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 Jon Lakenstridge

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APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 72
SANG : Mutmag - Né moldu
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter


MessageSujet: Jon Lakenstridge   Lun 19 Juin 2017 - 20:58


- Jon Lakenstridge -
Endings are hard. Any chapped-ass monkey with a keyboard can poop a beginning. But endings are impossible.
You try to tie up every loose end, but you never can. The fans are always gonna bitch. There's always gonna be holes. It's all supposed to add up to something. No doubt, endings are hard.
But then again nothing ever really ends, does it? You okay? Yeah, I'm good.


› Who ?
NOM › Lakenstridge, un nom britannique et purement moldu. A vrai dire, il en est fier, et même si certaines personnes le trouvent imprononçable, il s'en contente la tête haute.
PRÉNOM › Jon, trois simple lettre, un nom court pour une personne que certains qualifient de simple, mais passez cinq minutes avec lui et vous verrez qu'en réalité, Jon est loin d'être aussi simplet qu'il n'y parait.
AGE › 38 ans, né un 31 Août en pleine guerre
OCCUPATION › écrivain à succès de contes pour enfants, mais journaliste à temps partiel en réalité.
SANG › il est un Mutmag, et fier de l'être. Pour ceux qui sont trop obtus pour connaître ce mot, il est né moldu.
ANCIENNE MAISON › Fervent défenseur des jaunes et noirs, j'ai nommé Poufsouffle.
CAMP › Il fait partie de l'Ordre mais ces derniers temps, il n'est plus sûr de rien : est-ce que l'Ordre est vraiment bénéfique pour leur pays ?
STATUT › marié à Emmeline Pomfresh, dite Emy, ou plus connue par son surnom de Pompom Pomfresh -regardez ses cheveux...-
ORIENTATION SEXUELLE › hétérosexuel mais vous n'avez pas à le savoir !
PARTICULARITÉ › vraie pile électrique capable de parler à une commode pendant trois heures, très doué à l'oral, ne le provoquez jamais sur ce terrain là !



› You cannot teach an old dog new tricks
Que dire que dire ? C'est là une question que tout petit forumeur se pose au moins une fois face à sa fiche de présentation, car en effet, c'est difficile : une fiche est le premier contact avec les autres, c'est le moyen de prouver sa valeur et de montrer que l'on a de bonnes idées, un personnage intéressant, et surtout, que l'on ne vient pas handicaper tout le monde à travers des entreprises trop osées. Ainsi, il faut présenter son personnage, et que dire que dire ?
Parlons de Jon. Jon Lakenstridge est un nom que les connaisseurs connaissent bien. Si vous avez un enfant, vous devez priez le soir pour remercier ses histoires totalement capilotractées mais qui endorment vos enfants alors que vous n'êtes même pas à la moitié. Mais pour le commun des mortels, Jon Lakenstridge n'est qu'un nom parmi tant d'autres. Et quel nom ! Quiconque rencontre cet excentrique se rend compte immédiatement que son énergie pourra venir à bout de n'importe quel enfant, car oui, Jon a de l'énergie et surtout, de l'imagination. Il est capable de discuter avec n'importe qui de n'importe quoi, très sociable, il est rare qu'il tourne le dos à quiconque mais, ne vous y trompez pas, il est loin d'être aussi naïf qu'il n'y parait. Protecteur, si vous avez trahis sa confiance il y a peu de chances que vous ne la retrouvez, car c'est un homme sensible et sensé. Sérieux quand il le faut, le Londonien peut se montrer très épris par une idée quand l'on l'y lance mais, tout cela, ce n'est que la surface. A l'intérieur, Jon est et restera un éternel rêveur, un optimiste qui continuera à croire aux rêves impossibles, et ce même s'il sait parfaitement qu'il sera difficile de les atteindre. Réaliste, il lui arrive parfois d'être pris de brusques baisses de morales durant lesquelles seuls ses proches peuvent l'en sortir. Car oui, Jon tien beaucoup à ses amis, et surtout à sa famille. Rory Lakenstridge et Emmeline Pomfresh, son fils et sa femme qui sont là toute sa vie. Qui sait ce qu'il pourrait se passer s'il les perdait ? Allez savoir, mais ce qui était sûr, c'était que c'était là une pensée tout simplement inacceptable.  

