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 Let sleeping dogs lie

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APARECIUM : 27/02/2016
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MessageSujet: Let sleeping dogs lie   Mer 5 Juil 2017 - 4:14



Let sleeping dogs lie
Let sleeping dogs lie
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 1 Février 1982

Piégé dans les méandres de son esprit, un sorcier fatigué vivait une nuit agitée. Un phénomène courant pour lui, une vieille habitude, mais qui prenait cette fois une tournure bien différente. Car, loin de rêver de hurlements et de sang, le scénario onirique qui faisait s'agiter le français par petits spasmes légers, était beaucoup plus calme et silencieux que de coutume, nourrit par des images bien plus récentes et tranquilles. Blottit dans ses draps, le dos tourné à la jeune femme assoupie à côté de lui, serrant son oreiller dans ses bras avec les sourcils froncés et un air contrarié, Ludovic se trouvait à des lieux de là, marchant dans une étrange plaine sombre parcourue de brume. Il n'y voyait rien, avançant au hasard en étant sûr qu'il n'aurait pas pu voir ses mains s'il avait essayé de les lever devant lui, cherchant quelque chose. C'était une certitude qu'il avait depuis le début de ce rêve, qu'il y avait quelque chose dans la brume qu'il devait absolument trouver et le plus vite possible. Progressant à bon rythme, le maigrichon entendait des rires légers dans la brume, le son clair d'une jeune fille qui le narguait, la sauvageonne qu'il cherchait sans parvenir à la trouver. Il la voyait parfois, galoper dans la brume, s'enfuyant sans cesse dès qu'il croyait l'avoir trouvé. A différents âges, portant différentes tenues, fort semblables aux images qu'il avait vu la veille dans la pensine des Oswin. C'était très agaçant, très frustrant, à peine voyait-il une tignasse brune apparaitre qu'un nouveau rire retentissait plus loin, lui faisant faire demi-tour et le perdant un peu plus dans ce labyrinthe invisible. Pourtant, aussi énervant fut-il, il trouvait ce jeu assez plaisant. Un changement bienvenu parmi ces cauchemars sans fins qui hantaient habituellement ses nuits. Mieux valait jouer à cache cache avec une mini-Auror retord que de revivre sans cesse des massacres et tortures.

Totalement captivé par le duel qu'il livrait avec ses propres rêves, Ludovic ne réalisa pas tout de suite que quelque chose clochait à l'extérieur. La tête vautrée dans son oreiller, respiration sifflante, presque la bave aux lèvres, il aurait fallut qu'un Erumpent fasse exploser le matelas juste sous sa tête pour le tirer du sommeil. Pourtant, cet exploit eut bel et bien lieu sans intervention de rhinocéros géant, mais la qualité du réveil, elle, ne devait pas avoir beaucoup plus de délicatesse.

Un raffut abominable fini par percer à travers son repos, n'ayant pas de conséquences particulières sur son rêve si ce n'était d'y faire apparaitre quelques placards et portes claquantes et de l'en tirer juste au moment où il avait l'impression d'avoir réussit à attraper la main de la petite fille qu'il cherchait. Cotonneux, les yeux encore fermés de fatigue, le brun essaya vaguement de lever la tête, se sentant beaucoup trop lourd pour parvenir à s'arracher à son précieux oreiller. Laissant tomber, il soupira plutôt, s'étirant légèrement pour trouver une position un peu plus confortable et prendre conscience de l'étrangeté de son rêve. Lâchant un soupir, le brun songea qu'il aurait sans doute mieux fait de ne pas passer autant de temps que ce qu'ils l'avaient fait dans cette pensine. Il s'était laissé prendre au jeu. Peu après avoir confié sa lettre à l'Auror, il avait voulu revoir encore quelques souvenirs de son enfance, s'émerveillant de la voir grandir, évoluer toujours aux côtés de son père, tantôt là pour la réconforter, tantôt pour la pousser à se dépasser. Capturé par cette petite bulle hors du temps. Il lui avait rendu la pareil bien sûr, essayant de lui montrer quelques souvenirs de sa propre enfance, mais qui s'étaient révélés beaucoup moins nombreux et bien plus abimés alors que son cerveau tout entier était comme saturé par les mauvais souvenirs qui le taraudaient. Il s'en était bien sortit tout de même, réussissant à passer une bonne journée aux côtés de sa compagne, mais si ce genre d'occupations devaient toujours lui remplir la tête de rêves brumeux peut-être aurait-il dut songé à réduire un peu la cadence. Enfin, il ne pouvait pas tellement en vouloir à son cerveau qui manquait cruellement de matière depuis que le monde était passé au monochrome.

Entendant un nouveau claquement et des pas précipités, Ludovic dressa cette fois-ci la tête avec un peu plus de vivacité. Ses instincts endormis lui signalant un danger. Il entre-ouvrit un peu plus les paupières sans grand succès, se redressant pour chercher l'origine de tout ce boucan. Empêtré dans les draps, il se frotta les yeux une seconde avant de chercher l'Auror du bout des doigts, tâtonnant le matelas en trouvant sa place vide.

— Linda ? lança-t-il, d'un ton assez fort mais tout de même méfiant.

Ayant toujours autant de mal à se réveiller, l'échevelé tourna la tête, écarquillant les paupières pour tenter d'y voir quelque chose parmi les couleurs dansantes avant de soupirer à nouveau et se frotter les yeux. Commençant doucement mais surement à s'inquiéter que quelqu'un soit entré durant son sommeil pour s'emparer de l'Auror, Ludovic s'efforça de rester calme, fouillant les environs de son esprit avant de lâcher un souffle soulagé en sentant uniquement celui de la brune, visiblement plus que préoccupée.

Fronçant les sourcils, les yeux plissés et le visage bouffit de sommeil, le maigrichon attendit un peu de la sentir plus près, cherchant à prendre état de la situation, malheureusement trop mal réveillé pour parvenir à se faire une idée précise de ce qui la tracassait.

— Qu'est-ce qui se passe ? marmonna-t-il, son ton mou et rocailleux bien loin de l'inquiétude qui commençait à s'accumuler.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Mer 12 Juil 2017 - 13:11




Let sleeping dogs lie
Ludovic Descremps x
Jon Lakenstridge

Un martellement sur son crâne. Une brûlure au fer rouge, lente, chaude, bouillante, qui ne cessait de la faire souffrir de plus en plus durant son sommeil sans que pourtant elle ne parvienne à ouvrir les yeux. Elle était dans le noir. Normal après tout, n'avait-elle pas les yeux fermés ? A la différence qu'elle n'était pas... elle. Elle ne contrôlait pas son corps, ni ses pensées, elle se sentait, là, immobile, elle sentait que quelqu'un rentrait dans son esprit pour arracher ses pensées comme on arrache des mauvaises herbes en n'y prêtant qu'une attention toute relative avant de les rejeter sans ménagement malgré l'effort mis à les sortir de terre. Un fil doucement glissait entre ses neurones, laissant derrière lui une trace ensanglantée comme ces pièges uniquement destinés à mieux torturer la pauvre proie. Et elle n'y pouvait rien. Des souvenirs remontaient, confus, des voix masculines qui riaient, grondaient, menaçaient. Des coups, des blessures, du sang encore du sang, et elle était essoufflée, piégée dans sa propre tête.
Quand soudain, elle sentit son coeur s'arrêter. Le souffle coupé, son buste la brûlait comme un millier de Feudeymon. Un couteau ? Une lance ? Un pieu ? De quoi retournait-il ? Pourquoi ? Comment se pouvait-il...? Elle asfixiait, courait à sa perte, sentait déjà ses jambes céder sous elle alors que son esprit s'embrouillait doucement... Juste avant d'ouvrir les yeux.

