AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
APARECIUM : 20/06/2017
HIBOUX : 112
SANG : une pureté implacable dont il se moque éperdument.
IDÉOLOGIE : membre de l'ordre du phénix, en guerre.


MessageSujet: i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)   Lun 3 Juil 2017 - 14:11



nobody knows you
the way that i know you
look in my eyes i will never dessert you

Vous êtes viré. Les mots lui parviennent déformés, comme s’il les entendait sous l’eau. Il ignore s’il doit cette sensation au choc déclenché par une telle affirmation ou a tout l’alcool qu’il a consommé au cours de la nuit, ce même alcool qui lui vaut de se trouver dans une telle situation. Le sorcier qui lui fait face, son supérieur, le regarde de ce regard à la fois dur et saturé de pitié qu’ont parfois vos aînés quand ils se désolent à la vue d’un potentiel gâché. Sirius est un bon élément et il le sait. Un garçon un peu trop insolent, avec une langue trop bien pendue et un goût marqué pour la provocation, mais une bonne personne toute fois. Un cœur pur. Du moins, il l’était. Maintenant, le cœur en question est comme souillé et il empeste l’alcool à plein nez. Il a du mal à comprendre ce qu’on lui dit Sirius. Ils lui semblent indigestes ses mots dont on l’assaille. Viré. Il est viré. Et ce n’est pas tant qu’il en souffre. Elle est presque douce, cette souffrance à côté de toutes les autres. C’est rien ce boulot, même si d’une certaine façon c’est tout. L’aboutissement de toutes ses années passées à arpenter les couloirs tortueux du château qui l’a vu grandir. Il le revoit encore, son enthousiasme à la découverte des résultats de ses examens à la fin de sa septième année et il revoit James aussi, James avec qui il s’était présenté lors de son premier jour de travail. Ils étaient tellement heureux alors, tellement excités à l’idée de ce tout ce qui les attendait désormais. Un nouveau chapitre de leurs existences respectives, une nouvelle page qu’ils tournaient ensemble. Maintenant, James n’était plus là et cette fierté que Sirius tirait de son poste d’Auror, on venait de la lui retirer. Une morsure glaçante, mais qui ne représentait rien en comparaison au décès d’Harry et au départ de son meilleur ami. C’était rien ce boulot, rien du tout. Il aurait perdu ce travail volontiers il y a des semaines si cela avait pu garder le petit Harry en vie ou James près de lui. Non. Il voulait croire que ça ne représentait rien, que son renvoi ne signifiait rien, plus maintenant. Mais tout de même, ça lui faisait mal.

Il ne put s’empêcher de répondre à son supérieur, laissant rejaillir cette insolence dont il avait toujours eut le secret. C’était plus fort que lui en cet instant, l’alcool dont il était encore imbibé n’aidant bien sûr pas à étouffer la flamme qui persistait à brûler en lui. Sa voix était tranchante, vibrante, la douleur parfaitement lisible dans ses grands yeux devenus un brin vitreux. Il en avait marre, Sirius. Marre de tout. Marre de cette vie. Marre de ce qu’il lui fallait faire pour survivre. Il avait juste envie de tout plaquer, envie de s’enfuir loin pour ne plus jamais rentrer. C’était ce que James avait fait et peut-être que c’était la solution. Peut-être qu’il aurait dut y penser avant. Ou peut-être que l’alcool le faisait délirer. Il n’en savait rien. Il ne savait plus rien. Sans qu’il ne puisse les retenir, les jurons commencèrent à s’écouler de ses lèvres, éclaboussant le sol impeccable du ministère. Il se donnait tant de mal pour la taire, cette colère qui lui déchirait les entrailles et maintenant qu’il avait commencé à l’évacuer, il peinait à refermer les vannes. Il avait conscience que chacune de ses paroles le desservait un peu plus, mais il n’arrivait plus à s’arrêter. Il avait vingt-et-un ans, l’impression d’être bien plus âgé que cela de par tout ce qu’il avait déjà vécu et pourtant il n’avait jamais eut autant l’air d’un gamin. Echevelé, perdu, ravagé. Brisé de toutes parts, en équilibre au bord d’un gouffre béant. Il empestait l’alcool, mais pas que. Il suintait aussi la douleur et la colère, la colère contre le ministère, mais pas uniquement. Si seulement il n’y avait eut que la perte de son boulot, si seulement… Non. Il était en colère contre tout et sa colère était dévastatrice, pour les autres comme pour lui. Elle le lacérait, écorchant son cœur, meurtrissant son âme.