› thinking the world
Que pensez-vous de la valeur du sang ?
Etant Mutmag, ou né moldu, j'ai toujours trouvé ça idiot et superficiel. Aujourd'hui, mon avis n'a pas changé, et même si je conçois que ça a une certaine noblesse, je suis autant sorcier que n'importe qui.

Que pensez-vous des Mangemorts et de l'Ordre du Phénix ?
Je fais partie de l'ordre du Phénix, alors je ne peux pas dire que je suis foncièrement contre. Néanmoins, depuis quelques temps, je me dis que toutes ces affaires, tous ces problèmes ne devraient pas concerner tous ces gens qui veulent bien faire mais ne font rien d'autre que mettre en danger leurs vies... Ces jeunes ne devraient pas avoir à combattre, et l'Ordre devrait plutôt donner son soutien aux forces armées qui, elles, ont les moyens et savent quoi faire plutôt que de risquer la vie de bénévoles. Quand aux Mangemorts, n'en parlons même pas ! Des nazis nouvelle génération...


Seriez-vous prêts à mourir pour vos idées ? Non. J'ai une famille, des amis, une vie... Je veux aider oui, mais ce n'est pas mon travail. Je veux faire de mon mieux, à ma manière, et c'est comme ça que tous devraient se soutenir.

Le climat de la guerre à venir vous fait-il peur ? Oui, surtout pour les jeunes. Mon fils veut combattre les Mangemorts, et l'idée de voir risquer sa vie m'est insupportable. Alors maintenant que sortir seul n'est plus sûr passé une certaine heure....



› behind the wizard
PSEUDO : Jon Lakenstridge ÂGE : un certain âge FRÉQUENCE DE CONNEXION : tous les jours AVATAR : Matt Smith
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MessageSujet: Re: Jon Lakenstridge   Lun 19 Juin 2017 - 20:58


- A new story begins -
We're all different people...


« Quand je serais vieux, je serais magicien ! Et je ferais comme Merlin ! »

Il était une fois, le 31 Août 1953, un petit garçon qui vint au monde dans une gentille famille de Londres, les Lakenstridge.
On lui donna le nom de Jon, et ce petit Jon qui naquit lors d'une nuit des plus mouvementées, avait déjà les yeux pleins d'étoiles, en plus du flot de larmes qu'il déversait.
Ce petit garçon grandit bien vite, avec une mère aimante et douce, et un père froid et autoritaire, il se trouva qu'il était très énergique, toujours joyeux, avide d'en connaître toujours plus, et il était extrêmement motivé pour tout ce qu'il faisait, aussi court soit-il. Jon aimait ses parents, surtout sa mère, très gentille, toujours attentionnée, il l'adorait ; quand elle lui appliquait un pansement sur une blessure, quand elle le soutenait dans ses moments de troubles, encore lorsqu'elle lui lisait ces histoires de princes et de princesses, de héros et de magiciens... Ces histoires qui le faisaient rêver, et qui du jour au lendemain, lui donnaient envie de devenir ceci ou cela...
Un jour que sa mère lui raconta l'histoire de Blanche-Neige, il se décida à devenir Prince Charmant, et de sauver les jolies damoiselles, le lendemain, ce fut au tour des trois mousquetaires et il voulut cette fois «devenir un mousquetaire », et malgré tous les efforts de sa bien aimée mère pour lui expliquait de cet ordre, le petit garçon énergique qu'il était répétait sans cesse qu'il refondrait l'ordre, au nom de « la justice » et « du bien ». Ce fut cependant l'idée d'être un Cow-boy sans foie ni loi qui attira le plus Jon, et pendant près de deux mois, cette idée lui resta dans la tête.
Son père, lui, était beaucoup plus froid, plus dur, et détestait que son fils rie devant lui, souri ou s'amuse près de son siège rouge, son fameux siège rembourré rouge. C'était un homme effrayant, dont le jeune garçon avait peur, chaque fois qu'il croisait son regard noir qui le fixait d'un air sévère, il détournait les yeux, se remettant à jouer silencieusement avec ses soldats, ces fichus soldats qu'il détestait tant...
Mais son père les adorait, et chez lui, c'était son père qui décidait, alors il continuait à jouer, faisant tomber unes à unes les unités que l'homme sombre lui offrait.
Lorsqu'il partait pour l'école, Jon devenait un tout autre garçon, d'abord calme et silencieux, il devenait très vite très amical et joyeux avec n'importe qui, devenant rapidement l'ami que tout le monde désirait avoir, mais tous savaient que quelque chose n'allait pas chez le petit Lakenstridge, lorsqu'il rentrait chez lui, c'était souvent le visage terne et les yeux larmoyants.
Mais que se passait-il donc chez les Lakenstridge ?
Tout le monde se le demandait, et vous aussi sûrement. Que pouvait-il donc bien se passer dans la maison du bonheur ?
Il se trouve que la jeune mère devenait de plus en plus distante avec son fils, autrefois si complices, il semblait aujourd'hui à Jon qu'elle était... apeurée, désolée, et il ne savait pas pourquoi ! Évidemment, le petit garçon demanda plus d'une fois lors du coucher ce qu'il se passait, et pourquoi elle semblait si triste, et elle lui répondait tout simplement, lui déposant un baiser sur le front :

