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(alastor), you are haunting me.

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turn the pain into power
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 670
CREDITS : av+ lolitaes, everything else+ phanus.
AVATAR : Holland Roden.
PSEUDO : penthésilée.
AGE : vingt-huit ans.
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
ANCIENNE MAISON : ravenclaw — "or yet in wise old Ravenclaw, if you've a ready mind, where those of wit and learning, will always find their kind."
SITUATION : célibataire, coeur épris, chaotique et furieuse.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.
MÉTIER : propriétaire d'un petit salon de thé sur le Chemin de Traverse, sobrement dénommé "Beans & Frogs".
ROLE PLAY : alastor + phanès (1) + andrea + weasley family + andromeda (flashback) + ted, meda (flashback) + golden quatuor (flashback) + corban + phanès (2)


MessageSujet: (alastor), you are haunting me. Mer 21 Juin 2017 - 13:03



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


Alastor a eu un accident.

Elle n'est pas allée le voir. Pas dans l'immédiat. Pas maintenant. Daisy pourrait dire que c'est à cause de leur dernière dispute – mais il n'en est rien. Évidemment, elle ressent encore à son égard de profonds élans où aigreur et haine s'entrechoquent mais c'est Alastor ; elle ne peut pas, ne veut pas, lui tourner le dos. Elle a entendu des rumeurs à son sujet, comme quoi il aurait perdu un bout de son nez et son œil durant une embuscade. En y songeant, son estomac se soulève et ses doigts se crispent autour de l'assiette qu'elle tient. C'est le problème majeur à ses yeux, c'est ce qui l'empêche de se rendre à son chevet ; elle a peur de le retrouver dans un état lamentable, de ne simplement pas le reconnaître. Elle a peur de craquer. Elle a peur de ne pas le retrouver dans cette coquille qu'elle chérit tant, malgré les disputes et les nombreuses incompréhensions. C'est l'effroi qui la retient en arrière, qui lacère ses beaux sentiments et l'amour qu'elle lui porte. Elle tremble, frémit, pleure. Elle pense à Andromeda, à quel point elle aurait voulu que elle soit là ; elle pense à Ted avec la petite Nymphadora ; et elle pense à Alastor. Alastor, Alastor, Alastor, ce prénom la darde d'une malencontreuse ivresse ; un prénom autour duquel toute son existence tourne. C'est pas grand chose, c'est presque rien, mais c'est sa vie qu'elle lui voue. Son ventre gargouille, sa gorge se serre, les battements de son cœur accélèrent et elle se cache dans la cuisine pour pleurer.

Les yeux rougis, et le salon de thé étant désert, Daisy se permet de fermer plus tôt que d'habitude. Elle resserre son manteau autour de ses frêles épaules, et se rend aussitôt dans l'une des boutiques adjacentes où elle achète un bouquet de roses blanches. Elle ne connaît pas la signification des couleurs, des fleurs, et n'en a fichtrement rien à foutre ; elle les trouve jolies, tout en étant consciente qu'Alastor n'aura guère le temps de s'en occuper. Ces fleurs, aussi belles et parfumées soient-elles, sont destinées à mourir. Affligée par cette pensée aussi absurde que brutale, les larmes recommencent à lui monter aux yeux et, férocement, elle les essuie d'un revers de main saccadé. Ne pleure pas, contrôle-toi. Daisy ne peut pas se permettre d'être touchée devant Alastor ; ça ne fait pas partie de l'équation de leur relation. Il la voit souvent en train de hurler à la mort lorsqu'ils ne sont pas d'accord, mais les larmes qu'elle verse parfois ne sont pas fruit d'un véritable sentiment persistant ; les larmes qu'elle déploie sont souvent le produit d'une émotion instable, immédiate et brutale qu'elle n'a guère envie de réprimer, qu'elle oublie aussitôt que celles-ci ont coulé. Ce qu'elle ressent maintenant – c'est véritable et fait pour durer. C'est pas dans l'équation, c'est pas dans les données qu'ils sont supposés échanger.

Armée de son bouquet, visage fermé et démarchée décidée, Daisy pénètre dans l'enceinte de l'hôpital avec plus d'ardeur qu'elle n'en possède. Elle se rend jusqu'à l'accueil, demande le numéro de la chambre d'Alastor Maugrey, et se contente d'un vague grognement de remerciement lorsque la réponse lui est donnée. Les quelques minutes qu'elle passe à traverser les couloirs lui semblent arborer des airs d'éternité ; derrière elle, Daisy se traîne une culpabilité grandissante. J'aurais dû venir plus tôt, j'aurais dû être présente, se dit-elle en s'enfonçant les dents dans sa lèvre inférieure, sa peau devenant légèrement blanchâtre là où les canines s'enfoncent. Puis vient la porte qu'elle craint de franchir ; une porte immaculée qu'elle pousse doucement, s’avançant prudemment dans ce sanctuaire sacré où tout lui rappelle la maladie et la mort. Et c'est le choc. « Alastor... » murmure-t-elle en plaquant une main tremblante sur sa bouche entrouverte d'où un petit gémissement s'échappe. Il n'a pas perdu une partie de son nez, ou son œil. Il a perdu sa jambe.

Et tout semble s'effondrer autour d'elle ; ou bien tout pourrait s'effondrer, elle n'en aurait cure. D'une démarche un peu chancelante, secouée par cette jambe fantôme qu'elle fixe de ses yeux écarquillés, Daisy pose l'inutile bouquet sur la petite table accolée au lit d'hôpital de son ami, et se poste au côté d'Alastor. Ce visage, même si elle ne l'a pas vu depuis quelques jours seulement, lui a manqué. Tout en Alastor lui manque ; mais elle n'a jamais conscience de ça lors de leurs disputes qui se veulent nombreuses et destructrices. Elle s'assoit sur le lit, agrippe doucement la main de son comparse et murmure « Je suis désolée » sa voix se brise, alors qu'elle aurait voulu ajouter à quel point elle aurait voulu venir plus tôt, mais qu'elle n'en avait pas le courage – et maintenant, elle se sent déboussolée. Elle voudrait aussi dire à quel point elle l'aime ; mais il le sait déjà. Depuis leur septième année, ils le savent. L'amour qu'ils se portent, c'est un fait ; et si Alastor a dû passer le balai devant sa porte depuis quelques années déjà, il n'en est rien pour Daisy. Il le sait – il doit le savoir. C'est un fait. Elle n'a pas besoin d'énoncer les faits. En désespoir de cause, ses doigts s'enserrent brièvement autour de leur prise, son épiderme s'abreuvant de ce contact post-rixe, avant de la relâcher. « Les gens racontent beaucoup de choses à ton propos, Al, t'es devenu une légende. » elle esquisse un sourire mais son cœur bat encore beaucoup trop vite « comme Merlin. » ajoute-t-elle simplement, histoire de souligner à quel point il était devenu ce qu'il avait toujours souhaité être ; un héro. Daisy croise les bras contre sa poitrine, ses mains frottant ses épaules, ses doigts s'accrochant au tissu qui les recouvre. Ils ne se sont jamais réconciliés de cette manière-là ; jamais dans ce genre de circonstance. Et elle est malade ; malade d'être comme elle est, malade d'avoir attendu avant de lui rendre visite, malade de s'être emportée et d'avoir été, comme à son habitude, trop fière pour faire un premier pas vers lui. Et soudain, la raison l'emporte et ses yeux noyés de larmes recommencent à scruter le charmant visage du supplicié. « C'est Andromeda qui nous réconcilie d'habitude » ses bras croisés se crispent ; elle sourit mais ses yeux brillent et rougissent. « par Merlin, je t'en prie, ne refais plus jamais ça. » Daisy s'empare de sa manche et la passe sur ses deux yeux, réprimant un sanglot qui lui brûle la trachée. Elle peut vivre avec la certitude qu'il ne veut pas d'elle – pour des raisons d'incompatibilité, ou ce qu'il a trouvé pour justifier le fait qu'il n'a pas envie de s'engager à ses côtés – mais exister dans un monde sans lui, elle n'en serait pas capable. Tout simplement pas capable.

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"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
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PSEUDO : paper towns, elodie
AGE : vingt-neuf ans
SANG : mêlé, renouvelé
ANCIENNE MAISON : hufflepuff
SITUATION : célibataire mais...
IDÉOLOGIE : l'ordre avec un grand o, et celui du phénix par extension. il soutient la ministre bien qu'il la juge trop passive
MÉTIER : auror au repos
ROLE PLAY : 3/2 daisy, 4, 3


MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Sam 24 Juin 2017 - 16:43

DAISY WEASLEY & ALASTOR MAUGREY
YOU ARE HAUNTING ME

C'est irréel, c'est un mauvais rêve.
Etendu sur son lit, Alastor ne pense plus. D'ordinaire, il se serait levé derechef, aurait ignoré les consignes et déserté l'hôpital sans avertir le moindre service. Les égratignures et les coupures, ça le connaît. C'est le lot de l'Auror, il n'en a pas peur et les a toujours arborées avec honneur. Des fractures, il en a eu. Tout ce qui compte, c'est qu'il soit sur ses deux pieds, indépendant, prêt à vadrouiller. Aujourd'hui, ce n'est plus envisageable. Il gît hébété, tristement conscient. La pâleur des lieux lui évoque le teint des résidents de la morgue, d'un captif malencontreusement embrassé. Il se sent horriblement vide, comme transpercé de toutes parts. Alas ! Ce n'est pas le cas, son torse est toujours entier, son coeur n'est pas encore troué. L'air y stagne, lourd et tiède, en souvenir des étés passés. Depuis quelques jours, les médicomages se succèdent à son chevet, ce ballet fantôme l'ennuie et l'épuise. Il a fini par enregistrer leurs allées et venues, leurs heures de passage mais pas un seul visage. Anonymes, tout de blanc vêtus, il ne les distingue plus. Le tictac de l'horloge le rend fou, ajoute un suspens qui n'a plus lieu d'être ; le verdict est tombé. On lui administre de quoi ignorer la douleur mais ce sont ses idées noires qu'il faudrait chasser. Tenaces et rapaces, il est leur proie, elles gravitent et persistent, lui tiennent compagnie. On ne réconforte pas un homme à force de potions, vertueuses ou non. On ferait mieux de l'oublier, peut-être choisira-t-il de faire de même avec ses pensées. Des emmerdes, il en a. Plus relationnelles qu'autre chose, mais en est-il surpris ? Non, pas tellement. Ce qui devait arriver arriva, tu le savais, au fond de toi. Tu l'attendais. Raisonnement à la con, réconfort de l'infortuné.