Immobile dans son lit, les yeux ronds sous la surprise et la douleur fantôme qu'il lui restait encore, Linda glissa lentement une main tremblante sur son coeur qu'elle sentit battre fébrilement. Encore un cauchemar, comme si cela ne suffisait pas. Ses yeux s'humidifiant peu à peu, elle les referma, s'efforçant de respirer doucement pour ne pas laisser le choc de cette situation influer sur sa réalité. Un rêve. De la fiction. Voilà tout ce que c'était, et il n'y avait certainement pas de quoi s'en faire. Faisant taire les élans de son coeur, elle tâcha de se calmer, serrant des dents pour retrouver une attitude correcte tandis qu'à la fenêtre quelques coups plus qu'agacés s'entêtaient pour enfin se faire entendre. Soudainement inquiète, l'Auror se redressa assez pour regarder ce dont il s'agissait et il ne lui fallut pas longtemps pour voir le sigle du ministère sur la lettre que le volatile portait.
Etait-ce l'heure ?
Cette idée la prit à la gorge en la pétrifiant un instant, puis, lentement, la brune paru s'animer, se lever pour s'approcher de la fenêtre, l'ouvrir avec tension pour enfin cueillir la lettre et en lire son contenu. Evidemment, c'était l'heure. Et qui sait depuis combien de temps ce hiboux était arrivé ? Sans doutes était-elle déjà en retard...

Alors, l'Auror prit une profonde inspiration et, repliant précautionneusement le papier, elle se détourna et s'en alla se préparer. A grandes enjambées, elle traversa plusieurs fois l'appartement allant d'un bout à l'autre, aidée par la porte pour éviter de trop passer par le salon pour ne pas réveiller son amant, préparant ses affaires, vérifiant ses papiers, sa baguette, sa tenue... Chaque détail se devait d'être parfait, irréprochable, en dépendant le devenir de la mission. Il lui faudrait encore passer au ministère échanger sa baguette, retrouver le point de rendez-vous comme convenu... Qui sait quel retard elle avait déjà pris ?
La panique montant doucement mais surement en elle, Oswin s'efforça de garder son calme malgré la précipitation qui s'emparait de ses gestes. Tic tac, tic tac... Le temps passait, l'aiguille courait sur le cadran et elle ne voulait pas s'en aller. Alors, quand la voix de l'homme s'éleva de la pénombre matinale, elle ne put que déglutir, tentant de chasser ses craintes et sa culpabilité pour se concentrer déjà sur ce qui l'attendrait au dehors.

- Je dois y aller. dit simplement la brune en vérifiant une énième fois dans son sac que tout y était correctement entreposé. La mission dont je t'ai parlée, c'est le moment et je... Elle s'arrêta, baissant la tête en prenant de longues inspirations pour expirer avec tout autant de lenteurs. Puis, elle se retourna, regardant l'autre avec tendresse avant de s'approcher de lui pour prendre son visage au creux de sa main. Je dois y aller. répéta-t-elle plus posément. Mais je vais revenir, ne t'en fais pas. Dans une semaine au mieux, je t'enverrai des lettres pour te tenir au courant. Jon devrait venir, je l'ai déjà prévenu, tout va bien se passer.

Elle lui sourit, déposant un léger baiser sur ses lèvres avant de caresser du pouce sa joue creusée puis de se relever, un peu plus calme bien que toujours anxieuse. Et elle se tourna à nouveau, allant chercher son sac à main ainsi qu'une plus large valise pour se diriger ensuite vers la large cheminée qui crépitait de désapprobation, mais ne s'en préoccupant pas le moins du monde, l'Auror y pénétra, soufflant un dernier au revoir à l'homme avant de disparaître en plongeant son appartement dans un silence soudain. Un silence dans le noir, qui ne fut uniquement troublé que par l'arrivée d'un certain astronome qui lança tranquillement à son arrivée :

- Hey, salut Ludo. Ca va ?


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-Eleven
Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Jeu 13 Juil 2017 - 12:32



Let sleeping dogs lie
Let sleeping dogs lie
16 Crickelwood, Broadway – Appartement de Linda Oswin – 1 Février 1982

Ecarquillant aussitôt les paupières aux premiers mots de la jeune femme, Ludovic se redressa, presque dans un sursaut, parfaitement réveillé désormais. Partir ? Interdit, le visage blême de surprise et d'incompréhension, le brun fouilla l'obscurité du regard en cherchant aussitôt un moyen de retenir sa compagne. Elle lui avait dit ? Lui en avait parlé de cette mission ? Il avait beau chercher, il n'arrivait pas à se rappeler à quelle occasion elle avait pu lui en parler. Ouvrant la bouche pour tenter de protester et de poser des questions, le maigrichon s'interrompit en entendant son amante se rapprocher de lui, continuant à lui donner des justifications et des excuses qui ne firent qu'inquiéter plus encore le français. Une semaine ?! Affoler, le brun ne sentit même pas la main douce de la jeune femme qui cherchait à le réconforter, fronçant les sourcils avec une légère indignation lorsqu'elle lui assura qu'elle ferait en sorte de lui donner des nouvelles. Qu'est-ce qu'elle voulait qu'il en fasse de ses lettres ? Il n'aurait même pas pu faire la différence entre une enveloppe et un journal plié en quatre ! Sentant de la colère monter en plus de l'indignation, le brun sentit pourtant tout cela partir bien vite lorsque la jeune femme lui expliqua avoir prévenu Jon. Non, elle ne l'abandonnait pas, elle essayait de faire des efforts, il ne pouvait pas être en colère contre elle pour ça, surtout alors qu'elle ne semblait pas avoir le choix. Une réflexion qui ne l'empêcha pas pourtant de se sentir à nouveau anxieux et inquiet, d'autant plus lorsque la française lui fit une brève bise d'au revoir. Au revoir ?

— Non, souffla-t-il d'un ton presque inaudible. Ne t'en va pas...

Il ne l'en supplia pas plus fort, se reprenant lui-même en se répétant qu'elle n'avait sans doute pas le choix, puisqu'il s'agissait d'une mission. Cela ne l'empêcha pas pourtant de se relever à la seconde où il la sentit s'éloigner, lui emboitant le pas d'un air tout à fait égaré.

— Tu... tu ne peux pas reculer ? négocia-t-il en vain. Attendre un peu ? Je ne veux pas que tu t'en aille, souffla-t-il encore, l'air désespéré.

La jeune femme n'en démordit pourtant pas, continuant à s'enfuir presque sans se retourner. La collant toujours comme son ombre, son protégé ne s'arrêta qu'à quelques pas de la cheminée, stoppant lorsqu'il sentit sa jambe taper contre un des canapé. C'était inutile qu'il la supplie ainsi, si elle ne pouvait pas faire autrement, il ne faisait que compliquer les choses. Il n'avait pas besoin de beaucoup creuser pour sentir déjà la jeune femme culpabiliser et il devait bien faire preuve d'un peu d'efforts lui aussi. La laisser continuer à vivre sa vie sans qu'elle ait l'impression de trainer un poids à ses côtés. Aussi, le visage complétement désolé, les yeux perdus dans le vide avec un air abattu, le brun lui adressa un bref signe de la main en réponse à son dernier salut, regrettant aussitôt son geste en tentant une dernière fois de s'avancer pour retenir la jeune femme.
Un crépitement, une disparition, et il se retrouva seul.

Sentant aussitôt un grand vide l'envahir, l'échevelé hésita un instant, coupé dans son élan d'aller sortir sa compagne de la cheminée. Il avait peut-être raté quelque chose, il rêvait encore peut-être. Peut-être que la jeune femme lui faisait passer une épreuve cruelle pour voir comment il se comporterait si elle faisait semblant de s'en aller, histoire de savoir si elle pouvait le laisser. A peine rassuré par cette idée, le maigrichon resta calme pour, à peine, une poignée de secondes, recommençant bien vite à se morfondre et à perdre patience. Si c'était une "blague" elle avait assez durée, la jeune femme pouvait revenir. Pendant un angoissant instant, le brun commença donc à croire que tout cela était vrai, que la directrice était bel et bien partie pour une semaine, le laissant tout seul.

