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 (leona) mensonge de sang froid

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gorgeous, violent, vulgar
APARECIUM : 01/07/2017
HIBOUX : 75
SANG : Not the brightest, not that filthy either.
IDÉOLOGIE : Her own sake.


MessageSujet: (leona) mensonge de sang froid   Sam 15 Juil 2017 - 23:13

"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man.  (@poe // beerus)
mensonge de sang froid
☆ Leonor & Beylon ☆
Ce sont les belles robes, les lustres ou bien le champagne ? Car Beylon a la tête qui tourne dans cette salle mille fois plus grande que le triste et misérable appartement qu'elle ne rejoint qu'une nuit sur quatre. Les yeux qui pétillent quand son regard court sur les pampilles et la lumière entre l'or et le rose qui baignent les invités. La bouche mordue, les mains à peine tranquilles par les mets qu'elle voit défiler : jamais autant de nourriture n'a été devant elle, et ce même les soirs de Noël. On se rappelle des nuits de fête sous le secret du chapiteau, des plats mitonnés et flanqués de tant d'épices qu'on en oublie presque les ingrédients un peu avariés. L'alcool n'y est pas délicat comme ici, mais fort pour qu'on ne remarque pas la douleur des répétitions forcées et les piètres talents de l'homme fort quand il s'agit de faire la cuisine. Ça ne lui manque pas un peu, pas réellement. Pour rien au monde elle ne ferait le chemin à l'envers – surtout à l'instant où elle fourre entre ses lippes rouges un de ces choux fourrés à quelque chose de raffiné. Extase et bonheur coulent dans sa gorge quand le champagne est entre ses doigts, la flûte est caressée avec tendresse. Comment peuvent-ils être si tristes quand tout est bon ? Quand même les murs sont plus beaux qu'un tableau italien ? Beylon est une étrangère parmi ces princes et ces reines, elle n'est pas impériale malgré ses efforts – et sur eux ça semble si facile. Mais elle reste superbe, dans sa longue robe carmin. Fendue sur la droite et la gauche de l'abdomen, le côté de ses seins dont on ignore rien et la vertigineuse hauteur des talons. Ce n'est pas assez pour se sentir comme les femmes à qui elle adresse des sourires polis, mais suffisant pour que les maris détournent le regard de leurs femmes parfaites pour s'intéresser à elle. On lui glisse des compliments, des mains sur l'épaules et des regards éperdument émerveillés. « D'où peut bien venir une si délicieuse créature ? » Qu'un courageux lui glisse à l'oreille, et que la précieuse accueille d'un rire un peu trop fort, un peu trop indélicat. « D'Italie, c'est pas évident ? » On apporte la flamme d'une baguette à la cigarette qui pend à ses lèvres, sans même qu'elle n'ait à jouer sa réclame. Son cœur bat fort car on la regarde, car on la dévore. C'est comme ça qu'elle aime être. Même si c'est pas son monde, même si le manque d'éducation lui rappelle en chaque instant. Elle veut y croire assez fort pour que ce soit vrai. « Et pourquoi avoir quitté ce charmant pays ? » D'un geste de main elle élude, d'un sourire elle charme et envoûte. Le mousseux est porté à ses lèvres avec un peu trop d'empressement, avec un peu trop d'appétit pour qu'elle fasse croire avoir l'habitude d'un goût si pur. C'est ça la pureté ? Elle se demande, Beylon. Ce serait mille fois plus simple de poser cette question aux intéressés, mais ils se douteraient alors de sa pauvre couverture. « Hé, on a le même sac ! » Qu'elle lance avec son enthousiasme habituel à une jeune fille d'un groupe dans lequel la funambule a été le centre des attentions pendant quelques instants. La pochette est désignée du doigt. « C'est qu'on pourrait presque être sœur. » Sa spontanéité parle par dessus l'envie de bien présenter, son accent américain jure avec ce faux semblant italien.

Elles se sont peut être déjà croisées, va savoir. 

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(la funambule est stone sur son fil)


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APARECIUM : 05/07/2017
HIBOUX : 39
SANG : pur, archi-pur. il n'y a plus que cela qui compte, désormais. la suprématie du sang, est ce qu'il y a de plus important.