Il n’en pouvait plus, il était fatigué de lutter et même s’il savait qu’il se donnait en spectacle, même s’il était en train de bousiller à toute vitesse son parcours professionnel, il se sentait soulagé, ne serait-ce qu’un peu. Et rien que pour ça, ça en valait la peine. Il savait qu’il allait regretter tout ça à la seconde où on l’aurait trainé hors du bâtiment et pourtant, il s’en foutait en cet instant. Rien ne lui importait plus. Rien, vraiment. « Cessez monsieur Black, vous desservez bien mal vos intérêts. » Il éclata d’un rire presque dément aux vagues airs d'aboiement et qui n’était pas sans rappeler l’hystérie de sa propre mère. Il en aurait été horrifié s’il avait été assez calme pour le constater, mais il n’avait jamais autant ressemblé à Walburga qu'en cet instant. « Monsieur Black, allez vous en » dans la voix de son ancien supérieur, il entendait bien plus de pitié encore que d’agacement ou de colère. Un constat qui n’énerva Sirius que plus encore. Il savait bien qu’il était pitoyable, qu’il avait l’air du gosse ingérable qu’il était de toute évidence toujours, mais il ne voulait pas l’entendre. Il n’avait pas besoin de ça. Vraiment pas besoin de ça. Alors qu’il commençait à lever la main sans y penser, s’apprêtant à franchir une ligne bien plus dangereuse encore que toutes celles qu'il avait déjà franchi, une main à la fois tendre et ferme vint se poser sur son bras, l’interrompant brusquement dans son élan. « Qu’est-ce que… » Commença-t'il en levant les yeux sur la personne qui venait de s'interposer. Brusquement, il rencontra le regard ferme de son oncle qui avait de toute évidence été alerté par le vacarme.

_________________

And if I could tell you one thing It would be: You are never as broken as you think you are. Sure you have a couple of scars, and a couple of bad memories, but then again all great heroes do.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
En ligne
APARECIUM : 01/07/2017
HIBOUX : 132
SANG : Pur mais il s'en fiche bien, il pourrait avoir du sang de moldu, tant que ça fait criser les Black.
IDÉOLOGIE : Il n'aime pas la magie noire, il n'aime pas les idéaux. Vous avez compris son camps?


MessageSujet: Re: i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)   Lun 3 Juil 2017 - 15:05



nobody knows you
the way that i know you
look in my eyes i will never dessert you

Alphard était au travail. Loin des tourments de son fils qui semblait aller mal. Alphard se sentait légèrement coupable d'avoir laissé son fils au détriment de son neveu mais il estimait que Sirius avait besoin de son aide et de son attention. Damian était quand même bien plus privilégié que Sirius parce qu'il avait ses deux parents qui s'occupaient de lui malgré ses 24 ans. Avec Lena, c'était calme, Alphard tentait de ne pas trop faire d'écart, histoire que Lena ne soupçonne rien. Mais il ne voulait pas faire face à son âge. Quarante-deux ans. Deux enfants. Marié depuis plus de 20 ans. Non, ce n'était pas Alphard. Le rebelle, celui qui s'était opposé à ses parents alors qu'il avait 14 ans. Celui qui ne voulait pas entrer dans cette histoire de pureté de sang. L'homme sortit de ses pensées et alla au bureau des Aurors, devant discuter d'un dossier avec l'un d'eux. Alphard avait besoin de précisions sur un homme originaire d'Italie qui voulait venir discuter d'un accord. Il était méfiant. Avec le climat de guerre qui semblait vouloir s'installer, Alphard n'avait pas envie de se mettre en danger.

Alors qu'il confiait le dossier à l'Auror et qu'il allait retourner à son bureau, Alphard fut interpellé par des éclats de voix. Il reconnut la voix de son neveu, Sirius et il fronça les sourcils. Le mot du chef des Aurors, le mit hors de lui. Son neveu avait été viré. Faisant envoyer ses dossiers sur son bureau à l'aide de sa baguette magique, Alphard s'approcha de Sirius qui voulait partir. Hors de question de le laisser partir dans cet état. Il s'approcha plus près et l'attrapa par le bras. Sans dire un mot, il l'emmena jusqu'à son bureau et il ferma la porte.

« Sirius Orion Black ! » lança l'aîné en fixant Sirius avec un air sévère.