On vient le prévenir d'une visite, il acquiesce en silence. Une connaissance, un collègue du ministère ? Une voix et des pas captent déjà son attention, il tourne la tête, découvre la silhouette. « Alastor... » Daisy. Daisy ! Il lui offre un coup d'oeil absent, plus neutre qu'il ne le souhaiterait. Un mimique en guise de bonjour. Daisy, des fleurs à la main, Daisy ahurie. Aussi estomaquée que lui à son réveil. Il devra s'habituer à ce premier regard, elle ne sera pas la dernière à s'en parer. S'habituer, c'est dédramatiser, faire de l'exceptionnel une routine - la sienne, en l'occurence. Cette perspective ne l'enchante guère. La jolie rousse lui apporte de nouvelles voisines ; des fleurs aussi blanches que ces foutus murs. Il n'est pas très porté nature mais préfère le taire. La voilà qui souffle un pardon illégitime. Alastor soupire doucement. Ne t'excuse pas, ne t'en fais pas pour moi. C'est rien, trois fois rien. Sa main enserre la sienne et le réchauffe malgré lui. Il aimerait la détester, la rejeter serait plus aisé. Pourtant, il se laisse faire, avide et curieux. Sa voix sans timbre est trop familière, trop chérie, trop attendue. C'était ce qu'il avait espéré, en reprenant conscience, sonné mais inquiet. Il s'était posé cette question égoïste, la seule qu'il lui restait. Qu'est-ce qui la retient de me rendre visite ? Son salon de thé ? A en croire son absence, l'envie, tout simplement.

Il l'observe pleurer et ne pipe mot. Les sanglots et les cris, c'est du pareil au même, elle s'exprime. Lui ne parvient pas à sourire, se contente de fixer les roses trop pâles, évite son regard. « Les gens racontent beaucoup de choses à ton propos, Al, t'es devenu une légende. (...) Comme Merlin. » Une putain de légende. C'est donc ça, le deal tacite, perdre une jambe pour gagner les faveurs du peuple ? Une bien belle arnaque cette histoire. « Savoir que tes gosses me voueront un culte, ça me fait une belle jambe, Daisy. », qu'il grimace, sourcils froncés. Des enfants... cette folie lui a déjà traversé l'esprit. T'es dur, Al, trop dur. Daisy ne mérite pas ça. Mais c'est plus fort que lui, il faut que ça sorte, qu'il évacue, qu'il se déchaîne sur le premier venu. Et qui mieux que Daisy pour cela... Oui, le témoin de premier choix. Elle le connaît, et il la sait capable de renvoyer la balle, si ce n'est de remporter le match. Mais aujourd'hui, il n'est pas d'humeur. Son ton se fait amer, mué d'un ressentiment qui n'a pas lieu d'être. « T'as failli être en retard. Comme tu le vois, je serai remis sur pied avant que tu ne puisses dire “perlimpinpin”. Mais je te remercie de me rendre visite, on se sent vite seul entre quatre murs. ». Il désigne la salle d'un mouvement circulaire du bras, pense à Andromeda. D'elle non plus, il a n'a pas eu la moindre nouvelle. Peut-être espère-t-elle le laisser en paix le temps qu'il récupère ? Non, Andromeda est partie. Ainsi alité, il se sent isolé, comme amputé du monde en trois jours. Sentiment qu'il abhorre. Il se redresse, appuyé sur ses coudes, menton relevé pour croiser enfin son regard brouillé. Les larmes perlent sur ses joues, ne lui font ni chaud ni froid. Il aimerait la prendre dans ses bras, la rassurer, lui murmurer un authentique je t'aime, mais il en est incapable. Il remonte les couvertures vers lui, masque les dégâts. « Andromeda n'est plus là, Daisy. Elle ne reviendra pas. » constate-t-il simplement, plus calme, comme s'il contait l'épilogue d'une mauvaise saga. Andromeda ne reviendra pas, elle ne nous réconciliera pas. Pas cette fois. Et ne compte pas sur moi pour te courir après. Alors, Daisy, qu'adviendra-t-il de nous ?

_________________
Nous attendions quelque chose, mais nous ne savions pas quoi. Ceux qui travaillaient encore se levaient chaque matin aussi fatigués que la veille, et s'endormaient chaque soir sans révolte. Telles les bêtes engourdies par le froid, nous retenions notre souffle et les battements de nos cœurs : nous ne vivions plus qu'à moitié. Pourtant, au milieu de ce renoncement général, certains eurent l'audace de tomber amoureux. Les plus fous d'entre eux s'aimèrent. (ALB)
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AGE : vingt-huit ans.
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IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.
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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Sam 24 Juin 2017 - 19:50



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


Ses phalanges se posent machinalement sur le genou d'Alastor, mais la pulpe de sa peau n'y trouve que du vide, épouse le matelas. Elle bat des cils, se rappelle que cette jambe n'est plus – partie en fumée, envolée. La prochaine fois, pense-t-elle dardée d'une amertume écœurante, de quoi s'agira-t-il ? Son bras, son autre jambe, sa tête ? Elle serre les dents lorsqu'il lui répond, évoquant des enfants qui, dans son monde, n'ont aucune raison d'être sans lui. Daisy le trouve affreusement dur, mais estime qu'elle l'a mérité ; il lui a dit bien pire, et elle lui a toujours rendu la pareille. Ce n'est pas cette pénible remarque qui la fera se lever et déserter la pièce, emportant avec elle des rêves brisés en guise de seul bagage. En désespoir de cause, elle continue à éponger ses larmes du bout de ses doigts tremblants, essayant de capturer le regard d'Alastor qui se veut fuyant. Désabusé, presque. Elle se demande alors comment ils en sont arrivés là – pourquoi a-t-elle voulu pourrir leur relation jusqu'à la racine lorsqu'il l'a rejetée ? Pourquoi a-t-elle menti en disant qu'elle comprenait qu'il fasse passer sa future carrière avant elle ? Ce passé, cet aveux, remontait à une dizaine d'années. Mais Daisy se sent toujours indignée en y repensant ; peut-être est-ce finalement son problème, celui qu'aucun de ses amis ne partage. Ils ont tous grandi, tous sauf elle. Elle s'accroche à Alastor, entretenant malgré elle un amour dérisoire à son égard, et un espoir qu'elle sait imperceptible mais bien présent dans le creux de son ventre. Elle sent brûler avec la même intensité cette flamme dévorante qui a poursuivi l'adolescente de dix-sept qu'elle était à l'époque jusqu'à l'adulte qu'elle est supposée être maintenant, au chevet de cet homme sans qui la vie serait désagréablement vide. Mais Alastor l'a dit, ou l'a suggéré ; l'amour ne fait pas tout. Foutaises, foutues conneries. On n'lui demande pas son avis, à Daisy, on lui dit seulement d'aller se faire voir et on attend qu'elle s'exécute.

Au fond, Daisy pense que tout aurait plus simple si elle avait été un peu plus comme Andromeda. Moins furieuse, moins chaotique, moins émotionnelle ; au fond, peut-être qu'Alastor aurait préféré Andromeda et lui aurait tout pardonné. Daisy se demande, l'esprit embué par l'expression de ses larmes piquantes, si Alastor lui pardonne encore tout. Lorsque son comparse remonte le drap, la jeune femme soulève sa main et plaque ses deux paumes entre ses cuisses. Elle s'empêche de le scruter, de le toucher. Ça la dévore, pourtant, mais elle a l'étrange impression de ne pas être la bienvenue. Le souvenir de leur dernière dispute est encore frais, et son accident l'est davantage. Il lui faut du temps pour s’accommoder à son amputation, pour allier l'image qu'il pense aborder à ce qu'il reflète désormais. La différence est de taille. Daisy comprend, ou du moins elle essaie. Elle n'sait pas ce que ça fait que d'être un brillant auror en devenir, réduit au statut d'éclopé en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Quidditch. Elle ne sait pas nécessairement si Alastor désire en parler de manière plus approfondie mais elle sait qu'elle n'est personnellement pas capable de garder le silence plus longtemps à ce sujet ; n'est-ce pas normal de savoir ? Le besoin devient viscéral, instable, violemment présent. Avant qu'elle ne puisse évoquer le sujet des circonstances qui l'ont amené dans cette inquiétante situation, Alastor constate l'absence d'Andromeda ; une absence qu'il veut définitive. Aussitôt, Daisy se redresse, s'apprête à lancer le coup fatal, la parole de trop. Dans ses yeux, l'éclat y est agressif.

