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(leona) mensonge de sang froid

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gorgeous, violent, vulgar
APARECIUM : 01/07/2017
HIBOUX : 122
CREDITS : @killer from a gang, alaska
AVATAR : Peltz
DOUBLE COMPTE : bbphanès
PSEUDO : ☆☆☆ Perséphone
AGE : The sour age of twenty, but her body has more battle scars than anyone else's.
SANG : Not the brightest, not that filthy either.
ANCIENNE MAISON : Never studied that wizarding shit.
SITUATION : Sweet gf waiting for her, night after night.
IDÉOLOGIE : Her own sake.
MÉTIER : Fortune teller, full-time liar, worst mommy alive.
ROLE PLAY : (fr+eng) places illimitées //nate, sirius, neva, leo, chessy


MessageSujet: (leona) mensonge de sang froid Sam 15 Juil 2017 - 23:13

"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man.  (@poe // beerus)
mensonge de sang froid
☆ Leonor & Beylon ☆
Ce sont les belles robes, les lustres ou bien le champagne ? Car Beylon a la tête qui tourne dans cette salle mille fois plus grande que le triste et misérable appartement qu'elle ne rejoint qu'une nuit sur quatre. Les yeux qui pétillent quand son regard court sur les pampilles et la lumière entre l'or et le rose qui baignent les invités. La bouche mordue, les mains à peine tranquilles par les mets qu'elle voit défiler : jamais autant de nourriture n'a été devant elle, et ce même les soirs de Noël. On se rappelle des nuits de fête sous le secret du chapiteau, des plats mitonnés et flanqués de tant d'épices qu'on en oublie presque les ingrédients un peu avariés. L'alcool n'y est pas délicat comme ici, mais fort pour qu'on ne remarque pas la douleur des répétitions forcées et les piètres talents de l'homme fort quand il s'agit de faire la cuisine. Ça ne lui manque pas un peu, pas réellement. Pour rien au monde elle ne ferait le chemin à l'envers – surtout à l'instant où elle fourre entre ses lippes rouges un de ces choux fourrés à quelque chose de raffiné. Extase et bonheur coulent dans sa gorge quand le champagne est entre ses doigts, la flûte est caressée avec tendresse. Comment peuvent-ils être si tristes quand tout est bon ? Quand même les murs sont plus beaux qu'un tableau italien ? Beylon est une étrangère parmi ces princes et ces reines, elle n'est pas impériale malgré ses efforts – et sur eux ça semble si facile. Mais elle reste superbe, dans sa longue robe carmin. Fendue sur la droite et la gauche de l'abdomen, le côté de ses seins dont on ignore rien et la vertigineuse hauteur des talons. Ce n'est pas assez pour se sentir comme les femmes à qui elle adresse des sourires polis, mais suffisant pour que les maris détournent le regard de leurs femmes parfaites pour s'intéresser à elle. On lui glisse des compliments, des mains sur l'épaules et des regards éperdument émerveillés. « D'où peut bien venir une si délicieuse créature ? » Qu'un courageux lui glisse à l'oreille, et que la précieuse accueille d'un rire un peu trop fort, un peu trop indélicat. « D'Italie, c'est pas évident ? » On apporte la flamme d'une baguette à la cigarette qui pend à ses lèvres, sans même qu'elle n'ait à jouer sa réclame. Son cœur bat fort car on la regarde, car on la dévore. C'est comme ça qu'elle aime être. Même si c'est pas son monde, même si le manque d'éducation lui rappelle en chaque instant. Elle veut y croire assez fort pour que ce soit vrai. « Et pourquoi avoir quitté ce charmant pays ? » D'un geste de main elle élude, d'un sourire elle charme et envoûte. Le mousseux est porté à ses lèvres avec un peu trop d'empressement, avec un peu trop d'appétit pour qu'elle fasse croire avoir l'habitude d'un goût si pur. C'est ça la pureté ? Elle se demande, Beylon. Ce serait mille fois plus simple de poser cette question aux intéressés, mais ils se douteraient alors de sa pauvre couverture. « Hé, on a le même sac ! » Qu'elle lance avec son enthousiasme habituel à une jeune fille d'un groupe dans lequel la funambule a été le centre des attentions pendant quelques instants. La pochette est désignée du doigt. « C'est qu'on pourrait presque être sœur. » Sa spontanéité parle par dessus l'envie de bien présenter, son accent américain jure avec ce faux semblant italien.

