AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez| .

fancy me mad (Proinès)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: fancy me mad (Proinès) Ven 14 Juil 2017 - 2:21


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Proinsias se souvient d’une douleur intense – d’un hurlement, une insulte à son sang et à son nom. Un visage familier qu’il n’est pas parvenu à placer. Puis des cris, et sa vue rendue floue par la douleur. Les sens noyés par un goût métallique et le fracas de son crâne contre les pavés sales qui se teintent rapidement –trop rapidement- de rouge.  Il sent des mains se presser sur son abdomen, où la peine est si intense qu’il ne sait plus où elle débute et où elle termine. Il prie pour que ça s’arrête, pour perdre connaissance et s’épargner la torture d’un sort qui agit toujours, qui broie ses intestins et lui fait lâcher des abois ruinés par l’épais liquide qui envahit sa bouche. Et son appel est entendu. Le noir l’avale, froid et accueillant. Il est effrayant, ce grand vide. Pourtant, il s’y avance, soulagé de laisser la douleur derrière lui. Une voix l’appelle de l’autre côté mais il l’ignore – il ne veut pas faire face au supplice. Il se laisse aller, et c’est comme s’endormir.

Quand il se réveille, la douleur est mise en sourdine. Il n’ouvre pas encore les yeux, mais il sent la lumière blanche lui frapper les paupières. Un battement de cœur qu’il reconnait comme le sien résonne dans la pièce, et il devine les alentours. L’hôpital . L’endroit le répugne ; il pue la mort et le désinfectant. Il s’épargne l’agression des néons pour quelques minutes, mais une main lui saisit le bras et il tire, s’échappe de la poigne qui lui enserre le biceps. Sa vision est toujours floue, mais il discerne l’uniforme d’une infirmière sur une carrure forte et sévère. Il fronce les sourcils et tente d’ouvrir la bouche pour protester, se plaindre de son mal de crâne et de la sensation étrange ralentit ses mouvements et assourdit ses sens. Aucun son ne dépasse ses lèvres. Sa bouche est pâteuse et goûte le sang. Sa langue est enflée, tout autant que sa lippe inférieure qui le torture à chaque mot qui s’échappe.

« Wha’ happened ? »

Les mots sont paresseux et il devine qu’il a été drogué – sans doute pour atténuer la douleur qu’il devine languissante, toujours concentrée là où le sort l’a frappé. Il tente de poser une main maladroite sur son abdomen, mais la poigne l’en empêche. Il est trop faible pour lutter et se laisse guider par l’infirmière, dont il filtre les mots. Elle lui résume l’attaque – un soit disant client en colère, doublé d’un extrémiste. Proinsias a envie de rire mais tout ce qui échappe ses lèvres est un étrange gargouillement. Il s’essuie la bouche du revers de la main et la peau est teintée de rouge. On lui demande de boire un étrange liquide tiède, à l’odeur d’antiseptique. Il s’exécute, faisant un effort pour avaler sans tout recracher sur l’oreiller. Le goût est ignoble, mais la douleur est de nouveau tuée, étouffée. Il en est reconnaissant. Son regard est attiré par les alentours ; la grande fenêtre qui donne sur les jardins de ce qu’il reconnait comme étant ceux de Sainte Mangouste. Il y a un autre lit dans la chambre, mais ce-dernier est vide, les draps aux carrés et n’abordant aucun pli. Il est presque soulagé de ne pas avoir à jouer la comédie devant quelqu’un pour sauver les apparences.

L’irlandais se lèche les lèvres. Il a envie d’une clope.

Un toque à la porte interrompt sa contemplation et il sent son souffle se bloquer dans sa poitrine en reconnaissant le visage du visiteur. L’écho de son cœur s’affole et rempli la pièce de son rythme décousu. Il essaye pourtant de garder une certaine composition, malgré la preuve ridiculement évidente de son trouble.

« Hey doll. Whatcha doin’ here? »

La voix est pâteuse. Lente et enrouée. Il force un sourire sur ses lèvres enflées, mais le regard est lointain. Il se demande si la drogue ne lui fait pas imaginer son amant. Pourquoi Phanès se risquerait-il ici, au chevet d'un sang-mêlé ?

AVENGEDINCHAINS

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Ven 14 Juil 2017 - 3:36

proinsias & phanès
Il s'est réveillé sur le souvenir brûlant de deux amants, partageant une étreinte sur un bureau encore parsemé de carnets noircis par l'encre, sur les râles dont il se souvient si bien. Le rêve l'a laissé en sueur, la respiration lourde - sa peau est brûlante et ses idées brumeuses. Ses mains se sont perdues mille fois dans la nuit sur son propre corps, et ont nourrit ses espoirs de retrouver à ses côtés sa passion. Mais hier soir ne s'est dédié aux mornes sortilèges, qu'aux rouages de cette horloge qu'il tente en vain de rendre fantastique, et de l'amère absence. La fenêtre a été laissée ouverte pendant des heures, ne sachant pas réellement s'il devait s'attendre à le voir débarquer chaque nuit - oh qu'il aimerait... ou seulement quand c'était décidé. Le matin a alors été estampillé par la frustration, par le désir ravivé sans qu'il n'ait moyen de s'y soustraire, de l'apaiser. Car même ses propres caresses ne font rien - il veut les siennes. Il veut une bouche contre ses hanches, il veut des mains dans ses cheveux. Il veut entendre ce prénom qu'il n'a pas encore prononcé, et qu'il pourrait aimer dans cette bouche. Ses envies sont brûlantes, ses désirs sont marquants, lisibles sur ce visage et ce corps. Mais pourtant, ce n'est pas le Phanès pantelant qui a laissé une tasse se briser pendant qu'entre ses mains sont les gros titres de ce matin. Du grabuge dans l'Allée des Embrumes. Sa surprise a été grande, quand il a juste cru lire un énième article attribuant aux mangemorts des crimes sordides. Son cœur s'est serré quand il a été fait mention du propriétaire d'une boutique d'étrangetés, quand il a deviné entre les lignes la véritable identité de la victime. L'homme a tremblé, l'homme a cru mourir dans le large salon vide de spectateurs. Mais il lui a fallut être plus malin que cette crainte qui le dévore, que cette rage qui pourrait le pousser à tuer. Oh s'il croise l'enflure!

Il a eut l'air ridicule à déambuler dans les couloirs de l'hopital, l'air trop sérieux et le corps tendu. Les regard jetés d'un côté à l'autre, comme s'il recherchait le fautif de cette histoire parmi les autres blessés. La respiration lourde qui agite sa poitrine, et le regard voilé par une peine dont il ne comprend pas son étendue. On l'a regardé étrangement, quand il resté devant la porte d'une des chambres, le poing suspendu et l'air perdu. Mais Phanès finit par s'y résoudre - ses yeux se ferment. La porte est ouverte, et il n'a pas envie de voir le corps amoché de l'amant. Ce serait plus simple si ce n'était pas un lit d'hôpital, mais celui où ils se sont découverts. Il a le cœur qui se serre au rouge sur cette peau pâle, à cette allure misérable à laquelle il ne pourra jamais s'habituer. « Get out. » L'ordre quitte ses lèvres, mais c'est à peine plus haut qu'un murmure, et pas assez pour que l'infirmière ne le comprenne réellement. « Get the hell out. » La voix est bien plus ferme et la femme obtempère sans demander plus à l'intrus qu'elle reconnait surement.