Puis, ses prunelles se posent sur le drap qui ne parvient pas à épouser la jambe qui n'est plus. Son cœur continue à battre la chamade, mais la combativité n'est plus. « T'en sais rien, Alastor, de ça t'en sais foutrement rien. » souffle-t-elle en parvenant enfin à capturer ce regard qui, il y a de ça quelques années, parvenait encore à la faire frémir. Daisy n'a jamais pensé qu'Alastor pouvait être dans l'vrai, que ses mots soulignaient une véracité redoutable ; sa fidélité à l'égard d'Andromeda est lourde de sens, car elle a toujours été là. Sauf aujourd'hui – aujourd'hui où toutes ses certitudes semblent trembler sous ses pieds. Machinalement, Daisy libère l'une de ses mains, tend le bras et frôle un hématome sur la tempe d'Alastor. Tout est prétexte à le toucher, à se sentir physiquement proche de lui. « Je veux pas parler de ça. » reprend-elle en baissant le bras, posant de nouveau sa main sur celle de son acolyte, ignorant le fait qu'elle est celle qui a évoqué Andromeda en premier. « Que s'est-il passé ? Qui t'a attaqué ? » s'enquit Daisy d'une petite voix, d'une voix qui ne lui ressemble guère, elle qui aboie plus que ne parle. Ses doigts enserrent fermement leur prise, son pouce dessinant des arabesques sur cette seule parcelle de peau à laquelle elle a accès ; elle est tendre, malheureuse, aimante. Elle craint de le perdre, de lui dire une saloperie un jour et de le perdre le lendemain. « Quand peux-tu sortir de Sainte-Mangouste ? Tu peux rester quelques jours chez moi, si tu veux. Le salon de thé peut se débrouiller sans mon oeil de lynx, et on demandera à Ted de passer avec Dora. » Elle s'en veut d'avoir eu peur, de ne pas être passée plus tôt ; son arrivée tardive s'est visiblement faite remarquer par le principal intéressé. Elle le veut avec elle ; elle veut le voir au lever, au coucher. Elle veut s'occuper de lui car, visiblement, elle n'en a pas fait suffisamment. Elle l'aime, et ça la dévore, ça la pourrit. Mais ça la fait vivre, et c'est suffisant.

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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Mar 27 Juin 2017 - 16:34

DAISY WEASLEY & ALASTOR MAUGREY
YOU ARE HAUNTING ME

Sa présence le hérisse et l'apaise. Paradoxe souhaité et réalisé, il crève d'envie de la mépriser, de l'étreindre, de lui crier de s'en aller, de l'embrasser. Peut-être les quatre en même temps. Il n'en sait trop rien. Son esprit n'est plus limpide, sa conscience dérive, il sombre sans résistance. Il se questionne, que l'amène-t-elle ici, maintenant ? Constater d'elle-même son pitoyable état, lancer le sujet-débat Andromeda ? Voilà qui est fait. What's next?

Elle se dresse, déesse en colère, bras scellés contre sa poitrine divine. Il lève les yeux, en attente de l'ouragan. Mais ce n'est qu'une brise dans le déni qui lui chatouille les tympans. « T'en sais rien, Alastor, de ça t'en sais foutrement rien. » Contact visuel incendiaire, redouté et envié, ses prunelles l'électrisent. Il songe à réfuter mais choisit de la laisser parler, elle ne souhaite pas aborder le sujet, tant mieux pour eux. Ça lui ferait trop mal, à Alastor, de ressasser avec elle cet épisode trop récent. Seul il se noie, son analyse est obsolète, malhonnête. Andromeda ne mérite pas pareil juge et bourreau, l'homme qui sommeille en lui ne le tolère pas. C'est l'ami endolori qui prend le dessus, qui écrase ce sentiment par un autre plus vif, plus vil. Daisy a sans doute raison, il n'en sait foutrement rien. Mais il a le mérite de composer avec ce qu'il ressent. Du vide, un manque béant, une trahison sans nom. Il ne s'agit pas d'un mauvais rêve, d'une farce perverse, mais d'un fait accompli. A ce simple constat, Alastor ne flanche pas. Il en veut à Andromeda, à Daisy pour ce qu'il juge être son retard. Peut-être que c'est ça, son problème. Les femmes, il ne les comprend pas. Elles semblent l'interpréter, le décrypter de façon erronée. Lui-même a perdu le mode d'emploi. Daisy le fout dans l'incompréhension, le doute persistant. « Que s'est-il passé ? Qui t'a attaqué ? » Je ne m'en souviens pas mais le résultat est là. Il inspire, incertain. Que doit-il lui avouer, que sa vigilance a flanché ? Qu'il est humain après tout, et que face à des mages expérimentés, il n'a pas su faire le poids ? Comment le percevra-t-elle ? Comme un héros déchu, un mythe brisé ? Et ça, égoïste qu'il est, il souhaite par-dessus tout l'éviter. « Je... » qu'il murmure à son tour. Sa voix se meurt lorsque la sienne reprend de plus belle.

Elle caresse sa tempe, il se laisse bercer par le va-et-vient de sa chair sur la sienne, bleutée et jaunie. Couleur essence sous la pluie. Le contact est reporté sur sa main. L'étreinte se fait plus persistante, comme nécessaire. Frémissant, il boit ses paroles, écartelé par des sentiments trop violents. Haine de lui-même, trop d'amour envers elle. « Quand peux-tu sortir de Sainte-Mangouste ? Tu peux rester quelques jours chez moi, si tu veux. Le salon de thé peut se débrouiller sans mon oeil de lynx, et on demandera à Ted de passer avec Dora. » La main tendue le touche, il aimerait la saisir mais c'est contre principe. Avec l'impression d'être un gosse à qui on promet une glace si son comportement séduit l'adulte responsable, Alastor ne parvient pas à la remercier.

« Je ne veux pas que tu me maternes, Daisy. Toi plus que quiconque. » Ça me tuerait et tu le sais. C'est une parole sincère prononcée d'une voix trop faible. Nulle envie de devenir celui à la traîne, qu'on attend, qu'on relance incessamment. Etre le compagnon lourdaud, qu'on supporte en souvenir du bon vieux temps. Alastor lui fait confiance sur ce point-là. Elle aussi ne supporterait pas la dépendance, l'attention guidée - même bien pensante. Et pourtant, ne sont-ils pas constamment attirés, trop liés ? N'est-ce pas là leur plus grande fatalité ? Je ne veux pas t'infliger ça. « On a eu de la chance, tu sais. C'est qu'une jambe, ç'aurait pu être la mort. Les autres se sont remis de l'embuscade, c'est le principal. Peut-être pas pour toi. Il fixe ses lèvres. Cherche ses mots. Des Mangemorts, sans doute. C'était trop rapide - je n'ai rien senti. » Piètre réconfort, le seul qu'il puisse lui offrir. Ses doigts se saisissent des siens, s'emparent de son poignet, palpitants. Puis il concède. « Ted... Oui. Mais Dora... je ne veux pas qu'elle me voit comme ça. » Pour son ego en carton, pour les yeux de l'enfant, il implore ce paramètre. C'est vrai qu'il faudra tôt ou tard embrasser cette nouvelle identité, mais le plus tard sera le mieux. Lâche décision. Il ne se sent pas le courage d'horrifier sa filleule. Daisy en a déjà trop vu. Rien qu'à l'idée de tituber devant elle ou Ted, Alastor a la gerbe. Son honneur en prend déjà un sacré coup, jouer au nouveau-né ne l'enchante guère. « Je remarcherai, ajoute-t-il, comme s'il s'agissait d'une anecdote sympathique. Ce soir c'est lasagnes, on prévoit du beau temps pour demain. J'en ai pas fini. » glisse-t-il avec un sourire qui se veut convainquant. C'est pourtant son unique certitude quant à son état physique - il remarchera, les médicomages y travaillent, il y croit.

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Nous attendions quelque chose, mais nous ne savions pas quoi. Ceux qui travaillaient encore se levaient chaque matin aussi fatigués que la veille, et s'endormaient chaque soir sans révolte. Telles les bêtes engourdies par le froid, nous retenions notre souffle et les battements de nos cœurs : nous ne vivions plus qu'à moitié. Pourtant, au milieu de ce renoncement général, certains eurent l'audace de tomber amoureux. Les plus fous d'entre eux s'aimèrent. (ALB)
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AVATAR : Holland Roden.
PSEUDO : penthésilée.
AGE : vingt-huit ans.
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
ANCIENNE MAISON : ravenclaw — "or yet in wise old Ravenclaw, if you've a ready mind, where those of wit and learning, will always find their kind."
SITUATION : célibataire, coeur épris, chaotique et furieuse.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.
MÉTIER : propriétaire d'un petit salon de thé sur le Chemin de Traverse, sobrement dénommé "Beans & Frogs".
ROLE PLAY : alastor + phanès (1) + andrea + weasley family + andromeda (flashback) + ted, meda (flashback) + golden quatuor (flashback) + corban + phanès (2)


MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Jeu 29 Juin 2017 - 0:31



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


Le constat, bien qu'amer, est palpable, ancré au fer rouge dans la chair d'Alastor. Les sentiments qui affluent sous l'épiderme de Daisy sont féroces, déstabilisants, mais elle les emploie un par un, l'habitude lui permettant simplement de se contenir plus longtemps qu'à l'accoutumée. Les circonstances, bien que malheureuses, sont spéciales et force est de constater que l'aînée des Weasley sait se tenir dès qu'elle s'en sent obligée. Il n'est guère question de querelle, ou de celui qui renverra la balle le plus fort, car pour la première fois depuis des années, Daisy ne perçoit aucune utilité dans cette ferveur colérique qu'elle leur impose inlassablement. Sur son épaule se balance un petit oiseau, conteneur d'idées noires et de rixes communes, et doucement il lui chuchote : n'as-tu pas détruit ce que vous auriez pu créer ?

