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Correspondance

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Ludovic Descremps

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1407
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Correspondance Mer 14 Juin 2017 - 3:36


Correspondanceft. Jon Lakenstridge

Filant le long d'un courant ascendant, Ephire traçait sa route au dessus de Londres. Ciel nuageux et frisquet par cette altitude, une bruine fine trempait ses plumes. Ses pattes tendues vers l'arrière, ses ailes étirées de toute leur longueur, elle progressait à vive allure dans un parfait silence, captant dans son masque le boucan du vent et de la ville en contre-bas. Elle avait mauvaise allure, légère, trop maigre, le plumage en bataille, tâché de crasse et parfois troué par endroits, mais cela ne l'empêchait pas de glisser à la verticale pour foncer en direction de la cime des maisons. Dans son bec se trouvait une lettre, soigneusement rédigée et pliée, scellée par un peu de cire rouge non cachetée. La lettre ne portait pas d'adresse, ni de receveur ni de destinataire, simplement un nom sur le devant et deux lettres à l'arrière : H.W.

Braquant soudain au détour d'une rue, Ephire avait pourtant d'autres priorités que son courrier. Elle qui, de coutume, ne manquait jamais de livrer ses lettres en temps records, avait, sur cette dernière prit beaucoup de retard. Hélas, il était fort difficile de porter du courrier à destination lorsque le destinataire semblait avoir disparu de la circulation.

Se posant toutes serres dehors sur le rebord d'une fenêtre, la chouette jeta un coup d'oeil à l'intérieur de l'appartement, tapant fermement contre le carreau avant d'à nouveau observer. Pas de réponse. Loin d'être découragé, le petit animal continua à taper, sachant très bien qu'elle trouverait là ce qu'elle cherchait. Bacon, bacon, bacon... Elle attendit ainsi longtemps à taper avec la régularité d'un robinet cassé, jusqu'à ce que son esclave ouvre enfin la fenêtre. Écartant les ailes et gonflant ses plumes pour manifester son mécontentement, le rapace ne se gêna pas pour s'engouffrer dans la pièce, visant le terrier à bacon. D'un élan gracieux malgré son allure piteuse, elle se posa juste à côté de la cuisinière lâchant sa lettre comme une réjection de pelote avant de hululer avec force pour réclamer sa récompense. Manger, c'était tout ce qui l'intéressait. Par la fenêtre, devant la porte ou même dans la cheminée, la chouette avait trouvé tous les moyens possibles pour s'inviter sans ménagement dans le foyer de l'écrivain. Ici, ailleurs, elle le suivait partout depuis bien longtemps désormais, le traitant sans grande considération, avide, jusqu'à ce que l'homme l'ait nourrit. Il n'était que ça après tout, ce n'était ni son maitre ni un destinataire, elle ne lui devait rien. Pourtant, c'était bien le seul autre être humain qu'elle trouvait un tant soit peu digne de lui servir pitance. Aussi venait-elle jeter ses lettres sur son plan de travail et lui ululer ses craintes, espérant que cet inconnu qu'elle savait proche de son ancien maitre parviendrait à le retrouver pour les lui transmettre.


17 Janvier 1978
Cher Ludovic,

Je suis désolé d'apprendre que tes occupations ne te laissent plus le temps de participer à notre projet. Bien que j'espère que tout ceci ne soit que provisoire, je te remercie pour ta proposition de remplaçant. Malheureusement Matthew ne me parait pas des plus qualifié pour ce poste, il est peut-être très doué il n'en reste pas moins trop dissipé. Je tâcherait cependant d'en tenir compte dans mon choix définitif. Naturellement, même s'il me fallait prendre un nouvel assistant, sache que tu conservera toujours ta place dans l'étude. Il est tout à fait hors de question que tu cesse de m'envoyer tes comptes rendus et j'ai bien l'intention de te revoir un jour. Il me semble que cela fait une éternité que tu n'es pas venu nous rendre visite et tes lettres ne compenseront jamais une observation dans un cadre plus propice que ton espace de travail actuel.

Ceci mis à part, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter pour le reste de ton courrier. Cette "affaire" que tu as à régler ne me parait pas des plus sûres. J'ai l'impression que tu surestime un peu tes capacités. Entre tes expérimentations, tes cours et ces "services" que tu ne cesse de rendre je me demande parfois s'il t'arrive de lever le pieds. Tu es bien entendu libre de faire ce que tu veux tant que ton travail n'en souffre pas, mais je n'oublie pas les innombrables promesses que ta très chère mère m'a forcé à faire à ton sujet. Je n'ose imaginer ce qu'elle me ferait si je ne te rappelait pas d'être prudent et de ne rien faire de dangereux pour ta santé.

Peut-être seras-tu déjà parti ou, je l'espère, rentré lorsque cette lettre te parviendra, j'ai moi-même été fort occupé par mon dernier voyage en Namibie et je n'ai pas pu te répondre plus tôt. Tu seras d'ailleurs intéressé d'apprendre que l'expédition n'a pas été très fructueuse. Je n'ai pu noter aucune charge de magie concentrée au-dessus des cercles de fée, cependant, nous avons fini par trouver une piste plus intéressante à l'intérieur même des champignons qui pourraient laisser penser qu'il se trouve sous terre d'anciens courants d'énergie magique. J'ai collecté une énorme quantité d'échantillons que j'ai bien cru ne jamais parvenir à ramener au laboratoire, mais il me tarde de pouvoir enfin les analyser. Rosy a déjà procédé au tri et au conditionnement des prélèvements, nous devrions pouvoir les étudier dès demain. Je te transmettrais les résultats le plus tôt possible, peut-être pourra-tu ajouter ce site à ta carte des flux magiques terrestres. Comme les autres, ce voyage sans ta compagnie a semblé fort morose, mais nous avons tout de même eut quelques bonnes surprises, comme la visite de cinq sorciers promus de l'école de Uagadou. Tu aurais vu la magie incroyable dont ils nous ont fait démonstration, je suis sûr que tu y aurais trouvé une nouvelle passion. Leurs connaissances dans les magies de l'environnement ont de quoi inspirer et je pense demander à certains d'entre eux de se joindre à notre projet. Peut-être parviendrais-je à te les présenter un jour.

Tu l'as compris, tu ne coupera pas éternellement à une visite au laboratoire. D'ici là, j'attends ton prochain courrier avec impatience, il me tarde toujours de recevoir des nouvelles de tes progrès ainsi que de ceux de ton élève qui me semble toujours aussi talentueuse.

Amicalement,

H.W.




30 Mars 1979

Cher Ludovic,

J'ai été fort surpris de trouver Ephire le bec vide sur le seuil de ma fenêtre ce matin. Elle ne semblait pas en très bonne forme et m'a paru ne pas avoir mangé depuis une éternité. J'espère qu'elle n'a pas été attaqué sur le chemin ou bien qu'il ne t'es rien arrivé. Je pense la garder avec moi quelques jours si elle ne s'envole pas trop vite. Ne t'inquiète donc pas si ce courrier te parvient avec du retard.

