AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez| .

(andromeda / flashback), there's a revolution coming.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatar
turn the pain into power
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 670
CREDITS : av+ lolitaes, everything else+ phanus.
AVATAR : Holland Roden.
PSEUDO : penthésilée.
AGE : vingt-huit ans.
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
ANCIENNE MAISON : ravenclaw — "or yet in wise old Ravenclaw, if you've a ready mind, where those of wit and learning, will always find their kind."
SITUATION : célibataire, coeur épris, chaotique et furieuse.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.
MÉTIER : propriétaire d'un petit salon de thé sur le Chemin de Traverse, sobrement dénommé "Beans & Frogs".
ROLE PLAY : alastor + phanès (1) + andrea + weasley family + andromeda (flashback) + ted, meda (flashback) + golden quatuor (flashback) + corban + phanès (2)


MessageSujet: (andromeda / flashback), there's a revolution coming. Mar 20 Juin 2017 - 21:18



there's a revolution coming
All my wolves, begin to howl, Wake me up, the time is now. Oh, can you hear the drumming ? Oh, there's a revolution coming. Wide awake, the fever burns, Sweat it out, wait my turn. Can you hear the drumming ? There's a revolution coming, All this doubt is creepin' in Inside out, I shed my skin. Can you hear the drumming ? There's a revolution coming. I been waitin' all my life To live, when I've only been dreaming. Get love when I've only been stealing, Can't let time keep passing me by, Run down what I've always been chasing, Black out every fear I've been facing. Wild things that turn me on Drag my dark into the dawn. ~ revolution, the score.


Les pieds posés sur une table de son salon de thé, Daisy s'est assoupie tandis que les balais, contrôlés par un sortilège, continuent à faire ce pour quoi ils ont été créés. A ses yeux, il n'y a rien de meilleur que ce moment de latence, lorsque les gens ont déserté les rues et que l'un de ses amis s'apprête à faire irruption au sein de son petit commerce. La nuit, en cette froide soirée de décembre, a déjà pris possession des rues et le Chemin de Traverse est devenu silencieux. Entre ses paupières plissées, elle aperçoit des ombres, et entend des rires qui, inconsciemment, la font esquisser un demi-sourire. Bercée par le bruit des brosses contre la vaisselle et des balais sur le sol poussiéreux, Daisy se balance légèrement sur sa chaise, en rythme avec les percutions qui lui parviennent. Depuis la nuit des temps, la jeune femme siffle qu'elle est éprouvée par le travail, qu'elle va mourir, qu'elle n'en peut plus ; à vrai dire, elle ne connaissait rien à l'ardeur du travail jusqu'au moment où elle reçut ce salon en thé en héritage. L'ancienne patronne avait été délicieuse avec elle, la prenant sous son aile à un moment où Daisy se retrouvait plus démunie que jamais face à un avenir tout-à-fait incertain, et l'avait considérée suffisamment mature pour lui confier son commerce à sa mort. Beans & Frogs était devenu par la force des choses, et les aléas de toute une vie, sa propriété. Elle y tient, Daisy, elle y a toujours tenu. Elle ne sait pas si elle fait les choses correctement, mais elle les fait à sa façon et c'est déjà suffisant. Elle n'a que sa bouche à nourrir.