-Dors bien mon garçon, demain est une nouvelle journée.

Vint le jour ou, pour la énième fois, l'homme qui servait de père à notre garçon criait sur sa femme, et comme d'habitude, son fils restait enfermé dans sa chambre, faisait mine de ne rien remarquer, un livre sur les genoux.
Sauf que cette fois, la voix rocailleuse de son père s'arrêta brutalement, et la mère ne répondit même pas. Sentant l'inquiétude monter en lui, le fils descendit les escaliers silencieusement, juste avant d'entendre claquer la porte d'entrée, et de trouver sa mère effondrée au sol, en pleurs, une fiche dans la main.
Jon aurait aimé pouvoir la réconforter, mais petit et naïf qu'il était, il ne pouvait pas comprendre, ni même simplement s'imaginer que c'était possible, et par cela, il était totalement incapable d'aider sa chère mère.
Il n'avait que ses fins bras pour l'enlacer, et son corps pour la câliner.
Ce fut ce jour là qu'il remarqua pour la première fois à quel point il était faible, et malgré toute sa bonne volonté, il n'y pouvait rien, il n'avait que les mots pour réchauffer le cœur de sa mère, et puisqu'il n'avait que cela, il s'en servirait.
A partir de ce moment, Jon devint plus sérieux, se plongeant dans la lecture, la littérature et l'école, il ne changea pas entièrement et continuait de rire et de faire sourire lorsqu'il n'était pas chez lui, mais malgré tout, il pensait souvent à sa mère, et lorsque venait la fin des cours, il courrait pour rentrer chez lui, et l'occuper de multiples façons.
Cuisines, jeux, lectures, jeux, cuisine, jeux, lectures...
Mais au moins, il la voyait sourire, et l'enfant qu'il était supposait que cela suffisait, et qu'elle en oubliait tout ses problèmes.
Pendant quelques temps, cela continua ainsi, puis au bout d'un moment,voyant que la situation s'était améliorée, Jon reprit son rythme précédent, redevenant le garçon simplement joyeux qu'il avait été.
Ce fut dans cette période là que lui vint sa lettre pour Poudlard, un jour extraordinaire, et il s'en souvenait encore !
Son père était, comme d'habitude, rentré assez tard le soir, il avait cette fois les mains pleines de lettre, toutes du même modèle. Jon se souvenait encore de s'être demandé pourquoi il paraissait encore plus bougon que d'habitude, et ce ne fut qu'au dîner -retardé, comme d'habitude-, qu'il sut véritablement la raison de ce comportement.

-Jon, avait commencé le père, ne daignant même pas lever le regard vers son fils. tu as reçu plusieurs lettres aujourd'hui.

Le fils leva poliment ses yeux vers son interlocuteur, attendant patiemment qu'il continue ou l'autorise à parler de façon assez claire.

-Sept lettres, et toutes les mêmes.

Nouveau silence.

-Qui est-ce ? Dans quoi es-tu encore allé te fourrer, Jon?

Le garçon avait froncé les sourcils, et tenta de répondre mais aucuns sons ne sortit. Il est vrai que ces derniers temps, il avait le chic pour se retrouver dans des situations qui avaient le don d'énerver son père, mais il y a peu, il n'y avait rien dont lui et « l'homme » n'avaient parlés.

-Je... je ne comprends pas.

-Oh que si tu comprends. Sept lettres, toutes les mêmes ! Et je suis sûr que ce « Poudlard » n'est qu'une de tes inventions idiotes de plus!