Elles se sont peut être déjà croisées, va savoir. 

_________________
the love witch
My memory of The Forest is kind of like waking up the day after, where all the days merge into one and you don’t know what day you’re in anymore. It’s either one memory, or it’s like 37, of standing in a forest in the dark, trying to negotiate the cold and the mosquitoes - which seem like they should not be in the same place at the same time - running around and screaming a lot. I have that recurring memory because it happened.

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APARECIUM : 05/07/2017
HIBOUX : 47
CREDITS : @bonnie (ava), @self (gifs)
AVATAR : lili.
PSEUDO : soeurs d'armes (isciane)
AGE : dix-huit, seulement, et pourtant, elle en sait bien plus que la plupart des gens.
SANG : pur, archi-pur. il n'y a plus que cela qui compte, désormais. la suprématie du sang, est ce qu'il y a de plus important.
ANCIENNE MAISON : serpentard, qu'elle vient tout juste de quitter. adieu règne, adieu couronne fictive. serpentard devra se passer de sa princesse au coeur gelé.
SITUATION : son seul amour qui s'est envolé vers de nouveaux monde, son frère n'est plus avec elle, or il était le seul qu'elle n'ait jamais aimée.


MessageSujet: Re: (leona) mensonge de sang froid Lun 17 Juil 2017 - 17:07

"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man.  (@poe // beerus)
mensonge de sang froid
☆ Leonor & Beylon ☆
Ils ont tous de l’or dans la bouche, des yeux comme des diamants, des vipères à la place des langues, des monstres à la place des cœurs. Leurs regards se font hautains, leurs manières sont distinguées. Les femmes, perchées sur leurs talons hauts, se dévisagent entre elles, à la recherche de la plus belle, la plus désirable du lot. Les hommes, eux, observent les courbes de ces dames, dévorant la soie des robes et la dentelle du bustier. Et Leonor, rêve de certaines et cauchemar d’autres, rie jaune devant leur hypocrisie tordante. Parce qu’elle n’a pas besoin de leur maquillage imposant pour briller sous les lustres royaux de la salle. Elle n’a pas besoin de hauts talons, d’une robe aguicheuse pour que sa chevelure solaire resplendisse devant les iris envieux des invités.  Parce qu’elle est jeune, Leonor, elle est belle, et on l’envie. On envie son importance dans le monde, son allure naturelle, sa conduite sincère. Elle n’a pas besoin de leurs artifices pour se faire remarquer. Parce qu’elle est déjà un diamant, brillant et poli, que tout le monde rêve de posséder.
Elle observe l’imposante salle de ses yeux émeraudes, reflet d’une fortune certaine, qui fait briller ceux de sa mère. Leonor le sait, depuis la mort de son frère et son père, sa mère n’existe que par le bais de ce qu’il reste d’eux. Elle s’efforce de s’accrocher à tout qui a de la valeur, de l’ardeur. L’argent et l’authenticité des choses. Mais malgré son addiction à la richesse, elle ne demeure importante que dans les yeux de sa fille. Dans ceux des autres, elle n’est plus qu’une veuve assoiffée de fortune. Un jour, sa folie l’emportera dans l’au-delà, et Leonor deviendra une réelle orpheline. Bien que dans son esprit, cela en soit déjà le cas.
Le ballet des domestiques continue infiniment dans de hall démesuré, alors que Leonor regarde avec des yeux nouveaux les robes et les peaux dorées des femmes du banquet. Rose, or, argent et carmin envahissent la vue de la jeune poupée. Mais sa splendeur, à elle, réside dans un autre registre. Le mystère, la profondeur du bleu de minuit tranche avec la clarté des autres sorcières, qui la rend ténébreuse. Majestueuse. Elle n’a pas besoin d’une poitrine découverte pour que l’on imagine ses formes vertigineuses par-delà la soie de la robe. Elle n’a pas besoin d’une jupe courte pour dévoiler ses longues jambes qui font la jalousie de certaines. Elle est distinguée par la simplicité du modèle. Par ses accessoires faits de diamant. Par sa prestance naturelle et réelle.
« Hé, on a le même sac ! » Italien. Un accent italien parvient à ses oreilles, alors qu’une femme à la peau claire et à l’habit écarlate s’adresse à elle. Leonor fronce les sourcils face à la femme devant elle. Son visage lui est familier. Son raffinement n’est égal à aucun autre, mais ses manières, elles, semblent surjouées, superficielles, trop légères.  Trop pour une sang-pure. « C'est qu'on pourrait presque être sœur. » Et sa spontanéité, elle, semble trop apparente pour quelqu’un de leur rang. Son détachement à tout ce monde de fortune y joue peut-être pour quelque chose. Son impression lui est surement personnelle, mais l’instinct de Leonor ne lui trompe jamais. Il y a quelque chose derrière cette femme, quelque chose de pas net, qui semble trop gros pour qu’on ne mette pas le doigt dessus. Et Leonor est bien décidée à trouver de quoi il s'agit. « Des sœurs, oui, on pourrait presque dire ça ! » Elle esquisse un sourire d’une hypocrisie déconcertante, pour rentrer dans le jeu de la femme en face d’elle. Parce qu’elle aime jouer, Leo, et elle est bien décidée à le faire. « Mais avant toutes choses, puis-je savoir à qui ai-je l’honneur ? »
Les gens autour d’elle seraient les pions, et Leo serait la maitresse du jeu.
Echecs et mat.
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MessageSujet: Re: (leona) mensonge de sang froid Mar 18 Juil 2017 - 10:53