Lorsque la porte s'entrouvre, Daisy manque de basculer en arrière, emportée par la surprise et le manque de tenue de sa chaise sur laquelle elle se balance. Elle tend ses bras et s'accroche à la table, ses yeux exorbités et ses dents serrées ; mais dès qu'elle porte ses mirettes sur la silhouette d'Andromeda, un sourire s'étire et ses yeux étincellent d'un éclat particulier – aujourd'hui, elle se sent d'humeur taquine. Lorsqu'il s'agit d'Alastor, elle est toujours prête à rouler des yeux ou à rire un peu trop fort au goût de son comparse ; et quand Ted se pointe, elle sait précisément ce qu'il aimerait manger et quel genre de conversation il voudrait aborder ; mais aussi idiot que cela puisse paraître, elle aime qu'il n'y ait pas de rituel avec Andromeda. Pas de dispute quotidienne, pas de doutes à éclaircir. Daisy aime ses quatre amis avec la ferveur qui lui est propre ; mais chacun différemment. Elle sait qu'elle peut aller vers Ted quand elle a besoin de voir un visage amical, une figure fraternelle susceptible de la calmer ; et Alastor... même si elle est tentée d'essayer, elle ne parviendrait pas clairement à exprimer ce qu'elle ressent à son égard – elle l'aime tant que ça lui dévore les entrailles, alors disons que son amitié la tient en vie et la pousse à s'exprimer plus férocement qu'elle ne le devrait ; et Andromeda, c'est un tout, c'est un cinnamon roll sur qui Daisy peut compter. Elle pleure sur son épaule, elle rit bruyamment, elle porte en elle, comme aux deux autres, une fidélité sans égal.

Se stabilisant finalement sur les quatre pieds de la chaise, Daisy secoue la tête et se redresse, un peu chancelante après avoir manqué de peu de s'écraser sur le sol. Elle repose ses yeux sur Andromeda et glapit « Où est ma filleule ? » d'une voix volontairement criarde. Elle se relève, contourne le comptoir d'où elle sort un paquet de biscuits et une bouteille de bièraubeurre qu'elle cale sous son bras, saisissant de sa main libre deux verres qu'elle entrechoque « J'suis pas sûre qu'elle aurait aimé la bièraubeurre ou la bouteille de whisky que je planque dans les cuisines anyway » elle retourne auprès de Meda, plaquant boisson, verres et biscuits sur la table. « Tu vas bien ? » s'enquit-elle en débouchant la bouteille, versant deux bonnes rasades dans les chopes appropriées. Elle s'affale alors sur la chaise qui lui est destinée, ses prunelles voguant légèrement par-dessus l'épaule d'Andromeda, comme si elle s'attend à voir Ted et Alastor arriver dans son sillage ; mais ce n'est pas le cas. Ils ne sont pas là. Cette réalité lui pince un peu le cœur, parce qu'elle aurait voulu que l'adolescence ne se finisse jamais – et qu'ils restent tous comme ils l'avaient été. Elle sait que ce ne sont pas des choses à dire, il ne faut pas être nostalgique d'un temps où Nymphadora n'avait pas encore vu le jour, mais c'est ce qu'elle ressent. Aussi désespérant et malheureux que cela puisse être.

_________________

"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t692-weasley-unbroken

avatar
APARECIUM : 03/12/2015
HIBOUX : 171
CREDITS : (c) gorgeousmali.
AVATAR : emilia clarke.
PSEUDO : westallen.
AGE : vingt-huit ans.
SANG : pur.
ANCIENNE MAISON : serpentard, selon les desiderata de sa famille. La maison que le Choixpeau voulait lui attribuer était celle d'Helga Poufsouffle.
SITUATION : mariée à Ted Tonks, elle a cependant quitté son époux sans prévenir, il y a de cela quelques jours.
IDÉOLOGIE : neutre. officieusement désabusée par le climat qui règne au sein de la communauté magique, elle n'a qu'une idée en tête : assurer un avenir sécurisé à sa fille.
MÉTIER : guérisseuse à sainte-mangouste, et espionne bientôt infiltrée auprès des Mangemorts.
ROLE PLAY : rp flashback (daisy), rp flashback (ted/daisy), rp flashback (ted), rp quatuor (flashback), rp quatuor et rp narcissa à venir.


MessageSujet: Re: (andromeda / flashback), there's a revolution coming. Mar 27 Juin 2017 - 0:53



when we fight, we fight together
The hurt in your eyes will never disguise the spark that lived there before, and I know that you're so much more than you're showin'. The clouds in your hair will bring you to tears but I will catch every drop even if it don't ever stop 'cause you're worth it, you're worth it. When you fight for every breath and the waves are overhead, let me lay your mind to rest, I will stand by you. When all of your dreams are shattered, and your world is left in tatters. When you're lost we're lost together I'll stand by, I will stand by you. If black is your brightest colour, if hurt is your only lover. The war in your head will shoot you down dead so don't even try to win.