Phanès s'approche du lit avec précautions, comme si le moindre geste brusque allait le briser encore plus. Ses mains tremblent, et sa respiration se fait rare. Cette lèvre enflée. « I never thought I'd... » Ce serait bien s'il pouvait lui dire combien il a eut peur, combien il s'est inquiété. Mais c'est toujours du même homme que l'on parle, de ce coffre à moitié ouvert qui ne laisse jamais passer le plus important. il s'est assis à côté de lui, veillant à ne rien lui écraser. L'air autour de l'amant est désagréable, et il lui semble reconnaître la distinctive odeur d'un impardonnable. Plus acide qu'aucun autre sortilège, et vingt fois plus puante. Phanès déglutit. Jamais la douleur d'un des maléfices du scientifique n'est parvenue à égaler celle d'un doloris, et ce malgré son inventivité tordue - il se souvient de la douleur ressentie la première fois. La deuxième expérience n'est pas plus agréable. « Do-do you remember that bastard's face ? » Les mos sont rugueux dans sa bouche, et il n'ose pas regarder l'amant. Le visage. La douleur. Pourtant il vient mêler ses doigts aux siens, caresser le dos de sa main. « Whoever he is, I can make him pay. »
"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation.(@poe // beerus)
fancy me mad

_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Ven 14 Juil 2017 - 12:36


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Sa question est ignorée et l’infirmière renvoyée d’un aboiement sévère. Il reste silencieux, respiration laborieuse. Il lui est difficile de prononcer quoi que ce soit ; sa bouche est tellement pâteuse, épaisse. Il devine une apparence ridicule, le sang qui décore le coin de ses lèvres lui donne sûrement l’aspect d’un clown. Il ne comprend pas l’inquiétude de Phanès ni la raison de sa présence ici, mais elle lui réchauffe le cœur, tente de ramener un peu de vie dans un palpitant déjà endiablé. Il veut rendre la bref étreinte autour de ses doigts mais la force le quitte et il réalise qu’il ne peut pas imiter le geste. Son rictus forcé devient un sourire doux, sincère. Il est inquiet Proinsias, mais tellement soulagé de ne pas se savoir seul dans cette chambre d’hôpital – assez égoïste pour profiter de l’instant sans protester. Mais ils ne sont pas chez lui ; ils ne sont pas dans le bureau de Phanès, coupés de la réalité et des conséquences que pourraient avoir leur relation. Les risques sont infinis dans ce lieu – pour le Parkinson et sa réputation. Il doit lâcher la main qui enserre la sienne, n’y parvient pas. Il veut garder cette chaleur au creux de sa paume, s’endormir avec les doigts de Phanès dans ses cheveux. La drogue étouffe ses pensées, mais elles continuent de le tarauder.

Finalement un son s’échappe de ses lèvres. La combinaison d’une langue mordue jusqu’au sang et d’un épais accent n’arrange en rien son discours.

« Ye shouldn’t be here sweetheart. Not fer me. »

Il ne peut éviter cette malédiction qui entoure leur relation ; Celle d’un sang parfait et d’un affront à la pureté. Il serait si facile de ruiner la réputation de Phanès, de faire passer ce geste pour une trahison à sa noblesse, à son rang. Il suffirait d’un patient maladroit, d’une infirmière inquisitrice qui les surprendrait main dans la main. Les conséquences avaleraient leur esquisse d’une idylle parfaite – celle de deux corps tremblants, guidés par le plaisir et la tendresse. Il ne veut pas abandonner ces instants qu’ils partagent. Il pense à tous les risques qui s’accumulent : celui de visites presque quotidiennes, de la photographie qui orne son portefeuille. Il dévisage Phanès, note que la réalité lui rend justice et que sa beauté est difficile à retranscrire sur un simple souvenir immobile. Il se demande comment il a pu charmer telle créature. Il se demande s’il n’a pas assez prié pour ne pas être capable de le clamer sien pour toujours.

« I don’t remember anythin’. » Un rire faible, doux. Ce n’est pas tout à fait vrai, mais il note la frénésie et la colère qui colorent le ton de Phanès et préfère garder le silence. S’il a appris une chose au cours de leurs rencontres, c’est que Phanès est déterminé quand guidé par ses émotions. « The guy’s been locked up anyway. »

Il essaye de rassurer le gamin, lui offre une maladroite caresse en effleurant sa mâchoire du bout des doigts. Il veut avoir la force de l’attirer contre lui, lui voler baisers et caresses, mais la drogue alourdit ses moindres gestes. Cligner des yeux est un effort.

« Don’t look so upset darlin’. It’s nothin’. See ? I’m peachy. »

Les mensonges habituels sont difficiles à avaler. La vérité est qu’il a eu peur – la mort le terrifie, tout autant que la douleur. Son apparent calme n’est qu’un masque derrière lequel il dissimule sa frayeur, son besoin de tenir Phanès dans ses bras et se dire qu’il est toujours vivant pour le faire. Il n’ose pas quémander, n’ose pas cracher la demande car ses besoins égoïstes le dégoûtent. Pourtant, sa main glisse sur l’avant-bras de son amant, couvre inconsciemment une marque qu’il méprise, tire gentiment le plus jeune vers une étreinte qu’il hésite à orchestrer. Les mots qui lui échappent sont chastes, teintés d’une certaine douleur et d’une terreur assourdissante.

« Can ye- touch me more? Not long. Just … hold me hand a little longer. »

Un souffle tremblant, nervosité qui se mélange à une cacophonie d’émotions. Il abandonne ses demandes à mi-chemin, épuisé ou trop hésitant.


AVENGEDINCHAINS


traduction:
 

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Ven 14 Juil 2017 - 16:10

proinsias & phanès
Phanès a la place du cœur un feu brûlant, mais là ce n'est pas le plus délicieux désir qui l'agite. C'est la rage qui hurle en son fort intérieur, ses mains qui tremblent pour l'amant, pour les blessures qui se dessine, pour la douleur qu'il image. C'est comme si d'un corps à l'autre, le doloris ressenti pouvait se transférer et faire imaginer au mangemort la douleur de la veille. Il imagine des hurlements qui le déchire, un désespoir si fort que la mort est tout ce dont la victime rêve. La bouche est pincée, les traits déformés par l'inquiétude et cette envie qu'il fait communiquer par ses mots. Oh, il pourrait tuer cet homme. Il le ferait volontiers – c'est presque s'il ne s'imagine pas déjà ses mains autour d'un cou qu'il se figure gras, et l'air manquer d'un visage aux traits laids – une telle horreur ne peut s'être produite que du faciès le plus détestable. Cet homme peut bien être le pire des scélérats que le plus éminent des membres de cette société, il mourra des mains de cet amant terrorisé par la réalité. Effrayé parce qu'il aurait pu mourir hier, sans qu'il ne puisse rien y faire. Ce corps tant adoré aurait pu trouver le chemin de la morgue comme de cette chambre, il aurait suffit d'une mauvaise chute, d'un acharnement ou d'un choix de sort bien différent. Des millions de variantes qui auraient pu lui arracher cet amour qui se découvre encore, lui enlever pour toujours ces nuits de tendresse, cette bouche qu'il ne parvient jamais à quitter. Alors il n'en a rien à faire des autres, en cet instant sa réputation n'est que le cadet de ses soucis. « Who cares ? The nurse won't say anything. She wouldn't dare. » C'est sans doute vrai. Peut être que la femme croisée plus tôt n'osera pas avouer timidement à un collègue l'étrange scène qui s'est déroulée sous ses yeux. Mais il n'y a plus que cette main contre la sienne qui compte, le visage tuméfié et les horreurs vécues. Ses gestes sont doux, Phanès s'espère rassurant malgré ses sombres velléités, malgré les images qui le traversent. Son cœur se serre à ce rire douloureux. Il pourrait pleurer. Pour la première fois de sa vie, c'est ce qui serait le plus simple. Sa voix se brise. « He'll regret the day he was born. » Son regard se perd sur les cheveux roux de l'amant, mais qu'il a peur de caresser. « I... » La main tenue entre ses doigts est portée à ses lèvres. La caresse sur son visage n'apaise pas sa colère. Rien ne pourrait. « Oh, he will endure a thousand times more than you last night. A thousand times more... » Ce serait avec délectation qu'il lèverait sa baguette sur l'immonde inconnu, que les cris de torture résonnerait dans le calme de son manoir. Des heures entières sans se lasser.

