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Février 1980 - Nuit noire et pillule blanche

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AuteurMessage

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Linda Oswin

APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 440
CREDITS : Avatar ROXY
AVATAR : Gemma Arterton
PSEUDO : Linda Oswin
AGE : Trente-six ans
SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
ANCIENNE MAISON : Elle a fait des études avec un professeur Particulier
SITUATION : En couple avec Ludovic Descremps
IDÉOLOGIE : Contre les mouvements extremistes
MÉTIER : Directrice des Auror


MessageSujet: Février 1980 - Nuit noire et pillule blanche Mar 27 Juin 2017 - 1:36




Nuit noire et pilule blanche
Antarès Rosier x
Linda Oswin

Il existait parfois des jours comme ça où l'univers tout entier semblait ne pas vouloir vous voir avancer. Ne pas vous voir étirer un sourire, ni souffler un rire, comme si à vos pieds des centaines de boulets vous empêchaient d'avancer d'un centimètre, d'un millimètre même, malgré vos cris, votre désespoir, votre détermination et tous vos efforts. C'était comme tenter d'attraper de l'eau, de battre de l'air, continuer à croire en un objectif bien vain et se battre jusqu'à tomber de fatigue pour l'atteindre. C'était épuisant, c'était horriblement frustrant et, dans ce genre de situations, Linda avait l'impression de se confronter à un mur qu'elle ne pouvait ni briser, ni franchir, ni escalader. Une impasse. L'horreur absolue...
Lâchant un souffle tremblant, secouée par de brefs mais répétés frissons dus au froid qui passait et caressait sa peau malgré ses chemises et son manteau, Oswin regarda autour d'elle l'air d'attendre quelqu'un, appuyée contre un mur à la seule lueur des lampadaires. Bras croisés autour de sa poitrine pour espérer se tenir chaud, elle avait beau avoir l'air plutôt tranquille bien qu'un peu tendue, tout son être bouillonnait intérieurement. Le stress, la pression, la crainte de faire là une erreur... Et pourtant c'était une erreur, évidemment que ça l'était, mais elle en avait assez de ne plus pouvoir avancer. Cette frustration que tous ceux qui avaient l'habitude de vivre à cent à l'heure et qui étaient soudainement forcés de s'arrêter connaissait la rongeait de l'intérieur, et, pire que de se sentir impuissante, elle sentait la situation lui échapper. Elle savait attendre, se montrer patiente, mais cela faisait maintenant plus de deux ans que Ludovic avait disparu et désormais ces cauchemars qui l'empêchaient de dormir lui minaient le moral plus rapidement que toutes les défaites et désillusions du monde. Elle avait besoin d'un boost, d'un coup de main... Quand bien même elle savait que c'était totalement idiot.

- Cela faisait un bail, je pensais qu'au vue de notre dernière conversation tu ne me reverrai plus que pour me mettre une balle entre les deux yeux.


Un homme au teint pâle s'avançait vers la brune qui se redressa, la tête bien droite, le menton haut, tentant de garder bonne figure malgré son noeud à l'estomac qui lui criait d'arrêter ça tout de suite.
L'homme avait les cheveux gris désormais et de nombreuses rides dessinaient son visage. Malgré cela, il était loin de faire âgé, et son regard toujours brillant ainsi que sa silhouette squelettique lui donnait un petit quelque chose d'inquiétant.

- Quand on m'a dit que tu étais revenue ici je ne l'ai pas cru, alors j'ai tenu à venir voir moi même tu comprends ? Linda Blanchard de retour... Tu en as eu marre de lécher les bottes des rosbifs ?


- J'ai besoin d'infos.


Ce fut tout ce qu'elle lui répondit, et pourtant cela sembla suffire pour éclairer le visage de l'homme d'une surprise non feinte. Fixant la jeune femme sans souffler un seul mot, le quarantenaire sorti lentement une cigarette de sa poche ainsi qu'un briquet, allumant le tube en papier avec lenteur, semblant juger du cas de son interlocutrice qui grinçait des dents.

- La dernière fois que tu es partie tu as foutu toute mon affaire en l'air tu sais... C'est une chance que j'ai réussi à sauver mes plus gros clients mais voir débarquer ici les gars du ministère ça a fait grand bruit.


- Les Mangemorts tu connais ? reprit l'Auror sans porter attention aux paroles de l'autre. J'ai besoin de savoir où ils sont, un coup en avance. Tu dois forcément avoir des contacts chez eux...

