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 (alastor), you are haunting me.

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turn the pain into power
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 435
SANG : de sang-pur, d'la pire espèce selon certains.
IDÉOLOGIE : ordre du phénix, comme tous les membres de sa famille ou comparses avant elle ; pourtant, depuis la supposée trahison d'Andromeda, son besoin de faire cavalier seul afin de la ramener au bercail se fait cruellement sentir.


MessageSujet: (alastor), you are haunting me.   Mer 21 Juin 2017 - 13:03



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


Alastor a eu un accident.

Elle n'est pas allée le voir. Pas dans l'immédiat. Pas maintenant. Daisy pourrait dire que c'est à cause de leur dernière dispute – mais il n'en est rien. Évidemment, elle ressent encore à son égard de profonds élans où aigreur et haine s'entrechoquent mais c'est Alastor ; elle ne peut pas, ne veut pas, lui tourner le dos. Elle a entendu des rumeurs à son sujet, comme quoi il aurait perdu un bout de son nez et son œil durant une embuscade. En y songeant, son estomac se soulève et ses doigts se crispent autour de l'assiette qu'elle tient. C'est le problème majeur à ses yeux, c'est ce qui l'empêche de se rendre à son chevet ; elle a peur de le retrouver dans un état lamentable, de ne simplement pas le reconnaître. Elle a peur de craquer. Elle a peur de ne pas le retrouver dans cette coquille qu'elle chérit tant, malgré les disputes et les nombreuses incompréhensions. C'est l'effroi qui la retient en arrière, qui lacère ses beaux sentiments et l'amour qu'elle lui porte. Elle tremble, frémit, pleure. Elle pense à Andromeda, à quel point elle aurait voulu que elle soit là ; elle pense à Ted avec la petite Nymphadora ; et elle pense à Alastor. Alastor, Alastor, Alastor, ce prénom la darde d'une malencontreuse ivresse ; un prénom autour duquel toute son existence tourne. C'est pas grand chose, c'est presque rien, mais c'est sa vie qu'elle lui voue. Son ventre gargouille, sa gorge se serre, les battements de son cœur accélèrent et elle se cache dans la cuisine pour pleurer.

Les yeux rougis, et le salon de thé étant désert, Daisy se permet de fermer plus tôt que d'habitude. Elle resserre son manteau autour de ses frêles épaules, et se rend aussitôt dans l'une des boutiques adjacentes où elle achète un bouquet de roses blanches. Elle ne connaît pas la signification des couleurs, des fleurs, et n'en a fichtrement rien à foutre ; elle les trouve jolies, tout en étant consciente qu'Alastor n'aura guère le temps de s'en occuper. Ces fleurs, aussi belles et parfumées soient-elles, sont destinées à mourir. Affligée par cette pensée aussi absurde que brutale, les larmes recommencent à lui monter aux yeux et, férocement, elle les essuie d'un revers de main saccadé. Ne pleure pas, contrôle-toi. Daisy ne peut pas se permettre d'être touchée devant Alastor ; ça ne fait pas partie de l'équation de leur relation. Il la voit souvent en train de hurler à la mort lorsqu'ils ne sont pas d'accord, mais les larmes qu'elle verse parfois ne sont pas fruit d'un véritable sentiment persistant ; les larmes qu'elle déploie sont souvent le produit d'une émotion instable, immédiate et brutale qu'elle n'a guère envie de réprimer, qu'elle oublie aussitôt que celles-ci ont coulé. Ce qu'elle ressent maintenant – c'est véritable et fait pour durer. C'est pas dans l'équation, c'est pas dans les données qu'ils sont supposés échanger.

Armée de son bouquet, visage fermé et démarchée décidée, Daisy pénètre dans l'enceinte de l'hôpital avec plus d'ardeur qu'elle n'en possède. Elle se rend jusqu'à l'accueil, demande le numéro de la chambre d'Alastor Maugrey, et se contente d'un vague grognement de remerciement lorsque la réponse lui est donnée. Les quelques minutes qu'elle passe à traverser les couloirs lui semblent arborer des airs d'éternité ; derrière elle, Daisy se traîne une culpabilité grandissante. J'aurais dû venir plus tôt, j'aurais dû être présente, se dit-elle en s'enfonçant les dents dans sa lèvre inférieure, sa peau devenant légèrement blanchâtre là où les canines s'enfoncent. Puis vient la porte qu'elle craint de franchir ; une porte immaculée qu'elle pousse doucement, s’avançant prudemment dans ce sanctuaire sacré où tout lui rappelle la maladie et la mort. Et c'est le choc. « Alastor... » murmure-t-elle en plaquant une main tremblante sur sa bouche entrouverte d'où un petit gémissement s'échappe. Il n'a pas perdu une partie de son nez, ou son œil. Il a perdu sa jambe.