« I'm not that stupid. » Le cœur bat à cent à l'heure, la respiration est lourde et difficile. La main est sur la marque qui lui donne les pleins pouvoirs face à la mort d'un autre, l'autorisation d’innommables atrocités – il s'est promis de ne pas être cet homme avec l'amant. L'étreinte le fait trembler. « Proinsias... » Mais il finit s'en écarter, après un chaste baiser sur sa joue. Il se redresse. « We have to do something for your sweet face. » De sa poche intérieure de manteau sa baguette est extraite. Sa nouvelle baguette. S'il n'en est pas réellement satisfait, s'il n'a toujours pas réussit à retrouver la symbiose de l'ancienne, elle n'en est pas moins facile à utiliser. « You won't feel anything – it's... I use it all the time on my wounds. » Sur celles des autres, sur les partenaires des missions périlleuses et des moments de maladresse. Phanès murmure les mots tout en s'assurant de bien dirigé sa baguette vers la pauvre bouche de l'amant. Doucement, le sang se résorbe, les plaies se referment. C'est comme une aiguille invisible, une main qui apaise. Les joues de Phanès sont rougies par une certaine fierté, mais aussi par le bonheur de revoir les lèvres qu'il a quitté quelques jours plutôt. Elles portent encore les baisers échangés devant cette fenêtre avant qu'il ne parte au petit matin. « As for the rest, I can fix you. We can – you can come at my place after. My bed is nice and warm, I'll work next to you and won't make a noise. »
"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation.(@poe // beerus)
fancy me mad

_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Ven 14 Juil 2017 - 18:22


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Proinsias sait que le sentiment est incongru, mais il ne peut pas s’empêcher d’être satisfait face à la colère de Phanès. Il  s’en délecte, sentiment malsain qui réchauffe sa poitrine et son estomac. Peut-être parce que cette rage, ce désir de vengeance signifient quelque chose. Peut-être que ce qui était sensé être une étreinte fugace, un moment de plaisir partagé, se transforme en quelque chose de plus profond. Et peut-être que Proinsias l’a remarqué lui-aussi. Cette affection qui l’envahit quand il pense à Phanès, cette tristesse qui le déchire quand ils doivent se quitter. Il ne sait quoi répondre à l’insouciance de son amant, se contente d’un soupir inquiet et peut-être soulagé de ne pas avoir à supporter un nouveau départ. Pas dans ce contexte, où la douleur le cloue au lit et où il peine à articuler. L’intimité entre les deux est difficile à ignorer. Il y est pourtant confortable, consolé par la colère d’un amant qu’il voit rongé par un désir de revanche. Il se dit qu’il est beau, dangereux. Désirable. Pourtant il doit l’empêcher de s’enfoncer dans ces idées sombres. Il sourit à Phanès, grimace difforme et ridicule. Ses charmes ont perdu de leur efficacité quand ses dents ont rencontré sa chair pour s’y enfoncer. It’s all temporary. Maybe it will scar nicely.

« Ye can’t do that darlin’. Ye don’t need more trouble. » Il sait que ses discours sont sourds, creux. Phanès est tout aussi terrifié que lui et Proinsias a envie de lui jurer qu’il n’a pas à s’inquiéter. Qu’il s’en est sorti et que ça n’arrivera plus. Mais ils savent tous les deux que ce ne sont que des promesses vides. Proinsias arnaque, se fait des ennemis. Le climat de guerre n’arrange en rien les choses – les criminels s’en sortent facilement, les enquêtes délaissés par les autorités. Sa voix se fait plus sévère à l’idée de Phanès cherchant revanche dans les rues sales du chemin de traverse, furie guidant ses pas. « Promise me Phanès. »

Le prénom est prononcé sur un ton qui ne laisse aucune place à la contestation. Il a envie de glisser sa main dans les cheveux bruns, envie de voler quelques baisers avant que la réalité ne se rappelle à eux. A la place, il piège les draps blancs entre ses doigts et se redresse difficilement. La douleur est assourdissante – mémoire fantôme qui lui donne l’impression que ses intestins sont en train de se déverser sur le lit. Il place un bras autour de son thorax, se force à reprendre son souffle. Sa respiration est aisée par le sort de Phanès qui libère sa gorge et fait désenfler sa langue. Son remerciement se traduit par une pression autour du poignet du plus jeune, d’un sourire retrouvé, mais pourtant faussé par la peine et la mention des dangers qu'encourent Phanès au quotidien. Le sort ne le surprend pas. Il savait déjà son amant terriblement intelligent et doué.

« I know ye’re not stupid doll. Ye’re brilliant even. But chasing revenge for somethin’ that isn’t supposed to affect ye is stupid, and I can’t risk ye. I can’t let ye take me place in this bed. » Il se penche, ignore la sensation terrible qui broie ses poumons, ses organes. Il pose un baiser sur le front de Phanès, tendre. Tout semble plus doux avec son amant aux alentours. Comme un songe. Il se demande toujours s’il est en train d’halluciner ; si tout ça n’est qu’un rêve et que quand il rouvrira les yeux, la chambre sera vide. Il hoche doucement la tête, ne peut pas refuser la proposition du plus jeune. Cette proximité est trop tentante. « I’ll come darlin’. Stop worrying. I’m fine, see ? And I love listening to ye commenting yer own research so don't silence yourself for me. »

Il rit au souvenir de ces nuits de veille où il a surprit Phanès annoter ses travaux à haute voix. Il ne comprend pas la moitié de son travail, mais son visage concentré ou frustré est toujours un spectacle qu’il apprécie.


AVENGEDINCHAINS

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Sam 15 Juil 2017 - 0:41

proinsias & phanès
On ne saurait dire si c'est la voix sévère de l'amant, ou bien le prénom employé – car c'est la première fois qu'il l'entend de sa bouche, qui lui fait perdre son masque sombre. C'est la surprise qu'on peut lire sur son visage, et un peu de tendresse dissimulée dans les coins de sa bouche. You never called me Phanès, always gorgeous, doll and so on. That's the very first time. Étrangement touché par cette attention particulière qui est pourtant utilisée par tant d'autres – ses joues ont presque rosies. Même dans les étreintes les plus intimes, ce n'est pas son disgracieux prénom que l'on murmure. Alors la demande sonne bien plus sérieuse que s'il avait utilisé un de ces mille surnoms qu'il aime tant lui attribuer. « I can't. » Le regard est baissé sur ce refus, l'air désolé. Il n'est pas en moyen de lui fournir la certitude qu'il ne s'en ira pas à la recherche de cet homme, qu'il ne laisserait pas entendre à un ami de longue date qu'il a besoin d'un service. Ce n'est qu'un moindre risque, ce n'est pas si dangereux. Quel est le pire qui puisse lui arriver ? Des regards insistants, des réflexions appuyées ? C'est le lot de chaque journée, et c'est sans doute à causes de ceux-là qu'il apprécie tant la tranquillité de son bureau d'étude. « Says the man with a bloody face and difficulties to laugh. » Est-ce là une situation empreinte d'ironie ? Il n'en est pas certain, bien qu'il tente de débusquer ses traces dans les moindres mots, dans les moindres gestes : il sait que l'amant y trempe souvent ses phrases, et c'est un art qu'il rêve lui aussi de maîtriser. Dommage qu'il n'y ait pas un sortilège pour ça.

Malgré l'aide de Phanès, la douleur est toujours là. Présente dans chaque partie de son corps, et prête à ressurgir dès qu'il s'y attendra le moins. Mais au moins ses lèvres sont redevenues comme avant, au moins sa voix est un peu pareille. Le remarque mêlée au baiser déposée sur son front lui laisse un drôle d'arrière goût. Isn’t supposed to affect ye. Ça l'affecte pourtant. Peu importe si personne ne peut comprendre pourquoi l'héritier pleure pour le vagabond, pourquoi il a dans son cœur un poids immense de ne pas pouvoir effacer de son cœur les supplices endurés. Il rêve d'être ailleurs, loin de son propre nom et de l'Angleterre, avec pour seule compagnie l'homme qu'il ne peut s'empêcher de regarder. Que ce soit dans la douce lumière d'une lampe de chevet, ou à celle criarde des néons d’hôpital. « Seeking revenge for my lover seems right. » Le mot amant avait été prononcé du bout des lèvres, avec une timidité certaine. « « I know how to be discreet. I've never been caught – from the day I started breaking Hogwarts laws to that very day. You don't have to worry. » » C'est sincère, c'est plein de souvenir et une véritable promesse. Rares sont les fois où il se fait prendre la main dans le sac.