Demain matin, elle ne sera plus là.

Les rues étaient désertes. Andromeda avait croisé quelques sorciers, qui s'empressaient de sortir des rares restaurants encore ouverts à cette heure tardive. Le soleil s'était couché depuis quelques temps, mais le chemin de Traverse gardait cette faculté à vous donner l'impression d'être en sécurité. La jeune femme n'aurait su dire si cela venait de l'habitude profondément ancrée depuis sa plus tendre enfance, qu'elle avait à arpenter chaque recoin de l'endroit magique, ou si le chemin de Traverse était véritablement sécurisé. Pas même Alastor Maugrey, son très cher meilleur ami, n'aurait probablement guère su lui répondre.  

Ses talons martelaient le pavé dans un cliquetis régulier, la cadence s’accélérant dès lors qu'elle croisait un couple riant aux éclats ou s’enlaçant amoureusement. Muée par quelque étrange sentiment instinctif, la jeune femme baissait les yeux au sol, fixant la pierre froide qui défilait si rapidement qu'elle avait parfois l'impression de voir flou. Tonks ignora tant bien que mal ce petit pincement au coeur à la vue de ces amants, son corps anticipant déjà ce qu'elle s'apprêtait à faire quelques heures plus tard. Cette nuit, Andromeda se loverait une dernière fois dans les bras de son Ted. Une dernière fois. Mais elle ne ressentirait plus la plénitude qui la saisissait dès qu'elle s'éveillait à ses côtés, son visage enfoui dans le cou de celui qu'elle n'avait jamais eu cesse d'aimer.  « Non. N'y pense pas. » parvint-elle à se convaincre, dans un murmure à peine audible. Stay strong.


(...)


Arrivée à destination, Andromeda se figea à l'entrée quelques instants. Elle observa avec minutie les ornements de la façade du café, comme pour retenir des détails qui lui auraient échappée par le passé. Le Beans & Frogs paraissait toujours aussi convivial, même après des années à l'avoir fréquenté avec ses trois autres comparses. Le quatuor, dès la fin de leur adolescence, avait pris l'habitude de se retrouver dans ce café. Ce lieu, à bien des égards, avait été le théâtre de leurs premiers émois, des premières querelles entre Alastor et Daisy, des sentiments naissants entre Ted et Andromeda. Il était un élément à part entier de leur histoire. Décor intemporel qui avait vu les quatre sorciers grandir, puis vieillir. Il y avait ce petit quelque chose qui rendait toujours la jeune Black étrangement nostalgique, lorsqu'elle pénétrait dans ces lieux presque sacrés.

Quand Andromeda se décida enfin à entrer ; après avoir pris quelques profondes inspirations comme pour se donner un courage vain ; elle reconnut instantanément la silhouette de sa rousse, et regretta l'espace d'un instant ; avec un soupçon de culpabilité ; d'être venue.

Daisy vrilla son regard émeraude sur l'ancienne Serpentard, et le coeur de celle-ci manqua un battement. Elle aperçut toute l'affection que sa meilleure amie lui portait, cet éclat si familier illuminant les yeux de la rousse. C'est la dernière fois qu'elle te regarde aussi chaleureusement.

Andromeda déglutit péniblement, et chassa bien vite cette pensée.

Elle savait que son plan, que son idée-même souffrait de quelques absurdités majeures, mais l'ancienne Black n'en avait cure, l'objectif restait constant, immuable. Nymphadora était une petite qui aurait la vie devant elle, peu importe l'issue de cette future guerre. Car, oui, Andromeda la sentait. Elle était toute proche, cette putain de bataille. Quelque chose se tramait, il suffisait d'avoir une once d'intuition pour sentir cette atmosphère délétère. Elle savait ce que Ted lui aurait dit : qu'elle s'érigeait inutilement en martyre, qu'il y avait d'autres solutions que de les quitter sans prévenir. Mais Andromeda était tenue au secret, qu'adviendrait-il si Alastor, si valeureux, venait à être capturé par des mangemorts ? Pour sûr, viendraient-ils tôt ou tard narguer l'auror de la trahison que lui avait infligée une Black, de sa naïveté à avoir cru une fille venant d'un nid de vipères connu au sein de tous les puristes. Que se passerait-il si Alastor avait connaissance des véritables motivations d'Andromeda, lorsque ces mangemorts le provoqueraient ? Sa couverture serait anéantie. Et elle serait dans l'impossibilité d'offrir un pied à terre dans les deux camps à sa fille.