Et tout semble s'effondrer autour d'elle ; ou bien tout pourrait s'effondrer, elle n'en aurait cure. D'une démarche un peu chancelante, secouée par cette jambe fantôme qu'elle fixe de ses yeux écarquillés, Daisy pose l'inutile bouquet sur la petite table accolée au lit d'hôpital de son ami, et se poste au côté d'Alastor. Ce visage, même si elle ne l'a pas vu depuis quelques jours seulement, lui a manqué. Tout en Alastor lui manque ; mais elle n'a jamais conscience de ça lors de leurs disputes qui se veulent nombreuses et destructrices. Elle s'assoit sur le lit, agrippe doucement la main de son comparse et murmure « Je suis désolée » sa voix se brise, alors qu'elle aurait voulu ajouter à quel point elle aurait voulu venir plus tôt, mais qu'elle n'en avait pas le courage – et maintenant, elle se sent déboussolée. Elle voudrait aussi dire à quel point elle l'aime ; mais il le sait déjà. Depuis leur septième année, ils le savent. L'amour qu'ils se portent, c'est un fait ; et si Alastor a dû passer le balai devant sa porte depuis quelques années déjà, il n'en est rien pour Daisy. Il le sait – il doit le savoir. C'est un fait. Elle n'a pas besoin d'énoncer les faits. En désespoir de cause, ses doigts s'enserrent brièvement autour de leur prise, son épiderme s'abreuvant de ce contact post-rixe, avant de la relâcher. « Les gens racontent beaucoup de choses à ton propos, Al, t'es devenu une légende. » elle esquisse un sourire mais son cœur bat encore beaucoup trop vite « comme Merlin. » ajoute-t-elle simplement, histoire de souligner à quel point il était devenu ce qu'il avait toujours souhaité être ; un héro. Daisy croise les bras contre sa poitrine, ses mains frottant ses épaules, ses doigts s'accrochant au tissu qui les recouvre. Ils ne se sont jamais réconciliés de cette manière-là ; jamais dans ce genre de circonstance. Et elle est malade ; malade d'être comme elle est, malade d'avoir attendu avant de lui rendre visite, malade de s'être emportée et d'avoir été, comme à son habitude, trop fière pour faire un premier pas vers lui. Et soudain, la raison l'emporte et ses yeux noyés de larmes recommencent à scruter le charmant visage du supplicié. « C'est Andromeda qui nous réconcilie d'habitude » ses bras croisés se crispent ; elle sourit mais ses yeux brillent et rougissent. « par Merlin, je t'en prie, ne refais plus jamais ça. » Daisy s'empare de sa manche et la passe sur ses deux yeux, réprimant un sanglot qui lui brûle la trachée. Elle peut vivre avec la certitude qu'il ne veut pas d'elle – pour des raisons d'incompatibilité, ou ce qu'il a trouvé pour justifier le fait qu'il n'a pas envie de s'engager à ses côtés – mais exister dans un monde sans lui, elle n'en serait pas capable. Tout simplement pas capable.

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"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me.   Sam 24 Juin 2017 - 16:43