« But before we leave, I need to fix all that a bit more. » Phanès caresse la joue de l'amant. Quels sortilèges peut-il utiliser ? Des missions ratées, il se souvient de la puniton du Lord, de l'impardonnable qui a tant de fois résonné, qu'il s'est lui même vu infliger plus de fois qu'il ne l'aurait souhaité. Rien ne peut soigner, rien si ce n'est le temps et quelques sorts superflus qui atténuent la douleur. La baguette roule entre ses doigts, et il tente de trouver la meilleure solution. « I can't do much. » Une demie défaite qu'il déteste admettre. « But from my time in Asia I learned a spell – it erases any 'body memory', very useful when someone just lost an arm or something. » Utilisé tant de fois sur les autres, sur lui même. Il n'a aucune hésitation quand il dirige sa baguette vers le corps de l'amant, pas plus que quand il prononce les mots salvateur. Mais il sait que ce ne sera pas assez, que le Doloris défit trop de lois pour que ses effets puissent être soignés. « Still pain, but you will feel better – that's the best I can do. » Ses doigts se glissent de nouveau entre ceux de Proinsias.
"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation.(@poe // beerus)
fancy me mad

_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Sam 15 Juil 2017 - 2:58


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Proinsias n’est pas surpris par la réponse que lui offre Phanès. Une honnêteté qu’il respecte autant que méprise. Il aurait préféré un mensonge, une fausse assurance qui l’aurait aidé à supporter l’angoisse. Il ne peut pas laisser la colère l’étreindre ; pas quand l’autre affiche cet air désolé. Pas quand ses intentions sont de venger son amant. Il lâche un soupir, a envie de se passer une main sur le visage pour tenter d’en effacer la grimace causée par l’angoisse. La fatigue marque son regard quand il pose de nouveau les yeux sur Phanès.

« That’s not the same darlin’, ye know that. »

Son argumentation ne vaut rien. Pas dans l’oreille du sang-pur. Il le comprend ; il l’imagine à sa place, la haine qui l’habiterait si quelque chose venait à arriver à son amant. Il mettrait le monde sorcier à feu et à sang pour ne serait-ce qu’obtenir la satisfaction d’une vengeance accomplie. Des sentiments nouveaux et effrayants qui remplacent le vide en lui, le remplissent de chaleur et de nouveauté. Un rire las s’échappe de ses lèvres face à la rhétorique implacable déduits de souvenirs d’enfance. Il se souvient de l’innocence qu’il a découverte dans les mots de Phanès lors de leur première rencontre et la retrouve ici, dans cette promesse de ne pas se faire attraper. Il a l’impression de faire affaire à un gamin lui demandant la permission de faire une connerie. Il veut ouvrir la bouche pour contester, mais les mots se perdent et il les avale, syllabes douloureuses.

Il est inquiet. Il connait assez Phanès pour savoir qu’il tiendra cette promesse ridicule de représailles dont il ne veut pas. Il veut lui faire oublier, veut lui prouver qu’il n’en est rien, que tout est de sa faute. Lui expliquer qu’il a enfin dû faire face aux conséquences de ses actions.

« I know it feels right. If it were ye lying there, God knows I’d kill the bastard. » Il se saisit de la main sur sa joue, la presse contre son visage et la garde contre lui, pauvre consolation entre deux instants d’intense peine. Ses lèvres trouvent la paume, embrassent la peau sensible avec révérence. Une suplique silencieuse. « Ye’d be able to catch him – that’s not what worries me. I just don’t want ye leading a crusade in me name. Please doll. »

Il veut s’épargner le chagrin et l’inquiétude. Il est égoïste dans ses prières – un désir de garder l’autre hors d’un danger et d’une disgrâce certaine. Il ne proteste pas quand un nouveau sort est lancé sur lui. La sensation du poids écrasant sa poitrine s’en va aussitôt. C’est comme respirer pour la première fois. Ses mouvement sont toujours lents, affaiblis par la drogue, mais il ne peine plus à remplir ses poumons. Phanès est un puis sans fond – il absorbe savoir et pratique et ne cesse de surprendre Proinsias. Sa magie est douce, loin de l’acidité habituelle des utilisateurs de magie noire. Proinsias n’est pas dupe - les activités du sang pur pour le compte du pseudo Lord ne lui échappent pas – mais le sortilège a un goût de pureté.  Les remerciements se perdent dans un autre soupir, sincères. Il s’écarte, laisse une place sur le matelas aux odeurs de neuf et d’antiseptique.

« Lock the door darlin’. Come an’ lie next to me. » La fatigue le rattrape maintenant que la douleur vive n’est plus là pour le garder éveillé. Lui aussi veut retrouver la chaleur du manoir Parkinson, le bruit apaisant d’une plume grattant le papier qui le berce dans son sommeil. Le souvenir d’un réveil tendre, le visage pressé contre l’estomac d’un amant encore endormi. Il a besoin de Phanès contre lui pour simuler ce confort. « I wanna go home with ye. I hate hospitals. »

Une confession faite sur un ton presque gauche. Il se souvient de la maladie de sa mère, du silence oppressant et de l’odeur de la mort et des médicaments. Oh God, the smell. Il attend, et quand le matelas s’affaisse, il enfouit son visage dans le cou de Phanès, respire cette odeur familière ; celle du tabac et de la Cologne de luxe. De cette peau qu'il a embrassé si souvent qu'il en a encore le goût sur la langue.


AVENGEDINCHAINS

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Sam 15 Juil 2017 - 14:50

proinsias & phanès
Il obéit à l'amant, et d'un mouvement de poignet la porte est fermée. Fermée sur ce moment de tendresse qu'aucun autre qu'eux ne peut entrevoir – sinon ce serait pour l'un et l'autre le début d'un million de ragots, et de bien plus encore d'yeux curieux. Ce serait plus qu'un demi-drame de ce genre, plus que des bouches qui parlent : ce serait l'aîné Parkinson rayé des hautes sphères, hué par les confrères. On pardonne facilement les écarts des uns, les bâtards qui naissent d'un désir qui va au delà du sang – mais qui ne se reproduit jamais. Mais pour les mains qui se lient sur la peur d'être séparés, il n'y a pas de rédemption. Ce sera le lynchage en place publique, ce sera les cris de haine et tout ce qui s'en suit. Malgré la dure réalité, Phanès se délecte de l'amant qui vient contre lui, de ce visage qui se cache dans le creux de son cou. C'est une sensation qu'il ne voudrait échanger pour rien au monde – et même se renier lui-même est un prix raisonnable. Car c'est une part de lui qu'il laisse au placard, qu'il laisse tomber avec son épais manteau noir. On espère que l'amant n'aura jamais à la voir, cette forme sombre. « I'm right here. » Il embrasse son front, laisse ses mains dériver dans les mèches rousses qu'il aime tant. Phanès a aussi le cœur qui se brise, quand vient la haine des hôpitaux qu'ils partagent, quand il se sent coupable de sa présence ici. Même si ce n'est pas sa faute, il a la récurrente impression que s'ils avaient été ensemble ce soir-là, rien de tout ça ne se serait passé. Ils auraient été l'un dans les bras de l'autre à cette heure, mais dans un endroit bien plus doux que le blanc des murs et les lumières qui manquent de délicatesse. « You're not staying long. » C'est une promesse qu'il compte tenir, dès qu'il se sera un peu rendormi, quand il aura un peu profité de cette étreinte. Ce n'est qu'après quelques minutes que Phanès se lève, veille à ce que les couvertures ne tombent pas. Il sort de la chambre après quelques mots « I'm not leaving. », et s'en va à la recherche d'une des connaissances qu'il a gardé de ses années d'étudiant. Il est médicomage en chef aujourd'hui – et à l'époque il avait l'air d'un imbécile ; il n'a pas vraiment changé. Il lui explique qu'il lui faudra quitter l’hôpital avec un patient, et lui confit d'un air entendu que c'est très important. Le médecin comprend, le médecin se laisse berner par ce bluff qui est assez mauvais quand on y regarde bien. Il a l'autorisation temporaire de transplaner, et ce sont des faveurs qu'il a toujours gardé pour un cas de force majeure. C'est un peu ça, non? Mais viendra le jour où pour une mission ce privilège sera utile et qu'il l'aurait déjà utilisé. Il retourne à la chambre, soulagé. Dans ses bras il tient l'amant, tente de faire tenir debout ce corps endormi en passant un des bras autour de ses propres épaules. L'amant est difficile à faire tenir, Phanès fait tout pour ne pas qu'il tombe. Mais déjà voilà qu'ils transplanent.

