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(nate) a night or a light

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gorgeous, violent, vulgar
APARECIUM : 01/07/2017
HIBOUX : 122
CREDITS : @killer from a gang, alaska
AVATAR : Peltz
DOUBLE COMPTE : bbphanès
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : The sour age of twenty, but her body has more battle scars than anyone else's.
SANG : Not the brightest, not that filthy either.
ANCIENNE MAISON : Never studied that wizarding shit.
SITUATION : Sweet gf waiting for her, night after night.
IDÉOLOGIE : Her own sake.
MÉTIER : Fortune teller, full-time liar, worst mommy alive.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //nate, sirius, neva, leo, chessy


MessageSujet: (nate) a night or a light Mer 5 Juil 2017 - 23:32

Elle est là, superbe tourbillon de pourpre et d'argent - les rues sont grises par sa simple présence. La lumière du soir ne scintille que pour une personne, et elle seule est l'étoile qui manque au ciel. Beylon est fière quand ses talons claquent sur le sol pavé, elle est fière des regards attirés - que ce soit pour l'excès de bruit ou pour sa superbe remarquable. Ce sont de ces uniques moments de paraître et de grandiose qu'elle tire sa gloire, son bonheur : les yeux du monde sont la véritable récompense. Les longs voiles de sa robe flottent contre ses jambes nues, quand la fourrure de son manteau caresse ses doigts : sa bouche est rouge, comme la couleur de son cœur vibrant. Mais elle n'est pas que simple paraître, pas plus qu'un mélange de désir métaphysique et de misère : celle qui n'appartient à aucun des deux mondes. Ni moldue ni sorcière : elle en sait trop pour être ça, et trop peu pour être l'autre. Pourtant il lui est si facile de faire croire à l'un et à l'autre qu'elle est parfaitement à sa place : moldue en tout point quand vient l'heure de rentrer et de faire les courses - ses discussions sont plates et concrètes, et plus ésotériques quand les rues sorcière l'entourent. Le vocabulaire des deux mondes lui reste en tête, cahute dans ses phrases - mais elle ne se perd pas.

Certaines personnes passent leurs journées aux plus humbles tâches, quand certains arnaquent à chaque instant. Le monde se découpe entre les honnêtes et ceux qui le sont envers eux-mêmes.

La porte du Chaudron Baveur est poussée dans ce tumulte de breloques qui l'accompagnent toujours et le son de sa gloire la suit jusqu'au bar dont elle ne lasse jamais. Il y a toujours quelque chose de plus relaxant à s'installer ici, plutôt qu'aux impersonnelles tables que tout le monde semble tant aimer. Il y a toujours un inconnu à qui parler, et dans son cas - une gourde à ensorceler. L'alcool rend les cœurs plus cléments à ses histoires folles, et les langues se délient sur des confessions. Dieu, qu'elle remercie l'alcool!  "Nate." C'est le nom du serveur qu'elle a croisé l'autre jour, et avec qui le courant est si bien passé - au point qu'elle lui subtilise son porte-feuille d'un geste si habile qu'il ne l'a pas remarqué. Beylon lui fait son plus doux regard quand elle s'installe au bord du tabouret recouvert de cuir. Ses jambes se croisent, et son petit sac est coincé sur ses genoux. "Tu t'souviens de moi, dis ?" La tête qui se penche sur le côté, et la bouche qui se fend d'un sourire plus grand encore. Aurait-elle des remords, de lui avoir subtilisé son argent ? Ce n'est pas vraiment son genre, de regretter. De toute façon, la robe qu'elle s'est achetée avec est si grandiose qu'elle vaut bien des sacrifices. "Tu finis pas trop tard ce soir ?" Les quelques mots sont lâchés du bout des lèvres.

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My memory of The Forest is kind of like waking up the day after, where all the days merge into one and you don’t know what day you’re in anymore. It’s either one memory, or it’s like 37, of standing in a forest in the dark, trying to negotiate the cold and the mosquitoes - which seem like they should not be in the same place at the same time - running around and screaming a lot. I have that recurring memory because it happened.

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APARECIUM : 30/06/2017
HIBOUX : 154
CREDITS : shellhead.
AVATAR : Armie Hammer
PSEUDO : Lou
AGE : 29 ans
SANG : Pur. Très pratique pour passer inaperçu, en ces temps troublés.
ANCIENNE MAISON : Ancien Blaireau (il l'est toujours un peu) (mais peut-être pas dans le bon sens du terme)
SITUATION : Il paraît qu'il a un fils.
IDÉOLOGIE : Il soutient l'Ordre du Phénix, mais joue les espions auprès des Mangemorts. Il n'a peut-être pas la tête de l'emploi, mais sa sociabilité naturelle lui permet de se fondre dans les rangs des mages noirs sans passer pour un mammouth perdu dans un magasin de porcelaine.
MÉTIER : Médicomage raté ; il sert des verres au Chaudron Baveur et fait du trafic par-ci par-là pour arrondir les fins de mois.
ROLE PLAY : Indisponible. [Couleur de dialogue : #4E8AB0]


MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Sam 8 Juil 2017 - 1:38



A NIGHT OR A LIGHT
Beylon & Nate.

