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Let sleeping dogs lie

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APARECIUM : 27/02/2016
HIBOUX : 1284
CREDITS : (vava) Yoshiavatars (signa) Wiise & tumblr
AVATAR : David Tennant
PSEUDO : Ludo
AGE : Quarante et un ans
SANG : Mêlé
ANCIENNE MAISON : Serdaigle
SITUATION : Inconnue
IDÉOLOGIE : Officiellement traitre à l'Ordre
MÉTIER : Sans emploi


MessageSujet: Let sleeping dogs lie Mer 5 Juil 2017 - 4:14



Let sleeping dogs lie
Let sleeping dogs lie
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 1 Février 1982

Piégé dans les méandres de son esprit, un sorcier fatigué vivait une nuit agitée. Un phénomène courant pour lui, une vieille habitude, mais qui prenait cette fois une tournure bien différente. Car, loin de rêver de hurlements et de sang, le scénario onirique qui faisait s'agiter le français par petits spasmes légers, était beaucoup plus calme et silencieux que de coutume, nourrit par des images bien plus récentes et tranquilles. Blottit dans ses draps, le dos tourné à la jeune femme assoupie à côté de lui, serrant son oreiller dans ses bras avec les sourcils froncés et un air contrarié, Ludovic se trouvait à des lieux de là, marchant dans une étrange plaine sombre parcourue de brume. Il n'y voyait rien, avançant au hasard en étant sûr qu'il n'aurait pas pu voir ses mains s'il avait essayé de les lever devant lui, cherchant quelque chose. C'était une certitude qu'il avait depuis le début de ce rêve, qu'il y avait quelque chose dans la brume qu'il devait absolument trouver et le plus vite possible. Progressant à bon rythme, le maigrichon entendait des rires légers dans la brume, le son clair d'une jeune fille qui le narguait, la sauvageonne qu'il cherchait sans parvenir à la trouver. Il la voyait parfois, galoper dans la brume, s'enfuyant sans cesse dès qu'il croyait l'avoir trouvé. A différents âges, portant différentes tenues, fort semblables aux images qu'il avait vu la veille dans la pensine des Oswin. C'était très agaçant, très frustrant, à peine voyait-il une tignasse brune apparaitre qu'un nouveau rire retentissait plus loin, lui faisant faire demi-tour et le perdant un peu plus dans ce labyrinthe invisible. Pourtant, aussi énervant fut-il, il trouvait ce jeu assez plaisant. Un changement bienvenu parmi ces cauchemars sans fins qui hantaient habituellement ses nuits. Mieux valait jouer à cache cache avec une mini-Auror retord que de revivre sans cesse des massacres et tortures.

Totalement captivé par le duel qu'il livrait avec ses propres rêves, Ludovic ne réalisa pas tout de suite que quelque chose clochait à l'extérieur. La tête vautrée dans son oreiller, respiration sifflante, presque la bave aux lèvres, il aurait fallut qu'un Erumpent fasse exploser le matelas juste sous sa tête pour le tirer du sommeil. Pourtant, cet exploit eut bel et bien lieu sans intervention de rhinocéros géant, mais la qualité du réveil, elle, ne devait pas avoir beaucoup plus de délicatesse.

Un raffut abominable fini par percer à travers son repos, n'ayant pas de conséquences particulières sur son rêve si ce n'était d'y faire apparaitre quelques placards et portes claquantes et de l'en tirer juste au moment où il avait l'impression d'avoir réussit à attraper la main de la petite fille qu'il cherchait. Cotonneux, les yeux encore fermés de fatigue, le brun essaya vaguement de lever la tête, se sentant beaucoup trop lourd pour parvenir à s'arracher à son précieux oreiller. Laissant tomber, il soupira plutôt, s'étirant légèrement pour trouver une position un peu plus confortable et prendre conscience de l'étrangeté de son rêve. Lâchant un soupir, le brun songea qu'il aurait sans doute mieux fait de ne pas passer autant de temps que ce qu'ils l'avaient fait dans cette pensine. Il s'était laissé prendre au jeu. Peu après avoir confié sa lettre à l'Auror, il avait voulu revoir encore quelques souvenirs de son enfance, s'émerveillant de la voir grandir, évoluer toujours aux côtés de son père, tantôt là pour la réconforter, tantôt pour la pousser à se dépasser. Capturé par cette petite bulle hors du temps. Il lui avait rendu la pareil bien sûr, essayant de lui montrer quelques souvenirs de sa propre enfance, mais qui s'étaient révélés beaucoup moins nombreux et bien plus abimés alors que son cerveau tout entier était comme saturé par les mauvais souvenirs qui le taraudaient. Il s'en était bien sortit tout de même, réussissant à passer une bonne journée aux côtés de sa compagne, mais si ce genre d'occupations devaient toujours lui remplir la tête de rêves brumeux peut-être aurait-il dut songé à réduire un peu la cadence. Enfin, il ne pouvait pas tellement en vouloir à son cerveau qui manquait cruellement de matière depuis que le monde était passé au monochrome.

Entendant un nouveau claquement et des pas précipités, Ludovic dressa cette fois-ci la tête avec un peu plus de vivacité. Ses instincts endormis lui signalant un danger. Il entre-ouvrit un peu plus les paupières sans grand succès, se redressant pour chercher l'origine de tout ce boucan. Empêtré dans les draps, il se frotta les yeux une seconde avant de chercher l'Auror du bout des doigts, tâtonnant le matelas en trouvant sa place vide.

— Linda ? lança-t-il, d'un ton assez fort mais tout de même méfiant.

Ayant toujours autant de mal à se réveiller, l'échevelé tourna la tête, écarquillant les paupières pour tenter d'y voir quelque chose parmi les couleurs dansantes avant de soupirer à nouveau et se frotter les yeux. Commençant doucement mais surement à s'inquiéter que quelqu'un soit entré durant son sommeil pour s'emparer de l'Auror, Ludovic s'efforça de rester calme, fouillant les environs de son esprit avant de lâcher un souffle soulagé en sentant uniquement celui de la brune, visiblement plus que préoccupée.

Fronçant les sourcils, les yeux plissés et le visage bouffit de sommeil, le maigrichon attendit un peu de la sentir plus près, cherchant à prendre état de la situation, malheureusement trop mal réveillé pour parvenir à se faire une idée précise de ce qui la tracassait.

— Qu'est-ce qui se passe ? marmonna-t-il, son ton mou et rocailleux bien loin de l'inquiétude qui commençait à s'accumuler.

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APARECIUM : 27/02/2016
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PSEUDO : Linda Oswin
AGE : Trente-six ans
SANG : Son sang est pur mais elle ne se considère pas comme tel
ANCIENNE MAISON : Elle a fait des études avec un professeur Particulier
SITUATION : En couple avec Ludovic Descremps
IDÉOLOGIE : Contre les mouvements extremistes
MÉTIER : Directrice des Auror


MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mer 12 Juil 2017 - 13:11




Let sleeping dogs lie
Ludovic Descremps x
Jon Lakenstridge

Un martellement sur son crâne. Une brûlure au fer rouge, lente, chaude, bouillante, qui ne cessait de la faire souffrir de plus en plus durant son sommeil sans que pourtant elle ne parvienne à ouvrir les yeux. Elle était dans le noir. Normal après tout, n'avait-elle pas les yeux fermés ? A la différence qu'elle n'était pas... elle. Elle ne contrôlait pas son corps, ni ses pensées, elle se sentait, là, immobile, elle sentait que quelqu'un rentrait dans son esprit pour arracher ses pensées comme on arrache des mauvaises herbes en n'y prêtant qu'une attention toute relative avant de les rejeter sans ménagement malgré l'effort mis à les sortir de terre. Un fil doucement glissait entre ses neurones, laissant derrière lui une trace ensanglantée comme ces pièges uniquement destinés à mieux torturer la pauvre proie. Et elle n'y pouvait rien. Des souvenirs remontaient, confus, des voix masculines qui riaient, grondaient, menaçaient. Des coups, des blessures, du sang encore du sang, et elle était essoufflée, piégée dans sa propre tête.
Quand soudain, elle sentit son coeur s'arrêter. Le souffle coupé, son buste la brûlait comme un millier de Feudeymon. Un couteau ? Une lance ? Un pieu ? De quoi retournait-il ? Pourquoi ? Comment se pouvait-il...? Elle asfixiait, courait à sa perte, sentait déjà ses jambes céder sous elle alors que son esprit s'embrouillait doucement... Juste avant d'ouvrir les yeux.

Immobile dans son lit, les yeux ronds sous la surprise et la douleur fantôme qu'il lui restait encore, Linda glissa lentement une main tremblante sur son coeur qu'elle sentit battre fébrilement. Encore un cauchemar, comme si cela ne suffisait pas. Ses yeux s'humidifiant peu à peu, elle les referma, s'efforçant de respirer doucement pour ne pas laisser le choc de cette situation influer sur sa réalité. Un rêve. De la fiction. Voilà tout ce que c'était, et il n'y avait certainement pas de quoi s'en faire. Faisant taire les élans de son coeur, elle tâcha de se calmer, serrant des dents pour retrouver une attitude correcte tandis qu'à la fenêtre quelques coups plus qu'agacés s'entêtaient pour enfin se faire entendre. Soudainement inquiète, l'Auror se redressa assez pour regarder ce dont il s'agissait et il ne lui fallut pas longtemps pour voir le sigle du ministère sur la lettre que le volatile portait.
Etait-ce l'heure ?
Cette idée la prit à la gorge en la pétrifiant un instant, puis, lentement, la brune paru s'animer, se lever pour s'approcher de la fenêtre, l'ouvrir avec tension pour enfin cueillir la lettre et en lire son contenu. Evidemment, c'était l'heure. Et qui sait depuis combien de temps ce hiboux était arrivé ? Sans doutes était-elle déjà en retard...

Alors, l'Auror prit une profonde inspiration et, repliant précautionneusement le papier, elle se détourna et s'en alla se préparer. A grandes enjambées, elle traversa plusieurs fois l'appartement allant d'un bout à l'autre, aidée par la porte pour éviter de trop passer par le salon pour ne pas réveiller son amant, préparant ses affaires, vérifiant ses papiers, sa baguette, sa tenue... Chaque détail se devait d'être parfait, irréprochable, en dépendant le devenir de la mission. Il lui faudrait encore passer au ministère échanger sa baguette, retrouver le point de rendez-vous comme convenu... Qui sait quel retard elle avait déjà pris ?
La panique montant doucement mais surement en elle, Oswin s'efforça de garder son calme malgré la précipitation qui s'emparait de ses gestes. Tic tac, tic tac... Le temps passait, l'aiguille courait sur le cadran et elle ne voulait pas s'en aller. Alors, quand la voix de l'homme s'éleva de la pénombre matinale, elle ne put que déglutir, tentant de chasser ses craintes et sa culpabilité pour se concentrer déjà sur ce qui l'attendrait au dehors.

- Je dois y aller. dit simplement la brune en vérifiant une énième fois dans son sac que tout y était correctement entreposé. La mission dont je t'ai parlée, c'est le moment et je... Elle s'arrêta, baissant la tête en prenant de longues inspirations pour expirer avec tout autant de lenteurs. Puis, elle se retourna, regardant l'autre avec tendresse avant de s'approcher de lui pour prendre son visage au creux de sa main. Je dois y aller. répéta-t-elle plus posément. Mais je vais revenir, ne t'en fais pas. Dans une semaine au mieux, je t'enverrai des lettres pour te tenir au courant. Jon devrait venir, je l'ai déjà prévenu, tout va bien se passer.

Elle lui sourit, déposant un léger baiser sur ses lèvres avant de caresser du pouce sa joue creusée puis de se relever, un peu plus calme bien que toujours anxieuse. Et elle se tourna à nouveau, allant chercher son sac à main ainsi qu'une plus large valise pour se diriger ensuite vers la large cheminée qui crépitait de désapprobation, mais ne s'en préoccupant pas le moins du monde, l'Auror y pénétra, soufflant un dernier au revoir à l'homme avant de disparaître en plongeant son appartement dans un silence soudain. Un silence dans le noir, qui ne fut uniquement troublé que par l'arrivée d'un certain astronome qui lança tranquillement à son arrivée :

- Hey, salut Ludo. Ca va ?


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“No. We don't walk away. But when we're holding on to something precious, we run. We run and run as fast as we can and we don't stop running until we are out from under the shadow.”
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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Jeu 13 Juil 2017 - 12:32



Let sleeping dogs lie
Let sleeping dogs lie
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 1 Février 1982

Ecarquillant aussitôt les paupières aux premiers mots de la jeune femme, Ludovic se redressa, presque dans un sursaut, parfaitement réveillé désormais. Partir ? Interdit, le visage blême de surprise et d'incompréhension, le brun fouilla l'obscurité du regard en cherchant aussitôt un moyen de retenir sa compagne. Elle lui avait dit ? Lui en avait parlé de cette mission ? Il avait beau chercher, il n'arrivait pas à se rappeler à quelle occasion elle avait pu lui en parler. Ouvrant la bouche pour tenter de protester et de poser des questions, le maigrichon s'interrompit en entendant son amante se rapprocher de lui, continuant à lui donner des justifications et des excuses qui ne firent qu'inquiéter plus encore le français. Une semaine ?! Affoler, le brun ne sentit même pas la main douce de la jeune femme qui cherchait à le réconforter, fronçant les sourcils avec une légère indignation lorsqu'elle lui assura qu'elle ferait en sorte de lui donner des nouvelles. Qu'est-ce qu'elle voulait qu'il en fasse de ses lettres ? Il n'aurait même pas pu faire la différence entre une enveloppe et un journal plié en quatre ! Sentant de la colère monter en plus de l'indignation, le brun sentit pourtant tout cela partir bien vite lorsque la jeune femme lui expliqua avoir prévenu Jon. Non, elle ne l'abandonnait pas, elle essayait de faire des efforts, il ne pouvait pas être en colère contre elle pour ça, surtout alors qu'elle ne semblait pas avoir le choix. Une réflexion qui ne l'empêcha pas pourtant de se sentir à nouveau anxieux et inquiet, d'autant plus lorsque la française lui fit une brève bise d'au revoir. Au revoir ?

— Non, souffla-t-il d'un ton presque inaudible. Ne t'en va pas...

Il ne l'en supplia pas plus fort, se reprenant lui-même en se répétant qu'elle n'avait sans doute pas le choix, puisqu'il s'agissait d'une mission. Cela ne l'empêcha pas pourtant de se relever à la seconde où il la sentit s'éloigner, lui emboitant le pas d'un air tout à fait égaré.

— Tu... tu ne peux pas reculer ? négocia-t-il en vain. Attendre un peu ? Je ne veux pas que tu t'en aille, souffla-t-il encore, l'air désespéré.

La jeune femme n'en démordit pourtant pas, continuant à s'enfuir presque sans se retourner. La collant toujours comme son ombre, son protégé ne s'arrêta qu'à quelques pas de la cheminée, stoppant lorsqu'il sentit sa jambe taper contre un des canapé. C'était inutile qu'il la supplie ainsi, si elle ne pouvait pas faire autrement, il ne faisait que compliquer les choses. Il n'avait pas besoin de beaucoup creuser pour sentir déjà la jeune femme culpabiliser et il devait bien faire preuve d'un peu d'efforts lui aussi. La laisser continuer à vivre sa vie sans qu'elle ait l'impression de trainer un poids à ses côtés. Aussi, le visage complétement désolé, les yeux perdus dans le vide avec un air abattu, le brun lui adressa un bref signe de la main en réponse à son dernier salut, regrettant aussitôt son geste en tentant une dernière fois de s'avancer pour retenir la jeune femme.
Un crépitement, une disparition, et il se retrouva seul.