Il allait se lancer dans un discours moralisateur comme il le ferait avec son aîné mais l'air vulnérable de Sirius eut raison de sa morale tout prête. Il se rapprocha et prit Sirius contre lui. Il sentit l'alcool et soupira. Il voulait lui faire la morale sur l'alcool. Mais il serait mal placé de lui d'arrêter de boire quand lui même allait au Chaudron Baveur tous les soirs avant de rentrer chez lui. Parfois, c'était animé d'ailleurs. Mais là, son inquiétude prenait le dessus. Peut être qu'il devait s'occuper un peu plus de son neveu et ne pas le laisser seul. Il reprit, d'un ton plus adouci :

« Je ne te ferais pas la morale sur ce qu'il s 'est passé.. je crois que tu as été assez puni de ta bêtise en te faisant renvoyé... Par contre, il est hors de question que je te laisse seul … Oui tu es triste par rapport à ce qu'il s'est passé et par rapport à la mort du petit Potter.. Mais tu crois que c'est en te laissant aller que tu vas les aider à surmonter ce deuil ? »

Il observa son neveu et il reprit :

« Ecoute … je vais m'occuper de toi... Après tout, ton oncle est là pour ça... Je vais voir pour te faire embaucher à mon département.. Arrête de boire par contre où tu risques de me décevoir... Ensuite, tu vas venir à la maison... quelques temps, je pourrais avoir un œil sur toi.. Et Lena sera ravie de te voir... »

Si Sirius venait à la maison, Damian serait moins jaloux de voir que son père préférait Sirius à lui. Ce qui était complètement faux. Alphard aimait autant son fils que son neveu même si Damian faisait les mauvais choix. Il fit asseoir Sirius sur un fauteuil qu'il fit apparaître et il lui donna un verre d'eau.

« Reste avec moi pour la journée, tu verras ce que je fais. Je vais attendre que ton chef se calme et j'irais lui parler... Peut être que tu arriveras à récupérer ton poste... Sirius, il faut vraiment que tu te reprenne... Avec le contexte qui s'installe, tu deviens vulnérable … »

_________________

crédit : code par quantum mechanics || image/gif par tumblr || Jon Ali
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
APARECIUM : 20/06/2017
HIBOUX : 112
SANG : une pureté implacable dont il se moque éperdument.
IDÉOLOGIE : membre de l'ordre du phénix, en guerre.


MessageSujet: Re: i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)   Lun 3 Juil 2017 - 16:09



nobody knows you
the way that i know you
look in my eyes i will never dessert you

S’il s’était toujours satisfait de sa réputation d’éternel adolescent qui n’était par ailleurs sans reposer sur des faits on ne peut plus concrets, Sirius demeurait malgré tout l’un de ces enfants qui s’étaient vus obligés de grandir relativement vite. Ces rapports avec ses parents s’étaient détériorés de façon tout bonnement spectaculaire dès sa répartition parmi les lions dorés de Poudlard et, à partir de là, la situation n’avait eut de cesse d’empirer. Avec sa mère particulièrement, les choses s’étaient corsées d’une façon que la plupart des gens ne croiraient même pas possible. Lui qui était autrefois le petit garçon adoré de sa mère, l’avenir de sa lignée, était brusquement devenu le symbole vivant de tout ce qui répugnait cette dernière. Lorsqu’il était parti de chez lui à l’âge de seize ans, cela n’avait pas été sans comprendre le caractère définitif d'un tel geste et qu’il ne pourrait plus revenir en arrière après cela. Finalement il était parti avec quelques affaires sous le bras, sachant que, de toute façon, ses rapports avec sa famille s’étaient trop dégradés pour que la situation puisse s’arranger par la suite. La seule façon qu’il aurait eut à l’époque de conserver son cocon familial défaillant aurait été de s’aplatir, de rentrer dans le rang et il n’en avait jamais été capable. Il aurait préféré mourir que de vivre ainsi en captivité. En dépit de sa certitude qu’il faisait là le bon choix, il avait beaucoup souffert de cette situation et encore aujourd’hui, il n’aimait pas y penser. Dans son malheur, il avait eut la chance de pouvoir compter sur ses amis et plus particulièrement sur James et ses parents qui l’avaient recueillis immédiatement. Outre la famille de son meilleur ami, il avait aussi eut la chance insolente de compter dans sa famille pourrie jusqu’à la moelle quelques personnes fréquentables. Meda comptait parmi ces rares Black dotés d’un cœur et son oncle aussi. Son oncle qui le trainait désormais jusqu’à son bureau, comme un gosse de huit ans. Il aurait pu le repousser (et encore, il aurait eut du mal, son oncle ayant une bonne poigne), mais il ne s’en donna pas la peine. Inutile de se donner encore plus en spectacle qu’il ne l’avait déjà fait jusque-là. Son oncle le lâcha dès la porte refermée et Sirius s’appuya contre cette dernière.