Nate connaissait les couleurs du Chaudron Baveur par coeur. L’or couronné de pourpre des bougies qui flottaient dans les airs, le noir des ombres qui dansaient sur les murs, l’ambre étincelant du whisky, les touches soyeuses de blanc des serviettes posées sur les tables, le brun vernis du comptoir et les nuances qui allaient de la pâleur de lait au noir profond des visages des clients. Rien ne venait rompre la monotonie de ces teintes qui composaient son univers.

Rien, hormis un tourbillon de rouge et d’argent qui s’immisça tout à coup dans son champ de vision, dans une mélodie entraînante provoquée par toutes ces breloques qui tintinnabulaient à chacun de ses gestes.

C’était une drôle d'apparition. Il y avait comme du velours dans son regard, mais de la brutalité dans sa façon d’être. Pas une brutalité style « je me prends pour un troll armé d’un marteau qui voit des clous partout », plutôt la brutalité de quelqu’un qui n’avait jamais eu droit à des réceptions faites par Mr « mon Sang est pur depuis quatre-vingt générations », des réceptions jalonnées de verres de champagne, de roucoulements de paon qui se rengorge et de petit doigt retroussé.
Mais cette brutalité ne dérangeait pas Nate. Au contraire : il préférait cela à cette fausse candeur dégouttante de poison que semblaient se partager à peu près toutes les filles de Sang Pur passées par les bancs de Serpentard qu’il avait eu l’occasion de côtoyer au cours de ses vingt-neuf années d’existence (et dont certaines faisaient malheureusement partie de sa famille) (heureusement qu'elles étaient mignonnes).

Alors il l’accueillit d’un grand sourire, ne faisant absolument pas le rapprochement entre sa présence et le fait que la dernière fois qu’elle s’était retrouvée dans les parages, son portefeuilles avait mystérieusement pris la poudre d’escampette.

« Bien sûr que j’me souviens de toi. Tu t’appelles B-… Be-… Belle ? » Quelque chose lui soufflait que ce n'était pas ça. Belle, c'était un prénom français. Il n'y avait rien de français dans l'apparition bariolée qui lui faisait face. D'ailleurs, il n'y avait rien qui semblait la rattacher à un quelconque pays, du moins un pays de ce monde-ci. « J’en ai encore pour une demi-heure. Pourquoi ? T’as quelque chose à me montrer ? Quelque chose que tu ne peux pas me montrer en public ? » Un sourire malicieux ourla le bas de son visage, tandis qu’il empilait quelques chopes de bièraubeurre vides. Il s’empara de sa baguette magique -jusqu’alors coincée dans la ceinture de son pantalon- et prononça une formule pour les nettoyer. « Tu veux boire quelque chose ? » ajouta-t-il, exécutant un demi-cercle avec son poignet pour ranger les verres sur les étagères dressées à cet effet (à quoi bon se servir de ses mains quand on avait une baguette magique en parfait état de fonctionnement ?)

Un nouveau mouvement, et une bouteille flambant neuve se dressait sur le comptoir, frôlant le bras de Be.. de Bel… de cette jeune demoiselle que pour les besoins de la production, Nate décida de surnommer B.

C’était un joli prénom, B. Au moins, ce n’était pas difficile à orthographier.

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MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Sam 8 Juil 2017 - 21:52

Elle aime bien ce sourire, elle aime bien ce gars. Même si elle lui a volé son argent, même si elle a su profiter de ce gentil visage et de cette naïve nature. Ah, mais que Beylon adore les crédules! Qu'elle se délecte d'eux, des mensonges plus gros qu'un million de montagnes qu'ils gobent sans mal! Passer sa vie à leur avaler des couleuvres et des boas serait une existence tranquille - et peut être que si elle se débrouille bien c'est toujours ce à quoi ça se résumera. Les pièces et billets subtilisés pour plus de robes encore, pour des moments de faim contre-balancés par des restaurants avec la joie d'une petite fille. Jamais rien d'autre que les arnaques d'une enfant qui n'a jamais su grandir de la bonne manière, qu'une grande gamine aux illusions aussi immenses que le sont ses blessures. Ca peut marcher pour toujours, n'est-ce pas ? Je n'aurais pas à faire comme tous les autres, à avoir un travail et rentrer le soir et mettre les pieds sous la table ? C'est pensive qu'elle observe les verres s'empiler, se nettoyer et faire tant d'autres choses qu'elle n'est capable de reproduire ni avec la baguette ni avec ses doigts. L'envie nait de lui rendre une partie du butin, de lui offrir une échappée de cet endroit qu'il doit connaître par cœur. J'suis trop radine de toute façon. Puis c'est pas ma faute s'il est nul à surveiller ses affaires. Faut toujours faire gaffe aux poches arrières.