Sentant aussitôt un grand vide l'envahir, l'échevelé hésita un instant, coupé dans son élan d'aller sortir sa compagne de la cheminée. Il avait peut-être raté quelque chose, il rêvait encore peut-être. Peut-être que la jeune femme lui faisait passer une épreuve cruelle pour voir comment il se comporterait si elle faisait semblant de s'en aller, histoire de savoir si elle pouvait le laisser. A peine rassuré par cette idée, le maigrichon resta calme pour, à peine, une poignée de secondes, recommençant bien vite à se morfondre et à perdre patience. Si c'était une "blague" elle avait assez durée, la jeune femme pouvait revenir. Pendant un angoissant instant, le brun commença donc à croire que tout cela était vrai, que la directrice était bel et bien partie pour une semaine, le laissant tout seul.

— Linda ? lança-t-il au hasard au bout d'un moment.

Seul le vide lui répondit et il se trouva bien vite stupide d'avoir dit cela ; une stupidité qui ne l'empêcha pas de réitérer son appel quelques secondes plus tard, à peine. D'abord à peine plus sonore qu'un soupir, il commença à répéter le même appel de plus en plus fort avant de se rendre à l'évidence que cela ne servait à rien. L'Auror était partie et elle ne reviendrait pas avant longtemps. Désolé, perdu, le brun essaya de se convaincre que cela ne servait à rien de rester planté où il était sans rien faire. Ce n'était pas d'attendre qui allait ramener sa compagne plus vite. Pourtant, quand bien même il essayait de se persuader qu'il aurait mieux fait de retourner se coucher ou d'aller s'enfouir dans un coin pour faire passer le temps plus vite, il ne parvint pas à déraciner ses pieds du sol, restant planté devant la cheminée, complétement privé de toute volonté, son regard mort revenant encore et toujours sur le vide derrière lequel son amante avait disparu malgré des distractions au coin de son oeil. Qu'est-ce qu'il était censé faire maintenant ?

Un nouveau crépitement lui fit dresser la tête, réveillant une lueur de vie sur son visage, alors qu'il sursautait devant l'éclat qui émanait de la cheminée. Linda ? Déjà rentrée ? C'était bien un test alors qu'il avait réussi à passer ? Loin de là, car si l'âtre avait bien fait venir une présence connue, elle était loin de ressembler à celle à laquelle il s'attendait. Un homme, adulte, de la trentaine, qui fit aussitôt monter l'angoisse du français d'un cran. Sentant une vieille peur l'envahir, le brun recula aussitôt, rentrant et baissant la tête en se traitant intérieurement de tous les noms pour s'être si bêtement laissé avoir. Il aurait dut éviter les entrées et sorties, rester à distance des fenêtres et des portes pour ne pas risquer de se faire surprendre par un intrus venu lui régler son compte en absence de l'Auror. Reculant encore, piétinant sur place alors qu'il ne savait pas de quel côté s'enfuir, le maigrichon commença à respirer plus fort, de façon plus anxieuse, le regard déboussolé alors que la même paralysie tentait de le garder à côté de la cheminée autant que sa peur tentait de l'en chasser. C'était un mangemort, un mangemort qui allait le tuer, le récupérer tant que personne n'était là pour l'en empêcher.

Pourtant, l'inconnu se fit bientôt connaitre, loin d'être menaçant, mais d'un ton beaucoup plus calme qui eut un effet miracle sur l'échevelé, l'apaisa aussitôt avant même qu'il ait tout à fait identifié la voix qui lui parlait. Jon. Toujours aussi pantelant, mais cette fois beaucoup plus calme et immobile, le français parut presque se désintéresser de son vieil ami, lui adressant encore quelques coups d'oeil de temps à autre, se rapprochant même légèrement de lui comme pour s'assurer qu'il était toujours là, mais gardant le visage comme captivé par la cheminée. Haussant vaguement les épaules, le brun secoua mollement la tête, ne sachant pas quoi répondre de mieux à la question de l'anglais. Comment est-ce qu'il allait ? Vous parlez d'une question. Il se sentait vide, esseulé, triste, quoi d'autre ? Comme s'il avait pu répondre oui à cette question. Aussi se contenta-t-il de secouer encore la tête, comme si ce mouvement était le seul qu'il parvenait à faire, alors qu'il se demandait combien de chances il aurait de retrouver l'Auror s'il la suivait dans la cheminée.

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APARECIUM : 03/04/2016
HIBOUX : 89
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AVATAR : Matt Smith
PSEUDO : Jon Lakenstridge
AGE : 38 ans
SANG : Mutmag - Né moldu
ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
SITUATION : En couple
IDÉOLOGIE : Officiellement, il est dans l'ordre, mais en réalité il songe à le quitter
MÉTIER : Ecrivain de contes pour enfants et journalistes à ses heures perdues
ROLE PLAY : Libre


MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Jeu 13 Juil 2017 - 23:35



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Après des années passées à observer les étoiles des nuits durant, on prenait quelques mauvaises habitudes qui avaient la dent dure. En général, on ne se rend compte de ce genre de choses que trop tard, quand notre vie change du jour au lendemain mais que ces habitudes là restent malgré tout. A force de se coucher à l'aube et de dormir jusqu'à midi, Jon avait finit par apprendre à dormir peu mais bien, et surtout, son horloge biologique n'en faisait présentement qu'à sa tête. Il n'était ainsi pas rare que, passé six heures du matin, il n'était toujours pas parvenu à fermer l'oeil et devait attendre que le soleil ne se lève pour enfin avoir un peu de sommeil. Alors, bien sûr, quand des rendez-vous le demandaient, il se forçait à dormir à l'air d'un bon sort, d'une potion préparée avec amour par sa femme, ou tout simplement quelques somnifères bien moldus afin de se réveiller à une heure plus décente. Malheureusement, il se trouvait que sa femme n'était pas là et que cela faisait longtemps que les médicaments moldus n'avaient plus d'effet sur son corps parfaitement sorcier, encore un détail qui lui brisait le coeur en songeant qu'il avait une vie loin d'être semblable à celle dont il avait rêvé enfant, encore plus différente du quotidien de sa mère, plus qu'il ne l'aurait voulu.
Ainsi, ce soir là, Jon n'eut rien pour se forcer à dormir et même s'il travaillait son horloge biologique depuis des années maintenant, elle semblait ne pas vouloir le laisser tranquille en cette nuit là. Alors plutôt que de se casser la tête en désespérant seul dans son lit, il s'était mis à écrire, dessinant, esquissant, mettant sur papier ses prochaines inspirations pour ses romans et ce jusqu'à ce que le sommeil ne l'emporte.

Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était qu'une nouvelle inattendue ne lui parvienne avant ce fameux sommeil nécessaire pourtant à sa survie. Une lettre par hiboux à une heure totalement invraisemblable qui fit monter en lui une inquiétude justifiée. Linda lui avait en effet déjà parlé d'un moment où elle devrait s'absenter et durant lequel Jon devait venir tenir compagnie à Ludovic, mais la façon dont elle le prévenait... Avait de quoi surprendre. Quelques mots, trop brefs au goût de l'auteur, froids, nets, précis, indiquant son départ et la nécessité de sa venue avec, comme information, un seul numéro de téléphone moldu à n'appeler qu'en cas d'urgence. Ce dernier point fit froncer les sourcils au brun qui ne reconnu pas du tout le dit numéro, s'étonnant d'ailleurs que l'Auror ne lui recommande un moldu si jamais il y avait ces dites "urgences". Surtout qu'au vu du nombre de chiffres, ce n'était pas un numéro anglais... Alors quoi ? Dans quelles embrouilles elle l'avait encore emmené ?
Plutôt anxieux, Jon avait pourtant répondu à l'appel, tout à fait réveillé même s'il sentait ses muscles plus faibles qu'à l'accoutumée. Il dormirait plus tard, tant pis.
Avec hâte mais sans se précipiter pour autant, l'homme prépara un large sac qu'il remplit de nourriture, de cassettes, de programmes de télévisions, de papiers et autre pinceaux, crayons et encres avant de terminer de remplir le récipient de manière tout à fait aléatoire, juste afin d'être sûr de ne rien oublier. Se posant une dernière fois, il fit le résumé de tout ce qu'il voulait prendre avant d'enfin pénétrer sa cheminée pour se faire entourer par une nuée de flammes vertes qui le transportèrent ailleurs.

Une fois chez l'Auror, ce serait mentir que de dire qu'il se fichait de son absence. Il avait espéré la trouver, pouvoir s'expliquer avec elle, mais non et elle avait préféré ne lui laisser que du silence pour toute explication. Bien... Tant pis !
Alors, prenant une profonde inspiration pour ne pas se dépiter lui même, il demanda à son vieil ami effrayé comment il allait en le saluant par la même occasion, un peu blessé de le voir réagir de la sorte mais il ne fit sur cela aucun commentaire. Au moins l'autre cessa-t-il de reculer et hocha-t-il approximativement de la tête, une réaction qui tira un léger sourire encourageant au père de famille qui tâcha de retrouver un peu d'entrain. La journée s'annonçait longue, et c'était à lui de mener la danse à présent !

- Bon, je t'avoue que j'aurais bien aimé pouvoir parler à Linda avant qu'elle ne file à l'anglaise comme ça... Tu sais, avec James Bond on se traine une sale réputation de lâches fuyeurs mais ta copine quand elle veut filer en douce elle ne se gêne pas pour le faire ! Il leva les yeux au ciel, transformant ses grognements en sourire jaune avant de doucement secouer la tête, se saisissant du lourd sac qu'il avait prit avec lui pour aller le poser sur la table du salon en faisant comme chez lui. Bon, peu importe. Sincèrement on sera très bien tous les deux... Entre mecs. Il adressa un clin d'oeil à l'aveugle. J'ai prévu plein de trucs ! Des films, des séries, je t'ai apporté mes livres aussi ! Ah et ! Aujourd'hui il y a ma série qui passe donc je compte bien te faire découvrir ! Je ne sais pas si tu te souviens, on en avait parlé à Poudlard, Doctor Who ça s'appelle, tu verras c'est génial ! D'ailleurs j'ai toujours trouvé que tu ressemblais un peu au personnage principal. Il sourit. Y a le piano de Linda aussi, si jamais ça sera l'occasion de t'apprendre à te servir de tes mains, et puis... Maintenant que vous deux ça roucoule... Peut-être qu'on pourra un peu parler de couple qu'en penses-tu ? Désormais beaucoup plus enthousiaste, l'homme se frotta les mains un instant avant de conclure tout à fait satisfait : Quel beau programme ! Alors, par quoi tu veux commencer ? Tu as faim ?

Fiche codée par < NyxBanana >
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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Ven 14 Juil 2017 - 1:27



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16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 1 Février 1982

Toujours muet, le brun fut assez content d'entendre de nouveau la voix du britannique rompre le silence, s'agaçant tout de même légèrement puisqu'elle l'empêchait de guetter les crépitements de cheminée. Pourtant, il aurait eut beau essayer de ne pas y prêter attention qu'il n'en aurait pas été capable. L'astronome parlait toujours trop fort, avec trop d'allant pour qu'on l'ignore. Esquissant un rictus jaune, le brun, baissa la tête, trouvant l'expression de son vieil ami drôlement ironique sachant que, de toutes les personnes qui fréquentaient le plus souvent cet appartement, c'était bien lui le plus anglais de tous. L'échevelé releva pourtant la tête, souriant un tout petit peu plus franchement en entendant son cadet se reprendre justement sur cela. Parlant d'un certain James Bond, adepte de fugues, avant de critiquer un peu plus franchement les habitudes de la directrice. Il ne pouvait pas lui jeter la pierre, l'Auror avait au moins autant de style que lui pour disparaitre.

Distrait, l'échevelé ne tarda pas à reporter son attention sur son invité, l'entendant trimbaler un lourd sac jusqu'à la table. Au bruit sourd qui s'en échappa lorsque le britannique le lâcha, on aurait pu croire qu'il avait ramené un corps ou un animal mort. Légèrement inquiet, le brun hésita une seconde, jetant un coup d'oeil à la cheminée puis à la table, avant de détacher ses pieds du sol pour se rapprocher discrètement du sac. Silencieux, prudent, furtif, il s'y prit à plusieurs fois, semblant attendre que le britannique tourne la tête pour avancer, jusqu'à se retrouver à hauteur du curieux colis, le tâtant du bout de l'index en constatant qu'il devait contenir des objets semblables à ceux que Jon lui décrivait. Livres, cassettes... Lorsqu'on y voyait clair, il y avait de quoi s'occuper pour un mois. Levant de nouveau la tête, Ludovic écouta avec une attention toute intriguée ce dont il lui parlait quand à ce fameux shox télévisé. Oui, Doctor Who, cela lui disait quelque chose, une sorte de petit film qu'ils s'étaient amusés à regarder une fois ou deux lorsqu'ils étaient encore enseignants à Poudlard. Il n'en avait pas gardé grand souvenir, mais, à ce qu'il en savait, cela ne lui avait pas tellement déplu.

Souriant de nouveau, toujours aussi peu vaillamment que tantôt, en entendant la petite comparaison de son vieil ami, le brun ne commenta pourtant pas, ne se rappelant pas du tout du personnage dont il était question, avant de s'étonner de plus en plus aux paroles de l'autre. Linda avait un piano ? Il ne l'avait pas trouvé pourtant, encore moins entendu. Est-ce qu'elle jouait seulement ? Est-ce que Jon accepterait de jouer ? Car cela, il s'en souvenait bien, du talent inégalable du britannique pour la musique.  Un peu plus enthousiaste, le maigrichon s'apprêtait à en demander plus lorsque l'autre poursuivit, finissant sur le même flot par lui demander s'il avait faim. Un peu plus souriant, le brun approuva du chef, en sentant presque déjà son estomac lui ronger les talons.

— Il reste peut-être du bacon, lança-t-il, hésitant une seconde avant de poursuivre. Dans le frigo.

Suivant docilement le britannique dans la cuisine, bien qu'en gardant toujours un peu ses distances, le maigrichon avait déjà l'eau à la bouche à l'idée de manger un bon petit déjeuner. Rien de tel pour reprendre des forces et pouvoir attendre l'Auror le reste de la journée. Un peu plus vivant déjà, il proposa même de faire quelques oeufs brouillés, impatient à l'idée de réessayer la recette que la jeune femme lui avait montré. Demandant à l'anglais de lui donner ce dont il avait besoin, puis commençant à essayer de cuisiner. Cassant les oeufs et versant le lait dans un saladier sans savoir ce qu'il devait faire ensuite. Cela avait semblé plus facile avec la jeune femme tout de même. Ajoutant quelques assaisonnements au hasard, en se désintéressant déjà de ce qu'il faisait.