C'est irréel, c'est un mauvais rêve.
Etendu sur son lit, Alastor ne pense plus. D'ordinaire, il se serait levé derechef, aurait ignoré les consignes et déserté l'hôpital sans avertir le moindre service. Les égratignures et les coupures, ça le connaît. C'est le lot de l'Auror, il n'en a pas peur et les a toujours arborées avec honneur. Des fractures, il en a eu. Tout ce qui compte, c'est qu'il soit sur ses deux pieds, indépendant, prêt à vadrouiller. Aujourd'hui, ce n'est plus envisageable. Il gît hébété, tristement conscient. La pâleur des lieux lui évoque le teint des résidents de la morgue, d'un captif malencontreusement embrassé. Il se sent horriblement vide, comme transpercé de toutes parts. Alas ! Ce n'est pas le cas, son torse est toujours entier, son coeur n'est pas encore troué. L'air y stagne, lourd et tiède, en souvenir des étés passés. Depuis quelques jours, les médicomages se succèdent à son chevet, ce ballet fantôme l'ennuie et l'épuise. Il a fini par enregistrer leurs allées et venues, leurs heures de passage mais pas un seul visage. Anonymes, tout de blanc vêtus, il ne les distingue plus. Le tictac de l'horloge le rend fou, ajoute un suspens qui n'a plus lieu d'être ; le verdict est tombé. On lui administre de quoi ignorer la douleur mais ce sont ses idées noires qu'il faudrait chasser. Tenaces et rapaces, il est leur proie, elles gravitent et persistent, lui tiennent compagnie. On ne réconforte pas un homme à force de potions, vertueuses ou non. On ferait mieux de l'oublier, peut-être choisira-t-il de faire de même avec ses pensées. Des emmerdes, il en a. Plus relationnelles qu'autre chose, mais en est-il surpris ? Non, pas tellement. Ce qui devait arriver arriva, tu le savais, au fond de toi. Tu l'attendais. Raisonnement à la con, réconfort de l'infortuné.

On vient le prévenir d'une visite, il acquiesce en silence. Une connaissance, un collègue du ministère ? Une voix et des pas captent déjà son attention, il tourne la tête, découvre la silhouette. « Alastor... » Daisy. Daisy ! Il lui offre un coup d'oeil absent, plus neutre qu'il ne le souhaiterait. Un mimique en guise de bonjour. Daisy, des fleurs à la main, Daisy ahurie. Aussi estomaquée que lui à son réveil. Il devra s'habituer à ce premier regard, elle ne sera pas la dernière à s'en parer. S'habituer, c'est dédramatiser, faire de l'exceptionnel une routine - la sienne, en l'occurence. Cette perspective ne l'enchante guère. La jolie rousse lui apporte de nouvelles voisines ; des fleurs aussi blanches que ces foutus murs. Il n'est pas très porté nature mais préfère le taire. La voilà qui souffle un pardon illégitime. Alastor soupire doucement. Ne t'excuse pas, ne t'en fais pas pour moi. C'est rien, trois fois rien. Sa main enserre la sienne et le réchauffe malgré lui. Il aimerait la détester, la rejeter serait plus aisé. Pourtant, il se laisse faire, avide et curieux. Sa voix sans timbre est trop familière, trop chérie, trop attendue. C'était ce qu'il avait espéré, en reprenant conscience, sonné mais inquiet. Il s'était posé cette question égoïste, la seule qu'il lui restait. Qu'est-ce qui la retient de me rendre visite ? Son salon de thé ? A en croire son absence, l'envie, tout simplement.

Il l'observe pleurer et ne pipe mot. Les sanglots et les cris, c'est du pareil au même, elle s'exprime. Lui ne parvient pas à sourire, se contente de fixer les roses trop pâles, évite son regard. « Les gens racontent beaucoup de choses à ton propos, Al, t'es devenu une légende. (...) Comme Merlin. » Une putain de légende. C'est donc ça, le deal tacite, perdre une jambe pour gagner les faveurs du peuple ? Une bien belle arnaque cette histoire. « Savoir que tes gosses me voueront un culte, ça me fait une belle jambe, Daisy. », qu'il grimace, sourcils froncés. Des enfants... cette folie lui a déjà traversé l'esprit. T'es dur, Al, trop dur. Daisy ne mérite pas ça. Mais c'est plus fort que lui, il faut que ça sorte, qu'il évacue, qu'il se déchaîne sur le premier venu. Et qui mieux que Daisy pour cela... Oui, le témoin de premier choix. Elle le connaît, et il la sait capable de renvoyer la balle, si ce n'est de remporter le match. Mais aujourd'hui, il n'est pas d'humeur. Son ton se fait amer, mué d'un ressentiment qui n'a pas lieu d'être. « T'as failli être en retard. Comme tu le vois, je serai remis sur pied avant que tu ne puisses dire “perlimpinpin”. Mais je te remercie de me rendre visite, on se sent vite seul entre quatre murs. ». Il désigne la salle d'un mouvement circulaire du bras, pense à Andromeda. D'elle non plus, il a n'a pas eu la moindre nouvelle. Peut-être espère-t-elle le laisser en paix le temps qu'il récupère ? Non, Andromeda est partie. Ainsi alité, il se sent isolé, comme amputé du monde en trois jours. Sentiment qu'il abhorre. Il se redresse, appuyé sur ses coudes, menton relevé pour croiser enfin son regard brouillé. Les larmes perlent sur ses joues, ne lui font ni chaud ni froid. Il aimerait la prendre dans ses bras, la rassurer, lui murmurer un authentique je t'aime, mais il en est incapable. Il remonte les couvertures vers lui, masque les dégâts. « Andromeda n'est plus là, Daisy. Elle ne reviendra pas. » constate-t-il simplement, plus calme, comme s'il contait l'épilogue d'une mauvaise saga. Andromeda ne reviendra pas, elle ne nous réconciliera pas. Pas cette fois. Et ne compte pas sur moi pour te courir après. Alors, Daisy, qu'adviendra-t-il de nous ?