"Belle ?" Beylon part dans un rire qu'on doit entendre jusqu'au fin fond de la terre, et se plait entre la moquerie et être réellement touchée par cette erreur. Le français c'est toujours si doux aux oreilles. Continue de m'appeler Belle, continue encore. "C'pas tout à fait ça, mais t'es pas loin - de toute façon tu peux continuer à m'appeler comme ça, ça me fait plaisir." Son visage se dissimule derrière une main mille fois bijoutée, le temps que son sourire s'évanouisse. Mais il renait aussitôt à la curiosité de Nate. Pourquoi ne pas lui faire gouter à ce monde en Technicolor qu'est le sien, la demie-heure finie ? Une escapade dans ses lieux d'interdit, dans les lieux de bonheur et de découverte qui sont dispersés aux quatre coins de Londres ? "Arrête, quand tu dis ça comm'ça on croirait que c'est pervers." Toujours les mots avec lesquelles elle a du mal, les phrases qui ne sonnent jamais parfaitement aux oreilles. s lieux de bonheur et de découverte qui sont dispersés aux quatre coins de Londres ? "Mais ouai, j'ai un super endroit à te montrer." La phrase est ponctuée d'un clin d'œil.

La tête est posée entre ses mains, les coudes sur le bar. La lèvre inférieure est mordillée quand elle pense à une boisson. "Une boisson forte mais pas trop, sucrée mais pas beaucoup non plus... Oh et puis avec une jolie couleur." Elle s'embrouille dans les demandes, est mille fois encombrantes avec ses désirs compliqués. Mais on lui pardonne toujours. "C'est compliqué ce que tu dois faire ?" Elle désigne la vaisselle d'un mouvement de tête.

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MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Lun 10 Juil 2017 - 1:19



A NIGHT OR A LIGHT
Beylon & Nate.

Si ça lui faisait plaisir… Belle elle était, Belle elle resterait.

Au moins, il s’en souviendrait, la prochaine fois qu’elle planterait son minois coloré sous son nez.

Alors Nate la gratifia d’un nouveau sourire, finissant de nettoyer les verres, observant attentivement chacun des gestes de "Belle" qui carillonnaient comme si des grelots étaient accrochés à ses phalanges. Ce n’était pas tous les soirs que de telles clientes honoraient le Chaudron Baveur, et Nate ne comptait pas la laisser filer de sitôt ; alors il obtempéra à sa demande, faisant apparaître de nouvelles bouteilles sur le comptoir, réfléchissant au cocktail fort -mais pas trop- et sucré -mais pas trop- qu’il pourrait lui préparer. « Y a rien de pervers dans ce que j’ai dit. C’est toi qui as l’esprit mal placé » rétorqua-t-il, sans se départir de son sourire, tout en s’emparant d’une bouteille d’alcool moldu (du curaçao bleu, l’idéal lorsqu’on voulait quelque chose d’éclatant). Puis, sans transition : « Tu connais le Sweet Dreams ? Curaçao bleu, martini, jus d’ananas, lait de coco, et une pointe de liqueur de mandragore aromatisée à la grenadine. » Le bleu électrique se superposait au rouge, atténué par les touches de blanc et d’or de la coco et de l’ananas. Il remplit un verre de ce mélange bigarré et le fit glisser en direction de la Belle cliente. « Je te l’aurais bien offert, mais j’suis un peu à sec, là. J’ai perdu mon porte-monnaie. » Et les Macmillan étaient de moins en moins disposés à subvenir à ses besoins, surtout depuis qu’il s’était enrôlé parmi les Mangemorts. Il espérait donc qu'elle avait de quoi payer sur elle ; il y avait peu de chance que le Patron lui fasse un crédit...

"C'est compliqué ce que tu dois faire ?" La question avait quelque chose de délicieusement naïf qui accentua son sourire. « Nan. En me pressant un peu, j’aurais fini un peu plus rapidement. » Et il espérait bien finir plus rapidement. Il était curieux de voir ce que cette curieuse créature comptait lui dévoiler… « Tu pourrais peut-être m’aider à accélérer le mouvement ? » Il dégaina de nouveau sa baguette en bois de peuplier, la faisant rouler entre ses doigts. « Tu connais la formule ? D’habitude, les sorcières se souviennent mieux des sortilèges ménagers que les sorciers. » (Le public invisible remercie Nate pour cette belle minute macho.) « Je plaisante. Recurvite. » Aussitôt, le contenu de l’un des verres qu’un client avait abandonné sur le comptoir se volatilisa complètement. « Occupe-toi des autres verres pendant que je finis de vérifier que la caisse est ok. En échange, je me débrouillerai pour te faire une réduction pour ton cocktail. Et pour tous les autres cocktails que tu pourrais vouloir goûter cette année. Et ensuite, on part de là. » Et par "occupe toi des autres verres",, il voulait lui dire : "occupe toi des autres verres avec ta propre baguette". (Comment aurait-il pu deviner que Beylon en était dépourvue ?) Il posa néanmoins la sienne sur le comptoir avant de plonger le nez dans les gallions, les mornilles et les noises qui s’entassaient dans la caisse enregistreuse magique.