— Linda à un piano alors ? demanda-t-il, poursuivant en baissant le ton, légèrement plus amer, essayant tout de même de se montrer aimable. Tu... lui a appris à jouer, c'est ça ?

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Ven 14 Juil 2017 - 21:25



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Ah, le bacon ! Au moins Ludovic semblait-il répondre lorsqu'on lui posait une question, et le fait qu'il pense présentement à ce bacon qu'il adorait tant à l'époque était plutôt encourageant pour la suite. Peut-être parviendraient-ils à passer une agréable journée aujourd'hui ?
Souriant de plus belle, l'homme se frotta un peu plus les mains avant de trottiner en direction de la cuisine, sentant la porte frémir dans ses gonds à son passage mais, plutôt que de s'en préoccuper, il jeta un oeil dans le frigo son ventre lui rappelant soudainement qu'il n'avait pas mangé de la nuit. Des oeufs, du lait, des yaourt, des légumes aussi... Ca, c'était étrange par contre. Depuis quand Linda avait-elle des légumes dans son réfrigérateur ? Il fut moins surpris cependant de voir nombre de surgelés et de plats déjà préparés qui correspondaient, eux, bien plus aux habitudes de l'Auror. Jon commença à ouvrir les tiroirs du frigo lorsque son vieil ami lui proposa de s'occuper de la cuisine, ce que le britannique accepta, agréablement surpris mais avec la ferme intention de ne pas mettre feu à l'appartement. S'appuyant contre la petite table qui occupait la cuisine, il croisa les bras un instant, tendant le cou pour observer le brun, il parti dans l'idée de le regarder cuisiner tout du long avant que son manque d'activité ne le rattrape et qu'il ne commence à se saisir d'un bol, de lait et de sorte de flocons d'avoine qu'il trouva pour tout mélanger, grignotant le tout à l'aide d'une cuillère en attendant que l'autre ne termine.

- Ouep, elle a un piano. Un beau d'ailleurs, tu sais, à queue. Des fois je me demande ce qu'elle fait de son argent, et après je me rappelle qu'elle achète toutes sortes de choses auxquelles on ne penserait même pas en temps normal !Il sourit. Et puis, "apprendre" c'est un grand mot. Elle n'est pas très douée, elle s'emmêle facilement malgré sa bonne volonté. En fait c'est surtout moi qui l'utilisais. Je lui jouais quelques morceaux quand elle ne se sentait pas très bien, quand elle n'avait pas le moral. Ca l'apaisait, c'était le moins que je puisse faire.

Son ton s'était fait plus calme, plus tranquille, et il se perdit un instant dans ses pensées en se rappelant à quel point il se sentait parfois impuissant face à tout ce qu'il arrivait à la sorcière qui était devenue tout simplement une amie chère à ses yeux. C'est alors que le français prit la parole à son tour, faisant lever la tête à l'astronome qui reprit une cuillère de son mélange, assez surpris de la tournure que prenaient les interrogations de son ami.

- Mais non ! Qu'est-ce que tu t'imagines encore ? Il leva les yeux en ciel, se frottant les yeux un instant avant de reprendre sur un ton se voulant tranquille. Elle avait des problèmes à son boulot, il y avait... Cet homme qui lui tournait autour, la pression du travail, et tout le stress qu'elle s'infligeait elle même pour te retrouver au plus vite. Et puis, l'avancée des Mangemorts, ses craintes... Tout ça lui minait bien plus le moral que tu ne pourrais jamais le faire même en le faisant exprès. Il soupira. Elle n'est pas partie à cause de toi... Ce n'est pas son genre de... Partir comme ça, pas pour ce genre de choses. Et puis, tu as bien du le remarquer : tu occupes la moindre de ses pensées. Il se radoucit. Elle est amoureuse de toi plus qu'elle n'a jamais aucun homme depuis au moins vingt ans ! Non, elle est juste partie à cause de sa mission, j'étais moi même prévenu de son départ depuis quelques temps même si je ne pensais pas que ce serait aujourd'hui. Il tendit le cou, jetant un oeil au plat que préparait l'autre, prenant une nouvelle cuillère de son mélange avant de lâcher, plus taquin : Je pensais que tu faisais des oeufs brouillés... Pas des fines herbes à l'omelette !

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Ven 14 Juil 2017 - 23:51



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Fidèle à lui même, le britannique ne tarda pas à répondre, d'un flux rapide et continu que le maigrichon avait grand peine à suivre avec son cerveau plongé dans la gelée. Linda dépensière, adepte de télévision et de piano quand bien même elle ne s'en servait jamais et ne savait pas en faire... Il avait fallut qu'elle s'ennuie beaucoup pour changer autant dans ses goûts. Tant mieux sans doute, au moins découvrait-elle de nouvelles choses, mais plus il en apprenait plus le français prenait conscience du mal et du temps qu'il lui faudrait encore avant de parvenir à rattraper tout ce retard. Et puis, «son argent»,  combien touchait-elle pour s'offrir un piano par caprice et un appartement pareil ? Cela n'importait pas vraiment, du moins pas en comparaison de la suite des paroles de l'écrivain qui nouèrent légèrement la gorge de l'échevelé, ce dernier sentant une nouvelle pointe de jalousie le saisir. Il imaginait très bien la scène, l'Auror triste et morose et l'homme venu expressément pour elle, jouer pour la distraire et lui tenir compagnie comme seul un ami savait le faire, alors que ce n'était pas lui qui aurait dut être là. Continuant à mélanger sa mixture visqueuse, le brun baissa les yeux, songeant un instant à ne rien répondre avant que les mots ne sortent tout seuls.

— C'est à cause de moi si elle n'avait pas le moral ? Demanda-t-il, pensant davantage ses paroles comme des affirmations. Je sais que je lui ai mené la vie dure. C'est peut-être de ma faute aussi si elle est partie si vite. Je veux dire, se reprit-il, je sais que les missions c'est quelque chose d'à part. Elle en a toujours eut et elle en aura toujours, mais peut-être que je l'ai trop encombré ces derniers temps et qu'elle n'a pas pu se préparer comme elle le voulait.

Par chance, la réponse du britannique ne tarda pas, ne laissant pas l'occasion au français de partir plus loin dans ses suppositions. L'autre répondit aussitôt en enchaînant les arguments pour minimiser l'influence qu'il aurait pu avoir quand a l'humeur de la brune ; ce qui, avouons- le, n'eût aucun mal à tirer un sourire à l' infirme, n'ayant plus besoin depuis longtemps qu'on lui affirme que sa compagne l'aimait. D'accord, il n'avait peut-être pas tord, mais ces rêves qu'il lui avait envoyé, le temps qu'elle avait passé à le chercher... a coup sûr, cela n'avait pas aidé. Convaincu de ce fait, le brun retournait à sa cuisine, un peu plus serein, lorsque l'astronome lui fit une remarque qui lui fit lever la tête, étonné, sentir légèrement les fines herbes qu'il était en train de répandre copieusement dans le saladier - persuadé qu'il s'agissait de sel - puis froncer les sourcils avec un air presque faussement contrarié.

— C'est facile de critiquer,
grommela-t-il, cessant néanmoins de rajouter de l'assaisonnement pour, tant bien que mal, verser son mélange dans une poêle. D'ailleurs, à propos, poursuivit-il tout en tournant les boutons de la cuisinière pour tenter d'allumer la flamme, ne parvenant qu'à lâcher un peu de gaz dans l'air avant de le couper. Tu le connais cet... homme qui lui tourne autour ? s'enquit-il, tâchant d'avoir l'air dégagé, mais élaborant déjà la liste de ce qu'il aurait dut apprendre sur ce rival avant de l'éliminer. Linda m'a dit qu'il... enfin, qu'un homme l'avait demandé en mariage, si c'est de lui dont tu parle. Tu le connais ? Tu l'as vu ? Ou bien... elle t'en as déjà parlé ? demanda-t-il encore, s'appliquant à se montrer mesuré malgré l'importance de ces questions en continuant à jouer avec l'interrupteur à gaz, persuadé que le simple fait de le tourner allait chauffer sa poële.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Sam 15 Juil 2017 - 23:37



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Un peu suspicieux lorsque son meilleur ami lui demanda quelques précisions sur cet homme dont il parlait, Jon fronça légèrement les sourcils en prenant une nouvelle cuillère de ses céréales matinales, un peu mal à l'aise à l'idée de lui cacher des choses. Il ne pouvait pas lui en parler, pas ainsi, pas sans savoir ce que Linda lui avait dit sur son compte. Il aurait aimé pourtant, mais se mêler de ce genre d'affaires n'était jamais bon. Et que dire s'il l'ignorait encore ? Il serait dévasté sans doutes et plus jaloux que jamais... Non. Non, mieux valait que Linda lui en parle d'elle même.
Il s'apprêtait à couper la parole à Ludovic en lui assurant qu'il ne pouvait pas lui en dire plus sans savoir ce que l'Auror lui avait déjà expliqué quand le sorcier lui coupa l'herbe sous le pied, lui prouvant de la sorte qu'il savait déjà parfaitement ce dont il parlait. Alors ainsi il savait, pour la demande en mariage ? Soudain soulagé d'un poids, Jon acquiesça, mâchouillant sa bouchée en observant distraitement l'autre jouer avec les boutons de la gazinière.

- En fait, commenca-t-il en s'approchant du fameux objet, écartant un instant Ludovic pour allumer le gaz machinalement avant de passer le doigt au dessus de l'emplacement allumé pour y allumer une petite flamme qui chauffa joyeusement, si tu sais ça tu sais le plus important. Il se retourna, revenant à sa place sur la petite table. Je l'ai déjà vu, elle m'en a déjà parlé, et je le connais... M'oui, approximativement. Au début elle s'en fichait assez et le voyait comme tous ses autres collègues, puis il l'a invitée tu sais à différentes activités comme... Un ballet, un débat, une pièce de théâtre. Enfin, ça a pas été immédiat et à la base lui et Linda se sont retrouvé sur la même mission, à partir de là ils sont devenus bons amis puis après il a du... Et bien, succomber aux charmes de ta copine. Il lança un regard complice à son vieil ami. Elle a commencé à m'en parler en sentant où il voulait en venir. Et puis il l'a demandée en mariage. Il croqua une nouvelle cuillère de céréales, satisfait de remplir son ventre trop vide. Il l'aimait je pense. Mais ce ne devait pas être réciproque. Elle ne l'a jamais affirmé ni démenti mais je pense qu'elle le trouvait un peu ennuyant. Je l'ai rencontré cet homme tu sais ? Un peu par accident, je cherchais quelqu'un au ministère pour renouveler mes papiers de baguette et je suis tombé sur lui. Il est... Gentil. Il prit un temps de la réflexion, et cela se vit qu'il cherchait les bons mots. Mais un peu bonne poire à mon avis. Je me demande comment il est en mission, parce que je doute que pour être un collègue de Linda il soit aussi passif. Il resta pensif un instant, finissant par hausser les épaules avec le désintérêt le plus total. Enfin, si tu veux mon avis t'as rien à craindre de lui. Ca fait bien un an que je n'ai plus entendu parler de lui sans oublier que il l'a demandée en mariage et qu'elle a refusé. Alors que toi, tu arrives et deux jours après vous voilà comme cul et chemise ! J'en serais presque jaloux, t'as toujours eu du succès auprès des femmes ! Il rit. Sans oublier qu'elle reste une femme et, si tu lui fais une belle Saint Valentin, il y a tout à parier qu'elle ne pourra plus se passer de toi une seconde...!

Les femmes adoraient la Saint Valentin. Le romantisme, les fleurs, la musique, un joli repas... Et on passait alors une nuit au moins aussi mémorable que la soirée.
Alors pour Ludovic qui était lui si à l'aise avec ces sujets là, Jon ne doutait pas qu'il saurait mener son amante vers une soirée qui concrétiserait leur situation amoureuse aussi officielle qu'elle était officieuse.

- Ah lala... souffla-t-il l'air tendre, perdu dans ses pensées. J'ai encore du mal à croire à ce qui vous arrive... C'est vraiment superbe ! Je suis tellement heureux pour vous deux, vous le méritez tu sais ? Il sourit. Alors, dis moi, t'as prévu quoi pour la Saint Valentin ?

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mer 19 Juil 2017 - 1:13



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Avide de réponses, ce fut avec un léger désarroi que le brun entendit l'autre répondre qu'il savait déjà le plus important. Mauvais signe, le genre de phrase qui annonçait que la suite risquait d'être fort vague. Davantage songeur, l'échevelé n'interrompit pourtant pas son vieil ami, le laissant s'expliquer en fronçant un peu plus les sourcils à l'annonce des nombreux efforts que cet inconnu rival avait fait pour tenter de séduire l'Auror. Ballets, débats, théâtre... le théâtre oui, il n'y avait jamais pensé. Ce n'était pourtant pas les théâtres qui manquaient à Londres, mais il leur avait toujours préféré des activités plus interactives, moins classiques, plus surprenantes. Partir au bout du monde, s'inviter en clandestin à une fête privée, voilà dans les grandes lignes ce qu'il avait fait. Les mondanités... Peut-être aurait-il dut y penser. Est-ce que la jeune femme aimait seulement ce genre de sorties ? Peut-être qu'il s'était trompé sur la façon dont il aurait pu lui plaire... Il n'avait jamais tellement cherché les sorties de ce genre du temps où il était encore professeur, préférant laisser à la jeune femme son indépendance, lui laisser le choix des moments où elle voulait passer un peu de temps avec lui. Il lui avait laissé sa porte grande ouverte, lui avait proposé des cours, des voyages, des moments aussi mémorables qu'anodins, rien en somme, comparé aux efforts que cet inconnu semblait avoir déployé de son côté. Il pouvait se trouver des tas d'excuses bien sûr, bloqué qu'il l'était par ses cours à Poudlard, par ses obligations auprès de l'Ordre, par Morgan même qui exigeait presque de lui une présence constante durant les vacances, mais peut-être en avait-il fait trop peu.

Ennuyé, se repassant péniblement en revue les moments qu'il avait vécu avec la brune, l'échevelé faillit bien manquer l'information capitale que son astronome laissa filtrer. Par chance, il la répéta plus ou moins par la suite, avouant qu'il avait rencontré l'individu au ministère. Un collègue de travail donc, un homme que la jeune femme côtoyait peut-être tous les jours, croisait encore régulièrement. Silencieusement, fronçant un peu les sourcils, le maigrichon prit toute conscience de cette annonce, de la menace que cela représentait. "Il l'aimait je pense" et si c'était vrai ? Si cet inconnu aimait son Auror rien ne lui disait qu'il avait renoncé à elle, qu'il ne profiterait pas de la moindre occasion, du moindre de ses faux pas pour tenter de la conquérir. Et s'il ne se montrait pas à la hauteur ? Si la jeune femme finissait par s'ennuyer de lui ? Si elle se prenait à regretter ces sorties avec cet inconnu, cet "ami" ? Il n'était pas vraiment en état de lutter. Surtout si l'autre était beau ou, pire, attachant.