« Où est ma filleule ? J'suis pas sûre qu'elle aurait aimé la bièraubeurre ou la bouteille de whisky que je planque dans les cuisines anyway.»

« Je l'ai déposée chez les parents de  Ted, elle y reste pour une semaine. » répond-t-elle d'une voix étonnamment paisible, en enlevant son manteau et son écharpe. Meda omit de mentionner ce qu'elle avait soufflé à sa fille, que "maman serait absente pour quelques jours". Nymphadora était alors, à cet instant précis, la seule détentrice du secret qui détruirait, semble-t-il, cette amitié invincible.

« « Tu vas bien ? »  Ce fut étrange, mais quand Daisy lui posa cette question, Andromeda resta interdite. Elle pensait pouvoir mentir à sa meilleure amie, mais la vérité était qu'elle ne l'avait jamais encore fait jusqu'à présent. Andromeda le réalisa seulement en cet moment précis. Aucune contre-vérité, aucune dissimulation volontaire, aucun mensonge subtil ou vérité détourné n'avait jamais traversé ses lippes, dès lors qu'elle avait la rousse comme interlocutrice. She's not going to this. Fuck. Que dire ? A peine quelques secondes au Beans & Frog, qu'Andy était déjà face à un dilemme qui lui tordait les entrailles.

« Très bien ! Tout est parfait. Un peu fatiguée, mais tout roule, vraiment. » finit-elle par répondre avec un calme olympien, alors que sa gorge restait nouée.

Elle s'attendait à voir la foudre s'abattre sur le café, une brigade la police magique défoncer la porte de l'enseigne, ou même son défunt oncle Alphard lui tapoter l'épaule et venir la sermonner, quelconque courroux céleste venant la foudroyer sur place tout du moins. Mais rien. Absolument rien. Andromeda venait juste de mentir à sa meilleure amie, et la vie continuait sereinement son cours. Elle entendit au loin, à l'extérieur, un hibou hululer. Et le bruit du biscuit craquant entre les dents de Daisy. Rien d'autre. It is that easy. Elle avait brisé leur pacte d'amitié, leur serment tacite d'êtres des soeurs éternelles, de s'aimer inconditionnellement et d'être toujours aussi vraie et authentique l'une envers l'autre. Et Daisy ne se doutait de rien. Andromeda cligna des yeux.

Okay.

« Tu penses quoi du mensonge ? » se surprit-t-elle à demander brusquement; sans même le réaliser. Question a priori anodine, et pourtant terriblement soudaine pour une conversation si légère. Ultime cri de désespoir de son subconscient ? Dernier appel à l'aide de son coeur déjà meurtri ? Dernière supplication venant de ses tripes pour que Daisy puisse réaliser les intentions de sa soeur de coeur, et lui fasse entendre raison. Qu'elle la dissuade de commettre cette stupidité innommable. Tout sauf retourner chez les Black. Tout sauf quitter Ted. Tout sauf quitter sa meilleure amie.  