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MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Lun 10 Juil 2017 - 20:56


Il y a les conversations des autres qui se mêlent à la leur, il y a la joie des autres qui s'invitent au bar, il y a le monde entier qui est au bord des verres et des mots badins.

La mine à moitié boudeuse quand il lui rétorque que c'est elle qui a l'esprit mal placé. Mais c'est pas faux, car elle est la demoiselle qui imagine mille fois trop de scénarii dans une œillade, des centaines d'histoire dans le geste le plus innocent. Son esprit est simplement pas tout à fait dans le bon sens, un peu retourné par les années et les croyances étranges. Elle a des grigris et des clochettes à la place du cerveau - ça tonne aigu là haut. Puis la sorcière en carton a envie d'hurler de rire quand Nate marche dans son jeu, quand il fait son nécessaire pour satisfaire ses ridicules demandes. Ses envies marchent comme celles d'une enfant, d'une petite gamine à qui ont n'a jamais appris à savoir choisir, mais plutôt à faire des compromis. Elle l'applaudit du bout des doigts quand l'alcool est sorti, quand les jolies couleurs se mélangent sous ses indications qu'elle tente de retenir. Ca pourrait toujours lui servir un jour. "Faut qu'tu m'apprennes à faire ça!" La lèvre inférieure est mordue quand elle détaille les gestes et les quantités, qui sont notées dans un petit coin de sa tête. Faut pas se leurrer, elle s'en souviendra pas demain. Jetée dessus, Beylon commence à boire. La première gorgée est pleine de surprises et de délices. "Oh Nate, t'es un héros! Tu devrais recevoir le prix Nobel des cocktails juste pour ça." La liqueur est douce sur sa langue, cajoleuse contre le fond de sa gorge. La grande gamine pourrait en boire pendant des heures, des litres entier. C'pas comm'si je faisais pas déjà ça tout le temps. Pochtronne, va. Elle manque de s'étouffer quand il fait mention du porte-feuille perdu, dont le contenu sonne et trébuche dans son sac à main. Mais c'est pas pour longtemps qu'elle se laisse avoir par des mots innocents, par cette semi-culpabilité qui pourrait la ronger entière parce que le gars en face d'elle est si merveilleux. "T'es vraiment tête en l'air." C'est sa réponse avec un sourire, avec un geste de main qui a l'air de dire 'c'est pas si grave'. L'addition est payée avec un pourboire et ses habituels clins d'œil.

Désarçonnée quand il lui demande de l'aide, quand elle voit venir à des millions de kilomètres ce qu'il lui faudra faire. Alors Beylon saute sur la remarque sexiste, profite de cette opportunité pour cacher sa gêne et la lente panique qui commence par prendre ses mains. "Hé, mais t'as été élevé chez les ploucs pour dire d'choses comm'ça!" Mais c'est toi la plouc, douce Beylon. Mais ça suffit pas pour la calmer, pour que ses inquiétudes s'évanouissent à le mention d'un sort qui semble si simple pour lui, pour tous les autres mais qu'elle ne connait pas. Incapable de produire autre chose que des étincelles, que des grandes catastrophes. Alors il y a la machine à mensonge qui se met en route, les turbines qui vont à cent à l'heure. L'ombre du rouge sur ses joues s'évanouie aussi vite qu'elle est arrivée.  "Ah zut, c'est con, mais j'l'ai oublié chez moi!" Elle tape les poches de son manteau en fourrure, comme si elle ne le savait pas déjà. Elle passera le reste du temps entre ce moment-là et celui où ils sortiront de ce bar à raconter des imbécilités, des histoires plus grosses qu'elle. Mais elle a l'air d'y croire tellement qu'on se demande parfois si tout n'est pas vrai.

Beylon traîne son nouvel ami hors de l'établissement en le tirant par la manche, un grand sourire sur son visage. Elle veut tout lui montrer, elle veut lui faire découvrir les soleils de son quotidien. "Avant qu'on commence, t'as rien contre les trucs moldus ? T'es pas de ces cinglés qui pensent que le mélange c'est atroce et que tout ce qui vient de l'autre côté de cette ville est bon pour la poubelle ?" Elle met les pieds dans le plat.

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MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Mer 9 Aoû 2017 - 18:14



A NIGHT OR A LIGHT
Beylon & Nate.