Ses émotions le submergeaient et il s’en trouvait bien ennuyé. Il s’en voulait déjà d’avoir craqué ainsi. L’alcool n’avait pas suffit à noyer sa peine et sa colère, pas ce jour-là. « Sirius Orion Black ! » Le nom entier, voilà qui ne pouvait annoncer rien de bon. Il l’avait suffisamment entendu dans la bouche de sa mère lorsqu’elle s’apprêtait à fondre sur lui tel un rapace pour savoir que ce n’était pas bon signe. Par chance cependant, Alphard Black ressemblait aussi peu à sa sœur que Sirius lui-même. Alors que sa mère aurait déjà était en train de lui hurler dessus, son oncle eut une réaction différente. Ses traits se firent plus doux alors qu’il scrutait l’expression de Sirius et quelques instants après il réduisait la distance les séparant pour l’étreindre. Sirius se laissa faire sans broncher et ne tiqua même pas quand son oncle sentit de près son haleine empestant l’alcool. Un véritable petit ivrogne. « Je ne te ferais pas la morale sur ce qu’il s’est passé. » Voilà qui était particulièrement bienvenu. « Je crois que tu as été assez puni de ta bêtise en te faisant renvoyé... Par contre, il est hors de question que je te laisse seul … Oui tu es triste par rapport à ce qu'il s'est passé et par rapport à la mort du petit Potter.. Mais tu crois que c'est en te laissant aller que tu vas les aider à surmonter ce deuil ? » Il n’en attendait pas moins de son oncle et n’était pas le moins du monde surpris de sa réaction. Alphard s’était toujours montré présent pour lui et c’était grâce à lui qu’il avait pu rassembler l’argent nécessaire pour démarrer correctement sa vie d'adulte sans avoir pour cela à revenir en rampant devant ses parents, ce qui l’aurait tout bonnement tué. Malgré cela, malgré sa gratitude envers son oncle, il ne pu s’empêcher de rétorquer. « Je ne suis pas triste. » Non, il n’était pas triste bon sang. Ca allait bien au delà de ça. Il était bousillé, désemparé, brisé en mille morceaux. Il lui semblait que toute sa vie avait volée en éclats. Les piliers de son existence avaient tremblés sur leurs fondations et son univers tout entier s’en était vu défiguré. Alors non, il n’était pas triste. Il était détruit. « Ecoute … je vais m'occuper de toi... Après tout, ton oncle est là pour ça... Je vais voir pour te faire embaucher à mon département.. Arrête de boire par contre où tu risques de me décevoir... Ensuite, tu vas venir à la maison... quelques temps, je pourrais avoir un œil sur toi.. Et Lena sera ravie de te voir... » Il sentait le regard de son oncle peser sur lui, il l’observait, comme si, de là où il se trouvait, il avait une bonne vue sur l’ensemble de ses états d’âmes. Sirius, lui, peinait un peu à le regarder dans les yeux. Lui qui ne manquait jamais de faire front aux gens la tête haute en temps normal se sentait embarrassé de se présenter ainsi devant son oncle. Son oncle qui l’avait soutenu plus que ses deux parents réunis, son oncle qui avait misé sur lui. Et il s’était fait virer. Il avait tout gâché et il s’en voulait pour cela. Il s’en voulait de le décevoir. Cet oncle bienveillant prêt à l’accueillir chez lui alors même qu’il empestait l’alcool à plein nez. Il ne méritait rien de tout ça. « Non, enfin, merci, mais je ne peux pas, Lily est venu s’installer avec moi, je dois veiller sur elle. » Il espérait que son oncle n’allait pas souligner ce qui sautait à ses yeux, à savoir que Sirius n’avait pas du tout l’air d’être en mesure de veiller sur qui que ce soit. Il n’arrivait même pas à prendre soin de lui. Outre cela, quand bien même Lily ne dormirait pas chez lui, il n’avait pas envie de constituer un poids pour son oncle et sa tante. Non, vraiment, il préférait se débrouiller tout seul, même s’il le faisait de toute évidence bien mal.