On ne pouvait plus préoccupé, le brun leva légèrement la tête, distrait, en entendant la suite des paroles de l'anglais, prenant un air tout à fait interrogateur alors que Jon assurait qu'il allait finir par être jaloux de son succès auprès des femmes. Plait-il ? Oh non, ce n'était pas tant du succès qu'énormément de travail. S'appliquant à se rattraper sur la conversation du britannique, le brun haussa de nouveau un sourcil en entendant l'autre évoquer la saint Valentin, le plongeant dans encore un peu plus d'interrogations. La saint Valentin ? C'était quand ça déjà ? Tâchant d'y réfléchir, le brun leva les yeux à ses sourcils, finissant par laisser tomber en affichant un léger sourire à l'ancien Poufsouffle heureux pour lui et pour l'Auror. C'est vrai qu'il avait eut de la chance, beaucoup de chance, de là à savoir si les deux français le méritaient c'était une autre histoire, mais au moins s'appliquait-il à profiter de chaque seconde, s'accrochant autant que possible à ce cadeau inespéré que l'univers lui avait fait. Il pouvait bien être heureux, au moins tous les deux.

Pourtant, ce petit sourire adressé au britannique s'en alla bien vite lorsque ce dernier lui posa une question qui le fit légèrement grimacer. La saint Valentin encore ? Mais il n'en savait rien ça ! Ce n'était pas avant plusieurs mois au moins.

— Je ne sais pas, répondit-il donc, hasardant un peu la suite, je n'y ai pas... vraiment pensé. Je ne savais pas que... enfin, que les choses se passeraient si vite. Quand elle m'a dit qu'elle était amnésique je me suis dis que je pouvais faire une croix sur ce genre de choses pour des mois, des années, plus... Il n'y avait pas de raison qu'elle veuille de moi alors franchement, la saint Valentin...

Le brun laissa filer un silence, l'air un peu pris de cours, cherchant ce qu'il aurait pu dire d'autre. Ce genre de choses lui paraissaient si loin, si étrangères désormais. Après tout, il n'avait pas non plus pensé à Noël et encore moins au nouvel an.

— Je ne pensais pas faire quelque chose, expliqua-t-il. Je suis revenu depuis même pas un mois, on est ensemble depuis encore moins longtemps que ça, c'est peut-être... trop tôt non ? Enfin, elle a d'autres choses auxquelles penser. Surtout si elle a encore des missions... nouvelle pause, plus brève. Tu pense que je devrais faire quelque chose ? Après tout, si l'autre avait fait tant d'effort, peut-être aurait-il dut revoir les siens à la hausse, encore aurait-il fallut savoir ce qui aurait pu plaire à la brune. Je n'ai même pas d'argent, ajouta-t-il, davantage pour lui-même, ça serait ridicule que je l'emmène quelque part alors qu'elle a de quoi s'acheter un piano sans en jouer.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mer 19 Juil 2017 - 23:41



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Il est vrai qu'avec les récents évènements Ludovic avait bien des raisons de penser que tout cela n'était pas exactement la priorité du jour. Néanmoins, au vu des autres évènements encore plus récents ceux-ci, Jon avait toutes les raisons du monde de penser que ces histoires de coeur étaient bien la seule chose importante de ces jours sombres. Le regard pétillant de malice, Jon leva les yeux au ciel jusqu'à ce que son vieil ami déclare qu'il n'avait jusqu'ici rien prévu pour cette occasion si spéciale. Fronçant les sourcils, l'homme prit un faux air contrit en secouant négativement la tête. Qu'importe l'argent ! Qu'importe le monde ! Il pouvait bien brûler s'il le voulait le plus important était que deux amants qui s'aimaient d'un tendre amour soient réunis le jour de la Saint Valentin !

- L'argent l'argent... Tu me déçois Ludovic. Fut un temps où tu l'aurais emmenée sur la lune pour un simple battement de ses cils ! Il lui sourit. Bien sûr que tu devrais faire quelque chose voyons ! C'est la Saint Valentin, et loin d'avoir des années d'avance tu as plutôt ce qu'on appelle deux semaines pour te préparer. C'est le 14 février je te rappelle, tu ferais bien de remettre les pendules à l'heure. Il hocha la tête, prenant une nouvelle cuillère de céréales, satisfait de la sensation de son ventre se remplissant. Enfin, en deux semaines, on peut encore en faire des choses. En deux semaines, on peut réserver un resto, préparer une idylle en amoureux, on peut... Faire ce truc que tu avais fait en 75 ! Tu sais, lorsque tu as fait une sorte de cérémonie de répartition à Linda ! D'ailleurs je ne me souviens plus où je t'avais trouvé cette cravate... J'espère qu'elle n'appartenait pas à Rory.

Songeur, il se tût un instant. Peut-être l'avait-il subtilisée dans les couloirs ? Dans les dortoirs ? Au détour d'il ne savait quelle classe pour il ne savait quelle raison. Cela remontait à loin, mais le spectacle que leur avait proposé le français, lui, avait marqué l'esprit du Mutemag. C'était quelque chose de beau, massif et minutieux à la fois, si bien préparé que cela forçait l'admiration. Ludovic avait les moyens de faire passer à son amie une Saint Valentin inoubliable, Jon le savait, et tenait à ce qu'il donne le meilleur de lui même.

- Je te payerai ce dont tu as besoin si tu en as envie. Et sache que ce n'est jamais ridicule de faire plaisir à une femme ! Elle ne dira jamais non, et une attention aussi petite soit-elle fait toujours plaisir. Il sourit. Enfin, tout ça tu le sais déjà. En quelque sorte c'est toi qui me l'a appris. Il leva les yeux de son bol qu'il fixait depuis un moment, le touillant de sa cuillère jusque là mais s'arrêtant dans son action. Il avala les dernières cuillères de son mélange avec avidité, avalant le reste de lait avant de s'essuyer la bouche de sa manche, satisfait. Tu as seulement tendance à l'oublier quand tu as peur. Pause. Prend un peu confiance en toi, imagine, soit créatif ! A ton avis, qu'est-ce qui pourrait lui faire plaisir ? Quel serait l'endroit parfait, le moment parfait, où aller avec elle ? Où te vois-tu lors du jour des amours ?

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Jeu 20 Juil 2017 - 15:40



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Esquissant tout juste un bref sourire à la remarque emportée du britannique, le brun se refit rapidement songeur, envisageant très sérieusement le fait d'essayer d'emmener Linda sur la lune pour la St Valentin. Après tout, si Jon disait que c'était le genre de choses dont il aurait été capable peut-être aurait-il dut y penser. Cependant, l'idée lui échappa bien vite chassée par une nouvelle remarque du britannique qui lui tira un visage complétement affolé. Deux semaines ? Dans deux semaines le 14 Février ? Lui qui se croyait encore en Décembre. Deux semaines, deux mois... au moins avait-il un petit aperçu du décalage dont il était victime. Prenant soudain conscience de l'urgence de la situation l'échevelé s'activa aussitôt pour essayer de trouver une idée, ses prunelles écarquillées se heurtant vite à un immense mur de vide.

Rien, aucune idée, le néant absolu, rien ne venait dans son esprit alors qu'il essayait de répondre à ce problème. Où aller ? Que faire ? Même un simple cadeau, le contenu d'une carte ou le menu d'un petit diner à domicile aux chandelles lui paraissait hors du concevable. Non pas impossible, mais simplement inexistant, comme si ces idées, ces traditions, ces choses dont il avait autrefois l'habitude,  n'étaient pas de son monde, comme si elles avaient cessé d'exister et qu'il se retrouvait à devoir faire quelque chose sans qu'il n'existe aucun outil ou aucune méthode pour cela. Comme de devoir inventer la sorcellerie sans avoir aucune idée de ce qu'était la magie. Inconcevable en somme. Se coupant peu à peu de la réalité pour réfléchir, le maigrichon ne prêta pas la plus petite attention à l'anglais qui continuait à parler, ni même aux oeufs qu'il était en train de cuisiner et qui commençaient à noircir dans une odeur malodorante. Que faire pour la St Valentin ? Que faire pour la St Valentin ? La question tournait en boucle dans son crâne sans trouver aucun écho, même si certains mots de son vieil ami éclairaient parfois vaguement des lueurs dans son esprit, la plupart ne restaient pas suffisamment pour lui rappeler quelque chose, mais lui donnait plutôt l'impression d'un bruit de fond on ne pouvait moins utile pour la concentration. Que faire ? Que faire ?

Sans vraiment s'en rendre compte, le français se retrouva à délaisser complétement ce qu'il était en train de faire, trop occupé par sa réflexion stérile. Laissant l'ancien Poufsouffle s'occuper de son repas sans y prêter aucune attention, restant un long moment planté à côté de la cuisinière avant d'aller s'asseoir à la table en face de Jon. Se retrouvant avec une assiette d'oeufs brouillés brulés le maigrichon commença à mâchouiller son petit déjeuner, si distrait par ce à quoi il était en train de penser qu'il faisait retomber la moitié de ses oeufs dans son assiette à chaque bouchée. Toujours rien pourtant. De son côté, le britannique n'avait pas fini de parler, reprenant bientôt en assurant que l'argent ne serait pas un problème et en posant soudain des questions qui attirèrent enfin un peu de l'attention de son distrait voisin. Qu'est-ce qui pourrait lui plaire ? A quel endroit aller ? Quand ? Autant de questions auxquelles il n'avait pas de réponse, si ce n'est à la dernière. Il était sûr d'une chose, à la St Valentin, presque plus qu'à n'importe quel autre jour, il se voyait dans les bras de son Auror, quel que soit l'endroit.

— Je ne sais pas, lâcha-t-il encore après un moment. Je ne vois vraiment pas, insista-t-il, presque désolé, tandis que son regard vide dérivait vers le mur.

Malgré tout, il continua à réfléchir, ses pensées creuses tournant en rond autant sur son visage que dans son crâne. Trouver une idée, trouver une idée... comment fallait-il faire ça d'abord ? Par quoi commencer ? Lâchant un léger soupir, le brun réfléchit encore un peu, s'efforçant de reprendre les choses par le commencement. Comment s'y prenait-il avant pour préparer quelque chose pour une de ses copines ? D'abord, trouver quelque chose d'unique qui importait tout particulièrement à la jeune femme.

— Peut-être... hasarda-t-il après ce qui sembla une éternité, peut-être que je pourrais l'emmener où on s'est rencontré.

Assez classique, mais plutôt pas mal pour commencer. Si la jeune femme l'avait oublié, si ses souvenirs perdus lui importaient tant, c'était bien sur ça qu'il aurait pu miser. Quoi de mieux alors que de reprendre depuis le début pour célébrer la St Valentin ? Le maigrichon secoua pourtant bientôt la tête, se reprenant lui-même. Malheureusement, cela ce n'était pas possible. A moins d'un miracle il y avait peu de chances qu'il parvienne à retourner à Poudlard un jour. Ni lui ni l'Auror d'ailleurs, elle avait beau être directrice, Dumbledor et Minerva ne les auraient jamais laissé entrer comme ça. Quoi alors ? Leur premier baiser peut-être ! Une idée qui éclaira un bref espoir chez lui avant d'être chassé tout aussi rapidement que la précédente et pour les exactes mêmes raisons.

— Non, c'est stupide,
affirma-t-il.

Quoi alors ? Un autre de leurs premiers baisers ? Un autre de leurs premiers moments ? Peine perdue, tout le ramenait toujours à Poudlard. La plaie d'avoir rencontré la jeune femme sur son ancien lieu de travail, après coup, cela tuait tellement de possibilités romantiques. Fronçant légèrement les sourcils, l'échevelé se redressa bientôt, partant un instant avant de revenir à sa place pour continuer à réfléchir, extrayant de son crâne quelques souvenirs qui commençaient à lui embrouiller un peu l'esprit pour les glisser dans les fioles de pensine qu'il avait rapporté.

— Je l'ai emmené à Prague une fois, reprit-il bientôt, après un autre moment, une dizaine de fioles lumineuses éparpillées devant lui. Je pourrais peut-être la ramener là-bas, ça lui rappelerait peut-être quelque chose ou, sinon, elle pourra revoir ce qu'elle connait déjà. Oui, en y réfléchissant, ce n'était pas si bête, c'était peut-être bien la première fois où ils étaient allé quelque part ensemble sans que cela soit à Poudlard ou dans un quelconque livre magique. Mais je ne sais pas s'il y aura une réception pour la Saint Valentin. Et puis même, c'est un repère à... grands sorciers internationaux. Il suffirait qu'il y ait un anglais et ça pourrait mal se terminer. Mieux valait miser sur quelque chose d'un peu moins exposé. Je pourrais... l'emmener faire un tour là-bas, reprit-il encore, toujours après un long moment. Lui faire faire le tour d'une partie de la vieille ville. Si je pars  de l'endroit où on était ça lui rappelerais peut-être quelques souvenirs, mais ce n'est peut-être pas... assez personnel.

Il aurait pu la ramener à Paris sinon, là-bas, les endroits à souvenirs personnels ne manquaient pas, mais passer de nouveau la nuit chez ses parents... surement pas. Chassant donc cette idée, l'échevelé se concentra de nouveau sur la vieille ville de Prague, cherchant dans ses souvenirs ce qu'il aurait pu montrer à l'Auror. Est-ce que les choses étaient seulement restées en place depuis la dernière fois où il y avait été ?

— Le mieux, ce serait de trouver quelque chose pas très loin de l'endroit où on avait été, quelque chose avec une belle vue, mais je ne sais pas quoi. Je sais qu'il y a un restaurant français quelque part, dans une galerie d'art, mais ce n'est peut-être pas une bonne idée. Où est-ce que je pourrais l'emmener ? s'interrogea-t-il encore, passant en revue tous les lieux un peu poétiques qu'il aurait pu trouver ; la place de la vieille ville et ses superbes pavés unis ? Le pont Charles et sa vue imprenable sur le fleuve ? J'ai  peut-être une idée... commença-t-il, cherchant encore avant que son visage ne se fasse un peu plus lumineux. Oui, je crois que je sais où je pourrais l'emmener. Il faut juste que j'arrive à transplaner jusqu'à Prague, assura-t-il avec un sourire plus large, repartant vite dans ses réflexions en se demandant s'il n'aurait pas eut moyen d'éviter de transplaner.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Ven 21 Juil 2017 - 0:46



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Il fallut un long moment pour que Ludovic parvienne à se lancer dans sa réflexion, et encore plus de temps pour qu'il réussisse à en sortir quelques idées plus ou moins décevantes au départ. Mais alors qu'il parlait en terminant son petit-déjeuner rapide, le français continuait à songer à cette problématique qui importait tant à l'écrivain et, apparemment, aussi à sa propre personne. Ce qui était plutôt un bon signe non ? Que Ludovic veuille faire des efforts et prendre quelques initiatives pour la femme qu'il aimait... C'était d'un romantisme ! Encore fallait-il qu'il y arrive, mais Jon avait bon espoir. Il en avait les capacités, il le savait, il suffisait simplement... D'attendre.
Alors qu'il se levait pour déposer ses couverts sales dans l'évier, les lavant machinalement avant de remarquer les oeufs brouillés du français qui cuisaient tranquillement, l'autre lâcha sa première idée qu'il démentit quelques instants plus tard, mais une belle idée qui parvint à allumer une lueur presque fière dans le regard du Poufsouffle. L'endroit où ils s'étaient rencontré ? En effet, c'était une bonne idée, malgré le fait qu'ils se soient tapé dessus pour la première fois dans les cuisines de Poudlard. Pas super romantique et difficile d'accès malheureusement.