— Linda ? lança-t-il au hasard au bout d'un moment.

Seul le vide lui répondit et il se trouva bien vite stupide d'avoir dit cela ; une stupidité qui ne l'empêcha pas de réitérer son appel quelques secondes plus tard, à peine. D'abord à peine plus sonore qu'un soupir, il commença à répéter le même appel de plus en plus fort avant de se rendre à l'évidence que cela ne servait à rien. L'Auror était partie et elle ne reviendrait pas avant longtemps. Désolé, perdu, le brun essaya de se convaincre que cela ne servait à rien de rester planté où il était sans rien faire. Ce n'était pas d'attendre qui allait ramener sa compagne plus vite. Pourtant, quand bien même il essayait de se persuader qu'il aurait mieux fait de retourner se coucher ou d'aller s'enfouir dans un coin pour faire passer le temps plus vite, il ne parvint pas à déraciner ses pieds du sol, restant planté devant la cheminée, complétement privé de toute volonté, son regard mort revenant encore et toujours sur le vide derrière lequel son amante avait disparu malgré des distractions au coin de son oeil. Qu'est-ce qu'il était censé faire maintenant ?

Un nouveau crépitement lui fit dresser la tête, réveillant une lueur de vie sur son visage, alors qu'il sursautait devant l'éclat qui émanait de la cheminée. Linda ? Déjà rentrée ? C'était bien un test alors qu'il avait réussi à passer ? Loin de là, car si l'âtre avait bien fait venir une présence connue, elle était loin de ressembler à celle à laquelle il s'attendait. Un homme, adulte, de la trentaine, qui fit aussitôt monter l'angoisse du français d'un cran. Sentant une vieille peur l'envahir, le brun recula aussitôt, rentrant et baissant la tête en se traitant intérieurement de tous les noms pour s'être si bêtement laissé avoir. Il aurait dut éviter les entrées et sorties, rester à distance des fenêtres et des portes pour ne pas risquer de se faire surprendre par un intrus venu lui régler son compte en absence de l'Auror. Reculant encore, piétinant sur place alors qu'il ne savait pas de quel côté s'enfuir, le maigrichon commença à respirer plus fort, de façon plus anxieuse, le regard déboussolé alors que la même paralysie tentait de le garder à côté de la cheminée autant que sa peur tentait de l'en chasser. C'était un mangemort, un mangemort qui allait le tuer, le récupérer tant que personne n'était là pour l'en empêcher.

Pourtant, l'inconnu se fit bientôt connaitre, loin d'être menaçant, mais d'un ton beaucoup plus calme qui eut un effet miracle sur l'échevelé, l'apaisa aussitôt avant même qu'il ait tout à fait identifié la voix qui lui parlait. Jon. Toujours aussi pantelant, mais cette fois beaucoup plus calme et immobile, le français parut presque se désintéresser de son vieil ami, lui adressant encore quelques coups d'oeil de temps à autre, se rapprochant même légèrement de lui comme pour s'assurer qu'il était toujours là, mais gardant le visage comme captivé par la cheminée. Haussant vaguement les épaules, le brun secoua mollement la tête, ne sachant pas quoi répondre de mieux à la question de l'anglais. Comment est-ce qu'il allait ? Vous parlez d'une question. Il se sentait vide, esseulé, triste, quoi d'autre ? Comme s'il avait pu répondre oui à cette question. Aussi se contenta-t-il de secouer encore la tête, comme si ce mouvement était le seul qu'il parvenait à faire, alors qu'il se demandait combien de chances il aurait de retrouver l'Auror s'il la suivait dans la cheminée.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Jeu 13 Juil 2017 - 23:35



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Après des années passées à observer les étoiles des nuits durant, on prenait quelques mauvaises habitudes qui avaient la dent dure. En général, on ne se rend compte de ce genre de choses que trop tard, quand notre vie change du jour au lendemain mais que ces habitudes là restent malgré tout. A force de se coucher à l'aube et de dormir jusqu'à midi, Jon avait finit par apprendre à dormir peu mais bien, et surtout, son horloge biologique n'en faisait présentement qu'à sa tête. Il n'était ainsi pas rare que, passé six heures du matin, il n'était toujours pas parvenu à fermer l'oeil et devait attendre que le soleil ne se lève pour enfin avoir un peu de sommeil. Alors, bien sûr, quand des rendez-vous le demandaient, il se forçait à dormir à l'air d'un bon sort, d'une potion préparée avec amour par sa femme, ou tout simplement quelques somnifères bien moldus afin de se réveiller à une heure plus décente. Malheureusement, il se trouvait que sa femme n'était pas là et que cela faisait longtemps que les médicaments moldus n'avaient plus d'effet sur son corps parfaitement sorcier, encore un détail qui lui brisait le coeur en songeant qu'il avait une vie loin d'être semblable à celle dont il avait rêvé enfant, encore plus différente du quotidien de sa mère, plus qu'il ne l'aurait voulu.
Ainsi, ce soir là, Jon n'eut rien pour se forcer à dormir et même s'il travaillait son horloge biologique depuis des années maintenant, elle semblait ne pas vouloir le laisser tranquille en cette nuit là. Alors plutôt que de se casser la tête en désespérant seul dans son lit, il s'était mis à écrire, dessinant, esquissant, mettant sur papier ses prochaines inspirations pour ses romans et ce jusqu'à ce que le sommeil ne l'emporte.

Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était qu'une nouvelle inattendue ne lui parvienne avant ce fameux sommeil nécessaire pourtant à sa survie. Une lettre par hiboux à une heure totalement invraisemblable qui fit monter en lui une inquiétude justifiée. Linda lui avait en effet déjà parlé d'un moment où elle devrait s'absenter et durant lequel Jon devait venir tenir compagnie à Ludovic, mais la façon dont elle le prévenait... Avait de quoi surprendre. Quelques mots, trop brefs au goût de l'auteur, froids, nets, précis, indiquant son départ et la nécessité de sa venue avec, comme information, un seul numéro de téléphone moldu à n'appeler qu'en cas d'urgence. Ce dernier point fit froncer les sourcils au brun qui ne reconnu pas du tout le dit numéro, s'étonnant d'ailleurs que l'Auror ne lui recommande un moldu si jamais il y avait ces dites "urgences". Surtout qu'au vu du nombre de chiffres, ce n'était pas un numéro anglais... Alors quoi ? Dans quelles embrouilles elle l'avait encore emmené ?
Plutôt anxieux, Jon avait pourtant répondu à l'appel, tout à fait réveillé même s'il sentait ses muscles plus faibles qu'à l'accoutumée. Il dormirait plus tard, tant pis.
Avec hâte mais sans se précipiter pour autant, l'homme prépara un large sac qu'il remplit de nourriture, de cassettes, de programmes de télévisions, de papiers et autre pinceaux, crayons et encres avant de terminer de remplir le récipient de manière tout à fait aléatoire, juste afin d'être sûr de ne rien oublier. Se posant une dernière fois, il fit le résumé de tout ce qu'il voulait prendre avant d'enfin pénétrer sa cheminée pour se faire entourer par une nuée de flammes vertes qui le transportèrent ailleurs.

Une fois chez l'Auror, ce serait mentir que de dire qu'il se fichait de son absence. Il avait espéré la trouver, pouvoir s'expliquer avec elle, mais non et elle avait préféré ne lui laisser que du silence pour toute explication. Bien... Tant pis !
Alors, prenant une profonde inspiration pour ne pas se dépiter lui même, il demanda à son vieil ami effrayé comment il allait en le saluant par la même occasion, un peu blessé de le voir réagir de la sorte mais il ne fit sur cela aucun commentaire. Au moins l'autre cessa-t-il de reculer et hocha-t-il approximativement de la tête, une réaction qui tira un léger sourire encourageant au père de famille qui tâcha de retrouver un peu d'entrain. La journée s'annonçait longue, et c'était à lui de mener la danse à présent !