Voila... Ensuite, il s'était énervé, pour la centième fois au moins, et Jon dut remonter dans sa chambre en plein milieu du souper, le rouge à la joue gauche, et les larmes aux yeux.
Totalement apeuré, le jeune garçon s'était placé près de sa fenêtre, et avait levé les yeux vers le ciel nocturne, observant la lune en se perdant dans ses pensées.
A chaque fois que cela arrivait, il recommençait le même rituel : sa chambre, le ciel, les pensées, puis songer à des choses de moindre importance.
Sandra par exemple, la jolie Sandra. Elle lui avait demandé la veille de lui expliquer un exercice, et tout naturellement, le garçon avait accepté le sourire aux lèvres. Qui ne rêvait pas de Sandra ?
Des cheveux couleurs ors nattés en général, et lorsqu'elle osait les laisser lâcher, ils tombaient en cascades jusqu'aux omoplates. Et ses yeux... Ses yeux noisettes dans lesquels brillait sans arrêt une lueur calme et timide. Il paraissait d'ailleurs qu'elle ne venait pas de Grande-Bretagne, ce qui expliquait donc ce petit quelque chose d'exotique qu'elle avait, et qui intriguait le jeune garçon.
Mais... Elle était tellement jolie... !
Ou sinon, il pouvait encore songer à Jenny, la petite sœur de Sandra qui voulait tout faire comme eux. Elle était mignonne, et franchement, elle était gentille. Sauf que depuis qu'elle avait crié au milieu du centre-ville « Moi, j'aime Jon ! », ce dernier avait un peu de mal à la voir sans se mettre à rougir, à moins de l'ignorer.
Donc plus de Sandra puisque la petite Jenny la suivait partout.
Bon Dieu que c'était compliqué !

Toc toc toc...

Ce fut trois petits coups répétitifs qui sortit le jeune garçon de ses pensées.
Son premier réflexe fut de se tourner vers la porte, immédiatement crispé en s'imaginant que son père était revenu, mais en remarquant que la lumière n'était pas allumée dans le couloir, il reprit sa position, l'esprit toujours occupé par ce détail, jusqu'à ce qu'il aperçoive derrière la fenêtre une chouette au plumage blanc tacheté.

Toc toc toc...

Hésitant et apeuré, il avait regardé autour de lui, comme pour vérifier que ce ne soit pas une blague ou que quelqu'un ne rôde dans l'ombre, près d'en sortir pour lui jeter « Ah ! Je t'ai bien eut ! » au visage, mais il ouvrit finalement la fenêtre à cette étrange visite qui ne lui laissa qu'une enveloppe avant de s'en aller.

« Jon Lakenstridge, 102 Baker Saint Marylebone, à la fenêtre du premier étage »

Il avait ouvert l'enveloppe en tremblant, ayant remarqué que c'était la même que celles que son père avait cité, et en avait lut le contenu avec excitation.
La première fois, elle ne l'avait tout simplement pas cru, et l'avait relut une bonne dizaine de fois avant qu'une seconde chouette n'arrive et ne dépose une seconde fois la même lettre face à la fenêtre.

Jon avait ensuite eut une semaine des plus mouvementées, sa mère avait elle aussi reçu une lettre semblable, qui lui parlait de son fils, et son père ne voulait pas commenter cet événement des plus étranges.
De plus en plus de lettres étaient arrivées, et malgré la situation, Monsieur Lakenstridge refusait encore et toujours de prononcer mot sur ce sujet, mais lors du quatrième jour, nouvelle crise de nerf, et en définitive, Jon était libre de s'en aller si l'envie lui disait.
Comme d'habitude, le garçon remonta dan sa chambre en traînant des pieds, la tête basse, mais une fois dans sa chambre et adossé à la porte, il laissa échapper un soupir, à mi-chemin entre l'excitation et le soulagement.

Il se souviendra longtemps de la première fois que sa mère et lui se rendirent sur le chemin de traverse, une vraie chasse au trésor pour trouver le passage !
Ensuite, pour les achats, les pauvres totalement perdus s'étaient fais arnaqués cinq fois minimum, et ils ne comprenaient pourquoi l'école demandait un tel nécessaire, riant des tenues, de l'uniforme, de la logique des sorciers...
Ce fut une bonne journée, bien mémorable, et une autre journée mémorable fut celle de son départ. Le regard perpétuellement noir de son père lorsqu'il quitta la maison -il avait décidé de ne plus lui adresser la parole, et du coup, il ne l'accompagnait pas non plus-, puis plus tard, le sourire de sa mère qui agitait un mouchoir sur le quai de départ...
Les Chocogrenouilles, là aussi c'était un bon souvenir. Mais ça, c'est déjà une autre histoire.