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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me.   Sam 24 Juin 2017 - 19:50



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It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


Ses phalanges se posent machinalement sur le genou d'Alastor, mais la pulpe de sa peau n'y trouve que du vide, épouse le matelas. Elle bat des cils, se rappelle que cette jambe n'est plus – partie en fumée, envolée. La prochaine fois, pense-t-elle dardée d'une amertume écœurante, de quoi s'agira-t-il ? Son bras, son autre jambe, sa tête ? Elle serre les dents lorsqu'il lui répond, évoquant des enfants qui, dans son monde, n'ont aucune raison d'être sans lui. Daisy le trouve affreusement dur, mais estime qu'elle l'a mérité ; il lui a dit bien pire, et elle lui a toujours rendu la pareille. Ce n'est pas cette pénible remarque qui la fera se lever et déserter la pièce, emportant avec elle des rêves brisés en guise de seul bagage. En désespoir de cause, elle continue à éponger ses larmes du bout de ses doigts tremblants, essayant de capturer le regard d'Alastor qui se veut fuyant. Désabusé, presque. Elle se demande alors comment ils en sont arrivés là – pourquoi a-t-elle voulu pourrir leur relation jusqu'à la racine lorsqu'il l'a rejetée ? Pourquoi a-t-elle menti en disant qu'elle comprenait qu'il fasse passer sa future carrière avant elle ? Ce passé, cet aveux, remontait à une dizaine d'années. Mais Daisy se sent toujours indignée en y repensant ; peut-être est-ce finalement son problème, celui qu'aucun de ses amis ne partage. Ils ont tous grandi, tous sauf elle. Elle s'accroche à Alastor, entretenant malgré elle un amour dérisoire à son égard, et un espoir qu'elle sait imperceptible mais bien présent dans le creux de son ventre. Elle sent brûler avec la même intensité cette flamme dévorante qui a poursuivi l'adolescente de dix-sept qu'elle était à l'époque jusqu'à l'adulte qu'elle est supposée être maintenant, au chevet de cet homme sans qui la vie serait désagréablement vide. Mais Alastor l'a dit, ou l'a suggéré ; l'amour ne fait pas tout. Foutaises, foutues conneries. On n'lui demande pas son avis, à Daisy, on lui dit seulement d'aller se faire voir et on attend qu'elle s'exécute.