Son oncle fit apparaître un siège, l’invitant à s’y asseoir et il obtempéra, pris d’un mal de crâne soudain. A vrai dire, cela n’avait rien de soudain et Sirius peinait même à se rappeler une période de sa vie où il n’éprouvait pas cette douleur supportable mais crispante qui s'était intensifiée tout à coup, lui donnant l'impression que sa tête était à deux doigts d’exploser. Il pris donc place dans le fauteuil et accepta aussi sans broncher le verre d’eau que son oncle lui plaça entre les mains. Il en descendit quelques bonnes grosses gorgées, le finissant presque sur le coup. « Reste avec moi pour la journée, tu verras ce que je fais. Je vais attendre que ton chef se calme et j'irais lui parler... Peut être que tu arriveras à récupérer ton poste... Sirius, il faut vraiment que tu te reprennes... Avec le contexte qui s'installe, tu deviens vulnérable …  » Il en était conscient bien sûr. Il n’en avait peut-être pas l’air en cet instant, mais si, il le savait. Il savait qu’il faisait tout de travers, qu’il commettait sur erreur et que rien de ce qu’il ferait n’allait lui ramener les personnes qu’il avait perdu. La vie ne fonctionnait tout simplement pas ainsi et il n’avait pas d’autres choix que de s’en accommoder. Mais comment expliquer à son oncle qu’il n’y parvenait pas ? Qu’il ne réussissait plus à dormir ni à manger et qu’il ne vivait plus que par l’intermédiaire de fantasmes sanglants ? Comment lui expliquer que l’alcool était la seule solution qu’il avait trouvé pour noyer sa colère ? Comment lui communiquer le poids de cette culpabilité qui l’oppressait tout entier, rendant chaque nouvel instant de son existence encore pire que le précédent. Pouvait-il comprendre ? Comprendre qu’il en avait mal à en crever et qu’il ne savait pas comment panser ses plaies ? « Tout le monde est vulnérable à présent. » Ce fut tout ce qu’il lâcha. Il y avait tant de choses à dire, mais seuls ses mots lui échappèrent et il pensait chacun d’eux. Les gens qui se persuadaient de leur sécurité n’étaient rien de plus que des idiots finis. Des idiots heureux dans leur douce bêtise et qui ne tarderaient pas à déchanter de la façon la plus brutale qui soit. Sirius en connaissait quelque chose.

_________________

And if I could tell you one thing It would be: You are never as broken as you think you are. Sure you have a couple of scars, and a couple of bad memories, but then again all great heroes do.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
En ligne
APARECIUM : 01/07/2017
HIBOUX : 132
SANG : Pur mais il s'en fiche bien, il pourrait avoir du sang de moldu, tant que ça fait criser les Black.
IDÉOLOGIE : Il n'aime pas la magie noire, il n'aime pas les idéaux. Vous avez compris son camps?


MessageSujet: Re: i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)   Jeu 6 Juil 2017 - 22:12



nobody knows you
the way that i know you
look in my eyes i will never dessert you

Alphard observa Sirius avec inquiétude. Il s'inquiétait plus pour son neveu que pour son propre fils pourtant il semblait répéter le même schéma qu'avec son père. Il perdait son fils, petit à petit. Mais Alphard pensait que son neveu avait plus besoin que lui et il n'avait pas tord. Alors qu'il allait dire quelque chose, Alphard se perdit dans le fil de ses pensées. La famille avait détruit Alphard quand il était encore adolescent mais il avait su s'en sortir grâce à ses meilleurs amis. Sirius avait également été détruit par la famille, mais lui aussi, il s'en était sorti grâce à ses amis, et aussi grâce à lui, Alphard. Le même schéma s'était répété et c'était pour ça qu'Alphard se sentait proche de Sirius. Aujourd'hui, il était en face de lui, majeur, certes, mais encore détruit. Combien de fois, malgré la présence de sa femme et de son fils, Alphard s'était senti vulnérable. Trop de fois. Il soupira doucement et il fit apparaître un autre siège à côté de celui de Sirius. Il s'assit et dit :

« Je le sais Sirius, on travaille énormément ici à ce que la population magique se serrent les coudes, par rapport à tout ce qu'il se passe... Mais je te jure que te faire renvoyer de ton travail n'aidera pas les Potter... Au contraire, tu aurais pu être là pour les rassurer … »

Alphard pouvait être maladroit, il le savait. Maladroit dans ses mots, dans ses gestes. Bien qu'heureux de la naissance de Damian, il avait toujours eu peur d'être père, de ne pas savoir être à la hauteur. Même avec Sirius, il avait peur de ne pas être à la hauteur en tant qu'oncle. Il regarda son neveu dans les yeux et il reprit :

« Tu as 21 ans et tu es majeur, je le sais... mais à mes yeux, je te vois toujours comme cet adolescent courageux qui a quitté sa famille... On se ressemble toi et moi... Je sais comment tu peux réagir... j'ai réagis pareil à l'époque...quand moi aussi je suis parti de chez moi... Mais je me suis battu à ma manière... Je me suis accroché à mon travail, et à ma famille. Et aujourd'hui, j'en paye le prix.. ton cousin me déteste... »

Il n'avait jamais été aussi franc avec quelqu'un mais il voulait faire comprendre à Sirius, bien des choses.