Spoiler:
 

_________________
  

we're no strangers to love, you know the rules and so do I, a full commitment's what I'm thinking of. You wouldn't get this from any other guy, I just want to tell you how I'm feeling, gotta make you understand. We've known each other for so long, your heart's been aching but you're too shy to say it. Inside we both know what's been going on, we know the game and we're gonna play it, and if you ask me how I'm feeling don't tell me you're too blind to see, never gonna give you up rick astley.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
turn the pain into power
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 670
CREDITS : av+ lolitaes, everything else+ phanus.
AVATAR : Holland Roden.
PSEUDO : penthésilée.
AGE : vingt-huit ans.
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
ANCIENNE MAISON : ravenclaw — "or yet in wise old Ravenclaw, if you've a ready mind, where those of wit and learning, will always find their kind."
SITUATION : célibataire, coeur épris, chaotique et furieuse.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.
MÉTIER : propriétaire d'un petit salon de thé sur le Chemin de Traverse, sobrement dénommé "Beans & Frogs".
ROLE PLAY : alastor + phanès (1) + andrea + weasley family + andromeda (flashback) + ted, meda (flashback) + golden quatuor (flashback) + corban + phanès (2)


MessageSujet: Re: (andromeda / flashback), there's a revolution coming. Mar 27 Juin 2017 - 20:51



there's a revolution coming
All my wolves, begin to howl, Wake me up, the time is now. Oh, can you hear the drumming ? Oh, there's a revolution coming. Wide awake, the fever burns, Sweat it out, wait my turn. Can you hear the drumming ? There's a revolution coming, All this doubt is creepin' in Inside out, I shed my skin. Can you hear the drumming ? There's a revolution coming. I been waitin' all my life To live, when I've only been dreaming. Get love when I've only been stealing, Can't let time keep passing me by, Run down what I've always been chasing, Black out every fear I've been facing. Wild things that turn me on Drag my dark into the dawn. ~ revolution, the score.


10 décembre 1981 – le lendemain.

Andromeda est partie.

Partie, partie, partie, partie, partie, partie, partie. Partie. Ça tourbillonne dans sa tête, ça cogne dans sa poitrine et, aussitôt, ses doigts s'agrippent à ses lèvres. Daisy ne ressent aucune colère, aucun ressentiment – seulement un profond désarroi face à ce départ brutal, inexpliqué, incalculable. Elle ne se souvient pas de cette discussion entretenue quelques jours plus tôt au Beans & Frogs ; c'est le blanc total. Elle ne nage plus, elle se noie. Elle ne distingue que les contours, les formes de cette amie qui a laissé mari et enfant derrière elle. Lorsque Ted lui annonce sa fuite nocturne, Daisy a tout simplement peur d'oublier les contours de son visage et le son de sa voix. L'idée d'une trahison ne lui traverse guère l'esprit ; ce sera à Alastor de flanquer le sujet sur le tapis, et la faire sortir de ses gonds à l'occasion.

Andromeda est partie.
Elle a peur de l'oublier.
Elle ne se souvient pas de leur dernière conversation.

Ca la tracasse, ça la hante, ça la poursuit jusque dans la nuit où, s'agitant dans les draps, elle tourne et retourne cette situation impensable. Elle connaît la connaît, Meda, sous toutes les coutures.

Et tu ne te souviens pas.
Non, elle ne parvient pas à se remémorer ; parce que leur dernière rencontre était bardée de futilités, d'interrogations auxquelles Daisy ne répondait qu'à côté. Elle était simplement contente de voir Andromeda. Simplement satisfaite du temps passé à ses côtés, et de tout ce qu'elles pouvaient partager – alors, non, elle ne se souvient pas des indices laissés ici et là, emportés dans une joyeuse mêlée de conversations aléatoires. Les images lui parviennent, le nombre de biscuits qu'elles ont réussi à avaler, le nombre de tasses de thé – à Poudlard, Daisy s'amusait à tenir les comptes lorsque Meda se lançait le défi d'avaler le plus de pattes de poulet possibles. L'habitude lui est restée, et aussitôt qu'elle voit Andromeda mastiquer, Weasley calcule. Elle a calculé, elle se souvient d'avoir calculé. Elle se souvient aussi d'avoir ressenti une bouffée d'allégresse lui monter aux joues en entendant la porte d'entrée grincer, de lui avoir promis de lui rendre visite le surlendemain. Ou peut-être avait-elle promis le lendemain ? Elle ne se souvient pas.