Au fond, Daisy pense que tout aurait plus simple si elle avait été un peu plus comme Andromeda. Moins furieuse, moins chaotique, moins émotionnelle ; au fond, peut-être qu'Alastor aurait préféré Andromeda et lui aurait tout pardonné. Daisy se demande, l'esprit embué par l'expression de ses larmes piquantes, si Alastor lui pardonne encore tout. Lorsque son comparse remonte le drap, la jeune femme soulève sa main et plaque ses deux paumes entre ses cuisses. Elle s'empêche de le scruter, de le toucher. Ça la dévore, pourtant, mais elle a l'étrange impression de ne pas être la bienvenue. Le souvenir de leur dernière dispute est encore frais, et son accident l'est davantage. Il lui faut du temps pour s’accommoder à son amputation, pour allier l'image qu'il pense aborder à ce qu'il reflète désormais. La différence est de taille. Daisy comprend, ou du moins elle essaie. Elle n'sait pas ce que ça fait que d'être un brillant auror en devenir, réduit au statut d'éclopé en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Quidditch. Elle ne sait pas nécessairement si Alastor désire en parler de manière plus approfondie mais elle sait qu'elle n'est personnellement pas capable de garder le silence plus longtemps à ce sujet ; n'est-ce pas normal de savoir ? Le besoin devient viscéral, instable, violemment présent. Avant qu'elle ne puisse évoquer le sujet des circonstances qui l'ont amené dans cette inquiétante situation, Alastor constate l'absence d'Andromeda ; une absence qu'il veut définitive. Aussitôt, Daisy se redresse, s'apprête à lancer le coup fatal, la parole de trop. Dans ses yeux, l'éclat y est agressif.

Puis, ses prunelles se posent sur le drap qui ne parvient pas à épouser la jambe qui n'est plus. Son cœur continue à battre la chamade, mais la combativité n'est plus. « T'en sais rien, Alastor, de ça t'en sais foutrement rien. » souffle-t-elle en parvenant enfin à capturer ce regard qui, il y a de ça quelques années, parvenait encore à la faire frémir. Daisy n'a jamais pensé qu'Alastor pouvait être dans l'vrai, que ses mots soulignaient une véracité redoutable ; sa fidélité à l'égard d'Andromeda est lourde de sens, car elle a toujours été là. Sauf aujourd'hui – aujourd'hui où toutes ses certitudes semblent trembler sous ses pieds. Machinalement, Daisy libère l'une de ses mains, tend le bras et frôle un hématome sur la tempe d'Alastor. Tout est prétexte à le toucher, à se sentir physiquement proche de lui. « Je veux pas parler de ça. » reprend-elle en baissant le bras, posant de nouveau sa main sur celle de son acolyte, ignorant le fait qu'elle est celle qui a évoqué Andromeda en premier. « Que s'est-il passé ? Qui t'a attaqué ? » s'enquit Daisy d'une petite voix, d'une voix qui ne lui ressemble guère, elle qui aboie plus que ne parle. Ses doigts enserrent fermement leur prise, son pouce dessinant des arabesques sur cette seule parcelle de peau à laquelle elle a accès ; elle est tendre, malheureuse, aimante. Elle craint de le perdre, de lui dire une saloperie un jour et de le perdre le lendemain. « Quand peux-tu sortir de Sainte-Mangouste ? Tu peux rester quelques jours chez moi, si tu veux. Le salon de thé peut se débrouiller sans mon oeil de lynx, et on demandera à Ted de passer avec Dora. » Elle s'en veut d'avoir eu peur, de ne pas être passée plus tôt ; son arrivée tardive s'est visiblement faite remarquer par le principal intéressé. Elle le veut avec elle ; elle veut le voir au lever, au coucher. Elle veut s'occuper de lui car, visiblement, elle n'en a pas fait suffisamment. Elle l'aime, et ça la dévore, ça la pourrit. Mais ça la fait vivre, et c'est suffisant.

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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me.   Mar 27 Juin 2017 - 16:34


Sa présence le hérisse et l'apaise. Paradoxe souhaité et réalisé, il crève d'envie de la mépriser, de l'étreindre, de lui crier de s'en aller, de l'embrasser. Peut-être les quatre en même temps. Il n'en sait trop rien. Son esprit n'est plus limpide, sa conscience dérive, il sombre sans résistance. Il se questionne, que l'amène-t-elle ici, maintenant ? Constater d'elle-même son pitoyable état, lancer le sujet-débat Andromeda ? Voilà qui est fait. What's next?