« Viens à la maison avec Lily, au moins ce soir.... Vous pourriez manger à la maison... Tu sais...on est peu de Black à être comme ça, solidaire et aimant... On doit se soutenir.... Et moi je serais toujours là pour toi.... Je ne suis pas tes parents, je ne t'oblige en rien... Je veux juste t'aider du mieux que je peux... »

D'un coup de baguette magique, Alphard rangea ses dossiers dans les tiroirs de son bureau et il fit apparaître deux tasses de thé et un verre d'eau. Il prit une gorgée de thé avant de reprendre :

« Et ne me mens pas, je sais que tu es triste... Je le lis sur ton visage … C'est normal et humain d'être triste... Black ou pas Black... Moi aussi, j'ai eu des moments durs... Très durs même... A 15 ans, quand j'ai pris la décision d'aller vivre chez un ami l'été.... J'ai nargué tes grands parents en sortant avec une née moldue à 14 ans, puis avec Lena, après... Ton grand père a été très colère parce que je n'arrêtais pas de lui répéter que je ne comprenais pas pourquoi les nés moldus n'étaient pas comme nous... Mais j'ai résisté... J'ai fais ma vie de mon côté... Ta mère me détestait depuis ma naissance et ton oncle Cygnus, n'a pas été un allié très longtemps...Et puis le temps a passé, et aujourd'hui, je suis toujours là, toujours debout, toujours sur que les nés moldus sont nos égaux... Je suis également sûr d'une chose, tu vas surmonter le chagrin et la douleur, tu seras fort Sirius, parce que je crois en toi... C'est ce qu'il nous a manqué quand on était dans cette famille de fous.... »

Alphard but son thé. Il avait l'impression d'être trop sérieux. Et il n'aimait pas trop ça, alors il reprit avec un sourire amusé :

« Aujourd'hui, j'ai 42 ans, je me sens vieux... j'ai deux enfants et une femme que j'aime mais j'ai l'impression d'avoir loupé une partie de ma jeunesse.. Je ne regrette rien...Alors je m'amuse parfois, après le travail... Tu vois tu es ivre, moi aussi parfois, je suis ivre... On se ressemble plus que tu ne le crois, Sirius... Tu es presque né chez les mauvais Black... Alors m'en veut pas si j'agis comme un père avec toi.. J'ai pas envie de te perdre... ni même te voir mal tourné ou mal finir... »

Il fixa son neveu avec une pointe de tristesse. Penser que son neveu pourrait disparaître s'il ne faisait pas attention était impossible pour Alphard.

_________________

crédit : code par quantum mechanics || image/gif par tumblr || Jon Ali
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
APARECIUM : 20/06/2017
HIBOUX : 112
SANG : une pureté implacable dont il se moque éperdument.
IDÉOLOGIE : membre de l'ordre du phénix, en guerre.


MessageSujet: Re: i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)   Ven 7 Juil 2017 - 21:01



nobody knows you
the way that i know you
look in my eyes i will never dessert you

Sirius peinait à soutenir le regard de son oncle. Par un miracle quelconque, la honte qu’il éprouvait ne lui brulait guère les joues, mais son malaise n’en demeurait pas moins palpable. Il n’avait jamais été un bon menteur, Sirius. Le contraire aurait pu l’arranger d’ailleurs : il se serait épargné bien des disputes avec sa mère s’il avait réussi à camoufler le dégoût que cette dernière lui inspirait de son vivant. Mais voilà, il n’était pas ainsi. Il n’était pas doué pour dissimuler ses émotions, pas alors qu’elles le heurtaient inlassablement avec force et de plein fouet. Son regard était trop expressif, faisant de lui un menteur tout bonnement exécrable. Il avait accepté cette idée depuis des années, mais cela ne l’empêchait en rien de souhaiter qu’il puisse en être autrement. « Je le sais Sirius, on travaille énormément ici à ce que la population magique se serrent les coudes, par rapport à tout ce qu'il se passe... Mais je te jure que te faire renvoyer de ton travail n'aidera pas les Potter... Au contraire, tu aurais pu être là pour les rassurer …  » Quand bien même il avait parfaitement conscience que cela lui donnait l’air d’un gamin geignard, Sirius ne put s’empêcher de réagir, irrité malgré lui par les propos tenus par son oncle. « C’est ce que je fais ! » Rétorqua-t-il, son élan de colère s’effondrant aussi vite qu’il était apparu. Il n’avait pas envie de se disputer avec son oncle qui ne méritait en rien de se confronter ainsi à sa mauvaise humeur. Alphard s’efforçait simplement de lui venir en aide, de trouver les mots pour l’aider à faire face. Ses formulations étaient peut-être maladroites, mais cela n’était pas une raison pour demeurer ainsi sur la défensive. Sirius tâcha de se calmer. Il n’avait pas envie de passer ses nerfs sur son oncle mais c’était tout bonnement plus fort que lui : l’idée qu’on puisse ne serait-ce que sous-entendre qu’il délaissait ses amis lui était abominable. Il n’agissait peut-être pas toujours de la bonne façon (et c’était là franchement l’euphémisme du siècle), mais il était profondément indigné à l’idée qu’on puisse remettre en question son dévouement envers ses amis. James était parti, mais pas lui. Il était resté, tâchant de prendre soin de Lily même si, à l’instar de son meilleur ami, il brûlait de partir lui aussi pour assouvir une vengeance ayant viré à l’obsession. Il ne comptait pas parler de tout cela à son oncle cependant. Il se faisait suffisamment de soucis comme ça, il n’allait sûrement pas en rajouter en lui racontant l’étendue des tortures qu’il rêvait d’infliger à celui qu’il tenait pour responsable de son agonie silencieuse.