Ne se décourageant pas pour autant, Jon continua tranquillement à cuisiner pour son meilleur ami comme pour lui même, se mettant même à chantonner à voix basse au fur et à mesure que les assiettes se faisaient. Ces oeufs promettaient d'être... Fumés.
Esquissant une grimace à mi-chemin avec un sourire, le britannique se mit à ranger tous ses outils dans l'évier, les rinçant instinctivement sans même se rendre compte que son vieil ami s'était levé pour aller chercher quelque chose autre part. Il en oublia presque sa présence du moins jusqu'à ce qu'il se remette à parler, attirant l'attention du mutmag qui s'essuya les mains d'un chiffon le sourire aux lèvres. Prague ? Ca lui disait quelque chose en effet, mais est-ce que c'était Ludovic qui lui en avait parlé ? Mystères...
Ou était-ce d'ailleurs ?
Respectueusement, l'homme écouta le français qui semblait débattre tout seul, voulant bien évidemment l'aider dans sa réflexion mais ne connaissant absolument rien de cette ville dont il lui parlait.

- T'as pas de raison de t'en faire "si il y a un anglais", c'est la Saint valentin ! TOut le monde sera trop subjugué par sa compagne pour faire attention à quoi que ce soit d'autre. Il hocha du chef. En tous cas moi j'ai bien envie de savoir où tu vas l'emmener, vraiment ! Et si tu as besoin de quoi que ce soit je suis toujours dispo pour te filer un coup de main. Jon posa le chiffon sur le plan de travail, regardant une seconde autour de lui avant de soudainement se souvenir d'un petit quelque chose qu'il avait ramené exprès pour cette occasion si particulière. Mais quel vieil idiot je suis ! s'exclama-t-il soudainement en fonçant vers son sac, le fouillant, légèrement excité, pour finalement en sortir une jolie boite rose brillante aux écritures dorées. Tiens, je voulais te prendre ça aussi. Emmy et moi même avons l'habitude d'en prendre de temps en temps pour... S'amuser un peu. Mais je doute que cette année on ait besoin de tant de boites alors... voilà, cadeau pour toi et Linda ! Il déposa la boite sur la table, tout fier avant de présenter magistralement : Ce sont des gâteaux magiques ! Des cookies aphrodisiaques mélange des produits aphrodisiaques moldus et des potions d'amour sorcière... Le parfait digestif pour une Saint Valentin mémorable !

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Ven 21 Juil 2017 - 12:38



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Lâchant un bref rictus jaune, le français faillit bien s'étrangler en entendant l'autre assurer que n'importe qui à la st Valentin n'aurait été qu'obnubilé par sa cavalière. Fichtre, s'il savait ! C'était bien là un des nombreux points qu'il avait négligé dans l'éducation de son vieil ami, le réalisme par rapport aux mondanités de la haute société. N'importe quel directeur de forces armées, présent dans un bal ou un congrès international, aurait trouvé mille fois plus amusant d'arrêter un criminel fugitif plutôt que passer du temps avec sa femme. Même lorsqu'ils ne se haïssaient pas, les couples de haute société avaient souvent tendance à s'ignorer. La saint Valentin ? Une joyeuse excuse pour se réunir et parler politique. Certains jouaient peut-être le jeu, mais ils étaient si rares qu'il y avait de quoi dégouter du mariage. Non, il avait tout à fait raison de s'inquiéter, de se méfier des têtes d'affiche britanniques toujours à l'affut d'une excuse pour une promotion. Retourner dans ce bâtiment aurait été bien plus risqué que de hurler son identité dans la rue. Mais, peut-être qu'avec un peu de chance, si tout le gratin avait décidé de se réunir ailleurs, peut-être pourraient-ils faire une petite visite dans le bâtiment désert. Il aurait vraiment fallut qu'il demande à son père de quoi il retournait, mais si sa mémoire était bonne, à la St Valentin ce n'était certainement pas Prague qui était à l'honneur. Avec un peu de chance, tout le monde serait à Paris.

Réfléchissant encore aux détails, le brun ne réalisa pas tout de suite que le britannique avait commencé à fouiller son sac, il ne tarda pourtant pas à suivre le son de geste d'une façon un peu nerveuse, craignant de, déjà, l'entendre partir. Rien de tel pourtant, il sortit bientôt quelque chose de ses affaires, commençant des petites explications qui firent se hausser l'un des sourcils du français. "Pour s'amuser un peu" ? Perplexe, plein de cette curiosité mêlée d'un peu d'empressement propre à toute personne recevant un cadeau, le maigrichon tendit l'oreille, entendant bientôt la boite en fer tinter contre la table et quelques mots forts encourageants de la part de l'astronome. Des gâteaux ? Son estomac tout de suite très intéressé, l'échevelé ne tarda pas à tendre la main, saisissant la petite boite avec une assurance surprenante vu son handicape, cherchant à l'ouvrir pour respirer un peu l'odeur du délicieux présent avant que la suite des explications de l'anglais ne le fige. Aphrodisiaques ? Ouvrant aussitôt des yeux ronds en mettant brusquement les mains sur le coffret comme s'il avait voulu s'assurer qu'il était bien fermé, le maigrichon l'écarta légèrement de lui, se redressant avec une grimace et un air quelque peu inquiet. Non pas qu'il ne connaissait pas ce genre de choses ou les craignait en elles-mêmes, au contraire, mais c'était ce qu'on pouvait lui faire avec ça qui l'inquiétait plutôt. Si bien qu'il ne put s'empêcher de sentir un léger frisson d'inquiétude en apprenant la composition des cookies. Filtres d'amour ? Son vieil ami voulait le tuer ou quoi ?

— Mer... ci ? bafouilla légèrement le brun, sa voix partant dans les aiguës, en s'efforçant de ne pas repenser à ces fois où de tels filtres l'avaient mis dans des situations plus que délicates.

Ah, l'amour, l'un des poisons qui ne marchait que trop bien sur lui. Mais si la légère angoisse de se trouver encore une fois complétement nu dans un appartement inconnu lui fit mal apprécier ce présent il ne voyait pas bien ce qu'il aurait pu dire de plus. Jon voulait bien faire et puis, le "cadeau" en lui-même n'était pas une si mauvaise idée. Sans compter qu'il n'y avait pas de raison que les choses se passent mal, si c'était lui qui donnait une de ces choses à sa compagne et non une inconnue qui le droguait plus ou moins par mégarde.

— Enfin, tu... tu sais, continua-t-il, repoussant encore légèrement la boite du bout de l'index comme s'il craignait qu'elle lui explose au visage, songeant qu'il aurait surtout mieux fait de la mettre hors de portée de l'Auror. Je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire... assura-t-il. Tu devrais peut-être les garder pour toi et Emmy. Je pense que vous en avez besoin plus que m... nous. Enfin, se reprit-il, pas que je remette en cause vos... capacités dans le domaine, mais vu les circonstances et le fait qu'elle t'en veuille tu devrais peut-être... garder... toutes les chances de ton côté, assura-t-il, tapotant légèrement la boite de l'index, y sentant de légers motifs tout à fait fascinants auxquels il s'efforça de ne pas penser. Mais euh... juste, par curiosité... reprit-il en se pinçant l'oreille de sa main libre, ça... c'est puissant ? s'enquit-il à défaut de demander ce que cela faisait exactement.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Jeu 27 Juil 2017 - 19:47



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Jon leva les yeux au ciel en esquissant un sourire doucement amusé quand son vieil ami s'inquiéta pour ses propres "chances" dans le domaine. Il s'inquiétait hein ? C'était touchant, de la chance il en aurait sans doutes bien besoin mais lui et sa femme étaient adultes après tout, tout se passerait bien et dans le calme. Le seul point où il n'était pas sûr de son coup c'était bien le fait qu'elle vienne et ne lui pose pas de lapin... La gorge légèrement serrée, Jon en resta pourtant content pour Ludovic et sa compagne, et, désormais amusé par la curiosité de l'autre qui perçait malgré sa crainte et a gêne clairement visibles.

- Pas trop à vrai dire. répondit tranquillement l'astronome en venant s'appuyer contre la table pour doucement jouer avec la boite. Un peu tout de même sinon je ne te le donnerai pas, mais clairement moins que ce que tu as pu connaître. Il lui sourit. Comme je t'ai dit, c'est un mélange des connaissances moldues et sorcières, il y a quelques ingrédients de potions d'amour mais en petite dose, tu sais, de la corne rappée ou ce genre de choses un peu bizarre que j'ai jamais compris. Mais il y a aussi des aliments aphrodisiaques de la... Tradition moldue, comme le chocolat noir ou le gingembre, ce qui fait que c'est très doux tout en restant assez efficace. Il hocha la tête pour lui même. Tu verras, c'est vraiment top ! En plus je t'en ai pris des bons, sont classiques mais... Enfin, tu découvriras sur le moment.

Il lança un regard complice à son meilleur ami, caressant machinalement les bords de la boite avant de la reposer sur la table, prenant une profonde inspiration avant de reprendre tout aussi tranquillement :

- Et ne t'en fais pas pour moi, avec Emmy on va passer une très bonne Saint Valentin j'en suis sûr ! J'ai prévu un petit diner aux chandelles, avec un bon repas, une bonne musique, une jolie ambiance et une belle robe en cadeau. J'y ai déjà réfléchis, et puis, on a déjà bien des boites de ce genre mais je ne pense pas qu'on les utiliseras cette année. Alors autant qu'ils servent à quelqu'un non ? Il eu un doux sourire, le regard dans le vide l'air perdu dans ses pensées. Ca ira, alors ne t'en fais pas pour moi et profite simplement de ta petite amie.

Et plus qu'un conseil, c'était réellement un souhait que Jon formulait là. Il voulait le meilleur pour son ami à défaut que lui ne passe pas une soirée des plus agréables.

- Enfin ! Ne nous embêtons pas avec tout ça, ça te dit qu'on se regarde quelques cassettes ! Tu sais pas ce que je t'ai pris ! J'ai pris des films, des séries, plein de cassettes tu n'en reviendrais pas ! Et j'ai surtout pris une petite surprise... Ta chouchoute... Il laissa planer un bref silence pour étirer le suspense avant de souffler plus bas, chantonnant le générique de la fameuse série par la même occasion : Wonder Woman !


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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Ven 28 Juil 2017 - 17:52



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Bien que soulagé par les paroles de son vieil ami, le français ne put empêcher une certaine partie de lui d'être foncièrement déçue à l'idée que ces fameux cookies n'étaient pas si puissants. Dommage, en un sens, bon, en un autre. Au moins risquait-il moins de se réveiller le lendemain avec un trou de mémoire de vingt-quatre heures. Un peu rassuré tout de même et, surtout, particulièrement curieux désormais, l'échevelé se demanda ce que ces choses auraient pu donner sur lui, se surprenant même à avoir une certaine envie de les goûter. Après tout, magiques ou non, cela restait des cookies, une friandise sur laquelle il ne crachait jamais et il aurait sans doute dévoré toute la boite dans la journée si cela n'avait pas risqué de lui donner quelques petits problèmes de taille avant la nuit. Peut-être aurait-il dut essayer plus tard, voir ce que cela donnait de manière générale avant d'en proposer à Linda. Oui, une idée à creuser, mais qu'il délaissa bientôt en se rappelant que la jeune femme ne risquait pas de rentrer ce soir là, ni avant une véritable éternité d'ailleurs. Davantage attristé, le brun se résigna donc à laisser ça de côté et d'attendre plus tard, ne manquant pourtant pas de remettre la main sur la boite lorsque l'ancien astronome l'eut reposée.

Passant distraitement les doigts sur la boite, cherchant malgré lui de quelle façon l'ouvrir en la sentant solidement fermée, le brun ne releva pas longtemps les yeux sur l'ancien Poufsouffle, se souvenant vite à quel point ce petit geste s'avérait fort inutile, lorsqu'il l'entendit parler de sa propre saint Valentin, assurant que tout se passerait bien. Loin d'être de son avis, le maigrichon se contenta de continuer à jouer avec sa boite, essayant de sentir l'odeur des biscuits piégés à l'intérieur qui lui donnaient envie d'en manger de moins nocifs. Jon s'avançait peut-être, Emmeline avait l'air de beaucoup lui en vouloir, au moins autant que lui-même en avait voulu au sang de bourbe, face à une telle situation il aurait sans doute dut revoir la soirée à la hausse. Lui aussi aurait dut décrocher la lune, emmener sa femme sur la Tour Eiffel ou trouver n'importe quoi d'extraordinaire pour elle, mais bon, s'il avait une robe... le brun esquissa un léger sourire, ne doutant pas que le vêtement en question devait bien valoir tous les voyages du monde. Le britannique avait l'art de trouver les bonnes proportions, les bonnes mesures pour mettre n'importe qui en valeur, il le savait bien pour en avoir parfois eut la démonstration, alors choisir quelque chose pour sa femme, à tous les coups, cela devait être une vraie merveille. Aussi, le français n'ajouta-t-il rien, convaincu que l'autre avait sans doute bien fait. De toute façon, ce n'était sûrement pas lui qui allait lui donner des conseils pour gérer sa vie de couple, quand bien même ils pouvaient paraitre nager dans le bonheur actuellement, ce n'était pas lui qui avait trouvé épouse à qui rester fidèle durant pratiquement vingt ans.

Le même léger sourire aux lèvres, le français ne tarda pourtant pas à le perdre pour une expression plus interrogative, levant la tête en entendant soudain l'autre changer de sujet. Des cas... sept... sets ? Cela lui disait vaguement quelque chose, mais il aurait été incapable de dire quoi. Vu le ton qu'employait l'anglais il avait déjà dut lui en montrer, mais où, quand, quoi, il n'en avait aucune idée. Fidèle à ce que tout bon orgueilleux devait être, il fit donc semblant de ne pas paraitre le moins du monde choqué parce qu'il venait d'entendre, faisant comme s'il voyait de quoi il parlait en espérant glaner un peu plus d'informations par la suite. Des films... séries... Est-ce que cela avait un rapport avec la télévision ? Le visage du brun s'éclaira un peu, s'imaginant déjà se replanter devant cette machine à crépitements géants, cependant, cette histoire de cassettes le perturbait encore, jusqu'à ce que le britannique ne chantonne deux mots qui lui firent légèrement hausser les sourcils.

— Wonder Woman ? répéta-t-il d'un ton quelque peu perdu.