Elle se dresse, déesse en colère, bras scellés contre sa poitrine divine. Il lève les yeux, en attente de l'ouragan. Mais ce n'est qu'une brise dans le déni qui lui chatouille les tympans. « T'en sais rien, Alastor, de ça t'en sais foutrement rien. » Contact visuel incendiaire, redouté et envié, ses prunelles l'électrisent. Il songe à réfuter mais choisit de la laisser parler, elle ne souhaite pas aborder le sujet, tant mieux pour eux. Ça lui ferait trop mal, à Alastor, de ressasser avec elle cet épisode trop récent. Seul il se noie, son analyse est obsolète, malhonnête. Andromeda ne mérite pas pareil juge et bourreau, l'homme qui sommeille en lui ne le tolère pas. C'est l'ami endolori qui prend le dessus, qui écrase ce sentiment par un autre plus vif, plus vil. Daisy a sans doute raison, il n'en sait foutrement rien. Mais il a le mérite de composer avec ce qu'il ressent. Du vide, un manque béant, une trahison sans nom. Il ne s'agit pas d'un mauvais rêve, d'une farce perverse, mais d'un fait accompli. A ce simple constat, Alastor ne flanche pas. Il en veut à Andromeda, à Daisy pour ce qu'il juge être son retard. Peut-être que c'est ça, son problème. Les femmes, il ne les comprend pas. Elles semblent l'interpréter, le décrypter de façon erronée. Lui-même a perdu le mode d'emploi. Daisy le fout dans l'incompréhension, le doute persistant. « Que s'est-il passé ? Qui t'a attaqué ? » Je ne m'en souviens pas mais le résultat est là. Il inspire, incertain. Que doit-il lui avouer, que sa vigilance a flanché ? Qu'il est humain après tout, et que face à des mages expérimentés, il n'a pas su faire le poids ? Comment le percevra-t-elle ? Comme un héros déchu, un mythe brisé ? Et ça, égoïste qu'il est, il souhaite par-dessus tout l'éviter. « Je... » qu'il murmure à son tour. Sa voix se meurt lorsque la sienne reprend de plus belle.

Elle caresse sa tempe, il se laisse bercer par le va-et-vient de sa chair sur la sienne, bleutée et jaunie. Couleur essence sous la pluie. Le contact est reporté sur sa main. L'étreinte se fait plus persistante, comme nécessaire. Frémissant, il boit ses paroles, écartelé par des sentiments trop violents. Haine de lui-même, trop d'amour envers elle. « Quand peux-tu sortir de Sainte-Mangouste ? Tu peux rester quelques jours chez moi, si tu veux. Le salon de thé peut se débrouiller sans mon oeil de lynx, et on demandera à Ted de passer avec Dora. » La main tendue le touche, il aimerait la saisir mais c'est contre principe. Avec l'impression d'être un gosse à qui on promet une glace si son comportement séduit l'adulte responsable, Alastor ne parvient pas à la remercier.

« Je ne veux pas que tu me maternes, Daisy. Toi plus que quiconque. » Ça me tuerait et tu le sais. C'est une parole sincère prononcée d'une voix trop faible. Nulle envie de devenir celui à la traîne, qu'on attend, qu'on relance incessamment. Etre le compagnon lourdaud, qu'on supporte en souvenir du bon vieux temps. Alastor lui fait confiance sur ce point-là. Elle aussi ne supporterait pas la dépendance, l'attention guidée - même bien pensante. Et pourtant, ne sont-ils pas constamment attirés, trop liés ? N'est-ce pas là leur plus grande fatalité ? Je ne veux pas t'infliger ça. « On a eu de la chance, tu sais. C'est qu'une jambe, ç'aurait pu être la mort. Les autres se sont remis de l'embuscade, c'est le principal. Peut-être pas pour toi. Il fixe ses lèvres. Cherche ses mots. Des Mangemorts, sans doute. C'était trop rapide - je n'ai rien senti. » Piètre réconfort, le seul qu'il puisse lui offrir. Ses doigts se saisissent des siens, s'emparent de son poignet, palpitants. Puis il concède. « Ted... Oui. Mais Dora... je ne veux pas qu'elle me voit comme ça. » Pour son ego en carton, pour les yeux de l'enfant, il implore ce paramètre. C'est vrai qu'il faudra tôt ou tard embrasser cette nouvelle identité, mais le plus tard sera le mieux. Lâche décision. Il ne se sent pas le courage d'horrifier sa filleule. Daisy en a déjà trop vu. Rien qu'à l'idée de tituber devant elle ou Ted, Alastor a la gerbe. Son honneur en prend déjà un sacré coup, jouer au nouveau-né ne l'enchante guère. « Je remarcherai, ajoute-t-il, comme s'il s'agissait d'une anecdote sympathique. Ce soir c'est lasagnes, on prévoit du beau temps pour demain. J'en ai pas fini. » glisse-t-il avec un sourire qui se veut convainquant. C'est pourtant son unique certitude quant à son état physique - il remarchera, les médicomages y travaillent, il y croit.