L’intérêt que lui portait Beylon -toujours Belle dans son esprit- chatouillait délicieusement son orgueil. Ses gestes étaient mécaniques ; nettoyer les verres, créer des tourbillons de couleurs et de saveurs avec les alcools qu’il avait à sa disposition, surveiller le niveau de la mousse qui couronnait ses pichets de bièraubeurre… mais sous les yeux de Belle et leur éclat mi-enfantin, mi-cinglé (mais le genre de cinglé qui faisait sourire, pas celui qui donnait envie de s’enfuir en courant), il avait l’impression de faire quelque chose d’exceptionnel.

Et son ego en ronronnait de plaisir.

Autant dire que lorsqu’elle lui dit qu’il était un héros, son sentiment auto-satisfaction explosa les compteurs, et il se rengorgea comme un paon. « Je t’apprendrai à faire pareil… si tu es sage. » Mais y avait-il seulement quelques miettes de sagesse derrière ses grands yeux qui brillaient comme s’il était un lutin du père Noël ? Mmhh bonne question.

Lorsqu’elle lui fit remarquer qu’il était tête en l’air, il hocha la tête sans se poser de question ni réaliser une seule seconde que son argent disparu pouvait se trouver à quelques centimètres de là, dans le sac visiblement plein de malices de sa cliente. « Apparemment, je ne suis pas le seul » rétorqua-t-il seulement dans un sourire en voyant qu’elle-même n’avait pas sa baguette sur elle. Il se demandait bien comment elle pouvait se débrouiller sans elle -lui-même avait tendance à brandir l’artefact pour un oui ou pour un non, aimant cette impression de puissance que lui offrait la sensation du bois sous les doigts-, mais après tout, elle semblait avoir plus d’un tour dans son sac. On ne survivait pas vingt ans en ressemblant à un carillon géant sans avoir quelques ressources insoupçonnées.

Il écouta son babillage d’une oreille distraite en finissant ses tâches et soupira d’aise lorsqu’ils sortirent enfin de là, Belle accrochée à son bras et le faisant rire -elle lui semblait encore plus petite lorsqu’ils étaient debout côte à côte qu’assise derrière le comptoir. Sa question le laissa néanmoins décontenancé.

Il ne pouvait pas lui répondre quelque chose comme en théorie, je n’ai rien contre les Moldus, mais je dois faire comme si je les détestais pour ne pas me faire découper en rondelles par mon nouveau boss, alias Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ; il avait une couverture à garder ! Mais il ne pouvait pas non plus lui dire qu'il les détestait, car c'était faux et que ça l'aurait probablement blessée. Alors il hésita, ralentissant le pas, le regard se perdant dans le vide de la nuit. « Je pense qu’on a beaucoup à apprendre des Moldus » répondit-il finalement, trouvant que c’était là un bon compromis. Ça ne voulait pas dire qu’il les aimait, mais ça ne voulait pas dire non plus qu’il avait envie de tous les massacrer et de se repaître de leur sang. « D’ailleurs, la moitié de ce que j’ai mis dans ton verre, tout à l’heure, était moldu. » Ce qui était complètement vrai. Les sorciers pouvaient bien se targuer d’être les seuls à produire du whisky pur-feu et de la bièraubeurre, ce n'étaient pas eux qui avaient inventé la vodka, le martini et le cognac. Sans les Moldus, les sorciers ne seraient pas allés bien loin !

« Si tu veux m’emmener dans un endroit moldu, je te promets que je ne casserai rien. Regarde, je range ma baguette. » Il fit disparaître celle-ci dans sa poche et leva ses mains vides. « Pas de magie. Comme toi. »

Il ne lui demanda pas si elle était née Moldue, car cela lui semblait être de plus en plus une évidence ; quelle autre personne aurait pu oublier sa baguette, le prolongement de tout sorcier ? (C'était du moins ce que son esprit formaté par une éducation 100% sorcière pensait.)

Puis la curiosité revint barbouiller son regard. « Alors, où va-t-on ? »

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MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Ven 11 Aoû 2017 - 1:22


Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle refusait que les autres sachent, la connaissent vraiment. On pouvait comprendre de manière générale qu'une personne qui a passé toute sa vie a fuir constamment ait du mal à s'ouvrir – bien que la raison de cette honte n'est pas évidente. Comment une personne fière comme elle est, aussi brave qu'elle arrive à se montrer en dans situations inespérées peut à ce point se cacher ? Beylon est un mystère qui ne se laisse pas découvrir, qui préfère brandir des énormités, des mensonges incroyables et bien pires que cette vérité qu'elle se plaît à dissimuler sous des couches inutiles de béton et de fards. C'est quelqu'un de très effrayé par le jugement extérieur, et c'est là une infinie contradiction avec son comportement – petite fille qui prend un malin plaisir à choquer, à faire sourciller et presque fasciner. Mais c'est toujours un soulagement immense quand l'autre la croit, regarde ses mensonges sans chercher à les disséquer – comme Nate. Faut quand même être bien crédule pour les laisser passer, pour pas sourciller à ses fantaisies. Mais une chose est certaine, Beylon a un peu mal au cœur de lui faire avaler tant de sornettes – déjà le coup du porte-feuille, il le méritait pas vraiment. C'est plus drôle quand ils sont des imbéciles sans l'ombre de sympathie, et qu'ils font après semblant de ne pas la reconnaître. Le remord est présent quand ils sortent du bar, et lui fait mordiller sa lèvre supérieure. C'est pas possible d'effacer son vol de plus tôt, mais au moins c'est toujours envisageable de se racheter.

La question est posée, avec un peu de méfiance et un air vite fait moralisateur. La sorcière en carton préférait éviter de traîner trop longtemps avec un intolérant – déjà qu'elle s'échine à côtoyer des sang pur sous une fausse identité mal exécutée pour pouvoir profiter du champagne et des petits fours des banquets... Si au moins en dehors de ça elle pouvait simplement éviter de traîner avec des racistes suprématistes, ce serait pas mal. Nate a une tête bien trop gentille pour faire parti de ces cinglés – ça se voit qu'il est pas comme ça. Mais pourtant, Beylon ne peut retenir un peu de déception à sa réponse : c'était pas trop se mouiller. Des mots comme ça ça permet de penser ce qu'on veut – mais c'est pas ça qu'elle aurait aimé. Quelque chose de moins nébuleux et de plus affirmé ; toujours difficile en ces temps de guerre. « Bon, t'as pas l'air d'être un extrémiste cinglé... » Concession faite du bout des lèvres, une moue exprimée. « Mais si j'apprends que t'es effectivement un cinglé extrémiste, promis juré, j'te parle plus jamais. » 'Et j'te vole ton fric une seconde fois' est ce qu'elle aurait pu ajouter avec sa malice habituelle. Une fois les remontrances finies, une fois son sourire revenu et la baguette de Nate rangée, Beylon lâche enfin sa manche pour entourer son bras du sien. Car c'est uniquement comme ça qu'elle se déplace, au bras de quelqu'un : elle est un bijou qu'on glisse à son cou, au creux du coude, ou quelque part comme ça. Et avec elle et son air mystérieux, c'est toujours parti pour l'aventure. « J'vais quand même pas gâcher la surprise ! »

Car bientôt c'est le Londres moldu qui s'ouvre devant eux – ses merveilles, ses détours, et la foule rendue floue par la nuit, les rires qui sortent des bars, la pénombre à moitié là. Le moment préférée de Beylon – là où elle appartient, dans les endroits ombres et les lieux où on ne souvient plus des noms, du rang et du sang – même si de ce côté de la ville rares sont ceux qui connaissent réellement la valeur que prend le sang dans certains cœurs. « Quand t'a le destin qui te sourit... » qu'elle commente en voyant de larges caisses qu'un restaurateur s'échine à rentrer dans son établissement, une bouteille de vin dépasser. Il suffit d'un peu d'audace pour se servir, et de beaucoup d'agilité pour ne pas flancher après ce larcin mineur. « Bah quoi ? Ca risque pas de lui manquer. » Qu'elle rétorque à cette possible surprise, et continue de le traîner pendant quelques rues encore avant de stopper net. Beylon y vient souvent, toujours seule et traînant derrière elle des souvenirs plus ou moins heureux, mais au moins toujours les siens. C'est important de se souvenir de qui on est quand on passe sa vie à mentir à tire-larigot. « Bon j'vais pas te cacher qu'à partir de maintenant ça devrait être un p'tit peu physique... » La bouteille est calée en petite partie dans son étroit sac pendant que ses doigts réajustes l'épaisse fourrure qui lui couvre des épaules aux hanches. Le bâtiment n'est pas très haut – un supermarché désaffecté dont le toit est une aubaine quand on veut regarder le ciel. « Car c'est tout en haut qu'on va ! » Geste du doigt pour étayer ses dires. C'est bien vite que la gamine grimpe sur le toit d'une voiture mal garée, mangeant un peu trop le trottoir, les doigts cherchant déjà le premier barreau de l'échelle de service. « Ca va, tu sais grimper quand même Nate ? »

Car elle, même avec ses talons trop hauts, y a pas de problème.

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MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Mar 15 Aoû 2017 - 0:29



A NIGHT OR A LIGHT
Beylon & Nate.

