense que moi aussi je vais avoir besoin d'un peu de temps pour m'y faire. On verra bien quand ce sera le moment, assura-t-il encore en se saisissant des mains de la jeune femme pour faire passer ses bras autour de sa maigre taille, se collant de nouveau contre elle par la même occasion. Et puis, ce qu'il y a de bien avec l'Anglais c'est que ça nous laisse tout le temps de nous accoutumer sans trop se poser de question, plaisanta-t-il à demi, passant ses propres bras autour des épaules de l'Auror avant de se pencher encore pour lui voler un nouveau baiser plus court et plus lent. Désolé, je suis collant, s'excusa-t-il sans vraiment y penser lorsqu'il eut terminé, sa langue cette fois bien plus discrète pour essuyer ses lèvres. On devrait retourner là-bas vous avez raison, enchaina-t-il, saisissant la main d'Oswin dans la sienne, doigts solidement mêlés pour ne pas risquer de la perdre, avant de reprendre la marche vers leur compartiment.

La route au retour fut beaucoup trop courte et rapide à son goût. Si l'aller avait été ralenti par des passages incessants dans le couloir et quelques cahots déstabilisants dut aux virages, le retour sembla bien désertique et ils se retrouvèrent bientôt à l'entrée de leur compartiment. Très appliqué, s'efforçant de paraitre naturel, le maigrichon lâcha la main de son invitée un peu avant d'arriver devant les vitres du compartiment, ne tardant pas à ouvrir la porte pour y passer la tête d'un air tout à fait nonchalant.

— On a manqué quelque chose ? demanda-t-il à l'attention de Jon, s'effaçant bientôt de l'entrée pour laisser passer sa compagne en première.

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MessageSujet: Re: The long way round Mar 20 Fév 2018 - 22:58




The long way round
Ludovic Descremps x
Linda Oswin

La gêne que ressentirent communément les deux français avait de quoi amuser, et quelque part, Linda comprenait les enfants malgré le fort malaise que cette situation provoquait en elle. Hum... Et bien... Oui, elle imaginait que c'était quelque chose de remarquable !
Levant un regard pétillant et presque pressé vers le brun, elle remarqua bien vite que lui aussi n'était pas des plus à l'aise face à cette expression de joie spontanée de la part de ceux qu'il avait gardé en cours toute l'année durant, c'était drôle venant de sa part, elle ne l'imaginait pas gêné pour cela ! D'ailleurs, malheur au premier qui osa donner une raison au Descremps de hausser le ton et qui, sans doutes pour retrouver un semblant de fierté et d'honneur, en profita largement pour faire assoir son autorité sous le regard amusé de la brune qui, pour un peu, aurait presque eut envie d'en rajouter une couche aux pauvres élèves dont certains commençaient déjà à ranger face à la menace du terrible professeur Descremps ! Mais... Non, ils avaient d'autres chats à fouetter et puis elle ne dirait pas non à sortir de cet endroit le plus vite possible pour pouvoir respirer au calme tranquillement et accuser la nouvelle qui lui paraissait encore... Irréelle.
Elle ?
En couple ?
Combien de temps cela faisait qu'elle ne l'avait pas été ?

Elle ne tarda pas à proposer à l'homme de regagner leurs places, non sans un petit accrochage avec le tutoiement d'ailleurs mais Ludovic la rassura bien vite en affirmant qu'elle n'était pas obligée de le tutoyer tout de suite. Après tout, il avait raison, pour le moment avec l'anglais ils n'avaient pas besoin de se poser tant de questions !
Linda ferma les yeux une seconde, se mordant doucement les lèvres tandis qu'elle hésitait entre la douce euphorie de cette situation totalement invraisemblable et la légère gêne d'être ainsi prise dans les bras de quelqu'un qui, quelques minutes plus tôt, n'était encore qu'un excellent ami. Elle n'eut pas vraiment le temps de se poser la question que l'homme se baissa vers elle pour lui voler un baiser, plus calme et plus lent cette fois qui chassa en quelques instants à peine toutes les préoccupations de l'esprit de la jeune femme. Ces lèvres... Si elle était en couple, elle allait probablement désormais les connaître par coeur !
Amusée par cette étrange idée qui lui avait traversé l'esprit, Oswin baissa la tête en se mordant doucement les lèvres, s'étonnant à chaque fois à quel point des idées ridiculement inimportantes pouvaient venir dans ce genre de situations tandis que l'autre s'excusait déjà d'être collant.

- Collant ? répéta la brune, faisant preuve d'assurance malgré son léger trac. Maintenant que vous m'avez demandé de sortir avec vous, j'espère bien que vous soyez un peu collant ! Et n'en n'attendez pas moins de ma part !

Lancée par ses propres paroles, Linda sauta presque au cou de l'homme en lui volant à son tour ses lèvres d'une manière bien plus dynamique et espiègle qu'il ne l'avait fait lui quelques instants plus tôt, un large sourire éclairant son visage tandis qu'une vague de joie grimpait doucement en elle au fur et à mesure qu'elle prenait conscience de la situation.
Ils ne tardèrent pas à retourner au compartiment comme convenu, c'était sans doutes plus sage ainsi et plus pratique aussi, et lorsque Ludovic lâcha la main de l'Auror peu avant de rentrer dans leur wagon, cette dernière n'eut aucun mal à comprendre qu'il voulait cacher ce qui venait de se passer... Ah oui ? Et si elle n'avait pas envie ?
Un petit sourire aux lèvres qui n'augurait rien de bon, Oswin rentra dans le wagon pour reprendre sa place d'origine, l'air bien plus joyeuse qu'elle ne l'avait été en partant de sa place la première fois. Ce détail ne manqua pas d'ailleurs de marquer Jon qui, pourtant, ne fit aucun commentaire dessus... Du moins dans un premier temps.

- Oh non, pas vraiment ! répondit-il en s'étirant, l'air désabusé. Rory est venu, il nous a raconté que Franklin son ami Américain savait comment appeler les Aurors du MACUSA et il a essayé de nous montrer mais évidemment ça a pas marché alors il a commencé à nous raconter les aventures de ce cher Franklin dont le père est "super méga génial" apparemment avant de dire que de toutes façons, lui il avait un parrain "hyper méga génial" et que c'était mieux. Puis après y a eu du bruit dans les wagons élèves alors Rory a foncé voir ce qui se tramait parce qu'il supporte pas passer à côté des trucs populaires. T'as du le croiser en revenant. Il sourit, jeta un coup d'oeil tranquille à Linda, puis à Ludovic, avant de reprendre : Et vous ? Cette visite des locaux a été plaisante ?

- Très. se contenta de répondre Linda poliment.

- Je ne sais pas si c'est très intéressant pour vous, maintenant que vous êtes adulte, mais je peux vous assurer que quand j'avais onze ans et demi cet endroit était tout simplement à couper le souffle !

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