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MessageSujet: Re: (alastor), you are haunting me.   Jeu 29 Juin 2017 - 0:31



you are haunting me
It's hard letting go, I'm finally at peace, but it feels wrong, Slow I'm getting up, My hands and feet are weaker than before. And you are folded on the bed Where I rest my head, There's nothing I can see, Darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there, Wherever there is you, I will be there too. There's nothing that I'd take back, But it's hard to say there's nothing I regret. 'Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, You bleed, we crawl like animals, But when it's over, I'm still awake. ~ silhouettes, of monsters and men.


Le constat, bien qu'amer, est palpable, ancré au fer rouge dans la chair d'Alastor. Les sentiments qui affluent sous l'épiderme de Daisy sont féroces, déstabilisants, mais elle les emploie un par un, l'habitude lui permettant simplement de se contenir plus longtemps qu'à l'accoutumée. Les circonstances, bien que malheureuses, sont spéciales et force est de constater que l'aînée des Weasley sait se tenir dès qu'elle s'en sent obligée. Il n'est guère question de querelle, ou de celui qui renverra la balle le plus fort, car pour la première fois depuis des années, Daisy ne perçoit aucune utilité dans cette ferveur colérique qu'elle leur impose inlassablement. Sur son épaule se balance un petit oiseau, conteneur d'idées noires et de rixes communes, et doucement il lui chuchote : n'as-tu pas détruit ce que vous auriez pu créer ?

Cette pensée l’électrise, tandis que ses doigts s'accrochent à ce pauvre périmètre de peau auquel elle a accès, car elle souligne une vérité à laquelle Daisy essaie encore d'échapper ; elle aurait pu prendre son mal en patience, devenir une version adulte de ce qu'elle était à Poudlard. Souvent venimeuse, passionnée – mais mature. C'est le mot de trop, la qualité qu'elle aurait pu avoir mais ne possède guère. L'idée lui trotte parfois dans la tête qu'Alastor n'aurait pas été aussi difficile face à une prétendante arborant les traits et qualités d'Andromeda ; il peut dire ce qu'il veut à propos de la Black désormais, mais cette certitude occupe ponctuellement son esprit et ne s'y délogera probablement jamais. Daisy a cruellement conscience d'être ce qu'elle est ; une Weasley un peu rustre, qui parle trop fort, qui s'emporte tout aussi rapidement. Quelqu'un qui aurait pu l'empêcher de gravir les échelons. Et lorsque son œil mortifié se porte à présent sur son corps mutilé, amputé, elle se demande à quoi toutes ces années ont servi. Ils auraient pu être heureux, duo devenant trio par la force des choses. La finalité aurait peut-être été différente si Alastor avait tout simplement accepté d'essayer. Dix ans plus tard, Daisy était toujours au même point que cette adolescente un peu éberluée d'avoir été rejetée pour une raison d'incompatibilité. Dans le monde de la gamine, et de cette enfant devenue grande, l'amour faisait tout, mais Alastor avait pris en compte trop de paramètres, trop de possibilités, envisageant un futur trop grand à porter pour eux deux. Il l'avait évincée au profit d'une carrière qui lui avait subtilisé sa jambe.

Plus Daisy y pense, plus elle trouve ça injuste. La douleur, elle se la traîne au quotidien ; car les deux savent, les deux ressentent, mais ne disent rien. Ne disent plus rien. Dans cet accident, la sorcière ne voit pas son retour dans le jeu, mais des années bêtement gâchées. Ça se débat dans son ventre, ça la bouscule, ça lui fait remonter le cœur jusqu'au bord des lèvres – dans tout ça, elle a failli perdre Alastor et ce fait la rend fébrile, plus ouvertement aimante et tendre qu'à l'accoutumée. Elle se promet d'agir correctement, elle se promet d'être à ses côtés. Elle le touche tant qu'elle a l'occasion de le faire, avant que cette bulle n'éclate et que les tensions les fassent retomber dans la spirale infernale qu'est leur avenir. C'est ce que Daisy se dit, mais elle en doute au fond : rien ne sera plus vraiment pareil.

