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 Teach me how I should forget to think

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MessageSujet: Teach me how I should forget to think   Dim 2 Juil 2017 - 3:38



Teach me how I should forget to think
Teach me how I should forget to think
Salle d'astronomie – Poudlard – 1 Janvier 1976

La brève conversation qu'il avait eut avec l'Auror n'avait rien fait pour améliorer son humeur. Lui qui s'était réveillé tenaillé par des dizaines de questions était désormais à cran et si furieux qu'il fut bien content d'arriver en retard au déjeuner. Le gros des derniers habitants du château, largement vidé par les vacances, avait déjà fini de manger, s'éparpillant à travers les couloirs pour profiter des lieux déserts. Au moins, peu étaient présents pour voir le sorcier les foudroyer du regard et avaler son repas comme s'il avait voulu tuer sa viande une seconde fois. Loin d'être fous, pas un seul des rares élèves restés à l'école ne prit le risque de le provoquer ou même de croiser son regard, quand aux enseignants, ils n'eurent même pas le temps de venir lui adresser la parole qu'il était déjà reparti s'enfermer dans ses quartiers. Là, tant bien que mal, il essaya de se concentré sur sa paperasse pour quelques heures de plus, préférant encore se forcer à cette tâche ennuyeuse que de se faire sermonner par McGonagall. Il n'aurait plus manqué qu'une griffure de chat en travers de son visage pour que cette journée - voir même cette semaine - ne finisse par être un véritable carnage. Malgré tout, la menace de voir l'écossaise venir lui tirer les oreilles en chemise de nuit ne suffit pas tellement à le motiver pour se concentrer et il fallait admettre que ses élèves eurent ce jour-là bien de la chance que l'enseignant ait terminé une grande part de correction de ses copies ou plus de l'un d'entre eux se serait retrouvé dans un subit échec scolaire. Deux heures, une heure et demi, ce fut approximativement le temps qu'il parvint à tenir avant de perdre tout à fait son sang froid et d'abandonner sa salle de classe pour se terrer dans sa chambre y débutant des aller-retours excédés.

Cent, deux cents, trois cents pas... plus il en faisait plus il enrageait tout seul de se mettre dans un tel état pour des bêtises semblables ; fulminant contre la jeune femme, contre Morgan, contre sa bêtise, contre ce qu'il avait dit pour tenter de se rattraper, mais, surtout, contre la jeune femme. Une chose était sûre, si elle s'était mis en tête de revenir le pousser à bout ou lui reposer sa maudite question il n'aurait eut aucun problème à lui cracher toutes les raisons du monde que quelqu'un aurait eut de la détester. Il fallait qu'il se passe les nerfs. Fouillant les environs du regard, il ne tarda pas à trouver sa cible, fonçant droit vers l'une des premières salles qu'il avait créé, remplie de tiges de métal et roulements à billes qui produisirent un grincement vibrant en le sentant approcher. Il ne fallut pas longtemps avant que le métal ne se torde et que les éléments les plus fragiles de la construction ne s'envolent de tout côtés, pas davantage non plus avant que le français ne lâche un déluge de flammes dans la pièce, faisant exploser, chauffer à blanc, et gondoler toutes les pièces de ferrailles qui avaient survécu à la première vague. Réaction excessive ? Non, à peine. Jouant avec le feu, le brun s'employa à réduire en cendre tout ce qui passait à portée plusieurs minutes durant, manquant de faire se propager l'incendie au reste de son refuge avant que les flammes ne se meurent, faute de magie et de combustible. Un peu mieux.

Quelque peu essoufflé, le sorcier trouva tout de même la force de balancer deux ou trois coups de pieds dans les débris les plus gros, finissant de passer sa rage dans la douleur qui lui envahit les orteils. Fatigué, le brun se laissa tomber par terre, croisant les bras sur ses genoux en profitant enfin du début de calme que cette crise de nerf lui avait permis de trouver. Plus de Linda, plus de Morgan, plus rien, plus que de la cendre et des gravas.

Contemplant le désastre avec un léger regret, le maigrichon y vit bientôt un éclat luisant dépassant d'un tas de poussière qui avait autrefois été un matelas. Il s'efforça un instant de ne pas y faire attention, mais cette petite tige de fer brisée semblait ne pas vouloir arrêter de le narguer. Soupirant, l'échevelé s'en approcha bientôt, dégageant le morceau de métal en essayant de se rappeler d'où il provenait avant de le faire tourner entre ses doigts ; déjà froid. Fouillant encore dans la poussière, le brun trouva rapidement une nouvelle tige de ferraille, essayant de combiner les deux morceaux pour réparer les dégâts.

Le temps passa alors avec une facilité déconcertante, échappant totalement au français qui s'était mis à reconstruire sa machine géante avec une attention toute particulière, traitant chaque débris avec douceur comme pour faire oublier l'enfer dans lequel il les avait plongé. A mesure qu'il se détendait, il se mit même à converser avec ses biens inanimés, s'excusant auprès de chaque boulon et encourageant chaque soudure à se reformer avant de fredonner quelques mélodies sans suite, sans même se rendre compte qu'une petite nuée de lueurs bleues et argentées étaient venues s'amasser autour de lui pour l'éclairer. Il avait bien avancé, assit en tailleur devant son ouvrage à moitié terminé que Rognure avait depuis longtemps débarrassé de sa poussière. Ayant complétement laissé de côté ses problèmes pour se concentrer uniquement sur les petits gestes simples et précis que nécessitaient une construction délicate, il n'entendit pas tout de suite les coups qu'on frappait à la porte, ne sortant de son cocon de calme qu'en entendant soudain l'alarme qui lui signalait l'entrée d'un intrus dans son anti-chambre. Se relevant aussitôt, le maigrichon s'empressa de rejoindre la porte, vérifiant une dernière fois que les marques à son cou avaient cicatrisées avant d'ouvrir, découvrant derrière un Jon impatient de l'entrainer avec lui dans une de leurs fameuses soirées d'astronomie.

Ludovic n'hésita pas longtemps avant de l'accompagner, de toute façon, ce n'était pas comme si son opinion comptait face à un entêté comme celui-là. Il s'accorda quelques secondes à peine pour aller enfiler quelque chose d'un peu plus chaud par dessus sa chemise et emboita le pas de son vieil ami, sans protester, sentant un picotement fantôme s'intensifier au coin de ses lèvres alors qu'ils avançaient vers la plus haute tour du château. Sans un mot, totalement absorbé par cette sensation et ce qu'elle lui rappelait, le brun continua à marcher et se contenta d'écouter les bavardages de l'ancien Poufsouffle dont il ne retint pas grand chose. Il ne réalisa même pas qu'ils étaient arrivés à destination avant que l'impatient britannique ne se dépêche de rejoindre son précieux télescope en lui parlant du programme de la soirée. N'y répondant pas plus qu'au reste des bavardages dont il avait été l'auditeur muet, l'échevelé se contenta d'un vague "génial" enthousiaste avant de se laisser tomber contre la fenêtre, s'installant à sa place habituelle, en laissant l'honneur à l'astronome de finir ses réglages et commencer la soirée sans lui. Il y prit part tout de même, s'assurant que le Poufsouffle ne perde pas son volume de paroles en le relançant de quelques questions ou commentaires, mais il aurait sans aucun doute fallut être un troll pour ne pas se rendre compte qu'il avait la tête ailleurs. Cependant, il était clair que Jon ne l'était pas et, si Ludovic s'employa une fois ou deux à esquiver ses questions ou ses boutades pour lui tirer quelques aveux sur son étrange mutisme, il finit bien vite par ne plus savoir s'il faisait bien de se taire. Qu'est-ce que cela aurait changé qu'il lui parle de ce qui s'était passé ? De toute façon il n'arrivait même pas à savoir s'il devait bel et bien faire comme si de rien ne s'était passé. Il l'avait dit lui-même, il avait passé l'âge de ces enfantillages.