- Bon, je t'avoue que j'aurais bien aimé pouvoir parler à Linda avant qu'elle ne file à l'anglaise comme ça... Tu sais, avec James Bond on se traine une sale réputation de lâches fuyeurs mais ta copine quand elle veut filer en douce elle ne se gêne pas pour le faire ! Il leva les yeux au ciel, transformant ses grognements en sourire jaune avant de doucement secouer la tête, se saisissant du lourd sac qu'il avait prit avec lui pour aller le poser sur la table du salon en faisant comme chez lui. Bon, peu importe. Sincèrement on sera très bien tous les deux... Entre mecs. Il adressa un clin d'oeil à l'aveugle. J'ai prévu plein de trucs ! Des films, des séries, je t'ai apporté mes livres aussi ! Ah et ! Aujourd'hui il y a ma série qui passe donc je compte bien te faire découvrir ! Je ne sais pas si tu te souviens, on en avait parlé à Poudlard, Doctor Who ça s'appelle, tu verras c'est génial ! D'ailleurs j'ai toujours trouvé que tu ressemblais un peu au personnage principal. Il sourit. Y a le piano de Linda aussi, si jamais ça sera l'occasion de t'apprendre à te servir de tes mains, et puis... Maintenant que vous deux ça roucoule... Peut-être qu'on pourra un peu parler de couple qu'en penses-tu ? Désormais beaucoup plus enthousiaste, l'homme se frotta les mains un instant avant de conclure tout à fait satisfait : Quel beau programme ! Alors, par quoi tu veux commencer ? Tu as faim ?

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Ven 14 Juil 2017 - 1:27



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Toujours muet, le brun fut assez content d'entendre de nouveau la voix du britannique rompre le silence, s'agaçant tout de même légèrement puisqu'elle l'empêchait de guetter les crépitements de cheminée. Pourtant, il aurait eut beau essayer de ne pas y prêter attention qu'il n'en aurait pas été capable. L'astronome parlait toujours trop fort, avec trop d'allant pour qu'on l'ignore. Esquissant un rictus jaune, le brun, baissa la tête, trouvant l'expression de son vieil ami drôlement ironique sachant que, de toutes les personnes qui fréquentaient le plus souvent cet appartement, c'était bien lui le plus anglais de tous. L'échevelé releva pourtant la tête, souriant un tout petit peu plus franchement en entendant son cadet se reprendre justement sur cela. Parlant d'un certain James Bond, adepte de fugues, avant de critiquer un peu plus franchement les habitudes de la directrice. Il ne pouvait pas lui jeter la pierre, l'Auror avait au moins autant de style que lui pour disparaitre.

Distrait, l'échevelé ne tarda pas à reporter son attention sur son invité, l'entendant trimbaler un lourd sac jusqu'à la table. Au bruit sourd qui s'en échappa lorsque le britannique le lâcha, on aurait pu croire qu'il avait ramené un corps ou un animal mort. Légèrement inquiet, le brun hésita une seconde, jetant un coup d'oeil à la cheminée puis à la table, avant de détacher ses pieds du sol pour se rapprocher discrètement du sac. Silencieux, prudent, furtif, il s'y prit à plusieurs fois, semblant attendre que le britannique tourne la tête pour avancer, jusqu'à se retrouver à hauteur du curieux colis, le tâtant du bout de l'index en constatant qu'il devait contenir des objets semblables à ceux que Jon lui décrivait. Livres, cassettes... Lorsqu'on y voyait clair, il y avait de quoi s'occuper pour un mois. Levant de nouveau la tête, Ludovic écouta avec une attention toute intriguée ce dont il lui parlait quand à ce fameux shox télévisé. Oui, Doctor Who, cela lui disait quelque chose, une sorte de petit film qu'ils s'étaient amusés à regarder une fois ou deux lorsqu'ils étaient encore enseignants à Poudlard. Il n'en avait pas gardé grand souvenir, mais, à ce qu'il en savait, cela ne lui avait pas tellement déplu.

Souriant de nouveau, toujours aussi peu vaillamment que tantôt, en entendant la petite comparaison de son vieil ami, le brun ne commenta pourtant pas, ne se rappelant pas du tout du personnage dont il était question, avant de s'étonner de plus en plus aux paroles de l'autre. Linda avait un piano ? Il ne l'avait pas trouvé pourtant, encore moins entendu. Est-ce qu'elle jouait seulement ? Est-ce que Jon accepterait de jouer ? Car cela, il s'en souvenait bien, du talent inégalable du britannique pour la musique.  Un peu plus enthousiaste, le maigrichon s'apprêtait à en demander plus lorsque l'autre poursuivit, finissant sur le même flot par lui demander s'il avait faim. Un peu plus souriant, le brun approuva du chef, en sentant presque déjà son estomac lui ronger les talons.

— Il reste peut-être du bacon, lança-t-il, hésitant une seconde avant de poursuivre. Dans le frigo.

Suivant docilement le britannique dans la cuisine, bien qu'en gardant toujours un peu ses distances, le maigrichon avait déjà l'eau à la bouche à l'idée de manger un bon petit déjeuner. Rien de tel pour reprendre des forces et pouvoir attendre l'Auror le reste de la journée. Un peu plus vivant déjà, il proposa même de faire quelques oeufs brouillés, impatient à l'idée de réessayer la recette que la jeune femme lui avait montré. Demandant à l'anglais de lui donner ce dont il avait besoin, puis commençant à essayer de cuisiner. Cassant les oeufs et versant le lait dans un saladier sans savoir ce qu'il devait faire ensuite. Cela avait semblé plus facile avec la jeune femme tout de même. Ajoutant quelques assaisonnements au hasard, en se désintéressant déjà de ce qu'il faisait.

— Linda à un piano alors ? demanda-t-il, poursuivant en baissant le ton, légèrement plus amer, essayant tout de même de se montrer aimable. Tu... lui a appris à jouer, c'est ça ?

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Ven 14 Juil 2017 - 21:25



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Ah, le bacon ! Au moins Ludovic semblait-il répondre lorsqu'on lui posait une question, et le fait qu'il pense présentement à ce bacon qu'il adorait tant à l'époque était plutôt encourageant pour la suite. Peut-être parviendraient-ils à passer une agréable journée aujourd'hui ?
Souriant de plus belle, l'homme se frotta un peu plus les mains avant de trottiner en direction de la cuisine, sentant la porte frémir dans ses gonds à son passage mais, plutôt que de s'en préoccuper, il jeta un oeil dans le frigo son ventre lui rappelant soudainement qu'il n'avait pas mangé de la nuit. Des oeufs, du lait, des yaourt, des légumes aussi... Ca, c'était étrange par contre. Depuis quand Linda avait-elle des légumes dans son réfrigérateur ? Il fut moins surpris cependant de voir nombre de surgelés et de plats déjà préparés qui correspondaient, eux, bien plus aux habitudes de l'Auror. Jon commença à ouvrir les tiroirs du frigo lorsque son vieil ami lui proposa de s'occuper de la cuisine, ce que le britannique accepta, agréablement surpris mais avec la ferme intention de ne pas mettre feu à l'appartement. S'appuyant contre la petite table qui occupait la cuisine, il croisa les bras un instant, tendant le cou pour observer le brun, il parti dans l'idée de le regarder cuisiner tout du long avant que son manque d'activité ne le rattrape et qu'il ne commence à se saisir d'un bol, de lait et de sorte de flocons d'avoine qu'il trouva pour tout mélanger, grignotant le tout à l'aide d'une cuillère en attendant que l'autre ne termine.