Là encore, il ne voyait pas bien de quoi Jon voulait parler, au début tout du moins, car si les cassettes ne lui avaient pas fait forte impression, la super-héroïne de comics lui avait laissé un souvenir un peu moins périssable. Cela remontait à très loin, quand il était encore jeune et élève à Poudlard, à une fois où le britannique lui avait prêté ses livres remplis d'images et d'histoires, lui qui n'aimait pas les romans avait trouvé dans les comics un petit divertissement rapide et plaisant à lire, surtout ceux concernant une certaine amazone à la tenue assez... légère. Haussant un peu plus le sourcil, commençant à se rappeler de quoi l'anglais voulait parler, Ludovic ne s'emballa pas, se demandant comment il avait pu lui "apporter" cette personne. C'était un dessin non ? Un personnage qui n'existait pas vraiment. Comment l'ex moldu avait pu la lui amener ? Se retenant de fouiller une nouvelle fois les environs à la recherche d'une conscience en plus de celle de l'anglais, le maigrichon songea un instant à la possibilité que l'anglais ait simplement rapporté quelques uns de ses comics, trouvant aussitôt cela absurde en sachant bien qu'il ne serait pas à même de les lire. Cependant, il était bien loin de se douterdu genre de spectacle qui l'attendait encore.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Sam 29 Juil 2017 - 21:35



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Un sourire encore plus radieux étira les lèvres de l'écrivain alors que son vieil ami répéta le nom de cette héroïne qui faisait battre son coeur à l'époque. Oh, il avait beau l'avoir toujours caché, ce n'était plus un secret depuis longtemps pour le britannique qui était particulièrement fier d'avoir rendu son ami fan d'un de ses héros d'enfance. Les comic books, des romans graphiques aux combats animés et aux répliques piquantes, des héros modernes dont Jon était totalement gaga lors de sa jeunesse. En réalité, il avait toujours gardé un oeil attentif sur les dernières sorties, films et séries, mais il devait malheureusement bien avouer qu'avec le temps il avait pris du retard sur ces magazines qu'il aimait tant par le passé.

- Oui ! reprit-il ensuite tout guilleret. Tu sais, Wonder Woman, la belle brune à la chevelure de rêve et aux courbes à t'en décrocher la mâchoire avec son lasso de la vérité et ses supers pouvoirs ! Je suis sûr que tu t'en souviens, tu me piquais ses BD à Poudlard et tu pensais que je ne m'en rendait pas compte. Il sourit, se dirigeant vers son gros sac pour en sortir son précieux coffret. Il en ont fait une série télévisée, série qui elle même est sortie sur cassettes. Résultats, tu prends une cassette, tu l'insères dans la télévision, et bim, tu as droit aux aventures filmées de Wondy !

Tout content de son effet, il se redressa, trottinant vers la télévision qu'il déplaça légèrement pour améliorer l'angle de vue avant de s'agenouiller pour mettre en place le film, regardant avec plaisir la cassette se faire dévorer par son lecteur avant de se relever et de se rendre vers les canapés pour, eux aussi, les déplacer quelque peu.

- Je suis sûr que ça te plaira, tu verras ! En plus, comme c'est une cassette, c'est pas perturbé par les ondes magiques du coup on entend bien ! Et pis ce générique... Il leva la tête, faisant partir ses doigts pincés de ses lèvres avant de les séparer dans un geste caricatural de ces grands cuisiniers et de chantonner le générique une nouvelle fois : Wonder Womaaaan... Tutututututu.... Wonder Womaaaan !


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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Lun 21 Aoû 2017 - 15:27



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Le petit surplus d'information que lui apporta Jon pour tenter de raviver sa mémoire n'eut d'autre réel effet que d'embarrasser un peu le français qui laissa son regard dériver vers un coin de la pièce. Oui, chevelure de rêves, courbes généreuses... il s'en rappelait bien et il aurait sans aucun doute préféré que l'ancien Poufsouffle n'en dise pas plus, certaines "aventures" d'adolescence faisant bien mieux de rester secrètes et, visiblement, son vieil ami semblait en savoir plus long sur celle-ci que ce qu'il n'aurait bien voulu admettre. De plus en plus gêné, le brun se frotta discrètement une oreille, suivant le britannique à chacun de ses pas en continuant à ne rien comprendre de ses bavardages. Aventures filmées ? Un petit déclic retentit du côté du téléviseur, son étrange qui captiva un instant l'aveugle avant qu'il ne se retourne vers l'ancien poufsouffle occupé à déménager l'appartement d'Oswin. Il ne comprenait pas un mot de ce qu'il disait entre ces génériques et cette chanson étrange qu'il commença à chantonner, mais il ne fit pas de remarque à ce sujet, se contentant d'aller s'asseoir à côté de l'anglais, non sans veiller à conserver un minimum de distance de sécurité.

A peine s'était-il installé que les crépitements du téléviseur s'étaient tut, semblable à un spectacle savamment orchestrés, pour laisser place à ce qui ressemblait à un documentaire sur la seconde guerre mondiale, bientôt suivi de cette même musique que venait de chantonner le britannique.

Si l'échevelé resta un moment septique, il ne tarda pas à se laisser entrainer par l'étrangeté de la chose qu'il était en train d'écouter. Comme par magie, des voix commençaient à s'élever, sans qu'il parvienne à percevoir la moindre présence en dehors de celle de son voisin qui continuait à faire quelques commentaires sur ce qu'il ne pouvait pas comprendre sans le voir. Les inconnus piégés dans la boite du téléviseur commençaient à discuter entre eux, semblant parler de complots et d'affaires très sérieuses qui firent aussitôt ouvrir grands les yeux à Ludovic, aussi captivé que l'aurait été un enfant de cinq ans par ce qui se passait dans le noir. Bouche légèrement entre-ouverte, il n'osait pas demander ce qui se passait, ayant le sentiment que Jon le lui avait déjà longtemps expliqué et que lui en demander davantage ne ferait que l'agacer, aussi essayait-il de comprendre par lui-même, trouvant parfois des repères dans des noms qu'il avait cru avoir oublié, tout en faisant de son mieux pour ne pas perdre le fil.

Toute fois, son enthousiasme pour ce qui se passait ne naquit vraiment qu'au moment où la fameuse Wonder Woman fit son apparition, elle et sa fameuse île paradisiaque.

— C'est Wonder Woman ?
s'enquit le brun qui peinait toujours à comprendre.

Et, effectivement, il trouva bientôt une histoire qui lui rappelait celle qu'il avait lu il y a longtemps de cela. s'enthousiasmant petit à petit jusqu'à se retrouver petit à petit aussi hystérique que lors de cette fameuse fois où Jon l'avait amené au cinéma.

— Oh mais c'est... commença-t-il. Oh c'est le tournois, c'est comme dans le comic. Mais c'est... comment ça se fait ? C'est le comic qui parle ? C'est qui elle ? C'est Wonder Woman ? Elle va gagner hein ? Elle va gagner bien sûr, t'en fait pas Wonder Woman, va avec Steve, s'emporta petit à petit le français en commençant à grimper sur le canapé. Il y a des chevaux ? Dans la boite ? C'est le tournoi ? C'est le tournoi ! Qu'est-ce qui se passe ? Je comprend rien... c'est quoi ces bruits ? C'est Wonder Woman ?

Il s'efforça de se tenir un instant, laissant Jon lui expliquer ce qu'il avait raté avant de se tendre tout entier en direction de l'écran alors que la musique se faisait plus tendue, sursautant soudain et reculant légèrement vers Jon en entendant le bruit des balles commencer à fuser.

— Oh ! C'est le lasso ! s'enflamma aussitôt le français alors que le film continuait. C'est le lasso ! répéta-t-il en montant tout à fait sur le canapé en remuant de telle façon qu'on aurait dit qu'il hésitait entre sautiller sur les coussins et rester assis. C'est Wonder Woman ! s'exclama-t-il en désignant la télé du doigt et secouant Jon comme s'il voulait lui montrer le passage d'une célébrité à laquelle il n'aurait pas fait attention. C'est Wonder Woman ! s'exclama-t-il encore, secouant plus franchement le britannique et sautant vraiment sur le canapé, si instable qu'il en tomba à moitié sur l'anglais avant de se tendre vers la télévision avec un grand sourire. Mais comment ça se fait ? s'enquit-il, retombant en arrière en gardant la manche du britannique encore fermement serrée dans sa main. Comment c'est possible ? C'est magique ? Qu'est-ce qui se passe ? Attends j'écoute ! interrompit le français avant que Jon n'ait pu répliquer.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mar 29 Aoû 2017 - 16:43



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge

Tout guilleret qu'il était, et persuadé que sa petite surprise allait faire de l'effet à son meilleur ami, Jon introduit tranquillement la cassette dans le lecteur et, bien que ce dernier sembla n'en faire qu'à sa tête en occasionnant quelques inévitables problèmes techniques qui avaient lieu quasiment à chaque fois -sans doutes les branchements-, il finit enfin par repartir s'assoir sur le divan, s'y laissant tomber avec plaisir, croisant les mains sur son ventre en regardant du coin de l'oeil l'autre s'installer à son tour avec plus de réserve.
Moins enjoué qu'il ne le laissait paraître, Jon garda pourtant un oeil attentif sur son vieil ami en cherchant tout signe que ce petit spectacle lui plairait tout en veillant de son côté à bien s'assurer qu'il comprenne tout.

- Alors là tu vois l'homme qui viens de parler c'est Steve et son chef. Et puis il y a aussi la secrétaire qui est en réalité la femme qui... Enfin tu verras ! se rattrapa-t-il avec le sourire, sentant doucement la hâte naitre en lui. Et ça c'est les nazis, les Allemands, t'sais comme Linda sauf que bah Linda... Linda c'est une gentille Allemande. Et du coup les Allemands veulent la mort des Amérique !

Il hocha la tête, captivé quelques instants par la télévision jusqu'à ce que le français ne commence lui même à reconnaître ce qu'il se passait, pour la plus grande fierté de son compère. Il aimait cela, il commençait à s'emporter au moins autant qu'il l'avait fait il y a longtemps lorsque le Londonien l'avait emmené au cinéma. Au cinéma cela avait plutôt été gênant, surtout du haut de ses... Quoi ? Douze ans ? Le petit qui voulait grandir plus vite se retrouvait au centre de l'attention avec un ami plus âgé qui jouait aux bambins. Mais désormais, l'attitude de son frère de coeur l'attendrissait et le ramenait à de meilleures années plus qu'autre chose.

- Yep ! Wonder Woman en personne, la belle Diana, tu la verrais elle est exquise ! Il lança un clin d'oeil qui demeura sans réponse à l'autre avant que son attention ne se fasse à nouveau happer par la petite boite. Et là on voit plein de monde... Le tournois est lancé, les épreuves s'enchainent. La course, le saut d'obstacle, le lancer de poids et tout ça sous le regard protecteur de la matriarche... Il n'y a plus que deux candidates en lice, une rousse, et une blonde. C'est le tour de l'épreuve des bracelets, on donne les bracelets aux candidates et l'une tire sur l'autre. La rousse tire sur la blonde... Elle réussit. On inverse et... La rousse échoue ! Un large sourire étira les lèvres du Poufsouffle qui se laissait emporter par l'enthousiasme communicatif de son ami. Et en réalité, la blonde était Wonder déguisée car elle savait qu'elle n'allait pas pouvoir participer autrement !

Son sourire s'agrandit encore plus alors que français s'excitait de plus en plus, sautant sur le coussin en arrachant des rires à son meilleur ami qui tentait de se protéger des chutes de ses bras, s'apprêtant à répondre aux interrogations de l'autre jusqu'à ce qu'il ne lui intime de se taire pour écouter...
Soit, de toutes façons, le meilleur restait à venir !


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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mar 29 Aoû 2017 - 19:57



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— Oui, j'avais reconnu sa voix, répondit le français comme si cela était une évidence.

Il était tout à fait captivé, c'était le moins que l'on pouvait dire. Tant par ce qui se passait à l'écran sans qu'il puisse le voir que par ce que lui racontait son vieil ami. Des histoires d'Allemands bons et mauvais... Il connaissait, un peu, vaguement. Ses parents lui avaient longuement fait la leçon sur les Allemands, enfin, son grand-père maternel surtout. A l'entendre, l'Allemagne était une sorte de pays peuplé de mages noirs avides de détruire le monde. Le jeune Ludovic, du haut de ses quelques années, n'avait jamais vraiment compris ce que ce vieil homme qu'il avait tant admiré voulait dire par là et, durant des années peut-être, il avait cru à ce qu'on lui avait appris étant jeune. Les allemands étaient mauvais, corrompus jusqu'à la moelle et si cette affirmation avait, en France, pratiquement tout de la vérité générale, il y avait aussi eut cet étrange phénomène qui consistait à ce qu'il ne puisse jamais avoir davantage d'explications lorsqu'il demandait pourquoi les allemands étaient aussi mauvais ou à ce qu'il se fasse réprimander lorsqu'il avait le malheur de parler d'Hitler ou de la guerre. C'était un monde étrange dans lequel il avait grandit, enfant né dans la guerre, disparu dans la guerre. Pourtant, il avait fini par en rencontrer des allemands, bien avant même que a terrifiante Auror ne finisse par faire battre son coeur et il avait appris, petit à petit, que, souvent, les choses n'étaient pas ce qu'elles semblaient être. Que rien n'était jamais aussi simple qu'une armée en affrontant une autre, que des gentils combattant des méchants. Et si, longtemps, cette "Allemagne ennemie" avait fait partie de ce qu'il considérait comme acquis, il avait fini par trouver dans son peuple, des personnes qui lui avaient rappelé plus facilement qu'aucune leçon, qu'une frontière n'est avant tout qu'une ligne sur une carte et que toute carte pouvait facilement être pliée et oubliée au fond d'une poche, surtout lorsqu'elle appartenait à un voyageur.

Mais ces problèmes, actuellement, ne concernaient pas le français, bien trop accaparé par ce film incroyable qui parvenait à donner vie à l'une de ses rares belles histoires d'enfance. Aussi était-il tout à fait intenable, excité comme une puce devant un chenil à la veille de Pâques... ou euh, quelque chose du genre. Quoiqu'il en soit, il n'allait pas laisser passer l'occasion d'exprimer sa joie, aussi finit-il rapidement par se laisser prendre par le film. S'efforçant de se tenir calme dans les moments de suspense ou de conversation, s'appliquant à tout écouter pour ne pas perdre le fil, avant de bondir comme un diable lorsque Wonder Woman envoyait les cambrioleurs et espions dans le décor. Un enthousiasme plutôt envahissant qui ne manqua pas de donner quelques coups au malheureux Poufsouffle assit à côté de lui, l'infirme évadé trop dissipé pour prendre garde à la façon désordonnée dont ses bras fouettaient l'air ou pour mesurer sa force lorsqu'il commençait à sauter sur place, basculant sans gêne sur son voisin pour finir par y prendre appuis, le tout dans une telle déferlante d'énergie qu'on aurait pu croire qu'il allait finir par monter sur la tête du britannique.