Je souhaiterais bien avoir de tes nouvelles afin que tu éclaircisse un peu ce mystère. De mon côté, j'ai bien avancé les recherches sur les échantillons rapportés de Namibie. Les résultats sont assez mitigés, la force magique présente dans la terre parait très infime, mais aussi très ancienne. Peut-être s'est-elle dissipée suite au transport, mais je pencherait plutôt pour une source très enfouie et ancienne. Peut-être que la Namibie était le centre d'un ancien noeud ou que les cercles génèrent un flux magique temporaire. Je suis, pour ma part, assez optimiste à ce sujet, mais Rosy ne cesse de me répéter que je ne fais que tirer des conclusions hâtives sur ce que j'aimerais trouver au lieu d'observer les faits. Je l'avoue, je me laisse souvent emporter par mon sujet, tu me connais, c'est un de mes nombreux défauts, mais je songe sérieusement à faire une nouvelle expédition, si possible de forage, pour étudier tout cela plus attentivement. Je ne te repropose pas de m'accompagner, sachant que tu es sans doute très occupé, mais sache que ton billet est toujours réservé. Par ailleurs, tu seras peut-être ravi d'apprendre que ma proposition de partenariat avec l'école de Uagadou semble bien engagée. J'ai reçu la visite d'un de leurs sorciers émérites : Aba Adotanou qui parait très enthousiaste à l'idée de débuter une correspondance avec moi. Je dois avouer que son anglais est des plus difficile à comprendre. De ce que j'ai compris, en dehors des dialectes de son village natal et de son école il n'a jamais appris de langue européenne. Peut-être pourras-tu lui apporter quelques conseils. J'aimerais assez vous mettre en contact, mais il faudra d'abord que tu me donne une adresse fiable. Je ne penses pas que les sorciers d'Afrique utilisent le hibou pour leurs courrier en dehors des messages internationaux officiels, il faudrait donc que vous trouviez un moyen de communiquer qui convienne à chacun. J'attends tes suggestions.

Je n'ai toujours pas trouvé de solution à mon problème de remplaçant. J'ai déjà vu beaucoup de postulants, mais tous me paraissent bien peu expérimentés. C'est difficile de reprendre plus de cinq ans de travail avec un parfait inconnu tout juste sorti de l'école. Tout est à réexpliquer et très peu sont ceux qui parviennent à faire preuve de suffisamment d'initiatives pour se montrer sous leur meilleur jour. Je sais que tout n'est qu'une question de temps, mais je trouve cette perspective de moins en moins encourageante. Néanmoins, il faudra bien que je trouve puisque Rosy aussi compte m'abandonner dans le courant de l'année. Tu le sais, cela faisait longtemps qu'elle voulait prendre son indépendance pour mener ses recherches de son côté ; j'espérais la retenir, mais elle semble s'être finalement décidée. Je préfère ne pas imaginer ce que ce sera lorsqu'elle sera partie, je regrette vraiment ce temps où nous étions tous réunis, mais avant que tu ne me dises ce que je sais déjà, je reste convaincu que devenir professeur était la meilleure des opportunités. J'aimerais bien vous regrouper pour célébrer son départ, même si elle semble trouver que c'est une mauvaise idée je reste convaincu que c'est une occasion à ne pas manquer. Je te tiendrais au courant, mais sache déjà qu'elle compte aller dans un autre laboratoire pratiquement à l'autre bout de la planète. Je n'ai pas encore fait mes recherches à ce sujet, mais je crois que son référent n'est pas si mauvais, tu dois sans doute le connaitre, c'était ce sorcier un peu prétentieux qui nous avait parlé de ses études sur les algues vivantes du lac Malone. Est-ce que cela vaut vraiment mon enseignement ? En tous cas elle semble le penser. C'est un tel plaisir pour moi de voir que vous avez tous deux tant progressé dans vos vies et toujours aussi agaçant de voir à quel point ni toi ni elle n'aimez me tenir au courant de vos projets.

Amicalement, et avec une chouette affamée à mes côtés,

H.W.




5 Mai 1980

Cher Ludovic,

Il y a longtemps que tu ne m'as pas écrit et pourtant Ephire continue à me rendre visite à l'improviste régulièrement. Cela m'inquiète assez, aurais-tu des problèmes ? Elle ne me ramène jamais mes lettres, j'imagine donc qu'elles doivent te parvenir, mais il semble que je n'en reçoive jamais en retour. J'ai envoyé une lettre à ta mère, elle m'a dit ne pas t'avoir vu depuis une éternité, j'espère que tu n'as pas quitté l'école.

Rosy avance bien dans les préparatifs de son déménagement et nos recherches sont toujours aussi accaparantes, mais je ne te cacherais pas que ton manque de nouvelles me préoccupe plus que de t'en donner un compte rendu. Je sais que tu ne réponds pas très souvent avec toutes tes occupations, mais un simple mot me suffirait pour savoir où tu en es.

Ton ami,

H.W.



3 Juin 1980

Cher Ludovic,

Voilà, Rosy s'en est allé vers de nouveaux horizons. Elle est partie hier soir après une petite fête que nous avions organisé avec tous nos anciens collègues. Même si elle a assuré que cela ne l'importait pas de savoir pourquoi tu n'étais pas là, je sais à quel point elle est inquiète pour toi. C'est un tel dommage que vous refusiez de vous écrire. Malgré ton absence, la soirée était bien à la mesure de l'événement. Beaucoup de danses, de musiques... le tout suffisamment arrosé pour que certains aigris se laissent un peu aller. Rosy a paru beaucoup s'amuser et j'ai moi-même passé un excellent moment que je tâcherai de garder en mémoire.

L'analyse des échantillons est terminée, du moins pour l'instant, car tu sais à quel point ce genre d'études n'a pas de fin. Nous avons mis les bouchées doubles pour que Rosy soit en mesure d'en voir les résultats avant son départ. Malheureusement, rien de concluant. La charge magique présente dans le sol que nous avions récupéré n'était pas plus présente que dans n'importe quel sol neutre. Il semblerait donc que tout ceci ne soit que l'énergie magique résiduelle. J'avoue être très déçu, j'étais très optimiste pour ce voyage. Je cherche néanmoins des fonds pour tenter une seconde expédition, il doit bien y avoir une explication à ces cercles et je compte la trouver. Au moins cela m'aura-t-il permis de faire connaissance avec Aba Adotanou, je lui aurais bien proposé de devenir mon nouvel assistant, mais il est déjà occupé par ses propres étudiants et sans doute trop âgé pour ces choses là. Je lui ai beaucoup parlé de toi et il s'est montré très admiratif de son travail qui l'a énormément inspiré. Si tu as eut vent de feux de brousses dans les savanes africaines tu sauras à qui l'Afrique le doit. Il m'a assuré qu'il serait ravi de te prendre en stage quelques temps pour te montrer ses connaissances en magie environnementale, si j'ai gardé mes réserves sur la date je t'ai chaudement recommandé. Peut-être pourrais-tu envisager d'aller le rencontrer cet été, il me semble que cela fait longtemps que tu n'as pas voyagé.