L'amant est entre les draps du lit de Phanès, dans les draps qui ont encore en mémoire les rêves brûlants de ce matin. Dans sa panique silencieuse, le mangemort s'est occupé de lui apporter un peu d'eau, et une potion qu'il a trouvé dans les multiples fioles qu'il garde dans ses tiroirs. Elles ne sont pas de lui – il a toujours été pitoyable avec un chaudron, mais empruntés à des amis et subtilisés dans les armoires des plus grands. Il s'est un peu assis à côté de ce corps à moitié endormi, peut être lui-même en train de rêver. Il a regardé son visage avec tendresse, caressé sa joue pendant de longues minutes avant de se résoudre à faire ce à quoi il est le meilleur : travailler. Le carnet est sur ses genoux quand il fume une cigarette à la fenêtre. Ses lunettes glissent sur son nez. Il annote les soins qu'il a consigné entre les pages blanches de ses recherches, veut les parfaire pour que plus jamais l'amant n'ait à souffrir. Mais il n'y a rien qui permette de soulager d'un impardonnable – Phanès se fascine pour la puissante magie qui ne connaît aucune condition, et a toujours rêvé de connaître l'homme qui l'a mis au point. Qu'a-t-il pensé en ce instant ? Mais aujourd'hui ce sort lui laisse un goût amer, un dégoût qu'il n'aurait jamais cru ressentir. Même quand il a lui même hurlé sous sa commande, même quand il a dû panser ses plaies après cette immense douleur. Le stylo-plume or roule entre ses doigts, les lunettes glissent et la cigarette laisse ses cendres se perdre avec le vent.
"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation.(@poe // beerus)
fancy me mad

_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Dim 16 Juil 2017 - 1:53


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Le réveil est difficile. Sa tête lui donne l’impression d’être sur le point d’exploser, mais la douleur n’est plus aussi intense. Apprivoisée, elle n’est qu’un souvenir dans le bas de son abdomen, une chaleur constante qu’il parvient à ignorer. Les alentours ne lui sont pas familiers, mais il n’est pas inquiet. Il reconnait le bruit de la plume sur le papier, les courbes griffonnées,  l’odeur de l’encre et de tabac. Son regard rencontre la silhouette à la fenêtre. Il prend son temps, ne signale pas encore sa lucidité retrouvée. Un sourire tendre et inconscient se dessiner sur ses lèvres. Peut-être rêve t-il toujours ? S’il s’approche de la vue, trouvera t-il les collines irlandaises ? Un anneau enroulé autour du doigt de Phanès, le sourire sur ses lèvres. Un lieu où il pourrait clamer son amour sans mettre l’amant en danger, où il pourrait l’embrasser autre part qu’à l’abri des regards curieux et inquisiteurs. Il ne veut pas interrompre cette fiction, yeux lourds d’un sommeil mérité.

Un verre d’eau est posé sur la table de nuit et sa bouche pâteuse le sort de sa folie. Il se redresse. Le matelas grince sous ses gestes maladroits. La main vient rencontrer la vaisselle fragile et il se rend compte de ô combien assoiffé il est réellement. Il n’a pas quitté Phanès des yeux, tente de graver la scène dans sa mémoire. L’odeur n’est plus stérile et impersonnelle, synonyme de mauvais souvenirs ; les draps ont adopté le parfum de son amant et le vent renvoie la fumée de cigarette vers lui. Il préfère cette combinaison familière, rassurante. Il pose son verre sur la table de chevet et le clic du verre contre le bois poli fini d’avertir de son réveil. Il sourit au plus jeune, se veut rassurant. Il devine cependant son teint pâle, et la voix fatiguée et enrouée qui s’échappe de sa bouche n’améliore en rien cette impression fantomatique.

« Hey gorgeous. » Il se souvient vaguement de leur précédente interaction, de l’étreinte maladroite partagée sur un lit trop étroit. La drogue qui embrumait son esprit il y a quelques heures semble pourtant s’être dissipée. Il devine le temps passé de par la vue du soleil qui rosit le ciel et de la lune qui commence à montrer son visage. « Did ye spend all day watching over poor ol’ me ? »

Il se sent reconnaissant – l’autre a tenu sa promesse, ne l’a pas quitté. Il est terriblement chanceux, peut-être un peu trop. Il se rend compte que l’impardonnable dont il a été victime aurait pu être différent, plus permanent. A la place, il se retrouve veillé dans le luxueux linge d’un amant terriblement beau, baigné dans la lumière du crépuscule. Il ne sait pas quoi dire de cette vue offerte à lui. Il aimerait tellement la conserver pour toujours, l’immortaliser ou la répéter quotidiennement. Il parvient à s’asseoir entièrement, constate qu’il porte toujours cette horrible chemise en papier aux motifs simples et aux couleurs pâles. Il la retire vite, se débarrasse de la coupable qui hante encore ses souvenirs d’enfance. Il n’a plus honte devant le plus jeune. Leurs rencontres finissent rarement habillées. La pensée le fait sourire. Il se sent nostalgique d’une rencontre devenue banale.

« Sorry I missed our date last night. I’ll make up fer it. » Il évite le sujet. Si ses idées n’étaient pas claires il y a plusieurs heures, maintenant elles le sont, et l’argumentation de son amant risque de lui donner un mal de tête. Il ne veut pas repasser sur des propos déjà contredits. Phanès est têtu, irréfléchi quand il en vient aux sentiments. « Go on then. Gimme a kiss, what are ye waiting fer ? »


AVENGEDINCHAINS

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Dim 16 Juil 2017 - 12:36

proinsias & phanès
Ce qui s'est passé après la peine de cœur, après l'extraction futée d'un hôpital n'a pas été particulièrement trépident. Simplement Phanès plongé dans ses recherches, penché sur les mots qu'il a couché lors de son voyage. Il n'est pas seulement parti pour découvrir une autre forme de magie comme il a donné l'excuse, mais pour ne pas craquer. Pour ne pas s'effondrer après la défaite au ministère, par son incapacité à s'intégrer. Pour ne pas avoir réussi à briller comme sur les bancs de l'école. Car ça lui a laissé un vide immense que de ne plus se lever chaque matin, que de ne plus se plonger dans le savoir des autres et dans le sien, de ne plus avoir sous sa main les secrets du monde magique. Car aujourd'hui il ne s'en souvient presque plus, aujourd'hui il n'a que des images brumeuses de cette époque qui aurait pu être glorieuse – plutôt que si douloureuse. Alors sur les pages dont il s'adonne à la relecture – son écriture est si différente d'aujourd'hui, il voyage à nouveau. Les paysages se mêlent à ceux de cette chambre où l'amant dort, et c'est son propre visage rajeuni qu'il croise dans le miroir. L'aventure morne des premiers jours lui revient, et des autres où il n'a été que sensiblement plus heureux. On en vient à la conclusion – et Phanès y arrivera bien un jour, que Proinsias est son Département des Mystères. Son moment d'extase et de merveille trouvé au quotidien et dont il ne peut se lasser – la présence réclamée en chaque instant. Que se passera-t-il quand son enthousiasme lui sera de nouveau arraché ? Nous savons tous ce qui s'est passé la dernière fois, et trône encore sur son avant bras.