Sa scolarité à Poudlard se passa plutôt bien, Jon se fit rapidement des amis fidèles, et s'amusa longtemps et longuement avec eux, ils étaient exceptionnels, et il les admirait.
De vrais modèles, plus que des amis d'ailleurs au départ, mais au fur et à mesure de leurs coups juste... incroyables, un lien fort c'était construit entre eux.
Devenus inséparables, chacun s'inquiétait pour les autres, et ils étaient soudés à s'en faire des coups foireux.

« Je veux devenir mousquetaire ! Et avoir des compagnons d'arme !
Comme les trois mousquetaires ! »

Ils eurent milles et uns problèmes, vécurent des centaines d'expériences inoubliables, des dizaines de coups de cœurs chacun et encore des dizaines de cœurs brisés ; mais à chaque fois, ils étaient là, à trois, les uns pour les autres.
Cette amitié qui lui semblait inébranlable au garçon naïf qu'il était le rassurait souvent, le faisait oublier sa pauvre mère désormais seule avec son père, et pendant deux ans, cela continua ainsi.

Ce fut lors des vacances de Mai, lorsque Jon rentra chez lui, l'esprit occupé par les derniers coups que les autres et lui avaient causés, et les prochains déjà en « construction », qu'il apprit la mauvaise nouvelle.
Après être rentré seul chez lui -alors qu'habituellement sa mère venait le chercher-, il trouva sa maison fermée à clée, et malgré son insistance, et ses coups à répétitions, personne ne lui répondit. Ce fut les voisins, le voyant à la porte qui lui expliquèrent que sa mère était à l'hôpital, gravement malade apparemment, et que son père était probablement allé à son chevet.

Lui... A son chevet ?
C'était à peine s'il allait lui acheter un paquet de mouchoir lorsqu'elle avait un rhume...

Angoissé, Jon se rendit avec hâte à ce dit hôpital, et lorsqu'il retrouva sa mère, elle était seule, et semblait inconsciente.
Il tenta de se renseigner sur la cause de son état, mais personne ne voulut lui dire quoi que ce soit, ce qui ne fit qu'accentuer son inquiétude grandissante. Le jeune homme passa la majeure partie de ses vacances à son chevet, attendant patiemment les rares réveils de sa mère, totalement fatiguée, elle semblait vidée de ses forces.
Lors de ces rares moments de conscience, le jeune Lakenstridge voulait occuper sa chère mère, lui remplir l'esprit pour que tous deux ne pensent pas à ce qui crevait l'oeil : les nombreux bleus et traces de coups qui parcouraient le corps de la mère.
Jon lui parlait donc de Poudlard, de ses couloirs, de ses tableaux facétieux, de ses coups incroyables et des punitions qu'il en ressortait, il lui parlait des jolies filles et des nombreuses copines de l'un de ses amis. Il parlait des potions de sa meilleure amie, de tout le mal qu'elle se donnait, de son comportement trop dans la lune à son goût, il parlait des idées tordues de son meilleur ami, de sa manie étrange lorsqu'il allait dans une bibliothèque, de son goût pour l'action et l'alcool...
Encore et toujours d'eux, de Poudlard, et de ses ressentiments.

« Je veux être docteur ! Pour aider des gens!