Maintenant que la maison est vide j'avoue avoir bien du mal à avancer dans mon travail. J'avais trouvé un bon rythme avec Rosy et, désormais, j'ai l'impression de stagner. Je me suis donc employé durant toute la journée à mettre au propre mes nombreuses notes de ces dernières années. J'ai une affreuse crampe à la main, mais je tenais absolument à te tenir au courant. Je me suis permis de garder Ephire avec moi ces dernières semaines afin d'être certain de pouvoir t'envoyer cette lettre. Elle semble se languir de toi, ce qui ne fait qu'ajouter à mon inquiétude. Donne-moi de tes nouvelles, ce silence me rend vraiment très soucieux.

Avec toute mon amitié,

H.W.



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Jon Lakenstridge

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MessageSujet: Re: Correspondance Mer 14 Juin 2017 - 16:35



Correspondance

Jon Lakenstridge


Plus d'une fois, la chouette de Ludovic était venue toquer à sa fenêtre depuis que Ludovic s'était envolé. La première fois, ce fut encore à Poudlard, du haut de cette fameuse tour d'astronomie qui lui manquait tant aujourd'hui. Il se souvenait encore, parlant tout seul pour au moins la centième fois depuis qu'il était là, grands gestes, arguments, contre-arguments, menant sa réflexion d'une main de maître vers des cimes inexplorées -et qu'il valait mieux ne plus explorer d'ailleurs- jusqu'à ce que ce bruit dérangeant ne vienne le stopper dans son monologue. Il n'avait pas apprécié de voir la chouette, ne la reconnaissant pas dans un premier temps il avait même tenté de la chasser ! Mais son insistance était admirable, et l'enseignant s'était finalement ravisé, offrant une petite gourmandise à l'oiseau avant de se saisir de la lettre. Sa surprise à ce moment lui fit tout à fait singulière. Tenir entre ces mains un papier qui ne lui était pas destiné, mais qui l'était à son meilleur ami disparu depuis un moment déjà... C'était quelque chose d'étonnant, d'inquiétant aussi. C'était comme un rappel pour ne pas l'oublier, pour se souvenir qu'il était là, quelque part en ce monde mais avait volontairement choisit de ne plus se tenir à leurs côtés aujourd'hui. C'était comme un signe d'un revenant, étrange, fascinant à la fois, mais qui vous faisait culpabiliser de ne pouvoir rien y faire.
D'un regard désolé, Jon leva la tête vers la chouette de son vieil ami, la flattant brièvement avant de se demander le coeur lourd que faire de ce courrier. Le garder sans doutes, cela semblait être la meilleure idée, mais jusqu'à quand ? Pour en faire quoi ? La conserver quinze ans encore jusqu'à ce que le français revienne lui rappeler qu'il était toujours en vie ?

Et pourtant, c'est ce qu'il fit ce jour là, la déposant proprement dans un coin, en sécurité, là où il ne la perdrait pas, sans doute dans l'endroit le plus rangé du bureau du vieil astronome.
Puis, la lettre perdit de sa symbolique au fil des mois et des semaines, de son importance, et elle devint peu à peu qu'un détail dans tout le capharnaum du britannique. Entassée entre bibelots, devoirs et corrections, elle était là, il s'en souvenait, mais passait devant et lui jetait des regards comme si elle avait toujours été là. Elle devint si partie intégrante de la salle que lorsque Jon fit ses cartons au moment de quitter Poudlard, il ne se rendit même pas compte qu'il la rangea au milieu du reste, toujours soigneusement protégée dans une petite pochette transparente, impécable malgré les intempéries qui avaient régulièrement ravagé la tour d'astronomie.

Mais pendant que la vie de Jon continuait, vivant comme il l'avait tant fait sans la présence de son meilleur ami, tandis qu'il se sentait peu à peu le besoin de quitter Poudlard maintenant que tout le monde était parti, la seconde lettre arriva, réveillant chez l'ancien Poufsouffle un souvenir flou d'une lettre inattendue.
Il avait alors tout défait. Cartons, valises, rangements, classeurs. Il avait cherché partout la trace de cette lettre qui n'était jamais bien loin mais dont il ignorait l'emplacement précis. A la hâte, presque sauvage, il jeta tout par terre sans la moindre pitié, finissant par trouver son bien comme s'il était le plus précieux de tout ce qu'il possédait : la première lettre de Ludovic. A nouveau, Jon s'était senti honteux, honteux de ne pas y avoir prêté plus attention, d'avoir fini par traiter avec aussi peu de considération un bien qui ne lui appartenait même pas. Certes, il s'était au départ inquiété pour son meilleur ami, mais bien vite cette vieille rancune lui était revenue, celle de se faire abandonner pour des années encore sans un mot ni au revoir, avec le vain espoir de le revoir un jour. Contrairement à ce que l'on aurait put croire, ce n'était pas la première fois qu'il ressentait cela. La première fois que le français avait quitté Poudlard tout s'était déroulé de la même manière. Et puis plus rien, quinze ans de silence sans même savoir s'il était encore en vie ou non. Et qu'à nouveau le sorcier parte ainsi brutalement sans date ni promesses... Cela lui avait fait mal, et comme la première fois, il lui en avait voulu.

Et voilà que ces lettres lui parvenaient, les lettres de Ludovic, comme une demande d'un ultime service qui n'obtiendrait jamais reconnaissance ni simple merci. Comme si, malgré tout, il devait encore tout faire pour Ludovic, le servir, lui être loyal, garder son courrier précieusement, ne pas le perdre, pour le lui remettre un jour quand il le reverrait, en espérant qu'il le revoit un jour. Et dire que cette première lettre là avait failli terminer écrasée, oubliée dans le fond d'un carton, c'était comme une gifle brutale qui lui rappelait soudainement qu'un ami ne faisait pas cela, qu'un ami n'abandonnait pas ses obligations parce que c'était "plus simple", et qu'un véritable ami devait être présent quoi qu'il arrive, et quoi qu'on lui fasse.
Alors, Jon s'était effondré, rappelé par son affection par delà sa rancune  et son dégoût. Car il n'était pas en colère, il connaissait Ludovic, et personne ne pouvait retenir Ludovic Descremps, pas même lui, quand bien même cela lui faisait mal de l'admettre.

Ainsi, l'astronome s'était relevé et avait entreprit de commencer un classeur où ranger chaque lettre qu'il recevrait. A chaque page, la date de réception, et chaque fois, il vérifia l'écriture de ces simples deux mots sur l'enveloppe, confirmant de cette manière que toutes ces lettres étaient envoyées par une seule et même personne à Ludovic. "Ludovic Descremps"... Une plume penchée et plutôt lisible, voici tout ce qu'il savait de son mystérieux correspondant.
Et à partir de ce jour, Jon n'oublia plus les lettres de son vieil ami, continuant de les collecter et de les ranger précieusement, qu'il soit triste ou rancunier à son égard.