"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man.  (@poe // beerus)
mensonge de sang froid
☆ Leonor & Beylon ☆
C'est un monde qu'il est encore difficile à comprendre, que les expériences multiples rendent plus mystérieux à chaque fois. Les grandes lois que Beylon tire de ce qu'elle peut voir sont sans cesse remises en question par une nouvelle information, par une nouvelle coutume qu'elle découvre entre le scepticisme et le bonheur. Petite étrangère, demie sorcière qui n'a pas encore de baguette – mais merveille au milieu de ces autres qui la fascine. Simplement les observer est une occupation sans son pareil, et qui ne manque pas de raviver les années de grandeur sorcière qu'elle a passé à St-Pétersbourg. Autant certains instants ne méritent pas d'être vécus à nouveau – on pense alors au rire gras du concubin sur les étrangetés verbales de Beylon, certains lui reviennent à chaque gorgée de champagne. Dans les éclats des robes, dans les regards et les manières qu'il lui est impossible de copier. Trop difficile de parler comme elles, d'avoir cette voix aux gracieuses combinaison – la fraude est un métier à plein temps. On se croirait dans un conte, quand on y regarde bien : c'est la scène du bal, et elle se demande si elle la princesse ou bien un de ces nombreux personnages secondaires qu'on ne regarde que du coin de l’œil. Mais peut être que c'est cette fille, l'héroïne de cette fable à l'étrange morale – son air impérial et froid laisse présager de la plus grande élégance, de la plus haute naissance. Même avec ses sourcils froncés, même avec cet air concentré pendant quelques secondes : mais l'alcool est monté trop haut pour qu'elle puisse se souvenir d'elle. Deux silhouettes qui se sont croisées à de maintes reprises, des airs de superbe dans une pièce partagée. L'une est réelle, l'autre est en carton ; le paraître est acquise pour l'une, et travaillée pour l'autre. Réunie que par le même choix de sac, et seulement pour cela.