Cette pensée l’électrise, tandis que ses doigts s'accrochent à ce pauvre périmètre de peau auquel elle a accès, car elle souligne une vérité à laquelle Daisy essaie encore d'échapper ; elle aurait pu prendre son mal en patience, devenir une version adulte de ce qu'elle était à Poudlard. Souvent venimeuse, passionnée – mais mature. C'est le mot de trop, la qualité qu'elle aurait pu avoir mais ne possède guère. L'idée lui trotte parfois dans la tête qu'Alastor n'aurait pas été aussi difficile face à une prétendante arborant les traits et qualités d'Andromeda ; il peut dire ce qu'il veut à propos de la Black désormais, mais cette certitude occupe ponctuellement son esprit et ne s'y délogera probablement jamais. Daisy a cruellement conscience d'être ce qu'elle est ; une Weasley un peu rustre, qui parle trop fort, qui s'emporte tout aussi rapidement. Quelqu'un qui aurait pu l'empêcher de gravir les échelons. Et lorsque son œil mortifié se porte à présent sur son corps mutilé, amputé, elle se demande à quoi toutes ces années ont servi. Ils auraient pu être heureux, duo devenant trio par la force des choses. La finalité aurait peut-être été différente si Alastor avait tout simplement accepté d'essayer. Dix ans plus tard, Daisy était toujours au même point que cette adolescente un peu éberluée d'avoir été rejetée pour une raison d'incompatibilité. Dans le monde de la gamine, et de cette enfant devenue grande, l'amour faisait tout, mais Alastor avait pris en compte trop de paramètres, trop de possibilités, envisageant un futur trop grand à porter pour eux deux. Il l'avait évincée au profit d'une carrière qui lui avait subtilisé sa jambe.

Plus Daisy y pense, plus elle trouve ça injuste. La douleur, elle se la traîne au quotidien ; car les deux savent, les deux ressentent, mais ne disent rien. Ne disent plus rien. Dans cet accident, la sorcière ne voit pas son retour dans le jeu, mais des années bêtement gâchées. Ça se débat dans son ventre, ça la bouscule, ça lui fait remonter le cœur jusqu'au bord des lèvres – dans tout ça, elle a failli perdre Alastor et ce fait la rend fébrile, plus ouvertement aimante et tendre qu'à l'accoutumée. Elle se promet d'agir correctement, elle se promet d'être à ses côtés. Elle le touche tant qu'elle a l'occasion de le faire, avant que cette bulle n'éclate et que les tensions les fassent retomber dans la spirale infernale qu'est leur avenir. C'est ce que Daisy se dit, mais elle en doute au fond : rien ne sera plus vraiment pareil.

« Il n'est pas question que je te materne, Al. J'ai failli te perdre et...je veux juste passer un peu plus de temps avec toi. » ses yeux clairs lui quémandent de ne pas protester ; sans doute en vain, mais elle essaie. Daisy n'en demande pas trop, ne le retient pas non plus en otage. Elle veut du temps, suffisamment pour parvenir à trouver le courage de se lover dans ses bras et à s'imprégner de son odeur. Elle n'espère pas plus, elle veut seulement le retrouver. C'est qu'une jambe, ç'aurait pu être la mort. Sa respiration se coupe, et elle a la très étrange impression de sentir le sol vibrer sous ses pieds. « Mais je m'en fiche des autres.. souffle-t-elle, la voix vite absorbée par la cavalcade d'idées noires pressant fermement la barrière de ses lèvres. Je veux dire, tes collègues sont en bonne santé, c'est parfait, ne gardent aucune séquelle, très bien. Mais tu ne peux pas en dire autant et, pour le moment, il n'y a que toi qui m'intéresse. Une jambe, ce n'est pas rien, et je ne peux pas considérer une amputation comme une chance pour toi, même si, effectivement, c'est préférable à la mort. » son intonation est concernée, et sa bouche est sèche comme du papier. Perdre une jambe signifie un retour à la case départ, le réapprentissage d'un équilibre durement acquis. Puis les doigts d'Alastor viennent chercher les siens, embrassent son poignet, réinstaurent d'un geste tout l'amour qu'elle lui porte. Les lèvres de Daisy s'étirent, alors qu'elle acquiesce aux dires de son comparse ; des mots qui ne prêtent pourtant pas à sourire. « D'accord, d'accord, juste Ted. » elle n'a pas besoin d'épiloguer, elle fait l'effort de comprendre et de voir où se cachent les failles dans son idée d'origine. Les regards des enfants se font souvent plus inquisiteurs et, ayant une dizaine d'années de plus que sa plus jeune sœur, Daisy en a fait souvent l'amère expérience. Elle pense cependant que la petite Dora est suffisamment sensible pour percevoir toute la souffrance de son parrain, et ne pas piper mot à ce sujet.

J'en ai pas fini. « Je n'en doute pas. T'es coriace, Maugrey. » Coriace, oui, mais jusqu'où ira-t-il pour prouver son invisibilité chimérique ? La question est là, tangible et pertinente, et ne demande qu'à épouser la lumière. Daisy ne dit rien, toutefois, suivant ce chemin de conversation où ils se contentent de prétendre que tout va pour le mieux. Prétendre, prétendre pour leur salut ; mais son cœur se serre lorsqu'elle pose ses prunelles sur le visage tuméfié d'Alastor. Tout ça n'aura servi à rien. « Le look de pirate t'ira très bien, il ne te manque d'ailleurs plus qu'un perroquet sur ton épaule et un patch à mettre sur ton œil. Tu seras terriblement séduisant, encore plus que d'habitude. » glisse-t-elle, son sourire se faisant plus large et entendu. Doucement, elle se penche en avant, embrasse la joue qui est à sa portée. Elle pourrait compter sur les doigts d'une seule main le nombre de fois où ses lèvres ont rencontré les pommettes d'Alastor ; mais l'occasion est spéciale, dramatique à l'excès, à marquer d'une pierre blanche. Mais lorsqu'elle s'écarte, enfin, la bouche encore chaude de ce contact, Daisy se sent apaisée. Tranquille, calme, au milieu de cette tempête qui se prépare. Pas maintenant, a-t-elle dit. Plus tard, ils trouveront le moment opportun pour de nouvelles luttes. Plus tard.

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"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Jeu 10 Aoû 2017 - 11:09

DAISY WEASLEY & ALASTOR MAUGREY
YOU ARE HAUNTING ME

« (…) je veux juste passer un peu plus de temps avec toi. » Voilà le cœur du problème, ou ce qui se rapproche du tracas général. Si elle semble décidée à l'assister, lui ne sait plus ce qu'il veut. Et toute l'attention, tout l'amour qu'elle peut lui prodiguer, tout ça, il ne sait pas non plus quoi en faire. Il devrait recevoir ce présent bras ouverts, s'appuyer sur son amie plutôt que d'enfoncer sa proposition. Il devine bien qu'il risque de la contrarier, de la décevoir ou de simplement l'attrister. Mais c'est plus fort que lui, c'est quelque chose d'intrinsèque qui parcourt ses veines, fait trembler ses pensées - cette chose, c'est l'orgueil. Le terrible. L'amour propre froissé, chiffonné, mais pas amputé. Non non, le fourbe est encore là. Il a survécu à l'opération, sagement ratatiné dans son coin. Mais cette fois-ci, plutôt que de lui dégoter des mots venimeux, l'arrogance l'abandonne. Il est là, pantois - tout bonnement sans voix. Il s'incline face à cet instinct ; mutisme, en attente de la suite.

Et lorsqu'elle fait remarquer que son cas la concerne davantage que celui du reste de l'escouade, il arque un sourcil fatigué. Il comprend son point de vue en grimaçant. Avec beaucoup d'imagination, oui, il peut le concevoir. Se glisser dans la tête de la demoiselle semble toutefois périlleux, il doit y siéger mille pensées et une autoroute de sentiments démesurés. Il n'ose pas s'aventurer dans un tel territoire - pas dans son état. Pas cette fois. C'est du Daisy tout craché, elle s'arrête sur un détail au détriment du nombre, elle se concentre sur l'échantillon. Elle ne devrait pas fonctionner ainsi. Al en est persuadé ; une personne n'en vaut ni deux ni mille, et reste une personne. Qu'importe l'affect qu'on lui porte, ce n'est toujours qu'une personne. Et il n'en démordra - hélas - pas.

Mais la compassion de Daisy le rassure. Puis, amertume retrouvée, il se fait la réflexion qu'elle ne bataille pas. Qu'elle s'abstient peut-être pour ne pas le brusquer, lui, l'infirme, avec sa nature explosive. Et plus il y pense, plus il trouve ça dommage. Cet instinct qui la guide, c'est le pourquoi de leur relation sans nom. Sans cette contradiction, qui sont-ils ? Eux qui ne sont pas compatibles, trop différents depuis si longtemps ? Plus grand chose, qu'il se dit, dubitatif. Mais ils fonctionnent ainsi. Une jambe en moins changera-t-elle la donne ? L'impasse va-t-elle s'effondrer ou se consolider ? Il ne sait toujours pas, n'a pas la foi de parier quoique ce soit. Il est certain d'apprécier Daisy pour qu'elle est, pour toute cette sincérité. Une maladresse de langage serait peut-être plus appropriée, après cet air grave... et puis quoi, une plaisanterie, pour la forme ? Il ignore comment il réagirait mais soudainement, il en a envie. Ceci dit, on ne souhaite pas toujours ce qui nous fait du bien, mais ce qu'on croit avoir besoin.

Alastor se contente de sagement la fermer, et de l'écouter déblatérer ce qu'il qualifierait d'encouragement navrant. Coriace ou pas, un homme n'est qu'un homme. Et un homme sans équilibre, un homme comme moi, ne peut pas se prétendre coriace. Il fait le brave mais qu'est-ce qu'il aimerait redevenir normal ! Entier, déterminé. Lui-même. Mais c'est impossible et il le sait, et ça le rend presque mauvais. Je ne suis pas coriace, Daisy. Regarde-moi, je ne tiens même pas debout. J'encaisse et c'est tout. Mais il n'a pas le cœur à jouer au type pessimiste, pour elle comme pour lui. Du haut de ses vingt-neuf ans, il est usé, Alastor. Usé et désabusé. Il cogite un petit peu, comme il peut, et croit apercevoir tout ce qu'il a raté. Tout ce qu'il a refusé, manqué. Mais c'est vague, c'est indécis, il n'est pas sûr de lui. Alea jacta est, il faut faire avec. Et quoiqu'on lui bricole à la jambe, rien ne sera plus jamais pareil, tout ne tournera plus qu'autour de ce membre disparu. Et ça le tue.