Sa mère l'écoutait attentivement, toujours aussi intéressée quoi qu'il raconte, cet habituel sourire triste aux lèvres, et au fur et à mesure que les vacances passaient, Jon s'était mis à lui même donner les quelques traitements à sa chère mère, et resta presque tout le temps auprès d'elle pour l'aider s'il y avait quoi que ce soit.
Elle était affreusement seule...
Il sortit quelques fois, simplement pour s'aérer, se changer les idées, deux ou trois fois pour aller voir d'anciennes connaissances... Sandra avait changé, elle s'était affirmée, un peu comme lui. Elle lui avait clairement fais comprendre qu'il était « devenu barbant et ennuyeux », mais que voulait-elle ? Tout lui semblait fade à présent !Savait-elle seulement ce que l'on ressentait à capturer un faune ? Un dragon ? A se creuser les méninges pour créer un sortilège assez puissant pour passer à travers des protections mineures ? Courir pour ne pas se faire noyer par un... une calmar?
Non, elle ignorait tout cela. Et en soit, il ne pouvait pas lui en vouloir, mais il était bien différent d'elle à présent.
La petite Jenny, elle, avait bien grandis. Elle ressemblait d'avantage à son père avec ses cheveux châtains clair, courts et ondulés, et désormais, lorsqu'elle jetait un œil à Jon, il lui semblait qu'elle détournait le regard en rougissant, alors que lui s'en fichait presque éperdument à présent.
Mais tout cela était ennuyeux... D'accord, c'était toujours intéressant de retrouver des anciens amis, mais sa mère était mal, et d'autres amis attendaient patiemment son retour bien loin de son Londres natal, alors il y avait de quoi trouver le temps long.
Pourtant, le jeune garçon trouva que ce dernier passa trop rapidement, il aurait tant aimé pouvoir rester encore un peu auprès de sa mère, mais Poudlard l'appelait, et il savait qu'elle serait en sécurité ici.
Il la retrouverait aux vacances d'été, voilà tout, sur pieds, et en pleine forme.

Grossière erreur.

Car aux vacances d'été, lorsqu'il rentra de nouveau chez lui accompagné cette fois, ce fut une tout autre nouvelle qui lui parvint : sa mère était morte peu après son départ.
Ce fut un moment extrêmement difficile pour Jon qui s'effondra immédiatement à l'annonce de la catastrophe, elle lui était apparue pourtant assez forte pour pouvoir surmonter ses blessures... !
Jon tomba dans une profonde dépression suite à la mort de sa mère, et son meilleur ami, auquel il n'avait rien dit, le supporta tant bien que mal. Jon finit par tout lui expliquer, la situation le devait et il ne pouvait pas rester dans l'ignorance.
Pendant plusieurs temps, ce fut une période assez trouble et Jon eut beaucoup de mal à se remettre du choc, mais au fur et à mesure, son ami réussit à le faire sortir, tout doucement, et le petit Lakenstridge retrouva lentement le sourire.
Le père Lakenstridge, depuis la mort de la mère de sa femme, semblait comme invisible. Il partait tôt le matin, et rentrait tard le soir, c'est à peine si son fils le voyait. Et pourtant, une fois, il le vit, vers la troisième semaine de vacances. Partant en retard pour son travail, il était encore plus sombre et bougon que d'habitude.
Son fils avait toujours sut que Monsieur Lakenstridge ne le portait pas dans son cœur, mais ce qu'il lui dit ce jour là... Jamais Jon n'aurait crut son père en être capable.

« Plus tard, je serais détective ! Comme Sherlock Holmes! »

« Sale gamin ! Toujours à traîner partout, dans les pattes de tout le monde ! Je me demande comment ta mère ait put te supporter aussi longtemps ! Remarque, cette idiote aussi avait la fâcheuse manie de se trouver là ou il ne fallait pas, ou de faire des choses inutiles alors qu'il y avait la vaisselle à faire...! » qu'il avait dit.