Mais il tiré de ses souvenirs par la lumière du soir qui tombe et le bruit d'un verre contre le bois. Tourné vers l'amant avec précipitation, soulagé de le voir enfin se réveiller – le doute d'une complication avait pesé sur sa poitrine, il y a une ébauche de sourire sur son visage. « Finally awake ? » Même si ce serait mille fois mieux qu'il ait l'air moins fatigué, moins blessé. Son teint est encore plus pale que le sien. Et à la question, il lui adresse enfin un sourire maladroit. L'amant a été un souffle de douceur entre les recherches ardues, un baiser volé sur une respiration calme et sur un front légèrement trop chaud. Ses inquiétudes se dissipent car il parvient à s'asseoir sans donner l'impression d'y mettre toutes ses capacités et forces. Oh. Les joues sont rouges quand la peau est nue, quand sous ses yeux se dessinent les muscles sur lesquels sa langue à roulé tant de fois, sur lesquels il aimerait voir ses mains se perdre encore une fois. Sa contemplation lui fait accueillir les excuses qu'il n'entend qu'à moitié par un hochement de tête. Quelle est la différence entre l'un et l'autre ? Dans ce lit, dans ces draps, quelle est la différence entre le sang-pur qui y dort et s'y réveille chaque jour, et celui qui n'y est que par occasion ? Phanès s'est toujours vanté de pouvoir reconnaître l'impur au milieu des autres, à des détails évidents. Ses convictions s'ébranlent un peu.

La fenêtre est quittée, la cigarette écrasée dans un cendrier en écaille de dragon. Ses genoux s'enfoncent dans le matelas, et sa bouche rejoint celle de l'amant sans plus attendre. Ses baisers sont toujours trop gourmands, trop au goût de désir. Car ce dernier se réveille au moindre contact, à la peau à peine effleurée. Mais l'autre est blessé, trop faible pour faire quoique ce soit – alors Phanès s'écarte à regret. Ses doigts osent à peine s'égarer sur les épaules et le torse. « Everyone's away tonight. No stupid sister, no awful brother – you, I, and a empty manor. » Ce qui précède la mention de la sœur et du frère n'a pas besoin de figurer : on sait qu'il déteste sa famille, on sait qu'il les honnit dans la simple manière dont il les regarde. Mais on dirait qu'il se plaît à le rappeler sans cesse. « No need to lower our voices, no need to dread every noise we hear. » Malgré les mots innocents, il y a toujours un peu d'indécence dans sa voix et dans son regard. Dans le souffle qui se coupe quand ses yeux se perdent à nouveau, dans cette bouche qui se dirige vers le cou découvert. Mais il s'écarte encore, se maîtrise encore. « You need a shirt. » L'excuse pour quitter le lit, et fouiller dans les armoires qui croulent sous les différents tissus. Pas qu'il soit réellement coquet, mais il semble que ces millions de costumes apparaissent au fil des années sans qu'il n'ait besoin d'en acheter. « I like blue. » Une simple confession quand il dépose au bord du lit une chemise de cette pâle couleur, et le premier pantalon qu'il a attrapé.

Son regard se coure encore sur les lignes et les courbes. Le spectacle est toujours aussi merveilleux que les autres jours.
"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation.(@poe // beerus)
fancy me mad

_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Dim 16 Juil 2017 - 17:32


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Le baiser est surprenant de par son enthousiasme, mais Proinsias ne peut pas s’empêcher de sourire contre les lèvres familières. Il veut éterniser le contact, mettre en œuvre ces semi-promesses que Phanès lui souffle. Il s’attend à une étreinte, à des mains baladeuses et à un corps surplombant le sien, mais l’autre semble hésiter avant de s’éloigner. L’irlandais geint dans sa frustration, se laisse retomber contre les oreillers et grommelle. Son corps est toujours endolori, mais il répugne à laisser son amant s’éloigner. Ses lèvres goûtent le tabac et son envie pour une cigarette lui revient en force, doublée par la privation d’un échange plus intense.

« Aw come on doll, ye can’t tell me no one will hear us even if we fucked our way up to heaven, and then go away and dress me up. That’s just mean. » Il boude un peu, attrape la chemise offerte qu’il lorgne d’un air sceptique. Il n’est pas plus grand que Phanès, mais leur carrure diffère drastiquement. Il enfile le vêtement et les manches enserrent ses bras. Il les retrousse, ne souhaitant pas être limité dans ses mouvements, et s’applique à faire ses boutons avant de se rendre compte de l’inutilité du geste.  « Blue is nice darlin’, but I don’t fit in this shi- Thing. »

Il repousse les couvertures, tend les bras pour démontrer son argument. La raison de cet accoutrement ne lui échappe pas ; il a remarqué la passion dans le baiser et l’enthousiasme presque constant de son amant. Il en joue souvent, ne regrette que quand il est à bout de souffle et que les courbatures se font sentir. Il ne sait pas encore si Phanès est conscient de ses invitations, des mots murmurés à son oreille et des sous-entendus qui le font soupirer de désir et d’insatisfaction. Le pantalon est volontairement ignoré. Son corps n’est plus aussi lourd, mais il remarque finalement la trace qui décore son estomac. Elle est terrible, ridicule. La cicatrice d’un impardonnable mal maîtrisé qui s’en ira avec le temps. Ses pensées taquines se font curieuses et il retrace la blessure du bout des doigts.

« That leaves a weird mark, man. I mean – I’ve seen it before, but dark magic is fuckin’ messy. » La distraction ne dure que quelques minutes. Il sait que la cicatrice n’est pas permanente et il l’oublie dans un coin de son esprit quand il tente de se lever, pieds s’enfonçant dans le luxueux tapis. La chambre est incroyable – encore plus impressionnante que le bureau où leurs rencontres ont pour la plupart lieu. Son équilibre est un peu instable et son abdomen est douloureusement sollicité, mais il prend appui sur la table de nuit avant d’enfiler le pantalon qu’on lui a offert. Il sent encore les traitements sur sa peau. Une odeur trop propre, artificielle. « I need to take a shower. I stink. »

Il retrouve le regard de Phanès, hausse les sourcils comme en attente d’une réponse. Il espère secrètement que les Parkinson ont un spa caché dans les sous-sols. L’idée ne serait pas improbable considérant les excentricités de la haute société.

« And ye gonna have to come with me. Can’t risk drowning in yer fancy bathtub or whatever. » Il rajoute, sérieux et terriblement dramatique. Un très mauvais comédien. « At least kiss it better until I feel well enough. And I'm in terrible pain, so that's gonna take a while. »


AVENGEDINCHAINS

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Dim 16 Juil 2017 - 22:29

proinsias & phanès
« If I'd listen to my every needs and wants, you'd be already naked and moaning. » Le désir le traverse, le taraude. Mais il a peur pour ce corps malmené, peur pour l'impardonnable qui a dû laisser tant de séquelles. Et s'il vient à invoquer leur première nuit, Phanès lui répondra simplement qu'il y a une grande différence entre les quelques blessures de ce jour-là, et celles qu'il présente aujourd'hui. Ce serait bien plus simple s'il était encore question d'un flanc blessé et d'un dessous d’œil cabossé. « Frustration is softer, trust me. » Même s'il rêve de répandre un million de baiser sous cette peau qui se dessine entre la chemise et les couverture, entre ces muscles qui tendent le tissu. C'est un délice et il ne regrette pas cette différence de carrure. Son regard ne saurait être ailleurs ni mieux happé par cette délicieuse vision. « You're a delight in blue, Proinsias. » Le prénom est murmuré du bout des lèvres, toujours intimidé par cette ultime forme d'intimité. Et il regarde encore, imagine la douceur entre ses doigts, sous ses lèvres - jusqu'à ce que la cicatrice soit mentionnée. Un peu laide sur le torse, elle fait tâche. Ce serait plus simple qu'elle disparaisse aussi vite qu'elle est apparue, qu'elle ne soit plus là pour rappeler à l'un l'inquiétude et à l'autre la presque mort. Le mangemort soupire, jusqu'à ce qu'il le fasse de nouveau – mais pour des raisons différentes, quand l'amant parle de magie noire. « It's not. Dark magic is a wonderful thing, poor minds can't always understand. » Une phrase un peu piquante balancée par dessus la monture des lunettes, mais qui n'émet pas de réelle critique. Ce n'est pas pour l'aimé qu'il parle, pas vraiment – mais pour tous les autres. Il n'est jamais inclus dans ses généralités accusatrices, dégradantes. La fidélité du chercheur penchera toujours en la faveur de sa passion première et éternelle. Ses mots froids sont pourtant regrettés à la seconde où il se relève avec difficulté. C'est pas grave s'il dit ça sur la tendre magie aujourd'hui, il a le droit. Juste aujourd'hui.