L'hypocrisie s'est heurtée à la sincère nature de la menteuse, mais elle n'est accueillie qu'avec un sourire, qu'avec cette facilité à ne jamais être désarçonnée. « Enfin, si on oublie les cheveux. L'tiens sont sont sympas hein - c'est pas ce que je veux dire, et puis t'es un peu p'tite tu sais. » C'est ainsi qu'elle répond aux mots déguisés, aux reines du monde dans lequel elle ne sera jamais acceptée. Beylon n'excelle aux accents, mais son domaine d'expertise est de toujours répondre, de ne jamais laisser la moindre phrase en suspend. Se présenter. La flûte entre ses doigts est serrée pendant un instant – quel nom vient-elle de donner à l'homme à sa droite ? Quelle figure du théâtre, ou bien de la mythologie vient-elle de s'accorder l'aura et le patronyme ? « Perséphone. » Mais avant qu'elle n'ait le temps de retourner la politesse, voilà qu'un de ces énièmes hommes à qui elle est venue présenter bien des hommages et bien des regards séducteurs s'écarte de la torpeur de la boisson. « Vous n'aviez pas dit Ippolita – je suis certain que c'était Ippolita. » Le malaise – il est vrai que c'était Ippolita, et l'air passablement effrayé qu'elle a lancé pendant un quart de seconde. Mais toujours, il lui faut se rattraper. Un rire, et une mine consternée qu'elle adresse à la sang-pure nouvellement rencontrée. « Oh les hommes, il leur suffit d'un verre pour vous confondre avec une autre. Je pensais pourtant avoir fait une forte impression. » Un soupçon de peur noyé sous un sourire, sous une aise des gestes et une maladresse des formules. « Et toi, ton prénom ? » Elle tutoie toujours, elle oublie le respect.

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AGE : dix-huit, seulement, et pourtant, elle en sait bien plus que la plupart des gens.
SANG : pur, archi-pur. il n'y a plus que cela qui compte, désormais. la suprématie du sang, est ce qu'il y a de plus important.
ANCIENNE MAISON : serpentard, qu'elle vient tout juste de quitter. adieu règne, adieu couronne fictive. serpentard devra se passer de sa princesse au coeur gelé.
SITUATION : son seul amour qui s'est envolé vers de nouveaux monde, son frère n'est plus avec elle, or il était le seul qu'elle n'ait jamais aimée.