Finalement, non sans coups et blessures et quelques petites frayeurs au bord du gouffre du canapé, l'échevelé s'était un peu calmé, suivant la fin du film tout à fait captivé avant de s'exclamer à plein poumons et comme un enfant de quatre ans :

— Remets-le ! Remets-le ! J'ai pas bien écouté au début... Je peux le revoir ? implora le français.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mer 30 Aoû 2017 - 20:24



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge

Le sourire aux lèvres, Jon regardait le film qui passait à la télévision, écoutant avec plaisir les voix retentir, contant une histoire dont son vieil ami pouvait profiter pour une fois. Il appréciait ces moments, ces instants où ils n'étaient que deux amis sans avoir à parler de fugues d'amours mal à propos ou de tout autre problème de la "vie d'adulte" qu'ils avaient entamé il y a longtemps maintenant. Un adulte, Jon ne l'était jamais tout à fait devenu. Ludovic non plus d'ailleurs, mais ils restaient tous deux enfants bien à leur manière. Si pour Jon c'était flagrant, il avait toujours été plus mature que les autres enfants sur certains points comme sa capacité à encaisser les chocs, à ne pas surréagir, à surmonter les épreuves pour se montrer assez fort pour ses proches qui, eux, n'arrivaient pas toujours à dépasser ces obstacles. Ludovic à l'inverse paraissait plutôt mature d'un point de vue assez général, il avait toujours été brillant bien plus que certaines personnes plus âgées que lui, mais au fond il n'avait pas grandit, lui, et continuait à avoir ce... Cette innocence et cet espoir de l'enfant qui découvre le monde.
Et c'était justement cela qui ressortait, là, tout de suite, et comme Jon couvrait Rory du regard, il sentait une douce joie l'envahir alors qu'il s'affaissait un peu plus dans le divan lorsqu'il posait son regard sur le français. Il adorait ces moments. Ils avaient une certaine beauté, celle des choses du quotidien, de sa femme buvant son thé les yeux plissés et les cheveux plus noués qu'à l'accoutumée, de son fils racontant et hurlant à qui veut l'entendre toutes les merveilles qu'il avait appris à Poudlard, celle d'un regard pétillant après une mauvaise blague qui allait leur retomber dessus et celle que l'espoir d'un monde magique allumait dans son regard, et que Jon avait toujours raffolé. C'était comme mettre en pause le monde entier pour juste une photo, une seconde, qui resterait en mémoire plus que les autres.

Et alors que Jon songeait à toutes ces choses, souriant doucement en glissant dans le canapé, il s'assoupit peu à peu en écoutant son compère s'enthousiasmer, laissant son esprit sombrer délicieusement dans un sommeil dont il avait bien besoin sans que jamais son sourire ne quitte ses lèvres. Il n'avait sans doutes pas une vie parfaite, mais elle lui convenait et il en était plus qu'heureux. Les choses s'arrangeraient, il fallait simplement ne pas perdre espoir.

Il ne se réveilla que bien plus tard lorsque le film fut terminé, réveillé en sursaut d'ailleurs par un Serdaigle encore surexcité qui lui en redemanda. Mais quoi donc d'ailleurs ?
Papillonnant des yeux en cherchant à reconnecter quelques neurones entre eux, Jon fut légèrement confus en comprenant qu'il s'était assoupi surtout qu'il ne s'en souvenait absolument pas. Qu'à cela ne tienne, il reprit rapidement conscience et, bien que toujours un peu assoupi, il lâcha un léger rire face à l'excitation de son meilleur ami.

- Le remettre ? T'es sûr ? Tu veux pas plutôt que je te mette le... tenta-t-il vainement avant de se faire à nouveau couper.

Levant les yeux au ciel, un rictus aux lèvres, Jon comprit rapidement que tant que sa joie n'était pas un peu retombée il ne parviendrait à aller nulle part. Tant pis, de toutes façons ils avaient bien le temps pour les prochains épisodes pas vrai ?
Prenant une profonde inspiration, Jon se releva d'un bond pour trottiner tranquillement vers la télévision face à laquelle il s'accroupit pour sortir la cassette, la remonter, avant de la relancer à nouveau. Ses gestes étaient certes quelque peu engourdis par la somnolence, mais il fallait avouer que pour quelqu'un qui n'avait pas dormi depuis deux jours il s'en sortait plutôt bien. Alors, tout aussi tranquillement, il revint à sa place, se laissant tomber dans le confort des coussins du canapé avant de reprendre une position plus confortable et de sombrer à nouveau dans les bras de Morphée.


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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mer 30 Aoû 2017 - 23:31



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Ludovic n'avait pas réalisé que son voisin s'était endormis, lui-même trop excité par ce curieux spectacle pour croire la chose possible. Tout ce qui l'importait pour l'heure c'était de réentendre ces aventures d'une jeune femme décrite comme peu féminine, mais en maillot de bain. Aussi, à la seconde où l'ancien poufsouffle accepta de remettre la cassette au début, le français prit tout juste la peine de lui adresser un sourire qu'il sautait sur ses pieds pour se précipiter dans la cuisine, non sans manquer une fois ou deux de s'écrouler par terre à cause de sa démarche instable et boiteuse. S'il avait bonne mémoire, les moldus faisaient ça devant un film : manger. Aussi ramena-t-il avec lui une grosse boite de biscuits, piochant également au passage l'un des oreillers qui trainait sur le lit du salon pour s'installer confortablement dans le canapé.

Ne proposant pas même un biscuit à son invité - trop habitué à cet accord tacite passé avec l'ourse de la maison sur le fait que toute nourriture qu'il prenait était à lui - le maigrichon se pelotonna contre son oreiller, y découvrant avec plaisir l'odeur familière de sa compagne, pour commencer à grignoter et suivre une nouvelle fois cet «épisode» qui lui avait fait tant d'effet.

Le second visionnage fut beaucoup plus calme, l'échevelé garda tout de même les yeux rivés sur l'écran avec une telle concentration qu'on aurait dit qu'il voulait voir combien de temps il pouvait garder les paupières ouvertes sans ciller, se contentant de mâchonner ses biscuits avec insistance lorsque l'envie de s'exclamer était trop forte. Ce n'était pas tant, là encore, qu'il se souciait de son voisin, mais il comptait vraiment tout entendre et ne pas rater une seule seconde de cette incroyable magie. Le film lui paru cette fois un peu plus long, peut-être parce qu'il en avait raté moins de choses, mais lorsque le générique de fin retentit de nouveau, le brun n'attendit pas que la cassette soit terminée pour se retourner en direction de son voisin, l'attention encore captivée par la télévision, pour lui tapoter le bras de l'index, espérant que cela suffise à ce qu'il comprenne qu'il voulait le remettre encore. Hélas, le britannique ne parut pas comprendre le message et le maigichon fut bien obligé de retirer son biscuit de sa bouche pour tenter de se faire comprendre de manière plus intelligible.

— Jon ? fit-il, tapotant encore le bras de son vieil ami de l'index.

Aucune réponse.
Ludovic hésita une seconde à insister avant de se résigner. C'était lui où... Jon avait ronflé ? Perplexe, le sorcier scruta une seconde les alentours de ses sens, ne tardant pas à percevoir les traces caractéristique d'une conscience assoupie. Jon dormait ? Depuis quand ? Silencieux, ne sachant pas quoi faire, Ludovic balaya le reste de la salle des environs tandis que le lecteur, arrivé au bout de la cassette, s'était coupé  pour ne laisser plus que le nuage crépitant habituel. Seul ? L'échevelé se tassa un peu plus sur lui-même, sentant de nouveau cette désagréable sensation de vide l'envahir. Il n'était pas seul, d'accord, mais il en avait l'impression dans ce silence de mort. Ce n'était pas grave, s'assura-t-il, tentant de se ragaillardir. Jon allait bientôt se réveiller, rigoler de son sommeil impromptu et recommencer à parler pour dix. Il suffisait d'attendre.

Une seconde, une minute... bientôt le temps lui sembla fort long. Si long qu'il commençait à craindre que l'endormissement de Jon ne soit pas très normal. Peut-être avait-il été drogué en réalité, longtemps à l'avance, en prévision d'une attaque prévue par les mangemorts pour venir le récupérer ou, pire, venu trouver un moyen de compromettre l'Auror qui l'hébergeait. Peut-être que Linda était tombée dans un piège, à peine arrivée à cet endroit où elle était allé, peut-être que d'autres hommes, ceux qu'elle était partie arrêter, étaient venu lui régler son compte après s'être occupé de la brune. Lentement, petit à petit, prenant racine dans cette espace d'obscurité et de silence, l'angoisse semait ses fruits, faisant se tasser l'infirme sur lui-même et sur son oreiller. Et si Jon ne se réveillait jamais ? N'y tenant plus, l'échevelé se laissa doucement glisser sur le côté, finissant par se blottir contre l'astronome assoupit, calant sa tête contre son épaule et passant ses bras contre son buste. S'il pouvait se réveiller, si seulement il pouvait se réveiller maintenant.

— Jon ? souffla doucement le maigrichon, essayant une dernière fois de réveiller son ami avant de s'enfouir un peu plus le visage contre lui, sentant revenir des tremblements nerveux qui le firent bientôt frémir sans discontinuer.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Jeu 31 Aoû 2017 - 22:50



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge

Plongé dans un sommeil bienvenue, Jon ne remarqua pas le moins du monde que le film était terminé ou même que son cher ami tentait en vain de le réveiller. A nouveau, il n'avait pas remarqué quand exactement il s'était assoupi. Il avait l'impression de n'avoir fait que fermer les yeux, restant présent pour écouter le film et répondre aux questions du français si questions il avait. Il était même persuadé lui avoir redis quelles épreuves étaient passées lors du tournoi... Mais quand il ouvrit difficilement les yeux et qu'il se trouva totalement allongé sur le flanc, confortablement installé dans le canapé avec, sur lui, un Ludovic tremblant, il du bien se rendre à l'évidence. Le sommeil lui manquait terriblement et il avait vouloir se tromper cela ne durait jamais longtemps. Esquissant une légère grimace, il s'apprêtait à s'adresser au quarantenaire en se redressant quand il sentit son poids sur son buste, se rendant compte qu'en effet, Ludovic était collé contre lui, mais d'une manière bien plus inhabituelle que ce à quoi il aurait pu s'attendre. Clignant deux-trois fois des yeux, étonné, il observa en silence l'homme trembler, ne bougeant rien si ce n'était sa tête qu'il tordait pour mieux voir, comme ne souhaitant pas gêner l'autre qui paraissait... Lui aussi assoupi ?
Pourtant il remarqua sans trop de mal qu'il tremblait, et après tant de jours à le fuir pourquoi se mettrait-il soudainement à le coller de la sorte ?
Doucement, le regard de l'homme se teint d'attendrissement et d'une certaine inquiétude tranquille. Est-ce que quelque chose allait mal ? Est-ce qu'il pleurait ?

- Hey, Ludovic ? demanda-t-il bassement en observant sa réaction. Ludovic ? Est-ce que ça va ?

Sa voix était tendre, toute calme, et à nouveau il ne bougea pas d'un cil tant il ne souhaitait pas effrayer ou déranger son vieil ami.

- Quelque chose ne va pas ?

La réponse de Ludovic fut prévisible et même si Jon n'insista pas, sachant que parfois il était mieux de se taire, son regard se teinta de quelque inquiétude. Le Serdaigle n'avait jamais été un grand locace surtout quand il s'agissait de ses propres problèmes, il s'y était habitué, et sans doutes qu'aujourd'hui il lui serait plus secret que jamais, mais c'était toujours difficile de se sentir impuissant face à cette tête fermée hermétiquement alors que lui pouvait lire en vous sans aucuns problèmes.
Il lâcha donc un soupir, laissant retomber sa tête en arrière sans trop savoir quoi faire alors qu'il n'osait bouger mais ne se voyait pas rester ainsi éternellement. Jon resta silencieux quelques instants, fixant le plafond la tête vide en sentant simplement la chaleur de l'autre collé contre lui, et alors qu'il s'apprêtait à reprendre la parole, son vieil ami laissa échapper quelques mots qui le surprirent doucement. Baissant à nouveau les yeux vers lui, il l'observa un instant, interloqué avant d'esquisser un léger sourire un peu triste.

- Tu sais, commence-t-il alors sur un ton plus léger, t'es plus lourd que t'en a l'air. Il sourit un peu plus. C'est avec Rian que vous aviez l'habitude de dormir comme des marmottes, moi j'ai pas la carrure ! Mais... J'imagine que vu le temps perdu, je peux bien faire un effort quelques minutes encore.

Il laissa passer un temps, prenant une profonde inspiration avant d'à nouveau laisser tomber sa tête en arrière tout en reprenant :

- Tu sais, pendant que t'étais pas là, y avait des jours où elle y croyait vraiment. Pause. Évidemment, des fois elle voulait abandonner, des fois elle pestait, des fois elle baissait les bras, c'était souvent a ces moments que je venais d'ailleurs. Mais je me souviens de certains jours où, la croisant au ministère ou venant à l'improviste ici pour emprunter quelques biscuits, elle était persuadée de te trouver. Elle était déterminée à y arriver, certaine que tu attendais, que tu continuais de te battre de ton côté et qu'il ne fallait pas t'abandonner. Cette femme c'est pire qu'un âne, elle est butée c'est impressionnant ! Il tourna le regard vers lui. Elle reviendra. Elle ne t'abandonnerai pas comme ça même si tu le voulais !
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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Lun 11 Sep 2017 - 14:53



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Il fallut ce qui parut un temps infini à l'astronome pour se réveiller et si le legilimen avachi sur lui ne manqua pas de noter le changement d'état de sa conscience passant du sommeil à l'éveil, cela fut beaucoup trop inconscient pour qu'il réalise bel et bien que l'autre était sorti du domaine des rêves. Pourtant, titillé par cette intuition tenace que quelque chose se passait dans le crâne de son vieil ami, l'échevelé ne tarda pas à tourner la tête vers lui d'un geste rapide mais discret, par précaution si jamais l'anglais sommeillait encore, le fixant un instant de son regard vide. Il avait cet air qu'ont les chiens fidèles qui vous observent alors que vous faite semblant de dormir ou de faire le mort ; un air partagé entre un "aller, je sais que tu essaye de m'avoir" muet et une profonde inquiétude. Il hésita une seconde à appeler une nouvelle fois l'anglais par son nom pour savoir s'il était bel et bien conscient ou non, mais préféra s'en abstenir, détournant la tête pour caler de nouveau son visage contre le buste trop osseux et inconfortable du Poufsouffle, mais que, pour l'heure, il préférait à n'importe quel oreiller.

Un nouveau frisson lui parcouru le corps, le faisant trembler en lui donnant l'exacte impression de se trouver dans une bourrasque de vent froid, lorsque le britannique prit enfin la parole, tirant un souffle surpris à l'échevelé qui resserra sa prise sur la chemise de son matelas improvisé, ses prunelles s'affolant sous quelques battements de paupières comme s'il avait cru entendre une explosion. Il se calma pourtant assez vite, rassuré par le fait que le mauvais sort n'avait pas profité du sommeil de son ami pour le remplacer par un mangemort imitateur, avant de hausser vaguement les épaules en réponse à sa question. Ça va... ça va... quelle maudite manie ils avaient tous à tout le temps lui demander ça ? Hélas, le brun aux oreilles décollées n'en démordit pas, réitérant sa question pour laquelle son maigre ami ne prit même pas la peine de s'agacer avant d'y répondre très sérieusement et à mi-voix :

— Non, ça va.