Son coeur se pinça brièvement. Un cinglé extrémiste. Si elle voyait la Marque qui rongeait sournoisement son avant-bras, le mettrait-elle dans cette case ? Refuserait-elle, dès lors, de lui adresser la parole ? Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il espérait que non.
Mais il n’eut pas le loisir de se triturer très longtemps le cerveau ; déjà Belle l’entraînait dans les rues de Londres, accrochée à son bras comme une parure d'un genre nouveau. Ils attiraient probablement les regards, tant ils devaient dégager une drôle d’image, lui le grand dadais qui se laissait manipuler comme de la pâte à modeler et elle, le bijou ambulant qui l’entraînait jusqu’au bout de la nuit ils m’entraînent au bout de la nuit les démons de minuit, mais être l'objet de toutes les attentions ne l'avait jamais dérangé.

Nate haussa un sourcil lorsque sa compagne improvisée vola une bouteille de vin. « J’espère que tu n’as jamais fait ça au Chaudron Baveur » commenta-t-il, les yeux rivés sur l’objet de son larcin, mais il n’émit aucune autre objection. Tant que cette bouteille n’appartenait pas à ses patrons, Belle pouvait bien en faire ce qu’elle voulait, il n’allait pas lui coller la brigade magique aux fesses !

Cependant, un léger désarroi réduisit l’écart entre ses sourcils lorsque Belle lui dit que leur escapade allait devenir « un p’tit peu physique ». « Déjà ? Tu perds pas de temps, toi » remarqua-t-il, la malice éclaboussant ses prunelles. Puis il comprit sa bévue en la voyant commencer à escalader un bâtiment visiblement désaffecté. Allô ici gros blaireau  « … Si une crevette comme toi peux le faire, j’peux le faire aussi ! » Sinon, il allait se taper une honte intergalactique. Surtout qu’il n’était pas juché sur des talons hauts qui faisaient chantonner les pavés sous leur semelle, lui.

Alors il répondit au défi de Belle sans la moindre hésitation, partant à l’assaut du bâtiment, se hissant sur la voiture puis sur l'échelle à sa suite, cherchant un poing d’appui avec ses pieds. Il n’avait jamais été un grand sportif, mais son mètre quatre-vingt-seize l’aidait pas mal à ne pas paraître trop ridicule. Il suivait l’ascension de Belle du coin de l’oeil (admirant plus ou moins élégamment la vue), prêt à la rattraper si elle faisait un faux pas, mais elle semblait curieusement à son aise en hauteur, vive et agile comme un chat sauvage. Nate sourit, grimaça lorsque un barreau de l'échelle lui écorcha les doigts et finit par arriver au sommet du bâtiment, soufflant comme un boeuf. « Uugh… j’crois qu’on a bien mérité ça ! » Et sans lui demander son avis, il lui prit sa bouteille des mains. « J’m’en occupe. » Il faillit prendre sa baguette pour jeter un sortilège de réduction sur le bouchon afin de le dégager de là, puis il se souvint qu’il avait assuré à la jeune femme qu’il n’utiliserait pas de magie, ce soir.

Par les chaussettes de Merlin : il fallait vraiment qu’il apprenne à tenir sa langue.

Il hésita une fraction de seconde puis brisa le goulot en le fracassant par terre. Ce n’était pas la solution la plus maligne qu’il ait trouvé, mais ça avait le mérite de leur permettre de boire le contenu de la bouteille sans autre forme de procès. « Je goûte en premier. » Prenant garde à ne pas toucher les bordures ciselées du goulot, coupantes comme des rasoirs, il ingurgita quelques gorgées du breuvage.

Ça avait un goût fort, l’arôme de raisin fermenté rebondissant partout contre son palais et sa langue. Il grimaça légèrement, les lèvres déjà empourprées par la boisson, et tendit la bouteille à Belle. « Te coupe pas. » Puis il tourna le regard vers l’horizon. Une cohorte de toit se dessinait face à eux, à peine caressés par les lumières blafardes des lampadaires, formes argentées qu'auréolaient les couleurs lointaines de la ville, comme un écho aux teintes dont était drapée la créature qui se tenait à ses côtés. « Tu viens souvent ici ? » Innocente question, à conjuguer avec les « il fait un peu frais, non ? » et autres « y a plus d’saison » qu’on lançait pour éviter qu’un silence poisseux ne s’appesantisse sur une scène. La deuxième question qui chatouilla ses lèvres était un brin moins innocente : « J'veux dire... tu emmènes souvent des barman en haut des toits pour partager une bouteille de vin avec eux en respirant l’air pollué de la ville, ou ça veut dire qu’on est amis, ou un truc du genre ? »

Les mains dans les poches, attendant que l’alcool ne commence à bouillonner dans ses veines, Nate détourna son regard de l’horizon flou et le braqua sur Belle.