La plaisanterie parvient à ses oreilles, d'une Daisy souriante, fidèle à elle-même. A sa vue, il lui semble alors reprendre du poil de la bête. Rien de grand, rien d'impressionnant, rien qu'un peu de chaleur dans ce corps mutilé, drapé pour ne pas effrayer. Il viderait volontiers son coffre Gringotts pour qu'on lui crève un œil, pourvu qu'on lui rende sa jambe ! Il se l'arracherait bien à mains nues, là, maintenant, tandis qu'on lui grefferait son membre manquant. Quant au perroquet... Il n'a jamais trouvé de grande utilité à ces oiseaux colorés. De même, il ne s'est jamais trouvé bien séduisant, trop bancal lorsqu'il s'agit de vouloir plaire. Au naturel ! Mais qui donc tomberait pour un estropié ? Qui diable aurait la persévérance suffisante ? Qui pour le supporter, l'épauler ? En toute honnêteté, il se savait mal préparé pour une vie à deux, et l'accident ne fait qu'enfoncer le clou. Parce que l'amour, bien qu'il aide et soutienne, il ne fait pas tout. L'amour est facilement mis de côté lorsque les caractères ne s'allient pas – pas assez. Lui qui souhaitait faire sa vie dans l'action contre le crime, le voilà qui tombe bien bas.

Puis les lèvres enjouées de Daisy se plaquent contre sa joue. Surprenant, innocent, agréable, inhabituel. Al, il n'embrasse pas, il ne câline pas, il serre une main et passe à l'essentiel. Elle se retire, délicate. Lui aussi se détourne, braque ses yeux sur l'horloge murale, et songe, je devrais lui rendre la pareille mais ne s'en sent pas le courage. Ses doigts emprisonnent toujours les siens, ils lui rappellent qu'elle a toujours été là, qu'ils ont toujours été là l'un pour l'autre, ou presque. Sans doute l'a-t-il déçue ou contrariée en la rejetant. Par ses mots clairs et tranchants pour situer une situation inopinée. Lui n'en a jamais réellement souffert, préférant s'enfermer dans un carcan de travail pour une carrière désormais avortée, ralentie. Aujourd'hui devrait balayer ces remparts érigés il y a des années. Mais aujourd'hui est incertain, tout boiteux, rien à voir avec leur hier jeune et flamboyant.

« On aurait dû faire ça plus souvent. Saisir le moment. » Du regret dans la voix, écrasé par son regard presque hagard. C'est trop tard. Il est perdu et terrassé par cette vie raccourcie, ce futur déjà rabougri. Il aimerait s'excuser, lui expliquer qu'il s'en veut de lui causer de la peine, des frayeurs. Mais il n'y arrive pas, sans savoir trop pourquoi. « Si le bureau des Aurors me remercie, j'aurais quartier libre pour concocter des tisanes avec toi. Ça te plairait ? » Pas méchant, un peu triste de s'imaginer dans un salon de thé plutôt qu'en vadrouille héroïque. Mais résolu à envisager un quotidien semblable au sien. Il tourne la tête vers elle, paupières closes. « Qu'est-ce qu'on va faire, Daisy ? » Il lui demande, à elle, déjà trop pleine d'imagination tandis qu'il se gavait d'ambition. Yeux à nouveau ouverts, le ton crescendo, il se redresse et gémit presque. « J'ai l'impression que la Terre ne tourne plus sous mon pied. Que le temps s'est arrêté. Fais-moi sortir de là ! »

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AGE : vingt-huit ans.
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
ANCIENNE MAISON : ravenclaw — "or yet in wise old Ravenclaw, if you've a ready mind, where those of wit and learning, will always find their kind."
SITUATION : célibataire, coeur épris, chaotique et furieuse.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.
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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Lun 14 Aoû 2017 - 23:23



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


Les souvenirs sont frémissants, fiévreux. Daisy s'accroche toujours fermement à la main d'Alastor, se refusant à relâcher son étreinte, ne sachant pas si ce contact sert à apaiser les tourments de son comparse ou à simplement se donner une bonne raison d'alimenter ses propres espoirs. Des espoirs qui s'étirent, s'étirent – l'étouffent parfois, l'aveuglent surtout.

Une fois le choc passé, aussi égoïste que cela puisse paraître, aussi odieux que cela puisse être, Daisy voit en cette amputation à la fois une tragédie et une possibilité qu'elle se sent maintenant capable de saisir. Pourquoi Alastor la repousserait-il, alors que son parcours professionnel semble être dorénavant voué un échec certain ? Peut-être a-t-il évolué, peut-être que ses sentiments ont sensiblement changé de trajectoire, mais s'il n'en est rien ; s'il n'en est rien, alors qu'est-ce qui pourrait bien les retenir ? Et le goût qui envahit sa bouche l’écœure, les pensées qui l'assaillent lui donnent la nausée et lui plombent l'estomac d'un poids où culpabilité et honte s'entremêlent. Arrête Daisy, arrête. Mais elle n'y parvient plus, Weasley, elle n'y est d'ailleurs jamais vraiment parvenue. Des visions l’enivrent, lui donnent envie de se blottir contre de douces illusions et de ne jamais reprendre le sens des réalités. Rêver met en exergue une facilité qu'elle ne retrouve pas dans cette étrange relation qui la lie à Alastor ; être à ses côtés n'a jamais été facile et ce, pour plusieurs raisons.

L'incompatibilité, ce prétexte grandiloquent qu'Alastor lui a donné pour l'éconduire au mieux, est et a toujours été ce point noir qui canalise cette rage qui s'anime au quotidien dans ses reins. Elle hurle, menace, insulte. Il lui rend la pareille, il tape aussi fort qu'elle et sait où ça fait mal. Mais Daisy pense, et cette supposition lui semble convaincante, qu'elle n'agit de cette manière que pour lui donner raison. Donner raison à celui qui lui a fait mal, celui qui aurait peut-être mieux fait de lui dire que ses sentiments n'étaient guère réciproques, celui qui aurait peut-être mieux fait de partir. Car, et peut-être est-ce là le plus gros problème, il est là – physiquement, toujours là. Elle peut le frôler, ressentir la chaleur de son épiderme contre le sien, imaginer le parfum de sa peau. En quelque dizaine d'années, elle n'a eu aucun répit. Malgré ses quelques aventures sur lesquelles elle essayait, et essaie toujours, vainement de décharger sa passion, le visage d'Alastor est toujours le premier auquel elle pense lorsqu'elle a envie de parler. Il ne l'a jamais quittée, et les choses auraient peut-être été plus aisées s'il était sorti de sa vie au moment où les choses ont été claires entre eux.

Et Daisy a conscience de son manque de vocabulaire qui a pu leur porter préjudice de nombreuses fois ; elle exprime sa colère par des mots qui dépassent souvent sa pensée, mais sa tendresse passe souvent par des gestes. Des lèvres épousant une pommette tuméfiée, ou des doigts entrelacés. Quelque chose qui ne saute pas forcément aux yeux, et qui ne se discute pas. Il sait – il sait. Il doit savoir.

Puis la détresse d'Alastor s'entend.
Sa voix monte, son regard se perd. Et Daisy oublie ses fourberies, ses petits plans, cette famille qu'elle voudrait tant avoir aux dépends des rêves de son ami ; elle oublie tout, parce que ce n'est pas si important finalement, si Alastor ne parvient pas à se remettre de cette blessure. Ce n'est pas si important, si Alastor n'en a pas envie. Car il n'est pas de ceux qui courbent l'échine, et acceptent une existence morne. Alors que Daisy – Daisy vendrait son âme pour l'avoir tout entier, et pouvoir s'embarquer dans une union éternelle. Mais leurs désirs entrent en confrontation car elle constate, sans surprise mais avec toutefois une pointe d'amertume, qu'Alastor appartient à un autre monde que le sien.

« Al, ça va aller, je te promets. Le bureau des Aurors n'a aucun intérêt à remercier leur meilleur élément. » et son cœur se serre un peu en y repensant ; Alastor ne lâchera jamais cette voie. Ni pour elle, ni pour lui. « Ne panique pas, s'il te plaît, ne panique pas. » répète-t-elle, un peu comme une ritournelle à laquelle elle est incapable de suivre les indications. Elle ne veut plus l'entendre monter dans les aigus, elle ne veut plus le voir morne – elle veut qu'il lui crache des obscénités, elle veut retrouver cette ardeur dévorante qui les dévorait. « Tu peux encore saisir le moment, tu peux encore faire tout ce que tu veux. T'es pas mort, Al. » et cette révélation lui fait ouvrir les yeux sur ce qu'elle aurait pu perdre, quelques jours plus tôt. Son estomac se darde de plomb. Puis elle regarde autour d'elle, un peu éberluée. Un peu trop attachée à cette main qu'elle chérit pour s'en défaire maintenant, consciente qu'un tel contact ne se reproduira peut-être pas avant un bon moment. « Je – je pense que je peux te faire sortir d'ici. » elle s'apprête à jeter les armes, mais se fait soudainement plus ferme. « Mais je veux que tu viennes chez moi, au moins pour quelques jours. Et pas question de te materner, ou j'sais pas trop quoi comme connerie, mais.. je veux pas te laisser seul. D'accord ? » L'idée de suicide vient de lui traverser l'esprit ; elle n'ose penser qu'Alastor serait capable d'attenter à sa propre vie, mais suite à un événement tel que celui-ci, elle ne préfère pas tenter le Diable. Et l'idée lui convient étrangement. Elle veut être égoïste, l'avoir, profiter à sa guise de cette présence qui aurait pu s'éclipser.