— J'ai embrassé Linda Oswin, lâcha-t-il soudain d'un ton neutre, profitant d'un silence alors que le britannique semblait s'être perdu dans la contemplation des étoiles. La surveillante, sur la bouche, hier soir, précisa-t-il après un temps, pour s'assurer que l'information était bien parvenue au destinataire. Ce n'était pas comme, se reprit-il en se tordant les doigts, comme à Halloween. expliqua-t-il, toujours aussi calme. C'était... différent, avoua-t-il encore, cessant de se torturer les doigts pour se passer brièvement une main sur le visage. Je n'arrête pas d'y repenser, conclut-il, laissant sa phrase en suspend.

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Lun 3 Juil 2017 - 2:16



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge

Ce jour là était le premier Janvier d'une nouvelle année. L'année 1976. Tous nos voeux de bonheur, de santé, de réussite, tout y était passé ! Les lettres aux proches, surtout pour Emmeline d'ailleurs, Jon n'ayant plus personne dans sa famille désormais, les crackers de noël qu'on avait oublié dans un coin, le compte à rebours, l'alcool, et, enfin, la soirée parfaite dans les bras de celle que l'on aime. Une soirée parfaite donc, un typique 31 décembre qui se termina tard à la lumière de la lune dans cette salle d'astronomie au sol gelé. Ne sentant pas le besoin d'aller ailleurs, les deux compagnons s'y étaient endormis, se blottissant l'un contre l'autre à travers les maigres draps que Jon gardait sans cesse en cas de... "conditions exceptionnelles". Ils avaient dormi longtemps, ne se réveillant que tard en matinée, Jon se décida alors de "préparer" quelque petit déjeuner en faisant apparaître quelques gâteries, et après un nouvel instant de tendresses avec sa femme, ils se décidèrent finalement tous deux à reprendre ce qu'ils avaient laissé derrière eux la veille : leurs responsabilités. Un bref baiser, et c'est reparti. Emmeline se dirigea vers l'infirmerie où l'attendaient quelques gueules de bois et accidents malencontreux tandis que Jon profita du temps pour préparer le programme scolaire qu'il devrait aborder prochainement. Il avait imaginé de nouveaux exercices, de quoi impliquer encore plus les jeunes afin de les intéresser et, surtout, avouons le, les garder éveillés. Il flancha dessus une bonne matinée, sortant de temps en temps pour voler quelques provisions avant de retourner les grignoter en haut de sa tour, imperturbable. Il rata le déjeuner commun, non pas volontairement d'ailleurs et il grogna à plusieurs reprises en voyant que l'heure était passée, mais retrouva bien vite le souvenir en jetant un oeil au calendrier : ils étaient jeudis.

Tout guilleret, la journée passa en un clin d'oeil pour l'astronome qui s'était éveillé bien après midi, ne tardant pas à s'en aller retrouver son vieil ami près de sa salle d'étude comme ils en avaient pris l'habitude depuis des mois maintenant. Mais pourtant, nuls Ludovic en vue, et il mis un long momnt avant de se décider à rentre. La salle de classe d'un enseignant était un peu... Comme un jardin secret. Une grosse pancarte "Retournez d'où vous venez et faites demi-tour". C'était un avertissement, une prévention, un endroit que vous visitiez et dont vous connaissiez tout de suite le détenteur que ce soit sur ses goûts ou ses habitudes. Alors pénétrer ainsi le domaine de son meilleur ami relevait d'une mission dangereuse que, pourtant, il accepta. Regardant tout autour de lui, s'avançant lentement bien que tout à fait tranquille, il l'appela à plusieurs reprises, s'arrêtant parfois pour tendre l'oreille : en vain. Un peu plus tendu et inquiet de ne le voir nulle part, l'homme s'approcha de la chambre de son vieil ami, hésitant à y pénétrer avant d'en franchir le pas. Il savait qu'à partir de là, il valait mieux attendre. La vrai chambre se cachait à l'insu de tous, et même s'il serait forcé d'y entrer si Ludovic ne se montrait toujours pas il préférait éviter de se montrer trop impoli.
Fort heureusement, Ludovic finit par se montrer, soulageant totalement l'ancien Poufsouffle qui l'amena sans tarder à leur rendez-vous quotidien, parlant d'ores et déjà de leur programme qui consistait surtout à tester ce nouvel exercice qu'il avait mis au point. Déjà bien lancé dans son sujet, son flot de parole ne tarit pas comme à son habitude, d'autant plus qu'il était relancé par Ludovic qui, après réflexion, avait grise mine. Perplexe, Jon tenta bien de lui délier la langue à plusieurs reprises mais il restait ferme et ne laissait passer mot. Alors, à défaut de pouvoir faire autre chose, le britannique reprenait son discours sur les étoiles et l'univers.

Et pourtant, il eut un moment il ne sut très bien comment où le français décida de se confier. Lâchant l'information comme une bombe, le père de famille se tût en plein milieu de sa phrase, tournant la tête vers l'autre totalement surpris alors qu'il pensait que son collègue se moquait de lui. Restant silencieux, les mains encore levées dans le geste qu'il avait entamé, il pivota lentement dans la direction de l'autre pour le regarder de face, fronçant les sourcils en croisant peu à peu les bras.
Il avait embrassé Oswin ? Et alors ?
Cette question faillit passer ses lèvres tant elle fut spontanée, mais il la tue, bien trop perplexe quant au brusque sérieux dont était pris le Serdaigle en évoquant cet ultime baiser. Ils s'étaient déjà embrassé, plusieurs fois non ? Au bal oui, mais il était certain que Minerva lui avait parlé d'un autre soir... Allez savoir lequel. Pourquoi s'en faire alors ?
La réponse lui vint quelques secondes plus tard, mais au lieu de l'éclaircir elle lui fit d'autant plus froncer un sourcil alors que l'autre se soulevait, lui même levant la tête, songeur. Différent ? Et en quoi ? Il y repensait ? Quelle importance ? Il avait quitté l'autre démone non ?

- Tiens, fit soudain remarquer le jeune homme sur un ton mi-amusé mi-désolé, ça faisait longtemps que je t'avais pas vu prendre un air aussi sérieux pour une fille !

Il sourit, attendit une seconde avant de se déplacer pour venir s'installer un peu plus près de l'homme, assis à un mètre environ sur un pouf utilisé habituellement par les élèves. Triturant légèrement les mains, il observait l'autre un instant avant de reprendre :

- Il s'est passé quoi exactement ?