Cette simple réplique, juste avant de s'en aller, juste ça avait fais rentré Jon dans une colère noire, et une fois que son ami fut réveillé, il décida de se venger de son père.
Sans sorts et sans grands moyens, le duo avait eut du mal à trouver une idée, mais ils optèrent finalement pour les œufs, indémodable.
Ce fut la première fois que Jon entra dans le bureau de son père, et vu ce qu'il allait y faire, cela serait sans doute la dernière fois. Mais qu'importe.
Lentement, ils étaient entrés dans la petite salle, puis avaient commencés à tout y retourner, sauf que Jon y fit une découverte des plus étranges.
Dans le bureau de son père, une lettre.
Papier blanc, presque brillant, elle était sûrement récente, et vu l'état de l'enveloppe, personne ne l'avait encore lut. Le jeune garçon s'en était saisit en hésitant, jusqu'à y voir l'inscription :
A Jon
L'écriture de sa mère... Il la reconnaîtrait entre mille !
Il l'avait ouvert avec hâte, les mains tremblante, et s'était mis à la lire le souffle court.
Jon se souvient, encore aujourd'hui, de chaque mot de cette lettre qu'il conserve à présent bien a l'abri dans un coffret, il se souvient encore de l'émotion qu'il avait ressentit en la lisant.
Une lettre d'adieu, qu'elle voulait lui envoyer apparemment. Que son père lui avait caché.
Pourquoi ne l'avait-il pas brûlé ou même déchiré ?
Il n'en n'avait aucunes idées... Mais cette lettre...
Il la lut, le sourire aux lèvres.
Elle était restée la même, même face à la mort, et même dans sa lettre, il entendait facilement sa voix douce et mélodieuse dans sa tête, qui lui disait calmement de ne pas s'inquiéter.
Ce fut cette découverte qui changea radicalement l'humeur du jeune sorcier pour le reste des vacances.
Bien moins tendu, il était plus léger bien que l'on sentait sans arrêt qu'il était plus nostalgique qu'auparavant. Et son ami qui l'avait bien compris, s'employa pour l'occuper sans arrêt, pour peu à peu lui redonner le sourire.
Qu'importe son père, il pouvait bien le détester si cela lui disait, Jon avait eut une enfance heureuse, et sa mère ne l'avait pas oublié, et c'était tout ce qui comptait.

« Un jour, je deviendrai écrivain ! Comme ça, j'écrirai à mon tour des histoire et j'aiderai les gens en les faisant rêver! »

Depuis cet événement, le jeune garçon grandit. Il devint un beau jeune homme téméraire et enthousiaste qui apportait la joie et le sourire à tous ceux qui le croisaient. Toujours conciliant, toujours compréhensif, il rencontra bien du monde au fur et à mesure que les années passaient encore et toujours. C'est d'ailleurs ainsi qu'il rencontra sa femme, par hasard, comme n'importe qui. Elle était là, magnifique, à le soigner à Sainte Mangouste alors qu'il venait d'avoir un accident.
Croyez-vous à l'amour au premier regard ? En tous cas, c'était le cas du jeune Poufouffle tout juste sorti de l'enfance. S'emballant dans ses émotions, il demanda la mystérieuse inconnue en mariage. Et elle refusa.
Ainsi, jour après jour, il revint l'accompagner. La distraire, la faire rire, chaque jour sans exception il venait pour lui tenir compagnie lors de ses gardes trop ennuyeuses. Et chaque jour il lui demandait à nouveau si elle voulait bien l'épouser. C'était une tâche longue et errassante, mais le Londonien ne désespérait pas, il était déterminé et un jour, ses efforts payèrent. Et un beau jour, lors d'une douce soirée de printemps, les deux amoureux se dirent oui devant l'autel.
De cette union naquit un jeune garçon, qui vivrait lui dans une famille aimante, entre un papa poule et une mère dragon en talons hauts, ils eurent bien des aventures à trois, des aventures qu'on ne pouvait connaître qu'en famille, l'aventure de la vraie vie. Bien des gens auraient pu les lui envier, mais toutes ces années, toutes ces aventures n'appartenaient qu'à lui. Lui et sa famille.

Les années passèrent, les unes après les autres, la femme de notre excentrique rentra dans Poudlard en tant qu'infirmière où elle restera des années durant, et bien vite, Jon la rejoignit en 1972, trop épris de cette dernière pour la laisser seule loin de lui, endossant alors l'étiquette de Professeur d'Astronomie. Des allées et venues, des élèves arrivèrent, partirent, son fils lui même passa dans sa classe alors qu'il parlait les yeux brillant de sa plus grande passion : les étoiles. Il aurait pu rester éternellement ici, dans cette belle salle d'astronomie à observer les étoiles, main dans la main avec sa femme lorsqu'ils se permettaient de dormir dans sa salle de cours. Ah... Il en avait des souvenirs ! Des bons, des moins bons, mais il tenait à eux avec la même ferveur, tout simplement car il avait bien conscience de l'importance qu'avait les souvenirs dans pour une personne.
Mais les choses changent, et il n'y pouvait rien, et il eut bien un jour où il dut quitter cette vieille école. Ainsi, le dernier jour de Juin 1979, Jon Lakenstridge quitta comme tous les élèves cette chambre qu'il avait occupée des années durant. Il lui fit ses adieux, se tournant vers le monde et ouvrant un nouveau chapitre de sa vie.