- Oui, peut-être en effet. Mais je n'ai certainement aucunes raisons de t'en parler.


- J'ai de quoi payer ! Des services, des contacts, ce que tu veux, mais j'ai...

- Non, je crois que tu n'as pas saisi, je n'ai aucune envie de t'aider tout simplement.


Muette, Linda déglutit difficilement, fixant l'autre avec toujours autant de dignité mais voyant bien que le regard qu'il lui adressait était de ceux qui attendaient quelque chose... Quelque chose d'elle ? Un marché ? Une proposition ? Elle n'en n'avait pas la moindre idée, mais elle savait sentir quand le vent changeait de direction, et à cet instant chaque parcelle de son âme lui disait de se méfier. Sur ses gardes, la brune tira lentement sa baguette de sa manche sans jamais quitter l'autre des yeux dont le regard s'illumina d'une lueur presque amusée. Un moldu. Ce n'était rien qu'un moldu, pas de baguette, pas de magie, rien. Mais ce ne fut pas lui qui la surpris, mais plutôt un coup soudain et totalement inattendu dans le dos. Un coup de couteau. La respiration coupée nette, le regard de l'Auror se teinta d'une surprise sans pareille alors qu'elle sentit la douleur foudroyante comme un éclair lui parcourir l'échine, la stupéfiant sur place tant son corps fut parcouru d'une décharge soudaine en lui faisant par la même occasion lâcher son arme. Immobile un instant, une seconde ? Une minute ? Moins sans doutes, sinon elle ne serait pas là, Linda lâcha un souffle tremblant les yeux exhorbités en levant lentement les yeux sur l'homme qui, face à elle, semblait désormais se rire d'elle, faisant naître chez la femme une colère grondante qui monta en elle tel le tonnerre.
Soudainement parcourue par une énergie nouvelle, l'Auror pivota brusquement pour faire un demi-tour tout à fait agile et donner un brusque coup de coude à son assaillant qui vacilla un instant, faisant tomber son arme par la même occasion. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, la jeune femme enchaina avec un coup de genoux tantôt dans les parties tantôt dans le menton avant d'envoyer valser l'homme dans les fourrés qui bordaient la route, le souffle court et sentant déjà ses jambes faiblir sous la douleur. L'esprit embué, elle entendit à peine celui qu'elle était venu voir aboyer des ordres, appeler des renforts sans doutes, sentant le goût âcre du sang monter dans sa gorge tandis que son regard perdu et paniqué parcourait les lieux à la recherche de quelque aide. Elle n'eut pas le temps d'en faire plus qu'un brusque coup de poing inattendu l'assaillit, la désorientant une seconde, mais une seconde fut suffisant pour qu'une salve de coup ne suive. Malmenée, tenant difficilement sur ses jambes, elle sentait sans mal son manteau et sa chemise s'imbiber d'un lourd liquide spongieux et chaud qui lui collait à la peau alors que de toutes part son ou ses assaillants prenaient plaisir à la surpasser. Saisissant d'un coup le bras de l'un de ces derniers, la brune le fit lourdement passer par dessus son épaule et il alla s'écraser au sol derrière elle dans un bruit sourd. Lancée dans un nouvel élan purement instinctif, un coup parti à gauche, puis son genoux suivi, un autre à terre, ou peut-être était-ce le même que tout à l'heure ? Où était sa baguette ? Une arme ? Une fuite ? Quoi que ce soit ? La vue floue, Oswin sentait ses yeux se fermer seuls tandis que ses gestes désorganisés espéraient retrouver quoi que ce soit d'utile au sol qu'elle tâtait désormais d'un air désespéré.

- Oh non tu ne vas pas partir comme ça, Blanchard !

La gorge nouée, sentant peu à peu ses forces s'amenuiser, la sorcière jeta un bref regard derrière elle, assez longtemps pour voir ses deux attaquants se lever et leur chef s'approcher d'elle. Elle avait été surprise... Bêtement surprise, et maintenant, elle n'était plus en moyen de tenir tête à trois moldus ! Comment avait-elle pu laisser cela se produire ?! Frappant le sol en lâchant un cri de rage, elle aperçu enfin le couteau rouge de son sang dans l'herbe un peu plus loin, et, le fixant intensément, elle leva brutalement la main et l'arme se souleva dans les airs pour filer se loger dans le ventre du grisonnant. Ne se laissant pas le temps de profiter de cette victoire, l'Auror profita de cette distraction pour enfin retrouver sa baguette et, sans plus tarder, lancer un sort qui la fit disparaître dans un craquement sonore brusque.