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MessageSujet: Re: (nate) a night or a light Ven 18 Aoû 2017 - 21:37


Quand on prête bien l'oreille, quand on ouvre grand les yeux, des vagues de l'enfance vous reviennent en mille. Dans un détail qu'aucun autre que le concerné ne peut discerné – c'est parfois erroné. La réalité un peu modifiée pour s'offrir le luxe de la nostalgie. Beylon revoit les années sur le fil dans le vide, la foule sous ses pieds, le balancier entre les mains. Elle revoit ses acrobaties dans les gestes les plus simples de l'escalade, et s'attend presque à entendre un tonnerre d'applaudissements pour célébrer la réussite de la manœuvre. Mais sur le toit il n'y a rien d'autre qu'une brise fraîche, que la solitude. Mais pour une fois c'est dans le bon sens du terme – la solitude, on ne parle pas de celle qui vous fait soupire mille fois par seconde, pas de celle qui vous confine dans l'ennui. Car sur le toit tout est agréable. Un regard pour Nate qui la suit, qu'elle est bien heureuse de découvrir un peu plus agile qu'elle ne l'a pensé – honnêtement elle a tendance à croire que si elle est capable de quelque chose, personne d'autre qu'elle n'est en mesure de l'accomplir. C'est bête, mais Beylon ne marche pas autrement, toujours dans l'attente de contempler sa gloire dans les maladresses des autres. « Ca va, tu t'es pas fait mal ? » Air de défi, taquinerie qui s'accompagne d'un sourire. Puis comment on peut se débrouiller sans trop d'accroches en étant si grand ?C'est un géant, ce gaillard.

Ils finissent par s'asseoir, et la bouteille de vin est prise en charge d'une manière à laquelle elle s'est pas attendue. Beylon a déjà la main dans son minuscule sac pour en retirer un couteau suisse quand voilà que le goulot est fracassé sur le sol. Avant le rire qu'elle aura, la petite sorcière arbore une mine déconfite. C'est donc comme ça qu'ils se débrouillent tous sans leur baguette ? « T'es vraiment bizarre, tu sais ça ? » C'est balancé avec un air doux, c'est pas à prendre comme une insulte. « La prochaine fois tu laisses l'expert'faire, hein ? » Clin d’œil, avant d'avoir dix secondes d’inquiétude pour Nate et le goulot tranchant. Mais il s'en sort sans aucun dégâts, et c'est son tour. Un peu d'appréhension, pas vraiment envie de tâcher ses jolis vêtements. Elle se lance, les yeux fermés à la première gorgée. « Pas dégueu – puis pour le prix c'est pas mal. » La malice de la voleuse, des petites mains qui profitent du monde qui l'entour pour constituer sa fortune bancale et parfois admirable – la gamine voit des choses que les autres ne remarquent pas. Tout ce qui scintille, ça capture son regard. Mais à avoir le flaire pour ce qu'elle peut chaparder, la funambule finit par ne pas remarquer la belle horizon, les fleurs qu'on voit parfois sur les bas côtés.

La bouteille est posée quand il lui demande si elle vient souvent ici – et même si c'est un peu bateau, elle est enchantée d'y répondre. Parler d'elle, c'est un plaisir autant que l'occasion de mentir. Mais pour une fois, c'est la vérité qui tâche sa langue, colore ses mots : voler son portefeuille et lui mentir en plus de ça, c'est un peu trop pour quelqu'un d'adorable comme lui. « Dès que j'ai rien à faire et qu'j'ai pas envie de rentrer che'moi. » Parce que parfois quatre murs c'est oppressant, c'est pas comme la rue qui offre huit mille possibilités à chaque pas – et ça la rend malade ça. Beylon n'aime pas les espaces confinés car on y fait rien, elle peut pas prendre un livre et patienter. Et pas simplement parce qu'on ne lui a jamais appris à lire, mais parce que ça ne lui irait pas du tout. « Pis ma coloc' est un peu cinglée, genre elle passe son temps à vouloir être ma pote. » Peut être bien parce que la colocataire lui a murmuré je t'aime, parce que la colocataire croit que c'est de l'amour entre elles, alors que la petite sorcière veut juste un endroit où larguer sa gamine. « Sauf que moi j'veux pas êtr'sa pote. Elle est chiante, elle passe sa vie devant la télé. » La télévision évoquée sans être certaine que Nate comprenne, tout sorcier qu'il est. Peut être même qu'il n'en a jamais vu de sa vie, ni entendu ce mot. Mais elle est si moldue qu'elle oublie que pour certains c'est un terrain inconnu.

« Et en vrai t'es l'premier que j'ramène ici. Si tu veux bien être mon ami, bah oui on l'est – mais généralement j'donne pas de nom aux relations. » Car c'est trop compliqué à trouver, car elle n'y arrive jamais la mauvaise sorcière. Son regard est sur Nate, avec une question à lui accorder. « Tu vas où toi quand t'as pas envie d'être avec les autres ? Après j'suis sûre que c'est pas aussi cool que mon toit de supermarché. » Clin d’œil, alors que ses doigts s'emmêlent autour du goulot de la bouteille.

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