Néanmoins, près d'un an après le lancement de ce fameux classeur, quatre lettres seulement remplissaient les pages du recueil. Quatre lettre seulement, quatre lettres en deux ans. Il devenait évident que Ludovic ne reviendrait pas avant bien des années encore, mais selon Oswin, cela ne relevait pas seulement de la volonté propre du Descremps. Quelqu'un ou quelque chose l'empêchait de revenir, et Jon voyait son inquiétude grandir de jour en jour tandis que son impuissance le rendait malade. Il voulait aider, voulait se sentir utile et ne plus être seulement le gentil garçon que personne ne voulait blesser ou amener dans les ennuis. Pour cela, il était rentré dans l'Ordre, il avait appris à se battre et s'était investi de plus en plus, mais rien ne changeait, et il constatait avec dépit cela faisait longtemps que plus personne ne s'inquiétait à propos du français.
Alors ces lettres lui apparurent comme la seule possibilité, le seul moyen d'obtenir peut-être des réponses. Quelqu'un qui saurait, quelqu'un qui l'éclairerait peut-être, trouver quelqu'un qui, comme lui, n'aurait jamais pu savoir si Ludovic était mort ou non depuis tout ce temps tant on les laissait dans l'ignorance. Pour toutes ces raisons, le 16 Juin 1980, Jon ouvrit une à une toutes les lettres qu'il avait reçues. Brèves, claires, elles semblaient évidemment continuer une discussion de longue haleine sur un sujet qui intrigua l'ancien Poufsouffle. Au moins, se disait-il, Ludovic écrivait à quelqu'un durant ses longues absences. Quand bien même ce quelqu'un était un pur inconnu dont il ne lui avait jamais parlé.
Ce jour là, Jon lu chacune des lettres, encore et encore, tentant de voir si, entre les lignes se cachait quelque message invisible, mais tout ce qu'il y vit ce fut un homme qui, comme lui, cherchait une réponse à ses questions.
C'est aussi pourquoi ce jour là, il prit à son tour sa plume pour écrire quelques mots :



18 Juin 1980
Cher H.M. ,

Je m'appelle Jon Lakenstridge, je suis la personne chez qui Ephire ramène les lettres depuis deux ans.
Qui êtes vous, et comment connaissez vous Ludovic Descremps ?
Salutations,

Jon Lakenstridge.  




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Ludovic Descremps

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MessageSujet: Re: Correspondance Mer 14 Juin 2017 - 19:17


Correspondanceft. Jon Lakenstridge

De l'autre côté de la mer et d'un imposant morceau de terre, dans une vieille maison typiquement sorcière, il y avait un vieil homme à l'allure un peu usée, la peau brune, étrangement tannée, sous des cheveux grisonnants presque déjà tous blancs, qui écrivait. Derrière d'épaisses lunettes rondes, ses petits yeux brillants de l'enthousiaste des passionnés, suivaient avec application les lignes qu'il traçait à l'intérieur d'un petit carnet. Cela faisait un moment qu'il n'avait plus pensé à son correspondant toujours aussi muet, pourtant, dans un coin de son bureau se trouvait un petit perchoir bien propre avec une petite gamelle d'eau et une autre contenant des aliments pour chouette. Il n'avait pas de chouette, ni de hibou, ni d'autre animal sorcier à vrai dire, mais il s'appliquait toujours à tenir bien soigné ce petit espace de repos, y faisant le ménage avec application et changeant l'eau tous les jours comme un petit espoir que par ces marques d'attention sa messagère finirait par apporter la réponse qu'il attendait tant. Il était très occupé, très silencieux, le nez toujours plongé dans les innombrables parchemins couverts d'observations compliquées qui noyaient son bureau surchargé et noyé de fumée. Il était tard, comme toujours, la nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures malgré la période estivale et seule une petite bougie dangereusement fondue au-dessus d'une pile de papiers éclairait le petit espace étriqué de cette pièce minuscule toute encadrée de fenêtres.

Rendu somnolant par l'heure tardive et le tic-tac sonore de l'imposante horloge qui encombrait son entrée, notre sénior inconnu n'entendit pas tout de suite les toc toc décidés d'un bec d'acier. Il lui fallut un moment et quelques répétitions avant de songer à lever la tête pour voir apparaitre dans le noir deux sphères brillantes qui le fixaient avec une détermination presque effrayante. Souriant doucement, se frottant les yeux pour s'assurer qu'il ne rêvait pas - en s'attirant d'ailleurs un nouveau toc toc insistant - , le vieil homme ne tarda pas à se relever, s'étirant de tout son long avant d'aller, à petits pas fatigués, ouvrir la fenêtre en grand.

Dans un courant d'air nocturne, un éclair crémeux traversa la pièce, faisant s'agiter et s'envoler quelques papiers avant que la petite chouette ne s'installe sur son perchoir, s'y posant bien droite, face à son client, et le gésier bombé en poussant un petit cri aussi fier que strident. Amusé, le sorcier rajusta ses lunettes, réprimant un bâillement avant de s'approcher de l'animal, s'étonnant de son attitude soudain très cérémonieuse alors qu'il avait plutôt l'habitude de la voir se goinfrer comme une affamée et lui tourner le dos pour s'endormir. Intrigué, il s'arrêta pourtant en découvrant le petit pli que l'animal tenait dans son bec. Une lettre ?

Soudain plus réveiller, mais néanmoins méfiant, l'homme vint récupérer le papier, la chouette le lui cédant en toute facilité avant de pousser un nouveau cri strident, restant tout aussi droite et fière jusqu'à ce qu'il lui donne une des boulettes de viande qu'il avait laissé dans la gamelle pour elle. Prenant ceci comme un signal, l'animal avala la récompense avant de commencer à se lisser les plumes, consciencieuse, tandis que son destinataire retournait à son bureau, ajustant ses lunettes pour examiner cette lettres. S'étonnant de ces pliures qui ne ressemblaient pas vraiment à la façon appliquée que Ludovic avait de fermer ses courriers. Se laissant retomber dans son fauteuil, l'homme entreprit d'ouvrir le petit mot, l'étalant bien à plat devant lui en le lisant presque d'un coup d'oeil.

Le contenu, bien que bref et rédigé d'une écriture difficilement déchiffrable, eut tôt fait de faire se hausser ses sourcils d'étonnement. Soucieux, l'homme retourna le pli, l'examinant sous toutes les coutures avant de le relire, encore et encore. Jon... cela lui disait quelque chose. Se levant de nouveau, le vieux sorcier se dirigea de son même pas paisible vers une des étagères à moitié écroulée sous les documents qu'il y avait abandonné. En tirant un dossier assez épais qu'il entreprit d'ouvrir, faisant aussitôt bailler une bonne centaine de lettres mieux conservées qu'il n'y semblait. Fouillant d'un geste expert et appliqué, il ne tarda pas a en sélectionner quelques unes, les lisant en diagonale avant de trouver ce qu'il cherchait et tout ramener à son bureau. Là, poussant ce qu'il était en train de faire, l'homme entreprit de se lancer dans un tout autre genre de recherches, passant au peigne fin les courrier d'un vieil ami pour retrouver tout ce qu'il pouvait concernant celui qui lui avait écrit.


28 Juin 1980

Cher Monsieur Lakenstridge,

Tout d'abord bonjour et ravi de vous rencontrer.

Je me nomme Hildebold Wehrborn, je suis professeur de magie certifié de l'accadémie d'Eisenstadt, inventeur de sorts émérite, trois fois nommé au grand prix de la découverte magique, titulaire d'une chaire au congrès annuel de la recherche magique de Calgary, directeur de laboratoire, inventeur du Topfenknödel à la framboise et j'en passe.Je suis petit, un peu chauve et j'ai de grosse lunettes rondes ainsi qu'une superbe moustache qui m'a valut un prix lors d'un championnat en 1862.