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Lun 3 Juil 2017 - 13:17



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Salle d'astronomie – Poudlard – 1 Janvier 1976

Lâchant un souffle amusé et un sourire bien involontaire à la réplique du britannique, Ludovic ne tarda pas à lever les yeux au ciel et prendre un air faussement agacé pour la forme. D'accord, touché, mais ça n'enlevait rien à ses questions actuelles. Néanmoins, loin de s'en offusquer ou d'avoir le temps de se défendre et de se lamenter, l'échevelé ne tarda pas à adresser un sourire plus reconnaissant à son vieil ami lorsque ce dernier vint s'asseoir un peu plus près de lui ; content de le voir toujours présent pour l'écouter et le dérider. Il perdit pourtant bien vite le sourire lorsque l'autre lui posa une nouvelle question, le ramenant sans détour au sujet qu'il avait eut la mauvaise idée de lancer. Qu'est-ce qui s'était passé ? Tout raconter ? De nouveau pensif et sérieux le maigrichon ne tarda pas à baisser les yeux, se demandant si, au final, il avait eut une bonne idée en commençant à parler de ça avec l'anglais. Peut-être aurait-il dut se contenter d'un "rien" et retourner contempler les étoiles comme s'il ne s'était rien passé. Après tout, ce n'était qu'un baiser, comme tant d'autres, qu'elle différence qu'il ait eut lieu ou non si ce n'était qu'il avait poussé les deux participants à se quereller quelques heures plus tôt ? Est-ce que le britannique comprendrait seulement ? Lui qui s'était casé depuis si longtemps et tenu loin de toutes ces préoccupations ? Ludovic prit pourtant une profonde inspiration, cherchant ses mots, avant de commencer à répondre, torturant machinalement ses paumes de ses ongles. Il était bien venu pour ça après tout, pour parler.

— C'était hier soir, commença-t-il, j'avais eut une journée assez... difficile, expliqua-t-il dans un doux euphémisme en sentant aussitôt sa gorge l'élancer, et j'ai fini par aller chez elle pour parler. Alors on a parlé, un peu, jusqu'à ce que je me dise que ça serait... "drôle" de l'embrasser pour lui souhaiter la nouvelle année, avoua-t-il en détournant un peu plus les yeux. Je voulais juste... passer un bon moment, je ne pensais pas à mal. Je n'avais encore jamais vraiment profité de l'occasion pour ça tu vois, je voulais savoir ce que ça faisait d'embrasser quelqu'un que tu ne connais presque pas pour la nouvelle année. Enfin... je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris, mais j'ai voulu... l'embrasser mieux que ça. Et... ce... c'était si bien, lâcha finalement le brun dans un souffle soulagé, incapable de trouver quelque chose d'autre à dire pour expliquer ce qui s'était passé. C'était... reprit-il, se laissant aller un instant à se remémorer ce fameux baiser, c'était bien, mieux que toutes les autres fois. C'était comme... comme si je l'avais embrasser pour la première fois, articula-t-il, presque rêveur, l'air pourtant plongé dans une détresse toute particulière. C'est stupide ce que je dis, se reprit-il soudain, balayant le reste de ses paroles en enfouissant sa tête entre ses mains. Je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça, c'est... c'est idiot, c'est qu'un baiser, c'est qu'une fille, insista-t-il, mais... je... c'était... bafouilla encore le brun. Je ne sais pas quoi faire, lâcha-t-il enfin.

Préférant en rester là, l'échevelé releva enfin les yeux suppliant une seconde l'ancien Poufsouffle de lui donner une réponse avant de se maudire lui-même d'avoir raconté tout ça. Ce n'était quand même pas la mer à boire, il pouvait bien s'occuper de ça tout seul, faire comme si de rien n'était et continuer sa vie et ses habitudes comme avant. Qu'est-ce qui l'attendait au pire ? De devoir passer quelques semaines ou mois à attendre que la surveillante lui pardonne ? Vous parlez d'un cauchemar...

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Mar 4 Juil 2017 - 0:16



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Au moins eut-il réussi à tirer un sourire à son vieil ami à défaut de tout de suite trouver de quelle manière l'aider à clarifier tout ça. C'était un problème délicat, c'était le cas de le dire et Jon ne sut pas réellement par quel bout prendre le problème. Il y avait la réponse évidente, mais cela n'aurait rien arrangé, cela n'aurait pas suffit. Ils ne jouaient ni aux devinettes ni à ces jeux télévisés où il fallait trouver la solution au plus vite. Ils étaient dans la vraie vie, et ce que cherchais Ludovic c'était du soutien, et de comprendre, et ce n'était pas en lui balançant une réponse toute faite et évidente qu'il obtiendrait l'un ou l'autre de ses recherches.
Néanmoins, cette simple touche d'humour et le sourire qu'il parvint à tirer à l'homme furent suffisant pour encourager l'astronome à poursuivre ses efforts, et après une brève réflexion il demanda plus de détails à son vieil ami afin de comprendre exactement de quoi il retournait. Sans se démonter bien que clairement tendu, Ludovic commença alors son explication, racontant ainsi le déroulement de la soirée. Et si le début surpris légèrement le britannique silencieux -embrasser pour être drôle ? Est-ce qu'on parlait vraiment de Ludovic là ?-, le ton qu'il prit soudainement lorsqu'il lâcha qu'il avait plus qu'apprécié ce baiser fut proche de la délivrance. C'était spécial, unique, un mélange d'envie, de regrets, de soulagement, d'évidence qui pourtant ne pouvait sonner juste. Et sans doutes ne fut-ce rien, mais cette simple phrase et ce simple ton que prit alors le français en avouant que ce baiser avait été si agréable marqua son auditeur qui s'en souviendrait longtemps durant.

- Toutes les filles ne sont "que des filles". Mais toutes les filles sont belles, dans un sens ou dans l'autre.

L'homme s'humecta les lèvres, esquissant un doux sourire en se frottant lentement les mains, quelque peu nerveux. Tout cela prenait une tournure bien trop familière et confirmait peu à peu ce qu'une certaine animagus lui répétait depuis des jours. Mais il ne voulait pas tirer de conclusion trop hâtives, après tout, ce n'était pas du genre de Ludovic de douter de ses sentiments. Avec lui, c'était tout ou rien. A sa manière, certes, mais en amour il n'était pas de ceux qui doutent.

- Et elle l'a pris comment ? Elle t'a... Tu sais... Il toussa. Elle l'a mal pris ?

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Mar 4 Juil 2017 - 2:48



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Tout à fait perdu comme il l'était, n'importe quoi aurait sans doute pu l'aider, pourtant, la première réponse que Jon lui donna le laissa quelque peu septique. Fronçant légèrement les sourcils, le brun adressa un air tout à fait interrogateur à son vieil ami, l'air de lui demander pour qui il le prenait. Bien sûr qu'il le savait que chaque femme était unique, que chacune avait sa façon adorable de faire telle ou telle chose, de relever ses cheveux, sourire, marcher, réfléchir, charmer, embrasser... Il aurait fallut avoir un problème pour ne pas voir à quel point beaucoup savaient être belles, ou drôles, ou charmantes, pleine de caractère ou, simplement, différentes. Même lorsqu'elles ne restaient que ses amies, le français leur trouvait toujours un charme inégalable, un petit quelque chose de tout à fait unique, de tout à fait sublime, mais Linda Oswin, elle, ne rentrait sans doute pas dans cette catégorie. Avec son air sévère, son visage dur, elle faisait davantage l'effet d'une institutrice d'école catholique plutôt que d'une belle femme. Et toute l'énergie qu'il mettait à essayer de la repousser loin de ses pensées, prenait un malin plaisir à lui assurer que, non, même dans le noir à cent mètres et avec une montagne de potions et de malédictions il ne pourrait jamais la trouver un tant soit peu attirante. Il ne reprit pourtant pas le britannique, déjà, parce que d'une certaine façon il avait sans doute raison, ensuite, parce qu'il ne le pensait pas avoir pu dire ça pour l'accuser d'être incapable de voir la beauté des femmes. La raison des paroles de l'anglais lui échappait peut-être, mais il était certain qu'il ne les avait pas prononcées à mal.