MessageSujet: Re: (leona) mensonge de sang froid Jeu 27 Juil 2017 - 12:21

"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man.  (@poe // beerus)
mensonge de sang froid
☆ Leonor & Beylon ☆
Leonor était une femme forte, une femme étourdissante, d’une beauté mystérieuse qui intriguait toutes ces dames. Elle était si jeune, et pourtant, elle brillait bien plus que tout le monde qui l’entourait. Et même si dans son regard de jade, brulait une flamme solitaire et amère, qui régnait sur celles des autres, elle avait le don d’hypnotiser par sa simple présence, car elle possédait une allure qui ne valait celle d’aucune autre. Mais bien souvent, les apparences étaient trompeuses, et Leonor, douce et aimable, n’échappait pas à cette règle. Si on regardait un peu plus profondément dans iris émeraudes, on pouvait apercevoir ce désespoir, fiévreux et brillant, que seul Adriel avait appris à connaitre. Car elle ne le montrait à personne, cette part sombre, cette part meurtrière qui vivait intensément au fond de son cœur, qui ne cherchait qu’à fleurir au grand jour.  Le cœur de Leonor était une rose, car les roses n’avaient rien de mièvre ou de gentil, elles étaient juste vraies. Cruellement vraies. Si leurs pétales montraient que la vie était belle à couper le souffle, leurs épines rappelaient qu'elle était dangereuse à en crever. Car Leonor était aussi brulante que des flammes. Leur beauté funeste était comme de l’or devant des yeux trop désireux, mais cet éclat était bien plus vénéneux que le poison d’une vipère. Oui, Leonor était juste un coffre au trésor qui renfermait qu’un vide prétentieux. Elle était aussi brillante que le soleil lui-même, mais elle ne contenait qu’un néant sans fin, absolu. Cependant, il y en avait eu un, qui avait réussi à briser cette carapace qui lui gâchait l’existence. Adriel était son soleil, son assurance, son intelligence. Leonor, elle, n’était que sa lune. Un soleil pouvait vivre seul, sans planète. Mais une lune avait besoin de tourner autour de quelque chose, sinon elle se désaxait et se perdait dans l'espace. Leonor s’était désaxée lorsque son frère était parti, et elle n’avait pas su trouver un nouveau soleil pour la remettre sur le droit chemin. Elle s’était perdue, tout comme son propre esprit. Elle n’existait plus totalement.  Et alors, elle aussi, au fond, avait disparue en même temps que lui. Elle était morte, tout comme Adriel.
Seulement, elle l’avait pas pleuré, lorsque qu’on lui avait annoncé le décès de son frère, quelques jours plus tôt.
Elle ne voulait pas pleurer.
Elle ne voulait pas donner ses larmes à ce monde qui lui avait déjà tout arraché, son cœur, son amour et même son frère.
Si ce soir, elle était là, à ce banquet, accompagnée d’une mère aussi vide que son cœur l’était, c’était pour garder l’honneur de la famille Rowle. Montrer qu’il ne servait à rien de se morfondre dans la solitude, qu’il fallait garder la tête haute, malgré que la moitié de ses membres aient soudainement perdu la vie. Qui serait le prochain ? Sa mère ? Ou même, peut-être, que ce serait elle ? Leonor savait qu’elle devait mourir un jour. Elle espérait seulement que la mort ne l’emporterait pas aussi subitement qu’elle avait emportée Adriel, juste le temps d’une nuit de folie.

Jeune. Bien sûr qu’elle l’était. Et pourtant, son avenir était bien plus tracé que toutes ces personnes éparpillées dans la pièce. Ils ne s’en rendaient peut-être même pas compte, mais l’avenir, c’était elle-même. Ses dix-huit jeunes années ne changeaient en rien cela. Bientôt, elle porterait la marque de l’ombre, bientôt, elle serait une grande Mangemort, respectée et admirée des autres. Bientôt. « Petite ? J’ai déjà dix-huit ans, vous savez. Et je pense, qu’ici, je suis l’une des plus grande, si vous voyez que ce que je veux dire. » Un sourire se glissa au coin de ses lèvres, alors qu’elle portait à celles-ci, le liquide ambré du champagne. La femme ne releva pas, ou du moins, ne laissa rien paraitre sur son visage parfait. Elle continua de parler, avec un accent italien si peu sûr de lui, que Leonor doutait que même elle arrivait à y croire. Elle dévoila son prénom, doux et divin, que Leonor devinait sans aucun mal, être un mensonge. « Vous êtes italienne, non ? » Dans les mots, Perséphone devait l’être, mais dans le sang, Leonor savait qu’il n’en était rien. Soit cette femme était une très mauvaise menteuse, soit Leonor était une très bonne observatrice.  « Je ne savais pas que le prénom Perséphone était italien. » De nouveau, ses lèvres s’étirèrent en un rictus qui se mouvait assureur, mais qui se pensait moqueur. A son tour, elle dévoila son prénom, d’une pureté aussi prononcé que son sang l’était. « Rowle. Leonor Rowle. » Elle insista sur son nom de famille, signe de pureté et de pouvoir. Et même si ce nom était en ce moment associé aux deux morts des hommes de la famille, aujourd’hui, elle ne voulait pas insister là-dessus, Leonor, mais bel et bien sur son titre. Elle ne chercha pas à attendre une réponse de son interlocutrice, trop fatiguée de jouer encore une fois, un rôle qui ne lui correspondait pas. Elle s’approcha doucement de la blonde à la robe vermeille, avant de souffler dans son oreille, des mots d’un ton glacial et aussi dur que de la pierre. « Ecoute moi bien, ma jolie, je vois clair dans ton petit jeu. Peut-être que toutes ces personnes n’y voient que du feu, mais je ne suis pas dupe. Je ne sais pas ce que cela t’apporte, mais je ne te laisserais pas t’en tirer comme ça. » Elle s’éloigna de quelques pas, afin de retrouver une distance convenable entre elles deux. Si cette femme voulait jouer, elle allait jouer. « Dites-moi, Perséphone, que pensez vous de ce banquet ? Vous avez du assister à beaucoup d’entre eux, votre avis m’importe beaucoup. »
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MessageSujet: Re: (leona) mensonge de sang froid Dim 30 Juil 2017 - 0:57