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"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Mer 16 Aoû 2017 - 2:44

DAISY WEASLEY & ALASTOR MAUGREY
YOU ARE HAUNTING ME

Pris au dépourvu. Forcé d'admettre qu'il a cruellement besoin d'aide. Il n'aime ça, Alastor, les dettes et les S.O.S., les bouteilles à la mer. Ce n'est pas bon signe, c'est symbole de dépendance, d'assistance. D'impuissance. Tout ce qu'il exècre. Lui apprécie la liberté, le mouvement, l'action - les entraves le blessent et le consument. S'il ne peut plus agir comme bon lui semble, il n'a alors plus rien à savourer. Plus rien à attendre, à offrir ? C'est une autre question. Il n'est pas bien généreux, Alastor. Radin de sentiments, avare d'amour. Lorsqu'on est un homme de parole, on surveille sa langue. Vigilance constante. Il est comme ça, Al, une fois les choses établies, on ne revient pas dessus. On s'y tient, on les accepte, on fait avec.

Ça devrait être une aubaine, cet accident. Avec un peu d'optimisme, il pourrait presque envisager une nouvelle carrière plus statique. Mais la vie de bureau ne lui ressemble pas, celle de vendeur dans une échoppe encore moins. Il est né pour braver le danger, combattre des tempêtes – c'est ça, sa raison d'être. Coffrer des mangemorts, danser avec la mort. Il aspire à une vie sans répit, et voilà ce qu'elle lui offre, ce qu'elle lui ôte ! Une jambe, le bilan est simple. Il pourrait enrager mais ça ne la ferait pas repousser. Alors il se laisse choir là, tout blême sous ses bleus.

Meilleur élément, il en doute ; s'il est trop humble pour y croire, il n'y songe déjà plus. Il n'est plus rien, plus personne. Rien qu'un estropié destiné à vivre au crochet de la société, qui voudrait l'employer ? Ouais, il voit la vie en noir, broie du noir et dans son cerveau ne se télescopent que des idées noires. Il ne peut plus rêver, imaginer, fabuler. Il n'en est plus capable. Il peut le mimer, feindre le bonheur mais ce concept lui fait presque horreur. Comment puiser un peu de joie lorsque tout va de travers ? Et où donc ? Au plus profond de soi ? Il est vide, Al. Ne reste qu'un creux rempli à ras bord d'amertume et de désillusion brute.

Ne pas paniquer. Il a envie de lui cracher au visage qu'aussi grande soit son angoisse, il ne peut pas s'extirper de ce lit. Même plus foutu de déserter. Mais lui feuler des injures lui semble tout aussi fade que la nourriture de l'hôpital. Alastor n'est pas mort et c'est sans doute la clé de son malheur. Crever sur le champ de bataille, c'était peut-être ça sa destiné. Le regret de ne pas être mort tout flamboyant mais de devoir attendre des années – le temps d'être oublié. C'est terriblement égoïste et pourtant, il meurt d'envie de connaître une fin retentissante, qui marque les esprits et force l'admiration des ennemis. Son héroïsme inné n'est cependant pas lié à de vulgaires fantasmes guerriers. S'il le souhaitait, il pourrait se jeter du haut de Tower Bridge. Ça, ça ferait les gros titres. Moldus comme sorciers. Non, Alastor ne répond qu'à un seul appel, celui de l'Ordre. Ne saigne que pour la paix. Une mort pour marquer le fin de son épopée, au fond, ce serait juste pour décorer. Ce sont les vivants qui marquent et rectifient le présent. Les morts se contentent d'observer.

Il n'est pas mort et ça le tue. La vie gagnerait en simplicité. Il serait peut-être regretté mais au moins, il n'aurait pas à se trimbaler son corps d'éclopé. Il n'aurait pas le regard de Daisy braqué sur lui. Ça lui manquerait. Il le reconnaît. Mais tout de même, il n'y aurait plus rien à penser, le vide serait moins béant que celui qui officie en tant que jambe. Avoir Daisy a ses côtés, c'est un soulagement, une délivrance. Un visage familier, un des seuls qu'il apprécie encore. Il peine à l'admettre mais la vérité est là ; toute la fureur du monde ne pourrait atténuer son amour pour la Weasley et il le sait. Et pourtant, qu'ont-ils à faire ensemble, si ce n'est s'affronter perpétuellement ? Renvoyer la balle plutôt que de s'offrir un véritable échange ? Tous deux valent mieux que ça. Les conflits, il y en a assez au-dehors, nul besoin de s'en créer et de se cloîtrer avec. Parce qu'il est las, Al. Fatigué de ne pas pouvoir lui offrir de quoi sourire, d'être lui. Ou du moins, ce qu'il est devenu, l'âme à l'étroit dans ce corps remodelé. Argile trop fragile. Qui au lieu de se briser s'est plié, contorsionné pour finalement abandonner.

Il aurait pu moins bien s'en sortir, finir muet et sans un neurone de connecté. Dans un fauteuil, à végéter pour l'éternité. Son éternité. Il devrait s'estimer chanceux que le sort n'ait pas atteint sa tête ! Mais il ne peut pas, ne visualise plus que sa perte. Quelqu'un pour plomber ton quotidien, tes journées comme tes nuits, c'est ça que tu désires ? Je crains ne pas avoir mieux à offrir. Les yeux paresseux, il contemple les draps, fidèles protecteurs de toute l'horreur. Tu m'étouffes qu'il songe à lui balancer. Mais ce ne serait pas vrai. Ce serait injuste et facile, et il ne souhaite pas la faire fuir. Ce n'est plus tant elle, le problème. C'est lui qui ne convient plus, encore moins, lui qui ne se comprend plus. La blâmer elle pour son excitation et sa philosophie explosive, c'était facile. « Tout ce qui me plaît ? Regarde-moi, Daisy. Il tapote le drap de sa main libre, là où se trouve sa cuisse meurtrie. Constate et tais-toi. Il poursuit, plus certain que triste. Avec leur stupide prothèse – leur jambe en toc, je me remettrai, mais ce ne sera plus pareil. » Tout, rien ? Pile ou face, il ne sait pas. Tout, sans doute.

Il l'aime, Daisy. Mais l'embarquer dans un tel quotidien, dans cette routine dépourvue d'équilibre... ça le laisse perplexe. N'a-t-elle pas compris qu'entre elle et lui, ce n'est pas possible ? Ils redeviendront bien trop vite odieux, ils seront eux. Ce qu'ils savent faire de mieux. Bafouer leur amitié au prix d'un retour à la normale ? Ça jamais. « D'accord Daisy, d'accord. Mais tu le regretteras. Constat. Tu le sais aussi bien que moi. Ensemble, ça ne fonctionnera pas. Vigilance constante ! – c'est de nous dont je me méfie. Rien contre elle, tout contre eux. Je serai bientôt invivable et toi, tu ne mérites pas ça. Tu en auras très vite ta claque. Tu t'emporteras. Mais le présent étant ce qu'il est, je crois qu'on n'est plus à une jambe près. » J'accepte d'être ton otage. Il s'affaisse, l'observe. Pense, dans tous les sens. Amer, il ne peut pas s'en empêcher. « Et il n'y aura personne pour nous réconcilier. ».

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Nous attendions quelque chose, mais nous ne savions pas quoi. Ceux qui travaillaient encore se levaient chaque matin aussi fatigués que la veille, et s'endormaient chaque soir sans révolte. Telles les bêtes engourdies par le froid, nous retenions notre souffle et les battements de nos cœurs : nous ne vivions plus qu'à moitié. Pourtant, au milieu de ce renoncement général, certains eurent l'audace de tomber amoureux. Les plus fous d'entre eux s'aimèrent. (ALB)
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AVATAR : Holland Roden.
PSEUDO : penthésilée.
AGE : vingt-huit ans.
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
ANCIENNE MAISON : ravenclaw — "or yet in wise old Ravenclaw, if you've a ready mind, where those of wit and learning, will always find their kind."
SITUATION : célibataire, coeur épris, chaotique et furieuse.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.
MÉTIER : propriétaire d'un petit salon de thé sur le Chemin de Traverse, sobrement dénommé "Beans & Frogs".
ROLE PLAY : alastor + phanès (1) + andrea + weasley family + andromeda (flashback) + ted, meda (flashback) + golden quatuor (flashback) + corban + phanès (2)


MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Jeu 17 Aoû 2017 - 0:58



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


« Je te regarde, Al. » et, dardée d'une aigreur brutale, elle se dit qu'elle a fait ça tout sa vie. Le regarder, de loin, de près, mise sur la touche par la force d'une volonté contre laquelle elle n'avait à l'époque pas envie d'aller à l'encontre. « Évidemment, ça n'sera plus pareil. Je suis d'accord, mais..par Merlin, tu as de la chance d'être en vie. » elle patauge, sans trop comprendre, même si le problème est grossier tant il est énorme. Peut-être préférerait-il être mort, plutôt que d'avoir perdu sa jambe. Peut-être que la vie ne lui semble douce que lorsque son corps est complet – et même si le choc renvoie parfois quelques échos dans les veines de Daisy, son amour ne vrille toutefois pas d'un millimètre. Elle en vient à l'aimer plus, même s'il apparaît plus bougon et morne qu'à l'ordinaire. Ça lui brise le cœur, au fond, de le voir sous ce jour-là et ce sentiment se perçoit dans chacun de ses regards, chacun de ses encouragements.

Puis ses sourcils s'arquent en un accent circonflexe parfait. « T'as vraiment un problème, Alastor. T'es tellement borné. Et puis t'es tellement focalisé sur nos mésententes que t'es persuadé qu'entre nous, ça ne fonctionnera jamais. » silence. « Que rien ne fonctionnera jamais. Mais je ne suis pas de cet avis. Tu me donnes souvent envie de me jeter par la fenêtre, mais cela ne m'empêche pas de revenir à chaque fois pour en redemander. Alors, ferme-la un peu et évite d'être un gros balourd. » Elle baisse les yeux momentanément, consciente que sa dernière remarque soulève un véritable vent de vérité. Personne ne sera là pour les réconcilier s'ils s'attaquent à couteaux tirés – mais Daisy se doit de tenir bon. Elle ravale son commentaire assassin et déclare : « Nous sommes suffisamment grands pour nous réconcilier seuls. » Première fois qu'elle se sent véritablement adulte – adulte et cruellement abandonnée au tournant par une Andromeda dont elle ne comprend pas les agissements.