Tournant la tête en entendant le début de la nouvelle question de l'homme, l'échevelé mit un peu de temps à répondre, scrutant le paysage nocturne plongé dans cette atmosphère toute britannique en y cherchant un peu de calme et d'aide. Quelque chose loin d'être efficace puisque cela n'empêcha pas son esprit de cavaler à cent à l'heure réfléchissant encore à cette beauté unique chez chaque femme, à la façon dont Oswin avait pris son baiser et à la façon dont elle l'avait critiqué. Il ne reporta son attention sur l'anglais qu'au moment où ce dernier lui demanda si la surveillante l'avait... quoi ? Castré ? Haussant un sourcil, le brun attendit brièvement une suite que l'ancien Poufsouffle transforma pourtant vite, lui faisant baisser les yeux avant même qu'il ait terminé de prononcer sa toute dernière syllabe.

— Pas au début, non, confia-t-il d'un ton tout aussi neutre, mais déjà un peu plus clair et calme. Elle a eut l'air... d'aimer ? Je ne sais pas, avoua-t-il, je n'ai pas tellement fait attention. Elle avait l'air un peu... distante, mais elle m'a rendu mon baiser, elle m'en a même fait un autre, précisa-t-il, continuant à se tordre les mains en prononçant la suite presque à voix basse, elle ne voulait pas que je parte. Silencieux une seconde, le brun déglutit légèrement, sentant une nouvelle boule se former dans sa gorge alors qu'il s'apprêtait à parler de la suite. Et puis, se lança-t-il d'un ton plus hâtif, crachant presque les choses, je suis allé la voir ce midi, on s'est croisé dans un couloir, j'ai dit des conneries et... commença-t-il, ouvrant les mains autour de sa tête comme s'il avait voulu étrangler l'air autour de son cerveau, sans parvenir à trouver ses mots. Tu l'aurais vu, lâcha-t-il encore après un long mutisme, on aurait dit que... je sais pas, que j'avais commis un crime abominable. Que je lui avais transmis la peste draconnique ou qu'elle m'avait pris à ranger la bibliothèque. Elle m'a fait la morale ! souffla-t-il encore, affichant un large rictus incrédule. La morale ! A moi ! Pour ça, elle ! C'est le monde à l'envers là, pesta l'échevelé. J'ai rien fait, j'ai juste... j'ai juste... commença-t-il, ne parvenant pas à prononcer la suite, malgré plusieurs tentatives. Et elle m'engueule, conclut-il. Elle me laisse faire et elle m'engueule. Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? C'était même pas pour ce que j'ai dis, c'était pour ce que j'ai fait. Elle m'a engueulé, articula-t-il avec soin, parce qu'elle a cru que je l'aimais. Putain ! Les femmes ! enragea le brun à défaut de mieux réussir à s'exprimer.

Comment voulaient-elles qu'on les comprennent avec des réflexions pareilles ? Toute leur vie elle rêvaient de chevaliers servants et il suffisait qu'un homme fasse, ne serait-ce que le quart de ce à quoi elles aspiraient, même par hasard, et elle sortaient griffes et crocs pour l'envoyer paitre. C'était à se demander comment l'humanité avait pu perdurer si longtemps. Lâchant un profond soupir, Ludovic passa une main sur son visage, gardant son front appuyé contre sa paume un moment avant de secouer la tête à la négative.

— J'ai tout fait foirer c'est tout, constata-t-il. Je fais toujours tout foirer, renchérit le brun, se frottant les yeux en les sentant brumeux. Dès que je fais quelque chose, qui est pour moi et pas pour elles, elles me claquent la porte au nez. Juste au moment où j'essaye... d'être moi, elles me cassent en deux et me jettent aux ordures. Toujours ! fulmina le brun en passant une nouvelle fois sa main sur ses yeux, n'y trouvant pas de larmes mais suffisamment d'amertume pour qu'elle lui brouille un peu la vue. Elle me déteste maintenant, c'est sûr. Même si j'essaye de faire comme si ça allait, même si je fais comme si de rien n'était elle va m'en vouloir. J'ai tout fait foiré, putain, souffla encore l'homme en cachant ses yeux sous ses mains, inspirant profondément pour tenter de se calmer. J'aurais jamais dut faire ça, poursuivit-il, j'aurais dut... J'aurais dut m'en aller, ne jamais lui parler, ne jamais aller la voir... appuyer sur cette gâchette aussi, peut-être, et je n'aurais jamais dut revenir ici.

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Mar 4 Juil 2017 - 14:03



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Quand Ludovic lui avoua que, dans un premier temps, la surveillante avait paru bien apprécier le baiser qu'il lui avait offert, Jon esquissa un sourire un peu plus amusé et tranquille, sourire qui s'étira doucement lorsqu'il renchérit en précisant qu'elle le lui avait même rendu. On aurait pu conclure beaucoup de choses de cela, mais Oswin était une femme étrange qui semblait n'accorder aucune importance à ce genre de marques d'affection. Pour elle, c'était un jeu, et même si Jon avait quelque mal avec ce point là, il espérait malgré tout qu'elle était autre chose qu'une simple croqueuse d'hommes. Elle n'était pas méchante, elle était loin de ressembler à Lisbeth... Enfin, il espérait surtout ne pas se tromper en pensant cela. Autrement, il conduisait Ludovic tout droit à une nouvelle peine de cœur.
Même quand le français s'emporta contre sa collègue, Jon ne put effacer ce rictus de ses lèvres qui, bien au contraire, s'accentua en laissant passer un bref rire sans joie. Ah les femmes... L'éternel problème de l'homme et pourtant la source de ses plus grandes inspirations, si on trouvait un jour le secret pour les comprendre le monde perdrait beaucoup de ses mystères. L'air doucement amusé, le regard fixant dans le vague, l'expression de l'astronome changea pourtant du tout au tout lorsque son vieil ami se prit à avoir des pensées plus sombres, des mots qui inquiétèrent l'ancien Poufsouffle en plus de faire naitre en lui un agacement certain, et quand il conclut sur le fait que jamais il n'aurait du revenir à Poudlard, c'était un Jon éberlué qu'il laissait face à lui, totalement indigné qu'il ait osé dire de telles choses.

- Hey ! Hey, là ! Je t'arrête tout de suite là ! Tu te fous de moi ? Il laissa passer un temps, le regardant comme s'il s'attendait à ce qu'il lui dise que tout ça n'était qu'une blague avant de reprendre, trop vite pour se faire couper, et sur un ton beaucoup plus tranchant sans pour autant en être agressif. Revenir ici était une mauvaise idée ? J'ai jamais autant aimé Poudlard que quand tu t'y trouvais aussi, alors viens pas me dire que tu n'aurais pas dut. Ca faisait combien de temps hein ? Quinze ans ? Allez, dix, en comptant la fois où tu es venu pour signer les papiers pour Rory. Cette fois où on a à peine eut le temps de se dire bonjour ou de prendre de tes nouvelles que tu disparaissais déjà. Il soupira, s'humectant les lèvres en levant les yeux au ciel pour se calmer un minimum. Tu aurais pu mourir que je ne l'aurais jamais su. Non, que tu viennes ici est la meilleure chose qui m'est arrivé depuis des années, alors je t'interdit de me dire de telles bêtises... Nan mais oh...! Il grinça des dents, esquissant un sourire jaune qui fini par devenir sincère, se moquant doucement de lui même avant de compléter sur un ton plus calme : Désolé, je m'emporte. Mais tu es un prof génial, les gosses t'adorent, Rory te vénère et... Je suis tellement heureux que tu sois ici avec tout le monde. C'est tellement incroyable.