Il y a l'ombre des velléités castratrices envers le coupable qui se lit dans ses yeux. Mais elle repart, est laissée à plus tard : sa vengeance sera mieux mise au point dans le secret de ses yeux fermés et de la lumière éteinte.

Les joues rougissent sur un sourire coupable, sur l'incapacité à résister à cette invitation. Car leurs deux corps dans une eau presque trop chaude et surplombés par des odeurs florales est une image et un souvenir dont il ne voudrait se priver. Phanès acquiesce, déboutonnant déjà sa propre chemise. « Alright – but only because seeing you naked and all wet is my guilty pleasure. » S'il avait été plus malicieux, sa phrase aurait été ponctuée d'un clin d’œil. Sur le sol tombe sa chemise, et les cigarettes sont attrapées du bord de la fenêtre. La porte attenante à la chambre de Phanès est ouverte, et on peut ainsi découvrir la beauté immaculée de la salle de bain. Les miroirs se font face les uns aux autres – créant les reflets les moins attendus, et des fleurs naissent des moindres vases. Il y a au milieu de la pièce une immense baignoire aux tuyaux ors, dans laquelle il est possible de tenir à deux sans trop se serrer. Un mouvement de baguette suffit à ce que les vannes s'ouvrent et que les torrents se déversent ; un autre et les senteurs se mêlent à l'eau. Le pantalon tombe au sol, et il ne reste plus que rien sur le corps du sang-pur qu'un sous-vêtement qui lui aussi sera rapidement inutile. Le bord de la baignoire est son siège d'infortune. « I hope you like it hot, Proinsias. » Cigarette portée à sa bouche, tandis qu'une autre est tendue à l'amant. La flamme d'une baguette les réunit.
"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation.(@poe // beerus)
fancy me mad

_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Lun 17 Juil 2017 - 0:29


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Proinsias n’est pas sans remarquer le ton sur lequel son prénom est prononcé. Intime et doux, emprunt d’une certaine timidité. Sa bouche à lui est toujours remplie de surnoms, comme si elle évitait la réalité, moquait l’attachement. Pourtant, rien de ce qu’il ressent envers Phanès n’est superficiel. Il voudrait répéter son prénom, le chanter comme une litanie, mais tout ce qui lui échappe se transforme en compliment ou pseudonyme. Son commentaire innocent sur la magie noire est mal reçu et il lève son regard sur le plus jeune. Une certaine froideur déborde sur ses mots, et il ne sait pas si cette défense inattendue est due à l’esprit naturellement curieux et scientifique de Phanès, ou s’il est causé par un réel attachement à cette sorcellerie acre et désagréable. Il ne dit rien pendant plusieurs minutes, analyse l’homme en face de lui. Celui au visage parfait et aux affiliations si terribles. Il retient une réplique – ne veut pas que ce moment soit rendu amer par une divergence d’opinions établie. L’autre semble si sûr de lui. Il se demande comment il peut apprécier cette science de mauvais goût. Impardonnables ou magie oubliée, tous ont une amertume qui laisse Proinsias nauséeux et dégouté. Une tache sombre et indélébile sur l’âme d’un sorcier.

Il se demande ce qu’il en est de l’âme de Phanès, mais la marque des ténèbres encrée sur son avant-bras répond à sa question.

La remarque sur son intelligence lui fait grincer des dents et l’humour qui décorait ses paroles s’efface pour laisser place à une certaine froideur vexée. Il est conscient de la supériorité intellectuelle de Phanès et de sa maladresse sociale, mais il ne peut pas s’empêcher de se sentir un peu humilié par l’insulte.

« Well, we can’t all be geniuses now, can we? »

Il se retient d’empirer les choses en pointant du doigt la bêtise et la contradiction dont fait preuve Phanès en servant un homme tel que Voldemort puis en couchant avec un sang-mêlé, mais il se mord la langue. Il est trop distrait pour remarquer les rougeurs qui décorent les joues de son amant ; un spectacle dont il se lasse jamais. Les boutons sautant sous des doigts experts attirent cependant son attention. L’offense est peu à peu oubliée alors que ses yeux se perdent sur les parcelles de peau dévoilées. Il a envie de toucher, goûter ; L’idée de se mettre à genoux pour satisfaire son amant et le faire trembler de plaisir lui traverse l’esprit mais son corps proteste déjà. Il est frustré avec lui-même, et un peu agacé par la tentation dont Phanès joue. Quand est-il devenu si suggestif et cruel ?

Il le suit dans la pièce voisine sans même y réfléchir à deux fois, hypnotisé par le spectacle. Il regrette sa proposition maintenant que l’autre a rendu clair le fait que le sexe était hors limite pour aujourd’hui. Il ne veut pas voir Phanès nu et trempé s’il ne peut pas toucher et prendre. La ceinture est défaite, le luxueux pantalon qui s’écrase à ses pieds. Proinsias se sent vulnérable, soumis à la beauté du sang-pur qui commence à saisir l’effet qu’il a sur son amant. Un baton de cigarette est placé dans sa bouche, allumé de la manière la plus sensuelle qui soit et il marmonne, fumée quittant ses lèvres.

« Fuck ye, Parkinson. »

L’insulte lui semble méritée. Sa frustration est visible quand il retire son propre bas, et jette sa luxueuse chemise sur la chaise décorant un coin de la salle de bain. Il ne se laisse pas amadouer par la beauté de la pièce, la vue de Phanès déjà assez enivrante comme ça. Le bain est brûlant mais la surprise se transforme en plaisir quand il se glisse dans l’eau chaude. Il se sent enfin relaxé, perdu dans la mousse et l’odeur agréable. Il écarte les jambes, sourit innocemment et mime faire de la place à Phanès. Une main vient récupérer la clope entre ses lèvres, ne se gêne pas pour laisser tomber sa cendre sur l’impeccable carrelage.

« Looks like it’s gonna be a tight fit here, eh babe? But ye’d look quite lovely between my thighs. Always do. »


AVENGEDINCHAINS

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Lun 17 Juil 2017 - 2:44

proinsias & phanès
A cette frustration qu'ils connaissent tous deux, dont le poids les assomme, la mort du coupable lui sonne comme une évidence. Son crime est doublé d'une nuit d'amour à demie avortée, compromise par des blessures qu'il ne voudrait jamais empirer. Pas sous ses baisers : il aime la surprise et le plaisir dans la bouche de l'amant, pas la retenue d'un râle qui masque la douleur, pas les traits crispés par un corps trop lourd sur des plaies que l’œil ne saurait voir. Et la retenue est difficile, les sentiments contradictoires. Son corps rêve d'une étreinte, mais l'esprit est trop sage pour se laisser entuber – malgré les protestations de ce délice et de sa propre personne. C'est bien plus sage de les étouffer par cette vengeance qu'il se plaît à imaginer, des maléfices qu'il n'a pas encore eut l'occasion de tester. Refouler un désir par un autre. Mais ce n'est toujours pas suffisant face à la peau qui se découvre dans la lumière de la salle de bain : pas assez face aux jambes qu'un pantalon finira par laisser libres à sa vue. Cette simple pensée a un effet immédiat. Surtout quand leurs bouches sont au dessus de la flamme, quand la fumée des deux cigarettes n'est plus qu'une entre leurs visages. Les regards se croisent sur l'insulte, et Phanès manque de l'embrasser, mais il préfère cacher l'évidente réaction de son corps d'une main maladroite. Oh fuck me, please. Des supplications qu'il ne murmure pas, des supplications qu'il ne faut mieux pas dire. Elles sont communes : l'un et l'autre tordus par un désir que le sang-pur refuse par envie de le préserver, par peur des gestes brusques qu'il peut avoir par un corps rendu fragile par un acte impardonnable. Fuck me dearly, fuck me hard. C'est tout ce à quoi il pense quand la rondeur des fesses est mise en valeur par les mouvements, par cette entrée dans les eaux brûlantes du bain. Cette peau clair qu'il se retient encore d'embrasser et de saisir. Entre ses doigts. Contre lui. Et c'est la douce obscénité des mots et l'intimité dévoilée qui ont raison de sa conscience. Il n'est pas médicomage de toute façon, et n'aurait jamais réussi à l'être.