MessageSujet: Re: (leona) mensonge de sang froid   Lun 17 Juil 2017 - 17:07

"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man.  (@poe // beerus)
mensonge de sang froid
☆ Leonor & Beylon ☆
Ils ont tous de l’or dans la bouche, des yeux comme des diamants, des vipères à la place des langues, des monstres à la place des cœurs. Leurs regards se font hautains, leurs manières sont distinguées. Les femmes, perchées sur leurs talons hauts, se dévisagent entre elles, à la recherche de la plus belle, la plus désirable du lot. Les hommes, eux, observent les courbes de ces dames, dévorant la soie des robes et la dentelle du bustier. Et Leonor, rêve de certaines et cauchemar d’autres, rie jaune devant leur hypocrisie tordante. Parce qu’elle n’a pas besoin de leur maquillage imposant pour briller sous les lustres royaux de la salle. Elle n’a pas besoin de hauts talons, d’une robe aguicheuse pour que sa chevelure solaire resplendisse devant les iris envieux des invités.  Parce qu’elle est jeune, Leonor, elle est belle, et on l’envie. On envie son importance dans le monde, son allure naturelle, sa conduite sincère. Elle n’a pas besoin de leurs artifices pour se faire remarquer. Parce qu’elle est déjà un diamant, brillant et poli, que tout le monde rêve de posséder.
Elle observe l’imposante salle de ses yeux émeraudes, reflet d’une fortune certaine, qui fait briller ceux de sa mère. Leonor le sait, depuis la mort de son frère et son père, sa mère n’existe que par le bais de ce qu’il reste d’eux. Elle s’efforce de s’accrocher à tout qui a de la valeur, de l’ardeur. L’argent et l’authenticité des choses. Mais malgré son addiction à la richesse, elle ne demeure importante que dans les yeux de sa fille. Dans ceux des autres, elle n’est plus qu’une veuve assoiffée de fortune. Un jour, sa folie l’emportera dans l’au-delà, et Leonor deviendra une réelle orpheline. Bien que dans son esprit, cela en soit déjà le cas.
Le ballet des domestiques continue infiniment dans de hall démesuré, alors que Leonor regarde avec des yeux nouveaux les robes et les peaux dorées des femmes du banquet. Rose, or, argent et carmin envahissent la vue de la jeune poupée. Mais sa splendeur, à elle, réside dans un autre registre. Le mystère, la profondeur du bleu de minuit tranche avec la clarté des autres sorcières, qui la rend ténébreuse. Majestueuse. Elle n’a pas besoin d’une poitrine découverte pour que l’on imagine ses formes vertigineuses par-delà la soie de la robe. Elle n’a pas besoin d’une jupe courte pour dévoiler ses longues jambes qui font la jalousie de certaines. Elle est distinguée par la simplicité du modèle. Par ses accessoires faits de diamant. Par sa prestance naturelle et réelle.
« Hé, on a le même sac ! » Italien. Un accent italien parvient à ses oreilles, alors qu’une femme à la peau claire et à l’habit écarlate s’adresse à elle. Leonor fronce les sourcils face à la femme devant elle. Son visage lui est familier. Son raffinement n’est égal à aucun autre, mais ses manières, elles, semblent surjouées, superficielles, trop légères.  Trop pour une sang-pure. « C'est qu'on pourrait presque être sœur. » Et sa spontanéité, elle, semble trop apparente pour quelqu’un de leur rang. Son détachement à tout ce monde de fortune y joue peut-être pour quelque chose. Son impression lui est surement personnelle, mais l’instinct de Leonor ne lui trompe jamais. Il y a quelque chose derrière cette femme, quelque chose de pas net, qui semble trop gros pour qu’on ne mette pas le doigt dessus. Et Leonor est bien décidée à trouver de quoi il s'agit. « Des sœurs, oui, on pourrait presque dire ça ! » Elle esquisse un sourire d’une hypocrisie déconcertante, pour rentrer dans le jeu de la femme en face d’elle. Parce qu’elle aime jouer, Leo, et elle est bien décidée à le faire. « Mais avant toutes choses, puis-je savoir à qui ai-je l’honneur ? »
Les gens autour d’elle seraient les pions, et Leo serait la maitresse du jeu.
Echecs et mat.
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HIBOUX : 75
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MessageSujet: Re: (leona) mensonge de sang froid   Mar 18 Juil 2017 - 10:53