Il sourit, le regard dans le vide et soudainement beaucoup plus calme. Alors, il prit une profonde inspiration, se passant une main sur le visage pour se détendre un peu plus avant de continuer, l'air ailleurs.

- Pour revenir à ton problème... Tu sais, je crois que je ne t'ai jamais raconté comment j'ai rencontré Emmy, pas en détails en tous cas. J'ai voulu aller au ministère mais... C'est ridicule, vraiment. Je me suis trompé de cabine téléphonique, et puis, il faisait tard et je me suis fait tabasser par des voyous. Résultat, on m'a trouvé et on m'a amené à Sainte Mangouste, j'ai dormi durant plusieurs jours, totalement KO, avant d'enfin me réveiller. Et c'était le premier visage que j'ai vu en me réveillant. Oh, ce n'était pas comme dans les films, tu sais, où tu ouvres les yeux et tu vois quelqu'un penché sur toi. Moi, j'ai ouvert les yeux, et il n'y avait personne. Elle est rentré... Disons, une heure, deux heures après mon réveil, venir changer mes bandages et je lui ai fait la discussion. Je l'ai beaucoup appréciée immédiatement, mais ce n'était pas encore le coup de foudre. Les jours passèrent et je la revoyais souvent, et quand je fus autorisé à me lever j'ai pris l'habitude de l'accompagner, lui donner un coup de main, discuter avec elle... Tu sais à quel point je peux être doué pour parler aux gens ! Il rit doucement, souriant un peu plus avant de continuer : Seulement, à son sens, je la gênais. Je rendais ses tâches plus compliquées, je la perturbais, la distrayais, et même si elle n'était qu'une aide-soignante cela restait grave. Une fois, un de ses patients a même fait une crise cardiaque par ma faute, une longue histoire. Elle m'appréciait, et je l'aimais, mais ce n'était plus possible. Alors, je savais que je devrais un jour quitter l'hôpital, et j'ai commencé à la demander en mariage, et elle a refusé. Tu dois connaître l'histoire après, je lui ai demandé des dizaines de fois, et chaque fois je la voyais douter avec son petit air fier et imprenable. Je l'invitais à dîner, elle adorait ça, on discutait, on s'est embrassé, je pensais à chaque fois qu'elle accepterait de m'épouser mais non. Un temps. Bon, finalement ça s'est fait et j'étais l'homme le plus heureux du monde, mais tout ça pour dire que parfois, certaines femmes sont fortes. Très fortes. Certaines tiennent à leur honneur, à leur métier, à leur indépendance, et elles ont peur de tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre là. Il baissa la tête, jouant avec ses mains nerveusement, un peu plus tendu tandis qu'il abordait des sujets plus délicats. Elle a sans doute... Juste peur de ce qui pourrait arriver si, par hasard, tu en venais à l'aimer. Et quand on a peur, on a tendance à grogner et à mordre plus facilement. C'est tout. Tu peux lui montrer que, même si c'était vrai, il n'y a aucune raison d'avoir peur, ça pourrait aider. Mais je ne pense pas que tout est gâché. C'est une fille intelligente, et elle me semblait plutôt apprécier ta compagnie, je suis sûre qu'elle ne t'en veut pas tant que ça. Elle a juste... Peur.

Il leva la tête vers son vieil ami, lui adressant un sourire rassurant alors qu'il trouvait s'en être plutôt bien sorti dans ses explications. Et puis, le voir s'en faire autant avait un petit quelque chose d'attendrissant pas vrai ?

- Et puis, toi aussi tu tiens à elle. Sinon tu t'en voudrais pas autant de t'être engueulée avec elle, alors tu as tout intérêt à aller régler ce problème avec elle pour clarifier vos sentiments.

Qu'ils soient de la simple affection, ou même de l'amour...!


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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Mar 4 Juil 2017 - 18:10



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Salle d'astronomie – Poudlard – 1 Janvier 1976

Foudroyant le Poufsouffle du regard avant même qu'il ait fini de protester, Ludovic n'essaya même pas de s'excuser pour ce qu'il avait dit. Non, il ne rigolait pas, il était tout à fait sérieux. Arriver dans cette école avait certes eut quelques avantages, cela n'avait pourtant pas manqué de le mettre dans des ennuis phénoménaux d'un genre auquel il n'avait plus été habitué depuis bien longtemps. Une femme volage qui l'avait séduit pour le faire souffrir, des os brisés, des crises de nerfs... Il n'avait plus la carrure pour ça. Pourtant, lorsque Jon poursuivit, lui rappelant qu'il avait tout de même eut la chance de le retrouver lui et de retrouver Rian, qu'il avait au final un métier qui ne lui déplaisait pas tant et dans lequel il parvenait quand même à obtenir quelques réussites, et quand il lui rappela tous ses tords, l'échevelé ne tarda pas à perdre quelque peu son assurance, grimaçant légèrement en se disant qu'effectivement, il n'aurait peut-être pas dut aller jusqu'à dire ça. Heureusement, l'anglais ne semblait pas trop lui en tenir rigueur, s'excusant assez pour que le français ne craigne pas trop l'avoir tout à coup déçu lui aussi, mais pas suffisamment pour effacer le savon qu'il venait de lui passer et qui convainquait désormais l'échevelé de ne pas trop la ramener.

Puis, Jon changea de sujet, commençant à raconter ses propres mésaventures auprès de sa femme avec un ton si calme et particulier que le maigrichon se trouva tout naturellement à l'écouter avec grande attention. Il était curieux d'en apprendre davantage sur l'histoire qui avait poussé son meilleur ami à se passer la corde au cou. Une petite nostalgie des contes que lui racontait sa mère peut-être, mais surtout une curiosité toujours aussi digne des aigles bleus. Des cabines téléphoniques, des brigands... il y avait là de quoi raconter des histoires extraordinaires à Rory. Il croyait pourtant voir où le britannique voulait en venir ; lui donner un exemple de ce que la persévérance pouvait parfois donner. Lui montrer que s'il essayait encore peut-être que les choses finiraient par s'améliorer. De sages conseilles, sans aucun doute, mais que le sorcier cru un instant avoir mal compris lorsqu'il entendit son vieil ami lui parler de crise cardiaque. De quoi ? Haussant un sourcil, toujours aussi curieux d'en apprendre plus sur tout ça, il se demanda un instant comment le fait de mettre Jon et sa femme dans une même pièce avait pu entrainer une telle catastrophe pour une tierce personne. Fichtre, il faudrait sans doute qu'il prennent un peu plus de protections si jamais ces deux là décidaient de l'inviter à diner. Mais presque plus que ça, ce fut presque ce que l'astronome ajouta en lui racontant ce qui s'était passé après qu'il ait quitté l'hôpital qui interpella le français. Des baisers, des sorties et toujours des refus ? Pour lui, ça n'avait aucun sens. Pourquoi toutes les femmes refusaient toujours de dire oui lorsqu'on les demandait en mariage ? L'explication que Jon lui donna à ce sujet là eut tout d'étonnant. Fronçant les sourcils, Ludovic essaya de voir si ce qu'il disait était vrai. Bien sûr, il n'était pas passé à côté de cette tendance générale qui faisait que bien des femmes préféraient prendre leur indépendance plutôt que de se laisser commander par des hommes. Rien que sa mère avait pour ça été assez moderne, refusant que son époux lui donne des ordres et se montrant plus compréhensive que bien de ses contemporaines, mais de là à ce qu'elles semblent croire qu'il était impossible pour elles d'avoir une vie et un mari... Non, ça ne pouvait pas être ça ! Assez surpris de cette révélation, Ludovic afficha des yeux ronds, écoutant l'autre continuer à affirmer ce fait. Pour lui si, il semblait évident que si ces affaires se montraient si compliquées c'était parce que toutes les femmes "modernes" craignaient de perdre leur liberté.