« Well, I hope it is. » Ses gestes sont timides, quand ses lunettes embuées sont posées sur le rebord du lavabo à double vasque. Quand on est enfin débarrassé de ce sous-vêtement inutile. « Tight, I mean. » Déclaration cavalière quand il le rejoint. Quand il soupire au contact de l'eau presque trop chaude, de la mousse qui vient à le chatouiller. Même dans l'espace conféré par la largeur de la baignoire, trouver une position adéquate n'est pas une mince affaire. C'est à genou qu'il est alors, face à cette beauté à laquelle il n'a pas été si sensible leur de leur première rencontre – mais dont l'emprise a toujours été présente. Sa bouche se rapproche, caresse la peau d'une joue mal rasée. « And how do I look, kissing your face ? » Enfin il cède au baiser. Ce n'est pas que la réponse l'intéresse réellement – son apparence n'a jamais été un soucis majeur et même une découverte vieille de quelques semaines. Mais Phanès a finit par comprendre l'effet des mots, tente de maîtriser cet art que l'amant fait glisser sur sa langue sans le moindre effort – le rend fou sans le moindre effort. « And near your neck ? » Le souffle contre le cou qu'il mord presque, qu'il marque sans remord. La main qui ne tient pas la cigarette hors de l'eau glisse sur le torse, s'enfonce dans la mousse pour s'arrêter sur les hanches. Le suspend, la frustration encore. Mais il veut lui plaire plus que tout, Phanès le veut tout entier rien que pour lui - et ce besoin d'appartenance est un sentiment qu'il ne va cesser d'explorer.
"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation.(@poe // beerus)
fancy me mad

_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Lun 17 Juil 2017 - 14:48


_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Lun 17 Juil 2017 - 17:03


_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Mar 18 Juil 2017 - 1:05


_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Mar 18 Juil 2017 - 12:26


_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Mar 18 Juil 2017 - 15:18


_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Mar 18 Juil 2017 - 17:36


_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Mer 19 Juil 2017 - 1:46


_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Mer 19 Juil 2017 - 23:17


_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Dim 23 Juil 2017 - 14:25


_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

avatar
Uneasy lies the head That wears a crown
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 1046
CREDITS : @dark dreams, jonas
AVATAR : Irons
DOUBLE COMPTE : Queen Bey
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : Too long already (33)
SANG : The greatest blood of all.
ANCIENNE MAISON : Ravenclaw, by all means.
SITUATION : Only a name on his hips.
IDÉOLOGIE : Death to impurity.
MÉTIER : Inventor, death eater.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //proinsias, carina, daisy, family thing, william, amon, ches, hestia, victoria


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Dim 23 Juil 2017 - 20:57


_________________
MY MEMORY OF THE FOREST IS KIND OF LIKE WAKING UP THE DAY AFTER, WHERE ALL THE DAYS MERGE INTO ONE AND YOU DON’T KNOW WHAT DAY YOU’RE IN ANYMORE. IT’S EITHER ONE MEMORY, OR IT’S LIKE 37, OF STANDING IN A FOREST IN THE DARK, TRYING TO NEGOTIATE THE COLD.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Horrible Sanity
APARECIUM : 18/06/2017
HIBOUX : 152
CREDITS : (c) persephone (c)daisyridlies (c) LAZARE
AVATAR : Michael Fassbender
DOUBLE COMPTE : Corban Yaxley
PSEUDO : Odin
AGE : too tired to keep going. thirty-six jewels to a stolen crown.
SANG : half blood, rotten and proud.
ANCIENNE MAISON : cold blooded snakes, house of green and silver.
SITUATION : nobility swallows his kiss
IDÉOLOGIE : gold worths more than blood.
MÉTIER : selling stolen items, prostituting his magic.
ROLE PLAY : phanes ; amon


MessageSujet: Re: fancy me mad (Proinès) Lun 24 Juil 2017 - 3:30


Phanès & Proinsias

fancy me mad

Proinsias se laisse manipuler, laisse Phanès chasser son propre plaisir. Il sourit en le voyant venir entre leurs corps, regard prédateur et sourire carnassier. Il passe une main sur la joue du plus jeune quand ce-dernier s’excuse. Il n’y a que lui pour tenter de faire pardonner d’un orgasme. Il garde le silence, manque soudainement le goût d’une cigarette. Les pauvres sont noyées sur le sol, foutues. Il adopte le corps contre le sien, malgré le poids conséquent. Le contact est agréable, même l’eau dans laquelle ils baignent est souillée. Il profite de ce brouillard, si propre à l’achèvement du plaisir. Sa peau est belle-et-bien brûlante, si bien que Phanès en passerait presque pour rafraichissant. Il se demande si c’est la douleur sur son torse ou simplement la vapeur du bain, décide d’ignorer les deux pour profiter des caresses dans ses cheveux. Il ferme les yeux, ronronnerait presque face au contact. Deux lèvres se perdent sur sa joue et il les rattrape, les capture en un baiser tendre et sensuel, loin du rythme erratiques de leurs précédents ébats.

« Is it now? And are ye the chef or is it yet another servant, my lord? » Il s’amuse de la vie de prince de Phanès, se perd dans son cou, sa nuque, ses épaules. Les marques qui couvrent la peau pâle s’étendent désormais jusqu’à la colonne du sang-pur. Il se demande s’il en aura un jour assez de revendiquer ce corps pour lui, puis se dit que non, qu’il ne pourrait jamais se lasser de Phanès dans son ensemble ; de sa maladresse sociale, de ses tendresses surprenantes et de sa ridicule innocence. Il embrasse la mâchoire carrée, tente de faire comprendre cette étrange affection qu’il ressent pour le plus jeune. « Beside, I just ate breakfast.  »

La réplique est crasse, lancée sur un ton faussement séduisant, les sourcils dansant au dessus de son regard taquin. Il doit lâcher un rire devant sa propre plaisanterie, son humeur ridiculement bonne après leurs ébats. Il se met à chantonner, quitte le bain désormais plus sale qu’eux et arrache la première serviette à portée de main du cintre. Il y a un immense miroir sur le mur ; un qui révèle quelques bleus, laissés par sa chute après avoir été frappé par le doloris. La marque du sortilège a déjà commencé à se résorber. La douleur est toujours là, lancinante mais supportable. Il essuie rapidement ses cheveux mouillés, enfile le pantalon précédemment offert par Phanès mais délaisse la chemise, qui de toute façon a pris l’eau.

« Ye sure no one’s here? » La question est lancée en toute innocence, mais non sans crainte. Il ne veut pas prendre le risque de quitter la sécurité de la chambre et recevoir un nouvel impardonnable pour avoir osé souiller l’héritier Parkinson. Il se retourne d’ailleurs vers ce dernier, ne cache pas son regard gourmand quand il quitte la baignoire. Cette fois-ci, leur rencontre n’est pas précipitée – ils peuvent s’apprécier, faire durer le plaisir d’un rendez-vous fortuit.  « I mean, I’d have get dolorised more often if I knew ye’d come and take me away to feed and fuck me.  »

Les mots sont lancés sur le ton de l’insouciance, comme si les souvenirs de l’attaque ne le faisaient pas trembler, ne le rendaient pas nerveux. Il sourit à Phanès, un peu forcé – même leur étreinte ne parvient pas à effacer la douleur intense infligée par surprise en plein milieu de la rue. L’atmosphère est en train de changer, il laisse la peur envahir la pièce. Il doit se reprendre, force ses pensées à diverger.

« Ye know what, yer right. I’m fuckin’ hungry. Let’s eat something. »

Il espère éviter les questions, joue l’idiot heureux pour fuir les problèmes et les traumatismes. Pourtant, il ne peut pas empêcher sa main de se poser sur la tache sombre qui teinte sa peau pour apaiser la peine.


AVENGEDINCHAINS

_________________
full, full of scorpions is my mind
some say he’s mad, others that lesser hate him do call it valiant fury. but, for certain, he cannot buckle his distempered cause within the belt of rule. ©lazare.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warofwands.goodforum.net/t701-waste-my-time-proinsias

fancy me mad (Proinès)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
war of wands :: discovering london :: St Mungo's Hospital :: Chambres-