Au bout d’un moment, Sirius fut bien forcé d’affronter le regard de son oncle et il se plia à cet exercice sans grand enthousiasme. « Tu as 21 ans et tu es majeur, je le sais... mais à mes yeux, je te vois toujours comme cet adolescent courageux qui a quitté sa famille... On se ressemble toi et moi... Je sais comment tu peux réagir... j'ai réagis pareil à l'époque...quand moi aussi je suis parti de chez moi... Mais je me suis battu à ma manière... Je me suis accroché à mon travail, et à ma famille. Et aujourd'hui, j'en paye le prix.. ton cousin me déteste..  » Sirius fut tenté de le rassurer. Tenté de lui dire qu’il se faisait là des idées, qu’aucun enfant ne détestait vraiment ses parents, mais la simple idée de prononcer ses mots menaçait de lui arracher un éclat de rire semblable à un aboiement. Il était divinement bien placé pour savoir que, parfois, votre véritable famille n’est pas celle qui l’est de par le sang. Sa famille, sa vraie famille, Sirius l’avait trouvé en rentrant à Poudlard. James notamment se trouvait être bien plus son frère que Regulus ne l’avait jamais été, ce qui était assez affreux à avouer mais n’en demeurait pas moins vrai. Le visage du jeune Black s’était un peu fermé face à l’allusion de son oncle à sa fuite de la maison alors qu’il était âgé de seize ans. Ce n’était pas franchement une histoire dont il raffolait particulièrement. Moins il l’entendait, mieux il se portait. Néanmoins, il n’interrompit guère son oncle, le laissant parler. Sirius voyait bien qu’Alphard lui faisait là des confidences difficiles  et il n’avait pas envie de le couper dans son élan. « Viens à la maison avec Lily, au moins ce soir.... Vous pourriez manger à la maison... Tu sais...on est peu de Black à être comme ça, solidaire et aimant... On doit se soutenir.... Et moi je serais toujours là pour toi.... Je ne suis pas tes parents, je ne t'oblige en rien... Je veux juste t'aider du mieux que je peux...  » Quand bien même son renvoi récent tendait à témoigner le contraire, Sirius éprouvait beaucoup de reconnaissance envers son oncle. C’était grâce à lui qu’il avait pu s’installer seul après ses études et démarrer sa vie d’adulte sur des bases solides et acceptables. Il savait que son oncle avait essuyé la colère de Walburga pour cela et pourtant il était clair qu’il n’avait pas hésité. « Et ne me mens pas, je sais que tu es triste... Je le lis sur ton visage … C'est normal et humain d'être triste... Black ou pas Black... Moi aussi, j'ai eu des moments durs... Très durs même... A 15 ans, quand j'ai pris la décision d'aller vivre chez un ami l'été.... J'ai nargué tes grands parents en sortant avec une née moldue à 14 ans, puis avec Lena, après... Ton grand père a été très colère parce que je n'arrêtais pas de lui répéter que je ne comprenais pas pourquoi les nés moldus n'étaient pas comme nous... Mais j'ai résisté... J'ai fais ma vie de mon côté... Ta mère me détestait depuis ma naissance et ton oncle Cygnus, n'a pas été un allié très longtemps...Et puis le temps a passé, et aujourd'hui, je suis toujours là, toujours debout, toujours sur que les nés moldus sont nos égaux... Je suis également sûr d'une chose, tu vas surmonter le chagrin et la douleur, tu seras fort Sirius, parce que je crois en toi... C'est ce qu'il nous a manqué quand on était dans cette famille de fous....  »