- Ouep, elle a un piano. Un beau d'ailleurs, tu sais, à queue. Des fois je me demande ce qu'elle fait de son argent, et après je me rappelle qu'elle achète toutes sortes de choses auxquelles on ne penserait même pas en temps normal !Il sourit. Et puis, "apprendre" c'est un grand mot. Elle n'est pas très douée, elle s'emmêle facilement malgré sa bonne volonté. En fait c'est surtout moi qui l'utilisais. Je lui jouais quelques morceaux quand elle ne se sentait pas très bien, quand elle n'avait pas le moral. Ca l'apaisait, c'était le moins que je puisse faire.

Son ton s'était fait plus calme, plus tranquille, et il se perdit un instant dans ses pensées en se rappelant à quel point il se sentait parfois impuissant face à tout ce qu'il arrivait à la sorcière qui était devenue tout simplement une amie chère à ses yeux. C'est alors que le français prit la parole à son tour, faisant lever la tête à l'astronome qui reprit une cuillère de son mélange, assez surpris de la tournure que prenaient les interrogations de son ami.

- Mais non ! Qu'est-ce que tu t'imagines encore ? Il leva les yeux en ciel, se frottant les yeux un instant avant de reprendre sur un ton se voulant tranquille. Elle avait des problèmes à son boulot, il y avait... Cet homme qui lui tournait autour, la pression du travail, et tout le stress qu'elle s'infligeait elle même pour te retrouver au plus vite. Et puis, l'avancée des Mangemorts, ses craintes... Tout ça lui minait bien plus le moral que tu ne pourrais jamais le faire même en le faisant exprès. Il soupira. Elle n'est pas partie à cause de toi... Ce n'est pas son genre de... Partir comme ça, pas pour ce genre de choses. Et puis, tu as bien du le remarquer : tu occupes la moindre de ses pensées. Il se radoucit. Elle est amoureuse de toi plus qu'elle n'a jamais aucun homme depuis au moins vingt ans ! Non, elle est juste partie à cause de sa mission, j'étais moi même prévenu de son départ depuis quelques temps même si je ne pensais pas que ce serait aujourd'hui. Il tendit le cou, jetant un oeil au plat que préparait l'autre, prenant une nouvelle cuillère de son mélange avant de lâcher, plus taquin : Je pensais que tu faisais des oeufs brouillés... Pas des fines herbes à l'omelette !

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Ven 14 Juil 2017 - 23:51



Let sleeping dogs lie
Let sleeping dogs lie
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Fidèle à lui même, le britannique ne tarda pas à répondre, d'un flux rapide et continu que le maigrichon avait grand peine à suivre avec son cerveau plongé dans la gelée. Linda dépensière, adepte de télévision et de piano quand bien même elle ne s'en servait jamais et ne savait pas en faire... Il avait fallut qu'elle s'ennuie beaucoup pour changer autant dans ses goûts. Tant mieux sans doute, au moins découvrait-elle de nouvelles choses, mais plus il en apprenait plus le français prenait conscience du mal et du temps qu'il lui faudrait encore avant de parvenir à rattraper tout ce retard. Et puis, «son argent»,  combien touchait-elle pour s'offrir un piano par caprice et un appartement pareil ? Cela n'importait pas vraiment, du moins pas en comparaison de la suite des paroles de l'écrivain qui nouèrent légèrement la gorge de l'échevelé, ce dernier sentant une nouvelle pointe de jalousie le saisir. Il imaginait très bien la scène, l'Auror triste et morose et l'homme venu expressément pour elle, jouer pour la distraire et lui tenir compagnie comme seul un ami savait le faire, alors que ce n'était pas lui qui aurait dut être là. Continuant à mélanger sa mixture visqueuse, le brun baissa les yeux, songeant un instant à ne rien répondre avant que les mots ne sortent tout seuls.

— C'est à cause de moi si elle n'avait pas le moral ? Demanda-t-il, pensant davantage ses paroles comme des affirmations. Je sais que je lui ai mené la vie dure. C'est peut-être de ma faute aussi si elle est partie si vite. Je veux dire, se reprit-il, je sais que les missions c'est quelque chose d'à part. Elle en a toujours eut et elle en aura toujours, mais peut-être que je l'ai trop encombré ces derniers temps et qu'elle n'a pas pu se préparer comme elle le voulait.

Par chance, la réponse du britannique ne tarda pas, ne laissant pas l'occasion au français de partir plus loin dans ses suppositions. L'autre répondit aussitôt en enchaînant les arguments pour minimiser l'influence qu'il aurait pu avoir quand a l'humeur de la brune ; ce qui, avouons- le, n'eût aucun mal à tirer un sourire à l' infirme, n'ayant plus besoin depuis longtemps qu'on lui affirme que sa compagne l'aimait. D'accord, il n'avait peut-être pas tord, mais ces rêves qu'il lui avait envoyé, le temps qu'elle avait passé à le chercher... a coup sûr, cela n'avait pas aidé. Convaincu de ce fait, le brun retournait à sa cuisine, un peu plus serein, lorsque l'astronome lui fit une remarque qui lui fit lever la tête, étonné, sentir légèrement les fines herbes qu'il était en train de répandre copieusement dans le saladier - persuadé qu'il s'agissait de sel - puis froncer les sourcils avec un air presque faussement contrarié.

— C'est facile de critiquer,
grommela-t-il, cessant néanmoins de rajouter de l'assaisonnement pour, tant bien que mal, verser son mélange dans une poêle. D'ailleurs, à propos, poursuivit-il tout en tournant les boutons de la cuisinière pour tenter d'allumer la flamme, ne parvenant qu'à lâcher un peu de gaz dans l'air avant de le couper. Tu le connais cet... homme qui lui tourne autour ? s'enquit-il, tâchant d'avoir l'air dégagé, mais élaborant déjà la liste de ce qu'il aurait dut apprendre sur ce rival avant de l'éliminer. Linda m'a dit qu'il... enfin, qu'un homme l'avait demandé en mariage, si c'est de lui dont tu parle. Tu le connais ? Tu l'as vu ? Ou bien... elle t'en as déjà parlé ? demanda-t-il encore, s'appliquant à se montrer mesuré malgré l'importance de ces questions en continuant à jouer avec l'interrupteur à gaz, persuadé que le simple fait de le tourner allait chauffer sa poële.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Sam 15 Juil 2017 - 23:37



Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Un peu suspicieux lorsque son meilleur ami lui demanda quelques précisions sur cet homme dont il parlait, Jon fronça légèrement les sourcils en prenant une nouvelle cuillère de ses céréales matinales, un peu mal à l'aise à l'idée de lui cacher des choses. Il ne pouvait pas lui en parler, pas ainsi, pas sans savoir ce que Linda lui avait dit sur son compte. Il aurait aimé pourtant, mais se mêler de ce genre d'affaires n'était jamais bon. Et que dire s'il l'ignorait encore ? Il serait dévasté sans doutes et plus jaloux que jamais... Non. Non, mieux valait que Linda lui en parle d'elle même.
Il s'apprêtait à couper la parole à Ludovic en lui assurant qu'il ne pouvait pas lui en dire plus sans savoir ce que l'Auror lui avait déjà expliqué quand le sorcier lui coupa l'herbe sous le pied, lui prouvant de la sorte qu'il savait déjà parfaitement ce dont il parlait. Alors ainsi il savait, pour la demande en mariage ? Soudain soulagé d'un poids, Jon acquiesça, mâchouillant sa bouchée en observant distraitement l'autre jouer avec les boutons de la gazinière.