Elle réapparu quelques secondes plus tard, haletante, ne tenant plus sur ses jambes, les yeux ronds et paniqués sur les pavés britanniques d'une certaine rue. Incapable de dire de laquelle elle s'agissait, l'Animagus leva la tête, se rendant bien vite compte qu'il ne s'agissait pas de chez elle en lâchant un juron rageur par la même occasion, rangeant d'une main tremblante la baguette dans son sac avant de se laisser tomber au sol et que son corps ne se couvre peu à peu d'une fourrure qui n'avait rien d'humain. Grondant, grognant, lâchant même quelques longues plaintes de douleurs alors que sa plaie large et sanglante ne parvenait à se refermer malgré son animagie, le large animal se mit lentement en marche, trainant des pattes avant de peu à peu se mettre à courir dans les rues sombres de  la capitale anglaise. Le vent fouettant son museau, l'esprit totalement embrumé par la confusion que toutes ces lumières et que la douleur créaient, Oswin perdit bien vite le compte et ne sut même plus où est-ce qu'elle cherchait à aller. Mais sa conscience s'enfuyait, cherchant le sommeil, le repos, mais sombrer dans le noir en ce soir d'hiver revenait à se condamner à mort... Il fallait faire vite, et trouver quelqu'un. Quelqu'un pour aider.

Totalement épuisée, l'ourse finit par ralentir le pas, titubant sur ses pattes en se heurtant lourdement aux murs d'une étroite ruelle. Quelqu'un... Quelque chose... Que quelqu'un lui vienne en aide... L'animal leva un ultime regard perdu autour de lui, espérant enfin trouver âme qui vive en ce soir là, et, comme un papillon attiré par la lumière, il se dirigea mollement vers l'unique vitrine où semblait se terrer quelqu'un, tâchant de traverser la vitre sans autre résultat que de cogner son crâne contre la devanture. Alors, à bout de forces, l'ursidé se laissa retomber en silence, fermant les yeux en s'endormant dans un sommeil sans rêve pour bientôt laisser sa place à une jeune femme nue ayant pour seul vêtement une sacoche où se terrait une baguette paniquée.

***

Lorsqu'Oswin rouvrit les yeux, sa tête lui faisait horriblement mal et une grimace ne tarda pas à étirer ses traits tant son mal de crâne lui tambourinait le cerveau. Au moins, cette nuit, avait-elle pu dormir sans se faire harceler d'images sanglantes de torture... Lâchant un discret souffle de douleur tout en grinçant des dents, la brune plissa les yeux en tentant de distinguer son environnement, n'y comprenant certes pas grand chose mais ne tardant pas, par contre, à identifier une forme humaine non loin qui, elle, semblait vivante. Soudain bien plus réveillée, l'Auror observa sa situation, alarmée, se trouvant couchée dans ce qui pouvait s'apparenter à un lit médicomagique, dans une tenue qui n'était pas la sienne, et dans un lieu qui, lui, n'était clairement pas Sainte-Mangouste. Prise d'une inquiétude soudaine, Linda passa un regard circulaire sur les lieux, se saisissant du premier objet à sa portée qui ressemblait plus ou moins à une arme avant de le pointer vers l'inconnu, tentant de s'appuyer sur un bras -encore très douloureux ! - pour prendre une position plus assise tout en demandant bassement :

- Qui êtes-vous ? Et où suis-je ? Qu'est-ce que je fais ici ?

by NYXBANANA


Français dans le texte

_________________


“No. We don't walk away. But when we're holding on to something precious, we run. We run and run as fast as we can and we don't stop running until we are out from under the shadow.”
-Eleven
Linda Oswin
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http://[url=http://warofwands.goodforum.net/t554-power-doesn-t-corrupt-people-people-corrupt-power]Présentation ~[/url]