Daisy relâche la main salvatrice et s'esquive, son épiderme toujours marqué par ce contact qui a perduré plus longtemps qu'à l'accoutumée. Le contexte s'y prête, l'atmosphère global de cet hôpital sans doute maudit étourdissant même les plus audacieux, mais elle se complaît dans cet échange impromptu. Ce quelque chose d'inhabituel qui la fait s'accrocher davantage à l'étrange personnage qu'est Alastor Maugrey. Avec sa mine renfrognée, sa détresse et sa jambe en moins. Il est humain, maintenant, plus humain qu'il ne l'a jamais été. Loin de cet aspect chevaleresque qu'il revêt au quotidien, loin de cette immortalité défaillante qu'il pensait posséder.

Elle quitte son chevet pour se rendre auprès d'une infirmière qui la conduit auprès du médecin en charge du cas d'Alastor. Sa verve s'anime, son pouvoir de persuasion – et ses larmes de crocodile – fait son petit effet auprès de l'intéressé qui s'empresse de lui tapoter l'épaule d'un air conciliant. Mais bien entendu, évidemment, je comprends. Il comprend, évidemment qu'il comprend. Tout le monde comprend. Tout le monde faire des courbettes, et comprend.

Lorsque Daisy revient auprès de son ami, ses yeux et son nez sont rouges, mais sa voix ne trahit rien d'anormal. Elle se contente d'ouvrir la petite armoire, où les vêtements d'Alastor lors de l'attaque ont été pliés et soigneusement rangés. Le geste est automatique. Elle s'affaisse et pose les vêtements sur la table de chevet après avoir refermé l'armoire. Elle s'installe de nouveau auprès d'Alastor.

« Tu peux sortir. On peut partir dès que ta prothèse est prête. » elle esquisse un sourire satisfait et presque carnassier, prête à avorter toutes ses belles théories d'incompatibilité. Il va voir, se dit-elle, il va voir. Puis lorsqu'elle revient sur terre, elle semble plus songeuse que motivée à s'enfuir. « Ils ont conservé les vêtements que tu portais le soir où tu as été attaqué. Ça ne me dérange pas d'aller t'en chercher d'autres dans la boutique moldue du coin, si tu veux. » elle hausse les épaules. « L'armoire contient le reste de tes affaires personnelles qui plus est, dont ta baguette. » signale-t-elle au passage, vaguement amusée par cet écart incommensurable entre l'homme et son arme. Lui qui ne s'en sépare jamais.

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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Jeu 17 Aoû 2017 - 17:21

DAISY WEASLEY & ALASTOR MAUGREY
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Elle le regarde et il l'écoute. S'il déblatère avec hargne contre ce qu'ils sont, elle se fait avocat du diable et se permet de lui faire la morale. Il l'écoute toujours et ça le chagrine presque, de l'entendre énoncer ce cercle vicieux qui s'est instauré entre eux. Evidemment qu'il a sa part de responsabilité dans cette situation casse-pieds. Il assume sa froideur, les rejets dont il est l'auteur, et Daisy a raison ; elle revient parce qu'elle semble se complaire de cette relation. Mais qu'y trouve-t-elle ? Du challenge dans l'opposition ? Alastor n'a pas vraiment baissé les bras, il n'a jamais tenté quoique ce soit ! Non, il a posé les limites, tracé les frontières dès que tout a été clair. C'est elle qui refuse, qui s'aveugle de tentatives vaines. Et même cloué au lit, Al s'entête à l'ignorer, à la dénigrer pour ce qu'ils pourraient être. 

Au détriment de quoi, à présent ? C'est pas comme s'il avait une montagne de dossiers à résoudre, des suspects à traquer, une zone douteuse à surveiller. Il n'a rien à faire ! Alors quoi, il faudrait qu'il redescende de son nuage pour combler la petite Weasley ? Si ses pensées ne sont plus autant concentrées sur son travail, Al ne peut pas s'imaginer aux côtés de quiconque. Offrir son bras lorsqu'on a perdu une jambe, ça demande réflexion. Il songe à ce qu'elle raconte - Tu me donnes souvent envie de me jeter par la fenêtre - et il sourit faiblement. Daisy, elle exagère tout, elle grandit les choses, peut-être pour les rendre importantes et impressionnantes. Ou parce qu'elle vit ses sentiments à 200%. Ce qu'Alastor n'a jamais été capable de faire. Moins explosif, plus sobre et déterminé à atteindre ses objectifs - pas de temps pour les affects. Il la connaît bien, trop bien même, et devine qu'elle a certainement éprouvé beaucoup de peine à son égard. Mais de là à se jeter dans le vide parce qu'il est ce qu'il est - borné et balourd... « Même pas sortis de l'hôpital que tu t'emportes déjà ! » Remarque accessoire. Alors, assez matures, eux ? Il peine à y croire. Les blessures les plus profondes interviennent souvent lorsqu'une relation trop intense entre en jeu. Il n'y a qu'à voir son opinion actuelle sur Andromeda – un ressenti démesuré, sans grands prétextes à arborer. Rien qu'une amitié chiffonnée par un abandon sans explication.

En voyant sa silhouette s'éloigner, ses cheveux roux disparaître dans l'encadrement de la porte trop blanche, il éprouve... quelque chose qui s'apparente à un petit pincement au coeur. Elle ne réfrène pas sa nature, il ne s'en prive pas non plus. Vigilance constante. Quoiqu'elle en pense, il s'agit d'un avertissement sincère. Un présage à la Maugrey. Il vaut ce qu'il vaut mais il a le mérite d'y croire, et de peut-être s'atteler à ce qu'il se concrétise... Inconsciemment. Al n'est pas un monsieur je-sais-tout mais plutôt partisan de l'attitude laisse-moi-et-tais-toi-qu'est-ce-que-tu-comprends-pas-dans-ça-ne-fonctionnera-pas ?. Il devrait penser à fonder un club. Une fois cette ère de chaos derrière eux, cette pagaille à laquelle il ne pourra prendre pleinement part.

Daisy réapparaît. Elle ne l'a pas laissé en plan, finalement. Mauvaise langue. Elle parle sortie et prothèse - ça la fait sourire - et vêtements. Il ne retient que les deux premiers termes, parcouru d'un élan d'excitation amère. Oh chic, une jambe de bois ! Que le monde est bien fait. Décidément, il y a vraiment une solution à tous les maux de la planète. Il observe successivement Daisy et la pile de vêtements. Dans un sale état. Sa proposition attise sa curiosité, comment va-t-elle l'affubler ? D'un haut de forme et d'un noeud pap, d'un polo rugueux, d'un pantacourt à fleurs ? Les moldus n'ont vraiment aucun goût. Mais il est surtout amer à l'idée de tous ces matins où il lui faudra s'habiller et donc se contempler. Une fois encore, il ne parvient pas à la remercier. Pour la peine, il adoucit son ton. « Quand ça ? On m'avait dit que ce serait une histoire de deux jours. Il jette un coup d'oeil à l'armoire close. La clé de ma maison doit se trouver dans une de mes poches. Mais le périmètre est bourré de sortilèges. Et... » La résidence est négligée, le jardin truffé de mauvaises herbes. Même les poubelles sont enchantées en cas d'intrusion. Mauvais plan. « Va pour les habits moldus. » Puis il se souvient de sa baguette, qu'il n'a pas revue depuis l'accident. Il n'a pas pensé à la quémander, supposant qu'elle était tombée avec lui durant l'embuscade. Mais non, elle est bien là, son amie et arme. Heureusement qu'il l'ignorait. Si on avait refusé de lui donner, il aurait insulté les membres du personnel, un à un, en les traitant d'incompétents, d'ennemis, de partisans du Lord. Quoique, s'il l'avait eu entre les mains, peut-être se serait-il balancé un Avada Kedavra en pleine tête. Mais Daisy et ses fleurs blanches changent la donne. Tout calme, presque comme s'il récitait - ou pesait ses mots ; « Je vais tâcher d'être patient et... Moins chiant ? Pause. Il cligne des yeux. Déclic. Dans quel état est ma baguette ? Elle va... bien ? » Exit les résolutions, il faut se concentrer sur les priorités. Il ne lui a pas demandé comment elle allait, préférant la railler lorsqu'elle tentait de le consoler. C'est un peu cruel, au fond.

Bon je fais pas vraiment avancer la chose, je peux étoffer si besoin

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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Jeu 17 Aoû 2017 - 23:54



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


La retenue est une sphère dans laquelle Daisy ne s'est jamais risquée. Elle ne mâche pas ses mots, s'emporte aux moments les moins opportuns et ne s'en excuse jamais – malgré la culpabilité qui résonne souvent dans le creux de ses oreilles et de ses tempes. Se retenir pour lui prouver, pour la première fois en dix ans, qu'il se trompe. Qu'il a eu tort depuis le début et qu'entre eux, tout pourrait être clair, beau. Limpide. Qu'ils peuvent passer du temps ensemble, apprécier réciproquement cette présence devenue familière, sans que cela ne finisse en guerre civile dans son salon. Elle veut, a toujours voulu, une chance. Une seule, elle n'en demande pas plus. Un essai. Elle veut – une chance. Pas que pour elle, mais pour eux deux. Pour ce qu'ils auraient pu devenir, pour tout ce qu'ils auraient pu fonder. Pour faire taire ce grondement d'impuissance qui fait vibrer tous les pores de sa peau, le creux de son estomac et pince régulièrement son cœur. Alastor, il surplombe tout ce qu'elle a connu – et elle ne parvient pas à s'en détacher. Il en a conscience, le salaud, et ses rejets perpétuels sont simplement des obstacles que Daisy a pris l'habitude d'éviter. Ce n'est pas sa faute – il a trouvé tout simplement plus borné que lui, et le constat est d'une amertume sans précédent.