"And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And the man sat down upon the rock, and leaned his head upon his hand, and looked out upon the desolation. He looked down into the low unquiet shrubbery, and up into the tall primeval trees, and up higher at the rustling heaven, and into the crimson moon. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man. And I lay close within shelter of the lilies, and observed the actions of the man.  (@poe // beerus)
mensonge de sang froid
☆ Leonor & Beylon ☆
C'est un monde qu'il est encore difficile à comprendre, que les expériences multiples rendent plus mystérieux à chaque fois. Les grandes lois que Beylon tire de ce qu'elle peut voir sont sans cesse remises en question par une nouvelle information, par une nouvelle coutume qu'elle découvre entre le scepticisme et le bonheur. Petite étrangère, demie sorcière qui n'a pas encore de baguette – mais merveille au milieu de ces autres qui la fascine. Simplement les observer est une occupation sans son pareil, et qui ne manque pas de raviver les années de grandeur sorcière qu'elle a passé à St-Pétersbourg. Autant certains instants ne méritent pas d'être vécus à nouveau – on pense alors au rire gras du concubin sur les étrangetés verbales de Beylon, certains lui reviennent à chaque gorgée de champagne. Dans les éclats des robes, dans les regards et les manières qu'il lui est impossible de copier. Trop difficile de parler comme elles, d'avoir cette voix aux gracieuses combinaison – la fraude est un métier à plein temps. On se croirait dans un conte, quand on y regarde bien : c'est la scène du bal, et elle se demande si elle la princesse ou bien un de ces nombreux personnages secondaires qu'on ne regarde que du coin de l’œil. Mais peut être que c'est cette fille, l'héroïne de cette fable à l'étrange morale – son air impérial et froid laisse présager de la plus grande élégance, de la plus haute naissance. Même avec ses sourcils froncés, même avec cet air concentré pendant quelques secondes : mais l'alcool est monté trop haut pour qu'elle puisse se souvenir d'elle. Deux silhouettes qui se sont croisées à de maintes reprises, des airs de superbe dans une pièce partagée. L'une est réelle, l'autre est en carton ; le paraître est acquise pour l'une, et travaillée pour l'autre. Réunie que par le même choix de sac, et seulement pour cela.

L'hypocrisie s'est heurtée à la sincère nature de la menteuse, mais elle n'est accueillie qu'avec un sourire, qu'avec cette facilité à ne jamais être désarçonnée. « Enfin, si on oublie les cheveux. L'tiens sont sont sympas hein - c'est pas ce que je veux dire, et puis t'es un peu p'tite tu sais. » C'est ainsi qu'elle répond aux mots déguisés, aux reines du monde dans lequel elle ne sera jamais acceptée. Beylon n'excelle aux accents, mais son domaine d'expertise est de toujours répondre, de ne jamais laisser la moindre phrase en suspend. Se présenter. La flûte entre ses doigts est serrée pendant un instant – quel nom vient-elle de donner à l'homme à sa droite ? Quelle figure du théâtre, ou bien de la mythologie vient-elle de s'accorder l'aura et le patronyme ? « Perséphone. » Mais avant qu'elle n'ait le temps de retourner la politesse, voilà qu'un de ces énièmes hommes à qui elle est venue présenter bien des hommages et bien des regards séducteurs s'écarte de la torpeur de la boisson. « Vous n'aviez pas dit Ippolita – je suis certain que c'était Ippolita. » Le malaise – il est vrai que c'était Ippolita, et l'air passablement effrayé qu'elle a lancé pendant un quart de seconde. Mais toujours, il lui faut se rattraper. Un rire, et une mine consternée qu'elle adresse à la sang-pure nouvellement rencontrée. « Oh les hommes, il leur suffit d'un verre pour vous confondre avec une autre. Je pensais pourtant avoir fait une forte impression. » Un soupçon de peur noyé sous un sourire, sous une aise des gestes et une maladresse des formules. « Et toi, ton prénom ? » Elle tutoie toujours, elle oublie le respect.

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