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Antarès L. Rosier
Vers les sommets par des chemins étroits
APARECIUM : 19/06/2017
HIBOUX : 650
CREDITS : Blake. (av), anaëlle (sign), .wing (gif)
AVATAR : adam gallagher
DOUBLE COMPTE : fenrir
PSEUDO : orion
AGE : 25 ans, sûrement mieux dépensés que la plupart de ceux qui en ont le triple.
SANG : pur, mais celui des autres ne lui importe que peu.
ANCIENNE MAISON : Serdaigle a su récompenser sa soif de connaissances et sa propension à la recherche.
SITUATION : fiancé à Charlotte d'Aubigny, il n'a toutefois pas encore rencontré sa douce.
IDÉOLOGIE : il n'y a pas lieu pour les hommes de s'abaisser à un tel conflit. Antarès est du côté des innocents.
MÉTIER : médecin médicomage sur l'Allée des Embrumes, alliant médecine moldue rudimentaire et médicomagie.
ROLE PLAY : #993333 ⊹ libre. (linda, kingsley, nate, intrigue 1, charlotte.)


MessageSujet: Re: Février 1980 - Nuit noire et pillule blanche Dim 2 Juil 2017 - 2:22

Nuit noire et pilule blanche

   
Oswin ⊹ Rosier

   

Février 1980 - Flashback
- Expelliarmus !
Le jeune guérisseur avait parlé d’une voix claire, nullement impressionné par la piètre tentative d’intimidation de sa patiente, dont il observait le bon déroulement du réveil depuis déjà quelques minutes. L’aiguille qu’elle avait saisie échappa facilement des mains de la femme et sonna sur le bois lourd du parquet d’un tintement étouffé. Antarès s’approcha alors de quelques pas pour que son interlocutrice puisse le distinguer plus aisément.

Ni document, ni quelconque trace permettant d’identifier la patiente ne fut trouvé sur elle pendant son sommeil sous sédatifs – le sorcier guérisseur, habitué des tristes escrocs de l’Allée des Embrumes, choisit alors de jouer la carte de la sûreté, ne préférant dévoiler son identité que lorsqu’on se présentait à lui d’abord ; s’inspirant des horoscopes moldus, si vagues qu’ils convenaient à tout le monde et à personne à la fois, il tourna sa phrase de sorte que peu importe son affiliation – même si elle n’était pas marquée, sa patiente pouvait tout de même être en faveur de Lord Voldemort –, l’inquiétude prenne le dessus sur la raison. Rappelons-le, cette femme sortait à peine d’un sommeil sous sédatifs ; la probabilité qu’elle ait déjà les idées claires était nulle.

- Nous savons ce que vous cherchez à faire et nous n’apprécions pas du tout vos actions. Regardez où elles vous ont menée. Votre baguette a été détruite et toute trace que vous auriez pu laisser a été effacée. Quant à moi, je suis l’homme en charge de vous garder en vie - en guise d’avertissement. Vous êtes au quartier général de vos ennemis et – Incarcerem ! – nos spécialistes vont bientôt vous interroger.

Tout sourire, Antarès s’approcha alors de sa patiente – immobilisée sur le lit pour éviter qu’elle ne prenne la fuite – et entreprit, délicatement, de renouveler un bandage défait par les mouvements brusques de la femme.

Cette femme, qu’un patron de bar voisin avait trouvée alors qu’il fermait boutique et traînée jusque chez Antarès au cœur de la nuit. Dans un état pitoyable – nombreuses fêlures aux genoux, ecchymoses et blessure à l’arme blanche – et inconsciente, la morale du jeune médecin l’obligea à l’accepter alors qu’elle venait de Merlin savait où. Il espérait ne pas s’être fourré dans un guêpier aussi ramifié qu’un Filet du Diable adulte et cherchait donc à en savoir un peu plus sur elle avant d’être sûr qu’il ne fallait pas la jeter hors de chez lui – après avoir inscrit son nom dans le registre, évidemment.

- Très bien. Vous allez boire ceci – rassurez-vous, c’est du Poussos –, lui suggéra Antarès en lui tendant un gobelet empli d’un liquide trouble et fumant ne laissant pas de doute sur son origine. Prouvant sa bonne foi, il agita de l’autre main la bouteille squelettique de la célèbre boisson. Vos rotules sont fêlées ; vous êtes sûrement tombée trop fort dessus ou avez heurté violemment quelque chose. Peu m’importe, en fait. Mais je vous conseille de boire ça si vous ne voulez pas vous retrouver avec de gros problèmes de jambes d’ici quelques années.

Le guérisseur souleva la tête de sa patiente et fit couler, rasade après rasade, l’âcre remède.
   