« Il n'est pas question que je te materne, Al. J'ai failli te perdre et...je veux juste passer un peu plus de temps avec toi. » ses yeux clairs lui quémandent de ne pas protester ; sans doute en vain, mais elle essaie. Daisy n'en demande pas trop, ne le retient pas non plus en otage. Elle veut du temps, suffisamment pour parvenir à trouver le courage de se lover dans ses bras et à s'imprégner de son odeur. Elle n'espère pas plus, elle veut seulement le retrouver. C'est qu'une jambe, ç'aurait pu être la mort. Sa respiration se coupe, et elle a la très étrange impression de sentir le sol vibrer sous ses pieds. « Mais je m'en fiche des autres.. souffle-t-elle, la voix vite absorbée par la cavalcade d'idées noires pressant fermement la barrière de ses lèvres. Je veux dire, tes collègues sont en bonne santé, c'est parfait, ne gardent aucune séquelle, très bien. Mais tu ne peux pas en dire autant et, pour le moment, il n'y a que toi qui m'intéresse. Une jambe, ce n'est pas rien, et je ne peux pas considérer une amputation comme une chance pour toi, même si, effectivement, c'est préférable à la mort. » son intonation est concernée, et sa bouche est sèche comme du papier. Perdre une jambe signifie un retour à la case départ, le réapprentissage d'un équilibre durement acquis. Puis les doigts d'Alastor viennent chercher les siens, embrassent son poignet, réinstaurent d'un geste tout l'amour qu'elle lui porte. Les lèvres de Daisy s'étirent, alors qu'elle acquiesce aux dires de son comparse ; des mots qui ne prêtent pourtant pas à sourire. « D'accord, d'accord, juste Ted. » elle n'a pas besoin d'épiloguer, elle fait l'effort de comprendre et de voir où se cachent les failles dans son idée d'origine. Les regards des enfants se font souvent plus inquisiteurs et, ayant une dizaine d'années de plus que sa plus jeune sœur, Daisy en a fait souvent l'amère expérience. Elle pense cependant que la petite Dora est suffisamment sensible pour percevoir toute la souffrance de son parrain, et ne pas piper mot à ce sujet.

J'en ai pas fini. « Je n'en doute pas. T'es coriace, Maugrey. » Coriace, oui, mais jusqu'où ira-t-il pour prouver son invisibilité chimérique ? La question est là, tangible et pertinente, et ne demande qu'à épouser la lumière. Daisy ne dit rien, toutefois, suivant ce chemin de conversation où ils se contentent de prétendre que tout va pour le mieux. Prétendre, prétendre pour leur salut ; mais son cœur se serre lorsqu'elle pose ses prunelles sur le visage tuméfié d'Alastor. Tout ça n'aura servi à rien. « Le look de pirate t'ira très bien, il ne te manque d'ailleurs plus qu'un perroquet sur ton épaule et un patch à mettre sur ton œil. Tu seras terriblement séduisant, encore plus que d'habitude. » glisse-t-elle, son sourire se faisant plus large et entendu. Doucement, elle se penche en avant, embrasse la joue qui est à sa portée. Elle pourrait compter sur les doigts d'une seule main le nombre de fois où ses lèvres ont rencontré les pommettes d'Alastor ; mais l'occasion est spéciale, dramatique à l'excès, à marquer d'une pierre blanche. Mais lorsqu'elle s'écarte, enfin, la bouche encore chaude de ce contact, Daisy se sent apaisée. Tranquille, calme, au milieu de cette tempête qui se prépare. Pas maintenant, a-t-elle dit. Plus tard, ils trouveront le moment opportun pour de nouvelles luttes. Plus tard.

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"and the freedom of falling" ; there is a swelling storm and I’m caught up in the middle of it all, and it takes control of the person that I thought I was, the girl I used to know. but there is a light in the dark and I feel its warmth in my hands, in my heart but why can’t I hold on ? 'cause it comes and goes in waves, it always does. we watch as our young hearts fade into the flood, and the freedom of falling and the feeling I thought was set in stone, it slips through my fingers and I'm trying hard to let go but it comes and goes in waves. @dean lewis
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