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 à cause de toi mon cœur saigne (miles)

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kill 'em with kindness
APARECIUM : 03/12/2015
HIBOUX : 307
SANG : Mêlé, ses racines moldues remontent à sa grand-mère maternelle.
IDÉOLOGIE : Neutre, en réalité, mais Andrea a rejoint les mangemorts pour se venger de la mort de son père.


MessageSujet: à cause de toi mon cœur saigne (miles)   Ven 23 Juin 2017 - 21:22

Elle la sent. Jour et nuit. Cette rage, celle qui la bouffe, qui la tient éveillée, l’empêche de manger, de respirer. Sa mère l’observe, inquiète. Elle a les traits tirés, des cernes violacées, ne sourit plus jamais. Elle l’aimait son père, bien sûr, mais elle ne savait pas qu’elle l’aimait autant. Longtemps, il avait été sa bouée de sauvetage, son ancre. Celui qui la protégeait, d’un regard, d’un geste. Et, surtout, elle savait, que s’il était mort naturellement, elle n’aurait jamais réagi ainsi. Sa mort était son déclencheur, ce qui l’avait forcé à prendre part à la guerre, à jouer un rôle. Mais pas du bon côté, pas du bon côté. Elle se demandait, parfois, si elle n’aurait pas mieux fait de rejoindre l’Ordre, de se battre au grand jour. Mais elle avait choisi la vengeance froide, celle qui se glisse lentement sous les draps, qui pénètre les foyers sans même qu’on ne la voie. Celle qui tue, d’un regard, d’un geste. Ce n’était pas facile, pas du tout. Elle les voyait évoluer autour d’elle, leur sourire avide de tuerie sur les lèvres. Ils ne vivaient que pour assassiner. Elle ne comprenait pas, ne pouvait pas comprendre, refusait de comprendre. Ils riaient aux éclats, se mordillaient les lèvres d’un air mauvais et elle avait envie de vomir. Vomir sa haine, sa rage. Souvent, elle se surprenait à serrer sa baguette contre elle, à deux doigts de murmurer des sorts impardonnables. Mais elle se ressaisissait. Pas ici, pas comme ça.

Il était tard, ou tôt. Trois heures du matin. La pleine lune illuminait les ruelles de Pré-au-lard, et le vent de nord rafraichissait les alentours. Andrea frissonne, passe une main dans ses cheveux, et réprime un bâillement. Elle ne sait pas trop ce qu’elle fait là, ne comprend pas l’intérêt, mission secrète, espionnage, que des mots qui ne veulent rien dire, n’ont aucune signification. On m’occupe, songe-t-elle, on m’éloigne, peut-être. Elle a les yeux fixés sur une petite maison, aux lumières éteintes, aux fenêtres fermées. Tout le monde dort, ici, ou est absent. Elle doit observer, surveiller, qui, déjà ? Elle ne sait plus bien. On ne lui a donné que la moitié des informations, parce qu’on ne lui fait pas encore entièrement confiance. Elle est novice, la petite. On ne sait pas encore qui elle est vraiment. Une ancienne Pouffsouffle, qui n’a jamais fait parler d’elle. Toujours le sourire aux lèvres, jamais, jamais une parole, un mot de travers. C’est étrange, elle peut presque entendre leurs murmures, deviner leurs mots, quand elle passe à côté d’eux. « C’est une enfant », elle n’est pas la plus jeune, mais elle a encore l’air si innocente. Elle n’est pas crédible, elle le sait. Et pourtant, elle s’en donne les moyens. Elle adopte leur posture, leur mot. Elle a le regard noir, les lèvres pincées, et aboie, presque, quand on lui parle trop sèchement.