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Linda Oswin

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MessageSujet: Re: Février 1980 - Nuit noire et pillule blanche Jeu 6 Juil 2017 - 23:17




Nuit noire et pilule blanche
Antarès Rosier x
Linda Oswin


A peine eut-elle saisi son arme que cette dernière vola loin derrière elle quelques micro-secondes plus tard, prenant totalement de court ses réflexes embrumés par... Par quoi donc d'ailleurs ?
Se précipitant pour trouver quelque chose d'autre, se contorsionnant pour chercher autour d'elle de quoi se défendre en sentant l'autre s'approcher dangereusement, elle grinça des dents en sentant sa vision se troubler et ses muscles la tirer, maudissant ces choses qu'on avait du lui donner pour la même dans un tel état et si, de son point de vue, sa tentative d'armement était rapide et agitée, de l'extérieur, on ne voyait qu'un bras retombant mollement, faisant basculer une table pleine d'outils qui alla brutalement tomber par terre en créant un boucan de tous les diables.
La gorge nouée, persévérante malgré ses échecs certains, Linda écouta d'une oreille distraite ce que l'autre lui dit bien qu'elle ne paraissait pas du tout y prêter quelque attention, semblant elle même molle et ses gestes maladroits.
Pourtant, elle fut bientôt réduite à l'immobilité quand l'autre lui lança un nouveau sort, attirant enfin l'attention de la brune qui le foudroya du regard sans pour autant répliquer, penchant sa tête en arrière pour, à a fois tenter de prendre une position plus confortable, mais aussi pour observer du mieux possible derrière elle. A contrecoeur pourtant elle dut bien se résoudre à boire l'étrange potion que l'autre lui prodigua, ne s'y fiant guère et sa paranoïa légendaire la poussant à croire que cette bouteille ne prouvait en rien son contenu. Et pourtant, s'il avait voulu l'empoisonner il l'aurait fait durant son sommeil.
S'il avait voulu abuser d'elle, il ne lui aurait pas menti sur la nature de la potion. Et s'il avait voulu la forcer à quoi que ce soit, sans doutes serait-elle déjà sous Impero.
Il disait donc vrai et ne voulait pas sa mort, pas immédiatement en tous cas, mais de là à penser qu'il avait de bonnes intentions...

- Excusez moi si je parais impertinente, mais je peux savoir de quels "ennemis" vous faites partie ? Mmh ? Elle leva un sourcil, provoquante, mais le regard toujours aussi noir de menace qu'il l'était déjà malgré son malêtre. Mangemorts ? Ordre ? Ministère ? J'ai des ennemis de partout, la moitié du pays veut ma mort comme celle des mes collègues. Et ce qui est drôle, c'est que tous se revendiquent porteurs du choix du peuple et luttant contre nous !

Elle eu un rictus mauvais, bien vite suivis d'un rire jaune qui, malheureusement, lui donna une horrible migraine. Fronçant les sourcils, retenant un gémissement plus ou moins brillamment, elle voulut d'instinct se frotter les yeux mais ses bras plaqués au lit ne purent se mouvoir. Alors, elle grogna, hésitant même à se transformer maintenant mais le peu de raison qu'il lui resta la pria que non. Elle aurait pu s'enfuir, un coup d'animagie et pouf, la voilà loin déjà. Mais primo, elle ne savait pas où elle était. Deuzio, elle ne savait pas qui il, et ses collègues sans doutes, étaient, et tercio, toujours en apprendre un maximum sur son adversaire tant qu'il vous pensait inoffensif.