Ce n'était même pas vraiment un mensonge, maintenant que l'astronome était revenu parmi les vivants le français se trouvait déjà soulagé d'un poids pesant, se sentant même assez rassuré et confiant pour que ses tremblements cessent et qu'une sorte de somnolence ne le saisisse. Après tout, il avait veillé sur le sommeil de son ancien ami, c'était un juste retour des choses qu'il prenne la relève, comme deux victimes d'un mauvais sort qui empêchait l'un de s'éveiller si l'autre l'était. Aussi, fermant les yeux, l'ancien professeur se laissa-t-il aller à un peu de repos, s'accordant un répit loin des angoisses sources de ses insomnies. Il ne s'endormit pas malgré tout, bientôt distrait par la respiration un peu trop forte de son support et la tension qu'il devinait sans peine chez lui alors que l'ancien Poufsouffle, en bon jaune et noir, se tordait le cou et contraignait son dos à rester immobile pour ne pas déranger son protégé. Peut-être aurait-il dut le lâcher, la pudeur et l'éducation lui rappelant en bruit de fond que si n'importe qui était entré chez Linda à cet instant et l'avait vu ainsi pelotonné contre un homme - son meilleur ami qui plus est - sa réputation en aurait pris un gros coup sans qu'on finisse jamais d'en parler. Mais il avait beau être certain que ce genre de choses ne se faisaient pas, il n'arrivait pas à se détacher de celui qui lui servait involontairement de coussin, ses doigts toujours résolument serrés sur ses vêtements alors qu'il aurait presque bien aimé que l'autre lui fasse un de ces câlins bienheureux et désintéressés dont il avait le secret. Le téléviseur s'était coupé depuis longtemps, la bande de la vidéo étant arrivé au bout depuis des heures déjà, mais d'autres genre de films n'avaient de cesse de tourner en boucle dans la tête de l'échevelé. Scénarios catastrophes, mauvais souvenirs... et surtout une idée persistante, la seconde après le début de panique que lui avait provoqué l'assoupissement soudain du britannique.

— Linda me manque, souffla l'échevelé sans tout à fait s'en rendre compte.

Il aurait sans aucun doute voulu ajouter à cela bien des choses afin de passer un peu moins pour l'amoureux transit qu'il était, mais il n'en avait ni le courage ni la volonté, sans compter que, comme dit précédemment, il n'avait pas tellement prêté attention à ses propres aveux. Aussi ne s'offusqua-t-il pas de la plaisanterie que lui adressa l'autre, se contentant de répondre à cela un simple sourire un peu gêné en commençant à se détacher de son support. Oui, il était trop lourd et ce n'était pas approprié, aussi s'apprêtait-il à reprendre ses distances lorsque l'ancien astronome lui accorda un petit sursis. Légèrement surpris par cette autorisation d'être collant, l'échevelé adressa bientôt un sourire un peu plus grand au vide avant de reprendre sa place au chaud de façon très satisfaite. Sûr que pour un peu de réconfort il n'allait certainement pas se faire prier.

Malheureusement pour lui, son oreiller n'était pas des plus coopératif, même avec tous ses efforts, il ne tarda pas à le déranger en prenant une grande inspiration qui n'eut aucun de mal à soulever le maigre français puis aborda un sujet bien plus sérieux qui rendit à l'échevelé son air soucieux. Des preuves, encore, qu'ils avaient tous tout fait et tout donné pour lui en espérant que lui aussi avait fait de même, mais se battre... l'avait-il seulement fait plus de quelques semaines ? Quelques mois ? Il ne se souvenait même plus du jour où on l'avait sortit de sa cellule pour lui proposer un genre de contrat très différent de tous ceux qu'il avait pu connaitre, mais auquel il avait peut-être prit plus de plaisir qu'il ne l'aurait cru - pour ce qu'il s'en souvenait - et il ne comptait plus ces jours où il s'était trouvé tellement à bout de nerfs et de forces qu'il aurait été capable de s'infliger lui-même les pires atrocités rien que pour gagner une heure de sommeil. Il n'avait pas tellement l'impression de s'être battu, s'il s'était battu il serait revenu par lui-même, il serait mort en essayant ou bien il n'aurait pas été pris. Être libéré, en un sens, c'était la grâce des lâches. Pourtant ce n'était pas cela qui le préoccupait le plus dans les paroles de l'anglais, plutôt le fait que l'autre ait l'air de croire que la française pouvait ne pas revenir. Bien sûr qu'elle reviendrait, s'il y en avait une dont on pouvait être certain du retour entre les deux ressortissants de l'hexagone c'était bien la brune. Non, le problème était autre.

— Je sais, répondit-il, prenant tout juste la peine d'articuler avant d'enchainer dans la foulée. Je sais que c'est stupide, c'est seulement que... se reprit-il, ça ne fait même pas une journée qu'elle est partie,  je sais qu'elle va revenir, mais elle est partie si vite... je n'ai même pas vraiment eut le temps de lui dire au revoir et... je ne sais pas, elle me manque c'est tout. J'ai attendu tellement longtemps d'avoir une chance de vous revoir et maintenant c'est elle qui disparait. J'aurais simplement voulu... avoir le temps, être prêt avant que ça arrive. Maintenant c'est... c'est trop tôt, s'expliqua-t-il encore d'un ton dépassé. J'aurais voulu... je voudrais que vous vous entendiez tous les deux. Peut-être pas autant que quand vous vous êtes embrassé, même moins que ça d'ailleurs, railla-t-il à demi, mais que vous vous entendiez assez pour que je puisse vous v... avoir tous les deux en même temps. Je voudrais pouvoir être avec vous tous en même temps, toi, elle, Rian, mes parents... tous ceux que je connais, seulement... savoir que vous êtes là. La vie est trop courte pour laisser ceux à qui on tient prendre le risque de disparaitre. Je voudrais que vous vous entendiez un peu mieux, reprit le français qui avait déjà cessé de s'adresser à Jon pour se parler à lui-même. J'aimerais que les choses n'aient pas changé et que je n'ai pas eut à quitter encore une fois Poudlard, souffla-t-il encore.

Une pale surface de la longue liste des souhait longtemps repoussés de l'échevelé parmi lesquels on trouvait aussi celui de les mettre tous à l'abri et celui de ne plus avoir peur.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mar 12 Sep 2017 - 20:32



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge

Il avait beau tenter de remonter le moral à son vieil ami, il devint bientôt évident à Jon que de simples mots ne suffiraient pas à lui tirer un sourire -quoi qu'apparemment il avait bien réussi quelques instants plus tôt-. Ludovic n'avait pas envie de soutien ni même de réconfort, il la voulait elle et c'était bien compréhensible. Attendri, Jon se fit la remarque que rarement sa femme lui avait manqué de pareille sorte. Il n'avait jamais vraiment joué dans la cour de... de l'amoureux en manque d'affection, celui qui ne vivait que pour son élue. Il avait toujours été du genre distrait, totalement amoureux de la seule qui occupa et occuperait toujours son coeur, mais son cerveau toujours noyé sous la bonne demi-centaine d'informations, d'idées et de personnes à rencontrer n'avait jamais vraiment eu le temps de s'ennuyer de sa chère et tendre. Il vivait à fond, et l'aimait à fond, mais peut-être était-ce aussi cela qu'on lui reprochait à présent ?
Une seconde, le regard du britannique se teinta de tristesse à l'idée que sa femme puisse lui reprocher de ne pas être assez... Quoi ? Démonstratif ? Il avait fait tout son possible pour être à la hauteur, chaque jour chaque instant, voulant lui partager cet amour qui brûlait en son coeur et qu'il n'arrivait jamais à exprimer assez correctement semblait-il pour toucher celle qu'il aimait réellement. Mais à présent qu'il ne la voyait plus tant que ça, qu'elle s'éloignait, elle comme tous ceux qu'il avait connu, elle lui manquait.

Et pour le vivre, il savait qu'aucun mot ne pourrait vraiment combler ce vide que ressentait Ludovic.
Prenant une lente et profonde inspiration, Jon fit en sorte d'oublier ces problèmes là, du moins pour le moment, les rejetant et tâchant de se changer les idées en reprenant le fil de son écoute de l'ancien Serdaigle, qui, aujourd'hui, semblait en mal d'amour. Et si il avait eu une seconde l'idée de partir sur des sujets plus joyeux, l'appel à l'aide qu'il entendit dans la voix du français le scotcha tout bonnement, le touchant en plein coeur. Bien sur qu'il était à déplorer cette tension qui existait aujourd'hui entre lui même et l'Auror, mais il s'était toujours senti impuissant, incapable de faire quoi que ce soit de juste avec cette femme qui prenait mal la moindre de ses initiatives. Il savait qu'elle même n'aimait pas cette situation, il le voyait dans ses yeux lorsqu'elle le chassait pour la énième fois au moins, mais qu'elle se refusait à lui pardonner par fierté. Alors, il s'y était fait, se disant qu'il serait bien là le seul à souffrir de cette situation et qu'il devait bien respecter le choix de son amie s'il ne voulait pas la brusquer d'autant plus.
Mais jamais il n'avait songé une seconde que cette situation pèserait sur Ludovic, et encore moins à ce point.

Muet, Jon ne put rien répondre à l'autre tant il se sentait honteux de ne pas avoir pu régler la situation plus tôt. Pourquoi ne pas l'avoir compris ? C'était évident que Ludovic serait bien celui à souffrir le plus de cette situation, après avoir tout perdu, il les retrouvait enfin pour découvrir qu'ils ne s'entendaient pas mieux que chien et chat ! Il ferma les yeux une seconde, toujours attentif à ce que lui disait son vieux complice alors que ce dernier le touchait avec une force toute particulière. Ce n'était pas violent, ce n'était pas choquant, c'était... Naturel, normal, le genre de regrets que tout à chacun avait et qui avait le don d'émouvoir le petit jaune et noir.
Alors il ne dit rien, se contentant du silence pour toute réponse en souriant à peine, les yeux humides tant il était heureux d'avoir pu voir l'homme se confier à lui de la sorte, et compatissant face à ce qui lui arrivait. Oui, ils devaient être là pour lui, maintenant plus que jamais.

Il ferma donc les yeux, reniflant légèrement alors que ses lèvres s'étirèrent un peu plus, fermant doucement les bras sur le corps de l'autre pour le serrer fermement mais avec une tendresse toute particulière.

- Je ferais de mon mieux Ludo. souffla-t-il simplement avant de laisser à nouveau le silence prendre sa place et, peut-être, le sommeil les rattraper.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie Mar 12 Sep 2017 - 21:22



Let sleeping dogs lie
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Blotti contre son vieil ami, Ludovic était retourné à ses sombres ruminations, sa gorge légèrement nouée, son esprit encombrée par toutes ces choses parasites qui faisaient que la tristesse pouvait être si tenace et envahissante. Il n'avait pas bien conscience de l'écho qu'il trouvait à cette mélancolie dans le crâne de l'anglais, trop obnubilé par son propre mal déjà, par le fait qu'il pensait n'être que sien ce qu'il devinait chez l'autre et trop distrait pour se rendre compte que si Jon n'était pas triste il aurait dut ressentir quelque chose d'autre et donc qu'il aurait dut trouver au-delà de ses pauvres malheurs un petit quelque chose de dissonant. Non, rien de tout cela, et si vous êtes parvenu à saisir le sens des lignes précédentes, vous comprendrez à quel point tous deux pouvaient avoir l'air aussi misérables que bien assortis ainsi vautrés l'un sur l'autre, plongés dans leurs tourments respectifs. Comme quoi tout était possible dans la vie, même les pires terreurs de l'école pouvaient finir prostrées l'une contre l'autre sans savoir comment faire pour régler leurs soucis.

Aussi, lorsqu'il entendit l'astronome renifler presque trop discrètement, Ludovic fut-il surprit d'entendre un pareil son provenir de quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'il n'était pas en train de torturer et de traîner par les pieds en salle d'interrogatoire et surtout quelqu'un qui, d'habitude, aurait fait pâlir un chien de jalousie tant il regorgeait de bonne humeur et d'enthousiasme. Et comme lorsque les étoiles se couvrent les grands malheurs arrivent, ce fut avec une inquiétude mesurée mais bien présente que l'échevelé leva tout juste les yeux en direction de la tête de son oreiller.

— Tu pleure ? demanda-t-il très bas.

Son ton s'était voulu très doux, trop peut-être car l'ancien professeur ne sembla pas tout à fait l'entendre ou du moins n'eut pas à y répondre. Bien sûr qu'il pleurait, même un aveugle pouvait le deviner. Prenant soudain conscience de cette tristesse chez l'autre, à la fois plus... légère et plus rassurante que la sienne, le brun remua les sourcils d'une façon tout à fait désolée, se sentant soudain le devoir de calmer un peu de ces malheurs plus expressifs et visibles que les siens. Après tout, il suffisait de peu de chose pour étouffer des larmes, une étreinte par exemple, un simple câlin. Aussi le maigrichon s'était-il légèrement redressé pour se mettre plus à hauteur de l'autre lorsqu'il se produisit un de ces miracles que seules les amitiés sincères parviennent à produire. Le britannique venait tout juste d'entourer le dos de son vieil ami de ses bras que l'ancien Serdaigle avait passé les siens autour de ses épaules, enfouissant sa tête contre celle de son ami pour lui accorder ce petit instant de réconfort sans se rendre compte qu'on lui en offrait un. Car si l'étreinte aurait, en temps normal, fait aussitôt sursauter l'ex-captif pour lui faire prendre des distances de sécurités plus raisonnables, elle lui parut cette fois bien plus douce et agréable que ce qu'il aurait cru. C'était ce qu'il voulait après tout, savoir les siens là, pouvoir les prendre dans les bras, seulement ça.

Il prit donc tout son temps pour savourer la sensation du stress chassé par cette présence amicale, en laissant de même à l'anglais aussi longtemps qu'il aurait besoin de réconfort et de soutien. Il gardait seulement les bras solidement noués autour de son Poufsouffle, ne se préoccupant ni de l'inconfort dans lequel ils se trouvaient ni de quoi que ce soit d'autre, jusqu'à ce que la conscience de Jon ne commence lentement à dériver.

— Si tu t'endors encore, averti très sérieusement le français tout près du pavillon de l'anglais, je te mord l'oreille jusqu'au sang.

Il ne fallait pas pousser tout de même, une seule frayeur par journée cela lui suffisait amplement. Il préférait largement devoir mettre des claques à l'astronome toute la journée plutôt que d'avoir à revivre ces angoissantes minutes de silence à se demander si sa façon de respirer était tout à fait normale. Il fallait qu'ils s'occupent pour ne pas s'endormir, ne pas repenser aux problèmes, tant de raisons pour lesquelles le maigrichon remua bientôt, cherchant à se redresser alors que son support trop instable et ses muscles plus maigres que des fils de laine ne lui laissaient pas vraiment la possibilité de le faire. Il dut assez vite abandonner l'idée d'arriver à se redresser, s'immobilisant tant bien que mal dans un équilibre un peu précaire pour plaquer la main contre la tête de Jon, l'appuyant contre la sienne dans un petit geste familier. Il effectua ainsi une pression assez forte et un peu désagréable alors que les reliefs de leurs crânes respectifs avaient un peu de mal à bien s'accorder, avant de relâcher sa prise et de se laisser tomber sur le côté pour laisser à Jon le loisir de se relever s'il le pouvait et le voulait.

— Tu crois qu'on pourrait se faire des ponchos dans des couvertures ? demanda-t-il soudain. Comme on faisait quand on aidait Rian à faire ses potions dans les cachots en hiver ? Ou bien monter le chauffage... suggéra-t-il, récupérant l'oreiller de Linda pour s'en couvrir, son squelette trop peu couvert pour supporter facilement de perdre ainsi sa bouillotte humaine. En tous cas j'aimerais bien qu'ils fassent d'autres histoires de Wonder Woman en... série comme tu dis.

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