- En fait, commenca-t-il en s'approchant du fameux objet, écartant un instant Ludovic pour allumer le gaz machinalement avant de passer le doigt au dessus de l'emplacement allumé pour y allumer une petite flamme qui chauffa joyeusement, si tu sais ça tu sais le plus important. Il se retourna, revenant à sa place sur la petite table. Je l'ai déjà vu, elle m'en a déjà parlé, et je le connais... M'oui, approximativement. Au début elle s'en fichait assez et le voyait comme tous ses autres collègues, puis il l'a invitée tu sais à différentes activités comme... Un ballet, un débat, une pièce de théâtre. Enfin, ça a pas été immédiat et à la base lui et Linda se sont retrouvé sur la même mission, à partir de là ils sont devenus bons amis puis après il a du... Et bien, succomber aux charmes de ta copine. Il lança un regard complice à son vieil ami. Elle a commencé à m'en parler en sentant où il voulait en venir. Et puis il l'a demandée en mariage. Il croqua une nouvelle cuillère de céréales, satisfait de remplir son ventre trop vide. Il l'aimait je pense. Mais ce ne devait pas être réciproque. Elle ne l'a jamais affirmé ni démenti mais je pense qu'elle le trouvait un peu ennuyant. Je l'ai rencontré cet homme tu sais ? Un peu par accident, je cherchais quelqu'un au ministère pour renouveler mes papiers de baguette et je suis tombé sur lui. Il est... Gentil. Il prit un temps de la réflexion, et cela se vit qu'il cherchait les bons mots. Mais un peu bonne poire à mon avis. Je me demande comment il est en mission, parce que je doute que pour être un collègue de Linda il soit aussi passif. Il resta pensif un instant, finissant par hausser les épaules avec le désintérêt le plus total. Enfin, si tu veux mon avis t'as rien à craindre de lui. Ca fait bien un an que je n'ai plus entendu parler de lui sans oublier que il l'a demandée en mariage et qu'elle a refusé. Alors que toi, tu arrives et deux jours après vous voilà comme cul et chemise ! J'en serais presque jaloux, t'as toujours eu du succès auprès des femmes ! Il rit. Sans oublier qu'elle reste une femme et, si tu lui fais une belle Saint Valentin, il y a tout à parier qu'elle ne pourra plus se passer de toi une seconde...!

Les femmes adoraient la Saint Valentin. Le romantisme, les fleurs, la musique, un joli repas... Et on passait alors une nuit au moins aussi mémorable que la soirée.
Alors pour Ludovic qui était lui si à l'aise avec ces sujets là, Jon ne doutait pas qu'il saurait mener son amante vers une soirée qui concrétiserait leur situation amoureuse aussi officielle qu'elle était officieuse.

- Ah lala... souffla-t-il l'air tendre, perdu dans ses pensées. J'ai encore du mal à croire à ce qui vous arrive... C'est vraiment superbe ! Je suis tellement heureux pour vous deux, vous le méritez tu sais ? Il sourit. Alors, dis moi, t'as prévu quoi pour la Saint Valentin ?

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Mer 19 Juil 2017 - 1:13



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Avide de réponses, ce fut avec un léger désarroi que le brun entendit l'autre répondre qu'il savait déjà le plus important. Mauvais signe, le genre de phrase qui annonçait que la suite risquait d'être fort vague. Davantage songeur, l'échevelé n'interrompit pourtant pas son vieil ami, le laissant s'expliquer en fronçant un peu plus les sourcils à l'annonce des nombreux efforts que cet inconnu rival avait fait pour tenter de séduire l'Auror. Ballets, débats, théâtre... le théâtre oui, il n'y avait jamais pensé. Ce n'était pourtant pas les théâtres qui manquaient à Londres, mais il leur avait toujours préféré des activités plus interactives, moins classiques, plus surprenantes. Partir au bout du monde, s'inviter en clandestin à une fête privée, voilà dans les grandes lignes ce qu'il avait fait. Les mondanités... Peut-être aurait-il dut y penser. Est-ce que la jeune femme aimait seulement ce genre de sorties ? Peut-être qu'il s'était trompé sur la façon dont il aurait pu lui plaire... Il n'avait jamais tellement cherché les sorties de ce genre du temps où il était encore professeur, préférant laisser à la jeune femme son indépendance, lui laisser le choix des moments où elle voulait passer un peu de temps avec lui. Il lui avait laissé sa porte grande ouverte, lui avait proposé des cours, des voyages, des moments aussi mémorables qu'anodins, rien en somme, comparé aux efforts que cet inconnu semblait avoir déployé de son côté. Il pouvait se trouver des tas d'excuses bien sûr, bloqué qu'il l'était par ses cours à Poudlard, par ses obligations auprès de l'Ordre, par Morgan même qui exigeait presque de lui une présence constante durant les vacances, mais peut-être en avait-il fait trop peu.

Ennuyé, se repassant péniblement en revue les moments qu'il avait vécu avec la brune, l'échevelé faillit bien manquer l'information capitale que son astronome laissa filtrer. Par chance, il la répéta plus ou moins par la suite, avouant qu'il avait rencontré l'individu au ministère. Un collègue de travail donc, un homme que la jeune femme côtoyait peut-être tous les jours, croisait encore régulièrement. Silencieusement, fronçant un peu les sourcils, le maigrichon prit toute conscience de cette annonce, de la menace que cela représentait. "Il l'aimait je pense" et si c'était vrai ? Si cet inconnu aimait son Auror rien ne lui disait qu'il avait renoncé à elle, qu'il ne profiterait pas de la moindre occasion, du moindre de ses faux pas pour tenter de la conquérir. Et s'il ne se montrait pas à la hauteur ? Si la jeune femme finissait par s'ennuyer de lui ? Si elle se prenait à regretter ces sorties avec cet inconnu, cet "ami" ? Il n'était pas vraiment en état de lutter. Surtout si l'autre était beau ou, pire, attachant.

On ne pouvait plus préoccupé, le brun leva légèrement la tête, distrait, en entendant la suite des paroles de l'anglais, prenant un air tout à fait interrogateur alors que Jon assurait qu'il allait finir par être jaloux de son succès auprès des femmes. Plait-il ? Oh non, ce n'était pas tant du succès qu'énormément de travail. S'appliquant à se rattraper sur la conversation du britannique, le brun haussa de nouveau un sourcil en entendant l'autre évoquer la saint Valentin, le plongeant dans encore un peu plus d'interrogations. La saint Valentin ? C'était quand ça déjà ? Tâchant d'y réfléchir, le brun leva les yeux à ses sourcils, finissant par laisser tomber en affichant un léger sourire à l'ancien Poufsouffle heureux pour lui et pour l'Auror. C'est vrai qu'il avait eut de la chance, beaucoup de chance, de là à savoir si les deux français le méritaient c'était une autre histoire, mais au moins s'appliquait-il à profiter de chaque seconde, s'accrochant autant que possible à ce cadeau inespéré que l'univers lui avait fait. Il pouvait bien être heureux, au moins tous les deux.

Pourtant, ce petit sourire adressé au britannique s'en alla bien vite lorsque ce dernier lui posa une question qui le fit légèrement grimacer. La saint Valentin encore ? Mais il n'en savait rien ça ! Ce n'était pas avant plusieurs mois au moins.

— Je ne sais pas, répondit-il donc, hasardant un peu la suite, je n'y ai pas... vraiment pensé. Je ne savais pas que... enfin, que les choses se passeraient si vite. Quand elle m'a dit qu'elle était amnésique je me suis dis que je pouvais faire une croix sur ce genre de choses pour des mois, des années, plus... Il n'y avait pas de raison qu'elle veuille de moi alors franchement, la saint Valentin...

Le brun laissa filer un silence, l'air un peu pris de cours, cherchant ce qu'il aurait pu dire d'autre. Ce genre de choses lui paraissaient si loin, si étrangères désormais. Après tout, il n'avait pas non plus pensé à Noël et encore moins au nouvel an.

— Je ne pensais pas faire quelque chose, expliqua-t-il. Je suis revenu depuis même pas un mois, on est ensemble depuis encore moins longtemps que ça, c'est peut-être... trop tôt non ? Enfin, elle a d'autres choses auxquelles penser. Surtout si elle a encore des missions... nouvelle pause, plus brève. Tu pense que je devrais faire quelque chose ? Après tout, si l'autre avait fait tant d'effort, peut-être aurait-il dut revoir les siens à la hausse, encore aurait-il fallut savoir ce qui aurait pu plaire à la brune. Je n'ai même pas d'argent, ajouta-t-il, davantage pour lui-même, ça serait ridicule que je l'emmène quelque part alors qu'elle a de quoi s'acheter un piano sans en jouer.