Je connais Ludovic Descremps depuis pratiquement neuf ans maintenant. Nous nous sommes rencontré lors d'une expédition en Antarctique durant laquelle il avait pour charge d'assurer la sécurité de l'équipe de chercheurs dont je faisais parti. Mon objectif était d'étudier les grands courants magiques célestes qui se manifestent souvent aux pôles et c'est assez naturellement que Ludovic, par curiosité, a fini par m'assister dans ma tâche jusqu'à ce que je lui propose de le prendre à mon service en tant qu'assistant personnel.

Pour répondre à votre question, je suis donc le professeur titulaire de Ludovic. A la fois un de ses patrons, collègue, conseiller et, je l'espère, confident et ami. Nous avons travaillé ensemble sur divers théories concernant les lois de l'Ancienne Magie et je l'ai soutenu dans ses études pour obtenir ses diplômes d'enseignant. Je ne sais pas ce qu'il vous aura dit à mon sujet, mais sachez qu'il m'a beaucoup parlé de vous. Je sais par exemple que vous êtes un de ses anciens collègues, professeur d'astronomie, et un de ses plus vieux amis d'enfance. Fort de ce savoir, les raisons pour lesquelles mes lettres vous sont parvenues plutôt qu'à lui me paraissent à la fois beaucoup plus claires et beaucoup plus inquiétantes. Il est en effet théoriquement impossible que Ephire se trompe ainsi de destinataire. C'est une chouette très particulière, elle est entrainée à ne délivrer le courrier qu'à son seul maitre et on m'a plusieurs fois affirmé qu'il était impossible qu'elle se trompe de destinataire tant que ce dernier était vivant.

Par conséquent, vous comprendrez que votre mot m'ait quelque peu alarmé. Vous affirmez avoir reçu les lettres que je lui avais envoyé et cela fait un moment maintenant que je n'ai plus de ses nouvelles. J'ai envoyé plusieurs courriers, tant à Poudlard qu'à sa famille et si les premiers m'ont simplement annoncés qu'il avait quitté l'école, les seconds n'ont rien voulu me dire de plus. Savez-vous ce qui lui est arrivé ? Vous a-t-il prévenu qu'il devait s'absenter ? Je souhaiterais réellement en apprendre davantage.

Cordialement

Hildebold




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Jon Lakenstridge

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MessageSujet: Re: Correspondance Mer 14 Juin 2017 - 21:54



Correspondance

Jon Lakenstridge


Il était Jeudi soir quand Jon rentra chez lui, totalement épuisé par une longue journée de travail à la Gazette, allant de porte à porte pour récolter un rien d'information. C'était ridicule. A quoi cela servait-il de se tuer de courir d'un lieu à un autre chargé comme une mule, demander aux gens si un numéro de téléphone leur disait quelque chose ? En temps normal, si c'était un journal Moldu, Jon aurait compris. Trouver un contact, remonter une piste, déboucher sur un complot planétaire... Ca c'était excitant ! Mais pour une gazette sorcière...? Comme si les sorciers avaient conscience de l'invention qu'était le téléphone... Non, on le baladait, mais allez savoir pourquoi et actuellement il n'y pouvait pas grand chose.
Il fut donc assez éreinté lorsqu'il rentra chez lui, s'affalant sur le canapé dans son appartement de fortune, il fixa le plafond quelques minutes, se plaquant les mains sur les joues avant de les glisser vers le bas comme pour se faire grimacer, mais cherchant simplement à se détendre un peu de cette journée trop chargée. Il ne tarda pas à faire gicler ses chaussures, ne se préoccupant même pas de les ranger correctement avant de se diriger vers la cuisine, mettant une poële sur le feu et sortant quelques oeufs du réfrigérateur avant que quelques coups assourdissants cognèrent contre sa fenêtre. Agacé, Jon lâcha un soupir, se retournant pour se diriger vers la dite fenêtre avant de reconnaître la figure et la couleur particulière d'une chouette qu'il connaissait bien. Coupé dans son élan, il resta immobile un instant, tendu, avant de reprendre sa marche et d'ouvrir à la belle, la voyant filer dans le petit appartement se trouver une place, une lettre à la patte.
Une lettre. Des réponses. Et sans doutes un nom à mettre sur celui qui avait provoqué tout cela.

Se hâtant de détacher le papier, il s'en allait pour la lire quand l'animal hulula d'un air outré, lui tirant un nouveau sourire avant qu'il ne se dépêche de lui donner quelques friandises pour enfin, être tranquille et lire le papier. S'asseyant lentement dans le canapé, il déplia avec au moins autant de précautions la lettre, la lisant lentement au départ avant que, peu à peu, son rythme ne s'accélère au fur et à mesure des lignes qui s'enchainaient. Songeur, Jon déposa la lettre auprès de lui, prenant une profonde inspiration en se passant une main sur le visage... Il n'avait peut-être pas eu de nouvelles depuis plus de deux ans, mais il semblait pourtant mieux informé que lui. Et que devait il lui répondre alors ?
La gorge serrée, Jon hésita, tendu, craignant le pire pour son meilleur ami. Puis, il s'activa, saisissant un papier au hasard avant de rédiger une nouvelle lettre.



3 Juillet 1980
Cher Hildebold ,

Je suis heureux de recevoir une réponse de vous. J'avoue avoir cru ne plus jamais entendre parler de vous suite à ma dernière lettre qui devait vous sembler bien impertinente.
Je souhaitais d'abord m'excuser pour cette dernière, je l'ai écrite en hâte et je craignais d'avoir à faire à quelqu'un de peu respectable. Imaginez donc mon soulagement face à votre réaction digne d'un gentleman... Soyez donc assuré de mes bons sentiments et de mon respect, je ne doute pas qu'un détenteur de prix pour la plus belle moustache de 1862 doit être un homme des plus honorables !


Jon esquissa un léger sourire, s'humectant les lèvres avant de prendre une profonde inspiration et de retrouver un peu de sérieux.

Cela mis à part, je pense que je vous dois quelques explications. Vous semblez déjà avoir une idée de qui je suis en réalité, je ne m'étendrai donc pas là dessus. J'étais effectivement professeur à Poudlard, enseignant l'astronomie aux têtes blondes de Grande-Bretagne. J'ai désormais quitté ce post pour travailler dans un journal sorcier anglais, en espérant de cette manière avoir plus de temps et de moyens de retrouver Ludovic, mais c'est encore loin d'être concluant pour le moment...

Pour revenir au sujet principal, Ludovic a disparu fin de l'année 1977. Il était censé finir cette troisième année à Poudlard, mais ce ne fut apparemment pas le cas. Il parti du jour au lendemain, personne ne sut où il alla et j'avoue ne pas m'en être inquiété au départ. Ludovic est ainsi, insaisissable, même si j'ai horreur de l'admettre. Personne ne s'en faisait donc, mais son absence s'est étirée, et puis, il faut bien avouer que Ludovic aurait terminé son année en temps normal, et tout cela a commencé à nous inquiéter.
Pour faire clair, personne ne sait où il se trouve. L'une de ses... Amies s'est récemment mis à sa recherche. Connaissant ses capacités et sa détermination, elle ne tardera pas à trouver des pistes, mais je reste en attendant totalement impuissant dans cette situation.