Elle soupire, s’ennuie mortellement. Elle croise les bras, essaie de se réchauffer. Si elle avait su, elle aurait emporté bien plus que son petit gilet de coton blanc. Elle s’adosse contre le mur quand elle entend un petit « plop », elle tourne le visage et le voit apparaître, lui, dans un tourbillon magique. « Tu es en retard, » elle grommelle sans aucune autre salutation. Elle est de mauvaise humeur. Elle attend depuis une demi-heure, seulement, mais les minutes sont longues, et il lui semble être là depuis des heures. Il s’approche d’elle, son visage d’enfant éclairé par l’astre de nuit. Elle est contente, au fond, de le voir, de passer un moment avec lui. Elle devrait le détester, le haïr, comme tous les autres. Elle essaie. Quand elle reste éveillée la nuit, elle pense à lui, et se répète, « je te déteste, aussi, Miles », mais elle ne convainc personne. Surtout pas elle. Il est le seul pour lequel elle ressent un minimum d’empathie, de bienveillance. Il semble différent. Du haut de ses vingt-deux ans, il n’a l’air que d’un petit enfant qui se demande encore ce qu’il fait là. Parfois, elle se demande quelles sont ses motivations, mais jamais elle n’a osé lui poser la question. Ce sont des non-dits chez les mangemorts. On en fait partie parce qu’on déteste les sang-mêlés, les moldus, ou parce qu’on aime tuer. Rien d’autre. Mais lui, lui, pourquoi ? Il a cet air angélique qu’il porte à merveille, ce sourire en coin qui pourrait en dévaster plus d’une, son regard qui parvient à vous émouvoir lorsque vous vous y plongez. Il est différent, mais, comme les autres, il a l’odeur du sang, l’odeur de la mort. Pour ça, seulement, elle devrait le détester. Elle chasse tout ça de son esprit, comme toujours. Elle se rappelle qu’elle n’est pas là pour s’attacher, pour chercher à comprendre. Mais pour trouver la vérité, et tuer, tuer. Même lui, s’il le faut. Même lui. « Pourquoi on est là ? » finit-elle par demander. Il ne répond pas tout de suite, l’observe, et elle l’observe aussi, comme si c’était un jeu, à celui qui détournera le regard en premier. Et c’est elle, bien sûr, qui perd, toujours troublée par son regard. « Il n’y rien à faire ici, » elle murmure, « rien. » Elle ferme les yeux, laisse le vent caresser son visage. « J’ai froid », ajoute-t-elle dans un souffle, mais elle semble se parler à elle-même. Elle rouvre les yeux, et jette un regard vers son binôme, concentré sur la maison. Et, comme toutes les fois précédentes, elle se demande alors, qui es-tu Miles, qui es-tu vraiment ?

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APARECIUM : 29/08/2006
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SANG : Mêlé, avec un héritage purement sorcier sur plusieurs générations.
IDÉOLOGIE : Servant du Seigneur des Ténèbres, mais ce n'est pas les idées qui l'y nt poussé, mais sa soif de pouvoir et de connaissance.


MessageSujet: Re: à cause de toi mon cœur saigne (miles)   Lun 26 Juin 2017 - 23:54

Miles soupira en enfilant sa cape de sorcier. Il était tard, plus de deux heures du matin, et une longue nuit l'attendait. Il ne s'était pas couché, préférant enchaîner les cafés pour rester éveillé après son travail à la boutique. L'activité de Mangemort n'était pas de tout repos. Si Miles n'adhérait pas forcément aux idées et se mêlait à eux plus pour son intérêt personnel, il avait conscience qu'il ne pouvait pas refuser les missions ingrates qu'on pouvait lui confier et qu'il devait encore faire ses preuves, malgré le temps déjà passé au sein de leurs rangs. Son manque d'implication devait se voir, se disait-il parfois, alors il fallait se rattraper de temps en temps en se montrant volontaire pour certaines choses. C'est lui qui s'était porté volontaire pour cette mission d'espionnage. L'idée de passer des heures dans le froid et à la nuit à attendre un évènement qui n'aurait peut être jamais lieu ne l’enchantait pas du tout. Mais ce serait au moins l'occasion de garder un œil sur son binôme. Pour ce qu'il en voyait, Andrea Northrop était digne de confiance, presque aussi innocente et manipulable qu'un nouveau né; mais il fallait mieux rester méfiant.