- Ce n'est pas possible que ma baguette soit brisée... souffla-t-elle bassement, sa voix comme sorti d'un rêve tant les potions dans son sang lui tournaient la tête -chose inhabituelle pour elle qui n'était affectée par aucunes boissons !-. Elle... Ne se serait pas laissé faire, je la connais. Et puis, elle était dans mon sac que j'ai gardé sur moi. Elle mettrait plutôt feu à toute la rue plutôt que de se laisser marcher dessus ! Un sourire en coin un peu fou étira les lèvres de la brune, fière de sa baguette à laquelle elle tenait tant, de sa loyauté, et de son caractère si inébranlable et terriblement prévisible. Vous mentez. Vous la gardez quelque part, je ne sais pas où, mais comme vous semblez serein elle n'a pas du exploser quoi que ce soit. Alors, je dirais qu'elle n'est pas loin. Le regard vide, fixant le plafond, on ne sut trop dire si elle parlait encore vraiment à son tortionnaire où si elle délirait, seule. Et vous êtes seul à me garder. Ce qui est, soit dit en passant, une très mauvaise stratégie. Tout le monde sait qu'il faut au moins être deux pour pouvoir couvrir l'autre en cas de problème. Vous n'êtes donc pas professionnel dans ce domaine ou vous ne savez pas qui je suis... Les deux n'étant pas incompatibles. Ce qui nous exclue donc les Mangemorts, ils sont plus précautionneux que ça, et le ministère... A moins d'être à la botte d'un très mauvais politicien. Elle grinça des dents, ses yeux se fermant peu à peu alors qu'elle essayait de tenir le coup et de ne pas lâcher son occasion. Alors ? Dîtes moi ? Qui servez-vous si fidèlement mon cher pour en venir à faire votre boulot avec tant de médiocrité ?
by NYXBANANA

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Antarès L. Rosier
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MessageSujet: Re: Février 1980 - Nuit noire et pillule blanche Sam 22 Juil 2017 - 16:34

Nuit noire et pilule blanche

 
 oswin ⊹ rosier
 

 


Un sourire sincère étira lentement les traits d’Antarès, ravi de voir que sa nouvelle patiente n’arborait pas la force mentale d’une patate écrasée – au contraire, elle s’accrochait fermement à ses secrets et ses convictions, ce qui était à peu près tout ce qu’Antarès demandait pour aider un blessé : qu’il ne crie pas sur tous les toits l’emplacement de son cabinet. Il décida alors de se dévoiler à sa patiente, sa fierté néanmoins quelque peu malmenée laissant une pointe d’amertume dans sa réplique.

- Ding dong ! Vous avez réussi le test. Je ne peux pas me permettre de ramasser tous les corps que je trouve et risquer qu’on me dénonce ou que les Mangemorts mettent le feu à mon établissement. J’utilise donc un peu de pression et généralement, sous l’étourdissement et la panique, tout le monde finit par révéler quelque chose de sa personnalité. Pour vous, votre manière de raisonner très logiquement m’indique que les traquenards, vous connaissez, vous êtes déjà tombée dedans et vous vous en êtes déjà sortie. Vous ne devez donc pas faire partie de cette catégorie de malfaiteurs qui organisent coups fourrés et autres escroqueries, donc c’est bon pour moi. Bien sûr, ajouta Antarès avec un sourire pincé, je ne suis pas à l’abri d’une erreur ; personne ne sera jamais trop prudent, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faille prendre aucune précaution.

Antarès délia avec délicatesse les cordes enserrant la femme.

- Je m’appelle Antarès Rosier et je sers la science et la vérité. Mon boulot, c’est guérisseur, et aussi peu modeste que cela puisse sonner, je ne suis pas médiocre, madame. Votre baguette est effectivement dans votre sac, j’admets l’avoir ouvert pour chercher des papiers qui pourraient vous identifier et ai bien constaté sa présence. Maintenant, le produit qui vous a endormie cette nuit devrait cesser de faire son effet, vous allez bientôt pouvoir retrouver vos facultés mentales. Essayez de vous relever lentement, nous allons voir si vous arrivez à vous asseoir. Dites-moi si vous avez mal quelque part… s’arrêta Antarès, qui se rappela l’ampleur des dégâts étendus sur tout son corps. Disons, dites-moi si la douleur est insupportable à un endroit particulier.

A ces mots, Antarès plaça une main derrière les omoplates de sa patiente, sans la toucher, au cas où ses muscles se relâcheraient et qu’elle tomberait en arrière – c’était peu probable, mais il valait mieux que sa tête ne retombe pas mollement sur la table : Antarès ne voulait pas soigner une commotion cérébrale de plus. Alors qu’il encourageait la femme à se relever malgré les sutures qui tiraient sous la force de ses muscles abdominaux, le guérisseur observa son visage : une fois les tuméfactions désenflées, elle lui rappelait quelqu’un ; il semblait au jeune homme l’avoir déjà vue quelque part. Aucun souvenir ne subsistait d’une éventuelle rencontre, mais Antarès pensa immédiatement à la fontaine du Ministère.

- Puis-je vous demander votre nom ? Votre visage me dit quelque chose. Nous sommes-nous déjà rencontrés ?
   