Il se tenta à bien des choses, commençant en tant que journaliste dans l'espoir d'un jour lui aussi écrire et aider les gens à travers ces quelques lettres. Mais c'était sans compter sur la guerre qui se rapprochait. Tous tentaient de faire semblant, de fermer les yeux sur ceux qui les menaçaient nuit et jour, mais notre journaliste lui ne voyait pas cela de cet œil là : combien de temps avant que la première bataille n'éclate ? Trop peu, oui trop peu, et quelles étaient les chances que son fils si précieux soit appelé à se battre ? Trop nombreuses. Ainsi, il lui fallait agir, et vite.
Il rejoint alors l'Ordre du Phoenix, tout d'abord membre investi, il enchainait les missions tandis que son caractère joyeux et enthousiaste changea peu à peu, au fil des combats, au fil des horreurs, et surtout au fil du temps. Si bien que aujourd'hui, alors que de plus en plus de jeunes veulent intégrer l'Ordre, il se sent le besoin de le quitter, et surtout, d'empêcher des enfants comme eux de gâcher leur vie qui commençait à peine.

Il y avait en ce monde trop de mal qu'on ne pouvait combattre. Il voulait le meilleur, la paix pour les enfants de chacun, car il savait à quel point ces derniers pouvaient être importants aux yeux d'un parent. Mais quel était le meilleur moyen de montrer le meilleur de soit même alors que les combats se rapprochaient à grand pas ? Y avait-il seulement un ?
Alors, fuyant ses craintes à travers ses divagations, le Londonien commença à poser sur papier les histoires de chevaliers, de mousquetaires et de pirates. Tout ce qui, plus jeune, avait rythmé ses journées, et qui aujourd'hui se tordait sous sa plume pour former de nouvelles histoires.
Des contes uniques, magiques, et tirant leur inspiration des histoires moldues les plus populaires. Des histoires d'enfant pour d'autres enfants, un moyen de s'évader par delà les conflits, et qui apportèrent à l'anglais gloire et reconnaissance.

Mais ce que tous devaient ici se rappeler, c'était que dans cette guerre, chacun écrivait sa propre histoire, et plus que toutes les autres, c'était celle-ci qui était la plus belle.

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SANG : pur et vivifiant, comme le torrent d'une montagne.
IDÉOLOGIE : il n'y a pas lieu pour les hommes de s'abaisser à un tel conflit. Antarès est du côté des innocents.


MessageSujet: Re: Jon Lakenstridge   Lun 19 Juin 2017 - 21:06

Bienvenue ! I love you
le docteuuur Jolie fiche, j'ai hâte de te croiser en RP !
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APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 70
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.


MessageSujet: Re: Jon Lakenstridge   Lun 19 Juin 2017 - 21:18

matt smith, le trop parfait
re, et bon courage pour ta fiche

_________________

"break me down and build me up" ; I've been up, I've been down, seen the world from the ground but I hear the drumming now. my veins are pumping scraped my knees, bruised my heart, it's where you end, not where you start. I see them running cause they see me coming. I'm done with the noise that life seems to bring but I'll use my voice, it's my turn to sing. you know that, all my life I have been waiting, I have been waiting for this. all my life, I have been fighting, I have been fighting for this. @the score
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APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 108
SANG : mudblood, il est traqué, on veut l'éliminer
IDÉOLOGIE : neutre, pour le moment il compte sauver sa peau


MessageSujet: Re: Jon Lakenstridge   Lun 19 Juin 2017 - 21:41

Bienvenue parmi nous o/
Mais t'as l'air d'être une ancienne donc rebienvenue
et bonne chance pour ta fiche !
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APARECIUM : 29/08/2006
HIBOUX : 1153
SANG : Mêlé, avec un héritage purement sorcier sur plusieurs générations.
IDÉOLOGIE : Servant du Seigneur des Ténèbres, mais ce n'est pas les idées qui l'y nt poussé, mais sa soif de pouvoir et de connaissance.


MessageSujet: Re: Jon Lakenstridge   Lun 19 Juin 2017 - 23:07

Fiche validée.

Franchement Pomfresh avec un mari écrivain de contes pour enfants, impossible qu'il y ait un couple plus adorable dans le monde de HP. :bril:

_________________

full moon. I see the bad moon rising. I see trouble on the way. I see earthquakes and lightnin'. I see bad times today.
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