— C'est stupide ! constata-t-il soudain, d'un ton qui avait tout de l'incrédule face à la découverte du fil à couper le beurre. Pourquoi est-ce qu'elles pensent ça ?

Comme si lui ou Jon avaient pu être du genre à faire des choses pareilles. A contraindre des jeunes femmes à ne jamais s'asseoir s'ils ne leur en donnaient pas le droit ou à les interdire de travailler si elles le voulaient. Fallait-il donc qu'elles soient toutes aveugles ? Pourtant, bien que grotesque, le raisonnement du britannique semblait se tenir. Bougon, l'homme appuya de nouveau sa tête contre sa main, ayant l'impression d'être retourné dans ses jeunes années où on lui disait que, non, lâcher des dragons miniatures dans les couloirs n'allait pas forcément plaire à tout le monde. Cependant, le début de solution que son vieil ami lui donna pour passer au-delà du problème le refroidit quelque peu. Passait encore qu'il comprenne que, peut-être, avec grands mots, la surveillante pouvait avoir peur des conséquences, mais de là à ce qu'il lui assure qu'il n'y avait rien à craindre... Mouais. Des choses à craindre, il y en avait toujours des milliers. Personne n'était à l'abri d'un mauvais coup du sort et, lui-même, n'avait pas besoin de beaucoup s'interroger pour trouver des tas de choses à redouter ; anciennes ou récentes. Quand à clarifier les sentiments... il l'avait déjà fait non ? Cogitant toujours, le brun ne s'attarda même pas sur la question, essayant encore de se faire à l'idée que cette révélation que Jon venait de lui faire remettait en question beaucoup de ses opinions sur les femmes.

— De toute façon elle ne m'aime pas, rétorqua le brun, pas loin d'être à court d'arguments. Elle n'a pas besoin d'avoir peur. Je l'ai vu draguer le bibliothécaire et ce gars à Halloween, je suis sûr qu'elle te draguerait si t'étais pas marié ; elle a juste à se pencher et tout le monde lui saute dans les bras ! Mais regarde moi, je ne ressemble à rien. J'ai pas de muscles, j'ai pas de gueule d'ange, je ne lui tomberait pas dessus tous les six jours c'est à peine si elle me remarquerait. Non... elle ne m'aime pas c'est tout. Il n'y a pas de quoi avoir peur. On est amis, rien de plus, et encore... Si ça se trouve je l'ennui et elle ne veut pas me le dire.

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Mar 4 Juil 2017 - 20:29



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Indigné, Ludovic ne tarda pas avant de crier son incompréhension en demandant, plus pour lui-même que pour attendre une réponse du Poufsouffle, pourquoi diable les femmes pensaient ainsi. Lâchant un léger rire, Jon leva les yeux au ciel en secouant doucement la tête. L'éternelle question qui taraudait les hommes depuis la nuit des temps. Il ne saurait y répondre, il n'était pas dans leurs têtes après tout, mais sans doutes, comme les mères animales qui devenaient plus agressives lorsqu'elles protégeaient leurs petits, dés qu'on s'approchait d'une question touchant l'amour, l'indépendance, et les hommes, tout devenait une menace et elles ne se sentait jamais trop sûres de rien.
Lâchant un souffle tranquille, Jon laissa à l'autre le temps de cogiter, se tordant toujours lentement les mains, ne sachant pas trop quoi ajouter ou que faire de plus jusqu'à ce que son ami ne reprenne, lui tirant cette fois un soupir un peu plus las alors qu'il concluait sur une déduction bien rapide qui fit lever les yeux au ciel de l'astronome. Elle ne l'aimait pas ? Il n'aurait pas dit cela...!

- Je rêve ou tu es jaloux ? Il sourit d'autant plus, le regard pétillant alors qu'il le taquinait gentiment, puis il lâcha un bref rire sans trop tarder pour reprendre. Elle a encore le droit de voir qui elle veut, et je te trouve bien informé d'ailleurs. Il sourit, mais, préférant ne pas le vexer ou monter Ludovic contre soit, il ne tarda pas à changer de sujet. En plus de cela, je pense que tu as du crottin de pégase dans les yeux pour penser qu'elle ne t'apprécie pas ! Justement, réfléchis. Elle drague des hommes, elle n'est pas en couple, et tu es le seul homme qu'elle laisse tranquille ? Je n'appelle pas ça du désintérêt ! Perso, j'appelle plutôt ça du respect. Il lança un regard complice à l'autre. Depuis ce test que tu lui as fait faire, avec la cravate des Poufsouffle et toute cette organisation de fou, elle continue de venir te voir pas vrai ? Elle te demande conseil, elle t'écoute non ? Alors elle ne te déteste pas. Et puis, je l'ai vue quand tu faisais de l'ancienne magie l'autre jour, elle avait les yeux qui brillaient..! Ces gros bras l'ont peut-être séduite par leurs muscles, mais toi, tu l'as gagnée avec ta tête. Il hocha la tête. Elle fait peur à tout le monde, elle passe difficilement vingt minute à discuter avec quiconque au château. Elle est malhabile, réservée, froide, on dirait qu'il n'y a qu'avec toi qu'elle est si... Différente. Non, non... Elle tient à toi. Il esquissa un sourire en coin. Et quand je vois comment elle est avec toi dans les couloirs ou même autre part... Je dirais qu'elle tient même un peu plus à toi que ce qu'elle laisse entendre...!

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Mer 5 Juil 2017 - 2:01



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Ne prenant même pas la peine de tourner la tête en direction de l'astronome, Ludovic se contenta de se renfrogner un peu, rentrant le cou tandis que son regard fuyait vers le coin opposé de la pièce ; lui ? Jaloux ? Mais non voyons. Pourtant, s'il ne se défendit pas c'était parce qu'il connaissait la tendance que les gens avaient de le catégoriser ainsi et, qu'à force d'expérience, il avait dut se rendre à l'évidence que, oui, il lui arrivait parfois - enfin, souvent - d'être jaloux. Aussi perdit-il l'occasion de se défendre en se demandant un instant de trop si oui ou non il se trouvait jaloux dans cette situation. Il ne s'était encore jamais vraiment posé la question, du moins pas pour Oswin, mais peut-être que oui, savoir qu'en ce moment la jeune femme se trouvait avec un autre aurait pu lui faire quelque chose. Néanmoins, il ne s'aventura pas à s'imaginer ce que ça lui ferait, préférant ne pas s'attarder sur la question et se trouvant bientôt distrait par la suite des remarques de son vieil ami qui lui firent une seconde reposer les yeux sur lui avant que ses prunelles ne retournent fixer exactement le même point sur le mur. Mais quel fascinant mur !