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_________________
A FLEETING DREAM

Tu réclamais le soir ; il descend, le voici : une atmosphère obscure enveloppe la ville, aux uns portant la paix, aux autres le souci. © anaëlle + baudelaire
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MessageSujet: Re: Février 1980 - Nuit noire et pillule blanche Lun 21 Aoû 2017 - 13:44




Nuit noire et pilule blanche
Antarès Rosier x
Linda Oswin


Sa tête bourdonnait, tournait légèrement à cause de son engourdissement et des médicaments sans doutes. Elle avait beau se souvenir de ce qu'il s'était produit avant d'arriver ici, quel que soit ce ici, tout était flou, embrumé, comme si elle n'arrivait pas à accéder à ces souvenirs dont elle avait besoin à présent. Alors simplement rester connecté à la réalité alors que sa tête semblait prendre un malin plaisir à la noyer sous des dizaines d'informations et pensées différentes était un véritable casse-tête.
C'est pourquoi quand l'homme reprit la parole avec un tout autre ton, bien différent de celui auquel elle s'attendait, Oswin eut de quoi être perdue. Papillonnant des yeux, fronçant les sourcils alors que son mal invisible lui martelait le crâne, l'Auror fut totalement perplexe, surprise par cette nouvelle attitude et par ce que cet inconnu lui disait. Un test ? Un établissement ? On venait de lui faire passer un test ?
Elle détestait que l'on se joue d'elle, et c'est pourquoi elle détourna la tête en grognant intérieurement, désapprouvant le peu qu'elle comprenait dans les paroles de l'autre. Oh, bien sûr, en temps normal elle aurait respecté cela. La méfiance, la prudence, assez de ruse pour savoir à qui on avait à faire... C'était là des qualités notables et qu'elle respectait tout particulièrement. Mais pas quand c'était elle qui se faisait avoir. Alors oui, c'était de la mauvaise foi, et son mal de crâne n'y était pas pour rien non plus.
Tandis qu'elle essayait de calmer son esprit un peu trop bruyant, l'homme cessa de parler sans même qu'elle ne le remarque, s'approchant alors d'elle pour la détacher de ses liens à son grand étonnement. Suspicieuse, elle leva un regard sombre à l'homme qui se présenta comme un Rosier, un guérisseur apparemment. Peu à peu, il gagna son attention, et elle du bien avouer être soulagée de savoir que sa baguette était toujours là, en sécurité. Déglutissant en tentant de se détendre quelque peu, elle garda un oeil sur le brun tandis qu'il lui disait de s'assoir pour lui faire part de son état.
Il ne paraissait pas agressif, alors, est-ce qu'il ne faisait vraiment que l'aider ? Obéissant à contre-coeur à son ordre, elle tenta pourtant de s'assoir avec lenteur, réprimant un gémissement alors que son dos la tirait et que tout le reste de son être la faisait souffrir. Elle avait l'impression d'être une barre de métal qui crissait sous la pression, mais pour avoir déjà vécu semblable situation, elle sut que ce n'était que conséquence de sa témérité. Cela faisait mal, oui, mais il l'avait bien soignée elle devait bien le dire.

- Ca va... souffla-t-elle entre ses dents, remarquant avec agacement ses muscles trembler sous l'effort.

Comment est-ce qu'elle allait expliquer ça ?
Soupirant, elle ferma les yeux une seconde, Rosier reprenant la parole en lui demandant son identité ce qui lui fit lever un regard plus sombre vers ce dernier. Elle n'était certes peu connue du grand public, elle savait qu'avec quelques bonnes recherches on remontait facilement à elle, et en tant que Rosier, nuls doutes qu'il trouverait facilement son ascendance Sang-Pur français, et ce malgré son nom méconnu.

- Je doute que vous me connaissez. répondit-elle en regardant ailleurs. Je ne sors pas beaucoup. Plus maintenant en tous cas. Silence, elle ferma et rouvrit lentement la main, l'air ailleurs. Je connais votre famille. Qui ne la connait pas ? Alors, sauf votre respect, je préfère rester discrète.

by NYXBANANA

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“No. We don't walk away. But when we're holding on to something precious, we run. We run and run as fast as we can and we don't stop running until we are out from under the shadow.”
-Eleven
Linda Oswin
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Février 1980 - Nuit noire et pillule blanche

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