Miles avait rendez-vous avec Andrea à deux heures et demi; il s'y rendit quelques minutes en avance et fut agacé de constater qu'elle n'était toujours pas arrivée. Miles était du genre à être toujours un peu en avance et à estimer que les autres devaient en faire de même. Il fut tenté de l'attendre mais préféra finalement se lancer en avant pour faire du repérage. Il essaya de marcher le plus doucement possible, faisant ses pas légers sur le sol. Il lui semblait que passer inaperçu était réussit, qu'il était aussi silencieux qu'une ombre; mais une baguette pointée dans son dos lui indiqua le contraire. Bott, tu devrais être plus discret. Tu prends la relève ? C'était l'un de ses camarades Mangemorts, qui avait écopé du premier tour de surveillance. Miles acquiesça, et lui expliqua qu'il attendait son binôme. Après une rapide conversation pour prendre connaissance des informations (la cible était bien rentrée chez elle, aucune visite depuis), il fit demi-tour pour revenir à l'endroit prévu du rendez-vous.

Anrea l'attendait, emmitouflé dans un cardigan blanc, l'air impatiente. Son visage dégageait quelque chose de doux et d'innocent, mais était souvent habillé par une expression déterminée. Miles ne pouvait pas s'empêcher de se demander ce qui lui passait par la tête quand il la regardait... Andrea était sans conteste une belle femme, et dans d'autres circonstances il n'aurait pas eut la même attitude avec elle. C'était le genre de femme qu'il aimait séduire, pour mieux les manipuler et les délaisser. Mais dans le cadre du travail de Mangemort, cette attitude n'avait pas sa place. « Tu es en retard, » Elle semblait de mauvaise humeur, ce qui n'arracha aucune réaction à Miles. Il n'aimait pas qu'on lui dise qu'il était en retard, mais techniquement il n'était pas en retard... « Pourquoi on est là ? » Bien sûr, Andrea n'était pas au courant de toute l'affaire. En tant que nouvelle recrue, on ne lui disait que le strict nécessaire. Elle n'avait pas été jugée encore assez digne de confiance pour que tout lui soit révélé. Miles la regarda, se demandant quelles informations il pouvait lui transmettre sans compromettre la mission et sa place. Peut être valait-il mieux ne rien dire... « Il n’y rien à faire ici, rien. J’ai froid. » Évidemment qu'elle avait froid avec sa tenue légère.Il leva les yeux au ciel, un instant agacé par sa naïveté. Mais elle était toute jeune recrue et ce genre de mission était une nouveauté pour elle, il fallait se montrer patient. « J'ai fait du repérage, suis-moi. » Ils marchèrent en silence quelques minutes. Il la mena jusqu'à la planque qui avait été utilisée par l'autre Mangemort, sans doute l'endroit le plus adapté pour observer la petite maisonnée. C'était un petit ensemble de buisson, au milieu desquels on pouvait s'asseoir. Miles pris place au sol directement, conscient que les prochaines heures allaient être compliquées. « Il faut observer la maison, et les allées et venues. On surveille, on veut savoir si la personne est digne de confiance et peut être approchée. » C'était le minimum d'information qu'il pouvait lui donner. Il fallait qu'elle soit attentive comme lui. « Tu peux t'asseoir, ça risque d'être long. » C'était comme une invitation. Et en tant qu'homme galant, il alla même jusqu'à déboutonner sa cape de sorcier pour la lui tendre, un instant attendri par air frigorifié.