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Mer 19 Juil 2017 - 23:41



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Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Il est vrai qu'avec les récents évènements Ludovic avait bien des raisons de penser que tout cela n'était pas exactement la priorité du jour. Néanmoins, au vu des autres évènements encore plus récents ceux-ci, Jon avait toutes les raisons du monde de penser que ces histoires de coeur étaient bien la seule chose importante de ces jours sombres. Le regard pétillant de malice, Jon leva les yeux au ciel jusqu'à ce que son vieil ami déclare qu'il n'avait jusqu'ici rien prévu pour cette occasion si spéciale. Fronçant les sourcils, l'homme prit un faux air contrit en secouant négativement la tête. Qu'importe l'argent ! Qu'importe le monde ! Il pouvait bien brûler s'il le voulait le plus important était que deux amants qui s'aimaient d'un tendre amour soient réunis le jour de la Saint Valentin !

- L'argent l'argent... Tu me déçois Ludovic. Fut un temps où tu l'aurais emmenée sur la lune pour un simple battement de ses cils ! Il lui sourit. Bien sûr que tu devrais faire quelque chose voyons ! C'est la Saint Valentin, et loin d'avoir des années d'avance tu as plutôt ce qu'on appelle deux semaines pour te préparer. C'est le 14 février je te rappelle, tu ferais bien de remettre les pendules à l'heure. Il hocha la tête, prenant une nouvelle cuillère de céréales, satisfait de la sensation de son ventre se remplissant. Enfin, en deux semaines, on peut encore en faire des choses. En deux semaines, on peut réserver un resto, préparer une idylle en amoureux, on peut... Faire ce truc que tu avais fait en 75 ! Tu sais, lorsque tu as fait une sorte de cérémonie de répartition à Linda ! D'ailleurs je ne me souviens plus où je t'avais trouvé cette cravate... J'espère qu'elle n'appartenait pas à Rory.

Songeur, il se tût un instant. Peut-être l'avait-il subtilisée dans les couloirs ? Dans les dortoirs ? Au détour d'il ne savait quelle classe pour il ne savait quelle raison. Cela remontait à loin, mais le spectacle que leur avait proposé le français, lui, avait marqué l'esprit du Mutemag. C'était quelque chose de beau, massif et minutieux à la fois, si bien préparé que cela forçait l'admiration. Ludovic avait les moyens de faire passer à son amie une Saint Valentin inoubliable, Jon le savait, et tenait à ce qu'il donne le meilleur de lui même.

- Je te payerai ce dont tu as besoin si tu en as envie. Et sache que ce n'est jamais ridicule de faire plaisir à une femme ! Elle ne dira jamais non, et une attention aussi petite soit-elle fait toujours plaisir. Il sourit. Enfin, tout ça tu le sais déjà. En quelque sorte c'est toi qui me l'a appris. Il leva les yeux de son bol qu'il fixait depuis un moment, le touillant de sa cuillère jusque là mais s'arrêtant dans son action. Il avala les dernières cuillères de son mélange avec avidité, avalant le reste de lait avant de s'essuyer la bouche de sa manche, satisfait. Tu as seulement tendance à l'oublier quand tu as peur. Pause. Prend un peu confiance en toi, imagine, soit créatif ! A ton avis, qu'est-ce qui pourrait lui faire plaisir ? Quel serait l'endroit parfait, le moment parfait, où aller avec elle ? Où te vois-tu lors du jour des amours ?

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MessageSujet: Re: Let sleeping dogs lie   Hier à 15:40



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Esquissant tout juste un bref sourire à la remarque emportée du britannique, le brun se refit rapidement songeur, envisageant très sérieusement le fait d'essayer d'emmener Linda sur la lune pour la St Valentin. Après tout, si Jon disait que c'était le genre de choses dont il aurait été capable peut-être aurait-il dut y penser. Cependant, l'idée lui échappa bien vite chassée par une nouvelle remarque du britannique qui lui tira un visage complétement affolé. Deux semaines ? Dans deux semaines le 14 Février ? Lui qui se croyait encore en Décembre. Deux semaines, deux mois... au moins avait-il un petit aperçu du décalage dont il était victime. Prenant soudain conscience de l'urgence de la situation l'échevelé s'activa aussitôt pour essayer de trouver une idée, ses prunelles écarquillées se heurtant vite à un immense mur de vide.

Rien, aucune idée, le néant absolu, rien ne venait dans son esprit alors qu'il essayait de répondre à ce problème. Où aller ? Que faire ? Même un simple cadeau, le contenu d'une carte ou le menu d'un petit diner à domicile aux chandelles lui paraissait hors du concevable. Non pas impossible, mais simplement inexistant, comme si ces idées, ces traditions, ces choses dont il avait autrefois l'habitude,  n'étaient pas de son monde, comme si elles avaient cessé d'exister et qu'il se retrouvait à devoir faire quelque chose sans qu'il n'existe aucun outil ou aucune méthode pour cela. Comme de devoir inventer la sorcellerie sans avoir aucune idée de ce qu'était la magie. Inconcevable en somme. Se coupant peu à peu de la réalité pour réfléchir, le maigrichon ne prêta pas la plus petite attention à l'anglais qui continuait à parler, ni même aux oeufs qu'il était en train de cuisiner et qui commençaient à noircir dans une odeur malodorante. Que faire pour la St Valentin ? Que faire pour la St Valentin ? La question tournait en boucle dans son crâne sans trouver aucun écho, même si certains mots de son vieil ami éclairaient parfois vaguement des lueurs dans son esprit, la plupart ne restaient pas suffisamment pour lui rappeler quelque chose, mais lui donnait plutôt l'impression d'un bruit de fond on ne pouvait moins utile pour la concentration. Que faire ? Que faire ?

Sans vraiment s'en rendre compte, le français se retrouva à délaisser complétement ce qu'il était en train de faire, trop occupé par sa réflexion stérile. Laissant l'ancien Poufsouffle s'occuper de son repas sans y prêter aucune attention, restant un long moment planté à côté de la cuisinière avant d'aller s'asseoir à la table en face de Jon. Se retrouvant avec une assiette d'oeufs brouillés brulés le maigrichon commença à mâchouiller son petit déjeuner, si distrait par ce à quoi il était en train de penser qu'il faisait retomber la moitié de ses oeufs dans son assiette à chaque bouchée. Toujours rien pourtant. De son côté, le britannique n'avait pas fini de parler, reprenant bientôt en assurant que l'argent ne serait pas un problème et en posant soudain des questions qui attirèrent enfin un peu de l'attention de son distrait voisin. Qu'est-ce qui pourrait lui plaire ? A quel endroit aller ? Quand ? Autant de questions auxquelles il n'avait pas de réponse, si ce n'est à la dernière. Il était sûr d'une chose, à la St Valentin, presque plus qu'à n'importe quel autre jour, il se voyait dans les bras de son Auror, quel que soit l'endroit.

— Je ne sais pas, lâcha-t-il encore après un moment. Je ne vois vraiment pas, insista-t-il, presque désolé, tandis que son regard vide dérivait vers le mur.

Malgré tout, il continua à réfléchir, ses pensées creuses tournant en rond autant sur son visage que dans son crâne. Trouver une idée, trouver une idée... comment fallait-il faire ça d'abord ? Par quoi commencer ? Lâchant un léger soupir, le brun réfléchit encore un peu, s'efforçant de reprendre les choses par le commencement. Comment s'y prenait-il avant pour préparer quelque chose pour une de ses copines ? D'abord, trouver quelque chose d'unique qui importait tout particulièrement à la jeune femme.