Ca la tue, ça la bouffe, de ne pas se souvenir. Mais c'est son lot quotidien. Alors, elle pose simplement sa main sur l'épaule de Ted, lui promet monts et merveilles, le rassure alors que sa propre vision de la réalité est déformée par l'amour qu'elle porte aux Tonks. Elle essaie de se souvenir de ça ; de tout ce qu'elle touche, de tout ce qui se passe sous ses doigts. Elle aime Ted, malgré ce vide béant dans son regard. Elle est toujours désespérément entichée d'Alastor, même si elle serre ses poings par sa faute. Elle les aime – elle veut s'en souvenir.

Seule dans son lit, Daisy pleure.
Elle ne se souvient pas.

(...)

09 décembre 1981.

« Oh, une semaine entière ? » Daisy esquisse un sourire, fait craquer davantage le biscuit entre ses dents avares. « J'ose à peine imaginer ce que vous comptez faire sans Dora dans vos pattes. » lance-t-elle en accordant à son acolyte un regard particulièrement appuyé, fardé de sous-entendus tous plus compréhensibles les uns que les autres. Elle n'a rien à rajouter, si ce n'est qu'elle perçoit à deux mille lieux les joies du mariage – et celles de la paternité. Avoir des enfants, l'idée est risible pour Daisy. Elle songe parfois à Alastor, à ce qui aurait pu se passer s'il leur avait laissé une chance – mais ce tiers tient d'une autre réalité et, l'aimant encore bien trop intensément, la possibilité de créer une famille avec quelqu'un d'autre ne tient pas la route. Ce ne serait pas honnête. Ni pour le père, ni pour les gamins.

« Tu penses quoi du mensonge ? » La question tombe comme un cheveu sur la soupe. Daisy arque un sourcil dubitatif, incapable de calmer les tics qui lui parcourent le visage. De l'index, elle pousse doucement la boîte de biscuits en direction de sa comparse.

Cette interrogation la pousse à la réflexion. Elle n'y voit que le reflet de ce qu'Andromeda a certainement lu dans un bouquin, et non pas une angoisse grandissante qu'elle est elle-même incapable de percevoir. Andromeda est toujours Andromeda, le monde reste rond et ce n'est pas cette année que les Canons de Chudley gagneront la Coupe de la Ligue. Daisy est simplement accolée à cette merveille qu'est son présent, dénué du moindre doute et les idées révolutionnaires plein la tête. Aucune inquiétude, aucune rancœur. Évidemment, sa situation pourrait être meilleure mais, à l'heure où Andromeda semble lui tendre le bâton pour se faire battre, Daisy pense encore que sa situation est limpide. Claire. Pas dérisoire, jamais dérisoire. Surtout pas avec elle, dont l'honnêteté a toujours été portée comme un étendard.

« Tout dépend de ce que tu entends par là. » commence-t-elle en reprenant un second biscuit, assaisonné d'une rasade de bièraubeurre. Ses dents claquent, ses yeux se perdent dans le vague, cherchent l'inspiration. « Par exemple, parfois, on ne dit pas quelque chose, ou on se laisse porter par des histoires, pour ne pas heurter une personne. Ce n'est pas égoïste, ce n'est pas pour se préserver. C'est pour préserver l'autre. » elle reprend une bouchée, toussote contre son poing crispé. « Ceci étant dit, à partir du moment où le mensonge devient mauvais, automatique, purement égoïste, il est à proscrire. » elle se mord la lèvre, et consent « Je suppose que, parfois, le silence est égoïste aussi. »

« Pourquoi cette question ? » s'enquit Daisy, innocente face à ce qui se trame dans l'ombre des yeux de sa vis-à-vis.

_________________

"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t692-weasley-unbroken

(andromeda / flashback), there's a revolution coming.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Christianity and the ongoing Haitian Revolution (1791-2010)
» bonne fete revolution russe
» Y A T IL ?AVAIT-IL UNE PENSEE OU UNE REVOLUTION LAVSSIENNE?
» OU EST PASSE 100 MALICE ???LA REVOLUTION OU LA COMPROMISSION ???
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
war of wands :: discovering london :: diagon alley-