Ainsi, si vous avez connaissance de quelque information qui soit sur un lieu dont il vous aurait parlé avant de disparaître, ce pourrait changer la donne et nous donner une chance de le retrouver. Tout ce que vous savez... La moindre information pourrait nous faire beaucoup avancer.
Chaudes salutations, en attendant votre réponse,

Jon Lakenstridge.






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MessageSujet: Re: Correspondance Ven 16 Juin 2017 - 23:37


Correspondanceft. Jon Lakenstridge

Avouons-le, Hildebold n'attendait pas avec grande impatience de recevoir des nouvelles du britannique avec lequel il était, par hasard, entré en contact. Certes, son premier mot n'avait pas fait très bonne impression au vieux sorcier, mais c'était surtout la perspective d'apprendre de très mauvaises nouvelles qui l'enthousiasmait le moins. Il s'était imaginé le courrier bref et au moins aussi peu cordial que le premier qui lui aurait annoncé la mort brutale et regretté d'un de ses principaux protégés, et même s'il restait toujours un espoir que Ludovic ait simplement disparu ou que cet impoli individu volait des lettres, il n'en restait rien de très réjouissant. Aussi, peu après son premier pli, avait-il écrit un second message à l'attention de la fameuse Rosy qu'il avait plus d'une fois cité dans ses lettres. Et, si cette personne se trouvait désormais encore plus loin qu'il ne l'était de l'Angleterre, la magie des relais de poste express eurent tôt fait de lui renvoyer un bref message inquiet demandant s'il souhaitait qu'elle revienne lui tenir compagnie. Peut-être Hildebold aurait-il été moins accaparé par cette affaire cet après-midi là s'il n'avait été en train de décliner la proposition de sa jeune amie par un nouveau courrier, mais lorsque la chouette de son assistant revint visiter sa fenêtre, il n'eut aucun mal à deviner de qui était la lettre qu'elle portait.

Ramassant la lettre, le petit homme s'installa confortablement dans la chaise de son bureau. Considérant le parchemin plié en caressant sa moustache. Il hésita un moment avant de l'ouvrir, trouvant, à sa grande surprise, un contenu bien plus agréable que ce à quoi il ne s'était attendu et qui lui tira un sourire tout à fait flatté. Décidément, il fallait croire que Ludovic avait l'art de s'entourer. Ne tardant pas à terminer sa lecture, Hildebold petit cette fois largement le temps de dégager son bureau de tous ses papiers pour poser le précieux courrier, saisir un parchemin vierge, une plume et adoptant cet air sérieux propre à celui que provoquaient souvent ses sujets d'études.


13 Juillet 1980

Cher Monsieur Lakenstridge,

J'accepte tout naturellement vous excuses, il a dut être fort difficile pour vous de répondre à un courrier ne vous étant pas destiné et je comprends désormais votre méfiance. Il me semble par ailleurs, au vu de votre précédent courrier, que vous ayez bien fait de prendre cette initiative et je ne regrette pas le moins du monde de vous avoir répondu à mon tour. C'est un réel plaisir que de converser avec quelqu'un qui semble si bien saisir ce qu'il sied à un homme du monde et je regrette seulement que cette conversation ait été engagée par des circonstances si troublées.

Je connais, pour ma part, assez mal les habitudes de Ludovic, ne l'ayant moi-même jamais vraiment vu s'absenter de mon laboratoire plus d'une semaine sans me donner de nouvelles. Certes, je sais que les lettres ne sont pas son fort, il lui arrivait souvent de mettre plusieurs semaines voir mois avant de répondre aux miennes et c'est la raison sans doute pour laquelle je ne me suis pas tant inquiété de son mutisme. Je le regrette désormais car je ne cesse de me dire que si j'avais prit connaissance de son départ précipité il m'aurait peut-être été possible de vous aider plus avant dans vos recherches. J'espère sincèrement que tout ceci n'est rien, je connais la tendance de votre ami à voyager sans cesse et j'espère qu'il est tout simplement allé se perdre dans quelque pays perdu où les chouettes ne peuvent circuler.

Pour répondre à votre requête, je possède effectivement un courrier, le dernier qu'il m'ait envoyé, qui contiendrait peut-être un élément qui pourrait vous être utile. D'après ce qu'il m'en avait dit, cela faisait un moment qu'il travaillait au profit de l'association qui avait entraîné sa candidature à ce poste de professeur à Poudlard. Il n'a jamais rien dit de précis à ce sujet mais me rapportait souvent des "affaires" qu'il avait à régler pour eux. Là encore, je ne me suis pas inquiété outre mesure, connaissant très bien la réputation de Dumbledor ainsi que les circonstances du recrutement de Ludovic par l'école britannique, je n'ai jamais pensé que cette association ait pu porter préjudice à sa santé. Néanmoins, j'ai pris soin d'ajouter à ce message une copie de la dernière lettre que Ludovic m'ait envoyé. Peut-être y trouverait vous ces informations que vous recherchez.

Par ailleurs, ayant évoqué cette école, je réalise que je n'ai pas pris la peine de vous demander votre nationalité. D'où venez-vous ? J'imagine qu'au vu de votre emploi vous devez séjourner en Angleterre, mais j'avoue être curieux de cette réponse. En tant que grand voyageur moi-même je sais à quel point elle peut ne pas être aussi évidente qu'on le croyait. Me feriez-vous l'honneur de me peindre un portrait de votre personne ? Celui que m'avait fait Ludovic ne parlait guère d'autre chose que de votre quotidien et de votre parcours en tant que professeur.

Quoi qu'il en soit, j'espère que ce courrier parviendra à vous apporter un peu d'aide. Au plaisir de recevoir de vous nouvelles,

Hildebold




25 Décembre 1977

Cher Professeur,

Je vous remercie pour votre présent qui m'a beaucoup touché. Je ne saurais vous dire à quel point ces lunettes m'ont séduit dès l'instant où je les ai vu, mais je peux vous garantir que j'en prendrait grand soin. J'étais par ailleurs très heureux de revoir Ephire pour Noël et il semble qu'elle ait beaucoup apprécié son propre cadeau (Je lui avait fait préparer quelques friandises spéciales pour l'occasion et elle a été plus que ravie de pouvoir passer la soirée dans mon labo). Je suis désolé que ma distraction légendaire m'ait encore fait oublier de vous rendre la pareil, mais je compte bien me rattraper lorsque vous serez revenu de votre voyage.