Elle repense aux mots qui trépassent parfois les lèvres d'Alastor. Vigilance constante ; il répète, s'étouffe. Elle ne veut pas faire attention – lui qui a toujours pris grand soin de surveiller ses arrières s'est retrouvé bien con quand il s'est aperçu que cela ne faisait vraisemblablement pas tout. Le monde extérieur est un facteur que l'on ne peut insérer dans une variable compréhensible – le monde n'est pas linéaire, le monde n'est pas celui auquel on s'attendrait en temps normal. Alastor l'a appris à ses dépends, lui qui contrôle tout. Lui dont la vigilance l'a pourtant perdu le temps d'une nuit.

« Cette prothèse est temporaire, ne t'attends pas à du grand luxe, prévient-elle simplement, Je pense avoir noyé le doc' sous mes larmes, il a trouvé une solution en vitesse pour se débarrasser de moi. Et de toi par extension, je suis sûre que tu es affreux avec les infirmières. » elle sourit pensivement, en soulevant les couches de vêtements un par un, du bout de l'index. Dans son esprit se forge une idée relativement abracadabrantesque ; de quelle manière leur relation se serait-elle forgée s'ils n'avaient été que deux simples moldus ? Elle est persuadée que les sans-magie ne rencontrent pas autant de problèmes relationnels, qu'il n'est jamais question d'ambition et d'incompatibilité parmi eux. Qu'ils vivent sereinement, paisiblement, et se complaisent dans cette banale réalité à laquelle ils appartiennent. Peut-être qu'elle devrait aller vivre chez les moldus. Peut-être que ça lui ferait les pieds, à Alastor. Sans quitter les vêtements des yeux, son sourire se fait plus large. « Ne t'inquiète pas, tu seras extrêmement charmant en moldu. » Si seulement il pouvait l'être, pense-t-elle.

Je vais tâcher d'être patient et... Mais la tendresse dont elle voudrait s'abreuver se perd sous l'anxiété d'Alastor face à l'état de la baguette. Elle ravale son ressentiment – à charge de revanche. « Ta petite copine est en bon état, Al. » soupire-t-elle, visiblement blasée que cette question ait à faire surface alors que la conversation aurait pu pendre un tournant plus émotionnel que d'habitude. Elle ronge son frein, mord ses doigts et prie pour que sa bonne étoile décide de rendre Alastor plus ouvert. Sourcil arqué, elle pose son regard sur sa montre enchantée. « Je peux te la donner si tu souhaites t'en assurer par toi-même. » puis ses prunelles ambrées remontent à la surface, se posent sur le visage pâle de son vis-à-vis. Un petit élancement de cœur plus tard, elle reprend. « Je crois que les boutiques vont bientôt fermer. J'en ai pas pour longtemps, il faudrait que j'y aille mais... » dis-moi de rester ; et à ce moment-là, elle n'est rien de plus qu'une amoureuse transie. Elle s’écœure. « ..tu as besoin de quelque chose, en attendant ? Tu voudrais que je prévienne quelqu'un de ta famille, peut-être ? Ou... tu veux manger quelque chose de particulier ce soir ? » elle racle avec férocité cet instant qu'elle voit comme privilégié parce qu'elle suppose que cela ne se reproduira pas de sitôt. Que leurs mains ne se toucheront plus avant un bon moment – même si cela pourrait entrer dans leur quotidien, d'une manière ou d'une autre. Elle voudrait quelque chose de tangible – quelque chose de beau, quelque chose pour se faire toujours un peu plus mal.

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"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
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APARECIUM : 10/12/2015
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PSEUDO : paper towns, elodie
AGE : vingt-neuf ans
SANG : mêlé, renouvelé
ANCIENNE MAISON : hufflepuff
SITUATION : célibataire mais...
IDÉOLOGIE : l'ordre avec un grand o, et celui du phénix par extension. il soutient la ministre bien qu'il la juge trop passive
MÉTIER : auror au repos
ROLE PLAY : 3/2 daisy, 4, 3


MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me. Ven 18 Aoû 2017 - 15:24

DAISY WEASLEY & ALASTOR MAUGREY
YOUR EYES ARE RED AS CHRISTMAS

Du luxe. Il ravale un rire mauvais. C'est qu'il n'attend plus rien, si ce n'est la mort. Ou un retour dans le temps. « Je pense avoir noyé le doc' sous mes larmes. » Il tourne vivement la tête pour examiner son visage. Les yeux de Daisy sont larmoyants, son nez rougi. Et Alastor est surpris, tout ahuri de la découvrir ainsi. Il l'a entendue pleurer, il y a quelques minutes, sans réellement l'écouter. Des larmes, des cris, des rires – il ne prête guère attention à tout cela. Il ne perçoit qu'une galerie d'expressions faciales, n'entend que des sons plus ou moins furieux, sans y comprendre quoique ce soit. Il met du temps à faire le calcul, perplexe et confus. Daisy serait triste, à cause de lui, là maintenant ? C'est lui qui la fout dans cet état ? Il a toujours eu conscience de lui causer du chagrin, mais n'avait jamais vu en oeuvre ses dégâts. Pas qu'il doute une fois de la sincérité de ses larmes, non non, mais il se braque et ne voit pas. Il éclipse ce qu'il ne saisit pas. Constat ; elle a pleuré et il l'a à peine remarqué. Quel genre de conjoint pourrait-il être s'il n'est pas fichu de comprendre sa partenaire ? Un bien piètre compagnon. L'empathie et les mots lui manquent, et face aux yeux rougis, il est sans voix. Désemparé face à cette humanité. « Je suis sûre que tu es affreux avec les infirmières. » Oh, non, il n'est pas affreux à proprement parler. Taciturne et contrarié, ça oui. Il ne leur mène pas la vie dure, se contentant généralement d'un regard noir et d'une remarque acide. Rien d'anormal, en soi. Pourtant, il n'ose pas les envoyer balader, à croire qu'il se réserve pour d'autres. Mais Daisy a raison, Al, c'est l'archétype du patient jamais content.

Charmant en moldu. Il esquisse une moue dubitative. Il les a vu déambuler, ces êtres étranges, tout fades et sans couleur. Ils ne doivent pas avoir les mêmes préoccupations, un Lord noir n'est pas en train de projeter son ombre malfaisante sur leur monde. Quoique, pas encore. Au fond, il se sent moldu, sans cette jambe. Terminé le vaillant Auror, bonjour le civil infirme. Il devrait s'exiler dans une contrée anglaise plus éloignée - le Dorset ? - et se faire oublier. Ça vaut sans doute mieux que de boitiller à vie dans la Londres magique. Mais il est trop attaché à sa magie, à ce qu'il est. Ça, on ne lui a pas arraché. Et Daisy soupire. Ta petite copine. Lassitude vibrante. Il ne peut pas riposter, c'est la vérité ! Mais il décide de ne pas la demander, se serait s'enterrer. Il affirme donc, contemplatif. « Non, ça ira. Je te fais confiance. » Le summum du paradoxe. Alastor lui fait confiance à condition qu'il ne soit pas question d'eux. Il ne s'entête pas pour des bricoles, des anecdotes. C'est lorsque le sujet se fait brûlant qu'il se cloisonne dans la méfiance. Et Daisy n'y coupe malheureusement pas.

« Je crois que les boutiques vont bientôt fermer. J'en ai pas pour longtemps, il faudrait que j'y aille mais... » Mais quoi ? Tu n'as pas d'argent moldu sur toi ? Il pense pratique, Al ! Si elle n'en a pas sous la main, il doit bien en avoir dans le bordel que sont ses effets personnels. Mais il n'a pas le temps de lui proposer qu'elle poursuit sa lancée, lui proposant ci et ça. Oh là là. Sa famille. Non merci. Ce sont les risques du métier. Pas besoin d'un défilé de Maugrey. Il l'observe et répond simplement. « Rien de tout ça. Puis il songe à ses parents. Ces Aurors aussi retraités qu'intacts, qui ont réussi, contrairement à leur fils. Je me souviens plus si tu les as déjà rencontrés. Mes parents. Ça leur ferait tout drôle, si je te présentais pour de vrai. » Pour Alastor, cette idée a des allures de vaste plaisanterie. Le couple Maugrey, qui a affronté ensemble des dangers pire que l'incompatibilité. Couple ; ce qu'ils pourraient être eux aussi, s'il n'était pas lui. Lui qui ne songe pas une seconde à lui passer la bague au doigt.

Il croise ses bras sur son torse, regagne son sérieux. « Choisis ce qui te fait plaisir, je te rembourserai une fois sorti d'ici. » Promesse mais pas de dettes. Fidèle à lui-même. Il continue, hésitant, concentré sur les mots qui bataillent dans sa tête. Mais ne te presse pas pour moi. J'ai dit que je voulais être patient et même si je le transmets mal, je suis content que tu sois là. Alors c'est toi qui vois, Daisy. » Il n'ajoute rien, jugeant son quota émotionnel largement dépassé. Et après réflexion, il est un peu fatigué. Mais content de la voir, de l'avoir, à ses côtés.

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Nous attendions quelque chose, mais nous ne savions pas quoi. Ceux qui travaillaient encore se levaient chaque matin aussi fatigués que la veille, et s'endormaient chaque soir sans révolte. Telles les bêtes engourdies par le froid, nous retenions notre souffle et les battements de nos cœurs : nous ne vivions plus qu'à moitié. Pourtant, au milieu de ce renoncement général, certains eurent l'audace de tomber amoureux. Les plus fous d'entre eux s'aimèrent. (ALB)
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