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MessageSujet: Re: à cause de toi mon cœur saigne (miles)   Mar 27 Juin 2017 - 15:26

Elle avait d’abord pensé que son arrivée au sein des mangemorts serait semée d’embuches. Elle avait été surprise quand elle s’était rendue compte qu’elle était déjà considérée comme une membre à part entière, après quelques semaines seulement. Elle avait déchanté quand on lui avait annoncé qu’elle aurait un partenaire pendant quelques mois, le temps qu’elle s’habitude à la façon de travailler. Elle avait compris alors qu’elle était surveillée, qu’on ne lui faisait pas encore entièrement confiance. C’était compréhensible. Son sang était mêlé et on savait certainement que Northrop était également le nom d’un des membres de l’Ordre. Elle ruminait intérieurement, pourtant, inquiète qu’un binôme puisse l’empêcher de mener sa mission à bien. Ce serait, en effet, plus difficile d’enquêter avec quelqu’un qui lui serait toujours collé aux basques. Et puis, on lui avait présenté Miles. Miles Bott. En un seul regard, elle avait compris. Il allait perturber sa quête de vérité, mais il perturberait sa vie, aussi. Elle n’avait jamais pris conscience de cela, elle n’avait jamais imaginé qu’un seul regard, un léger sourire, pourrait autant dévaster une vie. Elle se surprenait parfois à vouloir laisser glisser ses doigts sur le visage du jeune homme, le découvrir un peu plus, savoir qui il était vraiment. Elle espérait même qu’il soit comme elle, un espion, chargé de mettre à mal le groupe de Lord Voldemort. Pas un assassin, pas lui.

Malgré sa présence, elle n’avait aucune envie d’être là. Elle serait mieux, certainement, au coin d’un feu de cheminée, accompagnée d’une tasse de thé. Elle avait imaginé la vie des mangemorts bien plus palpitante que ça. Elle s’était trompée, apparemment, ce genre de mission d’espionnage était monnaie courante. Les choses étaient-elles plus vivantes du côté de l’Ordre ? Elle savait que depuis la mort du petit Potter, on s’agitait plus. L’horreur les avait frappé quand ils avaient compris qu’ils étaient même capables de tuer un bébé. Andrea en avait pleuré une nuit entière. Qu’est-ce qu’elle venait faire ici ? Elle aurait dû s’enfuir, loin, laisser la mort de son père impuni, mais vivre en paix. Cette possibilité aurait été dans sa véritable nature ; la fille discrète dont on ne parlait jamais. Belle, rayonnante et souriante, mais qui ne faisait jamais de vagues. L’assassinat avait déclenché un changement incompréhensible chez elle. Elle était déterminée. Et elle irait jusqu’au bout, même si des questions nouvelles venaient la tarauder tous les jours.

Miles l’invita à la suivre, la sortant de sa rêverie. Elle soupira, presqu’agacée. Marcher lui ferait du bien, pourtant. Elle sentit leurs corps se frôler, involontairement, et s’éloigna un peu de lui. Elle ne voulait pas ressentir ce genre de choses, elle ne pouvait pas. Il la mena à une planque, au milieu de buissons, où Miles s’installa rapidement. Andrea resta debout, elle n’allait pas quand même s’assoir à même le sol, froid et humide ? Instinctivement, elle se frotta les bras pour se réchauffer lorsqu’elle sentit l’air glacial lui caresser le visage. « Il faut observer la maison, et les allées et venues. On surveille, on veut savoir si la personne est digne de confiance et peut être approchée. » Elle se tourna vers la maison qui leur faisait face. Les rideaux tirées, aucune lumière ne transparaissait. Tout semblait tranquille. « C’est la maison de qui ? » elle demanda, sans pour autant attendre une quelconque réponse. Elle avait bien compris qu’il ne fallait pas trop lui en dire, pas encore, mais il était presque frustrant de devoir attendre des heures devant une habitation sans savoir pourquoi. Miles lui proposa de s’assoir, elle s’apprêtait à refuser quand elle le vit déboutonner sa cape et lui tendre. Elle en resta bouche bée quelques secondes, avant de l’accepter et de s’assoir à ses côtés. « Merci », elle murmura avant d’enfiler la cape sur ses épaules. Elle sentit l’odeur de Miles contre elle et en rougit presque.