J'aurais adoré pouvoir venir avec vous, la Namibie doit être somptueuse à cette période de l'année, mais le blizzard constant de l'Ecosse me convient sans doute davantage. Par ailleurs, je crains de n'avoir plus beaucoup de temps pour participer à l'expérience. C'est à peine si j'ai pris une minute cette semaine pour travailler ma maîtrise du Feudeymon et, s'il n'y avait les leçons de Linda, •il y a longtemps que je n'aurait plus pratiqué l'Ancienne Magie. J'en suis terriblement désolé, ce projet me tient pourtant tellement à coeur, mais je comprend que vous n'ayez plus le temps d'attendre. Moi qui croyait être votre étudiant préféré ! Mais je comprends et je suis ravi que, malgré mon manque d'assiduité des derniers mois vous acceptiez encore ma participation au projet. Je n'ai pas beaucoup de noms à vous proposer comme remplaçant. Le seul nom b de pratiquant de l'Ancienne Magie qui me viendrait pour l'instant est celui de de mon élève ma seule élève actuelle et je crains qu'elle ait malheureusement d'autres choses à faire que prendre part à nos pitreries de nous vous enfin, vous voyez.

J'ai tout de même souvenir d'un certain Matthew Wiggins (si je ne me trompe pas) que nous avions rencontré lors du dernier congrès de Calagary et qui m'avait fait forte impression avec sa démonstration des sorts de foudre. Certes, il a quelque peu mis le feu à la moitié des sièges du bâtiment, mais je suis prêt à parier l'avoir vu employer l'Ancienne Magie un instant avant de s'évanouir. Il serait un grand atout dans vos recherches, surtout s'il possède une bonne affinité avec la foudre. C'est un élément nouveau sur lequel vous auriez, je penses, beaucoup à apprendre et j'ai souvenir qu'il était encore à la recherche d'un travail. Il m'a parut un jeune homme enthousiaste, avec des qualités qui sauraient motiver votre tendance à la méditation contemplative, sans oublier que vous auriez énormément de choses à lui apporter. Jeune, brillant, à la recherche de mentor... il y aurait là de quoi vous contenter vous ne croyez pas ?

Pour ma part, je crains que les choses ne soient encore compliquées pour un moment et, même s'il m'aurait également fait très plaisir de venir jeter un coup d'oeil à ces cercles de fées, je penses que je risque déjà d'avoir beaucoup de mal à respirer pour ce qu'il me reste de mois. Minerva McGonagall semble avoir décidé de me faire rattraper en une semaine tous mes cours manqués depuis le début de cette année et j'ai été appelé sur une affaire importante à Vienne dans une capitale dans une ville un lieu qui n'est pas encore exactement défini. Je devrais bientôt être mis au courant de l'endroit exact, mais je ne pourrais sans doute pas vous tenir au courant une fois sur place. De toute façon Ephire étant partie Je ne manquerait pas de vous faire un compte rendu à mon retour, je gage que cela sera très intéressant. Sachez d'ailleurs que Linda Oswin à fait énormément de progrès ces derniers temps, elle progresse se perfectionne à une vitesse incroyable pour moi qui parvient tout juste à tiédir du métal. À tel point que je crains qu'elle ne vienne vite à bout de mes dernières idées d'exercices. Je ne vois pas toujours très bien à quoi je lui sers lorsqu'elle s'exerce, mais c'est toujours un plaisir de la voir avancer si gracieusement dans le domaine. Peut-être qu'un jour elle pourrait avoir envie d'en apprendre plus encore et de s'investir davantage dans nos recherches.

Quoiqu'il en soit, je vous parlerait de tout ça à mon retour. Tâchez de bien vous porter et de ne pas trop vous oublier comme vous le faites toujours. Écoutez Rosy, profitez de votre voyage et Joyeux Noël.

Votre élève


Ludovic Descremps



P.S. : Pardonnez-moi pour les ratures, Ephire est arrivée fort tard, mais je tenais absolument à vous répondre avant d'aller dormir.



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MessageSujet: Re: Correspondance Sam 17 Juin 2017 - 1:39



Correspondance

Jon Lakenstridge


Perplexe, assis à la table de la cuisine, Jon avait les yeux rivés sur un petit carnet déjà bien entamé mais donc la couverture encore brillante et les pages en parfait état laissait deviner leur récente acquisition. Concentré, l'homme se mordillait légèrement l'ongle du pouce, un crayon dans une main tandis qu'il réfléchissait activement à ce, à l'instant, venait de lui échapper.
C'était agaçant. Terriblement agaçant. Pourquoi fallait-il toujours que ce soit dans les pires que l'on oubliait ce que l'on voulait dire ? Hein ? Quoi que ce n'était probablement jamais le moment pour oublier ce que l'on veut dire... Ce qui faisait donc de tous les moments les pires moment pour oublier quoi que ce soit... Non ? Papillonnant des yeux une seconde, Jon se rendit compte d'à quel point son esprit avait la fâcheuse tendance à s'éloigner du sujet principal pour passer de ce dernier à un autre en une fraction de seconde. Quoi que, cela relevait presque de l'art ! Trouver à chaque fois l'accroche partir pour dériver suffisamment sur un tout autre sujet, une autre discussion, tout le monde n'était pas capable d'en faire autant. Tenez, Oswin, il était persuadé que sérieuse comme elle était elle ne se donnait jamais deux secondes pour laisser son esprit libre vaguer et inventer milles et une délicieuses théories qu'il se ferait plus tard une joie de tester ! Il en avait déjà mené à bien d'ailleurs, des expériences, et même si souvent cela se concluait par du matériel abîmé et un petit tas de cendre fumantes, il était quelques fois parvenu à inventer de superbes trottinettes motorisées pour chiens ! D'ailleurs...
Et voilà... Ca le reprenait.

Soupirant, un léger sourire aux lèvres, Jon lâcha un bref rire quelque peu désespéré par son manque sérieux de concentration. Ah... Quand on ne voulait pas faire quelque chose, le monde entier semblait vouloir vous rappeler les centaines de choses autrement intéressantes à faire !
En réalité, ce que faisait l'ancien Poufsouffle n'avait rien de très contraignant ni même ennuyeux, c'était plutôt... Ce qu'il appelait un projet. Un projet qui lui tenait vraiment à coeur inspiré par son propre fils. Sur cette table, dans ce petit carnet, reposait ce que le Britannique  appelait "ses divagations", "ses rêveries", toutes ces petites histoires qu'il avait tant conté à son enfant lorsqu'il était encore tout jeune garçon. Ca, et tant d'autres ! Toutes celles qu'il ne pourrait plus lui raconter, ces histoires tantôt fictives, tantôt réelles qui lui passaient par la tête ou l'interpelaient dans la rue.
Dans ce carnet, à une page, l'histoire d'une passante à l'air fragile qui avait attendu longtemps sous la pluie à un arrêt de bus, ne semblant pourtant pas décidé à monter dans aucun d'entre eux mais paraissant plutôt attendre quelqu'un en regardant sa montre anxieusement. Puis, quelqu'un était venu, un inconnu sans doutes, et l'avait invitée dans un bar où ils discutèrent longtemps sous le regard attendrit d'un ancien Poufsouffle rêveur. Quelques feuilles plus tard, on pouvait trouver des réflexions d'un astronome sur la morale d'un conte impliquant deux rats et deux diners qui eurent chacun leur charme. Parfois, entre deux anecdotes, on trouvait aussi dans ce carnet quelques points, de premier abord placés à l'arrache. Mais en regardant de plus près on pouvait reconnaître quelques constellations, belles, délicates, à peine la mine de crayon appuyé sur le papier comme si l'auteur de ces esquisses voyait les étoiles comme des choses fragiles, éphémères et si magnifiques que forcer le trait fausserait leur image.