— Peut-être... hasarda-t-il après ce qui sembla une éternité, peut-être que je pourrais l'emmener où on s'est rencontré.

Assez classique, mais plutôt pas mal pour commencer. Si la jeune femme l'avait oublié, si ses souvenirs perdus lui importaient tant, c'était bien sur ça qu'il aurait pu miser. Quoi de mieux alors que de reprendre depuis le début pour célébrer la St Valentin ? Le maigrichon secoua pourtant bientôt la tête, se reprenant lui-même. Malheureusement, cela ce n'était pas possible. A moins d'un miracle il y avait peu de chances qu'il parvienne à retourner à Poudlard un jour. Ni lui ni l'Auror d'ailleurs, elle avait beau être directrice, Dumbledor et Minerva ne les auraient jamais laissé entrer comme ça. Quoi alors ? Leur premier baiser peut-être ! Une idée qui éclaira un bref espoir chez lui avant d'être chassé tout aussi rapidement que la précédente et pour les exactes mêmes raisons.

— Non, c'est stupide,
affirma-t-il.

Quoi alors ? Un autre de leurs premiers baisers ? Un autre de leurs premiers moments ? Peine perdue, tout le ramenait toujours à Poudlard. La plaie d'avoir rencontré la jeune femme sur son ancien lieu de travail, après coup, cela tuait tellement de possibilités romantiques. Fronçant légèrement les sourcils, l'échevelé se redressa bientôt, partant un instant avant de revenir à sa place pour continuer à réfléchir, extrayant de son crâne quelques souvenirs qui commençaient à lui embrouiller un peu l'esprit pour les glisser dans les fioles de pensine qu'il avait rapporté.

— Je l'ai emmené à Prague une fois, reprit-il bientôt, après un autre moment, une dizaine de fioles lumineuses éparpillées devant lui. Je pourrais peut-être la ramener là-bas, ça lui rappelerait peut-être quelque chose ou, sinon, elle pourra revoir ce qu'elle connait déjà. Oui, en y réfléchissant, ce n'était pas si bête, c'était peut-être bien la première fois où ils étaient allé quelque part ensemble sans que cela soit à Poudlard ou dans un quelconque livre magique. Mais je ne sais pas s'il y aura une réception pour la Saint Valentin. Et puis même, c'est un repère à... grands sorciers internationaux. Il suffirait qu'il y ait un anglais et ça pourrait mal se terminer. Mieux valait miser sur quelque chose d'un peu moins exposé. Je pourrais... l'emmener faire un tour là-bas, reprit-il encore, toujours après un long moment. Lui faire faire le tour d'une partie de la vieille ville. Si je pars  de l'endroit où on était ça lui rappelerais peut-être quelques souvenirs, mais ce n'est peut-être pas... assez personnel.

Il aurait pu la ramener à Paris sinon, là-bas, les endroits à souvenirs personnels ne manquaient pas, mais passer de nouveau la nuit chez ses parents... surement pas. Chassant donc cette idée, l'échevelé se concentra de nouveau sur la vieille ville de Prague, cherchant dans ses souvenirs ce qu'il aurait pu montrer à l'Auror. Est-ce que les choses étaient seulement restées en place depuis la dernière fois où il y avait été ?

— Le mieux, ce serait de trouver quelque chose pas très loin de l'endroit où on avait été, quelque chose avec une belle vue, mais je ne sais pas quoi. Je sais qu'il y a un restaurant français quelque part, dans une galerie d'art, mais ce n'est peut-être pas une bonne idée. Où est-ce que je pourrais l'emmener ? s'interrogea-t-il encore, passant en revue tous les lieux un peu poétiques qu'il aurait pu trouver ; la place de la vieille ville et ses superbes pavés unis ? Le pont Charles et sa vue imprenable sur le fleuve ? J'ai  peut-être une idée... commença-t-il, cherchant encore avant que son visage ne se fasse un peu plus lumineux. Oui, je crois que je sais où je pourrais l'emmener. Il faut juste que j'arrive à transplaner jusqu'à Prague, assura-t-il avec un sourire plus large, repartant vite dans ses réflexions en se demandant s'il n'aurait pas eut moyen d'éviter de transplaner.

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Let sleeping dog lie

Ludovic Descremps x Jon Lakenstridge
Il fallut un long moment pour que Ludovic parvienne à se lancer dans sa réflexion, et encore plus de temps pour qu'il réussisse à en sortir quelques idées plus ou moins décevantes au départ. Mais alors qu'il parlait en terminant son petit-déjeuner rapide, le français continuait à songer à cette problématique qui importait tant à l'écrivain et, apparemment, aussi à sa propre personne. Ce qui était plutôt un bon signe non ? Que Ludovic veuille faire des efforts et prendre quelques initiatives pour la femme qu'il aimait... C'était d'un romantisme ! Encore fallait-il qu'il y arrive, mais Jon avait bon espoir. Il en avait les capacités, il le savait, il suffisait simplement... D'attendre.
Alors qu'il se levait pour déposer ses couverts sales dans l'évier, les lavant machinalement avant de remarquer les oeufs brouillés du français qui cuisaient tranquillement, l'autre lâcha sa première idée qu'il démentit quelques instants plus tard, mais une belle idée qui parvint à allumer une lueur presque fière dans le regard du Poufsouffle. L'endroit où ils s'étaient rencontré ? En effet, c'était une bonne idée, malgré le fait qu'ils se soient tapé dessus pour la première fois dans les cuisines de Poudlard. Pas super romantique et difficile d'accès malheureusement.

Ne se décourageant pas pour autant, Jon continua tranquillement à cuisiner pour son meilleur ami comme pour lui même, se mettant même à chantonner à voix basse au fur et à mesure que les assiettes se faisaient. Ces oeufs promettaient d'être... Fumés.
Esquissant une grimace à mi-chemin avec un sourire, le britannique se mit à ranger tous ses outils dans l'évier, les rinçant instinctivement sans même se rendre compte que son vieil ami s'était levé pour aller chercher quelque chose autre part. Il en oublia presque sa présence du moins jusqu'à ce qu'il se remette à parler, attirant l'attention du mutmag qui s'essuya les mains d'un chiffon le sourire aux lèvres. Prague ? Ca lui disait quelque chose en effet, mais est-ce que c'était Ludovic qui lui en avait parlé ? Mystères...
Ou était-ce d'ailleurs ?
Respectueusement, l'homme écouta le français qui semblait débattre tout seul, voulant bien évidemment l'aider dans sa réflexion mais ne connaissant absolument rien de cette ville dont il lui parlait.

- T'as pas de raison de t'en faire "si il y a un anglais", c'est la Saint valentin ! TOut le monde sera trop subjugué par sa compagne pour faire attention à quoi que ce soit d'autre. Il hocha du chef. En tous cas moi j'ai bien envie de savoir où tu vas l'emmener, vraiment ! Et si tu as besoin de quoi que ce soit je suis toujours dispo pour te filer un coup de main. Jon posa le chiffon sur le plan de travail, regardant une seconde autour de lui avant de soudainement se souvenir d'un petit quelque chose qu'il avait ramené exprès pour cette occasion si particulière. Mais quel vieil idiot je suis ! s'exclama-t-il soudainement en fonçant vers son sac, le fouillant, légèrement excité, pour finalement en sortir une jolie boite rose brillante aux écritures dorées. Tiens, je voulais te prendre ça aussi. Emmy et moi même avons l'habitude d'en prendre de temps en temps pour... S'amuser un peu. Mais je doute que cette année on ait besoin de tant de boites alors... voilà, cadeau pour toi et Linda ! Il déposa la boite sur la table, tout fier avant de présenter magistralement : Ce sont des gâteaux magiques ! Des cookies aphrodisiaques mélange des produits aphrodisiaques moldus et des potions d'amour sorcière... Le parfait digestif pour une Saint Valentin mémorable !

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