lls passèrent quelques longues minutes en silence mais Andrea n’était pas capable de rester en place. Elle se mit à farfouiller dans le fond de son petit sac pour en sortir deux barres de céréales au chocolat. Elle en tendit une à Miles qui la regarda, incrédule, « mange, tu ne vas jamais tenir la nuit sinon. » Elle entama sa propre barre quand elle aperçut une lumière s’allumer dans la maisonnée. « Regarde, » elle souffla et posa instinctivement sa main sur le bras de Miles. Tous les deux fixèrent la maison, « ce n’est peut-être rien, » ajouta-t-elle presque déçue, quand elle ne vit qu’il ne se passait rien d’autre, « peut-être quelqu’un qui va aux toilettes », dit-elle en haussant les épaules. Elle se tourna vers lui et se rendit alors compte qu’elle n’était qu’à quelques centimètres de son visage. Dans l’excitation du moment, elle s’était approchée de lui, sa main toujours posée sur le bras du garçon, sans s’en rendre compte. Elle sursauta presque et se recula immédiatement, « e..excuse-moi », elle bégaya, reflétant alors la myriade de sentiments qui se déversaient en elle, la honte, la surprise, la colère envers elle-même, et puis, un autre sentiment étrange, qu’elle n’avait pas ressenti depuis des mois, des années, le désir. Le désir.

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MessageSujet: Re: à cause de toi mon cœur saigne (miles)   Lun 3 Juil 2017 - 0:09

Miles s'étonna lui-même de sa galanterie à l'égard d'Andrea. Il est vrai que son caractère était loin de celui du cliché du Mangemort rustre et violent mais faire preuve de tant de douceur à l'égard d'une quasi-inconnue n'était en général pas sans arrière-pensée. Il s'était déjà montré d'une gentillesse et d'une attention sans pareille avec les femmes; mais à chaque fois dans l'idée de les manipuler. En tant que sorcier rêvant de se sentir comme un dieu, l'idée de se jouer des autres confortait la sensation de pouvoir. Les femmes étaient une cible intéressante : elles étaient facilement sensibles à des attentions, tombaient facilement sous le charme lorsqu'on savait dans quel sens aller, et pouvaient être dévastés assez facilement. Miles adorait briser les cœurs. En regardant Andrea tandis qu'il lui tendait sa cape, il se demanda un instant si il ne pourrait pas en faire sa prochaine cible. Ils allaient être amenés à se fréquenter souvent dans les semaines à suivre, peut-être qu'il pouvait rendre cela intéressant... « Merci » Elle s'installa à coté de lui, et ils restèrent silencieux quelques minutes. Miles avait l'impression qu'ils étaient comme deux enfants timides et cette sensation le dérangea. Il n'aimait pas se sentir dépassé par une situation, ni gêné. Il voulait toujours avoir le contrôle sur tout. Il aurait pu répondre à sa précédente question pour mettre fin au malaise (qu'il avait d'abord préféré ignorer, car Andrea n'avait pas besoin de savoir qui ils surveillaient) mais préféra garder le silence un peu plus longtemps.