Trop informé, il ne savait pas non plus, avec sa legilimencie, savoir beaucoup de choses sur les autres était monnaie courante, si bien qu'il ne savait parfois plus ce que le "commun des mortels" pouvait connaitre exactement de leurs voisins. Une fois encore hélas, le temps de cette réflexion prit le pas sur celui de la défense et, bientôt, l'échevelé se trouva à lever la tête vers Jon en l'entendant l'accuser d'avoir du crottin dans les yeux. Plutôt surpris pas tant "d'agressivité" et de conviction dans la bouche de son meilleur ami, le brun ne songea pas le moins du monde à répliquer, l'écoutant plutôt avec attention avant de se faire un peu plus sombre en entendant l'autre lui assurer qu'au moins la surveillante ne le traitait pas comme les autres. Oui, enfin ça, c'était plutôt facile.

Il n'était peut-être pas le plus brillant des séducteurs, mais il connaissait ses classiques, pour avoir bien souvent côtoyé des femmes qui aimaient à plaire et séduire, il savait que le meilleur moyen de les garder dans ses relations sans en souffrir était de leur refuser la seule chose qu'elles voulaient. Passé les frasques du sexe et de l'amour, lorsqu'elles comprenaient qu'avec vous ce n'était pas la peine de trop chercher, elles laissaient tomber leurs habitudes pour prendre le temps de découvrir d'autres sortes d'échanges possibles avec les hommes. Des conversations surprenantes avaient alors lieu, révélant des personnalités souvent beaucoup plus complexes et captivantes que de prime abord et donnant lieu à des amitiés étrangement durables malgré les absences et la distance. Qui que vous soyez, quelque soit votre physique ou votre âge, vous deveniez alors "le cas à part". Celui avec lequel on ne couchait pas forcément, mais qu'on écoutait et qu'on aimait fréquenter. Un bon ami en somme, quelque chose que tous les hommes ne convoitaient pas forcément, mais que Ludovic avait souvent plaisir à être pour avoir la chance de prendre part d'une manière plus variée à la vie de l'autre sexe. Donc non, ce n'était pas un critère. L'Auror pouvait très bien le trouver sympathique sans pour autant mieux le considérer qu'un fantôme trop terre à terre. Il y en avait beaucoup de ces femmes qui ne le traitaient pas différemment d'une passade, une passade plus platonique certes, mais une passade tout de même. Donc non, pour lui, ça ne voulait rien dire.

Fort de ce constat beaucoup plus pessimiste, le brun ne fut pas tellement plus convaincu par le reste des arguments de l'astronome. Se demandant même brièvement en quoi le fait que la jeune femme ait apprécié sa cérémonie d'initiation et vienne régulièrement le voir pour des leçons de sorcellerie lui conférait une place privilégiée dans le coeur de l'Auror. Tous ses élèves venaient le voir pour des leçons, certains même les appréciaient beaucoup au point d'assurer qu'il était leur enseignant préféré, mais il n'allait certainement pas envisager de les voir autrement que comme des étudiants passionnés qui l'oublieraient probablement une fois sortis des murs de cette école. Pourtant, à force de persévérance, le tenace blaireau parvint à faire flancher l'aigle, commençant à parler de l'attitude d'Oswin en société. Affichant presque aussitôt un sourire un peu pâle, ayant du mal à imaginer la surveillante comme quelqu'un de malhabile. Il finit pourtant par la reconnaitre dans le portrait que lui en dressa le britannique. Différente. A ce seul mot, le français laissa son esprit dériver pour se remémorer un peu les sourires qu'elles lui faisait si souvent, son air agacé, exaspéré, mais cette envie toujours présente de rester à ses côtés. Songeant à leur périple dans ce livre maudit de la bibliothèque, à leur soirée à Prague et à tous ces moments agréables qu'ils avaient, tant bien que mal, réussi à passer ensemble, pour, toujours, y chercher ce souvenir de la jeune femme radieuse pour une raison qui lui échappait encore. Peut-être que oui, peut-être qu'elle était un peu différente quand elle était avec lui, un peu plus heureuse. Mais qui pouvait lui garantir qu'il n'en était pas de même avec tous les autres ? Préférant ne pas s’appesantir sur cette question, un sourire trop grand au visage, alors qu'il lui prenait soudain l'envie de se lever pour aller s'excuser une nouvelle fois et un peu mieux auprès de la principale intéressée, le maigrichon tourna bientôt la tête vers l'anglais pour poser une question timide, presque inaudible, sa tête appuyée dans sa main de telle façon que ses doigts s'emmêlaient dans ses cheveux.

— Tu crois ?


Il y avait dans ces quelques mots un son proche de l'espoir, fragile, éphémère qui suffit pourtant par redonner un léger sourire au français, le précédent chassé pour interroger son conseiller avec plus de sérieux. Il attendait une réponse, l'air doucement songeur, mais son visage se rassombrit bientôt pour quelque chose de bien moins enjoué.

— Je lui ai dit que j'étais toujours avec Lisbeth,
confia-t-il.

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Jeu 6 Juil 2017 - 22:28



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Le net espoir qui traversa la voix de Ludovic alors que celui-ci demandait à nouveau, incertain, si tout ce que le Poufsouffle venait de dire était vraiment sincère. Un espoir oui, l'espoir qu'une jeune surveillante un peu étrange l'aime, une idée qui, elle, fit tendrement sourire l'astronome touché et amusé de voir son vieil ami ainsi. Pour le coup, il n'avait pas l'impression de revoir le Ludovic adulte sur de lui et de ses problèmes, mais le jeune qui, des décennies plus tôt, ici même, doutait de faire assez bien, et que ses petites amies ne l'aiment en retour. Alors, pour le rassurer mais aussi pour répondre tout à fait sincèrement, l'homme hocha la tête.

- Bien sûr. Puisque je te le dis ! Et puis, je t'assure qu'elle devient soudain beaucoup plus humaine et moins... "regard noir" lorsque je lui ai demandé comment se passaient vos cours d'ancienne magie. D'ailleurs, je te le dis en secret, mais elle ne tarit pas d'éloges sur toi, c'est assez impressionnant surtout venant d'elle !

Satisfait de son petit effet, l'homme sourit un peu plus, lançant un clin d'oeil à son complice avant de se reculer lentement sur son pouf afin de s'étirer, plus serein quant au tournant de cette discussion. Tandis qu'il étirait les bras de tout son long, il crut bien s'étouffer tant il toussa brutalement lorsque l'autre lui lâcha une information un tantinet déroutant.
Il lui avait menti ? Il lui avait dit qu'il était encore en couple avec l'autre succube ? JOn ne savait même pas très bien laquelle de ces informations était la plus étonnante, quoi que Ludovic il est vrai avait tendance à facilement mentir pour ne pas compliquer les situations déjà complexes...

- Mais pourquoi tu as fait ça ? s'étonna le brun les yeux ronds comme des billes sous la surprise. Je veux dire... C'est idiot, tu m'étonne qu'elle t'ait fait la morale tiens ! Il lâcha un rire jaune, se frottant le visage un instant avant de reprendre plus posément bien que toujours un poil rieur : OKay, alors on reprend. Depuis quand elle sait que t'es en couple ? Combien de fois elle t'a embrassé avant de savoir cela ? Et combien de fois après ? Il laissa passer un temps, laissant l'autre comprendre où il voulait en venir. Tu comprends ? Elle pense qu'un homme engagé l'a embrassée, elle penser aimer un homme qu'elle ne devrait pas aimer, alors, elle fait des efforts. Si elle t'a pas embrassé après que tu lui aies dit que tu étais en couple c'était car elle ne voulait pas te poser problème envers l'autre succube ! Alors, que hier elle te rende passionnément un baiser plein d'ardeur... Tu m'étonnes qu'elle s'en est voulu. Elle veut pas casser ton couple fictif et c'est pour ça que vous vous engueulez. J'te jure, vous vous compliquez la vie c'est impressionnant ! Il lâcha un bref rire jaune avant d'adresser un regard sincèrement compatissant -bien que doucement amusé- à son vieil ami. Tu devrais lui dire. Dissiper le malentendu, lui dire que tu sais ce qu'elle ressent mais que... Tu n'es pas du même avis. Evidemment, si tu ne l'es pas. Bien sûr.