Sirius redoubla d’attention en dépit de son mal de crâne. Avant que ce dernier ne se manifeste véritablement en lui témoignant son soutien, Sirius n’avait jamais entendu beaucoup parler de son oncle. Il était au courant de son existence, mais ce n’était pas là un sujet que sa mère abordait souvent. A la pensée de sa génitrice, le regard de Sirius se voilà, non pas de tristesse mais de ressentiment. Il ne l’avait pas vu depuis des années avant que la vie ne l’emporte définitivement et pourtant, son souvenir demeurait intarissable. Aussi odieuse qu’elle ait pu se montrer à son encontre, elle restait sa mère et il avait devoir vivre avec son souvenir. Il en avait nausée, Sirius, à l’idée de tous ses souvenirs douloureux dont il n’allait jamais réussir à se débarrasser.

Comme s’il avait senti la mélancolie de cet instant (ce qui n’était pas bien difficile par ailleurs), son oncle repris ensuite la parole, non sans esquisser l’ébauche d’un sourire, effort qui paru un peu incongru à Sirius. « Aujourd'hui, j'ai 42 ans, je me sens vieux... j'ai deux enfants et une femme que j'aime mais j'ai l'impression d'avoir loupé une partie de ma jeunesse.. Je ne regrette rien...Alors je m'amuse parfois, après le travail... Tu vois tu es ivre, moi aussi parfois, je suis ivre... On se ressemble plus que tu ne le crois, Sirius... Tu es presque né chez les mauvais Black... Alors m'en veut pas si j'agis comme un père avec toi.. J'ai pas envie de te perdre... ni même te voir mal tourné ou mal finir...  » Il l’observait toujours en parlant, dardant sur lui un regard dans lequel perçait la tristesse que lui inspirait la vue de son neveux, ainsi plongé dans la tourmente. Sentant que son oncle avait fini de parler, Sirius, qui s’était montré relativement silencieux jusqu’alors, ouvrit la bouche. « Je ne t’en veux pas du tout. » Comment son oncle pouvait-il seulement se figurer qu’il puisse sérieusement en être autrement ? C’était une idée parfaitement ridicule, pour ne pas dire tout bonnement stupide, ce que Sirius s’abstenu de lui faire remarquer. « Je ne te le montre sans doute pas assez, mais je te suis vraiment reconnaissant pour tout ce que tu as fais pour moi. Rien ne t’y obligeait, mais tu l’as quand même fait. Cela représentera toujours beaucoup pour moi. » Il y avait quelque chose d’infiniment doux dans le fait de sentir son oncle si concerné par son propre bien-être. Pour lui, qui n’avait jamais eut droit à ce genre d’affection de la part de ses propres parents, cela comptait énormément même si ça le mettait un peu mal-à-l’aise aussi, essentiellement car il n’avait pas l’habitude de tout cela. Il tourna la tête vers son oncle, histoire de bien planter à nouveau son regard dans le sien afin qu’il sente bien qu’il pensait ce qu’il disait. « Merci d'avoir toujours été là pour moi. » Et il le pensait, vraiment. Son oncle jouait depuis des années les figures parentales, rôle dans lequel ses véritables parents avaient lamentablement échoués et encore aujourd'hui, il persistait à le faire. Sirius n'était plus un gosse et l'idée d'être perçu comme tel le crispait un peu, mais il refoula ce sentiment, tâchant simplement d'apprécier de pouvoir compter sur une figure paternelle. « Je ne veux pas que tu t'en fasses sur moi, c'est une période difficile, mais je vais m'en remettre. » Il n'y croyait qu'à moitié cependant et espéra de tout coeur que son oncle ne s'en apercevrait pas. Etait-il véritablement capable de se remettre d'une telle souffrance ? Il n'en savait rien. Pire encore, il en doutait très sérieusement. Par une espèce de miracle au sein duquel il dut investir bien des efforts, il parvint à adresser une vague ébauche de sourire sensé rassurer son oncle. Ce n'était pas franchement le plus beau de ses sourires mais il eut bon espoir qu'il fasse vaguement illusion. « Je vais m'en sortir. »

_________________

And if I could tell you one thing It would be: You are never as broken as you think you are. Sure you have a couple of scars, and a couple of bad memories, but then again all great heroes do.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)   

Revenir en haut Aller en bas
 

i will never dessert you (flashblack, alphard and sirius)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Sirius Black : le parrain
» Presentation de James Sirius Potter,Fils de Harry Potter
» Premier repas californien accompagné d'un dessert satisfaisant? (PV/ Alona)
» (M) Ben Barnes - Sirius Black
» Sirius Black

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
war of wands :: discovering london :: ministry of magic :: Bureaux-