Ce fut finalement Andrea qui rompit cet instant gênant en lui tendant une... barre de chocolat. Miles fronça les sourcils d'un air interrogateur. En plus d'un an de planque pour les Mangemorts, c'est la première fois que quelqu'un lui faisait le coup. Le geste semblait si enfantin, si plein de bonté. Il en resta interdit. « Mange, tu ne vas jamais tenir la nuit sinon. » Il prit la barra dans sa main sans trop savoir pourquoi - l'étonnement l'empêchait sans doute de réagir correctement - et continua à la fixer d'un air qui aurait été absolument gênant si Andrea s'en était rendu compte. Mais elle avait reporté son regard et son attention sur la maison. « Regarde, ce n’est peut-être rien. » Dans le feu de l'action Miles en avait lâché sa barre au chocolat, et Andrea avait laissé sa main glisser sur son bras. Le devoir du Mangemort revenant au galop, le jeune homme garda son attention fixée sur la maison; mais il ne s'y passait rien. Simplement un peu de lumière. Il reposa son regard sur cette fine main posé sur son bras. Sa peau contre la sienne. Un contact aussi déroutant qu'agréable. Miles fronça les sourcils. « Peut-être quelqu’un qui va aux toilettes. » Il ne l'écoutait déjà plus, fixant son visage aux traits fins, sa chevelure qui semblait si douce, ses lèvres qui semblaient si tentatrices. Elle remarque leur proximité : « E..Excuse-moi. » Elle se recula, laissant un froid à côté de Miles. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce que Andrea déclenchait chez lui : le désir. Il y avait longtemps que Miles n'avait pas été intime avec une femme. Depuis plus d'un an ses préoccupations étaient autres, plus fortes, plus puissantes. Cela faisait plus d'un an qu'il n'avait pas joué à son jeu de manipulation car il s'était découvert deux nouveaux loisirs bien plus intéressants dans le meurtre et la torture. Et en dehors de son adolescence où la présence féminine déclenchait une montée d'hormones incontrôlables, il avait peu de fois ressenti un réel désir. Souvent le sexe avait été un moyen avec les femmes de mener son plan de manipulation à exécution. Rares étaient les femmes avec qui il avait été intime uniquement pour mener à son terme une attirance présente. Et pourtant quand il regardait Andrea il ne pouvait pas s'empêcher de se demander quel goût avaient ses lèvres, quelles formes avaient ses courbes, quelle odeur avait sa peau. Le désir n'était normalement pas une sensation désagréable pour le commun des mortels, mais elle était insupportable pour Miles. Il ne pouvait pas le contrôler, et il détestait ne pas avoir le contrôle sur quelque chose. Mais il pouvait toujours le réprimer; il baissa la tête, poussa un soupir agacé et afficha un visage froid et imperturbable. « Fais attention, je tiens à mon espace vital. » grogna t-il d'un air peu aimable. Prétendre que la proximité de Andrea le gênait était hypocrite. Mais c'est justement parce qu'il l'appréciait qu'il préférait la tenir éloignée. Jusqu'à ce qu'il sache quoi en faire et comment la maîtriser.

Il ne voulait pas que cet instant gênant perdure, et préféra donc changer de sujet immédiatement pour éviter de rester fixé là-dessus. « Je pense que ce n'est rien en effet. Ce sont deux personnes qui habitent ici. Ils sont sûrement... occupés. » C'était un couple qui habitait la maison, et à une heure si tardive, Miles imaginait bien quelle pouvait être leur activité actuelle, ou qui venait de se terminer. Cette pensée le fit rougir légèrement compte-tenu de ce qui venait de se passer une seconde avant. Heureusement que l'obscurité se faisait gardienne de sa gêne. Malheureusement elle était également plus propice à se laisser-aller à des pensées légères. Miles ne pu s'empêcher de faire revenir son regard vers Andrea et se demander ce qu'elle dirait si il laissait glisser sa main le long de son corps. Son dos semblait attirant; sa hanche également. Il déglutit, cherchant de nouveau une échappatoire. « J'ai perdu mon dîner. » Lana t-il en référence à la barre qu'elle lui avait donné quelques minutes plus tôt et qu'il avait laissé tomber. L'obscurité ne permettait pas de distinguer le sol et il était hors de question de prendre le risque de se faire repérer avec un Lumos. Alors il tâtonna de sa main droite, à la recherche de sa barre perdue.

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