Un beau projet donc que de rassembler dans ce petit carnet là maintes et diverses histoires qu'il prenait, parfois, le temps de réécrire proprement, mais des histoires qu'il ne vouait pas à un grand avenir si c'était à pourrir un peu plus dans les tréfonds d'un tiroir... Qu'à cela ne tienne, Jon n'était pas de ceux à voir le verre à moitié vide, et c'était tout à fait passionné qu'il remplissait les pages les unes après les autres, reprenant d'ailleurs bientôt son rythme jusqu'à ce que, à nouveau, des coups répétés frappèrent à sa fenêtre.
Plongé dans ses pensées, l'homme n'y prêta pas tout de suite attention, songeant machinalement qu'il s'agissait de la tuyauterie qui faisait des siennes. Néanmoins, l'insistance de ces derniers lui fit finalement lever la tête, découvrant avec excitation et crainte à la fois que du courrier lui était parvenu. Se levant immédiatement, l'homme se dirigea d'un bon pas vers la fenêtre qu'il ouvrit sans hésitation, servant par réflexe quelques friandises au volatile avant d'ouvrir l'enveloppe, surprit d'y trouver non pas une, mais deux lettres bien distinctes.

Commençant par celle dont il connaissait l'auteur, il ne tarda pas à la lire de long en large, soulagé dans un premier temps de voir que l'homme paraissait plutôt conciliant quant à ses manières assez rustres de la dernière fois. Son expression se teinta pourtant peu à peu de sérieux alors qu'il se dirigeait sans même le remarquer vers le fauteuil où il s'installa, pensif. Son regard se fit de plus en plus dur jusqu'à ce qu'il n'arrive au dernier paragraphe du papier, haussant soudainement les sourcils en voyant son mystérieux interlocuteur en demander plus sur lui. C'était assez... Etonnant. Mais d'un autre côté, voir ainsi quelqu'un d'ouvert et enclin à la discussion était étonnamment rafraichissant dans ce monde où tout le monde semblait voir le mal partout.
Un léger sourire au coin des lèvres, Jon se força pourtant à lire la lettre de son meilleur ami avant de répondre à l'homme, reprenant à nouveau son sérieux bien qu'il fut étonné de voir dans cette correspondance-ci tant de références à Oswin. L'Ancienne magie hein ? Oui, il lui en avait parlé. Plusieurs fois même, surtout lors de ces soirées interminables qu'ils s'étaient tant fait dans la tour d'astronomie. Il lui semblait même se souvenir de quelque démonstration... A moins que ce ne soit son imagination, allez savoir ! Ah... Que de bons souvenirs. Plus tendre, l'homme continua sa lecture, ressentant comme un noeud au coeur en voyant les propos du français se faire plus sérieux à leur tour, parlant de départ mystérieux le tout avec beaucoup de ratures et... Il soupira en terminant les derniers mots, cette lettre lui faisant tant l'effet d'un baume réparateur -comme un signe de Ludovic !-, il lui faisait aussi l'effet d'un coup de masse. En effet, il avait écrit à cet Hildebold, et bien apparemment. Il lui parlait beaucoup, de beaucoup de choses, des choses dont Jon était très clairement exclu. Et puis, se retrouver face à cette lettre, c'était comme se retrouver face à la maison vide d'un mort... Et se rendre compte qu'il était vraiment parti.

Prenant une profonde inspiration, Jon se frotta le visage un moment avant de relever la tête, cherchant du regard de quoi écrire. Il ne tarda pas à se munir d'une feuille et d'un stylo encre bleu avant de commencer à griffonner quelques mots, puis des phrases, pour former bien plus que cela.



20 Juillet 1980
 Cher Hildebold,
Je me rends compte que je ne vous ai jamais demandé si je pouvais vous appeler par votre prénom, j'espère au moins que cela ne vous pose pas de problèmes ! Je suis du genre à prendre un peu trop facilement mes aises, alors si jamais je me comporte de façon inappropriée... N'hésitez pas à me reprendre. Enfin, reprenons !
 Cher Hildebold,
La lettre que vous m'avez fait parvenir m'a, et bien, disons le franchement, plutôt surpris. N'y voyez rien d'inquiétant, mais vous me sembliez proches avec Ludovic ! Je n'aurais pas imaginé qu'il vous parlait d'Oswin par exemple, et puisque vous semblez la connaître, autant vous le dire : c'est justement elle qui s'occupe de la recherche de notre ami commun actuellement. J'ignore évidemment s'il vous l'a expliquée, mais Linda Oswin est une Auror, un membre de l'armée magique spécialisée de Grande-Bretagne. Elle était venue à Poudlard durant un an pour je ne sais quelle raison en rapport avec une mission, mais elle a continué de voir Ludovic même après son départ à elle.
Quoi qu'il en soit, je suis surpris que Ludo ne m'ait jamais parlé de vous, ou bien je ne devais pas écouter sans doutes, mais je n'en ai pas de souvenirs. C'est bien dommage en tous cas, cela nous aurait évité bien des complications dans cet échange... Peu importe, je souhaitais vous remercier pour votre aide ! J'étudierai cette lettre à tête reposée, puis je la transmettrait sans doutes à Oswin pour qu'elle me donne son avis, sans doutes nous mènera-t-elle vers de nombreuses pistes même si cette "affaire importante" me parait clairement inquiétante.

Mais je vois aussi que vous avez demandé à mieux me connaitre n'est-ce pas ? Et bien, soyez certains de ma surprise ! C'est toutefois avec plaisir que je m’acquitterai de cette tâche difficile... Peindre un portrait de ma personne...
Et bien, je suis Britannique, je dirais même mieux, un pur anglais de pure souche ! Londonien depuis toujours, d'un père horrible et d'un ange de mère, je n'ai cependant pas eu la chance de voyager comme notre ami, et mis à part à Paris, chez Ludovic, ou dans la province profonde d'Ecosse, je n'ai pas vu beaucoup de paysages différents. Je suis grand, brun, yeux marrons, beau comme un Apollon avec un menton et une chevelure mémorable ! Parfait gentleman, j'ai pourtant le malheur d'être imberbe -ainsi si vous avez quelque photographie sur vous, je serais curieux de voir votre moustache !. Je suis père de famille d'un merveilleux fils, Rory qu'il s'appelle, et marié à la plus magnifique des femmes, Emmeline Lakenstridge. Néanmoins, je n'ai pas beaucoup l'occasion de les voir, mais ce n'est rien, je suis déjà bien assez occupé ainsi. Cela mis à part, je ne saurais trop quoi vous dire... Je suis né de parents moldus tous deux, et lors de ma répartition je suis allé dans la meilleure maison de toutes, Poufsouffle ! La maison des loyaux et des justes. Mais au fait, d'où êtes-vous ? Connaissez-vous un peu l'Angleterre ? J'aimerais à mon tour en savoir plus sur vous, en espérant que ma maigre description saura vous satisfaire.

Jon Lakenstridge.  

P.S. : J'ai songé après coup à vous joindre une photographie que j'ai trouvé non loin, j'espère qu'elle ne glissera pas de l'enveloppe !

23 Juin 1976:
 


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