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MessageSujet: Re: Teach me how I should forget to think   Jeu 13 Juil 2017 - 0:40



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Salle d'astronomie – Poudlard – 1 Janvier 1976

Tout sourire, le brun s'en serait presque sentit rougir d'apprendre que l'Auror lui avait fait des compliments. Connaissant la jeune femme sans doute, il pouvait presque le dire, mieux que quiconque, il savait en quoi cet aveux pouvait avoir de la valeur. Si elle l'estimait suffisamment pour lui faire des éloges c'était qu'il avait dut parvenir à l'impressionner d'une façon ou d'une autre, à faire quelque chose de bien, de grand... d'épatant ? Pourtant, Ludovic perdit bientôt son sourire, avouant lui aussi quelque chose de bien moins joyeux et qui ne tarda pas à tirer une réaction bien plus négative au britannique. Non pas que l'autre homme le jugeait ou allait le réprimander à ce sujet, mais il y avait chez lui une incompréhension bien compréhensible qui ne tarda pas à se muer en paroles évidentes mais tout aussi critiques que s'il le traitait d'idiot en face à face. Ce qui ne tarda pas d'ailleurs, à raison encore, l'astronome profitant d'un de ses avantages de meilleur ami pour avoir le droit de mettre le doigt sur la bêtise monumentale de son acolyte Serdaigle.

— Je sais...
marmonna l'échevelé dans sa barbe, se critiquant lui-même plus que l'autre.

Bien évidemment qu'il le savait, bien évidemment qu'il savait que c'était idiot. Il l'avait sut à la seconde même où il avait commencé à prononcer ces mots pour les adresser à la surveillante. Mais cela avait été un de ces moments où les bourdes sortent de votre bouche sans que vous parveniez à les arrêter, un de ces moments où vous savez que vous feriez mieux de vous taire, où vous savez qu'il est de toute façon trop tard, mais où vous vous enfoncez au lieu de tenter tant bien que mal de sauver les meubles. D'aucun appellent cela l'orgueil mal placé Ludovic lui, trouvait seulement que ses mots respiraient la bêtise. Aussi ne reprit-il pas l'anglais, se contentant d'encaisser les mots qu'il ne se sentait pas capable d'entendre de la part de la surveillante. "Idiot", "pas étonnant qu'elle fasse la morale", avec la jeune femme il aurait peut-être même eut le droit à une claque ou a un coup de poing, il s'en sortait bien. Cependant, ce qui suivit ne tarda pas à intriguer le français qui releva quelque peu la tête et un sourcil en entendant l'autre le lancer sur un exercice de mémorisation. Il ne savait plus du tout quand il lui avait avoué être en couple. Dans ce maudit livre peut-être, quelque part, dans une page, un jour où il avait lâché l'information comme une bombe, fidèle à ses habitudes. Quant à la dernière fois où elle l'avait embrassé... Fouillant dans ses mémoires, le brun plissa légèrement le front, s'apprêtant à corriger l'anglais en lui expliquant que, récemment, c'était plutôt lui qui avait prit des initiatives, un constat qui, en y réfléchissant, paru en effet étonnant au maigrichon. Sans plus, néanmoins, peut-être que l'Auror n'avait simplement pas eut le temps de le "taquiner" encore comme elle l'avait fait au bal. Les occasions n'étaient pas toujours faciles à trouver et il devait admettre lui en avoir volé plusieurs. Cependant, son cadet semblait en tirer bien plus de conclusions que lui. Devinant avant même de l'apprendre que la brune s'était effectivement montrée "plus sage" depuis cette annonce et commençant à avancer des explications que le français trouvait un peu rapides, mais, étrangement, plutôt cohérentes. Enfin, qui aurait pu sembler cohérent pour n'importe qu'elle autre femme qu'elle. Mais l'échevelé ne l'imaginais pas être aussi... sentimentale avec les hommes. Il ne s'était jamais posé la question, puisque de toute façon c'était pour lui l'évidence même qu'il ne fallait pas embrasser quelqu'un d'autre lorsque cette personne ou vous même étiez en couple, mais il n'aurait pas pensé que la jeune femme s'en serait tant soucié, ou même que cela aurait pu dire qu'elle l'aimait. Lisbeth en avait-elle quelque chose à faire, elle, d'embrasser des hommes en couple voir même marié ? Assurément non, pas d'après ce que Jon avait pu lui raconter ni même d'après ce qu'il avait pu apercevoir lorsqu'elle l'avait mis dans son lit. Mais l'anglaise, comme l'Auror, avait cumulé à son compte beaucoup de conquêtes, c'était bien qu'elles devaient avoir en commun le fait de ne pas tellement s'attacher aux personnes que ce que d'autres auraient pu faire. Non ? Pourtant, le britannique arrivait presque à lui mettre une graine de doute dans ses pensées. Du moins était-ce le cas avant qu'il ne commence à donner des conseils bien plus directs à son vieux complice.

— Non, s'exclama aussitôt le brun, ne laissant même pas son vieil ami fini, avec l'air de quelqu'un à qui on vient de confier la corvée d'aller récurer les crottes de la calamar au fond du lac. Non, ça jamais ! reprit-il, presque livide, T'es malade ?! fit-il encore, presque à voix basse comme s'il craignait que la principale intéressée ne l'entende. Et si tu te trompe hein ? Elle fera quoi tu crois si je me ramène devant chez elle et que je lui dis que je sais qu'elle m'aime alors que ce n'est pas le cas ? Elle va m'arracher la tête, les yeux, la langue, les... s'emballa une seconde le français avant d'esquisser un bref signe en direction de son entre-jambe. Non... Non, non, non, non, t'es malade ! Elle va m'écorcher vif, insista-t-il de plus belle, laissant filer une courte pause, plus songeur, avant de reprendre, toujours affolé, mais d'une façon plus morose. Et puis, même si tu as raison, elle ne va pas comprendre. Je... Je n'aurais jamais dut lui dire ça, elle ne va pas comprendre pourquoi j'ai dit ça. C'est... fit-il, se pinçant les yeux. C'était stupide. J'ai pas réfléchi, c'était... expliqua-t-il, lâchant ses paupières et laissant filer un souffle pour continuer d'un ton plus posé. J'ai pas l'habitude de faire ça. De... courir après les femmes après une rupture. C'est pas... moi, j'ai besoin de temps, expliqua-t-il, je sais que ça commence à faire un moment avec Lisbeth, mais... j'ai paniqué. Je ne voulais pas qu'elle s'attache à moi, qu'elle s'imagine des choses... C'est trop rapide, fit-il avec un ton un peu plus noué. Au moins comme ça... je me suis dis qu'elle oserait moins... insister, en reparler, reparler de tout ça. Si tu as raison, se reprit le français. Je... J'aimerais bien que tu ai raison, mais c'est mieux comme ça, c'est mieux qu'elle ne m'aime pas et qu'elle m'en veuille, au moins comme ça il n'y a pas de problèmes, assura-t-il en déglutissant légèrement.

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