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☆ Leonor & Beylon ☆
Menteuse de profession depuis le Queens, depuis les grigris factices pendant aux larges manches brodées, jusqu'à la Russie empruntée sous un amour seulement feinté. Jusqu'à ici, jusqu'au Londres sorcier et moldu qu'elle parcourt le sourire aux lèvres, la clope entre les doigts et le cœur plein d'espoir. Même en tant que diseuse de bonnes aventures, Beylon n'a jamais cessé de rêver d'une vie meilleure – sachant pertinemment qu'un chemin plus glorieux l'attendait quelque part. Quant à savoir où, c'est une toute autre histoire : ce n'est même pas certain que l'Angleterre soit cette terre promise. Même elle continuera de chercher, de mentir pour y arriver – c'est la manière la plus exaltante qui soit. Car elle s'aime dans cette robe rouge, car elle s'aime quand elle prend un accent pour gommer celui du fin fond du Texas. Ses histoires se cumulent sur sa langue, mêlant fables et vérité criante dans une même phrase : elle abreuve les autres avec malice et bienveillance crasse. Alors, en plus de l'homme qui lui fait remarquer que tout à l'heure elle avait dit un tout autre prénom, et que sa nouvelle interlocutrice souligne que Perséphone n'a rien d'italien... Un sourire qui s’efface pendant quelques secondes. « Ma mère a toujour'eu des goûts étranges. » Accent du manque d'éducation revenue dans ce moment de terreur, puis de haussement de sourcil face au nom. Ca fait vraiment peu de temps qu'elle côtoie les hautes sphères, et n'a pas encore eu le temps de connaître les grandes familles. Mais à la réaction des autres, ça doit valoir quelque chose que Rowle. Mais pendant que l'italienne en carton tergiverse sur l'importance d'un nom, la blonde s'approche d'elle avec des mots polaires glissés à ses oreilles. Façade brisée par une nana un peu trop perspicace. Mais au fond, c'est quoi un nom ? Sorcière en carton qui se demande toujours. C'est un peu rien – comme l'argent, car tout ce qu'il suffit de faire pour être quelqu'un est de savoir choquer, émerveiller et intéresser une même table toute une soirée. Le reste, ça se fait tout seul. Alors l'aplomb est gardé. Même quand Leonor se rapproche d'elle et joue la carte de l'hypocrisie ; car au fond c'est ce qu'elle maîtrise aussi très bien. La question posée est censée la rendre mal à l'aise – mais c'est raté. Car parmi ses mensonges, il faut bien une vérité à donner aux autres. « Plutôt pas mal. » Aisance soudaine. « J'ai préféré celui des Malfoy – Narcissa appor'e une touche si distinguée à tout ce qu'elle touche. » Yeux qui papillonnent, avant d'attirer la petite blonde vers elle. Bras pris avec le sien, main libre qui se pose sur celui-ci. « Le buffet devrait te plaire, chérie. » Attiré à l'écart des autres, ou pendant quelques secondes elle pince la peau de la pimbêche entre ses doigts. Sourire qui s'efface. « J'sais pas à quoi tu joues la gamine, mais me fait pas trop chier. » L'habituel accent américain revient, ses manières brutales. « Car t'sais, des pestes comme toi j'en bouffe au p'tit dej depuis des années. » Menace à demie sérieuse, volonté d'intimider un peu. Beylon est toujours prête à se battre.

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